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Nouvelles

Gnonnas Pedro et Dj Arafat: Le souvenir de deux grands noms de la musique
Les mélomanes béninois en particulier et l’univers musical en général se sont souvenus hier, 12 août, de deux icônes de la musique africaine : Gnonnas Pedro, le féru de la Salsa et Dj Arafat, le roi du coupé-décalé. Deux talents mémorables, aux traits spécifiques et quasiment incomparables, qui ont tous deux passé l’arme à gauche un 12 août, laissant derrière eux un insigne héritage. Outre la célébrité et le respect qu’ils ont acquis, chacun dans son style et à son époque, rien ne les lie ! Ni l’âge, ni la génération, ni le genre musical, ni le mode de vie… Et pourtant, Gnonnas Pedro et Dj Arafat sont désormais liés par la mémoire : ces deux figures de la musique africaine ont tourné dos à la vie un 12 août alors qu’on espérait encore tant d’eux. Mais chacun en ce qui le concerne aura excellé dans son genre musical de sorte que leur mort n’arrête le souvenir de leurs œuvres et leurs noms restent à jamais gravés. De nationalité béninoise, originaire de la ville de Lokossa dans le département du Mono, Gnonnas Pedro, de son vrai nom Gnonnan Sossou Pierre Kouassivi, est né le 10 janvier 1943 à Cotonou et mort le jeudi 12 août 2004, au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga, à l’âge de 61 ans des suites d’un cancer de la prostate. Musicien, compositeur, il s’est particulièrement illustré comme chanteur de salsa en solo et en groupe. Gnonnan Sossou Pierre Kouassivi est surtout connu comme étant l’un des leaders vocaux incontestés du groupe, Africando. Il a d’abord créé ses propres groupes notamment Pedro et Sus Panchos, puis se faire connaître sous le nom Gnonnas Pedro avec son groupe Dadjes, avant de collaborer avec l’orchestre Poly-Rythmo de Cotonou. Remarquable salséro, Gnonnas Pedro ne se contente pas de s’inscrire dans un genre musical. Il est aussi créatif. On lui attribue d’ailleurs la modernisation du rythme traditionnel de sa région d’origine, Agbadja du Mono. Il chante dans de nombreuses langues, dont le mina, l’adja, le yoruba, le français, l’anglais et l’espagnol. Entre autres titres qui ont fait la gloire de l’artiste en solo, on retient l’album La belle époque, Agbadja, The best of Gnonnas Pedro avec des titres comme Yiri yiri Boum (1965), Azo Nkplon (1965), Djédjévi gnin(1965), Oh que le temps passe (1998), Oumako (1998), Irma Koi (1998), Davolabomè (1998), Lo meyor de mi treinta anos (1998), La Musica en Vérité. Avec le groupe Africando, on retient de lui : Gombo Salsa (1996), Baloba (1998), Mandali (2000) distribué en France sous le nom de Betece, Live! (2001), Martina (2003)… Plus qu’un artiste, un créateur De nationalité ivoirienne et de son vrai nom Ange Didier Houon, Dj Arafat est né le 26 janvier 1986 à Yopougon et mort des suites d’un accident à moto le 12 août 2019 à Abidjan. Chanteur, compositeur, danseur-chorégraphe, producteur et arrangeur, Dj Arafat a marqué au-delà des frontières africaines. Il a fortement influencé la musique ivoirienne des années 2000 et est considéré comme le roi du coupé-décalé. De son vivant, il réclamait d’ailleurs ce titre avec la verve qu’on lui connait. Fils de Tina Glamour, le Daïshi tel qu’il est surnommé est repéré par le jeune producteur Roland Le Binguiste qui l’emmène en studio. Il se révèle au grand public grâce au morceau Hommage à Jonathan en 2003 réalisé en partie au Parc des sports de Treichville avec la présence de Douk Saga et Mulukuku Dj. Tous les singles et albums qui suivront, vont connaître un succès époustouflant. Entre autres albums qu’on n’oubliera jamais du Daïshi, Goudron noir (2003), Femmes (2005), Don de Dieu - Kpangor (2008), Gladiator (2010), Commandant Zabra (2012), Kpankaka (2012), Yorogang (2016), Renaissance (2019) et des singles comme Djessimidjeka (2009), Zoropoto 12500 Volts (2010), Maplorly (2015), Dosabado (2018), Pandoukoule (2018), Moto-Moto (2019), Ventripotent avec Naza (2019), Kong (2020). Le président des Chinois, comme on le surnomme, a été également sollicité pour des collaborations avec des artistes de renom à travers le continent : Davido (Nigeria), Toofan (Togo), Fally Ipupa…, et il a presté sur de grandes scènes à travers le monde. Dj Arafat a obtenu de grandes distinctions. En 2012, il reçoit le prix du meilleur artiste africain de l’année et celui du meilleur artiste masculin de l’Afrique de l’Ouest au Kora Awards. En 2015, Forbes Afrique et Trace Africa lui décernent le titre d’artiste africain le plus influent à l’international. Il est Officier dans l’Ordre du mérite culturel ivoirien. Ce n’est pas par exagération qu’il est appelé le roi du coupé-décalé. Il a imprimé une touche moderne à ce style qui galvanise les mélomanes par le rythme et les sonorités des instruments en l’occurrence la batterie. Culture 13 août 2020


Prison de Ségbana: Le rêve inavoué de la commune d’en tirer une plus-value
La seule évocation du nom de la prison de Ségbana, avant l’avènement de la démocratie au Bénin, suscitait la peur et l’émoi dans les rangs des populations. Aujourd’hui, la commune entend en tirer profit pour son développement, plutôt que de la voir continuer à ternir son histoire. Tel est le rêve inavoué que caresse son maire, Bio Tian Orou Zimé. De triste mémoire restera la prison de Ségbana. Pour avoir abrité ces bâtiments sur son territoire, la commune en a payé un lourd tribut pendant des années. Assimilée à l’enfer sur terre, jusqu’à une époque encore récente, elle ne veut plus avoir à la traîner tel un boulet accroché à son pied. Mais plutôt comme un des leviers pour son développement. Cette ambition, le maire Bio Tian Orou Zimé ne cesse de l’afficher. Malheureusement, il y a certaines contingences qui ralentissent ses ardeurs. « Le problème que nous avons aujourd’hui avec cette prison qui, quand bien même a désormais été fermée, parait un peu plus délicat », indique le maire. « Elle a terni la réputation de notre commune. Parlant de la vie politique de notre pays, elle a été un lieu plein d’histoire », explique-t-il. «Presque tous ceux qui sont de passage à Sègbana veulent bien la visiter. C’est à croire qu’elle n’est plus aujourd’hui ce triste et maudit lieu. Alors, pourquoi ne pas la transformer désormais en site touristique ? », poursuit Bio Tian Orou Zimé. « Dans l’optique qu’elle apporte une plus-value à la commune, est-ce qu’on ne peut pas la transformer ? Ce sera bénéfique pour Ségbana », insiste-t-il. Selon lui, ce ne serait qu’un juste retour à l’ordre normal. Seulement, là où cela devient complexe, fait-il observer, c’est qu’il s’agit d’un domaine de la prison civile, donc du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. « Il n’appartient pas à la mairie », déplore Bio Tian Orou Zimé. « Par ailleurs, j’ai reçu la visite de Me Aboubacar Baparapé, un des anciens détenus de cette fameuse prison. Il m’a demandé si on ne pourrait pas valoriser l’endroit afin qu’il ne rentre pas dans les oubliettes », confie-t-il. « Ce à quoi, je lui ai répondu que je ne sais pas. Eux qui y ont séjourné et souffert dans leur chair, ils peuvent bien s’organiser et proposer qu’elle soit transformée en site touristique », lui avait-il suggéré. Selon le maire, c’est une réflexion qui vient d’être lancée et qui va se poursuivre. « Est-ce qu’il est possible que l’on cède une prison, fût-elle abandonnée, à une mairie ? », ne s’est-il pas empêché de s’interroger. « A moins qu’il ne s’agisse d’une décision du pouvoir central», s’empressera-t-il d'ajouter. Avec les membres de son Conseil communal, le maire entend faire un plaidoyer dans ce sens.« Nous attendons l’aide de tout le monde afin que cette prison devienne rapidement un patrimoine de notre commune. A Ségbana, c’est le seul lieu que tout le monde tient aujourd’hui à visiter », fait remarquer le maire. En somme, une opportunité pour la commune qui, pour son développement, a également besoin de ressources propres. Société 13 août 2020


Trois questions au maire Lucie Sessinou: « Les populations de Kétou doivent cesser d’être des habitants »
Le maire de Kétou, Lucie Sessinou attend beaucoup de ses administrés qui doivent cesser d’être des habitants pour devenir des citoyens au parfum de leurs droits et devoirs. L’enseignante de carrière reconvertie en entrepreneure depuis 20 ans dévoile dans cette interview les grandes priorités de son mandat. La Nation : Quelles sont vos ambitions pour Kétou depuis votre désignation à la tête de cette commune ? Lucie Sessinou : Ma vision pour cette mandature est de faire de Kétou une commune phare, rayonnante et attrayante, où chaque citoyen vit en sécurité et dans la quiétude. Nous avons commencé déjà par travailler avec l’administration parce qu’elle est le cœur de tout développement. Nous devons mettre l’administration, les agents et le personnel au travail. Nous allons voir après les grandes actions à mener pour sortir Kétou centre de la brousse, pourqu'elle cesse de devenir un gros village. Nous avons prévu un certain nombre d’actions phares dans ce cadre pour évoluer ensuite progressivement vers la périphérie de la ville, notamment les arrondissements et les villages. Nous avons une grande Place publique que nous devons aménager, réfectionner nos voies, donner de l’eau potable aux populations et mettre de l’électricité partout où il y a l’obscurité et où règnent des poches d’insécurité. Ce sont les grands défis qui nous attendent et nous devons aller pas à pas. En tant que ville historique, l’histoire de Kétou est d’abord l’une de ses potentialités. Le musée Akaba Idéna est en réfection. Le palais royal de Kétou aussi est là. Nous allons les valoriser en travaillant également sur les autres sites touristiques de Kétou pour que la commune soit désormais une destination prisée. L’autre priorité de ma mandature, c’est l’agriculture qui emploie plus de 80 % de la population. Nous allons valoriser le secteur, former les paysans notamment sur les filières porteuses et encourager les jeunes à s’intéresser à d’autres activités agricoles telles que le maraîchage. Avec de tels défis, le conseil communal a besoin d’être soutenu... Oui nous avons besoin d’être soutenus. D’abord, c’est aux populations de Kétou de nous accompagner en jouant leur partition. Les populations doivent cesser d’être des habitants pour devenir des citoyens. Car, un citoyen a des droits et des devoirs. Ainsi, en même temps qu’ils reconnaissent leurs droits, ils doivent aussi s’acquitter de leurs devoirs vis-à-vis de leur commune. L’un de ces devoirs, c’est de payer les taxes et les impôts pour permettre aux élus de pouvoir travailler et réaliser des infrastructures pour leur mieux-être. Aux Partenaires techniques et financiers (Ptf), je demande de toujours nous appuyer techniquement. Nous avons bénéficié déjà de beaucoup de formations et de séances de renforcement de capacités. Ce qui permet à chacun de nous de travailler de façon professionnelle dans chaque secteur d’activité pour promouvoir le développement de la commune. Je vais inviter le gouvernement à toujours accompagner les communes comme il le fait déjà si bien. Mais les appuis ne sont jamais suffisants. Il faut que le gouvernement mette à notre disposition des cadres techniques qui peuvent nous aider à relever les défis qui s’imposent. Quel a été votre parcours avant votre position actuelle ? Je suis enseignante de carrière et femme entrepreneure depuis 20 ans où j’exerce dans le secteur privé. Mais c’est depuis 2003 que je suis dans le conseil communal de Kétou. J’ai fait les mandatures précédentes de la décentralisation. J’étais première adjointe au maire pour la première mandature, ensuite maire, puis simple conseiller communal et présidente de commission des Affaires domaniales et environnementales sous la troisième mandature. Je suis redevenue actuellement maire au titre de la quatrième mandature. Société 13 août 2020


Baccalauréat 2020: 49,73 % de taux d'admissibilité au plan national
Comme annoncé l’Office du Bac a procédé, ce mercredi 12 août 2020 à la délibération de l’examen du Baccalauréat session unique de juillet 2020. Au niveau national, le taux d’admissibilité est estimé à 49,73 %. Au niveau départemental, c’est le Littoral qui occupe la première place avec 57,47 % suivi de l’Atlantique, deuxième, avec 54,98 %. Le département de l’Alibori ferme la marche avec 35,22 %. Pour le reste, le Mono s’en sort avec 53,80 %, le Couffo 47,68 %, le Zou 49,65 %, les Collines 37,23 %, la Donga 38,81 %, l’Atacora 38,63 %. Le Borgou donne un taux d’admissibilité de 42,79 %, l’Ouémé 52,30 % et enfin le Plateau 47,50 %. A l’instar des examens du Cep et du Bepc, les résultats des candidats au Bac 2020 sont disponibles en ligne sur le site www.eresultats.bj. Cette année, la traditionnelle délibération faite en grande pompe a été supprimée, en raison des mesures barrières édictées par les autorités béninoises pour lutter contre la contamination et la propagation de la maladie à coronavirus. Avec 49,73 %, le taux d'admissibilité du Bac 2020 est légèrement en baisse par rapport à celui de 2019 qui était de 50,10 %. Rappelons que 95 413 candidats se sont inscrits à l’examen du Baccalauréat session unique de 2020. Cet effectif comprend 60 365 garçons et 35 048 filles. Actualités 12 août 2020


Ratification de la Charte amendée de l’Oci: Un instrument juridique aux multiples bénéfices
A la faveur d’une conférence de presse animée, ce mercredi 12 août, à Cotonou, le député du parti Bloc républicain, Ibourahima Ousmane et ses pairs de l’Union islamique du Bénin (Uib) ont approuvé la ratification, par le Bénin, de la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique (Oci). A cette occasion, le conférencier a présenté le contenu de la Charte et l’intérêt pour le Bénin de ratifier un tel document. Selon Ibrahim Ousmane, cette Charte adoptée en 1972 à Djedda puis amendée en 2008 à Dakar, repose sur des objectifs et des principes clairs. L’outil promeut, entre autres, la bonne gouvernance, les droits de l’homme, les libertés fondamentales, la démocratie et l’Etat de droit, la protection de l’environnement. Pour le député du parti Bloc républicain, l’autorisation de ratification de cette charte, adoptée par l’Assemblée nationale, montre à quel point le gouvernement du président Patrice Talon est respectueux des droits de l’homme et réaffirme à la communauté internationale et à ses citoyens, son attachement à la défense des droits fondamentaux et à la lutte contre la pauvreté. La ratification de ladite Charte présente aussi des intérêts économiques pour le pays, souligne Ibourahima Ousmane. Le document permettra, en effet, au Bénin d’accéder à divers mécanismes de financements contenus dans les accords spécifiques et surtout d’être éligible aux programmes de développement qu’offrent les banques et autres institutions de financement du monde arabe. En outre, Ibourahima Ousmane a présenté les avantages que la Charte amendée de l’Oci offre à la communauté islamique du Bénin. Pour finir, il a salué la clairvoyance du gouvernement Talon qui a introduit le document à l’Assemblée nationale puis, les nombreuses réalisations du chef de l’Etat à travers tout le Bénin. Tout cela témoigne que « l’amour du chef de l’Etat pour les filles et fils de notre pays est sans égard... », a-t-il soutenu. Actualités 12 août 2020


Lutte anti-sachets plastiques: Une démarche opportune pour la santé des populations
Déterminé à lutter contre l’usage des sachets plastiques au Bénin, le ministère du Cadre de Vie et du Développement durable associe les forces de sécurité, dont la mission sera de conduire la répression dans les jours à venir. Cette démarche est opportune pour préserver la santé des populations, selon les activistes en la matière. Les sachets plastiques ne sont plus les bienvenus au Bénin. Dans cette dynamique, l’on peut se réjouir que le gouvernement enclenche la lutte contre ce produit conformément aux dispositions de la loi n° 2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin, afin de préserver la santé des populations. Il s’agit là d’une belle initiative, selon certains acteurs d’Organisations non gouvernementales qui font de la lutte anti-sachets plastiques leur priorité. Ils ont espoir que le Bénin peut réussir à éliminer le sachet plastique sur son territoire. Pour remplacer cet objet dangereux pour la santé, il va falloir se référer aux méthodes de grand-mère qui sont meilleures, écologiques et très économiques, a soutenu, dans ce cadre, Mélanie Glèlè Langanfin, présidente de l’Organisation non gouvernementale Nyɔnnu Agoojié. Elle a indiqué que les grands-parents n’avaient pas connu de sachet. Ils avaient des sacs réutilisables, allaient au marché avec de petites bassines, de petits récipients qui leur permettaient de faire des emplettes. Les mets tels que le ablo, l’akassa sont emballés dans les feuilles. « Nous devons nous référer à ces méthodes-là et abandonner les sachets qui ne font que nous tuer », conseille Mélanie Glèlè Langanfin. Selon ses explications, si les gouvernants se mettent résolument au travail, ce ne serait pas une lutte mort-née. Celle-ci enclenchée entre 2017-2018, a permis un changement de comportement, suite à l’accentuation de la sensibilisation et a conduit au vote d’une loi par les députés. Sans répression, semble-t-il, le combat contre l’usage des sachets plastiques ne pourra pas aboutir. « Nous sommes en face d’une population qui préfère la répression. Quand le gouvernement tape du poing sur la table, c’est en ce moment que la population se ressaisit», estime la présidente d’Ong. Seuls l’engagement du gouvernement et la détermination des forces de sécurité permettront d’atteindre les résultats, note Mélanie Glèlè Langanfin. Elle demande aux forces de sécurité d’avoir beaucoup de courage et de détermination pour que la lutte contre l’utilisation des sachets plastiques soit un succès. De la responsabilité des populations Mélanie Glèlè Langanfin souligne que la responsabilité des populations est énorme dans la réussite de la lutte anti-sachets. Elles doivent, précise-t-elle, changer de comportement, vivre de façon responsable, avoir des comportements responsables, penser responsable et manger responsable. D’après elle, si chaque femme peut aller au marché avec son sac réutilisable, le problème ne se posera plus, et cela réduirait l’abondance des sachets sur le marché. Elle indique que des sachets biodégradables sont prévus en substitution aux sachets plastiques. A défaut des sachets bio qui coûtent cher, elle trouve que l’option fondamentale et pratique est que chaque citoyen utilise des sacs réutilisables. Des actions au niveau du gouvernement Depuis l’avènement de la loi n° 2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin, Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du climat note que des actions ont été menées dans le cadre de la mise en application de la loi. Il a énuméré des campagnes de sensibilisation des acteurs intervenant dans le domaine tels que les commerçants, les utilisateurs, les transporteurs, les pharmaciens et les responsables de centres commerciaux, sur toute l’étendue du territoire national, l’octroi d’agrément à des importateurs de sachets biodégradables. A cela, il a ajouté le renforcement du système de contrôle à travers des séances de travail d’information, de sensibilisation des douaniers, inspecteurs de la Police environnementale, agents de contrôle du ministère en charge du Commerce, officiers de la Police républicaine… La relance de la lutte a permis au ministère et aux forces de sécurité de s’entendre sur l’essentiel en ce qui concerne la loi pour que chaque acteur soit sensibilisé et que cette loi puisse véritablement entrer en vigueur les jours à venir, informe Martin Aïna Pépin. Avis donc aux vendeurs de sachets qui résistent malgré les dispositions de la loi sus-indiquée. Société 12 août 2020


Election présidentielle de 2021: Le président Talon reste engagé et déterminé, selon le ministre Quenum
Le maintien à compter de 2021 de la dynamique imprimée au développement du Bénin dépendra de la prochaine élection présidentielle, notamment de la volonté du chef de l’Etat de se porter candidat. Alors que le président Patrice Talon continue d’entretenir le mystère autour de la question, sa probable candidature s’est invitée au cœur des échanges à bâtons rompus que des jeunes du département du Mono ont eus hier, mardi 11 août à Lokossa, avec une équipe de la direction de la Communication de la Présidence. Le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, s’est également prononcé sur le sujet. Le président Patrice Talon accepterait-il que le peuple lui impose un second mandat ? Telle a été la question adressée hier, mardi, à l’équipe de la direction de la Communication de la Présidence au cours d’une séance d’échanges à bâtons rompus organisée, à Lokossa, en vue d’éclairer la lanterne des jeunes leaders politiques et opérateurs économiques du Mono sur des programmes et réformes initiés par le chef de l’Etat. Et loin d’esquiver la préoccupation du citoyen qui exprime en fait ce qui taraude, depuis peu, les esprits de nombre de Béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la Communication de la Présidence, s’est voulu rassurant. Selon lui, « le chef de l’Etat est un homme fidèle et qui le restera vis-à-vis de son peuple ». Le directeur de la Communication de la Présidence sera appuyé par le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum. Au dire de Me Quenum, le président Patrice Talon reste également fidèle à sa promesse de servir son peuple en plus de ce qu’il tient à la relation de fidélité qui le lie à ce peuple. Mieux, l’avocat soutient que le chef de l’Etat est plus que jamais motivé à donner le meilleur de lui-même pour poursuivre les œuvres de construction du Bénin. « Il reste engagé et déterminé », insiste le ministre en charge de la Justice qui estime que le concert des appels suscitant la candidature du chef de l’Etat pour briguer un second mandat est le signal de ce que les gens commencent par comprendre la vision et les actions entreprises sous le quinquennat en cours. Par ailleurs, la séance d’échanges, qui a duré près de trois heures en présence du secrétaire général du département, Arnaud Agon, a permis d’apporter des éclaircissements sur beaucoup d’autres préoccupations. La dématérialisation des actes administratifs, les recrutements dans la Fonction publique et les réformes dans le département ministériel qui en a la charge, le programme de crédit à taux zéro remboursable sur trois ans, concocté au profit des opérateurs économiques ont été notamment passés en revue. Actualités 12 août 2020


Entrée au Prytanée militaire de Bembèrèkè : Les candidats planchent le 17 août
Les candidats admis au Certificat d’études primaires désireux de faire leur entrée en sixième au Prytanée militaire de Bembèrèkè et au Lycée militaire de jeunes filles de Natitingou composent le lundi 17 août prochain au niveau des centres de composition retenus. Il s’agit de l’École urbaine centre de Kandi pour le compte du département de l’Alibori, de l’École urbaine centre de Natitingou dans l’Atacora et celle d’Allada dans le département de l’Atlantique. Le Complexe scolaire Abdoulaye Issa de Parakou accueille les candidats du département du Borgou. Dans le département des Collines, la composition a lieu à l’École urbaine centre de Dassa-Zoume, dans le Couffo, elle est prévue à l’École urbaine centre d’Aplahoué et à celle de Djougou pour le compte de la Donga. Dans le département du Littoral, c’est le Complexe scolaire Camp Guézo qui est retenu et dans le Mono, les candidats vont composer au Complexe scolaire Guinkomey de Lokossa. L’école urbaine centre de Porto-Novo, l'École Zone résidentielle et l’école urbaine centre d’Abomey accueillent respectivement les candidats des départements de l’Ouémé, du Plateau et du Zou. C’est la précision apportée par le chef d’état-major général des Forces armées béninoises dans un communiqué en date du 4 août 2020. Il a précisé que le concours concerne seulement les élèves admis au Certificat d’études primaires (Cep), session de 2020 et classés parmi les cinquante premiers par sexe et par département. Les parents sont invités à consulter les listes au niveau des directions départementales des Enseignements maternel et primaire et au niveau des directions départementales de la Police républicaine. Il convie les candidats à se munir de leur carte d’identité nationale ou scolaire. Actualités 11 août 2020


Disponibilité des lave-mains mais défaut de cache-nez par endroits à Natitingou
Les apprenants du Cours d’initiation (Ci) au Cours moyen première année (Cm1) ont effectivement repris les classes, hier lundi 10 août, à Natitingou, conformément aux instructions du gouvernement. La ronde de notre équipe dans quelques écoles publiques et privées a permis de faire ce constat. Selon Bruno Boni de l’Ecole primaire publique (Epp) Yokossi, « A 7 heures, les enfants étaient venus et nous avons commencé le nettoyage ; tous ne disposent pas de cache-nez, nous comptons sensibiliser les parents pour qu’ils puissent les doter de masques ». Pour lui, il y a quelques absents certes, mais comme c’est le début, il estime que ça ira avec le temps. Le conseiller pédagogique, nous informe-t-il, a fait le constat de la reprise et a marqué sa joie. « C’est une matinée très mouvementée, car nous sommes venus tôt et nous nous sommes lancés dans le nettoyage qui a pris assez de temps ; afin de respecter les consignes données par l’autorité. On se prépare pour faire le point de l’effectif des enfants présents et procéder ensuite à un conseil des maîtres pour faire la synthèse des présences », a déclaré Djamila Agbataou de l’Ecole primaire publique (Epp) Tchirimina B. Elle explique sa présence pour la disponibilité pour l’évaluation diagnostique. A en croire Zoumatou Miftaou de l’Epp Dassagaté, à 7h 30, les enfants ont fait leur rentrée et la cérémonie des couleurs a eu lieu. Il déplore l’indisponibilité de gel hydroalcoolique mais salue par contre la disponibilité de dispostifs de lavage de mains. De l’Epp Tchirimina à Yokossi en passant par Dassagaté, les cours ont effectivement repris hier matin. S’agissant des écoles privées, à Holy Family, une école privée bilingue, la rentrée a été effective, les mesures barrières sont respectées, car les enfants ont arboré leurs cache-nez et les dispositifs de lavage de mains sont disponibles à l’entrée de l’école, a rassuré Onuorah Tommary, directrice. Avant de rentrer en classe aussi, ils doivent se laver également les mains, rappelle-t-elle. Pour elle, c’est une grande joie de retrouver les apprenants après de longs mois de repos forcé. Même son de cloche de la part de Pauline Orou Tanko de l’école privée des Assemblées de Dieu qui déclare avoir pris les dispositions idoines pour accueillir les enfants par ces temps de Covid 19. Quant à Naffa Tchamou du cours privé Fraternité, la reprise est effective, toutes les dispositions sont également prises pour une bonne rentrée. Education 11 août 2020


Interview avec le maire Gabriel Sèna Ganhoutodé: « On aura pas de litige domanial à Avrankou sous notre règne »
Gabriel Sèna Ganhoutodé, actuel maire d’Avrankou, entend en finir avec les litiges domaniaux dans sa commune. Cette question constitue l'une de ses priorités au cours de sa mandature. La Nation : Gabriel Sèna Ganhoutodé, votre élection à la tête de la commune d’Avrankou a été certainement le couronnement de plusieurs années d’efforts… Gabriel Sèna Ganhoutodé : (Sourire). Lorsque l’on ne précipite rien et l’on sait attendre, l’on atteint progressivement son objectif. J’ai été d’abord simple conseiller communal pendant sept ans pour la deuxième mandature de la décentralisation; ensuite premier adjoint au maire pour la troisième mandature puis maire actuel au titre de la quatrième mandature. Ma vision avec l’ensemble des membres du conseil communal, quatrième mandature, est de mettre Avrankou au rang des communes phares et respectées en matière de développement. C’est pourquoi, dès ma prise de fonction, j’ai dit que je place mon règne sous le signe du décollage d’Avrankou. C’est vrai, avec mon ancien patron, le feu maire Eugène Lonègnon, nous avons travaillé ensemble et nous avons atteint un certain degré de développement. Celui qui est à l’extérieur ne voit pas la performance de la commune d’Avrankou. Mais nous avons été de tout temps performants parce qu’aucune commune dans le département de l’Ouémé ne nous a arraché la première place durant la troisième mandature en matière de performance et de bonne gouvernance. Les derniers résultats des audits nous classent encore premier au niveau départemental. Mais au plan national, on a reculé. On est passé du 2e au 30e rang. Nous savons les raisons de cette chute et nous allons travailler pour conquérir notre ancienne place et faire même mieux. Nous devons soigner cette bonne image que l’ex-maire a laissée pour honorer sa mémoire. Aujourd’hui non seulement nous avons décollé mais nous allons travailler de sorte que Avrankou soit une commune respectée. Il y aura une sécurisation des biens fonciers dans la commune. On n’entendra plus sous le règne actuel les propos tels que «Quand tu achètes une parcelle à Avrankou il y a problème au plan domanial ». Le conseil communal que je dirige va travailler pour effacer cette triste renommée. A cet effet, nous allons signer un nouveau contrat avec les géomètres de sorte à mettre de l’ordre au plan domanial. Quelles sont vos autres priorités ? Au niveau de la population, nous serons à l’écoute. C’est d'ailleurs pourquoi nous avons choisi dès notre installation d’aller au contact de nos administrés. C’est ce qui nous a permis de faire la tournée communale de prise de contact que je viens de boucler. Je suis passé dans tous les arrondissements pour prendre le pouls des préoccupations de nos mandants. J’ai donné la parole à la population qui a exprimé ses attentes de façon libre. J’ai essayé d’apporter les solutions immédiates là où c’est possible. Nous sommes revenus du terrain et nous allons faire le point. Notre vision est de faire également de la reddition de comptes une réalité. De façon statutaire, nous devons faire la reddition de comptes deux fois dans l’année, premier semestre et second semestre. Mais nous voulons aller au-delà. A la fin de chaque session du conseil communal, désormais, nous allons appeler la population pour lui permettre d’être au parfum des décisions prises. Le fait d’afficher seuls les relevés ne va plus suffire. Nous allons travailler chaque fois pour mettre en application les décisions du conseil pour que les choses puissent vraiment bouger. Notre vision aussi, c’est d’avoir une administration efficace où il y a de l’ordre et la discipline. Tout agent de la mairie d’Avrankou doit mériter sa journée quand il vient au boulot. La ponctualité au service et l’assiduité au travail doivent être de mise. Nous sommes dans une collectivité territoriale locale. Beaucoup ne comprennent pas ce que c’est. Si on fait une représentation, la collectivité territoriale locale tient lieu de famille. Mais on ne peut pas être dans sa famille et être inquiet. La population ne peut pas venir à la mairie, sa collectivité territoriale locale, et être inquiète. Si tel est le cas il vaut mieux démissionner. Nous sommes en train de faire savoir à nos agents qu’ils travaillent dans une collectivité locale et qu’ils doivent réserver un accueil digne à la population. C’est pour cela que nous avons en projet d’arranger bientôt le ''service population'' avec nos partenaires dont l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Un écran sera installé et va faire défiler au fur et à mesure les services qu’offre la mairie et dans quelles conditions et ce à quoi il faut s’attendre. Cela, pour que désormais les choses ne se passent plus dans le clair-sombre. A vous entendre, vous nourrissez de grandes ambitions pour Avrankou. Quelles sont les potentialités dont dispose la commune pour vous permettre d'avoir de ressources propres pour l’atteinte de vos objectifs ? Avrankou regorge de grandes potentialités. Ce sera très bien si nous arrivons à mettre en valeur le peu. La première potentialité reste les ressources humaines. La politique est terminée. Il faut travailler maintenant avec toutes les forces vives de la commune. C’est pour cela que les premières actions étaient de recevoir les populations, notamment les sages, les Osc, les artisans et les conducteurs de taxi-motos pour qu’ils nous disent leurs attentes. Il nous faut des ressources propres pour relever tous ces défis. Nous avons des gisements naturels. Nous avons nos rivières, des carrières, des boutiques marchandes qui nous procurent des ressources propres. Mais il nous faut les mettre en valeur pour que cela donne davantage. Il faut faire en sorte que le recouvrement des créances et autres impôts locaux soit une réalité. Il nous faut pour cela encourager et motiver les chefs services qui travaillent dans ce domaine en les dotant tout au moins de moyens roulants pour qu’ils fassent le travail de façon convenable. Sinon on parle de potentiel touristique mais nous peinons à le valoriser. Ce qui n’est pas une bonne chose. Nous avons par exemple le « dur combat d’Atchoukpa », la rivière Zèkpon et autres, mais nous n’arrivons pas à les valoriser. Notre mandature veut faire bouger les lignes dans ce secteur. Un comité est en train d’être mis en place avec comme mission de travailler dans ce sens. Nous allons entrer également en négociation avec le ministère en charge du Tourisme pour qu’il nous aide à démarrer ne serait-ce le peu. Nous mettons les petits plats dans les grands pour que les choses puissent avancer. Nous comptons y arriver à l’issue de notre mandature. Quel est votre parcours professionnel pour conclure cette interview ? Je suis naturaliste de formation et professeur certifié des sciences de la vie et de la Terre (Svt). Je suis sorti de l’Université avec le diplôme de maitrise de l’enseignement. J’ai fait ensuite l’Ecole normale supérieure où je suis sorti avec le diplôme professionnel de Capes. Je suis depuis 1993 professeur certifié des Svt. Et c’est sans compter que j’ai été directeur du complexe scolaire protestant Gbéto de Cotonou pendant 10 ans. J’ai été également militant syndicaliste et secrétaire exécutif de Fédération syndicale affiliée à la Cgtb dirigée par l’ex-secrétaire général, Pascal Todjinou. Nous avons milité dans les associations. J’ai été coordonnateur national de lutte contre la corruption en milieu scolaire. J’ai fait cela pendant longtemps. En dehors de cette formation, je suis titulaire d’un master en endomologie médicale spécialité paludométrie. Je suis retourné à l’Université faire ce Master pour être davantage au parfum des choses. Avant d’être maire de la commune d’Avrankou pour cette mandature, j’étais dans l’exécutif passé en tant que premier adjoint au maire. J’ai exercé cela pendant cinq ans avant d’être élu conseiller communal lors des élections communales du 17 mai dernier. L’ensemble des élus communaux m’a fait confiance en m’élisant comme maire de la commune d’Avankou. C’est tous ces éléments capitalisés qui nous permettent d’avoir de l’avance sur un certain nombre de défis en attente aujourd’hui au niveau de notre conseil communal. Société 11 août 2020


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