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Nouvelles

Reprise des cours au niveau du primaire: Calavi entre enthousiasme et respect des mesures barrières
Après quatre mois de vacances imposées par le Covid-19, l’école primaire béninoise s’éveille de nouveau avec les apprenants du Cours d’initiation (Ci) au Cours moyen première année (Cm1). Tout se passe normalement à Abomey-Calavi, avec comme particularité pour cette reprise, la prise en compte des gestes barrières. Lundi 10 août. Il est 15 heures. Les apprenants retardataires de l’Ecole primaire publique de Zoca pressent les pas pour rallier l’établissement. Une fois le seuil de la cour franchi, ils se dirigent vers le dispositif de lavage des mains à l’eau et au savon. Ce rituel accompli, ils peuvent regagner leurs salles de classe. Pour ceux qui doutaient d’une reprise effective des cours, l’école primaire a bel et bien renoué avec les activités pédagogiques, dans le respect des mesures barrières. « Certains parents avaient des doutes par rapport à la reprise effective des cours. Ils n’ont pas daigné envoyer leurs enfants ce jour. C’est ce qui explique les quelques absences que nous avons enregistrées »,explique Marius Agnis, maître du Cm1. « Quand on observe une pause, certains écoliers se laissent trop aller à l’amusement. Nous essayons de calmer les enfants qui sont pressés d’aller regarder la télé à la maison », renchérit Kada Bakary, enseignant du Cp, au complexe scolaire, ‘’Le Péniel’’. Dans la cour de ces deux établissements comme dans les salles de classe, la discipline règne. Dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon installés de part et d’autre, les mesures d’hygiène, la propreté des lieux et la rigueur dans les salles de classe sont quelques signes visibles notés et qui attestent que la reprise des cours rime avec la prise en compte des consignes de lutte contre la pandémie. « Nos écoliers nous ont beaucoup manqué. L’école est la deuxième famille de l’enseignant. Je suis très ravi de revoir mes apprenants, parce qu’ils sont revenus en pleine forme », se réjouit Marius Agnis. Quant aux écoliers ils sont aussi enthousiastes d’avoir repris. «Je suis contente de revoir mes camarades de classe, parce que nous sommes trop restés à la maison », confie Rolande Edou, écolière en classe de Cm1 à l’Epp Zoca. « Je suis heureux de revoir tous mes amis en pleine santé », ajoute son camarade de classe, Malick Lansou. A l’école privée ‘’Le Péniel’’ d’Abomey-Calavi, apprenants et enseignants ont bien repris les cours mais avec quelques pincements au cœur. « Autrefois, la reprise des cours était marquée par les embrassades. Mais aujourd’hui, nous sommes tenus de respecter les gestes barrières», se désole-t-il. Vigilance La vigilance reste de mise dans les écoles. On évite les attroupements. « Nous faisons sortir les classes à tour de rôle pour la recréation », explique Kada Bakary, maître du Cours préparatoire (Cp). Dans les deux établissements, les enseignants ne veulent pas perdre de temps. Cette première journée est consacrée aux évaluations diagnostiques. A 15 heures 30, la quasi-totalité des élèves du Cm1 de l’Epp Zoca étaient en classe pour composer pour le compte de la deuxième épreuve de la journée. « Nous les avons soumis à une épreuve le matin. Ils composent actuellement dans d’autres matières. Nous ferons une correction collective après. Ces évaluations sont indispensables pour apprécier le niveau des apprenants », indique-t-il. Le schéma reste le même pour les trois premiers jours de la semaine afin d’apprécier le niveau réel des élèves après le long repos imposé par le Covid-19. « Ce mardi, les enfants seront soumis aux épreuves de mathématiques et de dictée. Demain mercredi, nous ferons également la correction collective des épreuves de la veille. Ensuite, nous allons remplir les fiches et faire le rapport de la reprise et l’envoyer à qui de droit », détaille-t-il. La règle ne varie pas dans le privé. « Nous remettons le compteur à zéro. Nous faisons le tour des différentes matières afin de donner le maximum de notions aux apprenants et les aguerrir pour l’année scolaire prochaine», renchérit l’enseignant du privé. Tout ceci se fait conformément à l’agenda du ministère des Enseignements maternel et primaire. « A la suite de ces différentes étapes, nous allons prévoir, selon le programme du ministère, les activités de remédiation afin de corriger les insuffisances notées au niveau des apprenants», dévoile Marius Agnis. Les activités de remédiation n’excluent aucun champ de formation. « Ces activités intègrent toutes les disciplines à savoir français, mathématiques, lecture, expression écrite… ». Aucun incident n’est à relever au cours de cette première journée de reprise des classes au niveau du primaire. Les enseignants doivent rester tout de même vigilants en ce qui concerne le port de masques par les apprenants. « Certains élèves tentent d’enlever leurs masques afin de mieux respirer. Nous veillons à ce qu’ils ne s’en débarrassent pas », souligne-t-il. Seul hic noté au niveau de ces établissements, la distanciation sociale qui peine à être observée, en raison des effectifs dans les salles de classe. Cette reprise dure environ quatre semaines. Toutefois, les longues vacances imposées par le Covid-19 ont faussé les calculs au niveau des établissements privés qui peinent à recouvrer les frais de scolarité. La note que prépare Salimatou Doumbouya, secrétaire à l’école ‘’Le Péniel’’, à envoyer aux parents d’élèves, aidera peut-être cet établissement à recouvrer ses créances. Education 11 août 2020


Sylvain Gnancodji-Bossouvi à propos du tour du Bénin à la marche: « Je tenais à révéler les potentialités de ce pays de paix »
L’amour de la patrie a conduit l’athlète Sylvain Gnancodji-Bossouvi (1,70 m, 65 Kg) à réaliser en 43 jours, le tour du Bénin à la marche dans le cadre de la célébration des 60 ans de l’accession du pays à la souveraineté internationale. Marié et père de deux enfants, ce jardinier et éleveur tenait à révéler le Bénin qui reste l’un des rares pays africains à n’avoir pas connu de guerre civile ces soixante dernières années. La Nation : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans cette aventure ? Sylvain Gnancodji-Bossouvi: C’est la fierté d’être Béninois qui m’a poussé à entreprendre ce tour du Bénin à la marche. Etant dans ma 32e année, j’ai constaté que mon pays, le Bénin fait partie des nations n’ayant jamais connu de guerre civile depuis leur indépendance. Contrairement à d’autres nations qui, en 60 ans, ont fait plusieurs fois la guerre, le Bénin est un havre de paix qu’il fallait révéler à la face du monde. Pour marquer les 60 ans, j’ai voulu également témoigner ma reconnaissance à tous ceux qui ont contribué à cette paix chez nous. Il s’agit pour moi d’honorer tous ceux qui se battent pour le développement de ce pays de paix. Comment avez-vous vécu cette randonnée pédestre ? Le périple a démarré le 14 juin où j’ai mis le cap sur Porto-Novo. Après la ville capitale, j’ai suivi l’itinéraire Missérété-Sakété-Pobè-Kétou-Covè, Dassa-Savè-Tchaourou-Parakou-N’Dali-Nikki. De Nikki, j’ai fait la descente sur Béroué pour atteindre Bembèrèkè-Gogounou-Kandi-Banikoara. J’ai ensuite traversé le fleuve Alibori pour rejoindre Kérou-Kouandé-Natitingou-Toukoutouna-Tanguéta-Cobly-Boukombé. Une fois dans l’Atacora, j’ai contourné la montagne pour me retrouver à Birni puis à Penoussounou dans la commune de Bassila, dans le département de la Donga. Une fois sur l’axe de retour, j’ai parcouru dans le département des Collines, Bassila-Bantè-Savalou-Tchèti-Agouna pour me retrouver à Djidja dans le Zou. J’ai ensuite fait Abomey-Bohicon pour rejoindre le Mono et le Couffo puis rejoindre Cotonou par Ouidah. En combien de jours avez- vous fait ce parcours ? J’ai parcouru 67 communes en 43 jours. J’ai surtout eu la chance de passer dans les douze départements du pays suivant l’itinéraire tracé. J’ai eu seulement cinq jours de repos pendant la randonnée. Qu’est-ce qui vous a marqué lors de cette aventure ? Personnellement, j’ai été touché par les potentialités culturelles, écologiques et touristiques du pays. Notre pays regorge de beaucoup de richesses sur toute l’étendue du territoire national. Avez-vous fait ce tour en solitaire ou avez-vous eu des accompagnateurs durant le trajet ? J’ai eu deux amis qui m’ont accompagné en cours de route. Le premier m’a suivi sur 55 km de Dassa à Savè et le second est resté à mes côtés pendant trois jours et nous avons fait Bantè-Tchèti-Djidja-Abomey ensemble. Ce sont deux amis qui m’ont beaucoup réconforté et que je remercie au passage. Comment avez-vous procédé pour tracer cet itinéraire ? J’ai utilisé la carte du Bénin et le système Gps qui me permettait de me retrouver dans certaines zones. De quoi était faite chaque journée de cette randonnée ? Chaque journée est faite de trois étapes. D’abord, je me réveille tôt, ensuite je prépare le matériel sportif et enfin je pense à mon breuvage lors de la journée. J’ai de l’eau, du miel, de la datte et du pain dans mon sac. Je m’approvisionnais en eau tout au long du chemin. Quelle distance parcouriez-vous quotidiennement ? La plus petite distance parcourue en une journée est de 28 Km entre Comè et Ouidah et la plus grande distance est de 85 km. C’est l’itinéraire Guemaro-Kouandé-Natitingou. Quelle a été votre plus grande difficulté lors de ce long voyage à pied ? J’ai été quelquefois perturbé par les intempéries, notamment la chaleur et la pluie. J’ai manqué d’eau pendant plusieurs heures, car il n’y avait pas de points d’eau dans certains villages. Beaucoup me prenaient pour un fou et se moquaient également de moi sur le trajet mais je prenais tout ceci comme source de motivation. Quelle a été la partition de la Fédération béninoise de sport d’entretien ? Je tiens d’abord à remercier le gouvernement qui a contribué à la mise en place de cette jeune fédération en décembre dernier. Car, les ligues départementales de cette institution sportive m’ont été d’une grande utilité durant ce tour à la marche. Elles se sont occupées de ma restauration et de mon hébergement durant mon voyage. Les responsables de ces ligues avaient mon calendrier et m’accueillaient à mon arrivée dans chaque région. Avant mon entrée dans chaque ville, j’étais attendu par ces derniers qui mettaient tout à ma disposition. Qu’avez-vous gagné au terme de la marche ? Je tiens à rappeler que quand on est patriote, on n’attend pas grand-chose de son pays en termes de retombées financières. Je suis heureux d’avoir été le premier Béninois à faire le tour de mon pays à la marche et ceci restera gravé dans les archives. Toutefois, c’est le lieu pour moi de remercier cette fédération dirigée par le président Imorou Soufiyanou, de m’avoir offert une moto lors d’une cérémonie organisée en mon honneur au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Comment avez-vous vécu ces 43 jours loin de votre famille ? Je tiens à saluer le sens de compréhension de mon épouse. Elle m’a toujours soutenu en pareille circonstance. Je suis resté en contact avec elle durant mon parcours et elle m’encourageait chaque fois que je l’appelais. Quel est votre mot de la fin ? J’invite la jeunesse à valoriser notre drapeau national, car nous n’avons qu’une seule nation. Nous devons travailler à construire cette nation. Je remercie le gouvernement de m’avoir autorisé à faire cette expérience, surtout en cette période de pandémie du coronavirus. Sports 11 août 2020


Culture: Le Vodoun en triomphe à Bruxelles
Conçu depuis 2013 et mis en œuvre pour la première édition en 2016, le Festival des Arts Vodoun (Fav) est un projet culturel dirigé par le Béninois Kinoss Dossou. Grâce à lui, le Vodoun, un patrimoine culturel et cultuel béninois se positionne aujourd'hui dans le monde occidental comme un véritable attrait touristique. Pour cette 3e édition prévue pour se tenir à See-U (un site créatif de 25.000m²), un programme spécial tiendra les participants venus de plusieurs horizons en haleine. Au menu des manifestons, le public se réjouira autour de l'afro gastronomie et street food, DJ mix Vodoun, les danses, chants et percussions inspirés des traditions africaines, des expositions d'œuvre d'art africain et bien d'autres performances artistiques. La 3e édition du Festival des Arts Vodoun réunira le Togo, Cuba, Haïti, le Sénégal, le Brésil, les Antilles, la Côte d'Ivoire, la Mauritanie, le Cameroun, le Bénin, la Russie, pendant deux jours de festivités culturelles et d'intégration identitaire. Il se veut un instrument de changement de paradigmes et d’approches sur les multiples facettes de la civilisation orale africaine et de la culture Vodoun d’Afrique de l’Ouest. Kinoss Dossou se met ainsi au rythme du Programme d'Action du Gouvernement de Patrice Talon qui a placé la promotion de la culture et du tourisme au cœur de sa gouvernance. Il est à noter que la première édition dudit festival qui a eu lieu en 2016 avait connu le soutien du gouvernement béninois. Rassurant dans un contexte de crise sanitaire, le comité d'organisation rassure de ce que toutes les précautions barrières sont prises contre le Covid-19 en vue de la tenue de l’édition 2020. Culture 10 août 2020


Fédération béninoise de Rugby: La course au renouvellement du comité exécutif enclenchée
Le mandat du comité exécutif de la Fédération béninoise de Rugby (Fébérugby) dirigé par Faustin Dahito arrive à expiration le 17 septembre prochain. En prélude à l’assemblée générale élective prévue pour le mercredi 16 septembre prochain au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, Roger Allagbé, secrétaire général de la Fébérugby, en respect des dispositions statutaires et réglementaires (Art. 28 des statuts et Art. 11 du Règlement intérieur), a enclenché le processus de renouvellement du comité exécutif depuis le lundi 3 août dernier. Selon un communiqué ont il est signataire, les personnes désireuses de postuler ont jusqu’au 1er septembre, prochain, pour déposer leurs candidatures au siège du Cnos-Ben ou auprès du secrétaire général de la Fébérugby (pour ceux qui sont hors de Cotonou). Signalons que le comité exécutif de la Fédération béninoise de Rugby est composé de 11 membres à savoir un président, un vice-président, un secrétaire général, un secrétaire général adjoint, un trésorier général, un trésorier général adjoint, un responsable à l’organisation, deux responsables adjoints à l’organisation, un arbitre et une femme. Sports 10 août 2020


Conditionnement d’eau de table: Les producteurs dans la dynamique d’assainissement du secteur
A l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, les producteurs d’eau conditionnée ont été sensibilisés à la réglementation en vigueur au Bénin. Et pour préserver la santé des populations en cette période de pandémie à coronavirus, un assainissement du secteur s’impose. La production d’eau conditionnée en cette période de pandémie nécessite le respect des normes sanitaires. En cela, les autorités béninoises, depuis quelques jours, organisent des séances de sensibilisation des acteurs spécialisés dans la production d’eau de table. Cette initiative saluée par ces derniers ne manque pas d’intérêt aux yeux de certains. « La séance de sensibilisation organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce est une bonne initiative. Elle a un bon écho. Il nous revient de prendre le taureau par les cornes et de montrer notre sérieux pour assainir le milieu », a indiqué Coffi Zossoungbo, un des acteurs membres de l’Union nationale des producteurs d’eau conditionnée. Il estime que leur union et le ministère optent pour un même combat. Et dans ce contexte de pandémie, il y a lieu de revoir les choses. « Notre sérieux et notre rigueur peuvent aider à assainir notre milieu », pense-t-il. En plus de la séance à leur intention, Coffi Zossoungbo souhaite que l’État vienne à leur secours. Notamment en ce qui concerne l’accès aux sachets biodégradables et aux prêts bancaires pour asseoir une véritable entreprise. Ce faisant, les producteurs peuvent parvenir à quitter l’informel et payer leurs impôts et autres taxes. « Si l’État peut nous appuyer à faire des prêts pour assainir notre milieu, nous sommes prêts à payer les impôts et les taxes pour nous conformer à la loi », a indiqué le producteur Coffi Zossoungbo. À l’endroit de ses collègues, il suggère l’uniformisation des prix et le respect des textes en vigueur. L’essentiel, selon lui, est de bien aménager les centres de production pour éviter des problèmes de santé aux consommateurs. Toutefois, ces derniers ne doivent pas craindre pour leur santé en cette période de pandémie du coronavirus, d’après lui. Car, il y a des dispositions prises à cet effet, même si dans le lot, certains font fi des obligations sanitaires. Pour améliorer la production et assainir le secteur, pense pour sa part Edgard Boko, les acteurs doivent accepter de se faire enregistrer pour être connus des autorités. « Je demande à tous les producteurs d’eau conditionnée de se faire enregistrer selon la réglementation pour être connus de nos autorités. Parce que c’est de l’eau que nous servons à la population », lance-t-il. L’Etat sollicité Edgard Boko salue la démarche du ministère de l’Industrie et du Commerce et de ses structures en cette période de crise sanitaire. Il a aussi rassuré que le consommateur ne doit pas s’inquiéter, car un effort considérable est fait au niveau de certaines unités de production, pour le respect scrupuleux des mesures. « C’est la machine qui conditionne tout. Celui qui est sur la machine porte des gants ; il y a des lave-pieds et des lave-mains. Le producteur fait tout ça avant d’entrer dans la salle de production pour faire face à la machine », explique-t-il. Selon lui, il est aussi organisé des visites médicales pour voir si les producteurs ne souffrent pas de maladies telles que l’hépatite. Malgré toutes les précautions à prendre pour assurer une qualité de service à la population, il fait remarquer que des brebis galeuses ne manquent pas dans ce milieu où diverses qualités d’eau foisonnent sur le marché. L’intervention de l’État est la seule solution pour mettre un terme à la tricherie au mépris de la santé des consommateurs. Société 10 août 2020


Election présidentielle de 2021: Moele-Bénin désigne Patrice Talon comme son candidat
La poursuite des actions de développement en cours au Bénin depuis plus de quatre ans. C’est l’option faite par les militants du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin). Dimanche 9 août à Cotonou, au terme de son deuxième conseil national, le parti a opté pour le président Patrice Talon qu’il a désigné comme son candidat pour l’élection présidentielle de 2021. Jacques Ayadji, président du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) candidat à l’élection présidentielle de 2021. Cette option ne semble pas bénéfique. En tout cas, elle n’a pas trouvé grâce aux yeux des délégués du parti, participant au deuxième conseil national organisé dimanche 9 août à Cotonou sous le thème « Le Bénin 60 ans après son indépendance: défis et perspectives ». Sa candidature n’a recueilli que 20 % des suffrages des votants. Les 80 % restants sont allés en direction de la désignation du chef de l’Etat comme le meilleur candidat, et donc à même de bénéficier du soutien du Moele-Bénin. Cette décision de la deuxième plus grande instance de cette formation politique trouve sa justification, au dire de Babatoundé Biyao, porte-parole du parti, dans les actions de développement engagées par l’actuel locataire de la Marina. A l’occasion, les délégués venus des 12 départements et des 77 communes du Bénin ont mené de riches réflexions et surtout scruté l’horizon politique, à huit mois de la prochaine élection présidentielle. Le Moele-Bénin note au regard du parcours du pays depuis son accession à la souveraineté internationale, « une rupture progressive, ces quatre dernières années, d’avec beaucoup de maux qui freinent le décollage économique». Le parti, au terme de ses échanges, constate avec « fierté et satisfaction que le folklore, longtemps entretenu au sommet de l’Etat, a cédé la place à l’efficacité et au travail bien fait » avec Patrice Talon. « Il est loisible à chacun de voir à tous les points du territoire, les nombreuses réalisations », souligne Babatoundé Biyao dans sa déclaration. Malgré la floraison des chantiers, les éléphants blancs auxquels nous avons été habitués pendant des années, restent aujourd’hui de lointains souvenirs, salue-t-il ensuite.   Un choix justifié « Sans tambour ni trompette, tout le pays est mis en chantier. De partout, des travaux titanesques sont réalisés. Ces prouesses et avancées quoique perfectibles sont à l’actif du président Patrice Talon ». Ce dernier, en un laps de temps, s’est révélé à la face du monde comme un homme de vision, ambitieux pour son pays, précise le parti de Jacques Ayadji. En moins de cinq ans, des milliers de kilomètres de routes ont été bitumés et beaucoup d’autres en cours d’aménagement et de bitumage, des centaines de kilomètres de rues dans les villes ont été asphaltés et d’autres en cours, des dizaines de marchés modernes sont en cours de construction, le climat des affaires a été nettement amélioré, l’autorité de l’Etat a été restaurée… Des raisons pour justifier le choix du parti, il y en avait beaucoup. En moins de cinq ans, les concours frauduleux n’ont plus droit de cité, la dématérialisation et la numérisation des services publics sont effectives, l’alimentation en eau potable de plusieurs villes et villages s’est nettement améliorée, la disponibilité en énergie électrique aussi, et les travaux de construction de stations de traitement de boue sont en cours à Parakou, Abomey-Calavi et Sèmè-podji. « Ces nombreuses réalisations, dont la liste n’est pas exhaustive, sont non seulement le fruit de réformes ardues mais aussi de l’engagement et de la détermination du chef de l’Etat à inscrire le nom de son pays sur la liste des nations prospères », indique la déclaration lue par le porte-parole du parti. Autant de choses qui finalement fondent les délégués à ces assises à surseoir à la candidature du chef de parti, au profit de celle du président Patrice Talon. D’ailleurs, avec lui, Moele-Bénin voit tout tracés les sillons d’un autre Bénin et invite déjà la population à se rallier à la cause du développement en soutenant son choix. Un choix qui, dans les semaines à venir, sera partagée avec la population en général à travers des descentes sur le terrain que projettent les responsables du parti, a assuré la vice-présidente, mettant un terme aux travaux. Actualités 10 août 2020


Election présidentielle de 2021: Aurélie Adam Zoumarou investie d’une mission par les jeunes de la 7e circonscription
Encore quelques mois, et ce sera la fin du mandat du président de la République, Patrice Talon, élu en 2016 à la tête du Bénin. Dans la perspective de l’échéance de 2021, les jeunes de la 7e circonscription électorale réclament déjà sa candidature. C’est à travers une déclaration qu’ils ont lue, samedi 8 août dernier à Nikki. Ils comptent sur leur aînée et princesse, puis membre du gouvernement, Aurélie Adam Soulé Zoumarou à qui, ils l’ont confiée, pour la lui transmettre. Les jeunes de la 7e circonscription électorale du Bénin regroupant les communes de Kalalé, Bembèrèkè, Sinendé et Nikki ne veulent pas du départ du chef de l’Etat, Patrice Talon, à la fin de son mandat. Ils souhaitent la poursuite des réformes que l’homme a entreprises dans plusieurs secteurs, sur encore cinq autres années. Pour ce faire, ils l’ont exhorté, samedi 8 août dernier à Nikki,à être candidat à la présidentielle de 2021. C’est à travers une déclaration que la ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a été investie de la mission de lui transmettre. Dans leur déclaration, ces jeunes ne cachent pas leurs inquiétudes. « La peur qui nous anime est de voir toute cette perspective de développement s’effondrer sous nos yeux par vengeance politique ou méchanceté humaine», y lit-on, dès que Patrice Talon aura terminé son mandat en cours. Pour la poursuite de l’œuvre de développement qu’il a commencée, la jeunesse de la 7e circonscription électorale promet de lui donner un second mandat. C’est le chef de l’arrondissement central de Nikki, Bah Séro Kessè Moussa, qui a reçu au nom de la ministre, leur déclaration. Plusieurs têtes couronnées, notables et sages de la cité impériale ont assisté à la cérémonie. Actualités 10 août 2020


Reprise de l'élection du maire et de ses adjoints à Parakou: Le préfet reporte le processus à une date ultérieure
Annoncée pour vendredi 7 août dernier, la reprise de l’élection du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissements de Parakou n’a pas eu lieu. Du coup, le conseil municipal jusqu’ici contrôlé par le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), avec comme maire, Aboubacar Yaya, continuera à jouer les prolongations. Après une brève séance avec les élus de la municipalité de Parakou, vendredi 7 août dernier,le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a fait reporter sine die l’élection du nouveau maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement qui était pourtant programmée. Tous les conseillers élus sur les listes des partis Bloc républicain (Br) et Union Progressiste (Up) étaient présents sur les lieux. Du côté des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), il y avait quelques absents. D’après les explications du préfet, aucune liste de conseillers proposés aux postes de maire, d’adjoints au maire et de chefs d’arrondissements ne lui est parvenue, avant le démarrage de la session attendue. Il fait constater, par ailleurs,qu’il y a des foyers de tension dans la ville. Par conséquent, il craint des troubles à l’ordre public. « Depuis quelque temps, des informations faisant état de sérieuses menaces de troubles à l’ordre public dans la ville nous parviennent. Ces informations à tout le moins inquiétantes et préoccupantes se font de plus en plus persistantes », insiste-t-il. «Eu égard à cela, et pour parer à toutes éventualités susceptibles de plomber la paix et de compromettre la sécurité des personnes et des biens, je me trouve dans la triste obligation de vous dire que la présente séance est reportée sine die. Une autre convocation vous sera adressée en temps opportun, en vue de procéder à la reprise de l’élection du maire de la municipalité de Parakou, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement », a poursuivi le préfet. C’est conformément à l’arrêt de la Cour suprême en date du 17 juillet 2020 que cette reprise de l’élection a été programmée. L’arrêté avait invalidé le siège de l’élu Fcbe, Ousmane Traoré et de son suppléant, Amadou Yessoufou. Avec l’invalidation du siège d’un autre de ses conseillers par la Cour suprême, le parti Fcbe est désormais réduit à 15 sièges sur les 31 qui composent le conseil municipal de Parakou. Quant aux partis Br et Up, ils comptent respectivement 12 et 4 sièges. Selon le Code électoral, les trois partis peuvent s’entendre sur la base d’un accord de gouvernance locale pour désigner les membres de l’Exécutif municipal de la cité des Koburu. Dans le cas contraire, il faudra recourir à leur élection au scrutin uninominal secret à la majorité absolue.Et comme le stipule l’article 190 du Code électoral, « En cas d’absence de majorité absolue lors du premier tour du scrutin, il est procédé, en cas d’égalité de voix, à autant de tours qu’il sera nécessaire pour que le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés soit élu ». Actualités 10 août 2020


Téléconsultation au Bénin: Kea Medicals amorce une révolution pour sauver des vies
Bénéficier d’une prise en charge médicale rapide et à distance, c’est désormais possible au Bénin avec Kea Medicals. Une application qui vous met en contact avec des professionnels de santé de tous horizons par téléconsultation. Le lancement de cette application s’est déroulé, jeudi 6 août dernier à Cotonou, en présence des représentants de la Fondation Mtn et de Sèmè City qui soutiennent le projet. Les difficultés d’accès à l’historique médical des malades entraînent une inefficacité des systèmes de santé. Face à cette situation, où l’on aurait pu sauver des vies, Kea, nouveau service de téléconsultation, offre l’Identité médicale universelle, pour permettre aux personnels de santé d’accéder à l’historique médical du malade en cas de besoin pour éviter des pertes en vie humaine. Pour Dr Arielle Ahouansou, nos vies ont changé drastiquement avec l’apparition du Covid 19, et cela montre comment la santé a un impact sur nos vies. Elle rappelle que Kea, qui travaille depuis trois ans à garantir à chaque individu une bonne santé en lui offrant la possibilité d’avoir accès aux soins de qualité, réduit la crainte de ne pas avoir une solution à sa santé. Une réflexion qui, selon le Dr Arielle Ahouansou, a conduit au projet Identité médicale universelle dont elle est l’initiatrice. Il permet d’avoir des informations sur la santé des patients et impacte toute une famille. Les avantages liés à ce projet sont multiples. Ils concernent la rapidité, et le patient limite les déplacements et peut parler au médecin en un clic ; offre plus du sourire, parce que vous obtenez une satisfaction prompte grâce à un service instantané; plus d’économie sur les frais habituels de consultation ; plus de proximité, le médecin peut vous soulager quels que soient le lieu et l’heure ; le patient a tous les médecins spécialistes à portée de main et partout. Le malade peut surtout accéder à tout moment à son dossier médical et recevoir son ordonnance depuis l’application Kea. Kea offre également au médecin la possibilité d’augmenter ses revenus en consultant où qu’il soit et peut mieux organiser son agenda pour gagner du temps tout en étant aux côtés de ses patients, leur garantir la satisfaction par un meilleur suivi. Il permet aussi aux médecins d’élargir leur champ d’action quelle que soit leur position géographique. Comment ça marche ? Pour avoir accès aux prestations de Kea, le patient doit télécharger l’application Kea Medicals sur Playstore, créer son Identité médicale universelle, recharger son portefeuille Kea grâce à son compte Mobile money, puis choisir le médecin qui lui convient, lancer et payer la consultation et ensuite parler au médecin. Il recevra instantanément son ordonnance et ses prescriptions dans son application Kea à la fin de la téléconsultation. Le médecin, quant à lui, doit télécharger l’application, s’inscrire et soumettre son dossier Agent de santé, rester connecté pour recevoir sa première téléconsultation. Aussitôt après cela, il reçoit instantanément son revenu dans son portefeuille Kea à la fin de chaque consultation. Le projet Kea dispose de partenaires prêts à le soutenir dans sa volonté de rendre les soins accessibles par téléconsultation pour sauver des vies humaines. Parmi eux, on peut citer : Mtn, Sèmè-City, Task force innov Covid19 et Gsma. Jean-Claude Akogbéto, directeur de la Fondation Mtn, rappelle que dans le cadre de la riposte au Covid-19, sa fondation a apporté un soutien non négligeable aux couches vulnérables, notamment les détenus dans les établissements pénitentiaires, les personnes du troisième âge, les veuves, les orphelins et les enfants en situation difficile. Aujourd’hui, la Fondation Mtn est avec Kea Medicals pour procéder au lancement de la plateforme de consultation à distance ou téléconsultation. Selon Jean-Claude Akogbéto, le rôle de la fondation sera de vulgariser la plateforme à travers ses différents canaux de communication afin que la majorité de la population béninoise puisse s’y inscrire et procéder à des tests de dépistage du Covid- 19. Le but étant de prendre contact avec des professionnels de la santé sans pour autant quitter son domicile. « A travers cette initiative, la Fondation Mtn veut contribuer efficacement à la démocratisation de la plateforme de téléconsultation par le biais des nouvelles technologies de l’information et de la communication et ainsi être à l’avant-garde de l’innovation numérique », déclare Jean-Claude Akogbéto pour justifier son appui. Abdou Aboubakar, représentant le partenaire Sèmè City, a affirmé que sa structure est intéressée par toutes les innovations, et apporte son soutien au Kea Medicals parce qu’elle révolutionne, selon lui, le monde de la santé. La téléconsultation initiée par Kea brise, selon lui, les barrières de temps et apporte une fiabilité dans les consultations. Selon Abdou Aboubakar, ce projet résout beaucoup de problèmes en ce qui concerne les soins de santé au Bénin et anticipe sur un certain nombre d’entre eux. Sèmè City, en soutenant le projet Kea, est dans son rôle d’accompagner les initiatives. Rappelons que l’entreprise Kea Medicals créée en 2017 par Arielle Ahouansou a déjà remporté trois prix, notamment le prix projet Afrique future in Africa. La plateforme Kea Medicals, disponible sur internet, offre la possibilité d’avoir des informations médicales d’un patient sur une base de données en ligne qui reste accessible aux hôpitaux et aux médecins quelle que soit leur situation géographique. Le patient reçoit à partir des informations une identité médicale universelle. Société 10 août 2020


Yaya Garba, maire de Bembèrèkè: « La question des 10 % ne sera plus à l’ordre du jour »
La ville de Bembèrèkè expérimente une nouvelle gouvernance au lendemain des élections communales et municipales de mai 2020 ayant consacré Yaya Garba, maire de la commune. Pour l’ancien directeur de cabinet du ministère de la Communication et ancien député, il faut opter pour la ''tricherie positive'' si l’on veut se développer. Pour celui qui veut asseoir sa gestion sur la lutte contre la corruption et l’union de tous les fils et filles de Bembèrèkè autour des questions de développement, la reproduction des initiatives porteuses des autres vaut la peine. La Nation : Le scrutin communal et municipal du 17 mai dernier vous confère le statut de premier citoyen de la commune de Bembèrèkè. En quoi votre élection constitue-t-elle une chance pour les populations ? Yaya Garba : L’équipe finissante n’a pas démérité. La commune avait déjà commencé par enregistrer des changements. Tous les efforts du maire sortant ne sont pas pour autant applaudis. Les populations ont exprimé le vœu d’une nouvelle forme de gouvernance. L’ancien ministre Théophile Yarou et moi étions pressentis à ce poste. Les gens me considèrent comme un homme de rassemblement, qui ne fera pas de règlement de compte, qui laissera la politique politicienne de côté pour s’attaquer aux problèmes réels de la commune. Les populations se rendent compte qu’elles ne se sont pas trompées de choix. Aujourd’hui, tous les fils et filles de la commune ne forment qu’un et sont capables d’apporter un plus au développement de leur commune.   Vous évoquiez une nouvelle forme de gouvernance. Sur quels piliers voulez-vous asseoir la vôtre en vue d’impacter la commune? Ce qui a manqué à l’ancienne équipe et que je veux implémenter, c’est la gouvernance participative. C’est cette gouvernance qui ne laissera aucune composante de côté et qui tiendra compte des partis politiques, de tous les chefs services déconcentrés, des Ong présentes dans la commune. Nous voulons faire en sorte que tout le monde se sente concerné par le développement. C’est pourquoi, nous avons déjà commencé par corriger le manque de motivation au niveau du personnel de la mairie. Lorsqu’on porte un problème à l’endroit de l’autorité municipale à plusieurs reprises sans suite, ça démobilise le personnel. Il faut tenir compte de tous les travailleurs sans exception. Nous essayons de lutter contre la complicité en ce qui concerne les passations de marchés. Sur ce point, la question des 10% ne sera plus à l’ordre du jour. Nous n’avons pas besoin de l’argent de quelqu’un pour remplir notre cahier des charges. Ce sont, entre autres, les efforts qui nous permettront d’atteindre nos objectifs.   Au plan national, la 3e mandature de la décentralisation a été secouée par des crises de confiance au niveau de certaines communes sur fond de destitutions tous azimuts. Comment comptez-vous vous y prendre pour toujours mériter la confiance de vos mandants ? Nous avions assisté à des destitutions organisées. Les gens ont voulu installer de nouvelles équipes pour composer avec elles. Cela n’avait rien à voir avec un manque de confiance des populations. C’étaient des problèmes entre élus.   Vous êtes également le président de l’Association pour le développement des communes du Borgou (Adécob). Concrètement, que peut-on attendre de vous ? L’Association pour le développement des communes du Borgou (Adécob) avait déjà une belle performance. Les résultats obtenus par les anciens présidents sont reluisants. Mon challenge, c’est de faire en sorte que les huit communes du Borgou reviennent dans le top 20. Il y a actuellement cinq communes dans le top 20. Nous devons faire l’effort pour amener les autres communes à imiter ce que j’appelle la gouvernance par la tricherie positive ou la gouvernance mimétique. Nous devons nous copier positivement. L’Adécob a mis en place un outil d’évaluation extrêmement important appelé ‘’audit à blanc’’. Ce sont des équipes que nous constituons pour aller constater de visu les efforts de développement des huit communes afin de baliser le terrain à l’audit national. La Coopération suisse est notre partenaire privilégié dans ce cadre. Elle nous assiste dans trois domaines : l’éducation, l’état civil et la santé. Les problématiques relatives aux pistes rurales et le traitement des ordures ménagères ne sont pas encore réglées dans la commune. Cela nécessite de grands moyens et l’appui d’autres partenaires pour s’en occuper afin de soulager les populations. L’Adécob existe depuis 2008 et a véritablement pris son envol en 2010. Notre association supplante toutes les autres associations régionales aujourd’hui au Bénin. Tous les partenaires au développement reconnaissent nos mérites parce que l’association a permis d’améliorer la gestion en termes de mobilisation des ressources et dans les domaines éducatif, sanitaire…   Quelle place accordez-vous aux jeunes et aux femmes dans votre gouvernance ? La jeunesse est le fer de lance du développement. A Bembèrèkè, les jeunes se sont plus mobilisés pour nous porter. Dès lors, nous ne pouvons pas les ignorer dans nos actions. Quant aux femmes, elles sont bien organisées au niveau de la commune. La preuve, la présidente de l’Union des femmes conseillères du Borgou-Alibori (Ufec) se trouve à Bembèrèkè. L’union s’occupe de la gestion des ordures solides ménagères dans la commune. Elle s’investit également dans les projets d’épanouissement et de développement de notre aire culturelle ‘’Wèwèré’’ et elle bénéficie des subventions pour le maraîchage et les activités génératrices de revenus. On ne change pas une équipe qui gagne. Nous travaillerons avec elles. Nul ne sera du reste.   Veuillez bien nous faire découvrir la commune de Bembèrèkè, M. le maire. Bembèrèkè a des atouts naturels. C’est la terre du héros national, Bio Guerra. Son mausolée y est, même s’il manque d’un peu de soin. Nous avons une borne-fontaine naturelle dans la zone où le cheval de Bio Guerra était passé. Nous travaillons aujourd’hui à la valorisation de ces zones. Les filles et fils de Bembèrèkè se retrouvent annuellement autour du festival de Tako (Festako), réservé aux princes Bariba. Cet évènement identitaire représente le label de la commune. Cette année, le Covid-19 a retardé les festivités. Actualités 10 août 2020


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