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Nouvelles

Lancement de la commercialisation du coton graine: Des prix les plus avantageux dans la sous-région

La campagne de commercialisation du coton graine 2017-2018 a été officiellement lancée, vendredi 20 octobre dernier dans l’arrondissement de Sèkèrè, à Sinendé. Pour offrir la possibilité de mieux rémunérer les producteurs et les inciter à toujours battre les records, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) a retenu les prix d’achat les plus avantageux au niveau de la sous-région.

Depuis des décennies, c’est pour la première fois que la campagne de commercialisation du coton graine a été précocement lancée, soit au mois d’octobre. Par le passé, elle avait difficilement lieu en novembre.
Le top de la vente a été donné, vendredi 20 octobre dernier à Sèkèrè, dans la commune de Sinendé, pour permettre aux producteurs de récolter à temps leur coton afin de ne pas courir les risques liés à la mouille et aux incendies. Dans le septentrion, le coton n’attend qu’à être récolté pour son évacuation vers les usines.
L’autre nouvelle dont se réjouissent les producteurs, c’est le prix d’achat du coton graine que les égreneurs se proposent de leur payer, au cours de la campagne actuelle. Il sera de 275 F Cfa le kilogramme dont 260 F Cfa pour le producteur, en ce qui concerne le coton graine premier choix et 210 F Cfa s’agissant du coton graine deuxième choix. A ce prix, il faudra évidemment ajouter les 15 F Cfa de fonction critique mis à la disposition de l’Aic.
Pour le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, c’est le prix d’achat le plus élevé pratiqué par les égreneurs au niveau de la sous-région. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éviter toute sortie frauduleuse du coton béninois hors du territoire.

Un autre record en vue

La campagne 2017-2018 porte sur 530 000 ha d’emblavure mesurée au GPS dont 65 000 ha ayant subi la méthode d’intensifiés. « Nous espérons une production graine de plus de 550 000 tonnes », a laissé entendre Mathieu Adjovi.
Au cours de la campagne précédente, c’est une production record de 451 000 tonnes de coton graine qui avait été réalisée. Ce record s’apprête donc à être battu, ont fait constater le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et le maire de Sinendé, Akibou Yaya. Ils se sont, tous les deux, réjouis du choix porté sur l’arrondissement de Sèkèrè pour accueillir cette cérémonie de lancement.
Procédant au lancement de la campagne, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto a assuré que son démarrage en octobre devrait pouvoir satisfaire les transporteurs sans lesquels il ne saurait y avoir d’égrenage et de commercialisation du coton. « Le temps qui sera mis pour procéder à l’évacuation du coton produit en si grande quantité, leur permettra de ne pas avoir le stress et de travailler méthodiquement, conformément au plan établi par l’Aic », a indiqué le ministre. Il a, par ailleurs, attiré l’attention de l’assistance sur l’état de décrépitude du parc gros porteurs et la nécessité pour les transporteurs de le réhabiliter. Son souhait est de ne plus voir les efforts des producteurs échoués au bord de la route. Le ministre a souhaité que la campagne se déroule avec les meilleures pratiques.
Avant lui, son collègue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Delphin Koudandé, a invité les producteurs à ne vendre que dans leurs Coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc) d’origine. « Le plan d’évacuation indiquant pour chaque commune l’usine de destination devra être rigoureusement respecté », a insisté le ministre.
D’ores et déjà, les transporteurs présents à la cérémonie ont promis jouer leur partition pour la réussite de la campagne. Il en est de même pour les égreneurs qui ont également fait procéder à la révision de leurs usines. Pour accompagner le programme d’intensification élaboré par l’Aic, ils ont mis à sa disposition environ 3 milliards de francs Cfa pour 100 000 ha d’emblavure. Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, a tenu particulièrement à remercier la Société de développement du coton (Sodeco), l’Association internationale des contrôleurs d'assurances (Aica) et le Label coton du Bénin (Lcb) pour leurs appuis à la filière. Il s’est également prononcé par rapport aux doléances soulevées par le président de la Fédération nationale des Cvpc, Tamou Gani Badou. Le Gouvernement a déjà mis à la disposition du ministère en charge des Travaux publics, une enveloppe de 4 milliards F cfa pour la réfection des pistes cotonnières. Les problèmes de l’octroi des crédits récoltes et du paiement des prestations de marché coton n’ont pas été occultés. Enfin, les cotonculteurs seront payés au fur et à mesure de l’évacuation de leurs récoltes vers les usines. C’est par l’ouverture du marché que la cérémonie a pris fin?

Actualités 23 oct. 2017


Financement du secteur agricole au Bénin: La Finagro et Consortium Alafia font l’état des lieux

La Financière de l’agriculture et de l’agro-industriel (Finagro) en collaboration avec l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd) communément appelée Consortium Alafia, a organisé, ce jeudi 19 octobre, une causerie-débat sur le thème « Financement de l’agriculture au Bénin : état des lieux et perspectives ». Cette rencontre, la quatrième du genre des directeurs des systèmes financiers décentralisés a été une occasion pour prendre connaissance des difficultés du secteur agricole au Bénin et les réformes en cours.

Base de l’économie nationale et du développement du Bénin, le secteur agricole continue d’avoir des difficultés au Bénin. Ces difficultés ne peuvent connaître une solution que si les institutions financières acceptent de financer le secteur. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la directrice du cabinet conseil la Financière de l’agriculture et de l’agro-industrie (Finagro), Céline Amouda Saïzonou Akadiri. Elle l’a expliqué hier au cours de la présentation d’une communication sur « Financement de l’agriculture au Bénin : état des lieux et perspectives ».
Selon la directrice de Finagro, l’agriculture béninoise occupe 70 % des populations actives avec une exportation de 80 % des productions. Malgré cette importance de l’agriculture béninoise, elle peine à décoller du fait d’un manque de financement. L’agriculture, selon elle, représente une part essentielle de l’économie de tous les pays africains. Elle a donc son rôle à jouer dans la résolution des priorités continentales que sont l’éradication de la pauvreté et de la faim, la dynamisation du commerce intra-africain et des investissements, l’industrialisation rapide et la diversification économique, la gestion durable des ressources et de l’environnement et la création d’emplois, la sécurité et la prospérité partagée.
En effet, pour une judicieuse appréciation des risques liés au financement des projets et microprojets et un meilleur suivi des projets financés, il est indispensable de disposer au niveau des institutions financières de personnel outillé et familiarisé aux réalités de ces secteurs.
Fidèle à sa vocation de faciliter l’intermédiation financière au profit des acteurs des secteurs agricole et agro-industriel à travers des outils innovants et une meilleure connaissance des réalités du monde agricole, la Financière de l’agriculture et de l’agro-industrie propose, chaque année, un programme de formation pour l’amélioration de leurs capacités à appréhender les déterminants de l’environnement de l’entreprise agricole, les risques potentiels et les moyens innovants d’action.

Les perspectives de la Finagro

A l’occasion de cette causerie-débat, l’ancien secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Olivier Vigan, a présenté les réformes en cours dans le secteur avant d’expliquer aux directeurs des Sfd, pourquoi le Gouvernement a fait recours à une agence pour gérer le secteur agricole dans les sept pôles de développement agricole que compte désormais le Bénin. Selon lui, ce qui est important aujourd’hui pour le Gouvernement, ce sont les défis majeurs à relever par les agences qui ont été créées.
Pour Olivier Vigan, ces agences ont pour mission de moderniser le système d’exploitations familiales, de développer une mécanisation agricole adaptée, de développer une aquaculture continentale. Elles doivent aussi gérer les risques agricoles et de développer également l’agro-industrie.
En se référant aux réformes dans le secteur, la directrice de Finagro, estime qu’il faut aujourd’hui un accroissement en besoins de financement dans le secteur et la professionnalisation des exploitations agricoles. Il faut créer, selon Céline Amouda Saïzonou Akadiri, des dispositifs publics visant à renforcer le secteur agricole, à créer une assurance mutuelle agricole et d’autres structures.
Elle a plaidé aussi pour l’intérêt et l’engagement des organismes de développement au plan régional et continental.
Le directeur exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, Ignace Dovi, pour sa part, a reconnu que le secteur agricole est la principale source de l’économie béninoise. En dehors de cette importance du secteur, il révèle qu’il y a des contraintes qui plombent l’épanouissement des acteurs de ce secteur. Le Gouvernement dans ce sens a élaboré une vision claire à partager à condition que les problèmes de financement trouvent à son avis, une réponse. Et la causerie-débat organisée hier, selon lui, est une occasion pour trouver ces réponses.

Actualités 20 oct. 2017


Assistance alimentaire au Bénin: Le Japon accompagne la dynamisation des cantines scolaires

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a co-animé, jeudi 19 octobre, avec l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, une conférence de presse au siège du ministère à Cotonou. Elle a porté sur la signature de l’échange de notes de l’assistance alimentaire en faveur du Bénin au titre de l’année fiscale japonaise 2017.

Le Japon apporte une assistance alimentaire au Bénin destinée à appuyer les cantines scolaires. Kiyofumi Konishi, ambassadeur du Japon près le Bénin et Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ont fait savoir, à la faveur d’une conférence de presse animée ce jeudi 19 octobre à Cotonou. La signature administrative de l’échange de notes entre les deux parties était intervenue le 12 octobre dernier.
« Cet appui va contribuer à combler le déficit céréalier au Bénin. Cependant, notre souhait le plus ardent va au-delà de l’assistance alimentaire », déclare Kiyofumi Konishi. Le Bénin dispose d’énormes potentialités dans le domaine agricole, poursuit le diplomate nippon qui souhaite qu’il puisse atteindre l’autosuffisance alimentaire par leur exploitation.
« Je souhaite que cet accord d’assistance alimentaire n’entrave pas la détermination du Gouvernement du Bénin dans sa politique de promotion des filières agricoles en général et celle du riz en particulier », insiste l’ambassadeur du Japon. Pour lui, l’intention du Gouvernement d’acheter le riz issu du don japonais au profit des cantines scolaires n’est pas une mauvaise initiative. Cependant, relève Kiyofumi Konishi, son pays souhaite vivement que cela soit fait conformément à l’échange de notes signé entre le Japon et le Bénin afin de bien reconstituer le fonds de contrepartie du programme d’assistance alimentaire (Kr). « Notre aide alimentaire va permettre en même temps la réalisation de divers projets sociocommunautaires grâce aux fonds de contrepartie qui seront reconstitués », indique l’ambassadeur.
Ce que confirme et justifie Aurélien Agbénonci, pour qui le Gouvernement du Nouveau départ s’inscrit dans la logique de l’orthodoxie et de la bonne gouvernance de l’aide. Le ministre des Affaires étrangères s’est dit très sensible aux efforts que déploient la partie japonaise et par ricochet ses contribuables qui ont relevé l’aide passée de 1,4 milliard à environ 1,6 milliard en 2017. Ce qui permet, se réjouit Aurélien Agbénonci, d’assurer le maintien des enfants à l’école par le biais des cantines scolaires et de régler le problème de la malnutrition. Toutes choses qui permettent d’améliorer les conditions de vie des populations.
Aurélien Agbénonci a témoigné sa gratitude à son hôte au nom du Gouvernement et des plus jeunes qui pourront aisément fréquenter les écoles sans souci. Il a également fait part de la détermination des autorités centrales à assurer une gestion judicieuse et rigoureuse de l’aide alimentaire et à traquer toute personne qui se positionnerait pour la détourner. La preuve, explique-t-il, la rupture a été opérée lorsque le président de la République a dissout l’équipe qui s’occupait de l’aide au ministère du Plan et dont les cadres ont été réaffectés pour appuyer l’ingéniosité des cadres du ministère qui gérait l’aide alimentaire. « Le Gouvernement a révisé le système de gouvernance des cantines et un accord a été passé avec le Programme alimentaire mondial (Pam) pour utiliser son expertise», a rassuré Aurélien Agbénonci. Ainsi, les pouvoirs publics sont désormais inscrits dans la cohérence et la rigueur de la gestion. A ce sujet, indique-t-il, le chef de l’Etat a mis en place trois équipes dépendant de la présidence qui sont chargées de sillonner tout le pays pour veiller à une gestion efficiente, judicieuse et convenable et obtenir de meilleurs résultats : encourager la fréquentation, lutter contre la malnutrition et assurer le maintien des enfants à l’école pour soulager la souffrance des populations.
Kiyofumi Konishi a réaffirmé la détermination du Japon à continuer d’appuyer le Bénin dans bien d’autres domaines.

Actualités 20 oct. 2017


Lutte contre le paludisme: L’opération de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées lancée

La phase de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action aux ménages pour le compte de l’édition 2017 a démarré, ce jeudi 19 octobre. Le lancement officiel de l’opération a eu lieu, hier à Avrankou et a été placé sous le patronage du président de la République représenté à la cérémonie par le ministre de Santé, Alassane Séidou.

L’engagement du Gouvernement pour la lutte contre le paludisme au Bénin reste total et sans faille. La preuve en a été une fois encore donnée, ce jeudi 19 octobre, à travers le lancement de la phase pratique de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action aux ménages. L'édition de cette année est la quatrième du genre après celles de 2007, 2011 et 2014. Au total, 6 695 750 moustiquaires ont été mobilisées par le Gouvernement à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers dont le Fonds mondial pour le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et l’Usaid. Sur cet effectif, 4 695 750 moustiquaires seront distribuées pendant quatre jours aux ménages déjà dénombrés dans les huit départements du Sud et du Centre. Les quatre autres départements du Septentrion avaient été déjà servis en août dernier avec la distribution de 2 millions de moustiquaires. L’opération couvre désormais tout le territoire national.
Procédant au lancement officiel de cette campagne de distribution gratuite à Avrankou, hier, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a réitéré la détermination du Gouvernement à lutter contre le paludisme au Bénin. Statistiques récentes de son ministère à l’appui, Alassane Séidou explique qu’il y a vraiment urgence à ne pas fléchir dans le cadre de la riposte contre cette maladie. Selon lui, le paludisme demeure à 42,8 % la première cause de recours aux soins dans les formations sanitaires et la première cause d’hospitalisation avec 52,3%. Toutes les tranches d’âge sont touchées par ce fléau mais les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans constituent les groupes les plus vulnérables et sont exposés aux formes graves de la maladie. Cette affection s’affiche comme la première cause de décès dans les structures sanitaires avec une incidence de 14,6%. « Ce taux naturellement affreux montre qu’en dépit des efforts consentis, le paludisme demeure un problème de santé publique», relève le ministre. Face à ces statistiques qui doivent interpeller tous, il est plus qu’urgent que le Bénin s’arme davantage pour affronter les affres de ce redoutable fléau en vue de limiter ses dégâts au sein des ménages. Et pour y arriver, la prévention reste et demeure la stratégie recommandée depuis des lustres par l’Oms.

Atteindre les Odd

La promotion de l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action est, entre autres approches de prévention, adoptée par le Bénin. Le ministre de la Santé remercie le Fonds mondial, le Gouvernement américain à travers l’Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme (Pmi) pour avoir contribué pour une grosse part dans la mobilisation de ces moustiquaires imprégnées. Alassane Séidou a invité chaque chef de ménage qui avait été dénombré lors de la phase de dénombrement à se présenter au poste indiqué dans son quartier avec son coupon en vue de retirer son lot de moustiquaires. Il a lancé un appel à toute la population, aux élus locaux et aux forces de l’ordre afin que cette phase de distribution se déroule sans écueil surtout sur les lieux des opérations de distribution. Le ministre a exhorté les bénéficiaires de ces moustiquaires à en faire un bon usage pour garantir l’efficacité. Une démonstration a été faite à cet effet sur place.
Le représentant résident de l’Oms au Bénin salue l’engagement du Gouvernement béninois pour lutter contre le paludisme. Par ce choix, souligne Dr Jean-Pierre Baptiste, le Bénin donne non seulement les moyens de réduire de façon sensible la mortalité maternelle et infantile, mais également d’atteindre des Objectifs de développement durable (Odd). Le fonctionnaire onusien sera appuyé par la représentante du Fonds mondial de lutte contre le Vih/sida, la tuberculose et le paludisme, Pilar Valasquez Gallega, qui a fait le déplacement du Bénin juste pour ce lancement. Elle rassure du soutien de son institution pour accompagner le Bénin pour le cadre de la lutte contre cette pandémie.
La cérémonie a connu aussi la présence du préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et du maire d’Avrankou, Eugène Lonégnon. Ils ont promis de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir une bonne utilisation de ces moustiquaires afin qu’elles ne servent pas aux populations de filet pour la pêche ou d’objets de protection dans les plantations notamment les cultures maraîchères.

Actualités 20 oct. 2017


Fait divers: Un malade mental tue son guérisseur à Kouandé

Admis chez un guérisseur pour se faire traiter, un malade mental s’en est pris à ce dernier qui décède à la suite de coups reçus, mardi 17 octobre dernier dans le village de Kpankpankou dans l’arrondissement de Orou-Kayo à Kouandé.
Délégué du village par ailleurs, le guérisseur s’est retrouvé face au forcené qu’il traitait depuis peu, lors d’une visite de routine aux malades hébergés à son domicile.

Les mains habituellement liées depuis son admission dans le centre, il s’est miraculeusement retrouvé libre de ses mouvements pour violenter celui qui le soigne. A l’aide d’un gourdin qui traînait au sol, il lui assène des coups à la tête du guérisseur qui s’est écroulé. Conduit par la suite au centre de santé du village, il succombe des suites de ses blessures, malgré les soins à lui administrés par le major du centre de santé.
Conduit à la brigade de gendarmerie de Kouandé, le malade mental sera probablement présenté au procureur du tribunal de première instance de Natitingou, ce vendredi après l’arrêt de travail de 48 heures observé par le personnel non magistrat. N’ayant pas pleine conscience de ses actes, le malade mental s’il est inculpé de coups mortels ou d’homicide volontaire, ne devrait pas être condamné?

Kokouvi EKLOU, A/R Atacora-Donga

Société 20 oct. 2017


Ralentissement de l’activité commerciale: Le déguerpissement plombe la microfinance

Le secteur de la microfinance subit le contrecoup de l’opération de libération de l’espace public entreprise par l’Etat. Les chiffres font état d’une baisse de l’encours des crédits et d’une hausse du portefeuille à risque.

L’on redoutait un sérieux revers de l’opération de libération de l’espace public sur les activités économiques. Les conséquences ont été donc fâcheuses pour de nombreuses commerçantes et autres acteurs de l’informel. Ces derniers ont, pour la plupart, non seulement perdu leur clientèle, mais surtout n’ont plus retrouvé d’emplacements idoines pour relancer leurs activités. Sans surprise, le secteur de la microfinance a reçu le contrecoup de ralentissement du petit commerce avec des performances qui mettent les systèmes financiers décentralisés (Sfd) sur la braise. Selon l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), le portefeuille à risque à 90 jours des Sfd s’est dégradé au deuxième trimestre de 2017, passant de 8,2 % au premier trimestre à 9,5 % au deuxième trimestre. « C’est un corollaire de l’opération de libération des espaces publics, selon les déclarations des dirigeants des Sfd », précise la structure qui dépend du ministère de l’Economie et des Finances. De façon globale, le secteur de la microfinance a enregistré, depuis le début de l’année une baisse d’activités. L’encours de crédits des Sfd estimé à 127,3 % milliards F Cfa au 30 juin 2017 est en baisse de 1,2 % par rapport au niveau attient au 31 mars, soit 128,8 milliards F Cfa. Sur les trois trimestres de l’année 2017, informe l’Anssfd, le portefeuille à risque à 90 jours est largement au-dessus de la norme maximale admise fixée à 3%.
Marie Assignon, tenancière d’une boutique de produits divers à Agla, estime que le déguerpissement l’a mise en difficulté auprès des institutions de microfinance. « Je n’avais pas assez d’espace dans ma boutique pour exposer tous mes produits. Le déguerpissement m’a contrainte à réduire mes commandes et j’ai du mal à honorer le remboursement de mes crédits », se plaint-elle. Corine Vianou qui a investi quelques mois plus tôt dans l’ouverture de sa boutique de vente de produits cosmétiques se dit aussi confrontée à des difficultés de remboursement de son prêt, après avoir vu une bonne partie de sa boutique rasée lors de l’opération de déguerpissement. C’est aussi le cas d’Hervé Houétohossou dont l’activité de commercialisation des fripes a chuté depuis qu’il a quitté son emplacement habituel. « Le Gouvernement n’a pas évalué les conséquences du déguerpissement sur nos activités avant de décider de nous chasser. J’occupais avant une position stratégique qui attirait la clientèle ; actuellement je me retrouve dans un coin où mêmes mes clients fidèles ont du mal à venir », s’offusque-t-il.

Opération mal pensée ?

Une autre illustration des dégâts des déguerpissements sur l’activité économique, ce sont les déboires de nombreux fournisseurs de petits commerçants qui ont vu leurs chiffres d’affaires se fondre comme un château de cartes. Armelle Kouton, directrice générale de la société Biskara Sarl, spécialisée dans la fabrication d’amuse-gueule, confie avoir réalisé un chiffre d’affaires de 750 000 F Cfa en février 2017, aux temps forts des opérations, contre 7 100 000 F Cfa en février 2016. « Beaucoup de mes clientes ont perdu leurs places et n’ont pas pu rouvrir leur commerce, faute de nouveaux emplacements. D’autres ont dû réduire les commandes parce que n’ayant plus assez d’espace pour exposer leurs marchandises », souligne-t-elle.
Abel Gbètoénonmom, économiste, estime que la libération de l’espace public, bien qu’elle soit une réforme importante, a été menée sans tenir compte du contexte économique. « Cette opération n’a pas pris en compte le contexte de récession économique du Nigeria qui frappait déjà les activités commerciales dans notre pays. Et, les bonnes dames qui restent au bord des voies sont les plus frappées par les difficultés économiques au Nigeria. Quand ça cesse de tourner au Nigeria, ça cesse de tourner à leur niveau aussi. Elles étaient déjà fragilisées par le contexte avant que l’Etat décide encore de les dégager », commente-t-il. Pour lui, c’est à croire que l’aménagement de l’espace est plus important que les priorités humaines. « Lorsqu’on veut faire une réforme qui affecte 80 % de l’activité économique, on la mène avec beaucoup de dextérité », insiste-t-il, déplorant que l’opération soit menée sans mesures d’accompagnement des commerçants déguerpis?

Actualités 19 oct. 2017


Formation des agents de la Police municipale de Cotonou: Améliorer les prestations des agents sur le terrain

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique organise, avec l’appui de la Fondation Hans Seidel, un atelier de formation des agents de la police municipale de Cotonou sur le concept de la police de proximité. Cette formation qui a démarré, ce mercredi 18 octobre pour prendre fin demain à Cotonou, permettra aux chargés de la sécurité dans le Littoral d’améliorer leurs prestations sur le terrain.

La police municipale est un maillon de la chaîne sécuritaire dont les missions orientées vers les populations exposent les agents à des abus. Une formation s’avère indispensable pour donner aux agents de la police municipale les rudiments nécessaires en vue d’un changement de mentalité et de comportements afin de redonner confiance aux populations pour bénéficier de la part de celles-ci leurs contributions en matière de coproduction de la sécurité.
Le représentant du maire de la ville de Cotonou, Tiburce Théodore Dagbégnon Ahouanvoékè, explique que la police municipale est une police de proximité qui se veut proche des populations et prête à répondre à toutes leurs attentes.
Cette formation permettra aux agents de la police municipale de renforcer leurs connaissances et de contribuer à l’amélioration de leurs prestations sur le terrain.
La représentante de la Fondation Hans Seidel, Frank Aridja, précise que cette formation doit impacter tous les acteurs pour la coproduction de la sécurité. Les acteurs formateurs ont, non seulement, pour tâche de renforcer les capacités des stagiaires, mais aussi de corriger les enseignements mal assimilés pour être de vrais acteurs, proches des citoyens et de la population béninoise. Elle a exhorté les apprenants à être attentifs à tous les enseignements que les formateurs leur donneront.
Quant au directeur de la Sécurité publique, Thomas Codjo, il a mis l’accent sur le caractère multidimensionnel et multidisciplinaire des questions de sécurité dans nos villes. Ainsi dira-t-il, ce caractère exige que la question de la sécurité soit l’affaire de tous : autorités à divers niveaux, forces de sécurité publique et acteurs civils de la sécurité. La fonction sécurité, poursuit-il, doit être alors valorisée et ne doit plus être considérée comme l’apanage des forces de sécurité publique. Il est désormais nécessaire, voire primordial, a-t-il expliqué, que les forces de l’ordre bénéficient d’une collaboration franche et agissante des populations à chaque instant. Aussi s’agira-t-il pour elles d’apporter leurs contributions dans le cadre de la coproduction de sécurité s’il existe une crise de confiance entre ces deux acteurs. Car, il est apparu nécessaire que des dispositions soient prises pour faire renaître la confiance qui doit être déterminante dans la coproduction de la sécurité. Ce qui conduirait à un changement de comportements et permettrait d’éviter toute sorte de tracasseries policières, les brimades, les menaces, le mauvais accueil, le rançonnement, les traitements inhumains et dégradants. Au terme de la formation, la qualité des prestations des agents de la police municipale sera améliorée, les nouvelles approches préconisées dans le changement de comportements seront également maîtrisées et une franche collaboration entre les populations et les agents de la police municipale va renaître et perdurer, espèrent les organisateurs.

Société 19 oct. 2017


Bonne gouvernance: Aucun maire n’a encore déclaré ses biens au 15 juin dernier (Trois ministres et 21 députés également dans le cas)

Le président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias, a animé, ce mercredi 18 octobre à Cotonou, une conférence de presse pour présenter le rapport du forum sur la gouvernance tenu courant juin dernier à Grand-Popo. Il était entouré pour la circonstance de Jonathan Richter, directeur de l’Usaid.

A la date du 15 juin 2017, aucun des maires de la mandature en cours n’a encore satisfait à l’obligation de déclaration de biens à l’entrée en fonction comme le prescrivent les textes en vigueur. Un préfet, 21 députés sur 83 et encore 3 ministres sur les 24 du Gouvernement du Nouveau départ sont également dans le cas. En attendant la fin du mois d’octobre pour disposer du point exhaustif desdites déclarations que la Cour suprême doit dresser, c’est le tableau que Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias, a peint, ce mercredi 18 octobre, lors de d’une conférence de presse sur le Rapport du forum sur la gouvernance tenu les 15, 16 et 17 juin derniers à Grand-Popo.
Pour le conférencier, le but de la rencontre avec les hommes des médias est de rendre compte au public des actes dudit forum. A l’occasion, il s’est appesanti sur l’importance de la rencontre et a livré les grandes recommandations qui en sont issues ainsi que les actions envisagées pour faire reculer la corruption à défaut de la supprimer.
Le Fonac, à travers le projet «Initiative de coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest (Wacsi)» promeut la lutte contre la corruption et l’impunité. C’est dans ce cadre que les journées nationales de la gouvernance (Jng) édition 2017 ont été organisées. Le Fonac fournit ainsi une opportunité à plusieurs acteurs, d’intervenir dans les réformes, de s’engager pour leur réalisation, d’inciter à un échange d’expériences et de développer un dialogue franc et sincère susceptible d’aboutir à de meilleures pratiques en matière de bonne gouvernance au Bénin.
A l’occasion desdites journées, le Fonac a offert aux politiciens, universitaires et autres experts, un espace pour échanger des points de vue différents sur des questions pertinentes et élaborer des recommandations pour les décideurs.
Selon le président du Fonac, plusieurs maires, des députés et des ministres ont bien réagi en répondant favorablement à la lettre qu’il leur a été adressée pour leur demander de se conformer aux prescriptions constitutionnelles sur la déclaration de patrimoine.
Des débats riches, houleux et pertinents ont été amenés lors des Jng, a confié Jean-Baptiste Elias qui a déclaré qu’il n’y avait pas de sujet tabou au cours de cette rencontre. Six panels ont été déroulés pour asseoir les bases des échanges.

Des recommandations

Les recommandations, informe-t-il, ont été faites à l’endroit des différentes structures étatiques, notamment le Gouvernement, le Parlement, la Cour suprême, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, la Haute cour de justice, le Conseil économique et social, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, l’Autorité de régulation des marchés publics, la société civile et les partenaires techniques et financiers (Ptf). Toutes ces recommandations globalement visent à infléchir la tendance haussière que connaît la courbe de la corruption qui, selon le professeur Nassirou Bako- Arifari, lors de la cérémonie d’ouverture des Jng est passée d’une perception tonique dans les années 1950 à une perception toxique à partir des années 1980.
C’est l’impunité qui fait le lit de la corruption qui prend de l’ampleur au lieu de reculer. C’est pourquoi, il a été recommandé que la Haute cour de justice qui juge les hautes personnalités et hauts cadres, œuvre à la révision des dispositions qui régissent son fonctionnement et sa loi organique aux fins d’une plus grande efficacité et du recul de l’impunité au Bénin.
Jonathan Richter, directeur de l’Usaid y croit, salue le génie béninois et réaffirme la disponibilité de son institution à appuyer le Bénin dans ses efforts pour la bonne gouvernance.

Actualités 19 oct. 2017


Démarrage des opérations du Ravip: Le point des activités menées par les acteurs impliqués

Les deux structures d’opérationnalisation du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), à savoir le Comité technique de pilotage et l’Agence nationale de traitement ont fait le point des activités menées dans le cadre de cette opération qui démarre le 1er novembre prochain. C’était au cours d’un point de presse fait, ce mercredi 18 octobre à Cotonou.

Obtention de différentes autorisations auprès de la Commission nationale de l’informatique et de liberté (Cnil) ; des tablettes acquises et câblées prêtes à être déployées sur le terrain ; capitalisation des opérations de recensement antérieures pour implémentation dans les tablettes ; validation de la méthodologie de collecte des données sur le terrain avec l’opérateur technologique, etc. Ce sont-là quelques-unes des activités qui ont été déjà menées par le Comité technique de pilotage et de l’Agence nationale de traitement (Ant) dans le cadre de l’opération du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Ce point a été fait, ce mercredi 18 octobre, par le coordonnateur de l’opération, Jean-Claude Ahouanvoébla, régisseur général de l’Ant au cours du point de presse.
Au plan technique, le coordonnateur explique qu’il y a déjà l’élaboration du référentiel des sites de recensement. A cet effet, dans les 546 arrondissements du pays, 2062 zones ont été retenues pour accueillir les 1500 kits qui ont été préparés pour être déployés sur le terrain. Aussi, dans le cadre desdites opérations, des travaux de codification et d’homologation des unités administratives et transmission de la base de données y relatives à l’opérateur technologique ont-ils été déjà réalisés.
Sur le plan de la communication institutionnelle, le président du Comité technique de pilotage Jean Aholou a fait savoir que des séances de sensibilisation ont démarré depuis septembre dernier. C’est ainsi que toutes les Conférences administratives départementales ont été imprégnés des opérations de même que les Conseils communaux et municipaux. Des imprégnateurs des Conseils communaux ont été aussi formés sans oublier les rencontres avec des structures et organisations non gouvernementales?

Actualités 19 oct. 2017


Grève du personnel des services judiciaires et administratifs: Seuls les déferlements spéciaux ont eu lieu à Porto-Novo

La grève d’avertissement de 48 heures déclenchée, ce mercredi 18 octobre, par six organisations syndicales du personnel non magistrat du secteur de la justice a été un franc succès au tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. C’est du moins, le constat qui a été fait hier au niveau de ce palais de justice.

Toutes les activités étaient paralysées. Pas de signe d’agents non magistrat. Tous les bureaux, notamment celui du greffier en chef du tribunal, les secrétariats du greffe, du parquet et même celui du président du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, étaient fermés. Faute d’agents d’appuis incontournables dans l’appareil judiciaire, aucune audience ne pouvait se tenir. Toutes les salles d’audience étaient hermétiquement fermées. Les prévenus en détention préventive à la prison civile de Porto-Novo qui devraient passer devant le juge hier n’ont pu quitter la maison d’arrêt.
Seul le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, Forent Gbodou, était en poste avec certains de ses substituts. Le patron du parquet d’instance et ses substituts recevaient les gardés-à-vue déférés devant eux par les commissariats et des gendarmeries, soit pour les prorogations du délai de garde à vue soit pour la suite à donner au dossier pour ceux dont les enquêtes ont été bouclées ou ont atteint le délai de huit jours maximum prévu pour la garde-à-vue. Ces déferlements spéciaux ont occupé hier le parquet d’instance qui était contraint de le faire pour assurer la continuité du service public de la justice vaille que vaille. Ce qui fait que seuls les mouvements des éléments de la police et de la gendarmerie étaient perceptibles hier dans la cour du tribunal. Sinon, c’est le désert. Les justiciables qui n’étaient pas informés de la grève et qui se pointaient au niveau du palais de justice pour faire tel ou tel acte sont retournés bredouilles. Deux stagiaires ont été positionnés au niveau du service des retraits et invitaient les justiciables à repasser vendredi prochain pour leurs préoccupations, notamment celles de légalisation de pièces, d’établissement ou de retrait d’autres actes. Le mouvement se poursuit encore ce jeudi 19 octobre. Les grévistes menacent de durcir le ton la semaine prochaine pour passer à 72 heures de grève si le ministre chargé de la Justice n’accorde pas une oreille attentive à leur plateforme de revendications composée de vingt-un points?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 19 oct. 2017


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