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Nouvelles

Politique agricole de l’Uemoa: Miser sur la recherche pour la sécurité alimentaire
Un investissement de 1,5 milliard F Cfa de l’Uemoa a renforcé la résilience et les moyens de subsistance des producteurs agricoles entre 2014 et 2019. Les acquis augurent d’un lendemain meilleur pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, si les parties prenantes s’approprient les acquis et les mettent à l’échelle dans la communauté. Malgré la position stratégique de l’agriculture dans les économies de l’espace Uemoa (60 à 80 % de la population active selon les États), la production se caractérise par une faible productivité, une prévalence de la malnutrition, une pauvreté rurale ainsi que l’insécurité alimentaire récurrente. Face à cette situation, la Commission de l’Union a opté pour l’accroissement des productions agricoles comme axe majeur pour la réalisation de la sécurité alimentaire. C’est pourquoi, elle a financé la convention de mise en œuvre du Programme de recherche sur les secteurs agricoles prioritaires (Prefap) pour un montant de 1,5 milliard F Cfa, explique Jonas Gbian, commissaire de l’Uemoa en charge du département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement (Daren). Cette convention signée en septembre 2014 s’inscrit dans le cadre de la Politique agricole de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) a été le maître d’ouvrage délégué pour la mise œuvre du Prefap pour une durée de cinq ans. « L’appui financier a permis d’enregistrer des acquis appréciables permettant d’améliorer la productivité et la compétitivité de cinq filières prioritaires retenues par l’Uemoa à savoir le riz, le maïs, le coton, le bétail-viande et l’aviculture », se réjouit Jonas Gbian.« Les contraintes liées à l’amélioration de la compétitivité de la filière aquacole ont également été prises en compte dans la mise en œuvre de cette convention », poursuit-il. En fait, la mise en œuvre a permis, entre autres, de générer de technologies au profit des utilisateurs, de renforcer les capacités des institutions en les dotant de laboratoires de pointe et de consommables, de renforcer le capital humain à travers l’initiation à la recherche de jeunes chercheurs et des formations diplômantes qui ont produit de nombreux ingénieurs ainsi que des docteurs et titulaires de master. Du concret Faire de la valorisation des tiges de cotonnier un business rentable, tel est l’objectif de la composante Valorisation des tiges de cotonnier (autrefois sans valeur et souvent brûlées)pour la fabrication des panneaux à particules (Vaticopp) du Prefap. Une technologie y afférente est développée avec neuf combinaisons utilisant soit 100 % de tiges de cotonnier, soit 100 % de sciure de bois et soit 50 % de tiges de cotonnier et 50 % de sciure. Des trois unités de fabrication installées dont une à Parakou, sortent tables, chaises, tabourets, guéridons, portes, étagères, armoires. Le projet de valorisation des ressources génétiques animales et aquacoles locales (Progeval) a permis d’élaborer 16 options développées de valorisation des ressources génétiques animales et aquacoles. La recherche ouvre ainsi un boulevard d’éclosion à la pisciculture en Afrique de l’Ouest, grâce aux leçons apprises, les aliments de poisson et les alevins reçus par les acteurs. Les acquis du projet Amélioration de l’accès au financement pour les acteurs du maillon Commercialisation de la filière maïs (Amafine) augurent de meilleures perspectives pour cette chaîne de valeur au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Il reste l’implication des structures d’assurances, d’un fonds de garantie, des institutions financières pour accompagner les transformateurs, les commerçants et les transporteurs. Divulguer Les résultats acquis ont fait l’objet d’un rapport co-publié, mercredi dernier, par la Commission de l’Uemoa et le Coraf et préfacé par Abdallah Bouréima, président de la Commission. Le défi reste l’appropriation des acquis obtenus et surtout la mise à l’échelle des technologies développées dans toute la communauté et leur adoption par l’ensemble du secteur privé. Cela ne peut se faire sans l’appui aux équipementiers agricoles de la sous-région d’une part, la diffusion des options de valorisation développées sur les différentes races étudiées, l’amélioration de la productivité des différentes races caractérisées (Bétail, poissons, pintades), la facilitation de la production et l’accès à l’aliment piscicole et aux alevins d’autre part. Il importe également de renforcer les capacités des acteurs des plateformes d’innovation mises en place sur les options de valorisation et les technologies de transformation des produits animaux. Jonas Gbian a rassuré, au cours de la visioconférence de presse du lancement du rapport, que la Commission de l’Uemoa n’entend pas ménager sa disponibilité à accompagner les États membres pour l’amélioration de la productivité et la compétitivité de leurs filières agricoles en vue de contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au sein de cet espace.En outre, il est question que les populations fassent davantage preuve de patriotisme économique en consommant les produits locaux, en attendant éventuellement une nouvelle phase du projet. Economie 28 juil. 2020


Professeur Sègnonna Horace Adjolohoun sur les noces de bronze de la Cpi: « Il n’y a rien de pire pour une juridiction internationale que de perdre la confiance des Etats »
La Cour pénale internationale (Cpi) a eu vingt-deux ans le 17 juillet dernier. En deux décennies de fonctionnement, l’institution a enregistré d’énormes acquis. Mais elle n’a pas été à l’abri de critiques, d’une ampleur remettant parfois en question le projet même de justice pénale internationale voulu par le Statut de Rome créant la juridiction. Pour ses lecteurs, La Nation revient ici, avec le Professeur Sègnonna Horace Adjolohoun, sur le chemin parcouru par la Cpi, les acquis qu’elle a engrangés mais surtout ses défis dans une approche s’intéressant en particulier aux rapports entre la juridiction et les Etats africains. Le professeur Adjolohoun enseigne le droit international des droits de l’homme et le droit constitutionnel comparé. Il est par ailleurs juriste principal en chef à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. La Nation : Le 17 juillet 1998, 120 Etats ont adopté à Rome le Statut instituant la Cour pénale internationale. 22 ans après, cette juridiction a-t-elle comblé les attentes ? Sègnonna Horace Adjolohoun: La Cour pénale internationale a été créée pour juger les crimes les plus ignominieux, notamment le crime de guerre, le génocide et le crime contre l’humanité auxquels a été ajouté une fois défini ultérieurement, le crime d’agression. En créant la Cpi sur cette fondation philosophique, les Etats parties ont cherché à inaugurer un nouvel ordre pénal international qui tranche d’avec l’ordre préexistant des immunités afin de donner corps au slogan « plus jamais d’impunité» pour ces crimes répugnant l’humanité. Dans cette perspective, on peut sans contestation affirmer que la Cpi a comblé les attentes. D’abord, son fonctionnement est devenu effectif à partir de 2002 et elle a examiné et tranché de nombreuses affaires, certaines plus célèbres et plus médiatisées que d’autres. Des personnes reconnues coupables des crimes précités ont été jugées et certains condamnés. Des victimes ont par conséquent obtenu réparation d’une part, à travers la sanction des auteurs et, d’autre part, par le versement de dommages et intérêts ou autres compensations. De ce point de vue, il faut considérer que la Cpi a comblé les attentes en ce sens qu’elle a commencé à remplir la fonction que les Etats avaient voulu lui attribuer en adoptant le Statut de Rome. Ceci dit, la Cpi n’a pas atteint pleinement ses objectifs. Du moins, elle a rencontré des difficultés qui ne lui ont pas permis de combler toutes les attentes. Le plus important de ces défis est sans nul doute lié à la coopération des Etats. Un premier groupe d’Etats, principalement africains, ont constamment rechigné à coopérer avec la Cour notamment dans le cadre de l’arrestation et du transfert de personnes visées par les enquêtes du bureau du Procureur. Un autre groupe d’Etats, en tête desquels les Etats-Unis d’Amérique, ont adopté la pratique curieuse de financer et encourager le fonctionnement d’un système de justice auquel ils soustraient leurs ressortissants. Il est utile de mentionner en passant que, suite à l’avis défavorable de la Cour suprême, le Bénin avait en 2003 décliné la proposition des Etats-Unis de signer un accord bilatéral d’immunité pour les auteurs des crimes jugés par la Cpi. On doit également rappeler les menaces actuelles que fait peser l’administration américaine sur la Cpi y compris le retrait de soutien financier et les restrictions de mouvement pour les juges. Pour ce qui concerne particulièrement les Etats africains, on a pu noter une adhésion « à double vitesse » consistant à coopérer lorsqu’il s’agit de livrer à la justice les opposants encombrants ou les chefs de guerre tenaces mais à tourner le dos à la juridiction dès que le procureur s’intéresse aux chefs d’Etat en exercice ou aux personnalités politiques proches du pouvoir en place. On ne peut s’empêcher de citer à cet égard les cas de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda ou encore de la Côte d’Ivoire où les gouvernements en place affichaient tantôt un soutien indéfectible, tantôt une contestation farouche à la justice sous l’égide de la Cpi. On doit par ailleurs rappeler les nombreux épisodes de refus de coopérer lorsque certains Etats tels que l’Afrique du Sud, le Malawi ou encore le Nigeria ont autorisé l’ancien président soudanais Omar El Béchir à entreprendre des visites officielles sur leurs territoires sans être inquiété alors qu’il était sous le coup de mandats d’arrêt émis par la Cpi. La Cpi fait l’objet de critiques de la part de certains dirigeants et des peuples qui les soutiennent. Pourquoi l’institution est-elle mal perçue en Afrique ? D’un point de vue historique, l’Afrique a contribué de manière active et massive à la création de la Cpi. Avec 33 Etats parties au Statut de Rome, l’Afrique est le groupe régional le plus important au sein de l’Assemblée des Etats parties de l’institution. On ne peut ignorer qu’il s’agit là de l’expression la plus franche d’un engagement du continent en faveur de la justice pénale internationale. Les raisons d’un tel engagement de l’Afrique peuvent être recherchées entre autres dans la détermination du continent à faire front contre les crimes internationaux, notamment le génocide perpétré en 1994 contre les Tutsis au Rwanda, seulement quatre ans avant la création de la Cpi. L’Afrique adhère par ailleurs massivement à la justice sous l’égide de la Cpi dans une ère marquée par les violations graves et massives des droits de l’homme et autres crimes commis lors des conflits armés ayant touché le Libéria et la Sierra Leone. Enfin, l’Afrique en 1998 était également celle de la mutation du principe de non-ingérence adopté par l’Organisation de l’unité africaine vers le devoir de protection et le droit d’intervention en cas de violations et crimes graves contre la personne humaine. Eu égard à un engagement aussi vibrant, il est surprenant que les Etats africains critiquent ouvertement la juridiction lorsqu’ils ne sont pas bien fondés à le faire. L’Afrique « anti-Cpi» reproche principalement à la juridiction de ne s’intéresser qu’aux Africains. D’un point de vue technique, un tel reproche n’est pas nécessairement justifié parce que les procédures engagées par le bureau du procureur peuvent suivre un séquencement imposé par la coopération des Etats, le cours des investigations ou même la maturité de la procédure. On ne peut s’empêcher sur ce point de rappeler que la grande majorité des situations renvoyées devant la Cpi concernant l’Afrique l’ont été par les Etats africains eux-mêmes au contraire d’une citation par le Conseil de sécurité de l’Onu par exemple. En revanche, et dans la pratique, les méthodes du bureau du procureur et les résultats des procédures ne sont pas exempts de critiques des points de vue juridique et philosophique notamment. Le fait que les investigations préliminaires se sont exagérément prolongées dans des situations ailleurs qu’en Afrique a laissé une impression de laxisme volontaire ou d’impuissance du bureau du Procureur. Par ailleurs, plusieurs procédures entreprises contre des Africains ont connu une issue en demi- teinte comme ce fut le cas de l’abandon des charges contre l’actuel président kényan, Uhuru Kenyatta et son vice-président, William Ruto, mais également l’acquittement de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo. Dans les deux cas, l’issue était principalement due à l’insuffisance de preuves qui ne peut manquer de conforter les accusations des Etats africains d’une justice d’acharnement au contraire d’une justice de conviction. Cependant, les moyens auxquels recourent les Etats africains pour décrier les méthodes de fonctionnement de la Cpi peuvent être contestables. La fronde et la menace de retrait en masse comme moyens de contestation comportent une insuffisance juridique, étant donné que les Etats ont adhéré individuellement au Statut de Rome et ne peuvent donc se désengager collectivement. L’appel initial à se retirer en masse par un mouvement sous l’égide de l’Union africaine a d’ailleurs fait long feu avec des Etats qui se sont désolidarisés. En outre, la démarche s’est largement politisée, notamment dans les cas des procédures lancées à l’encontre des présidents kényan et soudanais à travers un mouvement de récupération ou d’africanisation de la justice pénale internationale procédant par l’adoption en 2014 du Protocole dit «de Malabo» créant une chambre pénale internationale au sein de la Cour africaine de justice et des droits de l’homme. Manifestement, cette parade visait davantage à soustraire les chefs d’Etat africains à la justice internationale. Plus de six ans après cette réforme, aucun Etat africain n’a ratifié le Protocole de Malabo. Pourquoi chaque situation référée par le Procureur de la Cpi comporte des difficultés d’ordre politique ? Les difficultés d’ordre politique survenant dans la poursuite des situations référées par la Cpi ne sont pas surprenantes au regard de la qualité des personnes poursuivies par la juridiction. Ceci est dû à l’élément différentiel principal du nouvel ordre pénal international qu’est l’absence d’immunité et d’impunité quelle que soit la qualité des personnes concernées. Dans l’ordre pénal international antérieur au Statut de Rome, les officiels tels que les chefs d’Etat, ministres des Affaires étrangères et autres, jouissaient d’une immunité de juridiction pour les crimes pénaux internationaux. Cette donne change dans le nouvel ordre pénal international emmené par le Statut de Rome de la Cpi. Dans cette nouvelle ère, la qualité d’officiel d’un Etat ne peut soustraire à la justice devant la Cpi. Les difficultés d’ordre politique surviennent donc sans surprise puisque les situations référées concernent en général les officiers des forces gouvernementales ayant exécuté les ordres des officiels ou commis des exactions sur les populations civiles dans les interventions armées contre les groupes rebelles. Le Statut de Rome est décrié par certains Etats qui menacent de se retirer. Pourrait-on assister à une impasse judiciaire dans les procédures concernées ? Le risque est relatif. L’impasse judiciaire pourrait être réalisée dans la mesure où l’action efficace de la Cpi nécessite la coopération de certains Etats ou lorsque certains témoins clés se retirent ou refusent de témoigner. Quels sont les défis qu’impose une Cpi efficace et indépendante ? L’efficacité peut dépendre d’une part de la formation structurelle de l’institution et d’autre part de ses pratiques judiciaires. Du point de vue de la formation institutionnelle, il faut clarifier les rôles du bureau du procureur mais également les questions liées à l’immunité des officiels afin de lever l’équivoque sur l’interprétation et l’application du principe d’immunité tel que connu sous l’ancien régime de la justice pénale internationale et tel qu’il est exprimé clairement dans le Statut de Rome sur la Cpi. Une telle clarification évitera que les Etats politisent leur coopération avec la juridiction et consentent à livrer les personnes accusées de crime graves. L’autre défi se pose en termes des pratiques judiciaires de la Cour et en particulier de la célérité de ses procédures et de la qualité de ses décisions. Il n’est pas contestable que la légitimité d’une juridiction, en l’occurrence internationale, repose principalement sur la qualité de ses prononcés. Il y va de sa crédibilité. Par ailleurs, les défaillances dans les procédures entreprises par le bureau du procureur peuvent constituer le talon d’Achille de la Cour et il est donc impérieux que la juridiction assoit sa notoriété d’abord sur une poursuite d’une qualité irréprochable. Dans ce sens, l’impression que le bureau du Procureur est biaisé en défaveur de l’Afrique doit être impérativement corrigée, car les contestations des Etats africains contre les méthodes, le séquencement, le planning, la qualité et l’enchainement des procédures peuvent décrédibiliser et délégitimer l’institution aux yeux des Etats. En tout état de cause, il faudra retenir que c’est la descente aux enfers pour une juridiction internationale que de perdre le crédit des Etats. Actualités 27 juil. 2020


1re session criminelle de l'année 2020 au Tpi d'Abomey-Calavi:20 dossiers au rôle, 40 accusés à la barre
Ce lundi 27 juillet s'ouvre au Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi, la première session criminelle au titre de l'année 2020. Lors d'un point de presse tenu, vendredi 24 juillet dernier, le magistrat Aubert Kodjo, procureur de la République près le Tribunal de première instance d'Abomey-Calavi, a levé le voile sur les dossiers inscrits au rôle d'audience. Lors de sa première session criminelle au titre de l'année 2020, le Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi va connaître du sort de 40 accusés à travers 20 dossiers inscrits au rôle et répartis comme suit : un dossier d'assassinat, un dossier de coups mortels, un dossier d'incendie volontaire, deux dossiers de traite d'enfants, un dossier d'association de malfaiteurs, un dossier de vol à main armée, un dossier de tentative de vol aggravé, un dossier de meurtre et onze dossiers de viol. "Une analyse des divers crimes figurant sur le rôle d'audience, permet de constater que les crimes contre les personnes prédominent nettement avec un pourcentage de 87 % contre les atteintes aux biens qui représentent 13 % des affaires inscrites à ce rôle", fait observer Aubert Kodjo, procureur de la République près le Tribunal de premiere instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi. Puis il en déduit : «Ce tableau traduit la survivance voire la recrudescence des agressions sexuelles dans le ressort du Tribunal d'Abomey-Calavi, en dépit des efforts sans cesse fournis par les pouvoirs publics et les forces de sécurité dans la lutte contre cette forme de délinquance, le banditisme et l'insécurité». Le procureur Aubert Kodjo assure que le pouvoir judiciaire, en organisant la présente session, entend jouer sa partition et apporter des réponses idoines aux cas qui lui sont déférés afin de rassurer les populations. Lors de la session criminelle qui démarre aujourd'hui, justice sera rendue à des dizaines de concitoyens qui attendent en détention provisoire depuis plusieurs années... "Nous sommes à l'ère d'une justice plus efficace parce que plus respectueuse des délais, à l'ère d'une justice plus équitable parce que renforcée par des garanties procédurales accordées aux accusés dans un contexte marqué par des mutations majeures du droit pénal et de la procédure pénale", a soutenu le procureur Aubert Kodjo avant d'inviter les populations à suivre les audiences en vue de s'informer, de s'éduquer, dans le respect des gestes barrières dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Il a par ailleurs remercié le bâtonnier et l'ensemble des magistrats de la Cour d'appel de Cotonou qui ont accepté et facilité l'organisation de cette session. Société 27 juil. 2020


Robert Wimbo Kassa, maire de Matéri: « Notre autonomisation dépend de la mobilisation des ressources propres »
Robert Wimbo Kassa, maire de Matéri, entend mettre l’accent sur la mobilisation des ressources propres et les secteurs de l’agriculture et de l’artisanat au cours de son mandat.Enseignant de profession, le natif de Gouandé compte aussi œuvrer à la dépolitisation de l’administration communale. La Nation : Monsieur le maire, quelles sont vos priorités à la tête de la commune de Matéri? Robert Wimbo Kassa : L’une de mes priorités, c’est de veiller à coordonner la politique de mobilisation des ressources. Sans moyens, nous ne pourrons rien faire. J’étais conseiller communal au cours de la troisième mandature et j’ai siégé dans la commission des affaires économiques. Nous avions élaboré un plan de mobilisation des ressources. Il est question de le mettre en œuvre, d’identifier les gisements fiscaux en déperdition, les exploiter pour pouvoir améliorer les recettes fiscales de la commune. Car, l’autonomisation de nos communes dépend de leur capacité à mobiliser les ressources propres. Quand vous suivez les audits du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), ces dernières perdent beaucoup de points qui se chiffrent à des centaines de millions ou à des dizaines de millions, parce qu’elles n’ont pas pu réunir certains critères presque essentiels qui s’imposent pour pouvoir bénéficier d’autres ressources. Vers quels secteurs seront orientées les actions du conseil communal sous votre égide ? Notre population est laborieuse, essentiellement agricole et exigeante du fait de la non visibilité des actions qui devraient les impacter. Donc, nous allons nous pencher sur la résolution des problèmes qui touchent les producteurs agricoles : les cultivateurs, les éleveurs. L’artisanat sera aussi une cible particulière de nos actions. Quand on parle des artisans, qu’on sente que quand il y a une activité ou un projet, la main-d’œuvre locale est disponible et qualifiée pour faire le travail. Pour ce faire, nous allons réorganiser les artisans et les appuyer pour que tout opérateur économique intervenant dans la zone ait l’envie de les utiliser. Comme cela, on va améliorer le panier de la ménagère, améliorer l’accès aux services sociaux de base et éviter l’exode qui est un problème criant au niveau de Matéri. L’oisiveté amène de nombreux jeunes à s’adonner à l’alcool frelaté, à la drogue et autres vices dans la commune. Comment comptez-vous faire face à ce fléau ? Vous avez touché un problème réel qui gangrène la jeunesse de ma commune. Comment contrer le fait du sous-emploi pour mettre les jeunes à la tâche et les sortir de ce phénomène, c’est notre préoccupation. C’est ce qui nous amènera à agir dans le secteur de l’artisanat. Pour ce faire, il faut donner de la formation aux jeunes. La commune est en chantier. Autant nous avons des écoles, des centres de santé à construire, autant nous avons besoin de la main-d’œuvre pour le faire. Dès lors, nous comptons échanger avec les partenaires au développement, les unités de production pour former et exploiter une main-d’œuvre de qualité sur place, comme je le disais tantôt. Parce que nous exigerons la qualité et la finesse des travaux. C’est donc vous dire qu’en dehors de l’agriculture et l’artisanat, la jeunesse sera au cœur de nos actions. Les querelles politiques vicient souvent l’atmosphère au niveau du conseil communal. Que préconisez-vous à ce propos ? Nous voulons pendant les six mois à venir dépolitiser l’administration communale et transcender les querelles politiques, concilier les positions pour regarder dans la même direction : celle du développement de notre commune. Les plaies sont béantes au terme des élections et il faut les panser. Sans la cohésion, l’unité, on ne peut rien faire de bon et de durable. Aucun artisan n’est sans connotation politique mais les collectifs d’artisans doivent être apolitiques afin de nous aider à former les plus aptes et les plus qualifiés. Ainsi, on gagnera à faire d’eux des acteurs clés du développement de la commune. Il faut une synergie d’actions et il importe de se départir de nos connotations politiques et de mettre le développement de notre commune au premier plan. Société 24 juil. 2020


Mobilisation des ressources propres à Bembèrèkè: Le Cadre de concertation des acteurs de la chaîne installé
Pour mieux assurer le bien-être de ses populations, la mairie de Bembèrèkè a besoin d’importants moyens au-delà des seules ressources mises à sa disposition par le pouvoir central. Consciente de la situation, elle a procédé hier, jeudi 23 juillet à son hôtel de ville, à l’installation de son Cadre de concertation des acteurs de la chaîne de mobilisation des ressources propres. La mairie de Bembèrèkè a depuis hier, jeudi 23 juillet, son Cadre de concertation des acteurs de la chaîne de mobilisation des ressources propres. C’est sous la présidence de son premier adjoint au maire, Roger Masso Sourogou, que les membres de cette structure ont été installés. L’objectif poursuivi, c’est l’amélioration du niveau de mobilisation des ressources propres de la commune. En effet, l’avènement de cette structure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la mobilisation et à la sécurisation des ressources internes de la commune. C’est un projet financé par l’Union Européenne à travers le Programme d’appui au développement territorial (Padt). Il bénéficie de l’appui technique de l’Association pour le développement des communes du Borgou (Adecob). A l’arrivée, le projet, d’une durée de 18 mois, permettra à la commune de disposer d’une base de données foncières actualisées et fiables des contribuables, puis d’équiper le guichet unique en matériels informatiques. Par ricochet, ce sont les ressources propres de la commune qui vont s’accroître d’au moins 20 %. Au sein de ce cadre, les différents secteurs d’activités dans la commune sont représentés. Leurs représentants ont pris l’engagement d’accomplir la mission qui leur a été assignée. Société 24 juil. 2020


Médias / Lutte contre le Covid-19: L’Upmb appuie les organes de presse en matériels de protection
Dispositifs de lavage de mains, masques et autres matériels de protection contre le coronavirus au profit des entreprises de presse. Le geste émane de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) qui, à travers ce don, entend aider le personnel des organes de presse à mieux se protéger contre le Covid-19. La remise du don a eu lieu, ce jeudi 23 juillet, à la Maison des médias Thomas Megnassan, à Cotonou. A l’instar des acteurs en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, les professionnels des médias sont grandement exposés à cette pandémie dans l’exercice de leur fonction. Pour les aider à mieux se protéger contre le mal, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a offert des matériels de protection à une douzaine de structures de presse réparties sur l’ensemble du territoire national. Dispositif de lavage de mains, savons liquides, gels hydroalcooliques et masques de protection, chaque organe de presse invité est reparti avec son lot de matériels. Pour Zakiath Latoundji, présidente de l’Union, il est important que les journalistes, qui sont tout le temps sur le terrain, se protègent face à cette pandémie. Raison pour laquelle l’Upmb, avec l’appui de ses partenaires tels que Plan international Bénin et l’Association des créateurs de mode du Bénin (Acmb), dote les organes de presse, à grands effectifs, de ces matériels de protection. « Nous avons reçu ces lots de ces différents donateurs. En retour, nous vous faisons don des mêmes matériels que vous allez mettre à la disposition des professionnels des médias de vos organes respectifs », a déclaré Zakiath Latoundji face aux représentants des structures de presse conviées à la cérémonie. Elle dit espérer que ces matériels iront à qui de droit, et qu’ils seront utilisés à bon escient. A en croire la première responsable de l’Upmb, la mobilisation des matériels de protection va se poursuivre de sorte que tous les autres organes de presse non pris en compte, aient leur matériel de protection. « C’est difficile de pouvoir satisfaire tout le monde. Nous avons fait l’effort dans la mesure du possible mais je voudrais rassurer les organes de presse qui n’ont pas été appelés que nous continuons la mobilisation pour que chacun d’eux soit servi », a indiqué Zakiath Latoundji. Remerciements Après avoir reçu leur lot de matériels, les représentants des entreprises de presse bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à l’Upmb et ses partenaires dont le geste vient en renfort aux mesures prises par chaque structure de presse et ses acteurs pour lutter contre la contamination et la propagation du coronavirus en leur sein. Au nom de leurs structures respectives, ils ont tous rassuré le donateur et ses partenaires qu’un bon usage sera fait desdits matériels. Il est à noter que les partenaires de l’Upmb étaient représentés à l’occasion par Félicien Casterman, créateur de mode et président de l’Association des créateurs de mode du Bénin (Acmb). Ce dernier a dit toute sa joie d’avoir assisté à la remise du don et surtout de pouvoir contribuer, à travers les masques de son association, au renforcement des mesures prises contre la contamination et la propagation du Covid-19 au sein des hommes des médias dont le rôle dans la société n’est plus à démontrer. « Après les médecins, c’est sûrement vous qui êtes au cœur de la lutte. C’est pourquoi, l’Acmb a décidé de vous accompagner pour que vous vous protégiez parce que c’est vous qui allez tout le temps à la recherche de l’information... », a déclaré le modéliste. Tout comme Zakiath Latoundji, il a, pour finir, invité les journalistes à vraiment se protéger, en tout temps et en tout lieu, contre cet ennemi visible qu’est la pandémie du Covid-19. Société 24 juil. 2020


Cos/Lépi, Hcj et Apdp: Les députés adoptent la clé de répartition des 13 sièges
L’Assemblée nationale a adopté ce jeudi les modalités de désignation du remplaçant à la Haute cour de Justice du député démissionnaire Justin Gbénamèto, actuel maire de Sèmè-Podji, ainsi que de ses représentants au sein de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) et de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp) ex-Cnil pour le compte de la troisième mandature. Selon le rapport de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme adopté hier à l’unanimité des députés, le remplacement de Jonas Gbènamèto à la Haute cour de Justice sera fait par le groupe parlementaire « Bloc républicain » dont était membre l’ancien député. En ce qui concerne l’Apdp, deux sièges reviennent au groupe parlementaire « Union progressiste » fort de 45 députés contre un pour le « Bloc républicain » composé de 37 parlementaires. S’agissant des neuf sièges qui reviennent de droit au Parlement au niveau du Cos/Lépi, le groupe parlementaire Up s’en sort avec cinq places et le groupe parlementaire Br, minoritaire quatre. Aussi, l’Assemblée nationale a réparti ses deux sièges dans les Commissions communales d’actualisation de la Lépi (Cca/Lépi). Les places sont équitablement dispatchées à raison d’un siège par groupe parlementaire. La clé de répartition des sièges adoptée, les députés se retrouvent mardi 28 juillet prochain pour retenir les candidats au niveau de chaque instance. La liste nominative sera ensuite soumise à l’appréciation de la plénière pour être adoptée par vote au scrutin secret, conformément à la procédure parlementaire en la matière. Mais en attendant cette séance plénière décisive, chaque groupe parlementaire est appelé à mettre le temps à profit pour faire à l’interne les arbitrages nécessaires afin de faciliter les différentes désignations mardi prochain, a suggéré le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 24 juil. 2020


Université de Parakou: Les résultats du premier semestre au département des langues annulés
Après avoir été proclamés, mardi 19 mai dernier, les résultats des semestres impairs de l’année académique 2019-2020 au niveau du département des langues de l’Université de Parakou ont été annulés par le recteur Prosper Gandaho. C’est à la faveur d’une décision qu’il a prise mardi 14 juillet dernier. De la soupe à la grimace, c’est le plat que les étudiants du département des études anglophones, hispaniques, germaniques et lettres modernes de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash) de l’Université de Parakou ont à leur menu, depuis mardi 14 juillet dernier. C’est une mauvaise nouvelle pour eux. Et pour cause, le recteur de leur université, Prosper Gandaho, a procédé à l’annulation des résultats des semestres impairs au titre de l’année académique 2019-2020 au niveau de leur département. Au nombre des mobiles qui fondent la décision, on évoque une multitude d’irrégularités relevées par la commission spéciale d’audit desdits résultats. Cette commission avait, en son temps, été mise sur pied par le rectorat pour effectuer le contrôle des activités au niveau des différentes plateformes de l’université. En effet, le rapport de la commission fait constater l’existence de fraudes qui entachent la crédibilité des résultats au niveau de la Flash. Ainsi, la décision rectorale précise en son article 2, que le processus de gestion des notes, ainsi que les délibérations seront repris dans le respect des textes en vigueur. Au niveau de l’article 3 de la même décision, le recteur a responsabilisé le vice-recteur chargé des Affaires académiques, la secrétaire générale et l’agent comptable de l’université puis le doyen de la Flash, pour gérer la mesure qui a été arrêtée. Dans le rang des étudiants concernés, ils ne sont pas encore revenus de leur surprise. Ils souhaitent que les responsabilités soient situées afin de ne pas être tous pénalisés. Seront-ils invités à composer à nouveau pour le compte du premier semestre ? Ou, fera-t-on reprendre les corrections de leurs copies ? En attendant de connaître à quelle sauce, ils seront mangés, tous se demandent la conduite à tenir et la démarche à adopter. Education 23 juil. 2020


Actualisation du fichier électoral pour la présidentielle 2021: Les députés désignent leurs représentants au Cos/Lepi ce jeudi
Les députés tiennent une séance plénière ce jeudi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’ordre du jour porte entre autres sur la désignation des neuf représentants de l’institution parlementaire au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi). Les neuf députés qui seront élus proviendront des deux groupes parlementaires présents au Parlement à raison de 5 représentants du groupe parlementaire Union Progressiste (Up) et 4 du côté du Bloc Républicain (Br). Ceci, conformément aux dispositions du Code électoral qui prévoit que « le Conseil d’orientation et de supervision est composé de onze (11) membres désignés comme suit : cinq (05) députés par la majorité parlementaire ; quatre (04) députés par l’opposition parlementaire ; du directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique ; du directeur du Service national en charge de l’état civil. Les députés sont désignés chaque année pendant la période de mise à jour à savoir du 1er juillet au 31 janvier. En tout état de cause, aucun député ne peut siéger plus de deux (02) fois dans le Conseil d’orientation et de supervision au cours d’une même législature ». Au regard de la loi, les députés devraient normalement être désignés déjà avant le 1er juillet. Le Parlement veut donc se rattraper à la faveur de la séance plénière de ce jour, la deuxième au titre de la troisième session extraordinaire de l’année 2020 ouverte lundi 20 juillet dernier. Les neuf députés qui seront désignés en plus du directeur de l’Insae et du directeur de l’état civil auront la lourde mission d’actualiser le fichier électoral dont sera extraite la liste électorale devant servir à l’organisation de la présidentielle de 2021. Les opérations d’actualisation permettront, faut-il le souligner, d’intégrer les électeurs ayant atteint l’âge de voter après la publication du fichier électoral issu de la dernière actualisation en prélude aux communales de 2020 et de prendre en compte les cas des transferts de résidence principale ou de domicile ainsi que le changement de lieu d’affectation pour les électeurs assignés à une résidence obligatoire et autres. Elless permettront également la rectification des erreurs matérielles décelées sur le fichier électoral, la radiation des personnes décédées et les cas d’émigrants non enregistrés dans les ambassades et consulats sans oublier les résultats du dédoublonnage n Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 23 juil. 2020


Organisation de la coopération islamique: Les députés autorisent la ratification de la Charte amendée
L’Assemblée nationale a approuvé ce mardi, la loi n°2020-22 portant autorisation de ratification de la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique, adoptée à Dakar le 14 mars 2008. Le dossier a été défendu par le ministre en charge des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. Le président de la République, Patrice Talon, est autorisé à ratifier la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique adoptée à Dakar, le 14 mars 2008. Les députés, à leur unanimité, ont adopté ce mardi, la loi n°2020-22 y relative. Selon le rapport de la Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de la Sécurité présidée par le député Rachidi Gbadamassi, plusieurs raisons motivent la ratification par le Bénin de cette charte amendée. Le Bénin vise entre autres de grand progrès dans le domaine de la protection des droits de l’homme; la possibilité pour lui de faire consolider son engagement en matière de droits de l’homme sur la scène internationale et conforter sa place dans le concert des Nations unies et du droit international; la possibilité de créer ou de renforcer ses relations bilatérales avec les autres Etats membres et la forte probabilité de son accès à divers mécanismes de financements contenus dans les accords spécifiques. Aussi, à travers cette ratification, le Bénin entend renforcer son éligibilité aux programmes de développement qu’offrent les banques et autres instruments de financement du monde arabe. Le Bénin bénéficie déjà d’importants financements et de prêts à un taux concessionnel qui contribuent à la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Le rapport de la commission parlementaire fait remarquer par ailleurs que la nouvelle charte ne crée aucun nouveau droit susceptible d’entrer en contrariété avec d’autres traités déjà souscrits par le Bénin. La ratification de la charte permettra au Bénin de réaffirmer son engagement au sein de l’Oci et de pouvoir bénéficier davantage de financement. Au regard de ces avantages, les députés qui sont intervenus dans le débat général qui a conduit à l’adoption du texte ont trouvé profitable pour le Bénin la ratification de cette charte amendée, surtout en matière de décrochage des fonds arabes. Mais, tout en saluant l’Oci qui fait beaucoup d’actions positives, le député Benoît Dègla exprime quelques inquiétudes par rapport aux nombreux foyers de contradictions mortelles qui pullulent dans le monde arabe. Il souhaite que le Bénin ne fasse pas les frais des disputes de ces grandes puissances arabes dans le monde avec la ratification de cette charte amendée. Mais Benoit Dègla a été rassuré par le ministre chargé des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. Selon celui-ci, le Bénin veille au grain dans sa diplomatie au respect de sa souveraineté et de ses intérêts dans ses partenariats avec les autres Etats. Cette loi est une avancée et ne change rien dans le droit positif béninois, insiste le ministre. Il faut préciser que la Charte amendée de 2008 de l’Organisation de la coopération islamique est plus élaborée que la première Charte adoptée à Djeddah en Arabie Saoudite en 1972. Elle est le premier instrument juridique international des droits de l’homme du monde islamique. A ce titre, la charte révisée incarne la nouvelle vision du monde musulman et fait la promotion des principes de la bonne gouvernance, des droits humains, des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de droit. La Charte révisée est entrée en vigueur le 2 avril 2017 et le Bénin est membre de l’Oci depuis 1982. Encadré Budgets de l’Etat gestion 2017: Le Parlement approuve la loi de règlement définitif L’Assemblée nationale a adopté ce mardi la loi n°2020-21 portant loi de règlement définitif du budget de l’Etat gestion 2017. Le document a été validé sans grand débat en présence du ministre chargé des Finances, Romuald Wadagni. Le rapport de la commission des Finances et des Echanges décrit les conditions dans lesquelles ce budget a été exécuté et les différents soldes obtenus. Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés. Th. C. N. Actualités 22 juil. 2020


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