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Nouvelles

Réformes économique et politique: L’ambassadeur Kiyofumi Konishi félicite le régime Talon
L'ambassadeur du Japon près le Bénin a tenu, mardi 7 juillet 2020, l’un de ses derniers discours de fin de mission de trois ans neuf mois, au Bénin, lors de la signature des échanges de notes consacrant le don d’équipements médicaux au Bénin dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Kiyofumi Konishi s’est prononcé sur la qualité et les effets de la gouvernance (empreinte de réformes) économique et politique sous le régime du président Patrice Talon. « Je voudrais exprimer mes sincères félicitations au gouvernement du Bénin pour les efforts au profit du développement du pays. Ces efforts ont été concrétisés au plan économique par, entre autres, le maintien de la notation B+ auprès de l’agence américaine « Standard & Poor's» et la consolidation des relations avec de nombreux pays et institutions internationales, sur le plan diplomatique ». Il cite en guise d’exemples, les visites du président de la République, Patrice Talon, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministre de l’Économie et des Finances, dans son pays, en 2019. Au plan politique, il rappelle que le gouvernement béninois a entamé des réformes importantes en vue du développement du pays tant attendu par les populations. «Bien qu’il y ait des contestations de la part de l’opposition, je considère que ces réformes sont nécessaires pour l’épanouissement du pays et félicite le gouvernement du Bénin », affirme Kiyofumi Konishi en présence d’un parterre de personnalités parmi lesquelles figurent le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, ainsi que des membres de leurs cabinets ministériels respectifs. Enthousiasmé par les propos de l’ambassadeur japonais, le patron de la diplomatie béninoise a fait observer dans un premier temps que Kiyofumi Konishi quitte le Bénin sur une note positive, puis le félicite à son tour. Ensuite, «je relève aussi votre honnêteté à saluer nos réformes, et à relever qu’elles sont peut-être difficiles, et parfois contestées…, mais elles sont indispensables. Que serait notre résistance face à cette pandémie de coronavirus si nous n’avions pas eu cette posture de pays réformateur ? Que serait la situation des populations du Bénin si notre gouvernement n’avait pas imprimé une certaine rigueur dans la gestion des affaires publiques?», se demande le ministre Aurélien Agbénonci. « C’est pour cela, poursuit-il, que je voudrais vraiment vous remercier d’avoir relevé cet important fait historique (…) ». Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dit être confiant qu’il y a encore un avenir radieux après le Covid-19. Il souhaite, par ailleurs, que les riches relations d'amitié et de coopération entre son pays et le Japon aillent mieux et se renforcent davantage. Ariel GBAGUIDI Actualités 09 juil. 2020


Education à la santé sexuelle et reproductive: Le guide de référence sur le dialogue parent-enfant en validation
Véronique Tognifodé Méwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a procédé, hier mardi 7 juillet à Cotonou, au lancement de l’atelier consacré à la validation de la version relue du guide de référence en matière de conduite du dialogue parent-enfant sur la santé sexuelle et reproductive. Ce guide constitue un véritable outil d’accompagnement des parents en matière d’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Pour réduire les cas de grossesses précoces et renforcer la protection de la jeune fille, le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance avec l’appui de l’Unfpa a initié l’élaboration d’un guide de référence pour la conduite du dialogue parent-enfant sur la santé sexuelle et reproductive. L’atelier consacré à la validation de la version relue de ce guide s’est tenu hier mardi 7 juillet à Cotonou. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance affirme que pour créer un cadre d’expérimentation favorable à l’atteinte de l’objectif qu’est la protection de la jeune fille, le ministère a initié plusieurs formations sur ledit guide au profit de nombreux acteurs, notamment les chefs des Centres de promotion sociale, les relais communautaires, les responsables et membres des associations des parents d’élèves ainsi que les leaders religieux et communautaires. Véronique Tognifodé Méwanou informe qu’au cours des échanges avec ces différents acteurs de la chaine de protection de l’enfance, il a été noté certaines divergences dans la compréhension par endroits du guide et la nécessité d’y développer des thématiques complémentaires. Ce qui justifie, selon elle, la présente séance de relecture. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance confie que la séance de relecture du guide a été précédée de plusieurs étapes préparatoires auxquelles la plupart des acteurs ont pris part. « Nous sommes au terme de ce processus couronné par l’activité de ce jour qui nous permettra de finaliser et d’approuver la version actualisée du guide pour son usage optimal par les parents », a-t-elle fait savoir. Elle dit compter sur l’investissement de chacun des participants pour parfaire le document et participer ainsi à la promotion de l’éducation des adolescents et des jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive. Société 08 juil. 2020


Cep 2020: 206 313 candidats planchent dans 746 centres (L’examen lancé à Bantè ce jour)
Le Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020 démarre ce lundi 6 juillet sur l’ensemble du territoire national. L’examen sera officiellement lancé à Agoua dans la commune de Bantè par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. 206 313 candidats dont 96 614 filles vont à l’assaut, dès ce lundi 6 juillet, du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020. Ils sont répartis dans 746 centres d’examen sur toute l’étendue du territoire national. Les candidats à besoins spécifiques sont au nombre de 77 dont 19 aveugles, six candidats à infirmité motrice d’origine cérébrale et 52 sourds muets. Le top de la composition sera donné ce matin au complexe scolaire public d’Agoua dans la commune de Bantè. Le lancement sera effectué par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Ce dernier rassure les candidats que toutes les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule dans de bonnes conditions. Le gouvernement a mis à la disposition de tous les candidats, informe le ministre, du gel hydroalcoolique pour le lavage des mains en lieu et place de l’eau et du savon. Il ne reste aux candidats qu’à respecter les règles de distanciation sociale et du port de masque pour être totalement en sécurité, souligne Salimane Karimou. Le ministre se félicite des dispositions prises par le gouvernement face à la progression vertigineuse de la pandémie. Il se réjouit de la tenue effective dès ce jour du Cep après un premier report dû au Covid-19. Des conseils L’autorité ministérielle invite les candidats à être sereins, décontractés et à ne pas céder à la panique. « Respectez les consignes de vos surveillants en salle et travaillez en toute confiance. Rendez-vous tôt dans vos centres munis de vos pièces d’identité et ne cédez en aucune manière à la tricherie », conseille le ministre aux candidats. Il invite les candidats à considérer le Cep comme une évaluation de routine comme celles qu’organisent leurs maîtres en classe. Salimane Karimou exhorte les parents d’élèves à aider leurs enfants à apprêter toutes les fournitures nécessaires, notamment carte d’identité et tenue imperméable en cas de pluie. A l’endroit des chefs centres et surveillants de salles, le ministre les invite à faire preuve de sagesse, de responsabilité et de professionnalisme. « Accomplissez votre mission dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires. Gardez-vous donc de tous actes répréhensibles. Aujourd’hui mieux que par le passé, vous devez servir de modèle en tout. N’oubliez pas aussi vos masques et toutes les autres mesures », conseille Salimane Karimou, souhaitant à tous les candidats du courage et surtout le succès pour un taux de réussite à la hauteur des efforts, à l’heure de la proclamation des résultats de l’examen. Actualités 06 juil. 2020


Lutte contre les sachets plastiques au Bénin: La mayonnaise tarde à prendre
La lutte contre les sachets plastiques demeure un défi permanent au Bénin. La répression s’avère nécessaire pour en arriver à bout. L’édition 2020 de la Journée mondiale contre les sachets plastiques, le 3 juillet dernier, donne l’occasion à Sandra Idossou, militante pour un environnement propre, et initiatrice de la ‘’Campagne sachet Hééloué’’, d’appeler chaque acteur à ses responsabilités. La lutte contre les sachets plastiques ne comble pas encore toutes les attentes au Bénin. Le phénomène défie la législation en vigueur, en dépit de la veille des pouvoirs publics et des communications autour. A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre les sacs plastiques, Sandra Idossou, présidente de l’Association engagement social et initiatrice de la ‘’Campagne sachet Hééloué’’ dénonce l’obstination des Béninois à utiliser ces sacs qui créent d’énormes dommages à l’environnement. « Beaucoup de gens continuent d’utiliser les sachets plastiques au quotidien sans se poser la question du sort qui leur est réservé. Le sachet que nous utilisons pendant dix minutes aujourd’hui, va continuer par détruire l’environnement sur plusieurs décennies », se désole-t-elle. Selon elle, la mayonnaise tarde à prendre au Bénin : « Je suis assez déçue et découragée parce que j’estime que nous n’avons pas évolué. Nous avons beaucoup parlé, fait beaucoup de longs et beaux discours, mais rien n’a changé dans la réalité. En dehors des magasins, des supermarchés et pharmacies qui ont essayé de mettre en place des emballages autres que le sachet plastique, rien n’a changé dans le quotidien des vendeurs et usagers des marchés ». Le phénomène s’apparente, à ses yeux, à un cercle vicieux. « Malheureusement, les fabricants, les importateurs, les distributeurs, les commerçants continuent leur sale besogne au vu et au su de nos autorités qui ne se donnent pas vraiment les moyens d’arrêter ce phénomène. Le sachet plastique est un commerce illicite qui doit être interdit et réprimé », tranche-t-elle. Pour celle qui se bat pour la protection de l’environnement à travers la ‘’Campagne sachet Hééloué’’ depuis trois ans, la lutte contre les sacs non biodégradables est avant tout un comportement : « Rares sont les personnes qui peuvent dire aujourd’hui qu’elles n’ont jamais entendu dire que l’utilisation des sachets plastiques nuit à la santé et à l’environnement. Il ne sert à rien qu’un message soit bien porté sans que cela ne se traduise dans les comportements ». Sur ce point, déplore-t-elle, le Bénin est encore loin du compte. « Chaque jour, des milliers de Béninois mangent encore leur nourriture chaude dans des sachets plastiques. Tous les jours, des tonnes de sachets sont jetées dans la nature au Bénin », révèle-t-elle. Responsabiliser chacun Pour y arriver, les citoyens doivent être mis devant leurs responsabilités. « Hommes, femmes, enfants, tout le monde doit se sentir concerné par ce combat. Manger dans les sachets plastiques tue. Nous devons être responsables par rapport à nous-mêmes et à l’environnement. L’environnement, c’est notre vie. Si nous voulons grandir dans un environnement sain, cela doit dépendre de notre comportement au quotidien», lance Sandra Idossou. Mais la lutte ne se situe pas seulement au niveau des populations. Les pouvoirs publics doivent être les acteurs de premier plan. « Si au même moment qu’on sensibilise les populations à ce phénomène, on continue d’autoriser l’importation de ces sacs, elles ne cesseront pas de les utiliser. Il faut amener le gouvernement à veiller à l’application de la loi interdisant l’utilisation des sachets plastiques. Nos autorités maîtrisent mieux les circuits de production et de distribution. Si elles décident de fermer les portes aux sacs plastiques, elles y arriveront », dit-elle, exhortant le gouvernement à une riposte musclée pour décourager les récidivistes. Pour elle, une journée dédiée à la lutte contre les sacs plastiques revêt une importance capitale pour attirer l’attention sur le tort fait à l’environnement. « Cette journée permet d’éveiller les consciences, de sensibiliser les populations et de les responsabiliser par rapport à leurs comportements sur la protection de l’environnement ». Le défi de la conscientisation, insiste-t-elle, doit demeurer une lutte quasi quotidienne. Environnement 06 juil. 2020


Face-à-face ministre de la Décentralisation-élus de l’Atacora-Donga: Les maires et adjoints à l’école des bonnes pratiques
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane Séidou, était vendredi 3 juillet dernier, face aux maires et adjoints des communes de l’Atacora Donga. C’était pour les entretenir sur les pratiques de bonne gouvernance susceptibles de leur permettre de conduire leurs communes vers le développement. La rencontre vise, a insisté Alassane Séidou, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, à outiller les nouveaux élus sur les textes qui régissent la décentralisation. Notamment la gouvernance participative, la prise en compte du genre et les relations de la tutelle avec les maires, sans occulter la bonne gestion des deniers publics. Ainsi, poursuit le ministre, certaines communes bénéficient jusqu’à 600 millions de francs de subventions. « Il faut bien gérer ça pour avoir de bons résultats », plaide-t-il. Il s’agit d’une formation pertinente, assure le ministre, vu le satisfecit des élus et l’engouement des maires. Car, justifie Alassane Séidou, si les maires sont bien formés, ils prendront des décisions profitables aux populations. « Ils doivent rompre avec les mauvaises habitudes, notamment la mauvaise gestion des ressources publiques, les chantiers entamés et abandonnés… », précise-t-il. Il plaide pour que les deniers publics soient utilisés avec efficience et efficacité. Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, commune hôte de la rencontre, fait remarquer que la présente descente d’Alassane Séidou, la deuxième en moins de trois mois, dénote l’intérêt du ministre pour l’atteinte des résultats escomptés : la bonne gouvernance et l’application des pratiques vertueuses en vue du développement attendu. Le porte-parole des élus déclare avoir pris conscience des défis de la 4e mandature ainsi que des difficultés de mobilisation des ressources. Des défis que la séance leur permettra de relever, reconnait-il. Des propos que confirme Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora qui perçoit dans la rencontre, le relèvement de nouveaux défis, en l’occurrence, la dynamisation des conseils communaux, la mobilisation des ressources propres, l’ouverture des communes au monde extérieur et l’appel à la responsabilité des nouveaux élus. Elle a, au nom de son homologue de la Donga, exhorté les élus à l’apprentissage des règles de bonne gouvernance et d’une administration de développement. Pour ce faire, plusieurs communications ont été présentées aux élus dont entre autres, "Rôles et responsabilités du maire", "Les rapports des préfets avec les maires", "Le financement du développement communal", "Le Centre de formation pour l’administration locale". La rencontre a connu la présence des secrétaires généraux des ministères de la Santé et de l’Economie numérique et de la Digitalisation qui ont également fait des exposés liés à leurs départements ministériels respectifs. -------------------- Impressions des élus sur l’intérêt de la rencontre -------------------- Aldo Calixte Denyz N’Dah Kouagou, maire de Boukombé « Les communications étaient assez pertinentes ; au séminaire de l’Up à Calavi, nous avons été coachés sur notre rôle et la manière dont notre parti percevait l’atteinte des objectifs et le relèvement des nouveaux défis. La répétition est pédagogique et nous cernons davantage ce qui nous a été exposé ». Sanni Didier Kouandé-Sounon, maire de Kouandé « Nous avons beaucoup appris à l’occasion de cette rencontre. Beaucoup d’idées nous ont été communiquées ; la décentralisation, ce sont les textes que nous devons essayer de nous approprier. La rencontre visait à nous fournir les outils nécessaires pour éviter les dérapages ». Société 06 juil. 2020


Prise de contact des autorités de tutelle avec les nouveaux élus communaux: Les maires du Borgou et de l'Alibori face à leurs défis
Les nouveaux maires des communes des départements du Borgou et de l’Alibori ont eu droit ce jeudi 2 juillet à l’hôtel de ville de Parakou, à une séance de prise de contact, d’information et d’échanges avec leurs autorités de tutelle et des membres du gouvernement. Cette initiative permettra aux nouveaux élus communaux de s'outiller en vue d’un développement des collectivités territoriales dont ils ont la charge. Les nouveaux maires du Borgou et de l'Alibori quelques jours après leur installation, prennent langue avec leurs autorités de tutelle et une délégation gouvernementale dans le cadre de l’exercice efficace de leur cahier des charges. « En ce début de mandature, il importe d’entretenir les nouveaux élus communaux et municipaux sur leur rôles et responsabilités en vue de la réussite de leur mission », souligne Djibril Mama Cissé, préfet du Borgou. La rencontre vise à impulser un nouveau dynamisme au développement communal. L’actuelle mandature est celle de toutes les attentes. Selon Noël Ayichékpo Gankpé, directeur de cabinet du ministre en charge de la Décentralisation, les bilans des trois premières mandatures restent assez mitigés par endroits. D’où cette exhortation du préfet: « Les populations attendent beaucoup de cette mandature des conseils municipaux de l’ère de la décentralisation au Bénin. Je voudrais vous inviter à vous engager effectivement en plaçant votre mission sous le signe de l’unité, du consensus, de la paix et du travail collégial au sein de vos conseils respectifs afin de relever les défis et d’offrir de meilleures conditions de vie à vos mandants», insiste Djibril Mama Cissé. Noël Ayichékpo Gankpé renchérit : « Votre élection est la marque d’une grande confiance placée en vous par les populations. La mission à laquelle vous êtes investis est capitale pour le bien-être des populations de vos différentes communes ». Les textes de la décentralisation au Bénin concèdent aux élus communaux des compétences et prérogatives sous le contrôle et avec le concours de l’Etat. Entre autres défis qui s’imposent à la 4e mandature, une gouvernance inclusive et participative, la mobilisation des ressources, la gestion efficace des ressources humaines, le respect des règles de passation des marchés publics, le respect des principes budgétaires, la transparence et la reddition des comptes, l’entretien du patrimoine communal… Les élus communaux ont suivi différentes communications relatives aux « rôles et responsabilités du maire dans l’exercice de ses fonctions », « le préfet et ses relations avec les maires », «financement du développement communal » et « mesures du gouvernement pour réduire la pauvreté dans les communes ». De quoi leur donner un aperçu global des challenges qui les attendent. Actualités 03 juil. 2020


Protection des ressources naturelles du Bénin: African Parks conforté pour le développement du parc W
Le gouvernement béninois poursuit ses efforts pour la protection des ressources naturelles du pays. Son engagement pour les aires protégées s’est renforcé le 25 juin dernier avec la signature d’un contrat de longue durée avec African Parks. Pour les dix prochaines années, le Bénin confie à cette institution de référence, la sécurisation du parc national du W. Le gouvernement béninois accorde la priorité à la réhabilitation et à la conservation des aires protégées du pays. Il en a fait depuis 2016, un projet prioritaire à travers son programme d’action. Depuis lors, les lignes ont bougé, conviennent les acteurs. Le capitaine Abdel-Aziz Bello, directeur du parc national du W se dit même soulagé des fruits de l’engagement de l’Etat au profit de la faune et de la flore. « C’est un sentiment de soulagement approfondi qui m’anime à la suite de celui de la signature du contrat quadripartite de mise en œuvre du Pip », fait-il savoir. « Quand on compare les difficultés énormes auxquelles nous étions confrontés dans le passé et les changements positifs connus actuellement non seulement dans l’amélioration de nos conditions de vie et de travail, mais aussi en ce qui concerne les résultats encourageants obtenus après seulement neuf mois de mise en œuvre de ces réformes au niveau du W », il y a lieu de dire sa reconnaissance, relève-t-il. Ces résultats ont été obtenus principalement grâce à African Parks (Ap) qui a l’expertise d’asseoir un bon système de gestion basé sur des procédures performantes mises en œuvre par des équipes compétentes constituées aussi bien de personnel expatrié que local, indique-t-il Au nombre des réalisations qui font la fierté du capitaine Bello, Angelo Amoussou, chef Projets parcs nationaux et forêts à l’Agence nationale de la promotion des patrimoines et du développement touristique (Anpt) salue particulièrement la mise en œuvre du Plan d’intervention prioritaire (Pip) signé entre le ministère du Cadre de vie, l’Anpt, le Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) et African Parks, dans le but de réhabiliter et développer le parc national du W, par la formation et le déploiement d’une nouvelle brigade spéciale de 90 Rangers et la rénovation des infrastructures du parc. Au total, 2 386 865 840 F Cfa ont été investis dont une part substantielle émanant de la Fondation des savanes ouest africaines (2 039 504 000) et le reste, soit 347 361 840 F Cfa investis par le gouvernement béninois. Grâce à cet investissement, le parc renait et d’importants investissements y ont été faits, reconnait Angelo Amoussou. La réhabilitation des bureaux du Cenagref, la réhabilitation de la base opérationnelle d’Alfakoara, la réhabilitation de la piste d'atterrissage d’Alfakoara, l’ouverture et l’aménagement des pistes, l’achat de nouveaux véhicules et des motos pour les équipes des postes périphériques et animateurs communautaires… Autant de réalisations qui justifient le renouvellement du contrat. Renouvellement intervenu le 25 juin dernier à la satisfaction de toutes les parties prenantes et qui permet au Cenagref de contracter avec African Parks pour le compte de l’Etat, lui concédant de ce fait une partie de ses attributions. « La signature du présent contrat de délégation de gestion permettra de consolider les acquis du Pip et d’aborder tous les autres maillons de la gestion du parc pour atteindre effectivement l’objectif de la restauration et du développement du Complexe W », indiquait à l’occasion, son directeur, le capitaine Abdel-Aziz Bello. Pour lui, ce partenariat est un début, non seulement pour le W Bénin mais aussi pour une coopération plus importante dans la région pour asseoir la sécurité ainsi que le développement durable aussi bien des aires protégées que des communautés environnantes. Restauration et coopération Ferdinand Claude Kidjo, directeur général du Cenagref, soulignera pour sa part, que la signature de ce contrat marque de façon profonde le cadre institutionnel de la gestion des réserves de faune au Bénin, donc du repositionnement et du redimensionnement du centre dont il a la charge. « Le gouvernement a vu juste dès 2016, de poser successivement un certain nombre d’actions phares dont l’élaboration du Plan d’intervention prioritaire pour la réhabilitation et le développement du complexe W », apprécie-t-il. « Ce contrat de délégation de gestion, de financement et de développement du Complexe w est d’une durée de dix ans et comporte beaucoup d’innovations par rapport à celui de la Pendjari », se réjouit-il. La signature du contrat s’est déroulée en présence de Jean Marc Froment, représentant résident d’Ap au Bénin et Christophe Lemée, coordinateur du Pip. Pour Peter Fearnhead, directeur général d’African Parks, le gouvernement du Bénin a choisi depuis 2017, son institution comme gestionnaire du parc national de la Pendjari, joyau naturel de l’Afrique de l’Ouest. « Les dernières années n’ont pas été sans difficultés, mais nous avons connu une évolution extrêmement rapide dans le développement du parc, grâce aux appuis opérationnels, financiers et une gouvernance exemplaire du gouvernement béninois… Cette réussite est le fait de nombreux soutiens reçus de par le monde », indique-t-il. « Trois ans après le début de cette aventure, nous voici, en ce jour historique, à procéder à la signature d’un nouvel accord de délégation de gestion pour le parc W Bénin qui représente l’un des derniers refuges d’espèces clés avec des populations viables en Afrique de l’Ouest », soutient-il. Signature qui intervient, rappelle-t-il, après neuf mois du Pip. Comme bien d’autres, il reconnaîtra que ce projet a été le début de la remise à niveau et de l’amélioration des capacités de l’unité de gestion du parc. Mieux, « Les résultats obtenus au cours de ces neuf mois sont impressionnants même s’il ne s’agit que de la première étape d’un long processus ». Confiant, Peter Fearnhead espère que ce partenariat donnera un nouvel élan et va davantage assurer un avenir d’espoir, non seulement pour le W-Bénin et ses communautés, mais aussi pour une coopération plus importante dans la région afin d’asseoir le développement durable du complexe transfrontalier Wap. Impulser une gestion efficace et durable Cette signature de contrat de délégation de gestion du complexe Parc W- Bénin, plus grand parc national du Bénin avec la zone cynégétique de la Djona et le territoire de chasse de la Mékrou, le ministre du Cadre de vie, José Tonato, l’accueille avec soulagement. Il y lit une démarche pour impulser une gestion efficace et durable des réserves de faune avec des bornes désormais gravées en lettres d’or dans la mémoire des acteurs de la biodiversité et du développement du patrimoine touristique. « Malgré ses labels de Réserve de biosphère transfrontalière, de patrimoine mondial de l’Unesco et de Site Ramsar, les menaces qui pèsent sur cette aire protégée demeurent importantes », révèle-t-il. C’est pourquoi, un plan d’intervention prioritaire d’un coût total de deux milliards trois cent quatre-vingt-six millions neuf cent vingt-et-un mille deux cent cinquante-huit (2 386 921 258) F Cfa, cofinancé par le gouvernement et la Fondation des savanes ouest-africaines est en cours de mise en œuvre depuis le mois d’octobre 2019, poursuit-il. A trois mois de sa clôture, ce projet a déjà permis « une véritable amélioration des infrastructures et des compétences nationales en matière de surveillance du complexe, y compris la mise en place de la première promotion de 35 rangers pour la brigade spéciale », assure-t-il. « Depuis 2016, la bonne gestion des ressources touristiques est l’épine dorsale du Pag. La gestion plus dynamique des aires protégées et de leur diversité biologique, notamment la grande faune est au centre des réformes du gouvernement, avec la mise en délégation de gestion des complexes parcs de la Pendjari et du W », fait savoir le ministre. De ce fait, le Cenagref est déchargé de l’exercice direct des fonctions d’aménagement et de gestion durable au niveau des deux complexes parcs nationaux, pour se focaliser sur les missions de supervision des interventions dans le secteur de gestion durable de la faune et de préservation de la biodiversité dans les écosystèmes naturels nationaux, souligne José Tonato. Les deux fleurons que sont les réserves de biosphère de la Pendjari et du W confiés à l’Ap pour une gestion moderne et novatrice font aussi la satisfaction du gouvernement qui constate une expertise dans la protection et la promotion des aires protégées. « Le chef de l’Etat, le gouvernement et moi-même, attendons que votre savoir-faire instaure une dynamique réelle et durable en faveur de nos aires protégées », lance-t-il comme appel. Pour finir, il a rassuré le personnel employé par le Cenagref sur le parc que la restructuration en cours a prévu leur redéploiement dans la nouvelle équipe, à condition qu’ils fassent preuve de leur capacité à contribuer avec la compétence nécessaire et dans la discipline à la consolidation de la nouvelle dynamique. Actualités 03 juil. 2020


Ali Yaro, président de la Fédération béninoise de Volley-ball: « Plusieurs réformes sont prévues pour faire rayonner la discipline »
A la tête de la Fédération béninoise de Volley-ball depuis 2018, Ali Yaro, parle de l’avenir de la discipline et des projets pour son rayonnement. Dans cette interview, il n’occulte pas la suspension des activités à cause de la pandémie du coronavirus et évoque les dispositions prises pour le bien-être des acteurs sur le plan national. Deux ans après votre élection, que faites-vous pour le rayonnement du volley-ball béninois à l’échelle continentale ? La Nation : Il était question pour nous en décembre 2017, en prenant les rênes de la Fédération béninoise de Volley-ball d’organiser la communication entre la fédération et les ligues régionales ainsi que les clubs de sorte que les responsables de ligues soient les plus imprégnés de toutes les décisions du comité exécutif, de mettre en place un répertoire de tous les acteurs de la discipline afin d’avoir une idée du nombre de licenciés, la moyenne d’âge et une base de données de nos officiels. Sur le plan technique, nous avons souhaité qu’on redynamise de façon profonde, la direction technique nationale afin d’avoir toutes les compétences nécessaires. Nous avons continué à encourager la participation aux différentes compétitions. Je peux vous dire que nous travaillons à nous imposer dans la zone 3 composée de huit pays avant d’ambitionner de gagner des médailles au niveau continental. Qu’en est-il de l'approche participative promise en début de mandat ? Cette promesse avait du mal à avoir l’adhésion du comité exécutif. Mais, finalement, nous avons pu adopter cette façon de faire en consultant souvent les ligues. Nous nous préparons à faire un bilan à mi-parcours pour voir ce qui a été fait et corriger ou améliorer notre gestion. Des réformes sont attendues au niveau de l’organisation des compétitions statutaires. Nous sommes en train de travailler à créer la ligue nationale et à apporter beaucoup d’autres innovations pour faire rayonner le volley-ball béninois. Que pensez-vous faire pour faire développer davantage le beach-volley au Bénin ? Le beach-volley est arrivé un peu tard dans notre pays. Il se jouait de façon informelle par quelques-uns. Lors de notre passage en Allemagne, nous avons eu l’idée avec le coach Achille Gbaguidi d’en faire une priorité. Nous avons fait notre premier pair pour participer à plusieurs compétitions internationales. Après, nous avons laissé la place aux jeunes. En 2011, j’ai été coopté pour faire partie de la commission beach-volley sur le continent. C’est ce qui nous a motivés à asseoir la base du beach au plan national. Actuellement, des foyers de promotion de beach-volley sont créés dans certains départements du pays. Quel est l’impact du Covid-19 sur le déroulement des activités du volley-ball ? La Fédération béninoise de Volley-ball avait lancé sa saison en début d’année avec la sortie de nos équipes sur le continent. La sélection féminine était à Accra pour les éliminatoires des Jeux olympiques tandis que les hommes étaient à Lomé. La sélection masculine s’est qualifiée pour la deuxième phase prévue en Tanzanie, malheureusement toutes les compétitions ont été suspendues après la programmation des matchs. Au plan national, les éliminatoires des championnats nationaux avaient démarré dans les ligues Atlantique- Littoral, Ouémé-Plateau et Borgou-Alibori, mais déférant aux recommandations du gouvernement, nous avons tout arrêté. Nous avons demandé aux acteurs de volley-ball de suivre le mot d’ordre afin qu’ils se protègent contre le virus. Quelle suite à donner à la saison au niveau du volley-ball ? Je voudrais vous dire que les activités suspendues sur les plans national, continental et international seront programmées dans les jours à venir en fonction de l’évolution de la situation. Nous suivons de très près tout ce qui se passe dans les départements. La Fédération souhaite profiter de la trêve pour donner une formation en management du sport aux responsables des clubs et des ligues. Sports 03 juil. 2020


Deux femmes élues maires dans le Plateau: L'effet d'une transformation sociale
Au terme du scrutin communal et municipal du 17 mai dernier, le département du Plateau a connu l’élection de deux femmes maire, notamment Lucie Ablawa Sessinou à Kétou et Karamatou Fagbohoun à Adja-Ouèrè. il s'agit là du couronnement d’une longue aventure ponctuée d’engagement et de combativité. Lucie Ablawa Sessinou, chef de l’exécutif communal de Kétou et Karamatou Fagbohoun, aux commandes à Adja-Ouèrè. L’élection de ces deux dames renforce la représentativité des femmes politiciennes. Portées en triomphe au terme des élections communales et municipales du 17 mai 2020, elles symbolisent à la fois l’espoir et la fierté de leurs localités respectives. Sur quatre femmes maires que compte le Bénin sur les 77 édiles, le Plateau détient à lui seul deux. Cette prouesse des élues conseillères ne passe pas inaperçue quoique le militantisme politique reste le fort des femmes du département du Plateau. « Lorsqu’on reste dans les questions électives démocratiques modernes, on peut dire que cette percée des femmes conseillères dans le Plateau est une première. Mais lorsqu’on reste dans l’organisation sociale, la détention du pouvoir, dans les anciens royaumes à forte organisation sociale, le pouvoir yoruba, le pouvoir d’Oyo a accordé davantage de rôles à la femme que le pouvoir royal fon », souligne Dodji Amouzounvi, sociologue. « Quand on connaît l’organisation sociale de nos anciens royaumes, on ne peut pas dire que la femme n’est pas détentrice de pouvoir », poursuit-il. Si Lucie Ablawa Sessinou signe son retour à ce poste qu’elle a perdu en 2008, avec la première mandature de la décentralisation dans cette commune, la nouvelle maire d’Adja-Ouèrè, quant à elle, doit son élection à sa force de regroupement politique et à sa vision. Mais avant tout, les deux femmes maires, nouvellement élues à la tête des conseils communaux de Kétou et d’Adja-Ouèrè ont bénéficié de la confiance de leurs partis et des électeurs qui les ont plébiscitées pour conduire les destinées de ces différentes communes. Pour en arriver là, chacune d’elles a dû batailler afin de convaincre les deux formations politiques auxquelles elles appartiennent. Membre du Conseil communal sortant de Kétou et présidente du Réseau des femmes élues conseillères du Bénin depuis 2018, Lucie Ablawa Sèssinou est aussi un pilier important de l’Union progressiste. Elle place son mandat sous le signe d’une gestion transparente et équitable pour le développement de sa cité. « Si c’est les compétences, nous en avons. Nous allons mettre en valeur toutes ces compétences et toute l’expertise que nous avons au sein du Conseil communal pour pouvoir développer Kétou », assure-t-elle. Récolte de bons grains A Adja-Ouèrè, Karamatou Fagbohoun, fille de l’opérateur économique et président de l’ancien parti ''Mouvement africain pour la démocratie et le progrès'' (Madep), Séfou Fagbohoun, prend les rênes de la commune. Elle accède à ce poste grâce à la bénédiction de son parti, le Bloc républicain. Elle est très active au sein de ce parti à travers ses sorties politiques et ses actions sociales. Son élection lui permet d’entamer une belle carrière politique. Femme politique influente dans le Plateau, la nouvelle maire d’Adja-Ouèrè est appelée à pérenniser les bonnes œuvres de son père. Elle a été la cheville ouvrière du ralliement de ce dernier à la mouvance présidentielle et entend s’inspirer du modèle de gestion du président de la République, Patrice Talon pour impacter sa commune. « Dès cet instant, je suis le maire de tout le monde, sans distinction ni d’appartenance politique, ni de religion, ni d’origine. Je suis au service de la commune tout entière », indique-t-elle. Elle mise sur l’union et le développement pour réussir son mandat. «Rien de beau et de grand ne se construit dans la désunion, dans la division », assure-t-elle. Le sacre de ces deux femmes maires n’est que la récolte des bons grains qu’elles ont semés des années durant et la reconnaissance de leurs partis pour leur combativité. « Le fait d’avoir bravé le regard social, non seulement des hommes mais aussi de leurs consœurs est exceptionnel. Le fait d’avoir réussi là où les hommes ont échoué dans ce milieu très phallocratique, est exceptionnel. Partant de l’organisation sociale, on se rend compte que la femme a toujours détenu le pouvoir », souligne Dodji Amouzounvi. Il analyse l’élection des deux conseillères comme un effet de la transformation sociale. « Les femmes (ndlr : candidates aux élections) n’avaient pas connu une telle ascension hier. J’analyserai cela comme une marche normale, une résurgence, une visibilité et comme l’une des mutations de l’ordre social, et il faut s’attendre à ce que les femmes arrivent de plus en plus à des niveaux élevés en politique», explique-t-il. Si ces femmes sont parvenues à un niveau élevé au sein des instances communales, « c’est d’abord une question de société avant d’être une question d’éducation. Envoyer les femmes à l’école donne du crédit au combat de développement », développe-t-il. Pour les six prochaines années, elles devront garder le même entrain au travail et poursuivre les efforts dans le sens du développement de leur localité, afin de continuer à mériter la confiance des populations et de leurs partis politiques, et surtout faire rayonner le milieu yoruba. Société 03 juil. 2020


Phase pilote du projet Arch: 5 000 lecteurs de carte électronique acquis
Pour assurer l’authentification univoque des cartes électroniques délivrées dans le cadre de la mise en œuvre de la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), le Conseil des ministres a autorisé, mercredi 1er juillet, l’acquisition de 5 000 lecteurs de carte. L’outil permettra d’éviter les fraudes et autres couacs dans la mise en œuvre du projet. Le Conseil des ministres a autorisé l’achat de 5 000 lecteurs de cartes électroniques, lesquelles ont été distribuées dans le cadre de la mise en œuvre de la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). « La mise en œuvre de la phase pilote dudit projet a révélé la nécessité de procéder à l’identification des bénéficiaires par les moyens les plus appropriés, afin d’éviter des fraudes et autres irrégularités préjudiciables à sa pérennité », justifie le Conseil. Il rappelle que les cartes distribuées aux bénéficiaires sont électroniques, et pour en assurer l’authentification univoque, il est indispensable de recourir à des lecteurs adaptés aux fonctionnalités prévues. C’est au vu de tout ceci et soucieux de rendre ce matériel disponible dans tous les centres de santé publics, que le Conseil des ministres a autorisé l’acquisition des 5 000 lecteurs. En outre, le Conseil informe que les ministres en charge de la généralisation du projet, ont été instruits afin que toutes les diligences nécessaires à l’achat desdits lecteurs soient accomplies. Résultats prometteurs A l’issue d’un point d’étape effectué en février dernier, par les cadres de l’Unité de gestion du projet Arch, il a été constaté que l’Arch porte de bons résultats. Le ciblage communautaire et les enquêtes socio-économiques effectués dans les sept communes retenues pour la phase pilote du projet ont permis d’enrôler à peu près 105 000 bénéficiaires. Ces personnes ont été identifiées et leur statut d’extrêmes pauvres a été validé. Sur le nombre total des personnes enregistrées, 89 899 ont reçu leurs cartes nationales biométriques depuis le 20 juillet 2019. A la date du 9 février passé, plus de 2 251 bénéficiaires ont obtenu une prise en charge sanitaire complète suivant le contenu du panier des soins dans les communes pilotes. En termes de ressources affectées, la zone sanitaire Abomey-Calavi - So-Ava a reçu un prêt de 45 millions de francs Cfa de médicaments entre août 2019 et février 2020. Après réception, ces consommables ont été aussitôt positionnés dans les formations sanitaires. À la date du 9 février dernier, 1 682 bénéficiaires ont été pris en charge pour un coût global de 3,32 millions de francs Cfa. De décembre 2019 à la même date du 9 février, 172 bénéficiaires ont été pris en charge dans la zone sanitaire Dassa-Zoumè-Glazoué. Ceci, pour un montant total de près de deux cent cinquante mille francs Cfa. Au niveau de la zone sanitaire Djougou-Copargo-Ouaké, 399 personnes ont été prises en charge pour environ quatre cent quatre-vingt mille F Cfa. Au terme du point d’étape, le coordonnateur du projet Arch, Venant C. Quenum, avait exprimé toute sa satisfaction au regard de ces résultats. Actuellement, Venant C. Quenum et toute son équipe sont en mission d’évaluation du projet dans les sept communes pilotes en vue de sa généralisation. Évalué à 313 milliards de francs Cfa, le projet Arch est un package de quatre services, à savoir, Assurance-maladie, crédit, formation et assurance retraite. L’Arch est initié par le gouvernement du président Patrice Talon dans le but d’apporter une réponse forte à l’état des lieux jugé critique en matière de protection sociale des acteurs de l’informel au Bénin. Le projet cible plus de 2 468 254 bénéficiaires reconnus « pauvres extrêmes » et répartis dans 375 458 ménages. La population des bénéficiaires ayant le statut de « pauvres non extrêmes » estimée à 1 895 810 répartis dans 321 737 ménages va être partiellement prise en charge. La phase pilote de ce projet avait été lancée le 29 juillet 2019 à Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. Société 03 juil. 2020


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