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Nouvelles

Mouhamadou Arikama Chabi, économiste financier: « La microfinance peut mieux contribuer à l’égalité entre les sexes »
Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des services financiers, nous parle dans cet entretien, de l’enjeu de l’Egalité femme-homme (Efh) dans le secteur de la microfinance. Le consultant évoque les stratégies et plans d’actions pour sa mise en œuvre dans les Systèmes financiers décentralisés (Sfd). La Nation : En quoi l’Egalité femme - homme (Efh) est-elle importante dans les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) ? Mouhamadou Arikama Chabi : Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas à l’abri d’inégalité des sexes. Malgré le fait que ce secteur semble servir en grande partie les femmes, la gouvernance et la gestion des institutions du secteur n’impliquent pas encore suffisamment les femmes et l’accès aux services financiers diversifiés et adaptés à ces dernières reste à améliorer.Le secteur peut mieux contribuer, malgré les contraintes, à l’égalité entre les sexes, notamment pour l’accroissement de l’efficacité et de la productivité économiques des femmes. Que faire pour y parvenir ? Dans le cadre du projet d’Appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance au Bénin (Adapami), des stratégies et plan d’action Egalité femme - homme (Spa Efh) ont été élaborés pour être mis en œuvre dans les Sfd. Ces documents de planification stratégique ont pour but d’assurer la prise en compte optimale, par chacun des Sfd, de la thématique Efh qui est une thématique transversale dans toute organisation et dans toute société. C’est important pour le secteur de la microfinance et les Sfd qui sont des intervenants économiques susceptibles de réduire la pauvreté et de donner des services qui créent ou renforcent des capacités pour générer des revenus et du développement économique. L’importance des Spa Efh réside dans celle de la thématique même qui est l’égalité homme-femme au sein des Sfd bénéficiaires. Ils visent de façon générale la promotion, l’égalité des droits, le partage équitable des responsabilités, du pouvoir et des ressources entre hommes et femmes au niveau des Sfd. Quelles sont les composantes de ces stratégies et plan d’action ? Ils comportent quatre domaines que sont :l’accès aux ressources/produits et services financiers, l’accès à la décision/pouvoir, l’accès aux connaissances/formations et l’accès à l’emploi. Il s’agit là d’aspects de la gestion et du bénéfice des prestations où les hommes et les femmes doivent se retrouver de façon équilibrée pour une optimisation des impacts pour la société. Les Spa Efh sont composés de trois parties principales : diagnostic, propositions d’amélioration et budget/finance. Le diagnostic aboutit à l’établissement de l’état des lieux ou encore la situation de départ en utilisant l’outil analyse comparative des sexes. Il contient l’identification des causes de la situation et les défis pour l’amélioration ou le maintien de la situation selon qu’elle est égalitaire ou inégalitaire. On part du postulat qu’il y aura inégalité d’accès si l’un des sexes (hommes ou femmes) détient une proportion supérieure à 70 % ou inférieure à 30% pour l’un des produits financiers et l’une des variables nombre ou montant. Quant à la méthodologie de diagnostic, elle prend en compte l’analyse comparative des sexes dans les quatre domaines d’accès importants pour la microfinance que sont : l’accès aux ressources, l’accès au pouvoir, l’accès à l’emploi et l’accès à la connaissance. Et les propositions pour mieux prendre en compte l’Efh? Les propositions d’amélioration sont faites de façon très participative en se basant sur le diagnostic établi et validé au niveau des bénéficiaires du projet Adapami. Elles sont spécifiques pour chaque Sfd. Ce sont des « choix internes » retenus dans une démarche cohérente avec l’accompagnement de spécialistes externes, et donc de « très bons documents d’engagement pour le futur ». Les propositions d’amélioration sont définies pour être réalisées sur une période de trois ans. Les objectifs à atteindre à la fin de la période sont fixés suivant la méthode Smart (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes, et pour un temps). Ainsi, les actions sont efficaces en principe. Le plan d’action s’étale donc sur trois ans et la mise en œuvre des actions est répartie sur les trois ans. Certaines actions peuvent se dérouler sur un, deux ou les trois années. Quid du volet financier ? Le volet financier est aussi important que le diagnostic et les propositions. C’est une estimation des coûts/budgets de réalisation des actions ou de mise en œuvre de la stratégie. Ce sont des ressources à affecter pour la réalisation du plan. Bien évidemment, il y a des actions sans coûts directs spécifiques, par exemple lorsqu’il s’agit de prendre des mesures. L’aspect financier est fait conformément au plan de réalisation des activités précisé au volet précédent, c’est-à-dire les propositions. L’élaboration des Spa Efh a été un effort organisé et bien structuré qu’il est important de valoriser à travers sa mise en œuvre. Cela entre dans une démarche stratégique globale. Quelles sont les conditions pour faire aboutir les Spa Efh ? Les principaux défis dans la mise en œuvre des Spa Efh sont : la volonté de la mise en œuvre de la stratégie ou du plan pour un ou plusieurs domaines, notamment l’accès au pouvoir et l’accès à l’emploi, et la bonne organisation de la mise en œuvre. Pour atteindre les objectifs, il faut essentiellement mettre en œuvre le plan d’action de façon optimale et suivre les résultats obtenus. Les Spa Efh constituent une véritable carte de route qu’il faut absolument garder en vue en tout temps, en plus d’y apporter des révisions annuelles. Ils doivent être accessibles par tous les dirigeants du Sfd ainsi que les personnes considérées comme « clés » pour le développement du Sfd et l’amélioration de l’Efh.Mais le plus important, c’est évidemment d’accepter les changements organisationnels et structurels qui ont été suggérés dans les Spa Efh. Que faire donc après avoir élaboré la Spa Efh ? La première phase, c’est celle de la responsabilisation. C’est une étape importante. La responsabilisation doit viser le niveau le plus haut pour porter le plan selon la structuration de l’organisation. Les plans de développement et les plans d’investissement sont portés par les instances les plus élevées tandis que les plans thématiques doivent être portés par les départements techniques. Les thématiques transversales doivent être portées par les niveaux hiérarchiques les plus élevés. La stratégie Efh est une stratégie sur une thématique transversale. La deuxième phase, c’est l’exécution, la mise en œuvre du plan ou de la stratégie. Elle comprend quatre étapes que sont : l’allocation de ressources qui déclenche la préparation de l’exécution proprement dite ; la programmation qui est l’inscription des actions du plan d’action dans le Plan de travail annuel (Pta) ; la mobilisation des ressources qui est plus explicite lorsqu’il s’agit de ressources externes et enfin l’exécution des activités programmées qui consiste à mener toutes les activités prévues dans le cadre de l’exécution des actions planifiées. Il y a également le suivi des résultats qui doit se faire en trois étapes : l’établissement des rapports d’activités et d’évaluation de l’atteinte des résultats, l’organisation des réunions de suivi de façon régulière et l’examen approfondi des objectifs de l’année à la fin de chaque cycle annuel,pour mesurer l’avancée ou le retard de l’organisation par rapport aux objectifs définis, et déterminer les ajustements nécessaires pour la période suivante. Economie 02 juil. 2020


Lutte contre la corruption et les infractions connexes: Un manuel lancé par les acteurs du programme PartiCiP II
« Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre». C’est le titre du nouveau manuel sur la corruption au Bénin, lancé par les acteurs de la phase II du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP II). C’est à la faveur d’une conférence de presse animée, mardi 30 juin dernier par les responsables du programme, Martin Vihoutou Assogba et Blanche Sonon, au siège de l’Ong Alcrer, à Cotonou. Réalisé en des termes plus accessibles aux non juristes, le manuel « Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre» a pour vocation de permettre aux acteurs de la lutte contre la corruption, notamment les gouvernants, acteurs judiciaires et de la société civile, y compris le public, de s’approprier aisément les contenus des actes de corruption et des infractions connexes qui y sont compilés. Lors du lancement du manuel, mardi dernier, ses principaux auteurs à savoir l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Ong Alcrer) et Social Watch Bénin, bras opérationnels du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP, Phase II), ont indiqué que ce manuel « inédit (…) se veut un précieux outil pour démystifier la diversité pénale de la corruption ». Ainsi, sur la base d’exemples, d’études de cas et de quizz, les caractéristiques de la corruption et des faits assimilés y ont été présentés. Dans son propos liminaire, le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, se réjouit du fait que cet ouvrage donne à tous les acteurs de la lutte contre la corruption, l’occasion d’améliorer leur action contre ce fléau en renforçant leur connaissance du phénomène, de son encadrement juridique et des mécanismes à dérouler pour mieux détecter, documenter et dénoncer les malversations financières. « Grâce à ce manuel, nous avons mené, en décembre 2019, des causeries-débats au profit de 166 représentants des Organisations de la Société civile venus de 46 communes », souligne le président de l’Ong Alcrer qui rassure que la sensibilisation se poursuivra, surtout, à l’endroit du public à travers des émissions radiophoniques. Et pour des résultats plus probants en termes de lutte contre la corruption et les infractions connexes au Bénin d’ici les prochaines années, Martin Assogba invite non seulement les acteurs de la lutte mais aussi le citoyen lambda à acheter le manuel. Bilan à mi-parcours Depuis le lancement de sa plateforme de lutte appelée « Anticorr », le Programme PartiCiP II a été saisi, en deux ans, de plusieurs faits de corruption. Après investigations, il a dénoncé onze présumés cas auprès des autorités judiciaires et administratives compétentes. Deux des onze dossiers dénoncés, ont été vidés par des condamnations fermes, assure Martin Assogba. Il indique que « l’un des dossiers déjà clos porte sur des cas de malversations financières à la Recette des finances des départements du Zou et des Collines. Le mis en cause a été condamné à cinq ans de prison ferme ». Le second dossier qui porte sur un détournement de 4,5 milliards F Cfa au Centre national de sécurité sociale (Cnss), poursuit-il, a été clôturé le 27 juin 2019 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) avec la condamnation des mis en cause. Le président de l’Ong Alcrer fait aussi savoir que l’instruction du reste des dossiers est toujours en cours. La preuve, le 5 mai dernier, il a personnellement témoigné dans l’un des dossiers au niveau de la Brigade économique et financière (Bef). Nouveaux dossiers Le 7 juin dernier, d’autres investigations ont été lancées sur sept affaires qui ont été portées à la connaissance du Programme PartiCiP dans les communes de Cotonou,Lokossa, Abomey-Calavi, Adjohoun et bien d’autres encore. Les informations collectées au terme des enquêtes seront versées aux autorités compétentes par les acteurs du programme pour que justice soit rendue au bout du rouleau. Rappelons que le programme PartiCiP II est conjointement mis en œuvre par l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin depuis décembre 2012, pour la première phase. La deuxième phase du Programme a démarré en août 2017 dans soixante-deux communes des départements de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, de l’Atacora, de la Donga, du Zou et des Collines. Ce programme est mis en œuvre grâce à l’appui technique et financier de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin. Société 02 juil. 2020


Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin : Les activités officiellement lancées
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a présidé, mardi 30 juin, la cérémonie de lancement officiel des activités de la Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin (Fenafab). A cette occasion, il s’est engagé à accompagner cette organisation féminine dirigée par Louise Aylara. « Sans la femme agricultrice, pas de développement agricole », c’est le credo de la Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin (Fenafab) dont les activités ont été officiellement lancées, ce mardi 30 juin par Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Louise Aylara, présidente de la Fenafab, se félicite de la mobilisation massive des femmes et des communautés rurales à cette cérémonie. Elle témoigne sa reconnaissance à la Plateforme nationale des Organisations paysannes et de Producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin) qui se bat depuis 2006 pour la promotion du genre au niveau du secteur agricole. « La Fenafab est un creuset d’échanges, de dialogue, d’action et de partage d’expériences entre les organisations paysannes de femmes agricultrices en vue de la promotion de la femme agricole», a-t-elle déclaré. A l’en croire, cette fédération se veut être également un espace pour favoriser l’expression des préoccupations catégorielles et de l’opinion des femmes agricultrices du Bénin. Pour Arouna Lawani, président du Pnoppa-Bénin, la Fenafab est le porte-flambeau et le porte-parole de toute la gent féminine qui s’investit dans le secteur agricole en tant qu’agricultrice. « Les femmes constituent une part considérable de la main-d’œuvre agricole et détiennent aussi des exploitations », a-t-il poursuivi. Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche se réjouit d’être associé au lancement des activités de cette fédération représentative des femmes agricoles. C’est le lieu pour lui de saluer les efforts des partenaires techniques et financiers aux côtés des femmes agricoles. Pour lui, les femmes jouent un rôle crucial dans la production agricole au Bénin. « Si la femme en dispose, le foyer en bénéficie plus », a-t-il martelé. Ainsi, il promet d’accompagner ses forces de cette fédération. Abondant dans le même sens, Reine Oussou Kpanou, directrice de la Promotion du genre et de la femme rassure de la disponibilité du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à contribuer à l’épanouissement des femmes agricultrices du Bénin. « Nous sommes prêts à faire en sorte que les femmes soient représentatives dans le monde agricole sur le plan national et international», a-t-elle conclu. Société 01 juil. 2020


Examen de fin d’année scolaire : 149 398 candidats à l’assaut du Bepc 2020 (Une baisse de 56 339 candidats notée)
Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, est descendu ce mardi 30 juin, à la direction des Examens et Concours (Dec) de son ministère à Porto-Novo pour s’enquérir du niveau de préparation de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Au total 149 398 candidats affronteront l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session des 13, 14 et 15 juillet prochains. Ils seront répartis dans 233 centres de composition sur l’ensemble du territoire national. Selon les statistiques de cette année, le département de l’Atlantique compte le fort taux d’inscrits avec 32 740 candidats. Il est suivi de l’Ouémé : 28 744, du Littoral : 14 805 ; du Zou : 13 037 ; des Collines : 12 900 ; du Borgou : 11 789 ; du Mono : 7924, du Plateau : 6 609 ; de l’Atacora: 5 847 ; du Couffo : 5686 ; de l’Alibori : 5489 et de la Donga : 3 828 candidats. L’effectif total des candidats dégage une chute de 56 339 soit un taux de 27,38 % par rapport à celui de 2019 qui est de 205 737 inscrits. Le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Roger Koudoadinou, explique cette baisse par la mise en œuvre de la Plateforme educmaster qui permet désormais de détecter les inscriptions frauduleuses, c’est-à-dire les cas des élèves renvoyés pour insuffisance de résultats dans une école et qui s’arrangent pour trouver un faux bulletin pour s’inscrire en classe supérieure ailleurs. Le nouveau système permet de les démasquer facilement et de les exfiltrer des listes. Le second facteur est le taux de réussite relativement meilleur au Bepc l’année dernière. Ce qui a permis de dégraisser le flux de candidats d’environ 56 000, souligne-t-il. Ainsi, le candidat le plus jeune a 12 ans et le vétéran est âgé de 57 ans. Le Dec précise que ce dernier est à la recherche du Bepc depuis quatre ans. 57 ans, le candidat le plus vieux Comme chaque année, le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo est allé s’enquérir ce mardi du niveau des préparatifs. L’autorité ministérielle a constaté avec satisfaction que la Dec est prête pour le bon déroulement de l’examen. Le matériel sensible est déjà en place. Le matériel lourd est déjà distribué sur le terrain. La liste des surveillants de salles, des chefs-centres, des correcteurs et autres acteurs de secrétariat est déjà aussi prête. Mahougnon Kakpo dit avoir également observé que les dispositions pratiques pour continuer de faire respecter les mesures barrières contre le Covid-19 sont aussi prises. Il y aura un candidat par table et au plus 30 candidats par salle. Les candidats seront distants au moins d’un mètre l’un de l’autre. Il est prévu des dispositifs de lavage des mains à l’entrée de chaque centre d’examen et un flacon de gel à l’entrée de chaque salle pour permettre aux candidats de se désinfecter les mains avant d’aller s’asseoir. Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire avertit qu’aucun candidat n’aura accès à un centre d’examen du Bepc sans son masque. Puisque, souligne-t-il, le gouvernement a distribué une paire de masques au cours de l’année scolaire à chaque élève. Le ministre invite les parents d’élèves à veiller à ce que les candidats puissent prévoir obligatoirement dans leurs fournitures pour l’examen le masque. Société 01 juil. 2020


Inondation à Tankpè et Zogbadjè: Les populations donnent de la voix, le maire à la rescousse
Face à l’inondation, les populations des quartiers Tankpè et Zogbadjè dans la commune d’Abomey-Calavi ont organisé, ce lundi 29 juin, un sit-in devant l’Institut international tropical agricole (Iita). Informé de cette situation, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi a effectué une descente sur les lieux pour inviter les riverains au calme. Fatiguées de l’inondation qui dicte sa loi depuis quelques jours dans leur localité, les populations de Tankpè et de Zogbadjè ont bravé les intempéries pour organiser un sit-in, ce lundi 29 juin, devant l’entrée principale de l’Institut international tropical agricole (Iita). Ainsi, dès 8 heures, les riverains ont pris d’assaut la dévanture de cette structure, empêchant les travailleurs d’y avoir accès pour vaquer à leurs occupations. « Les voies sont inaccessibles et nos maisons inondées à cause de l’Iita qui a drainé les eaux vers notre quartier », déclare Claudine Mevo Guézo, propriétaire de maison dans la zone. A l’en croire, les travaux de canalisation inachevés en faveur de la rizière de l’Iita seraient à la base de cette inondation qui dure depuis une quinzaine de jours. « Nous vivons dans cette localité depuis 15 ans mais c’est la première fois qu’on vit une telle inondation », a-t-elle fait savoir. Elle s’en remet au gouvernement et à la mairie d’Abomey-Calavi. « Nous demandons le soutien des autorités, on n’en peut plus », a-t-elle poursuivi. Mais, Gontran Nouhoumon Honfoga, chef service chargé de la gestion des installations de l’Iita jette le tort sur Africa Rice, une institution ivoirienne qui avait voulu installer une rizière dans les locaux de l’Iita. « La population a raison de donner de la voix mais l’Iita n’en est pour rien », soutient-il. A l’en croire, c’est Africa Rice qui a demandé à l’Agetur d’orienter l’eau pluviale vers le bas-fond de l’Iita. « Les travaux n’ayant pas abouti, les populations en souffrent aujourd’hui », a-t-il expliqué. Selon lui, pour soulager les populations, l’Iita a fait les démarches depuis quelques jours vers l’agence chargée de l’assainissement pluvial dans la commune d’Abomey-Calavi. « Selon les techniciens, il y a des solutions mais elles ne seront pas immédiates », a-t-il confié. Angelo Ahouandjinou rassure la population Informé, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi a effectué une descente sur le terrain pour apprécier la situation. A son arrivée, il a rencontré les autorités de l’Iita avant de descendre dans la zone inondée. Il a constaté qu’une partie de l’Iita ainsi que beaucoup de maisons sont inondées dans la zone. « Je suis venu faire l’état des lieux afin de faire un point au préfet pour qu’ensemble nous prenions des dispositions idoines », a-t-il confié. Pour lui, les mesures urgentes qui s’imposent seront prises pour soulager les populations. Il promet qu’une fiche sera faite à l’endroit du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. « Des dispositions seront prises pour vous soulager en attendant le règlement définitif de ce problème en synergie avec le ministère du Cadre de vie », a-t-il promis. A l’en croire, cette situation préoccupe à plus d’un titre tout le conseil communal d’Abomey-Calavin. Actualités 30 juin 2020


Covid-19 et ses impacts: Des bouleversements dans les Fab, selon Fructueux Gbaguidi
L’armée a aussi été impactée par la pandémie du coronavirus. Tout s’y déroule désormais avec tact, stratégie et précaution, selon les propos du colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’Armée de terre. Les pratiques ont désormais changé au sein de l’armée. La menace de la pandémie du coronavirus a aussi imposé à ce corps, de nouvelles habitudes. Reconnue pour sa rigueur et sa discipline au service de la nation, l’armée, force de défense, n’entend pas fléchir dans ce contexte de pandémie. Intervenant au cours d’une séance spéciale à l’Université d’Abomey-Calavi sur le Covid-19, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel Fructueux Gbaguidi a rappelé les nouvelles habitudes que le coronavirus a imposées aux forces de défense. Se prononçant sur le thème ‘‘Covid-19 dans les Forces armées’’, le colonel a précisé quelques bouleversements intervenus dans l’armée. Fructueux Gbaguidi a fait savoir que désormais, il n’y a plus de salutations individuelles ainsi que les échanges avec le personnel. Ces derniers se font en respect de la distanciation sociale. Selon lui, les rapports humains sont impactés dans les Fab. Il en veut pour preuve les différentes activités qui mobilisaient le personnel militaire entretemps, désormais proscrites, afin de se conformer aux prescriptions relatives aux gestes barrières. « Sur le plan collectif, nous avons dû renoncer à beaucoup de nos activités. Les rapports du matin, la préparation physique individuelle, le sport collectif, le ballon militaire…Nous avons mis fin à tout ça parce qu’il fallait respecter la distanciation sociale », a expliqué le colonel. « Tout ceci constitue des difficultés nouvelles », a-t-il ajouté avant de souligner que les visites dans les différentes casernes sont limitées et il y a plus de précautions pour la gestion des courriers désormais dans les Forces armées béninoises. Dans ce contexte de pandémie, l’officier a rassuré de la disponibilité du personnel médical militaire à servir la nation et à aider dans le traitement des différents cas. L’armée ne ménagera aucun effort également à construire les infrastructures. « Nous avons des perspectives par rapport à l’écosystème qui se détériore. Nous allons mettre tous les moyens à la disposition de la population », a soutenu le colonel Fructueux Gbaguidi. Actualités 30 juin 2020


Appui de la Banque mondiale à la relance économique: 29 milliards F Cfa pour l’énergie et le numérique
Un financement additionnel d’environ 29 milliards F Cfa est approuvé par la Banque mondiale pour soutenir la compétitivité économique et atténuer l’impact du Covid-19 au Bénin. Les énergies renouvelables et le numérique sont les secteurs visés. La Banque mondiale a approuvé, le 26 juin dernier, un financement additionnel de 50 millions de dollars Us, soit environ 29 milliards F Cfa, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 au Bénin, selon un communiqué de l’institution parvenu à notre rédaction. Cet appui émanant de l’Association internationale de développement (Ida), précise le document, aidera à atténuer l’impact de la crise sanitaire du coronavirus dans la phase de redressement socioéconomique. « Cet appui va contribuer à combler le déficit en ressources budgétaires pour faire face aux besoins sociaux de base et du secteur productif», selon Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. L’appui permettra donc de soutenir les réformes engagées pour renforcer la gestion fiscale et de la dette, améliorer la viabilité financière du secteur de l’énergie et favoriser le développement de l’économie numérique, indique la Banque mondiale. Il sera orienté vers l’accroissement de la performance et de la compétitivité du secteur de l’énergie électrique, pour promouvoir les sources d’énergie renouvelable et soutenir le développement de l’infrastructure numérique et l’accès abordable au haut débit, précise le communiqué de la Banque mondiale. Ce financement additionnel intervient dans un contexte où le gouvernement a initié des appuis substantiels en vue de soulager les différentes couches de la population, notamment les artisans et les entreprises, et faire face aux besoins pressants. Il fait suite à une première opération approuvée le 12 décembre 2019, dans le cadre de la promotion d’une croissance plus rapide et durable. La propagation du coronavirus a induit un ralentissement des activités économiques, de la croissance qui pourrait s’établir à un taux de 3,3 % voire moins au lieu de 6,6 % initialement prévu. Sollicitude constante Le nouveau financement porte à environ 90 millions de dollars, soit environ 52 milliards F Cfa, le montant total alloué par la Banque mondiale au profit du Bénin pour faire face à la crise sanitaire. Au début, l’institution a soutenu le gouvernement dans l’équipement de centres d’isolement et de prise en charge des malades, la formation du personnel de santé et des équipes de réaction rapide ainsi que l’achat de masques, de tests de laboratoire pour le diagnostic, de respirateurs, des caméras thermiques, des équipements et matériels médicaux d’urgence. Un financement additionnel a été approuvé, début mai, pour renforcer le système de surveillance des maladies, équiper des laboratoires et augmenter la capacité de dépistage et de confirmation des cas. Il était également destiné à la construction et l’équipement en matériel de pointe de deux centres de traitement des infections respiratoires aiguës, la modernisation de dix établissements de santé existants pour les transformer en centres de gestion du traitement de la maladie. Par ailleurs, la Banque mondiale a accordé, début juin, un crédit de 160 millions de dollars, soit environ 94 milliards F Cfa, pour soutenir la compétitivité des chaînes de valeur agroalimentaires au Bénin, notamment les filières ananas, cajou et autres produits frais . Société 30 juin 2020


Introduction d’équipements électriques performants au Bénin: Le point avec le ministère de l’Energie avant la date butoir
Le Bénin a décidé d’en finir avec les équipements électriques contrefaits. Alors, il a fait l’option de la mise en place dans le pays des normes minimales. Le point du processus devant conduire à ce résultat a été fait par Jean-Claude Houssou en présence de Gabriel Dègbègni, coordonnateur de Mca II, avant la date butoir du 30 juin fixée aux importateurs et distributeurs. La consommation efficiente d’énergie électrique demeure un véritable problème pour les Béninois qui n’arrivent pas toujours à supporter leurs factures. Pour régler le problème, il faut d’abord disposer d’équipements originaux qui puissent refléter la réelle consommation en termes de Kwh. Il y a plus d’équipements contrefaits au Bénin que ceux répondant aux normes. Le gouvernement, à travers son programme d’action affiche clairement sa vision pour le domaine de l’énergie qui repose sur près de 10 % de l’ensemble des projets phares. En citant quelques-uns de ces projets, Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, rappelle que le premier concerne l’augmentation de la capacité de production. Dans ce cadre, un certain nombre de projets de construction de centrales solaires verront le jour. Des réformes d’appui à la bonne gouvernance au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique et la maitrise de l’énergie sont les autres projets prioritaires. Jean-Claude Houssou affirme que tout se conduit méthodiquement pour que les résultats soient satisfaisants. « Dans le secteur, nous constatons que les équipements électriques sont budgétivores », dit-il avant de rappeler qu’un moratoire de dix-huit mois a été donné à l’ensemble des parties prenantes pour faire en sorte que tout puisse démarrer dans de bonnes conditions ; le Millennium Challenge Account II s’étant illustré favorablement aux côtés du gouvernement. « Ce que nous faisons aujourd’hui est quelque chose qui est déjà prévu », affirme Jean-Claude Houssou qui précise que le lancement de l’introduction des équipements électriques performants au Bénin, annonce un nouveau jour dans notre pays, ce qui permettra aux populations de faire un bon choix. Le décret signé à cet effet par le gouvernement entre en vigueur ce jour, 30 juin. Gabriel Dègbègni, coordonnateur du Millennium Challenge Account II, rappelle la contribution importante apportée par sa structure à ce projet initié par le gouvernement et qui marquera la course pour l’efficacité du système d’étiquetage pour les lampes, congélateurs et autres. En termes de résultats obtenus après trois ans d’activités, le coordonnateur de Mca II cite: l’élaboration de projets de textes ; la définition des rôles et responsabilités de chacune des structures concernées par le contrôle ; la surveillance et la vérification des produits du marché ; la formation des différents acteurs. Le directeur général de l’Agence béninoise de l’électrification rurale (Aberme) s’estime très heureux de cette initiative car son agence dispose désormais d’un outil efficace pour accomplir sa mission. « L’Aberme s’occupera de la coordination et la mise en œuvre du respect des normes. Elle va apporter son soutien technique à tous les acteurs», précise-t-il pour expliquer le rôle de sa structure dans la lutte. Les citoyens, de leur côté, ont des gestes obligatoires à faire pour se garantir une économie de l’énergie électrique. Cela commence avant tout par l’achat des appareils étoilés pour plus d’économie d’énergie, remplacer les lampes par des lampes Led, dégivrer le congélateur en cas de givre. Les consommateurs doivent respecter les consignes et laisser les climatiseurs sur une température qui varie entre 24 et 25 degrés au lieu de 16. Société 30 juin 2020


Le marché de l’assurance en Afrique face au défi de la digitalisation
Le nombre d’internautes en Afrique a augmenté de 43 % en 2018 et de 39 % en 2017. Avec cette forte croissance du taux de pénétration d’internet en Afrique, le continent présente de grandes opportunités pour le développement de nouveaux services et canaux de distribution et autres moyens de communication. En dépit de la très faible part de marché de l’Afrique(1,31 % en 2018) relative aux primes d’assurance émises à l’échelle mondiale alors qu’elle pèse pour 15 % de la population mondiale, le marché de l’assurance africain continue sa progression. Le volume total des primes émises par l’ensemble des compagnies a progressé de 12,3 % en 2017 et 5 % en 2018. Avec un taux de pénétration de l’assurance qui oscille autour de 3 % sur le continent, le marché africain de l’assurance est caractérisé par une population sous-assurée. Néanmoins, plusieurs indicateurs et facteurs plaident en faveur d’un essor rapide de l’assurance en Afrique : le dynamisme économique du continent (illustré par l’évolution du taux de croissance du continent depuis les années 2000), l’émergence de classes moyennes, le développement de nouveaux modes de distribution des produits, les avancées technologiques, l’évolution de la réglementation, la diversification des moyens de paiements… A condition notamment d’assurer la bonne gouvernance des sociétés d’assurance, le professionnalisme de leur personnel, l’adéquation des offres aux besoins locaux, etc. Le rapport publié par E-commerce Europe révèle que le nombre d’internautes sur le continent a augmenté de 43 % en 2018 et de 39 % en 2017. Avec cette forte croissance du taux de pénétration d’internet en Afrique, le continent présente de grandes opportunités pour le développement de nouveaux services et canaux de distributions et autres moyens de communication. Dans son rapport 2018 sur la mobilité, le groupe Ericsson affirme que le taux de pénétration des smartphones en Afrique et au Moyen-Orient sera à 70 % en 2024 contre 40 % en 2018. Environ 80 % de la population africaine utilise un téléphone portable, alors que seulement 3 % a souscrit à un contrat d’assurance. Quel paradoxe ! En Côte d’Ivoire par exemple, en 2018, nous avons 27 451 000 abonnés, soit un taux de pénétration de 113 %, 8.000.000 d’abonnés internet et 58 % de la population se connectant à internet via le téléphone mobile. De plus, selon les statistiques de la Gsma (Association mondiale des opérateurs de téléphonie), l’Afrique subsaharienne pèse à elle seule 64,15 % des transactions de paiements mobiles dans le monde en 2019, avec un total de transactions d’environ 456,3 milliards Usd pour 469 millions de comptes déjà créés. Dans cette mouvance, bien plus qu’une opportunité, le digital se présente comme un élément catalyseur pouvant accélérer le développement de l’assurance en Afrique en général et au Bénin en particulier, à travers les solutions technologiques de pointe, l’ouverture et l’accessibilité de l’assurance à une plus large cible, la proximité entre l’assureur et l’assuré, la simplicité et la célérité dans le traitement des différents processus de gestion (cotation, souscription, paiement, déclaration sinistre, réclamation…), le gain de temps et la transparence qu’il apporte, tout en bénéficiant d’un environnement favorable à son éclosion. Toutefois, bien que cette opportunité semble reconnue par la plupart des acteurs, ceux-ci tardent encore à la saisir et pourraient s’en mordre les doigts dans un avenir très proche. D’après l’étude réalisée entre novembre 2019 et janvier 2020 sur l’«Etat des lieux de la digitalisation des compagnies d’assurance de la zone Cima » par les cabinets Karburas.A et P2A dirigés respectivement par Franck Assou et Protais Ayangma, sous l’accompagnement de la Fanaf, la quasi-totalité des compagnies ont une application métier d’assurance, soit un taux de 96 %. A contrario, seulement 8 % dispose d’une application mobile ouverte aux assurés. Parmi les raisons évoquées par les compagnies, le manque des ressources financières et technologiques en est la principale, du moins, pour 42 % d’entre elles. Le défaut de compétences y est pour 24 %. Aussi, la grande majorité des compagnies (88 %) ont un site internet. Toutefois, très peu d’entre elles (19 %) proposent sur leur site internet des fonctionnalités d’e-assurance. Et seules 8% de ces compagnies disposent d’une application mobile (android/ios) ouverte aux assurés. En dépit des quelques textes réglementaires promulgués au niveau de certains Etats pour prendre en compte les nouveaux paradigmes liés au Web & Digital, une réforme de la réglementation par les régulateurs est nécessaire dans plusieurs branches pour permettre aux compagnies d’assurance de pleinement mettre en œuvre et profiter des avantages qu’offre la digitalisation en toute légalité et professionnalisme. Cet état de choses, combiné aux contraintes sur la protection des données, sur la signature électronique des documents, restent encore des points d’ombre dans certaines zones qui ne permettent pas aux assureurs traditionnels de démarrer sereinement leur processus de transformation digitale. La numérisation de l’économie mondiale et africaine est un fait, elle a déjà atteint des proportions importantes dans plusieurs secteurs d’activité comme la banque avec un réel impact pour les clients. L’entrée dans le monde digital du secteur de l’Assurance est une réalité incontournable devant faire passer les assureurs traditionnels au statut d’« assureur 2.0 ». A ce titre, les nouvelles technologies offrent de grandes possibilités pour les compagnies d’assurance. L’assuré est aujourd’hui connecté, il faut donc s’adapter à cette nouvelle donne en investissant pour répondre présent, afin d’améliorer son parcours et l’expérience client, d’accroître le chiffre d’affaires, de gagner de nouvelles parts de marché, d’innover en mettant en place de nouveaux produits et services adaptés, d’avoir accès aux données des utilisateurs grâce aux technologies de Big Data et d’Intelligence artificielle pour formuler des offres sur-mesure, et surtout booster la notoriété de l’entreprise. Développées initialement en Afrique du Sud et en Afrique du Nord, on observe un essor de quelques assureurs 2.0 depuis quatre ans sur tout le continent. Leur but est de faciliter la vie des assurés, de leur faire gagner du temps et de l’argent en misant sur l’expérience utilisateur. Dans le secteur de l’assurance santé par exemple, la compagnie Bima en Afrique australe a lancé des services de santé mobiles. Elle fournit une couverture décès et hospitalisation en effectuant des micro prélèvements mensuels sur le crédit téléphonique de leurs clients. Elle s’adresse à une population précaire qui n’avait jamais été assurée auparavant. Dans la branche automobile, on peut citer Naked Insurance, start-up sud-africaine qui propose une tarification et souscription en ligne avec possibilité de suspendre le contrat lorsque l’usager n’utilise pas sa voiture. L’agriculture est aussi largement ciblée par les insurtech, le courtier PlaNet Guarantee en Afrique de l’Ouest offre une assurance récolte à partir de données satellites en cas de sécheresse. La compagnie Helvetica Assurances au Maroc a dématérialisé complétement le processus de souscription afin que les assurés puissent s’assurer à distance tout en bénéficiant de plusieurs avantages liés à l’assurance 100 % en ligne. La plateforme Insurance market au Nigeria donne la possibilité aux assurés de souscrire n’importe quel type de police d’assurance auprès de l’une des compagnies d’assurance du marché en utilisant un ordinateur portable, une tablette ou un téléphone portable et en payant avec une carte de crédit. Plus récemment, l’assureur marocain Wafa Assurance a lancé sa «DigitalFactory», un département technologique spécialisé, chargé d’accélérer la transformation digitale de la société. L’horizon du marché de l’assurance en Afrique semble s’éclaircir en dépit des effets néfastes de la récente pandémie de Covid-19, grâce aux solutions innovantes proposées par le Web & Digital afin de répondre au mieux aux besoins des particuliers et entreprises pour une accélération de la croissance en Afrique. Les assureurs traditionnels ont bien pris conscience de la nécessité de s’adapter à la nouvelle donne et doivent investir financièrement pour l’acquisition des ressources technologiques et humaines pour rester dans la course et faire partie de la transformation du marché, au risque de rester en marge du développement du secteur et de disparaitre. En définitive, le défi de la digitalisation pour les assureurs ne devrait enlever en rien la dimension humaine de la relation assureur-assuré très importante pour instaurer une relation de confiance et offrir le meilleur service possible Par Romaric Cyrille TEGUO Expert en transformation digitale et gestion du changement Sources : http://fanaf.org/ https://www.digitalbusiness.africa/ http://bankassurafrik.com/ https://www.agenceecofin.com/ https://www.assurancepourtous.africa/ https://afrique.latribune.fr/africa-tech/ https://cima-afrique.org/ https://www.atlas-mag.net/ Société 29 juin 2020


Décentralisation et Gouvernance locale: Les nouveaux maires de l’Ouémé/Plateau aguerris
Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (Mdgl) a tenu à Porto- Novo, jeudi 25 juin dernier, une rencontre de prise de contact et d’orientation avec les nouveaux maires et adjoints aux maires des quatorze communes des départements de l’Ouémé et du Plateau. La séance a connu la participation des deux préfets et des cadres du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (Mdgl) veut éviter toute navigation à vue à la quatrième mandature de la décentralisation. C’est dans ce cadre qu’il a initié, jeudi dernier à Porto-Novo, une rencontre de prise de contact et d’orientation avec les nouveaux maires et adjoints aux maires de l’Ouémé et du Plateau. Ces derniers sont appelés à tirer leçons des insuffisances des trois premières mandatures de la décentralisation pour mieux relever les défis de développement à la base et de la démocratie locale. Le Mdgl a jugé utile de renforcer leurs capacités pour que les résultats soient au rendez-vous au bout des six ans de leur mandat, précise le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Nöel Gakpé, qui a ouvert les travaux. Il a rappelé aux membres des nouvelles équipes dirigeantes des communes de l’Ouémé et du Plateau que l’on attend beaucoup d’eux. Ils doivent s’atteler à relever un certain nombre de défis, notamment la mobilisation des ressources propres des communes, une mission sur laquelle les mandatures précédentes ont consenti très peu d’efforts ; la gestion des ressources humaines de l’administration communale qui doit être dépolitisée ; le respect des règles de procédure de passation des marchés publics dans l’attribution des marchés locaux et la gestion des ressources communales ainsi que l’obligation de reddition de comptes aux populations. Les participants ont été outillés sur les fondamentaux de leur mission avec de nouvelles orientations afin d’être performants à leurs postes et de remplir convenablement leurs fonctions. Ils ont suivi une série de communications portant sur des thèmes variés à savoir : « Rôles et responsabilités du maire » ; « Le préfet et ses relations avec les maires » ; « Le financement du développement local » et « Le Centre de Formation pour l’administration locale (CeFal) et ses activités ». Coaching La rencontre sera suivie, informe le directeur de cabinet du Mdgl, de plusieurs autres dont des séances de coaching qui seront organisées sur le terrain par les services techniques du ministère au profit de chaque commune. Toutes ces initiatives visent à permettre aux nouveaux maires d’être suffisamment aguerris pour le job et de ne pas tomber dans les mêmes travers que les trois premières mandatures de la décentralisation dont le bilan reste assez mitigé comme en témoignent les résultats des missions d’audits et de contrôles organisées dans les mairies, poursuit Nöel Gakpé. Selon lui, ces audits ont révélé de nombreuses insuffisances tant dans le fonctionnement général que dans la gestion financière et administrative des communes. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, trouve très pertinente l’organisation de cette formation qui vise à tirer leçons du passé pour mieux s’orienter pour la suite. Mieux, la séance permet aux nouveaux élus d’avoir une bonne compréhension des compétences et attributions qui sont les leurs conformément aux lois sur la décentralisation et leurs décrets d’application, souligne Joachim Apithy. Au nom de son collègue du Plateau également présent, le préfet de l’Ouémé rassure les nouvelles équipes dirigeantes des communes des deux départements de ce que les deux préfectures seront à leurs côtés dans le cadre de leur mission de tutelle pour que tout se passe bien. Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, se réjouit de la tenue de cette formation. Celle-ci vient à point nommé, selon lui, en ce sens qu’elle permettra à ses collègues et lui de prendre contact avec les réalités de l’administration locale en vue d’une bonne gouvernance locale. Actualités 29 juin 2020


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