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Nouvelles

Audience à la Cour constitutionnelle: Kiyofumi Konishi témoigne sa reconnaissance à Joseph Djogbénou
L’ambassadeur du Japon au Bénin, Kiyofumi Konishi a été reçu en audience, ce jeudi 18 juin, par le président de la Cour Constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Au cours de cette rencontre, le diplomate nippon, en fin de mission au Bénin, a évoqué la coopération entre les deux pays avant de faire ses adieux à son hôte. En prélude à son départ prévu pour juillet prochain, Kiyofumi Konishi, ambassadeur du Japon près le Bénin, est allé exprimer sa gratitude au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou pour son soutien durant sa mission au Bénin. Au cours de l’audience, les deux hommes ont fait un tour d’horizon de la coopération entre les deux pays. « Il y a une excellente relation d’amitié et de coopération entre nos pays sur les plans, économique, culturel, sanitaire et autres », a-t-il déclaré. C’est l’occasion pour le diplomate japonais d’évoquer la bonne santé économique du Bénin à travers la note du Standard & Poor's. Cette notation est liée, selon lui, à l'amélioration de la gestion macroéconomique du pays, notamment la réduction progressive du déficit budgétaire. « Le niveau économique du Bénin est bon à cause des réformes administratives et institutionnelles du gouvernement actuel », a-t-il noté. Au plan diplomatique, il s’est réjoui du travail abattu durant son séjour au Bénin, notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture, du tourisme, de la sécurité alimentaire, de la santé avec la construction de l’hôpital de zone d’Allada. Il compte sur son successeur pour continuer l’œuvre entamée. A l’en croire, le Bénin bénéficiera de nouveaux projets de développement dès l’arrivée de son successeur dont l’identité sera communiquée au chef de la diplomatie béninoise ce vendredi 19 juin. « Nous allons continuer à financer d’autres projets au Bénin dans le domaine de la santé début juillet », a-t-il fait savoir. Né le 28 juin 1956 à Wakayama, au Japon, Kiyofumi Konishi a présenté ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, le lundi 14 novembre 2016. Actualités 19 juin 2020


École du patrimoine africain: Joseph Olabiyi Yaï fait ambassadeur de bonne volonté
Le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï a été accrédité, ce jeudi 18 juin à Porto-Novo, ambassadeur de bonne volonté de l’Ecole du patrimoine africain (Epa). Cette accréditation lui a été accordée par l’Epa pour son engagement constant dans l’approfondissement de la connaissance et le rayonnement de l’Afrique et de sa culture à travers le monde. Le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï va porter dans ses voyages la voix de l’Epa partout dans le monde. Ceci, pour permettre à cette école de nouer de nouveaux partenariats et de scruter de nouveaux horizons afin de réaliser sa mission, celle de contribuer au développement socio-économique des pays et peuples africains à travers la conservation et la valorisation de leur patrimoine. Ainsi, pour le directeur de l’Epa, Franck Ogou, cette accréditation est la première d’une série. L’initiative a été mise en place par l’école, explique-t-il, pour rassembler autour de l’Epa de fortes personnalités qui ont, à travers leurs carrières, côtoyé le secteur du patrimoine et qui ont une bonne image aux plans national et international. L’Epa a besoin de ces icônes et de leurs carnets d’adresses pour se relancer aujourd’hui en tant qu’institution panafricaine, ajoute Franck Ogou. Le choix a donc été porté pour ouvrir le bal sur le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï qu’on ne présente plus et qui a été pendant 14 ans délégué permanent du Bénin auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco) et ancien président du Conseil exécutif de l’Unesco, institution internationale de référence en matière de patrimoine. Mieux, détaille le directeur de l’Epa, le récipiendaire a été le premier parmi la kyrielle de personnalités culturelles ciblées à avoir spontanément donné son accord pour recevoir cette accréditation lourde de responsabilités. Très heureux d’être le pionnier de cette initiative de l’Epa, le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï entend accomplir avec dévouement ses nouvelles charges, qui ne sont pas à confondre, précise-t-il, avec ses anciennes fonctions au niveau de l’Unesco. Le récipiendaire se réjouit que cette accréditation soit en lien avec son crédo, celui de servir jusqu’à ce que les forces lui manquent. Le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï promet de relever le défi pour permettre à l’Epa d’améliorer sa santé financière afin de continuer à booster le développement et la construction de l’Afrique à travers la promotion et la valorisation de son riche patrimoine. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Culture 19 juin 2020


Retraite de l’équipe dirigeante du ministère des Affaires étrangères: Pour une conduite plus efficiente de la diplomatie béninoise
L’équipe dirigeante du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération est en retraite pour 48 heures, depuis ce jeudi 18 juin. Une rencontre qui s’imposait au regard des mutations successives qu'a connues la carte diplomatique du pays depuis 2016. Instant de vérité, moment de réflexions, cadre de concertation, de propositions et de prise de décisions, cette retraite qui prend fin ce jour sonne aux yeux des acteurs de la maison diplomatie comme le premier pas d’une longue marche vers une meilleure visibilité de la politique étrangère du Bénin. La retraite de l’équipe dirigeante du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération permettra de mieux appréhender les enjeux du processus de réforme de l’appareil et des outils diplomatiques du Bénin et les accompagnements nécessaires à mettre en place pour en assurer le succès. A l’entame de ce conclave qui réunit la crème de la maison diplomatie béninoise, c’est l’attitude visionnaire du ministre Aurélien Agbénonci qui a initié cette rencontre qui a été saluée. D’un côté, les premiers décideurs du ministère et en face d’eux, en vidéoconférence, les ambassadeurs en poste à l’étranger, tous mobilisés pour une activité que le secrétaire général du ministère, Hervé Djokpé, qualifie de « majeure ». Suite à la redéfinition de la carte diplomatique du Bénin consécutive à la fermeture de certaines missions diplomatiques, il était opportun de réfléchir ensemble sur les nouvelles orientations stratégiques en vue d’induire une conduite plus efficiente de la politique étrangère de notre pays en conformité avec les ambitions de développement contenues dans le Programme d’action du gouvernement et en harmonie avec la vision de développement du président de la République, explique-t-il à l’assistance. Selon lui, l’objectif poursuivi par la retraite est simple. Il s’agit de favoriser une réflexion approfondie entre les acteurs de la diplomatie sur les mutations récentes de la carte diplomatique afin d’identifier les stratégies d’adaptation à cette nouvelle dynamique pour mieux se repositionner sur la scène internationale. La vision de la politique étrangère du Bénin, les nouveaux enjeux de la politique étrangère, les objectifs et les orientations spécifiques des réformes, la conduite de la politique extérieure dans le contexte de réforme de l’outil diplomatique, les méthodes de travail et ressources du ministère constituent les axes majeurs des 48 heures de conclave. A cela, Hervé Djokpé ajoute la redéfinition des responsabilités des personnels diplomatiques aussi bien au département que dans les ambassades et consulats et l’organisation de la nouvelle carte diplomatique qui tient compte pour la première fois de l’introduction de la notion d’ambassadeur non résident. Les échanges porteront aussi sur la question de la gestion des carrières, la motivation, l’amélioration des conditions de travail du personnel, laisse-t-il entendre. Pour cette rencontre porteuse de mille espoirs et par ailleurs très attendue par tous les acteurs, le patron de la diplomatie béninoise a lui-même pris le gouvernail pour conduire les siens. Le ministre s’est imposé la présentation de la communication inaugurale de la rencontre. Mais Aurélien Agbénonci va lui aussi situer à nouveau cette retraite de l’équipe dirigeante dans son contexte. Elle a vu le jour en raison de la concrétisation de la nécessité pour les cadres du ministère de s’impliquer réellement dans la réforme de la gestion des affaires publiques en général et dans la transformation de l’outil destiné à gérer la politique extérieure du pays en particulier, soutient-il. Pour lui, le moment est non seulement «très attendu », mais il permettra surtout de faire le point pour «voir comment s’engager dans ce processus de transformation nécessaire, indispensable pour que la maison diplomatie joue sa partition dans ce vaste chantier de transformation du pays en cours depuis l’avènement du président Patrice Talon ». Il y voit également un moment de réflexion nécessaire qui engage sur l’avenir de la diplomatie béninoise à un moment crucial de son histoire. Sujet d’intérêt national Le moment choisi pour tenir une telle retraite est plus que rêvé, d’après les propos du ministre. Le conseil des ministres du 26 février a décidé d’une réforme importante de la carte diplomatique qui a conduit à une réduction drastique de la représentation du Bénin à l’extérieur, souligne-t-il. Il s’agit d’un sujet d’intérêt national, poursuit-il. « Cette décision doit être débattue, analysée par les premiers concernés et les indications pour la diplomatie doivent être sereinement discutées par vous pour conduire de manière efficace cette transformation », souligne-t-il ensuite. Aurélien Agbénonci dans son exposé va aussi procéder au rappel de quelques principes fondamentaux et revenir sur les réformes précédentes pour expliquer la rationalité de la démarche. Mais avant, il s’est voulu incisif sur les prérogatives du président de la République en matière de la diplomatie. Celle-ci relève du domaine exclusif du chef de l’Etat, et c’est bien là un principe constitutionnel, nuance-t-il. Sa responsabilité en la matière est de déterminer et de conduire la politique étrangère de l’Etat, la nomination et l’accréditation des ambassadeurs et envoyés extraordinaires… Mieux, la Constitution l’a érigé en décisionnaire exclusif en ce qui concerne la conduite politique étrangère dont il fixe les objectifs, les moyens, les orientations et les ressources, de même que la configuration de l’outil diplomatique du pays. Cette clarification faite, le ministre s’est évertué à rappeler l’objectif de la politique étrangère du Bénin tel que voulu par le président Patrice Talon. Deux principes en sortent, selon lui. D’une part, faire de la diplomatie un véritable instrument de mobilisation des ressources au service du développement et un instrument de rayonnement du pays puis, d’autre part, arrimer l’outil diplomatique à la vision actuelle. Le terrain était donc tout balisé pour des échanges ouverts, critiques et constructifs dans l’esprit d’apporter un plus dans le secteur. Pour rappel, cette retraite vise à favoriser une réflexion entre acteurs de la diplomatie sur les mutations récentes de la carte diplomatique afin d’identifier les stratégies d’adaptation à cette nouvelle donne et les mesures d'accompagnement susceptibles de susciter l’adhésion du personnel. Elle vise aussi à clarifier l’ampleur de la réforme de la carte diplomatique, expliquer les raisons qui ont conduit à ces réformes, présenter la nouvelle configuration de la carte diplomatique, examiner les implications des nouvelles mesures. Elle se penchera aussi sur la gestion du désengagement des pays où les missions diplomatiques et consulaires sont fermées, la préservation de l’efficacité de l’outil diplomatique dans la nouvelle configuration, l’organisation efficace du travail dans les missions diplomatiques maintenues en activité, la redéfinition des juridictions des missions diplomatiques, la détermination du format des missions, la motivation et l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel. Actualités 19 juin 2020


Entretien avec l’auteur Christ Kibeloh : « Je me suis formé en comptant sur mon imagination »
Jeune Congolais de 25 ans à peine, Christ Kibeloh fascine par sa jeune mais ondoyante plume. Il la plonge à volonté dans plusieurs maux sociaux, même si la lutte contre le harcèlement reste au cœur de son oeuvre. Sur la toile, le jeune auteur s’est taillé une bonne réputation et n’en finit pas de pousser loin ses rêves. Ambitions qu’il dévoile à travers cet échange ! La Nation : Christ Kibeloh, c’est qui ? Christ Kibeloh : Je redoute chaque fois la partie présentation, car il est souvent difficile de parler de soi. Mais je ne vais pas échapper à la question. Je réside en France depuis bientôt dix ans. Et je suis un jeune écrivain et scénariste, auteur de quatre ouvrages. Dans quelques jours, je fête mes 25 ans. En dehors de l’écriture, je travaille en qualité d'assistant d’éducation dans un collège. D’où vous est venue l’envie de devenir romancier ? L’écriture était un passage inévitable dans mon parcours, je débordais de beaucoup d’imagination. Je suis certes très jeune, mais j’ai un grand vécu et certains souvenirs me traversaient l’esprit. À force, je ressentais le besoin de prendre la plume pour déposer mes fardeaux et m’exprimer. A peine 25 ans et déjà quatre ouvrages. Vous écrivez pour écrire ou quel est le mobile de votre engagement littéraire ? J’écris pour apporter de la chaleur et de l’émotion au lecteur, je suis un engagé dans l’âme, un homme qui veut combattre l’injustice, le harcèlement, puis l’acception de soi. J’ai souvent croisé au quotidien des personnes qui avaient perdu foi en la vie, d’autres étaient au bord du chaos. Voir l’état de ces gens a été un grand déclic dans mon engagement à écrire pour leur donner des pistes et des clés à suivre pour reprendre goût à la vie. Je pense toujours au positif et je m’interdis de croire en l’impossible. Votre courbe d’auteur n’est pas rectiligne. Vous survolez les sujets à votre guise. Option délibérée ou envie de toucher à tout ? Je ne me fixe aucune limite, je me laisse guider par mon inspiration et Dieu en qui j’ai foi et en qui je crois. « Yéhoshoua Mashiah » m’a fait grâce en me donnant ce talent. Je n’étais pas destiné au monde littéraire, et je n’ai jamais fait d’études de lettres mais lorsque j’ai commencé à écrire, je me suis rendu compte que c’était une mission que je devais mener. Mes sujets sont donc ciblés, le message reste le même, « rien n’est impossible». Si j’ai réussi à me faire une place dans la littérature, d’autres peuvent aussi franchir le pas dans ce domaine ou ailleurs. Seuls la volonté, le travail et la persévérance comptent, sans oublier la foi en Dieu car c’est lui le maître de toutes choses. Votre littérature fait la part belle à la lutte contre le harcèlement. Ce combat résulte d’une expérience personnelle ou est-ce l’illustration de votre engagement citoyen ? Personnellement je n’ai jamais été victime. Etant aujourd’hui une voix qui compte grâce à mon influence sur les réseaux sociaux, et de ma modeste notoriété, je me suis senti obligé de venir en aide aux victimes de ce crime, et oui pour moi le harcèlement est un crime. Je reçois énormément de messages et des témoignages de ceux qui subissent. Cela me pousse à parler et à devenir un des ambassadeurs de cette lutte. Qu’est devenu votre rêve de footballeur ? Le football fait partie de l’histoire qui m’a permis d’être celui que je suis aujourd’hui. Me concernant, la parenthèse est fermée, maintenant je me suis construit au futur. Pourquoi tout passionné de foot que vous êtes, votre plume ne s’intéresse pas à ce sport ? On parle déjà assez du football, à travers la télé, la presse, etc. J’avais donc besoin de sortir de la masse pour me concentrer sur les réels problèmes de la société. S’il faut procéder à une classification, où peut-on situer votre littérature ? Donner une classification sera difficile, car je suis un amoureux de ma double culture, je suis à la fois, originaire d’Afrique et aussi un citoyen français. Ce supplément me donne le droit de clamer que je contribue à l’enrichissement de la littérature francophone. Est-elle engagée, sociale, distractive…. ? Je pratique une littérature de plus en plus engagée, car je mets ma plume en contribution pour dénoncer certains faits d’actualité. Vous avez publié dernièrement « Une vie d’enfer ». Parlez nous un peu de cet ouvrage, de sa genèse ! ‘’Une vie d’enfer’’ regroupe plusieurs thèmes. Le roman relate l’histoire d’un jeune homme âgé de 18 ans au départ, qui est touché par une malédiction qui le pousse à se retrouver toujours aux mauvais endroits. Dans l’éducation européenne, on se considère adulte et responsable à l’âge de 18 ans. Un âge tellement attendu qui se transforme généralement en source de problèmes pour ceux qui décident de tourner le dos à la famille de façon prématurée pour aller affronter la vie sans aucune expérience. Ce qui était le cas de Yann, le protagoniste de mon ouvrage. À sa majorité, il décide de tout plaquer pour suivre l’amour de sa vie qui se transformera en un cauchemar. Je parle également de l’influence négative des médias, de la mauvaise gouvernance et de l’éducation. Plein de sujets qui concernent la vie de chacun d’entre nous. Vous arrive-t-il d’évoquer le Congo, votre pays natal dans vos écrits ? On retrouve le Congo dans tous mes ouvrages à l’exception de «Marie » dont le récit se déroule entièrement en France. Vous savez, j’aime tant ce pays, je l’affectionne comme ce n’est pas permis. Dieu m’a donné la chance de naître là-bas et de passer une grande partie de mon enfance. Ce n’est pas ironique. Car lorsqu’on parle du Congo maintenant, on l’associe à la situation politique et on inonde la nation de critiques. Le Congo est une terre littéraire dont la culture, les mythes et les légendes m’accompagnent dans mes compositions littéraires. On a entendu dire que vous aviez des projets au cinéma. Qu’en est-il réellement ? Le cinéma était mon second rêve, j’ai toujours rêvé de paraître à l’écran, de prendre un rôle et être à la place des célèbres acteurs qui ont marqué mon enfance. Le destin fait bien les choses, j’écris des scénarios et j’ai décidé de passer à la réalisation. Ça ne sera pas un film d’action, ni de comédie mais un film sur le harcèlement. Votre plume a-t-elle des influences ? Quels auteurs vous inspirent ou qui sont vos modèles ? Des influences non, je suis un autodidacte, je me suis formé seul en comptant uniquement sur mon imagination et sur Dieu. Comme je l’ai souligné plus haut, je ne viens pas du monde littéraire. Ce qui signifie que je lisais très peu. La littérature n’était pas une passion pour moi. Mais j’aime beaucoup Alain Mabanckou, qui est un modèle et une référence. Je pense également à Albert Camus et pour finir à Hubert Ben Kemoun. Beaucoup vous ont accusé d’être resté silencieux sur le décès de George Floyd. Que répondez-vous ? Je vais profiter de l’occasion pour répondre aux personnes qui m’écrivent pour savoir pourquoi je suis silencieux face à l’actualité de ces jours, je parle bien sûr du décès inacceptable et prématuré de George Floyd. Les images m'ont profondément choqué. Des personnalités ont pris la parole, pour dénoncer le racisme. Je salue leurs initiatives. Et je compatis à la douleur de toutes les familles. Si je n’ai pas réagi c’est tout simplement parce que la justice humaine est dépassée, elle ne fera rien qui puisse apaiser les familles, ni ramener à la vie les membres de la communauté que nous avons perdus. Je me fie toujours à la justice divine, elle est sans corruption et parfaite. Que ceux qui luttent le fassent dans le respect, sans inciter à la haine. Culture 18 juin 2020


Situation sanitaire liée au Covid-19: Toujours zéro cas positif dans la Donga
Comme il est de coutume, les directeurs départementaux des ministères sectoriels se sont réunis, hier mercredi 17 juin, à Djougou. C’est sous la présidence des préfets de l’Atacora et de la Donga. Le point de la situation sanitaire liée au Covid-19 a été fait dans le département de la Donga. « La Donga reste à ce jour le seul département avec zéro cas confirmé de Covid-19 à la Pcr», a expliqué hier mercredi, le directeur départemental de la Santé de la Donga, Dr Mahamoud Zongo, faisant ainsi le point de la pandémie aux membres de la conférence administrative départementale, lors de leur réunion conjointe du mois de juin. A ce sujet, Dr Mahamoud Zongo a précisé que sur 439 enseignants des classes de Cm2 dépistés dans la Donga, deux dont un à Bassila et un à Ouaké ont été déclarés positifs au test de dépistage rapide (Tdr) et non confirmés à la Pcr. Concrètement, aucun agent de santé sur les 1114 dépistés, a-t-il déclaré, n’a été reconnu positif à la Pcr. Les 28 agents qui avaient été positifs au Tdr lors du dépistage, a-t-il précisé, ont été tous négatifs à la Pcr. Le directeur départemental de la Santé a également informé les membres de la Cad que même dans les rangs des personnes mises en quarantaine dans le département depuis le déclenchement de la pandémie, aucun n’a été positif à la Pcr. Ce résultat, a-t-il fait remarquer, loin de réjouir, doit interpeller davantage chacun à faire preuve de responsabilité dans l'observance des gestes barrières. Raison pour laquelle tout en rassurant des dispositions prises par le système de santé et les autorités départementales avec l’appui du gouvernement et des Ong pour la risposte, Dr Mahamoud Zongo, a souligné entre autres l’urgence de faire respecter par tous les moyens la distanciation sociale et le port systématique de masque par toute la population, dans un contexte où les lieux de cultes, les bars, les transports en commun et écoles sont fonctionnels. « Le virus est toujours là et tout le monde peut être contaminé. Nous devons nous protéger et protéger nos proches », a-t-il vivement conseillé. Par Didier Pascal DOGUE A/R Atacora Donga Santé 18 juin 2020


Conférence administrative départementale du Borgou: La question de la politique foncière au centre des réflexions
La Conférence administrative départementale (Cad) du Borgou, pour le compte du mois de juin, a eu lieu, hier mercredi 17 juin, à la préfecture de Parakou. Outre la situation de la riposte contre la pandémie du coronavirus dans le département, la présentation du Projet de promotion d’une politique foncière responsable (Propfr) était également au centre des échanges. Les membres de la Conférence administrative départementale du Borgou présidée, hier mercredi 17 juin, par le préfet Djibril Mama Cissé, ont suivi deux communications. La première qui a porté sur la présentation du Projet de promotion d’une politique foncière responsable (Propfr) de la Coopération allemande Giz, a été assurée par le conseiller technique à la Société civile et aux communes, Prudence M’Po. En dehors des domaines d’intervention du projet, il est également revenu sur son intérêt pour le développement des communes du Borgou. L’occasion a permis à Prudence M’Po de rappeler les différentes activités qui ont été mises en œuvre au niveau du département, dans le cadre de l’exécution du projet. C’est surtout dans les communes de N’Dali, Bembèrèkè, Kalalé, Sinendé et Tchaourou. « Nous avons sécurisé près de 9.000 ménages, au niveau des différents villages. C’est grâce à l’élaboration des plans fonciers ruraux au profit de 33 villages », a indiqué Prudence M’Po, s’agissant des activités menées. « Nous avons également déployé une approche innovante dite approche systématique groupée qui permet, au cours d’une même procédure, de pouvoir délivrer aussi bien les attestations de détention coutumière, que les contrats types », a-t-il poursuivi. Ces documents ont pour but, selon lui, de sécuriser les droits d’usage et les droits fonciers des populations afin qu’elles puissent en tirer le meilleur profit. Après cette communication, les membres de la Cad du Borgou sont désormais suffisamment outillés pour mieux s’impliquer dans l’exécution du projet. L’autre question qui aura retenu l’attention des membres de la Cad, c’est la progression que la pandémie du coronavirus a connue ces derniers temps au Bénin. Faisant le point de la riposte engagée contre la maladie dans le Borgou, le préfet Djibril Mama Cissé a invité les populations de son département à ne pas baisser la garde. Il les a exhortées à continuer à respecter les gestes barrières. Société 18 juin 2020


3e édition du processus de labellisation des Osc: Promouvoir l’excellence dans le paysage associatif béninois
La Maison de la société civile est soucieuse de la performance des Organisations de la société civile (Osc) au Bénin. La troisième édition du du processus de labellisation qui a été lancée, mardi 16 juin dernier, vise à donner les outils aux associations pour relever ce défi. La Maison de la société civile (Msc) œuvre pour la crédibilité et la professionnalisation des associations. La labellisation dont la troisième édition vient d’être lancée encourage l’excellence dans les rangs des Organisations de la société civile (Osc). Le processus permet de créer une saine émulation dans le milieu associatif national. « Le processus de labellisation des Osc vise le renforcement des capacités des acteurs de la société civile et de leurs organisations et à les rendre plus performantes dans une dynamique de formation continue », souligne Lawani Arounou, président du Conseil d’administration de la Msc. Le label qualité regorge d’atouts pour les Osc. « Le label qualité tient compte du renforcement et de la crédibilité de l’association qui reçoit son label. Elle bénéficie d’une reconnaissance et d’une grande visibilité, ainsi que d’un crédit de confiance des partenaires avec qui elle travaille », apprécie Armand Vignon, directeur de la Msc. Le processus est conduit de main de maître par la Maison de la société civile. Toutes les associations qui mènent des activités pertinentes sur le terrain sont accompagnées dans le cadre de ce processus. « La Maison de la société civile a pour mission de renforcer les capacités des associations. En principe, toutes les associations nationales doivent pouvoir bénéficier de son accompagnement afin de se distinguer, notamment celles qui ont un système de gouvernance efficace », précise Lawani Arouna. Le label qualité est fondé sur la charte des Osc, en l’occurrence les exigences de gouvernance interne au sein d’une association, les exigences de l’Etat béninois en ce qui concerne les actes administratifs, les principes d’Istanbul, les orientations de la déclaration de Paris par rapport à l’efficacité de l’aide, les exigences universelles des partenaires techniques pour l’éligibilité des associations aux différents outils de financement, détaille-t-il. Le processus s’articule autour de trois paquets, développe Guy Constant Ehoumi, membre de l’Unité technique de certification. Le premier, indique-t-il, est relatif aux exigences d’existence formelle des associations. Le deuxième paquet s’occupe des exigences de fonctionnement opérationnel et le troisième prend en compte les exigences d’utilité sociale et transversale. La labellisation dure trois ans. « Ce processus est une manière de prouver à tous que la Maison de la société civile a opté pour la démarche qualité afin que les organisations qui l’animent soient des Osc de bonne facture », explique Guy Constant Ehoumi. Société 18 juin 2020


Révélation du Bénin à travers ses collectivités territoriales: Quelques pistes de réformes pour une 4e mandature de résultats !
La quatrième mandature des conseils communaux et municipaux s’ouvre au Bénin dans un contexte des plus favorables; relecture en cours de la Politique Nationale de Décentralisation/Déconcentration (Ponadec) et du cadre juridique de la décentralisation, remise au goût du jour des Plans de Décentralisation/Déconcentration, sans oublier l’Agenda 2030 dont une part importante des Objectifs de Développement Durable (Odd) relève de la compétence des communes. Ce Programme mondial de développement atteint progressivement sa vitesse de croisière et offre des opportunités pour les collectivités locales. A cela s’ajoute la volonté du gouvernement de faire de gros investissements dans le développement local. Pour le moment, des Agences logées à la Présidence de la République et dans certains ministères pilotent ces Programmes dans le champ de compétence des communes, unique niveau de décentralisation au Bénin. Dans ce contexte d’opportunités, il est important de faire des réformes structurelles au niveau des collectivités territoriales afin de les rendre plus efficaces dans leurs deux principaux enjeux que sont le développement et la démocratie dans nos territoires. Révision du cadre institutionnel communal Elle permet de donner des missions claires aux deux principaux organes de la commune. Le maire est l’une des rares autorités publiques à cumuler les fonctions de Président Directeur Général, présidant l’organe délibérant et dirigeant l’organe exécutif. Dans certains pays africains, des réformes structurelles ont permis de séparer la direction de l’organe délibérant d’avec celle de l’organe exécutif. Des fonctions purement techniques ont également été soustraites des attributions du maire. Aujourd’hui, le secteur public tend à se réorganiser à la manière des entreprises en adoptant le mode de gestion par des Agences. L’institution communale doit également s’en inspirer. Des réflexions menées par des anciens dont certains ont eu à assumer des responsabilités gouvernementales, il ressort que les pressions et les tentatives de destitution des maires tirent souvent leurs origines de leur fonction d’ordonnateur du budget et de gestionnaire des marchés publics. Ils avaient préconisé que le maire soit officiellement déchargé de ces attributions. Ce qui constitue également une piste de réforme des organes communaux. 1. Faire du conseil communal ou municipal, le haut lieu de la démocratie locale et du contrôle de la gestion du maire. En plus d’être conforté dans sa mission d’organe délibérant, le conseil communal ou municipal doit être le haut lieu de la démocratie locale. Pour cela, dans un contexte d’innovation, il doit être présidé par un autre conseiller que le maire. Le conseil communal ou municipal aura également pour mission, la mise en place des mécanismes permettant : - l’implication des citoyens dans les prises de décisions au niveau de la commune et de ses organes infra communaux ; - le suivi par les citoyens de la mise en œuvre des décisions et politiques publiques à tous les niveaux dans la commune ; - la reddition des comptes aux populations dans des formes variées et améliorées. Les sessions du conseil communal ou municipal, surtout celles ordinaires et budgétaires doivent être participatives et précédées de séances de débats dans les arrondissements, les quartiers de ville et les villages autour de l’ordre du jour et des préoccupations citoyennes. Périodiquement, des séances de reddition de comptes et de consultation des citoyens doivent permettre aux populations de se prononcer sur les grands sujets de l’heure. De même, ces séances donneront lieu à un compte rendu exhaustif des dépenses et des activités de la commune. Sur cette base, la gestion de la commune sera transparente. Le second défi de la démocratie locale est d’initier les populations à faire des débats sains sur les grands enjeux de développement local, les valeurs républicaines pour l’édification d’une citoyenneté responsable. Les conseillers communaux et municipaux doivent périodiquement transmettre aux citoyens des informations et recueillir leurs attentes. 2. Faire de l’organe exécutif de la commune une Entreprise de développement local. Le fonctionnement du maire, organe exécutif de la commune doit être dynamisé afin de rendre l’administration locale très compétitive. Le maire et ses adjoints doivent s’entourer d’un cabinet et surtout d’une équipe technique avec des branches opérationnelles dans les domaines de : - la promotion de l’économie locale et de la mobilisation des ressources y compris la saisine des opportunités de financement sur le plan national et international pour une réelle croissance économique locale ; - la gestion des services sociaux de base ; - la fourniture des services administratifs ; et - deux (02) pôles densifiés pour : - la gestion des Finances. La quête de la bonne gouvernance et de la qualité de la dépense publique communale ou municipale suppose une réforme de ce secteur et des règles de transparence permettant le contrôle citoyen de la gestion locale. Il faudrait donc profiter de la relecture du cadre juridique de la décentralisation pour revoir le pôle de gestion des ressources financières locales ; - la planification et la prospective communales. La planification et la prospective communales sont des domaines négligés au sein des collectivités territoriales. Pour des résultats durables et efficients, il faudrait une planification axée sur des objectifs et des résultats. Au cœur de ce nouveau dispositif exécutif, les dématérialisations et le numérique occuperont des places de choix. Il faudrait donc revoir l’organe exécutif communal et en faire une Entreprise de développement local. Sa mission sera de créer de la richesse locale à travers des partenariats avec l’Etat, le secteur privé, les Ptf pour fournir des services de qualité aux populations. A cet effet, les actions s’appuieront sur une planification locale permettant de faire l’état des lieux et la progression vers l’atteinte d’objectifs fixés pour la couverture des populations et des localités en services essentiels. Dans cette perspective, l’Etat devra mettre en place, un appui au renforcement des capacités des communes en Ressources humaines. Mise en place d’un cadre de dialogue, de travail, de planification et d’évaluation des performances communales entre le gouvernement et les Collectivités territoriales du pays. Compte tenu du partage de rôles et de responsabilités entre l’Etat et les collectivités territoriales en matière de politiques publiques, il est parfois nécessaire de disposer d’un cadre d’échanges et de planification. Dans cette perspective, chaque commune fera l’objet d’une évaluation annuelle de performances et des besoins en services sociaux de base. Cet exercice devra déboucher sur une planification antérieure à la finalisation du projet du budget général de l’Etat, des objectifs communaux à atteindre. L’antériorité de cette planification commune entre l’Etat et les collectivités territoriales au processus budgétaire de l’Etat facilite la prise en compte des préoccupations de part et d’autre. A défaut d’un Haut-Commissariat à la Décentralisation logé à la Présidence de la République (dont les attributions permettront de veiller à la transversalité de la décentralisation et au suivi des planifications et évaluations annuelles), il ne serait pas inutile de disposer d’un cadre où, les ministères et les communes, avec au besoin la société civile et les partenaires techniques et financiers, échangent et projettent l’organisation, la gestion et l’évaluation des services aux populations. Après les travaux des experts, le chef de l’Etat pourra en personne clôturer les sessions et se prononcer sur les engagements budgétaires de l’Etat envers les communes et l’articulation des interventions de l’Etat, étant entendu que les communes sont également des démembrements de l’Etat. Valorisation du principe de subsidiarité à travers le transfert des ressources matérielles, humaines et financières de l’Etat vers les communes et projection à moyen terme d’intercommunalités pour gérer les infrastructures issues des grands projets en cours. La décentralisation sans transfert des compétences et des ressources est une centralisation déguisée, aux antipodes du principe de subsidiarité qui régit la mise en place et la mise en œuvre de la décentralisation. Le principe de subsidiarité met la responsabilité d’une action publique à la charge du niveau d’autorité publique le plus compétent et le plus proche des bénéficiaires. C’est donc, pour l’action publique, la recherche du niveau le plus pertinent, le plus proche et le plus contrôlé par les citoyens. Il conduit à ne pas faire, à un échelon plus élevé, ce qui peut être fait avec plus d’efficacité à un échelon plus bas. En matière de décentralisation, le principe de subsidiarité conduit l’Etat à transférer, déléguer ou partager certaines de ses compétences avec les collectivités territoriales lorsqu’il considère qu’elles sont plus à même de les assumer, compte tenu de leur proximité avec les citoyens. Le transfert des ressources humaines, matérielles et financières de l’État vers les Collectivités locales est une exigence constitutionnelle et légale dans tous les pays qui expérimentent la décentralisation. Au Bénin, la récurrence de la phrase « …A cet effet, l’État lui transfère les ressources nécessaires » dans les lois sur la décentralisation, notamment les lois 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des Communes en République du Bénin et 98-005 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes à statut particulier, qui font corps avec la Constitution, témoigne de la volonté du législateur d’accompagner le transfert des compétences des ressources subséquentes. Depuis 2016, le Bénin peut se réjouir de l’existence d’une volonté politique clairement exprimée de faire des collectivités territoriales les portes d’entrée des politiques de développement, tout en renforçant leurs ressources humaines et financières. Le Plan national de développement (Pnd 2018-2025) et le Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d 2018-2021) ont pris des engagements forts pour la décentralisation. Le Pc2d fixe comme objectif en 2021 que la « part des transferts aux Collectivités territoriales dans le total des dépenses du budget général de l’État soit d’au moins 15 % ». Dans la pratique, les fruits n’ont pas encore tenu la promesse des fleurs. Dans le Pc2d, on peut lire, au point 179 : « Au plan de la gouvernance financière locale, sur la période 2018-2021, l’accent sera mis sur le développement local, à travers la poursuite des transferts financiers aux communes et la diversification des guichets du Fadec pour faciliter le financement des investissements économiques innovants et structurants par les communes, grâce au Partenariat public-privé ». S’il est vrai que le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), n’indique pas clairement des mesures au profit de la décentralisation, il regorge de projets et d’actions orientés vers le développement local. Le défi étant désormais d’œuvrer pour une gestion, à moyen terme, de ces investissements sous maîtrise d’ouvrage communal ou dans le cadre d’un Établissement Public de Coopération Intercommunal (Epci). Dans le cadre d’un Epci, on pourrait envisager des mesures d’ouverture assurant la présence de l’État. Le Livre blanc sur la décentralisation Financière dans l’espace Uemoa, adopté par le Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, préconise une fourchette de transfert de 20 à 30 % des ressources budgétaires nationales au profit des collectivités territoriales, et ce, à l’horizon 2025. Cette fourchette tient compte des aspirations et revendications constatées dans les différents pays. Au Bénin, l’Ancb a depuis plusieurs années axé son plaidoyer sur le transfert d’au moins 15 % des recettes budgétaires. Ce plaidoyer a été pris en compte par le gouvernement qui en a fait un objectif à atteindre d’ici 2021. A une année d’exercice budgétaire de cette échéance, le Bénin est toujours à environ 4 %. Koffi Annan, ancien secrétaire général des Nations-Unies, lors du Sommet du millénaire en 2005, avait interrogé les dirigeants des États en ces termes : «comment pouvons-nous espérer atteindre les objectifs de développement sans accomplir de progrès dans des domaines comme l’éducation, la lutte contre la faim, la santé, l’accès à l’eau, les conditions sanitaires et l’égalité des genres ? Les villes et les gouvernements locaux ont un rôle crucial à jouer dans tous ces domaines. Si nos objectifs sont mondiaux, c’est au niveau local qu’ils peuvent être le plus efficaces». Cette interpellation doit à nouveau résonner dans les oreilles et dans les cœurs de l’ensemble des décideurs du pays. Par Franck KINNINVO Expert en Communication et en Décentralisation Société 18 juin 2020


Audience du président de l’Assemblée nationale: Louis Vlavonou reçoit le maire de Porto-Novo
« Ce matin, nous sommes venus voir le président de l’Assemblée nationale parce que nous avons la chance que l’institution parlementaire se trouve sur notre territoire et à ce titre, c’est un devoir pour nous de rendre une visite de courtoisie à la deuxième personnalité de l’Etat », a déclaré le nouveau maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty à sa sortie d’audience ce mercredi avec le président Louis Vlavonou. Selon lui, cette audience a été l’occasion pour lui de présenter à l’autorité parlementaire ses trois adjoints qui vont l’accompagner dans sa mission de développement de Porto-Novo pendant les prochaines années. Charlemagne Yankoty a saisi l’occasion pour dire toute sa satisfaction d’avoir le président Louis Vlavonou à ses côtés à Porto-Novo parce qu’il sera d’une grande utilité pour le conseil municipal. « Nous sommes aussi venus pour prendre conseils. Au regard de la riche expérience de la deuxième personnalité de l’Etat, il est important que nous venions à son école et que nous l’écoutions avant de rentrer pleinement dans nos nouvelles fonctions », précise le maire de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty rassure la population de ce que son conseil municipal travaillera la main dans la main avec elle. « A Porto-Novo, les élections sont terminées. Il n’y a pas de vaincus ni de vainqueurs. C’est la ville qui a gagné. Que chacun de nous soit rassuré, quels que soient nos bords politiques. L’heure est au développement de Porto-Novo », rassure le nouvel édile de la ville capitale. Il dit que ses portes sont grandement ouvertes pour recevoir toutes sortes de propositions constructives. Charlemagne Yankoty félicite pour ce faire le président Louis Vlavonou qui a promis de ne pas marchander son soutien à la nouvelle équipe municipale. Le nouveau maire se dit satisfait de la qualité des échanges ponctués par de nombreux conseils devant permettre à son équipe de conduire à bon port le conseil municipal, quatrième mandature. Avant le président de l’Assemblée nationale, le maire de Porto-Novo a fait le même exercice avec l’imam de la mosquée centrale de Porto-Novo et le président du Conseil des sages de Porto-Novo, Urbain Karim da Silva. Actualités 18 juin 2020


Promotion du patrimoine culturel : Un jeu-concours pour « réveiller » et magnifier les héros du Bénin
Peu ou pas connus des plus jeunes générations, les héros qui ont fait les heures glorieuses de l’histoire du Bénin constituent un riche patrimoine qui peine à être valorisé. A travers un jeu-concours dénommé « Les masques de nos héros », un collectif d’acteurs culturels invite les enfants de 6 à 13 ans à dessiner le masque de leur personnage historique béninois préféré. Les masques de Batman, de SpiderMan ou encore de Black Panther sont très connus des jeunes enfants. Ils en raffolent et s’identifient parfois à ces personnages étrangers dont la bravoure apparente semble les épater. Mais ce qu’ignorent ces jeunes enfants, c’est qu’il y existe dans l’histoire de leur pays des héros plus braves dont le nom reste intimement lié au patrimoine culturel et historique du pays. « Les masques de nos héros » est un jeu-concours qui invite les enfants de 6 à 13 ans à dessiner le masque de leur personnage historique béninois préféré du patrimoine culturel. Le projet est porté par un collectif d’acteurs culturels bien connus et dont l’engagement pour la cause du patrimoine est indéniable. On y retrouve entre autres Erick Ahouansou, artiste plasticien, Christiane Chabi-Kao, réalisatrice, Komy Agboguin, artiste visuel, Francel Dagbéto, artiste plasticien… La marraine et présidente du jury est Annette Carole Borna, conseiller technique du ministre en charge de la Culture et directrice de la galerie Abc à Cotonou. « Ce jeu-concours ludique est un outil de sensibilisation des enfants au patrimoine culturel et à l’histoire du Bénin. Il s’adresse aux élèves et enfants béninois à travers tout le pays. La première catégorie concerne les enfants de 6 à 9 ans et la deuxième catégorie celle des enfants de 10 à 13 ans. Pour participer à cette activité, les enfants identifieront leur héros national parmi quatre illustres personnages que sont le roi Béhanzin, le roi Toffa, l’amazone du Dahomey et le guerrier Kaba. Le concours prend fin le 31 juin prochain et les prix seront remis fin juillet. Aussi, le collectif des artistes dispose des dons pour acheter du matériel de dessin pour récompenser le plus grand nombre d'enfants. Des dons en nature (papier à dessin, crayons de couleurs, feutres, pastels, etc.) sont aussi attendus. Ces dons sont reçus sur le 90018324 et sur le 95504901. « Les dessins qui incarneront ou se rapporteront aux masques de ces personnages seront réalisés sur une feuille de papier Canson A4 et tous les médiums sont permis, comme les crayons feutres, les crayons de couleurs, les pastels, la peinture à l’huile ou à l’eau », laisse entendre l’organisation. Tous les dessins devront être envoyés sur le site web https://masquesdesheros.com/ et seront présentés tous les jours jusqu’à la fin du concours et seront évalués en fonction du nombre de votes. L'inscription est gratuite. L’ambition d’une telle initiative, selon Annette Carole Borna, c’est d’éveiller la jeunesse à l’art et au patrimoine de manière ludique. Une aubaine, pour sensibiliser les plus jeunes à devenir dès le bas âge, des acteurs engagés pour la cause du patrimoine culturel béninois et mondial. Culture 18 juin 2020


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