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Nouvelles

Cos/Lépi 2020: Gilbert Bangana élu président du Cos/Lépi 2020
Juste après la cérémonie de prestation de serment marquant leur installation, les onze nouveaux membres du Cos/Lépi se sont donné rendez-vous afin de procéder à l’élection des membres de leur bureau. A l’issue de ladite élection, le député Gilbert Bangana est élu président du Comité d’orientation et de supervision de la Lépi. Le vice-président a pour nom, Florentin Tchaou et le rapporteur est le directeur général de l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique (Insae), Laurent Hounsa. Il convient de rappeler que le Cos/Lépi 2020 est composé, en tout, de onze membres, à savoir, les députés Léon D. A. Houessou, Lambert Dossa Agongbonon, Gilbert Bangana, Léon Bokovè, David Gbahoungba, Sanni Mama, Nathanaël Sokpoékpé, Florentin Tchaou et Thomas Yombo. La direction générale de l’Insae et celle de l’État civil sont aussi membres du Cos/Lépi. Elles sont représentées par leurs directeurs, Laurent Mahounou Hounsa et Abdon Marius Mikpon’aï. Leur mandat prend fin le 31 janvier 2021. Avant cette date, ils doivent transmettre le fichier électoral apuré et actualisé à la Commission électorale nationale autonome (Céna) en vue de la présidentielle de 2021n Impressions de membres du Cos/Lépi au terme de la cérémonie Thomas Yombo : « Le serment en lui-même est évocateur du travail qui nous attend. J’ai déjà supervisé cette activité une fois en tant que ministre en charge des Relations avec les institutions (sous le régime Yayi). Je connais la tâche qui nous attend et je dis, les Cos passent, mais ils ne se ressemblent pas. Quand il s’agit d’un Cos qui va actualiser la liste d’une élection telle que la présidentielle, je pense que la tâche est immense et là, nous devons faire part de notre loyauté envers la République. Une fois membre du Cos, on n’est plus mouvancier ni opposant. Le travail qui est là est d’amener tout le monde à être au même pied d’égalité… Si ça capote, ce sera de notre faute. C’est pourquoi nous devons mettre la probité qu’il faut pour que la liste soit véritablement consensuelle, acceptée de tout le monde ». Nathanaël Sokpoékpé : « Je m’apprête à vivre une nouvelle expérience de travail de groupe au profit du peuple béninois… Apprêter le fichier électoral pour la présidentielle est une très lourde responsabilité. Tous les regards seront tournés vers nous, et nous-mêmes nous devons tenir compte de tout cela pour faire en sorte que tous les Béninois remplissant les conditions soient intégrés au sein du fichier électoral afin de leur permettre d’exprimer leur droit de vote le jour du scrutin présidentiel ».   Actualités 07 août 2020


Riposte contre la Covid-19: L’ambassade de France renforce le Bénin en matériels
L’ambassade de France au Bénin a fait don, ce jeudi 6 août, d’un lot de matériels de prévention et de lutte contre la Covid-19 à l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), en vue d’aider le Bénin à renforcer sa riposte nationale contre la pandémie. La coopération franco-béninoise en marche pour lutter contre la Covid-19 au Bénin. Elle a été matérialisée par un don d’équipements de protection contre la crise sanitaire de l’ambassade de France à l’Agence nationale de la protection civile (Anpc). « Dans le contexte actuel des inondations de 2020 sur fond de Covid-19, et pour accompagner le gouvernement dans ses efforts, l’ambassade de France s’est engagée à accompagner l’Agence nationale de protection civile, dans la perspective de renforcer le mécanisme de prévention et de lutte contre la crise sanitaire mondiale », apprécie Ouorou Baro Mora, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Le don est constitué de 88 litres de savon liquide conditionné, de 1100 litres de gel sanitaire hydro-alcoolique, de 1000 masques chirurgicaux, de 6600 masques artisanaux, de quatre pulvérisateurs d’une capacité unitaire de 16 litres, de 700 litres d’alcool de 90°, … pour un montant total d’environ douze millions et demi de francs Cfa. Il vise à renforcer la capacité de résilience des communautés et à limiter les impacts de la pandémie dans le pays. « Cette initiative de l’ambassade de France entre dans le cadre de réduction des risques et catastrophes par l’Anpc et permettra de contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable », se réjouit-il. Les équipements sont destinés au personnel impliqué dans la réduction des risques de catastrophes, dont le personnel de l’Anpc et les populations vulnérables. Ils aideront la structure bénéficiaire dans sa mission de protection civile. La gestion efficace de la crise sanitaire mondiale par le Bénin lui a valu cet appui de l’ambassade de France. « La lutte menée au Bénin contre ce fléau invisible, impalpable, méconnu est rigoureuse et bien plus cohérente que dans de nombreux pays. C’est dans ce cadre que la France a décidé de remettre ces matériels à l’Anpc après avoir demandé à cette agence d’exprimer ses besoins », souligne Michel Ciabrint, attaché de Sécurité intérieure à l’ambassade de France. L’état d’esprit qui prédomine à l’occasion de cette remise de don, c’est la confraternité entre les deux pays et le souci de rechercher l’utilité immédiate et concrète, indique-t-il. Aristide Dagou, directeur général de l’Anpc, est heureux de la démarche des donateurs: « Nous avons posé un acte remarquable, avec l’appui de la coopération française, de générosité et de solidarité qui va renforcer la résilience de tous les bénéficiaires directs et indirects face à la pandémie de la Covid-19 ». Depuis l’avènement de la maladie à Coronavirus au Bénin le 16 mars 2020, l’Agence nationale de protection civile s’investit dans la riposte avec les moyens dont elle dispose. A ce titre, relève son directeur général, « elle a organisé d’intenses campagnes de sensibilisation qui ont permis d’éveiller la conscience des populations et de renforcer la culture du risque au sein des marchés, des commissariats, des lycées et collèges, du groupement national des sapeurs-pompiers et des lieux de culte ». Cette campagne nationale a permis de recenser les besoins fondamentaux des populations que le geste des donateurs a pris en compte. La raison d’être de l’Anpc, c’est le secours aux populations, la sensibilisation, l’assistance et la protection des personnes et des biens. Le présent don de l’ambassade de France la renforce davantage dans cette mission. Société 07 août 2020


Programme national de développement du palmier à huile: Nobles ambitions pour un fleuron de l’économie en berne
D’un coût estimé à un peu plus de 10 milliards F Cfa, le programme national de développement de la filière palmier à huile augure d’un lendemain meilleur pour cette spéculation qui jadis faisait la fierté du Bénin. Mais, que prévoit ce plan de relance longtemps souhaité ? Les acteurs de la filière palmier à huile disposent désormais d’une boussole pour conduire à bon port cette culture qui fut premier contributeur à la croissance économique du Bénin. Validé, jeudi 30 juillet dernier à Cotonou, le Programme national de développement de la filière palmier à huile (Pndf-Ph) est l’outil qui portera désormais les actions de sa promotion. Il vise à améliorer, pendant les cinq prochaines années, la productivité des palmeraies béninoises et la mise en marché des produits du palmier à huile selon les normes de qualité et de durabilité. L’ambition est de porter la production de régimes de palme de 600 000 tonnes à 1000 000 de tonnes, à travers quatre objectifs spécifiques et quinze résultats attendus, relatifs à l’amélioration des systèmes de production, au renforcement du tissu industriel et artisanal de transformation, aux mécanismes de la commercialisation et à la facilitation de l’accès des différentes catégories d’acteurs de la filière aux guichets du Fonds national de développement agricole (Fnda) et autres structures financières. Le coût global du programme est évalué à 10,483 milliards F Cfa. Le Pndf-Ph 2020-2025 devrait marquer définitivement l’essor de cette culture, corroborant les efforts entrepris pour sa relance, après la longue crise qui a agité les Coopératives d’aménagement rural (Car). En fait, l’élaboration du programme fait suite à un certain nombre d’actions menées ces trois dernières années pour la relance de la filière. Il s’agit de la mise à disposition des producteurs de plants sélectionnés à coût réduit, l’acquisition d’équipements modernes pour l’entretien des palmeraies et la récolte de régimes, la formation des producteurs sur les itinéraires techniques de production, et des transformateurs sur les technologies de production d’huile de palme de bonne qualité, le renforcement. Motivations Dans la dynamique de promotion de chaînes de valeur ajoutées (Cva), le palmier à huile qui, jusqu’au début des années 70, constituait la première filière d’exportation du Bénin, est identifié parmi les filières à promouvoir. Elle est classée locomotive au niveau du Pôle de développement agricole 6, et en diversification dans les pôles 5 et 7. La relance de la filière s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag) volet Agriculture et du Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017-2021). Pour Arouna Lawani, président de la Fédération nationale des producteurs de palmier à huile du Bénin (Fnpph-B), il est question de saisir l’opportunité de la position géographique du Bénin couplée à la forte demande du Nigeria qui ne produit que 1 million de tonnes d’huile rouge pour un besoin estimé à 3 millions de tonnes par an. L’huile de palme pour le marché régional est considérée par les acteurs comme prioritaire devant les quatre autres Cva identifiées à savoir huile de palme pour le marché national, huile palmiste pour le marché régional, amande de noix de palme et alcool de vin de palme (sodabi) pour le marché international. La production nationale d’huile de palme au Bénin s’élevait seulement à quelque 75 000 tonnes en 2013, selon les données de l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique (Insae) sur la production agricole en 2015. Elle a chuté ces dernières années. Il s’agit alors d’augmenter fortement la production et la productivité au plan national afin de satisfaire la demande du grand voisin de l’Est qui date de plusieurs décennies, préconise Arouna Lawani. 25 000 ha à installer Le Pndf-Ph prévoit l’installation de nouvelles plantations, l’entretien et la mise aux normes des anciennes palmeraies, la promotion de la petite irrigation des palmeraies. Au nombre de 36 au total, les coopératives étaient installées sur 29 215 hectares dans les zones oléicoles dans les années 60 du Sud-Bénin, région propice pour la culture du palmier à huile. L’ambition affichée dans le nouveau programme de développement de la filière, c’est d’installer au moins 25 000 nouveaux hectares et d’améliorer d’au moins 20 % le rendement moyen à l’horizon 2025 ainsi que la transformation par la raffinerie et la savonnerie pour la satisfaction du marché national et sous-régional. Au vu des réalités agro-climatiques, relève Dieu-donné Konnon, un des consultants ayant travaillé à l’élaboration du document, il serait difficile d’envisager étendre la zone de production du palmier à huile en termes d’occupation de nouvelles aires géographiques en dehors du Sud-Bénin. D’où la nécessité de mettre l’accent sur la productivité, à travers la recherche-développement pour l’amélioration de la qualité des intrants de production et le respect des itinéraires techniques de production. En fait, le rendement moyen du palmier à huile au Bénin chute, notamment avec le changement des conditions pédoclimatiques. Il est passé de 8,512 tonnes/ha en 2008 à 5,95 tonnes/ha en 2013, d’après les données de la direction des Statistiques agricoles du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Dsa/Maep). La production de noix de palme suit la même tendance, passant de 319 500 tonnes en 2008 à 312 943 tonnes en 2015, selon l’évaluation du Plan stratégique de relance du secteur agricole (Psrsa) faite en 2016. Augmenter la production revient aussi à surmonter les contraintes telles que l’insuffisance de l’offre de graines germées aux pépiniéristes, l’insuffisance de l’offre de plants de palmier de bonne qualité aux planteurs et l’accès difficiles aux engrais spécifiques. Qualité et vente Le programme de développement de la filière envisage la modernisation des unités de transformation, l’amélioration de la qualité des huiles, la promotion et la labélisation des produits dérivés du palmier à huile, l’appui à l’organisation des acteurs, selon Dieu-donné Konnon. A fin 2024, il est attendu une augmentation d’au moins 30 % par rapport à 2018 des quantités d’huile de palme et d’huile palmiste vendues vers le Nigeria. En effet, deux grosses unités de transformation : l’usine de l’Industrie béninoise des corps gras (Ibcg) et l’huilerie du Complexe d’oléagineux d’Agonvy (Coda- Bénin S.A.)s’approvisionnent auprès des Car et écoulent leur produit sur le marché nigérian. Celles-ci sont en sous-exploitation à cause du faible niveau d’approvisionnement. Coda, par exemple, n’excède pas 30 % de sa capacité de production installée qui est de 70 000 tonnes de régimes par an. Par ailleurs, la qualité des huiles des transformateurs artisanaux (qui dominent le secteur) ne satisfait quasiment pas aux exigences des industries de transformation, notamment pour la fabrication de savons. Faible performance, manque d’équipements appropriés, méconnaissance des normes de qualité caractérisent le sous-secteur de la transformation. A tout cela s’ajoutent la concurrence des pays asiatiques, le manque d’organisations formelles pour l’exportation, la contrebande, le faible accès au financement agricole, le déficit et la non-fiabilité des statistiques de production de régimes, de noix, d’huile et autres produits dérivés. Ces contraintes, les acteurs devront les surmonter avec la mise en œuvre diligente du nouveau programme. Economie 07 août 2020


« Moov Epargne Projet » et « Moov Assistance Funérailles »: Moov et NSIA lancent deux produits innovants d’assurance
« Moov Epargne Projet » et « Moov Assistance Funérailles » sont deux nouveaux produits d’assurance nés du partenariat entre Moov Bénin et NSIA Vie Assurances. Ils ont été lancés, ce jeudi 6 août à Cotonou, au profit des abonnés, par les directeurs généraux des deux structures. Les abonnés de Moov Bénin ayant un compte Moov Money peuvent désormais avoir facilement accès aux produits d’assurance. Dans l’optique d’encourager l’épargne et la prévoyance décès, le réseau de téléphonie mobile s’est associé à NSIA Vie Assurances pour mettre en place deux produits innovants. Il s’agit de « Moov Epargne Projet » et « Moov Assistance Funérailles ». Par ces produits, Moov Money réitère ainsi son engagement à être toujours plus proche de sa clientèle, en lui offrant des services innovants qui répondent à ses besoins, laisse entendre Aïssatou Diallo, directrice des Opérations et des Partenariats d’émission des monnaies électroniques à Moov Bénin. Omar Nahli, directeur général de Moov Bénin, se réjouit du partenariat avec NSIA Vie Assurances Bénin qui vient à point nommé, dans un contexte de la pandémie de Covid-19 où les attentes des populations vis-à-vis des fournisseurs de solutions sont grandes. Les deux nouveaux produits leur permettront d’épargner pour affronter d’éventuels moments difficiles, souligne-t-il. Ce sont des solutions concrètes aux problématiques quotidiennes des populations qui permettent de réduire le fossé entre les assureurs et les assurables et de contribuer au renforcement de l’inclusion financière déjà entamée par Moov Money, en y ajoutant le volet couverture des risques, indique Fréjus Dossou, directeur du Développement commercial de NSIA Vie Assurances Bénin. Il s’agit ainsi de contribuer à l’inclusion sociale des couches les plus vulnérables avec des solutions pratiques, innovantes et peu onéreuses, d’enrichir l’expérience client et d’optimiser la satisfaction des clients des services Moov Money & NSIA Vie Assurances, renchérit Magloire Dochamou, directeur général de NSIA Vie Assurances Bénin. Il rassure quant au paiement à temps des sinistres, conformément à la dynamique et aux engagements de la société vis-à-vis de la clientèle. Avantages « Moov Epargne Projet » permet au souscripteur de capitaliser et de constituer une épargne en vue de la réalisation de ses projets : mariage, scolarité, construction de maison. L’on peut y souscrire à partir de 7500 F Cfa/mois et bénéficier d’une cagnotte pour accélérer le processus de réalisation de ses projets, explique Fréjus Dossou. Le produit permet de gagner plus de 2 millions F Cfa par tirage au sort par an. Mais au-delà, à l’issue du contrat, le souscripteur retire toute son épargne majorée des intérêts générés sur la période. Le produit prémunit les ayants-droit de l’assuré contre les conséquences liées à une disparition tragique, par le versement d’un capital en plus de ce qui est cotisé, informe M. Dossou. Pour bénéficier du contrat, il suffira au souscripteur d’être à jour de ses cotisations de prime, d’aller au terme du contrat, d’être tiré au sort (une ou deux fois dans l’année), de déclarer et fournir l’attestation de décès de l’abonné Moov Money. Quant à « Moov Assistance Funérailles », ce produit vise le paiement d’un capital en cas de décès de l’assuré, quelle qu’en soit la cause ou en cas d’invalidité absolue et définitive. La souscription au contrat de prévoyance peut donner droit jusqu’à 1 150 000 F Cfa pour l’organisation des funérailles. Le produit prévoit la couverture des frais des obsèques en cas de disparition des enfants, d’un conjoint, des ascendants ou même des beaux-parents. Il comporte trois options : la première (à partir d’une prime annuelle de 5 950 F Cfa) couvre l’abonné Moov Money lui-même, son conjoint et ses enfants (dans la limite de quatre au maximum) ; la deuxième option (7 270 F Cfa par an) étend la couverture aux parents assurés et la troisième (8 590 F Cfa) qui inclut les ascendants et les beaux-parents, détaille Fréjus Dossou. Conditions Selon Maxime Fado, chef division Moov Money, pour souscrire à l’un ou l’autre des produits, il faut être un abonné du réseau Moov Bénin régulièrement enregistré et disposer d’un compte Moov Money actif. Une pièce d’identité en cours de validité est nécessaire : une carte nationale d’identité, ou un extrait d’acte de naissance ou encore une Carte Lepi (Liste électorale permanente informatisée) ou Ravip (Recensement administratif à vocation d’identification de la population). L’âge limite est de 18 à 65 ans au plus à la souscription pour l’abonné Moov Money et au plus 75 ans pour les assurés associés. L’abonné devra approvisionner régulièrement son compte Moov Money pour payer ses primes, renseigner et valider le parcours client avec son code Pin Moov Money, etc. Société 07 août 2020


Recyclage de riz avarié: Deux jeunes arrêtés à Pahou
Le Service d’intervention rapide Atlantique-Littoral (Siral) de la direction départementale des Douanes et Droits indirects appuyé par le commissariat de Pahou a mis la main sur deux jeunes spécialisés dans le recyclage et le reconditionnement de riz impropre à la consommation humaine. Ces présumés faussaires ont été présentés, ce jeudi 6 août, à la presse au siège de leur structure à Zoungoudo dans l’arrondissement de Pahou. Cent trente-trois sacs de cinquante kilogrammes de riz avarié recyclé et le dispositif de reconditionnement ont été retrouvés dans une maison à Zoungoudo dans l’arrondissement de Pahou, commune de Ouidah lors de la descente des forces de sécurité accompagnées de la presse. Selon le commandant Marcellin Laourou, chef du Service d’intervention rapide Atlantique-Littoral (Siral) de la direction départementale des Douanes et Droits indirects, son service a été informé de l’existence d’un réseau de recyclage de riz avarié entretenu par un groupe d’individus basés à Zoungoudo, dans l’arrondissement de Pahou. Ceux-ci mettent ensuite ce riz impropre à la consommation humaine sur le marché. Expliquant leur mode opératoire, il précise que les membres du réseau recyclent le riz avarié avant de le reconditionner dans des sacs estampillés du logo des sociétés agréées pour la commercialisation du riz au Bénin. En outre, ces sacs portent la mention des dates de péremption qui ne présentent aucune anomalie, dit-il en montrant un emballage sur lequel sont marqués « 2018» comme année de fabrication et « Avril 2021 » pour la péremption et l’Inde comme pays d’origine. « Avec toutes ces informations, les populations vont se dire qu’elles prennent du riz de bonne qualité alors que c’est du faux », apprécie-t-il, ajoutant qu’ils vendent ce riz à vil prix sur le marché. « La vie des consommateurs est en danger», note-t-il avant d’inviter les populations à faire plus attention aux produits alimentaires achetés sur le marché. Apportant d’autres précisions, Samadou A. Orou, lieutenant de police chargé du commissariat de Pahou, indique que les deux individus arrêtés sont le promoteur et son employé. Aux dires du fonctionnaire de police, le promoteur estime avoir acheté du riz de bonne qualité et que suite à un problème de séchage lié au stockage, il serait amené à ouvrir les sacs pour procéder à un recyclage puis à un reconditionnement du produit. Cette version du promoteur sera vérifiée par les enquêtes, fait savoir le lieutenant de police. Le reconditionnement, rectifie docteur Rosaire Attolou, directeur départemental du Cadre de vie et du Développement durable Atlantique-Littoral, répond à des normes. Pour lui, tout reconditionnement de produits alimentaires requiert l’autorisation du ministère de l’Agriculture. A l’en croire, les présumés auteurs des faits en cause n’ont aucune autorisation. De même, poursuit-il, pour tout problème de destruction, de recyclage ou de valorisation, c’est le ministère du Cadre de vie qui est habilité à donner autorisation. Après avoir expliqué tout le processus à suivre en cas de destruction, il informe qu’un laboratoire est sollicité pour l’analyse du produit à partir d’un prélèvement. Les enquêtes se poursuivent pour connaître le reste du réseau et présenter les membres au procureur de la République du Tribunal de Ouidah. Société 07 août 2020


Supposés prélèvements de fonds sur les comptes de ses abonnés: La direction de Mtn Mobile Money Bénin S.A. rassure sa clientèle
Loin d’elle l’idée de vouloir gruger sa clientèle ou encore de prélever des frais sur les comptes de ses abonnés pour lesquels elle travaille au quotidien afin de répondre à ses moindres exigences. La direction de Mtn Mobile Money Bénin S.A., peinée par les désagréments causés à une partie de clientèle, a au cours d’une conférence de presse, ce jeudi 6 août, apaisé les esprits et expliqué comment un dérèglement technique a pu lui causer du tort. Un dysfonctionnement! C’est ainsi qu’il faut comprendre la situation qui oblige, depuis quelques jours, Mtn Mobile Money Bénin S.A. à reprendre des comptes de certains de ses abonnés, des montants indûment reçus. Au cours d’une conférence de presse, ce jeudi 6 août à Cotonou, Hermann Ahouandjinou, directeur Vente et Distribution Mtn Mobile Money Bénin S.A., a expliqué que, depuis le 17 juin dernier, Mtn Mobile Money Bénin S.A., dans le souci de fidéliser certains de ses abonnés inactifs n’ayant effectué aucune transaction depuis le mois de mai, a décidé de leur offrir un bonus de cinq cent (500) francs Cfa pour les encourager à faire une transaction Momo. Selon ses explications, cette opération concernait initialement une base de mille (1000) abonnés. Le montant total disponible dans la cagnotte était donc de cinq cent mille (500 000) francs Cfa. Cette offre gracieuse, comme la société en a l’habitude pour récompenser sa clientèle, s’est malheureusement heurtée à un dysfonctionnement technique. « Suite à un incident survenu lors de l’implémentation de cette offre sur notre plateforme Mobile Money, nous avons constaté que 607 330 abonnés sur les deux millions cinq cent mille abonnés actifs ont bénéficié de manière indue de cette promotion », indique Hermann Ahouandjinou. Ce qui s’est réellement passé Certains abonnés ont reçu le montant de cinq cents francs Cfa à plusieurs reprises allant jusqu’à 830 fois ce montant, ce qui équivaut à 415 000 F Cfa, illustre-t-il. Toujours du fait de ce dysfonctionnement, le montant total partagé s’élève à 512 796 500 F au lieu de 500.000 F Cfa. Face à cette situation, Mtn Mobile Money Bénin S.A. a engagé une action en direction des abonnés concernés afin de récupérer ladite somme indûment perçue. « Nous avons entamé certaines actions de recouvrement de ce montant sur les comptes à partir du 5 août 2020 », indique le directeur Vente et Distribution Mtn Mobile Money Bénin S.A. Cette action, poursuit-il, s’est traduite d’une part par l’envoi de Sms auxdits abonnés pour les informer du montant reçu par erreur sur leurs comptes Mobile Money avec précision de la date de réception du montant et dont le débit est effectué. D’autre part, il y a l’assistance au niveau du support client. Cette autre phase s’effectue par appel et message au 111 puis, par Whatsapp au 62 62 00 00 ainsi que dans toutes les agences pour apporter aux abonnés concernés toutes les explications, soutient pour sa part Jean-Claude Akogbéto, directeur de la Régulation et des Relations publiques de Mtn Bénin. Celui-ci révèle que les abonnés ont aussi la possibilité d’accéder à leur relevé de comptes pour s’assurer de toute la transparence qui entoure encore l’opération. Apaisement… Hermann Ahouandjinou s’est également voulu formel sur le fait que ne sont concernés par l’opération que les abonnés qui ont reçu indûment les transferts. Ceux qui ne le sont pas ne recevront aucun message et aucun prélèvement ne se fera de leurs comptes. Mieux, le montant ne peut être prélevé qu’une seule fois et les abonnés peuvent en avoir la preuve à leur demande. « Il y a une clarté qui entoure l’opération », apaise-t-il. Cette conférence de presse à laquelle a également pris part Glen Zwane, directeur financier de Mtn Bénin, a été l’occasion pour les responsables d’inviter la population au calme. Pour eux, il ne s’agit que d’un dysfonctionnement technique pour lequel ils ont présenté aux abonnés, les plus sincères excuses de la société. De tels faits ne se reproduiront plus, se seront-ils engagés, expliquant que Mtn Mobile Money Bénin S.A. travaille au quotidien pour donner satisfaction aux plus petits besoins de sa clientèle. Société 07 août 2020


Actualisation de la liste électorale : La configuration du bureau du Cos-lépi
Le nouveau Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée entre en fonction après avoir prêté serment devant la Cour constitutionnelle ce jeudi 6 août 2020. Le nouveau bureau du Cos-Lépi en effet se compose de l’honorable Gilbert Bangana élu président de l’institution. Le vice-président est le député Florentin Tchaou et le rapporteur du Cos-lépi est Laurent Hounsa, directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Le bureau a été élu juste après la cérémonie de prestation de serment intervenue devant la Haute juridiction. Les membres du Cos-lépi, au nombre de onze, désignés par le parlement le 28 juillet 2020 sont informés des dispositions juridiques portant composition, conditions d’entrée en fonction ainsi que la mission assignée aux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée. Tour à tour, ils ont juré de remplir leur fonction avec loyauté et probité devant les conseillers de la Cour constitutionnelle. « La Cour vous donne acte de ce que vous avez juré, de ce que vous avez prêté serment », confie le Professeur Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Il a souligné que la Lépi est indispensable pour accomplir le devoir civique qu’est le vote. Ainsi, les membres du Cos-Lépi doivent assurer et assumer de manière professionnelle et responsable la mission qui leur est confiée. Actualités 06 août 2020


Lancement de l’emprunt obligataire de 100 milliards de F Cfa: 4 secteurs clés de l’économie béninoise bientôt financés et modernisés
Alors que le régime du nouveau départ tend inexorablement vers la fin du quinquennat, un nouvel emprunt obligataire d’un montant indicatif de 100 milliards de francs Cfa vient d’être émis par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité en vue de financer l’économie béninoise et d’assurer la résilience du secteur agricole. Par l’arrêté 2020 N°1586/MEF/CAB/SGM/ DGTCP /DAMF/SP/256 SGG20 du 02 juillet 2020 fixant les conditions de l’émission d’obligations du Trésor par syndication « Trésor Public du Bénin Tpbj 6,50% 2020-2028 », le ministre de l’Economie et des Finances a autorisé la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Bénin à procéder à l’émission d’un emprunt obligataire à taux fixe, par appel public à l’épargne d’un montant indicatif de 100 milliards de F Cfa. La Dgtcp étant chargée de la gestion du portefeuille de l’Etat, elle a été désignée par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, pour le représenter aux fins de l’émission de cet emprunt dont la souscription couvre la période du 27 juillet au 14 août 2020 avec un taux d’intérêt de 6,50% par an. Et les ressources à mobiliser par cet emprunt obligataire serviront principalement au financement d’une partie des investissements prévus au programme national d’investissements au titre de l’année 2020 en vue de la relance de l’économie. Les Projets qui seront financés par cet emprunt obligataire se concentrent dans des secteurs tels que l’agriculture, le tourisme, les transports et les travaux publics. Des secteurs pour lesquels le gouvernement attache un intérêt particulier au regard de leur poids sur l’économie nationale. L’objectif premier des grands projets de l’Etat est de faire du Bénin un pôle d’attraction de l’investissement en accord avec une économie dynamique et moderne, ouverte sur le monde. C’est ainsi qu’ayant pris conscience de son déficit infrastructurel le Bénin a donc entrepris un programme intensif de modernisation et de renforcement des infrastructures et d’aménagement du territoire. A terme, les projets et programmes structurants qui composent le portefeuille des investissements publics envisagés en 2020 contribueront au renforcement des bases structurelles de l’économie béninoise avec, entre autres, l’amélioration du climat des affaires, le maintien de la stabilité du cadre macroéconomique, la réduction du déficit infrastructurel, la promotion des industries de transformation à travers des incitations fiscales et le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie . Le prix de l’émission est à 10 000 F Cfa et les personnes physiques et morales des pays membres de l’Uemoa ainsi que les investisseurs institutionnels régionaux et internationaux désireux de souscrire peuvent souscrire à l’opération qui s’est toujours soldée par un succès pour les précédentes éditions. Et pour cet emprunt qui dure 8 ans avec 2 ans de différé, c’est la Société de Gestion et d’Intermédiation du Bénin (SGI-Bénin) qui a été, une fois encore, mandatée en qualité d’arrangeur et chef de file de l’opération. Elle se fera accompagnée d’un Co-Chef de file notamment Sgi Agi, ainsi que d’un syndicat de placement. A noter que le paiement des intérêts se fera annuellement les 25 août à compter de la date de jouissance jusqu’au 25 août 2028 et pour la première fois le 25 août 2021 ou le premier jour ouvré suivant ce jour. Le remboursement du capital se fera annuellement, après deux (2) ans de différé. Source : Gloryd Solutions Group Economie 06 août 2020


Exportation du soja du Bénin vers la Chine: Les acteurs appelés au respect des exigences
Les acteurs impliqués dans l’exportation du soja du Bénin vers la Chine en savent désormais un peu plus sur les conditions à remplir avant toute expédition. Ils ont été sensibilisés sur les exigences contenues dans le protocole d’accord signé à cet effet, lors d’une rencontre organisée, ce mercredi 5 août à Cotonou. Non-respect des procédures de contrôle et des exigences phytosanitaires, falsification des documents officiels d’accompagnement… L’exportation de soja-grain vers la Chine qui a commencé cette année est déjà minée par de mauvaises pratiques. « Les premières expéditions ne se sont pas bien passées du fait de la méconnaissance du processus d’exportation par les acteurs », déplore Laurent Gangbès, directeur de l’Agence pour la promotion des importations et des exportations (Apiex). Face aux exigences des clients chinois relatives au respect des normes sanitaires et de qualité à travers la demande de divers certificats, l’Apiex a initié la rencontre, tenue hier à Cotonou, au profit des acteurs impliqués. Il est question de garantir la réussite de la politique du gouvernement en matière de développement de la filière soja au Bénin, car le marché de la Chine qui importe 85 millions de tonnes par an, constitue une opportunité à ne pas gâcher, précise Laurent Gangbès. Il avertit : « Si nous ne prenons pas les mesures, nous allons nous heurter à une perte d’image du Bénin, ce qui affectera non seulement la filière soja, mais aussi les autres produits béninois que nous nous efforçons à mettre sur le vaste marché chinois ». Epiphane Sètondji Hossou, directeur général de l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa), indique que les modalités sont contenues pour l’essentiel dans leprotocole d’accord signé, le 18 septembre 2019, entre le Bénin et l’administration générale des douanes de la République de Chine (Gacc), relatif aux exigences phytosanitaires liées à l’exportation du soja du Bénin vers la Chine. « Il est impératif pour les acteurs de la filière, en particulier les entreprises exportatrices enregistrées auprès de l’Abssa, de respecter les clauses de cet accord pour maintenir durablement ce vaste marché promoteur pour le Bénin », préconise-t-il. Conditions Au total, 1161 tonnes de soja sont à destination de la Chine pour le compte de la campagne agricole 2019-2020 depuis la signature du protocole d’accord. Des trois structures exportatrices, une seule a véritablement collaboré avec l’administration pour se conformer aux exigences, relève Dr Minhahoué Tchoutchou, directeur des contrôles à l’Abssa. Au nombre des documents officiels exigés, l’exportation du soja vers la Chine est subordonnée à la production d’un Certificat phytosanitaire et d’une attestation de fumigation délivrés par la direction de la Protection des végétaux (Dpv), un certificat d’origine de la direction générale du Commerce (Dgc), une attestation de non Ogm (Organisme génétiquement modifié) par l’Abssa. L’opérateur devra être enregistré auprès de ladite agence, lui fournir une copie authentique du permis d’importation du soja en Chine délivré par les autorités chinoises, énumère Dr Minhahoué Tchoutchou. Il doit aussi s’assurer que le nom de son entreprise figure dans la base de données de la Gacc et adresser à l’Abssa, quinze jours francs avant l’expédition du lot, une demande d’inspection et d’obtention des certificats requis. Economie 06 août 2020


Tête-à-tête entre Alain Orounla et l’ambassadeur des États-Unis: Le rayonnement des médias au cœur des échanges
L’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, a été reçue par le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla ce mercredi 5 août. Les échanges ont porté essentiellement sur le rayonnement des médias au Bénin ainsi que des professionnels qui y exercent. Les deux personnalités ont évoqué l’idée de renforcer la coopération pour booster le secteur des médias. Deux heures d’échanges pour évoquer le rayonnement du secteur des médias au Bénin. Au terme de l’audience qu’Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste a accordée à l’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, à sa demande, de belles perspectives s’ouvrent au secteur des médias. « Nous avons discuté des opportunités de formation pour les journalistes, avec les programmes que nous avons à l’Ambassade des États-Unis et nous continuons à chercher des opportunités de travailler ensemble parce que la liberté de la presse et des médias est une des bases très importantes de la démocratie au Bénin comme aux États-Unis, et nous devons travailler ensemble pour la sauvegarder », a indiqué l’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney. Au cours de l’audience avec le ministre, informe la diplomate, « nous avons discuté des domaines dans lesquels nous pouvons collaborer ». Alain Orounla et son hôte ont aussi discuté de l’importance de la liberté de la presse ainsi que des efforts pour la promouvoir. Appréciant la démarche de l’ambassadeur, le ministre Alain Orounla a indiqué qu’elle témoigne de l’intérêt porté par le gouvernement des États-Unis à travers son ambassade au Programme d’action du gouvernement, notamment en matière de presse et de médias. L’entretien convivial et fraternel, souligne le ministre, a permis de passer en revue ce que le Pag prévoit pour les professionnels des médias et ce que le gouvernement des Etats-Unis propose comme accompagnement. « J’ai obtenu de madame l’ambassadrice que ces différents programmes avec de multiples intérêts soient néanmoins déroulés pour ce qui peut l’être, notamment le volet formation par visioconférence et peut-être des séjours de formation aux États-Unis. Le moment venu, on verra comment ceux d’entre vous professionnels des médias qui auraient été élus, puissent bénéficier de ce programme », a informé le ministre Alain Orounla. Selon lui, les États-Unis sont très attentifs à l’évolution de la liberté de la presse. À ce titre, précise le ministre porte-parole du gouvernement, il a été question pour la diplomate de demander quelques précisions sur la suspension des médias en ligne, et nos efforts pour un heureux dénouement ont été salués, souligne-t-il. « Il a été question de voir dans quelle mesure nous accompagner afin de faire débloquer les appuis prévus par le Pag pour les médias, il n’a été question que de vous acteurs des médias et d’autres sujets essentiels sur lesquels nous avons échangé. Tout ceci témoigne du fait que le ministère de la Communication et de la Poste est bien observé et que les efforts de vous journalistes, collaborateurs de ce ministère sont appréciés », s’est réjoui Alain Orounla. Actualités 06 août 2020


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