La Nation Bénin...
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Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 20 septembre 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
I. Communications.
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
1.1 Renforcement des mesures de protection civile, en réponse aux inondations de l'année 2017 au Bénin.
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique a présenté au Conseil des ministres, une communication relative au renforcement des mesures de protection civile, en réponse aux inondations de l'année en cours.
Des constats faits sur le terrain, il ressort que les communes de Karimama, Malanville, Zogbodomey, Zagnanado, Ouinhi, Adjohoun, Bonou, Athiémé et Grand-Popo subissent les conséquences des crues liées à des pluies torrentielles que connaît notre pays depuis la fin du mois d'août 2017. Des pertes en vies humaines sont à déplorer et des dégâts matériels importants enregistrés.
Le bilan établi à ce jour se présente comme suit :
- 07 décès par noyade dont cinq (05) à Malanville et deux (02) à Athiémé ;
- 105 écoles et collèges inaccessibles ;
735 habitations détruites ou inondées
- 29 centres de santé inaccessibles ;
Plusieurs hectares de cultures emportées et le cheptel décimé en grande partie dans la plupart des localités, etc.,
Face à cette situation préoccupante, le Conseil des ministres a décidé des mesures urgentes suivantes :
- porter assistance aux familles éplorées ;
- prévenir efficacement les maladies hydriques dans les communes touchées ;
- veiller à la reprise des activités pédagogiques, au mieux des cas, dans les zones sinistrées ;
- pourvoir aux besoins alimentaires et aux besoins d'hébergement des populations en difficulté, etc.,
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique a été instruit de mettre en place un dispositif efficace pour porter l'assistance du Gouvernement aux populations sinistrées, en partenariat avec les ONG performantes présentes sur le terrain, et avec l'assistance des autorités locales.
Le ministre de l'Economie et des Finances mettra à disposition la somme de Quatre cent vingt-cinq millions quatre-vingt-deux mille (425.082.000) FCFA, nécessaire à cette fin, conformément aux modalités du nouveau dispositif qui seront approuvées en Conseil des ministres.
1.2 Sélection de A.G. Imaginaring pour une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage, dans le cadre de la phase opérationnelle du développement des équipements culturels et touristiques des pôles touristiques d'Abomey-Allada-Ouidah, de Porto-Novo et de Nikki
Une communication du ministre du Cadre de vie et du Développement durable a été présentée au Conseil des ministres, relative à la sélection du Groupement A.G. Imaginaring pour la mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage, dans le cadre de la phase opérationnelle du développement des équipements culturels et touristiques des pôles touristiques d'Abomey-Allada-Ouidah, de Porto-Novo et de Nikki, inscrit au Programme d'Action du Gouvernement (PAG).
Ce projet est décliné comme ci-après :
• Pôle touristique Abomey-Allada-Ouidah
- Abomey : Création du Musée thématique d'Abomey, associé au musée de site des palais royaux d'Abomey (classés au patrimoine mondial de l'UNESCO), et réalisation d'une arène d'expression et de sortie des vodouns non masqués ;
- Allada : Création du Musée Toussaint Louverture, dédié à la thématique de l'esclavage;
- Ouidah : Aménagement urbain et paysager de la cité historique de Ouidah ;
- refonte du musée historique de Ouidah dans le Fort portugais ;
- reconstruction du Fort Français pour accueillir le centre interculturel des arts vivants et des diasporas ;
- reconstruction du Fort Anglais et reconstitution scénographique du fort en activité ;
Marina-route de l'esclave
- création d'un complexe touristique et d'un parcours spectacle immersif, «Le bateau du départ», à Djègbadji ;
- aménagement des 3,5 derniers kilomètres de la Route de l'esclave entre la Place aux enchères et la Porte du non-retour, création d'espaces paysagers de méditation et d'une arène d'expression et de sortie des vodouns à Djègbadji (place de Ouidah).
• Pôle touristique Porto-Novo
Création du musée des arts et civilisations vodouns et réalisation d'une arène d'expression et de sortie des vodouns masqués.
• Pôle touristique Nikki
Ce projet touristique se décline en deux volets
- Reconstruction à l'identique du palais royal de Nikki :
Il s'agit d'une restauration du palais afin de redonner son faste et son lustre à ce haut lieu de la royauté des peuples Baatonou. Cette restauration permettra au Roi et à ses dignitaires d'accueillir ses sujets et les touristes dans des conditions à la mesure de son rang. C'est un projet patrimonial destiné à démontrer que les peuples de cette partie du nord-Bénin sont héritiers d'une grande civilisation royale et d'une richesse culturelle remarquable ;
- Construction d'une arène pour la fète de la Gaani
La construction de cette arène permettra de disposer d'un théâtre de verdure d'une capacité de 1000 à 1500 places, d'une tribune pour les dignitaires et les officiels, d'un équipement technique pour abriter les musiciens et surtout d'un espace central moderne de parades de chevaux. Cet équipement qui sera assorti de travaux indispensables d'assainissement et d'adduction d'eau, permettra à la «fête de la Gaani» de prendre une véritable dimension internationale pouvant dynamiser l'économie locale et nationale.
L'ensemble de ces sous-projets résoudront substantiellement le problème de sous équipement de l'offre touristique, et permettront de recréer la dynamique de développement au plan local, avec des répercussions positives sur l'économie.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l'Economie et des Finances, de procéder à la signature du contrat avec le Groupement AG Imaginaring, pour la mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour la phase opérationnelle de développement des équipements culturels et touristiques des pôles touristiques d'Abomey-Allada-Ouidah, de Porto-Novo et de Nikki.
Il est demandé au ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, en liaison avec l'Agence nationale de promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme (ANPT), d'engager les actions diligentes en vue du démarrage effectif de la mission.
1.3 Sélection du bureau d'études Aménagement et Ingénierie en Montagne (ATM), pour la mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage en vue de la mise en œuvre du projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié ».
Une autre communication du ministre du Cadre de vie et du Développement durable a été présentée au Conseil, concernant la sélection du bureau d'études AIM pour la mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage, dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Réinventer la cité lacustre de Ganvié», prévu au Programme d'action du Gouvernement.
Ce projet est porteur d'un important potentiel de transformation de l'économie locale. En effet, il contribuera à renforcer la productivité économique et l’attractivité des localités lacustres concernées (Sô-Ava, Vêki, Sô- Zounko, Ganvié et Calavi-embarcadère). Les impacts de développement suivants sont attendus dans les domaines ci-après :
- urbanisme : gestion de l'organisation technique, spatiale et sociale de la cité lacustre ;
- rénovation de l'habitat : amélioration des conditions de vie ;
- équipements de confort : organisation et gestion de la distribution de l'énergie, de l'eau potable, ainsi que la mise en place d'un système de collecte et d'évacuation des déchets ;
- santé : organisation d'un meilleur dispositif de santé publique;
- enseignement et éducation: amélioration des conditions d'étude pour les apprenants et les enseignants ;
- pêche : organisation et développement de la profession ; formation continue : mise en place d'un dispositif de formation pour adultes pour la gestion des nouveaux métiers afin de combattre l'illettrisme ;
- organisation du tourisme : coordination des différentes initiatives, réorganisation du site aux fins d'un accueil plus professionnel et attractif,
Pour assurer les études techniques de qualité, l'élaboration de l'avant-projet détaillé (APD) et une mise en œuvre rapide et maîtrisée de ces travaux de grande envergure, dans un environnement spécifique et relativement complexe, le Gouvernement a décidé de retenir la société Aménagement et Ingénierie en Montagne (AIM), dont l'expertise dans ce domaine est mondialement reconnue.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l'Economie et des Finances, de procéder à la signature du contrat relatif à la mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage en vue de la réalisation des documents techniques prévus, pour la mise en œuvre du projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié », avec la société Aménagement et Ingénierie en Montagne (AIM).
Il est demandé au ministre du Cadre de vie et du Développement durable, en liaison avec l'Agence nationale de promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme (ANPT), d'engager les actions diligentes en vue du démarrage effectif des travaux.
1.4 Participation à des rencontres internationales.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays, aux éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) sénior, junior, cadet, au Championnat d'Afrique des Nations (CHAN) Kenya 2018 et aux matchs des Journées de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), au titre de la campagne 2017-2018.
1.5 Comptes rendus.
1.5.1 Point des négociations en cours avec l'opérateur de téléphonie mobile Glo Mobile.
Le ministre de l'Economie numérique et de la Communication a rendu compte au Conseil des ministres, du point des négociations en cours avec l'opérateur de téléphonie mobile Glo Mobile.
Ce compte rendu est relatif aux conditions proposées par ledit opérateur pour le renouvellement de sa licence, le paiement de ses arriérés de redevances, les investissements à réaliser et les demandes d'exonérations qu'il sollicite.
Le Conseil, en examinant le compte-rendu, a noté l'inadéquation des propositions faites par Glo Mobile avec le cahier des charges des opérateurs de téléphonie mobile en vigueur en République du Bénin.
Prenant acte de ces constats, le Conseil a décidé de mettre fin aux négociations avec l'opérateur Glo Mobile, et a instruit le ministre de l'Economie numérique et de la Communication, en relation avec le ministre de l'Economie et des Finances et l'Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste (ARCEP), d'étudier les modalités de paiement des arriérés de redevances et d'en rendre compte au Conseil qui appréciera la suite à donner.
1.5.2 Visites au Bénin.
Le Conseil des ministres a approuvé les comptes rendus des visites officielles dans notre pays, de deux délégations étrangères. Il s'agit :
de la visite de travail, d'une délégation estonienne, les 6 et 7 avril 2017, et de la visite de son Excellence, monsieur Zhang Yesui, vice-ministre chinois des Affaires étrangères, les 15 et 16 juin 2017.
1.5.3 Missions à l'étranger.
Les comptes rendus de la participation de notre pays aux différentes réunions internationales ci-après ont été approuvés :
1er forum sur le Partenariat Public Privé (PPP) en santé dans l'espace de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEA0), qui s'est tenu à Accra, au Ghana, du 24 au 28 avril 2017; Atelier annuel de CropLife Afrique de l'Ouest et Centrale, qui s'est tenu à Accra, au Ghana, du 3 au 4 mai 2017.
II- Mesures individuelles.
Des nominations ont été prononcées.
Au ministère de l'Economie et des Finances,
Sur proposition du ministre,
- Directeur de l'Informatique et du Pré-archivage,
monsieur Alain Ahounou ;
Au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle,
Sur proposition du ministre,
- Directeur adjoint de cabinet,
Monsieur Anoumou Marcellin Hounwanou ;
- Directeur de l'Administration et des Finances, Monsieur Inès Olatundé Tchole.
Fait à Cotonou, le 20 septembre 2017.
Le Secrétaire général du Gouvernement,
Édouard Ouin-Ouro.

Le juge du quatrième cabinet d’instruction du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo n’a pu entendre Parfaite « Dieu esprit saint » encore appelée Daagbo et le pape Christophe XVIII, ce jeudi 21 septembre.
Jusque tard dans la nuit, hier, Vicentia Tadagbé Tchranvoun-Kinni et Mathias Vigan (leurs identités à l’état civil) n’ont pas fait signe de vie alors qu’ils étaient convoqués pour 9 h. Les deux prévenus n’ont pas répondu à la convocation du juge en charge de l’affaire de complicité de meurtre et de pratique de charlatanisme pour laquelle sont écroués à la prison civile de Porto-Novo, quatre prêtres de la secte dénommée « l’église catholique reformée ». Aucune raison n’a été officiellement avancée pour justifier l’absence des deux dignitaires de cette confession religieuse. Une source judiciaire proche du dossier informe que les deux prévenus auraient eu quelques difficultés. C’est pour cette raison qu’ils n’ont pu comparaître. Mais de quel genre de difficulté s’agit-il ? Cette source judiciaire ne donne pas plus de détails. Un des avocats des prévenus, approché hier dans la cour du tribunal, n’a pas voulu se lancer dans des conjectures ou des commentaires à ce sujet, l’affaire étant toujours en instruction devant la justice. Toutefois, le conseil dit s’étonner de la forte médiatisation dont fait l’objet le dossier depuis mercredi dernier. Pour lui, ce matraquage médiatique laisse à désirer et l’oblige à observer une certaine prudence avec ses clients.
Il revient alors au magistrat instructeur d’apprécier la non comparution des prévenus et d’en tirer les conséquences de droit. Soit il leur adresse une autre convocation ou soit il passe à la vitesse supérieure en décernant à leur encontre un mandat d’arrêt pour mettre en branle la force publique pour les appréhender et les faire comparaître de force. C’est dire que les deux dignitaires de la secte de Banamè sont toujours dans de beaux draps?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 22 sept. 2017

Décédée le dimanche 20 août dernier à l’âge de 77 ans des suites d’un arrêt cardiaque, la comédienne Marcelline Akinocho Aboh sera inhumée ce samedi 23 septembre au cimetière de Djègan-Daho à Porto-Novo. Mais avant son inhumation, ses collègues artistes, toutes catégories confondues, lui ont rendu un dernier hommage cet après-midi du vendredi 22 septembre. Comédiens, cinéastes, dramaturges, musiciens et autres ont défilé devant le corps de l’illustre disparue exposé sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo pour vanter les qualités et les talents d’artiste confirmée et engagée qu’a été Marcelline Akinocho Aboh, très connue sous le pseudonyme de « Détin Bonsoir ». La cérémonie d’hommages a été rehaussée par la présence du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et du secrétaire général du ministère chargé de la Culture, Richard Sogan, représentant le ministre. Les deux personnalités ont aussi salué le parcours de la défunte et souhaité que les jeunes s’inspirent des nombreuses œuvres qu’a laissées l’artiste et qui la feront vivre davantage dans les cœurs.
Selon le programme des obsèques, une exposition du corps est également prévue au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo ce samedi à 9 h pour permettre au public de faire ses adieux à l’illustre disparue. Après quoi, le cortège funèbre va s’ébranler autour de 10h vers l’église méthodiste protestante d’Avakpa à Porto-Novo pour la messe d’inhumation avant l’enterrement au cimetière de Djègan-Daho.
Actualités 22 sept. 2017

Aujourd’hui, la République populaire de Chine est citée en exemple comme un pays ayant en quelques années atteint un niveau d’émergence très considérable. Un résultat obtenu grâce aux efforts de tous les citoyens et de la vision des dirigeants de ce pays qui ont affiché de grandes ambitions et ont montré la voie du développement.
La Chine n’est pas devenue un géant en un jour. C’est un pays qui a connu la misère ; le peuple chinois est un peuple qui a connu la souffrance et des difficultés à un moment de son histoire. Mais, à son accession au pouvoir en 1949, le président Mao Tsé Toung, a déclenché une révolution pour mettre le pays sur le rail du développement. Tout son programme rédigé dans le « Livre rouge » a été scrupuleusement respecté et réalisé dans une discrétion totale : le pays s’est fermé au reste du monde et s’est mis au travail.
La Chine est devenue de nos jours une attraction à travers le monde, tellement des progrès ont été obtenus dans de nombreux domaines, notamment celui économique. Le ‘’made in China’’ ou le ‘’made in PRC’’ (République populaire de Chine) est constamment présent dans presque tous les pays du monde.
Au delà de cette réalité, tout visiteur en Chine, retient l’exemple d’un pays où tout est planifié, organisé sur les court, moyen et long termes. Le niveau de conscience nationale est si séduisant pour le visiteur qui est frappé par la discipline et le sens de respect du bien public des Chinois. La Chine est un pays où le bien public est très respecté, car chaque citoyen est conscient des rigueurs de la loi et de son application sans faille.
Malgré son option socialiste, ce pays a imprimé un style particulier tenant compte des réalités nationales à ses ambitions et à ses choix économiques au point où il est difficile aujourd’hui de le différencier de ceux des pays occidentaux.
Attraction
La Chine, c’est une économie libérale de type particulier qui réussit à s’imposer dans le monde au point de menacer la primauté des Etats-Unis ; elle est en passe de devenir la première puissance économique mondiale au vu des performances de ces dernières années.
Sur le plan environnemental, le pays est transformé par endroits en forêts aménagées, avec des arbres plantés dans toutes les villes le long des grandes voies. Beijing (Pékin), la capitale, se présente comme une ville nouvelle avec une urbanisation très poussée grâce à des infrastructures qui font rêver. Il y a une politique remarquable sur de longues distances d’embellissement des voies avec des fleurs plantées et entretenues le long de toutes les terre-pleins. De même, des arbres sont plantés ça et là de façon ordonnée, pour prévenir les aléas climatiques et les catastrophes.
La Chine est le pays qui exporte la plus grande quantité de motos à deux roues à deux ou quatre temps en Afrique et dans d’autres pays du monde. Dans ce pays, il n’y a aucune trace de motos à essence, il n’a y que des motos électriques partout. C’est dire que les autorités ont anticipé sur la pollution qui pourrait provenir des fumées issues des moteurs si une bonne partie des 1,9 million de Chinois.
La promotion touristique a une place de choix dans la politique de l’Etat, les principaux édifices et lieux historiques sont entretenus et constituent une attraction pour les visiteurs et touristes. On peut citer en exemple, la grande muraille de Chine, la cité interdite, le lac de l’ouest de Hangzhou qui accueille près de deux mille visiteurs tous les jours. Le tourisme représente une source de ressources importantes pour le pays.
La Chine attire aujourd’hui les grands investisseurs étrangers et surtout, les grandes firmes automobiles et entreprises y ont installé des filiales, car il y a des facilités fiscales, et de la main d’œuvre disponible. En Chine, On retrouve toutes marques européennes de véhicules mais fabriqués sur place.
Le patriotisme est l’une des qualités essentielles chez les chinois, car au-delà de tout, c’est leur pays qui compte d’abord. C’est pour cela que, par le fruit du travail, ils construisent leur pays. C’est un pays dans lequel rien n’échappe à l’Etat central.
Malgré le développement de ce pays, il reste encore beaucoup à faire. Dans le domaine des médias par exemple, il reste 20% du territoire à couvrir, donc il y a encore des Chinois qui n’ont pas encore accès à la télévision et à la radio. On note également l’existence de quelques poches de pauvreté dans le pays.

Le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, est monté au créneau, ce mercredi 20 septembre, pour se prononcer sur le contrat qui lie l’entreprise Ofmas International SA et le Gouvernement béninois au sujet des travaux d’aménagement et de bitumage des tronçons de routes Porto-Novo - Akpro-Missérété, puis Pobè- Adja-Ouèrè - Ouinhi.
Le contrat qui lie l’entreprise Ofmas International au Gouvernement béninois pour les travaux d’aménagement et de bitumage des tronçons de routes Porto-Novo – Akpro-Missérété, puis Pobè – Adja-Ouèrè - Ouinhi n’est pas un marché de gré à gré. Il s’agit d’un contrat sous forme de financement direct par l’entreprise attributaire, explique le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, au cours de la conférence de presse qu’il a animée, ce mercredi 20 septembre à Cotonou.
« Dans le contrat, il est écrit clairement que c’est l’entreprise qui va mobiliser 100% du financement. Pour vite réaliser les travaux, le Gouvernement met à la disposition de l’entreprise, une telle somme qui sera remboursée par l’entreprise dès que la mobilisation des ressources sera mise en place », a souligné le directeur général des Infrastructures.
Ce n’est pas la première fois que le Gouvernement béninois a contracté un tel marché, avance Jacques Ayadji. En effet, dans le cadre de la réalisation des travaux d’aménagement du tronçon Aéroport-Place du Souvenir, à Cotonou, le Gouvernement du président Boni Yayi, selon Jacques Ayadji, avait conclu avec l’entreprise Adéoti de mobiliser les fonds. Mais pour y aller vite, le Gouvernement lui a avancé les fonds en attendant le financement de la Banque d’investissement de développement de la Cedeao (Bidc). Il a été cité aussi le cas de la route Abomey - Bohicon - Kétou avec les Danois. Dans certaines conditions, l’Etat, explique-t-il, peut décider de mettre des ressources à la disposition de l’entreprise attributaire, en attendant la mise en place du financement par cette dernière. Selon l’article 6 du contrat en cours avec Ofmas international, « Le premier acompte de 40% du montant des travaux sera préfinancé par le Budget national à titre d’avance cautionnée à 100% et sera remboursé par l’entreprise dès la mise en place du crédit ».
La question des Bot
Le directeur général des Infrastructures est revenu sur la question des Bot qui n’est pas bien comprise du public et qui est mal interprétée dans l’opinion publique. A en croire Jacques Ayadji, il existe deux sortes de Bot. La première, indique-t-il, est le Built operet and transfert qui veut dire en français : Construire, exploiter et transférer. Ce type de Bot, dit-il, est différent de Built old and transfert qui signifie en français : Construire, s’approprier l’ouvrage et transférer à l’Etat. Ce qui est conclu avec Ofmas International SA, selon Jacques Ayadji, est le second Bot, c’est-à-dire Built old and transfert.
« Nous sommes dans un contexte où la route sera et demeurera encore longtemps une infrastructure sociale », a dit le directeur général des Infrastructures. Il estime que le Bénin ne peut jamais mettre des systèmes de péage pour espérer confier cela à Ofmas international SA. Autrement, l’entreprise va gérer ces systèmes de péage pendant longtemps et rentrer dans ses fonds avant de transférer la route à l’Etat. Ceci n’est pas possible, selon lui.
Il faut rappeler que le contrat qui lie Ofmas international SA au Gouvernement a été signé au départ avec une entreprise sud-africaine du nom de Steffanitti. Cette dernière, pendant plus d’un an, n’a pas pu mobiliser les ressources dans le délai comme prévu dans le contrat.
Le montant total du marché toutes taxes comprises (Ttc) est de 48 890 962 441 de francs Cfa. Le montant hors taxes est de 41 433 019 018 francs Cfa. Le montant de la Tva est de 7 457 943 423 francs Cfa.

La cinquième mandature du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) a un an. La célébration de cet anniversaire a été marquée, ce mercredi 20 septembre à la Maison des médias à Cotonou, par la remise d’équipements à onze organes de presse.
Des paquets de papier Ram et des plaques pour les organes de presse écrite, des ordinateurs portatifs pour les télévisions et un routeur pour le journal en ligne, constituent le lot de matériels offerts par le bureau de la cinquième mandature du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) à onze organes de presse. Cette remise d’équipements entre dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de ce bureau élu en assemblée générale le 7 août 2016. La cérémonie a eu lieu, ce mercredi 20 septembre à la Maison des médias, en présence des professionnels des médias.
Il s’agit de : sept journaux (Le Matin, Kini Kini, Educ’Action, Canard du Nord, L’Economiste, Le Projecteur, et 24 Heures au Bénin, un journal en ligne), deux radios (Radio Tokpa et Radio Tchètti), deux télévisions (E-Télé et Authentique TV qui est une télévision en ligne). Ils ont, en effet, été sélectionnés suivant les critères relatifs à la situation géographique, à l’ancienneté, la spécialisation et à l’approche genre. Ce dernier critère qui vise à promouvoir la création d’entreprise de presse par des promoteurs de sexe féminin, amène le conseil à prêter main forte au journal Kini Kini dont la promotrice est Evelyne Quenum. Elle reçoit ainsi six papiers ram des mains d’Edouard Loko, le chargé de mission du chef de l’Etat, et souhaite « une suite de mandat flamboyante à ce bureau ».
Le Cnpa, par la voix de son secrétaire général Fortuné Assogba, a par ailleurs tenu à faire le point des activités menées par l’institution après une année d’exercice. En effet, un accent a été mis sur son apport à la plausible opérationnalisation du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem). Fortuné Assogba révèle qu’après un séminaire de deux jours des membres de l’Assemblée spéciale (As), un autre a été tenu avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) à Bohicon par rapport à ce même sujet. « A l’heure actuelle, le dossier est au niveau de la Haac pour finaliser la décision qui permettra l’opérationnalisation du Fadem », précise-t-il.
Dans le but de peaufiner le rendement des organes de presse nationaux, le conseil a également eu à organiser des formations diplômantes et certifiantes au profit des patrons de presse.
Présent à cette rencontre, Franck Kpochémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), a salué l’apport du Cnpa à la mise en place d’une nouvelle convention collective pour la corporation. Cela a permis aujourd’hui de situer le salaire des journalistes entre soixante-dix mille (70 000) et cent cinquante mille (150 000) francs Cfa.
La commémoration de l’an 1 du Cnpa se poursuit jusqu’au samedi 23 septembre prochain. Une séance de don de sang se tient ce jour à partir de 9 h à la Maison des médias n

La Conférence administrative départementale (Cad) du Borgou s’apprête à voir ses capacités renforcées. Au cours de sa neuvième réunion ordinaire au titre de l’année 2017, ce mercredi 20 septembre à la préfecture de Parakou, ses membres ont pris langue avec le consultant chargé de les accompagner.
La Coopération suisse intervient, à travers le programme Appui suisse au renforcement de la gouvernance locale (Asgol), dans les départements du Borgou et de l’Alibori, pour aider, entre autres, à améliorer la gouvernance locale. Recruté pour apporter son expertise en la matière, le consultant Sébastien Chabi a été présenté, ce mercredi 20 septembre, aux autres membres de la Conférence administrative départementale (Cad) du Borgou, au cours de leur neuvième réunion ordinaire à Parakou, sous l’égide du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et du coordonnateur du programme, Dénis Ali Yérima.
Avec son assistant Ignace Houéto, le consultant a ensuite participé à cette réunion de coordination. Leur mission est de veiller à une meilleure coordination des activités, aussi bien au niveau de l’administration préfectorale, de celle des communes, que des directions départementales et autres services décentralisés de l’Etat dans le Borgou. Ils vont également accompagner le Comité départemental de contrôle de la légalité des actes pris par les maires. L’objectif est d’appuyer le préfet dans sa mission de coordination, d’identification et d’animation des thématiques à présenter au cours des réunions de la Cad pour plus de performances.
Par ailleurs, les membres de la Cad se sont penchés sur la question des coupures répétées de l’énergie électrique au niveau de certaines communes, notamment celle de Nikki. Il s’agira de voir, avec le directeur régional de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), les dispositions à prendre pour atténuer les peines des populations des communes où le problème est criard.
Au cours de la réunion, les services déconcentrés de l’Etat à Parakou ont présenté le niveau d’exécution de leurs activités inscrites dans le plan de travail annuel (Pta) et hors Pta. Ils n’ont pas occulté les taux de consommation des crédits délégués?

Les députés se retrouvent en plénière, ce jeudi 21 septembre. Ils vont examiner deux dossiers : le projet de loi portant mise en conformité du Code des marchés publics en République du Bénin à la Constitution du 11 décembre 1990 et le projet de loi portant règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2015. L’examen de ces deux points annonce la fin des travaux de la cinquième session extraordinaire de l’année 2017 ouverte lundi 11 septembre dernier. Ce qui obligera les députés à la clôturer ce jour sans qu’ils aient bouclé les quinze jours prévus pour la durée d’une session extraordinaire.
Ainsi, la séance plénière de ce jour sera la dernière pour le compte de cette cinquième session extraordinaire de l’année 2017. Celle-ci sera clôturée tout simplement parce que les six points prévus à l’ordre du jour seraient ainsi évacués si les deux dossiers arrivaient à l’être aussi. Les quatre autres dossiers précédents ont été déjà examinés, la semaine dernière. Il s’agit de la proposition de loi portant prévention, prise en charge et contrôle des hépatites B et C en République du Bénin, du projet de loi relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés, du projet de loi portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin et du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre du financement de la deuxième phase du Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom II). Après ces quatre dossiers tous examinés et adoptés, il ne reste que les deux derniers cités supra qui devraient l’être aussi en principe aujourd’hui. Les députés vont procéder donc à la fermeture de la session extraordinaire. Mais ils devront sans tarder ouvrir une autre, la sixième, pour connaître essentiellement de l’examen du projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2018. Ce point était initialement inscrit à l’ordre du jour de la cinquième session mais a été retiré à la dernière minute. Outre ce dossier, plusieurs autres points pourraient être aussi programmés à l’ordre du jour de cette prochaine session extraordinaire. Il y a une série de projets de loi portant autorisation de ratification d’accord de prêts que le Gouvernement a transmis ces dernières semaines à l’Assemblée nationale.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, célèbre ce jeudi 21 septembre, la Journée internationale de la paix. Le thème retenu par le secrétariat général des Nations Unies pour cette commémoration est : « Ensemble pour la Paix-respect-sécurité et dignité ». A la veille de cette commémoration, le médiateur de la République, comme de coutume, s’est adressé au peuple béninois.
A travers son message, Joseph Gnonlonfoun salue l’Onu pour le choix de ce thème qu’il trouve fédérateur et positif et convoque à la réflexion et à l'action dans l'urgence. Il y a vraiment urgence d’agir, selon lui, au regard des menaces de toutes sortes qui pèsent sur la paix partout dans le monde. « La paix n'a jamais été, dans notre monde d'aujourd'hui, aussi gravement et durablement menacée par des guerres persistantes, par le terrorisme qui se répand, véritable cancer des temps modernes créant désolations, exils et disparitions », relève le médiateur de la République. Car, ajoute-t-il, plus l’on milite pour la paix, plus l’on se rapproche de la paix, plus elle échappe et s'envole. Joseph Gnonlonfoun appelle les Béninois à se donner la main avec le respect dû à chaque être humain pour assurer dignement et en toute sécurité ses missions dans la société.
Chaque fille et fils du Bénin doit donner primauté à la culture de la paix, « une paix qui doit être cherchée, recherchée, semée à pleines mains avec beaucoup de soins, de générosité et de cœur. « Cette paix solidaire, nous la voulons, nous l'exigeons », insiste le médiateur de la République. Et cela, comme l’exige d’ailleurs l’article 36 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui assigne une mission cardinale, une mission patriotique à « chaque Béninois de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune et d'entretenir avec les autres des relations qui permettent de sauvegarder, de renforcer et de promouvoir le respect , la tolérance, le dialogue et la réciprocité en vue de la paix et de la cohésion nationale ». La consolidation de la paix va dans l’intérêt du processus démocratique et du développement du Bénin, conclut Joseph Gnonlonfoun?
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 21 sept. 2017

Les accouchements à domicile sont encore monnaie courante dans la commune de Malanville. Les efforts déployés par l’Unicef pour inciter les femmes enceintes à fréquenter les formations sanitaires tardent à produire des résultats.
Lorsque sa grossesse arrive à terme, Zénabou a voulu accoucher à la maison, à l’instar de la plupart des femmes de son village. Pour marquer sa bravoure comme il est de coutume dans sa communauté, elle s’enferme dans sa case assistée d’une matrone pour le travail, pousse et sort de son ventre un petit garçon dont le cri alerta les autres femmes du hameau aux aguets. Mais la délivrance lui a été fatale. Elle succombe à la rétention placentaire, faute de secours qualifié.
Ce récit n’est nullement une fiction mais une caricature affreuse des risques qu’encourent encore de nombreuses femmes enceintes dans des contrées de Malanville et Karimama au péril de leur vie et de celui de leur progéniture. A l’époque où les technologies nouvelles offrent des possibilités de toutes sortes à la médecine, les accouchements à domicile sont encore monnaie courante dans ces localités du nord Bénin, un phénomène que l’Unicef s’emploie à décourager avec beaucoup de peine.
Dr Mahoussi Hounkanrin, médecin coordonnateur de la zone sanitaire Malanville-Karimama décrit la situation, chiffres à l’appui. « Les accouchements à domicile sont encore une réalité. Les revues de performances que nous faisons chaque année montrent des indicateurs assez faibles en termes de fréquentation de femmes enceintes dans nos formations sanitaires. Les données de maternité indiquent que la proportion de femmes qui viennent tourne autour de 50%. Cela suppose que les 50% de femmes attendues accouchent à domicile alors que la norme attendue au niveau national est de 96% », confie-t-il.
La riposte à cette pratique a démarré en 2014 avec l’élaboration d’un plan intégré de communication. Ce plan dont l’élaboration et la mise en œuvre ont été financées par l’Unicef repose sur la promotion des bonnes pratiques, appelées Pratiques familiales essentielles (Pfe). « Les Pfe sont des pratiques qui ont prouvé leur efficacité sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Ce sont des gestes simples qu’on communique aux ménages. Elles assurent le suivi de la mère et du nouveau-né à travers des actions comme la promotion des consultations prénatales, l’avantage pour les femmes d’aller accoucher dans un centre de santé, la vaccination ou encore l’alimentation de l’enfant », explique le médecin coordonnateur de zone.
A Malanville, la campagne s’est ainsi focalisée sur la sensibilisation des femmes sur l’accouchement assisté, pour leur épargner les risques de l’accouchement à domicile.
Pesanteurs sociologiques !
La stratégie a consisté à associer à la lutte les accoucheuses traditionnelles, appelées matrones, les convaincre à référer vers les maternités, les femmes qui demandent leur assistance. « Le fait d’avoir associé les matrones a permis d’améliorer la fréquentation des centres de santé, puisque certaines réfèrent effectivement les femmes enceintes vers nous, aussi bien pour les consultations prénatales que les accouchements », témoigne Elisabeth Sèmèvo Hounkpèvi, sage-femme au centre de santé d’arrondissement de Garou.
A Gnindégabi Tounga, village situé à 5 km de Garou, Awa Labo, la soixantaine et douze ans de pratique d’accouchement à domicile, fait aujourd’hui figure de matrone exemplaire. « Depuis qu’on nous a sensibilisées sur les risques de l’accouchement à domicile, je n’ai plus jamais pratiqué. J’envoie toujours les femmes qui viennent vers moi au centre de santé de Garou », assure-t-elle. A son actif, une vingtaine de femmes enceintes référées dont Indatou Assouma qui a accouché d’un garçon en octobre 2016 à la maternité de Garou.
Si certaines matrones mesurent, à sa juste valeur, l’intérêt de référer les femmes en travail, d’autres résistent encore à franchir le pas de la modernité. « Nous voulons bien que les femmes aillent au centre de santé mais elles n’y arrivent pas surtout à cause des maris qui, ne voulant pas sortir de l’argent pour les soins, exigent qu’elles accouchent à domicile», explique Koumatou Bédou, septuagénaire, matrone à Garou Tédji. « Ce village où chaque famille a quasiment une matrone, observe la plus forte résistance à l’accouchement assisté dans la commune de Malanville », fait observer Issifou Amidou, infirmier chef de poste du centre de santé de Garou Tédji. Pourtant, une note collée à l’accueil de la formation sanitaire affiche les frais de consultation à 200 F Cfa, les frais d’accouchement à 1000 F Cfa, les frais d’hospitalisation à 500 F Cfa. La raison du boycott: les pesanteurs sociologiques qui ont encore la vie dure dans la localité. C’est ainsi qu’on apprend que des maris interdisent l’accouchement assisté à leur femme sous prétexte du jeune âge de la sage-femme ou carrément personne d’autre n’est autorisé à voir la nudité de leurs épouses.
« Les femmes qui accouchent à domicile sont très souvent victimes de la rétention placentaire ou de l’hémorragie de la délivrance. Nous continuons de sensibiliser et surtout d’encourager les matrones qui nous réfèrent des femmes à poursuivre leurs efforts», appuie Rachidatou Lafia, sage-femme au centre de santé d’arrondissement de Madjécali. Le médecin coordonnateur de la zone sanitaire Malanville-Karimama reste tout de même optimiste, conscient que ce combat est une lutte de longue haleine?