La Nation Bénin...
Nouvelles

Il était âgé de 32 ans et père de trois filles, le citoyen décédé des suites d’un noyade, le lundi 28 août dernier à Athiémé, une commune du Mono. Le défunt serait tombé dans une profonde dépression, à Assèdji,
un village situé à deux kilomètres du centre-ville d’Athiémé, selon Bertrand Accrombessi, président des jeunes de la commune. A l’en croire le corps a été aussitôt inhumé suivant la coutume en rapport avec les cas de décès par noyade. Le chef de l’arrondissement d’Athimé, Mathurin Akouété et des agents du service de sécurité se sont rendus, sur les lieux du drame, dans la journée d’hier, mardi 29 août.
Ils ont pu constater, par ailleurs, que les eaux fluviales sorties de leur lit, gagnent du terrain et tend à engloutir la résidence du maire de la commune. Pour ceux qui connaissent Athiémé, il est inutile de préciser que le restaurant construits sur pilotis par la mairie est déjà impraticable.
Pour donner une idée du sinistre, le maire Joseph Anani indique qu’environ 26 villages et quartiers de villes recensés dans quatre arrondissements sur cinq sont inondés à Athiémé. L’inondation n’épargne guère les autres communes traversée par le fleuve. Depuis les dernières pluies, la crue du fleuve mono prend de l’ampleur à cause des lâchées d’eaux du barrage électrique de Nangbéto.
Politique 30 août 2017

Quoi de plus épanouissant que de vendre dans un cadre approprié sans la menace des forces de l’ordre ! Les bouchers du quartier Zongo à Cotonou retrouvent depuis peu leur entrain en regagnant le centre commercial Nakura mis à leur disposition par un opérateur économique sensible à leurs misères.
A l’intérieur du centre commercial Nakura sis au quartier Zongo à quelques mètres des lieux où ils étaient déguerpis, des centaines de bouchers vaquent à leurs activités. Qui découpant des morceaux de viande, qui occupés à traiter des boyaux pour satisfaire un gourmet impatient de repartir chez lui. Dans les dédales de ce cadre servant de boucherie, les bouchers hèlent les visiteurs et exhibent à qui veut des quartiers d’abats exposés sur leurs étales bien achalandés. Un véritable bazar où des vendeuses d’assaisonnements et autres ingrédients entrant dans la cuisine donnent également de la voix. Ce grand bâtiment inauguré en mai 2015 par l’ancien maire de Cotonou, Nicéphore Dieudonné Soglo, a la particularité d’héberger une cible qu’on n’attend guère dans un centre commercial privé.
Chassés des abords de la voie, les bouchers ont eu l’opportunité d’être accueillis par le promoteur du centre, après bien des épreuves. « Nous tenons encore ce commerce grâce à El hadj Mouhamadou Mouniru Garba-Nakura qui a voulu mettre fin à notre calvaire en aménageant ce cadre pour nous. Ces lieux sont propres et nous ne manquons de rien », confie Tahirou Amadou, chef boucher du centre commercial, exerçant depuis 35 ans.
Béninois, Nigériens, Togolais et Nigérians exercent en ces lieux en toute quiétude et rien ne semble leur déplaire dans le mode de gestion retenu par leurs responsables et le promoteur. Une redevance journalière variant de 300 F Cfa à 600 F Cfa leur est prélevée pour assurer l’entretien des lieux et de la chambre froide dans laquelle est stockée en fin de journée la viande invendue. Chaque boucher est appelé à faire peser sa marchandise et à la numéroter avant qu’elle ne soit conservée pour éviter des soupçons de vols. Carrelé et assez attrayant, le cadre ne manque pas d’être apprécié par la clientèle. « La propriété y règne et on ne sent pas cette puanteur qui repousse parfois dans certaines boucheries », indique Diane Dégboé, usagère du centre.
« Nous sommes plus à l’aise en ces lieux ; les clients s’y plaisent bien parce qu’il est bien entretenu et protégé. La viande est contrôlée aussi bien à l’abattoir que surplace avec des visites inopinées des services compétents de contrôle », ajoute Aliou Aimé Agbantchékpo, boucher depuis 1994.
Ouverte tôt le matin, la boucherie est fermée dès 19 h pour permettre aux agents d’entretien de la remettre au point pour le lendemain, affirme Aliou Adamou, agent de sécurité du centre commercial, sous le charme de l’initiative de son patron qui se serait inspiré d’une œuvre similaire lors d’un de ses voyages à l’extérieur du pays.
Loin des interventions musclées des forces de l’ordre pour les dégager des emprises de la voie, les bouchers retrouvent leur sourire mais s’agacent contre la mévente qu’ils observent en ces lieux. « Les clients que nous avions aux abords de la voie ne viennent plus tous ici. Peu d’entre eux savent que nous occupons ce centre », regrette Mohammed Talibo qui appelle le gouvernement à construire un marché du genre à leur profit dans un environnement plus accessible à la clientèle?

A peine il est réinstallé dans ses fonctions que le maire de Bonou, Emmanuel Zounmènou, a déjà des soucis à se faire pour son fauteuil. Sept conseillers sur les neuf qui composent le conseil communal, non contents de son rétablissement par la Cour suprême, ont enclenché à nouveau, ce lundi 28 août, la procédure de sa destitution.
Ils lui ont adressé, par exploit d’huissier, une correspondance dans laquelle ils demandent la convocation d’une session extraordinaire devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. Les conseillers frondeurs réunis au sein du Collectif de la majorité absolue des conseillers communaux de Bonou évoquent comme griefs contre Emmanuel Zounmènou des actes de désaccord grave dans sa gestion et une crise de confiance au sein du conseil communal.
Ampliation de la correspondance a été faite au préfet de l’Ouémé et au ministre chargé de la Décentralisation. C’est donc un éternel recommencement à Bonou qui pourrait connaître son cinquième maire en deux ans de mandat si la nouvelle procédure aboutirait.
Il faut rappeler que le maire Emmanuel Zounmènou qui a avait été suspendu par le préfet de l’Ouémé, a repris service mercredi 23 août dernier suite à l’arrêt de la Cour suprême annulant l’acte de l’autorité de tutelle. Lequel arrêt a invalidé par voie de conséquence l’élection de son successeur Julien Afohounha. Aujourd’hui, ce dernier et six autres de ses collègues sont revenus à la charge pour engager une procédure en bonne et due forme pour un vote de défiance à l’encontre du maire Emmanuel Zounmènou.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 29 août 2017

La première vague des candidats aux examens nationaux de licence affrontent les épreuves depuis ce lundi 28 août dans les différents centres de composition. Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a procédé au lancement desdites épreuves à la Faculté des sciences de la santé (Fss) de Cotonou.
« Les examens nationaux de licence ne sont pas des sanctions, c’est juste un contrôle que l’Etat organise pour vérifier la qualité de l’enseignement, et valider les acquis des apprenants des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) ». C’est la mise au point faite par le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Marie Odile Attanasso, à l’occasion du lancement des épreuves de la première édition de l'examen national de licence. C’était ce lundi à la Faculté des sciences de la santé (Fss) de Cotonou. L’autorité apporte ainsi une réponse à tous ceux qui affirment que l’organisation de tels examens constitue un moyen pour l’Etat de sanctionner tous les étudiants des Epes. Cette mise au point est nécessaire d’autant plus que certains Epes ont boycotté les examens sous prétexte qu’ils sont anticonstitutionnels. La preuve, sur 52 établissements attendus, 45 participent à ces examens. Pourtant, la Cour constitutionnelle, saisie pour trancher cette question d’examens nationaux qui a opposé certains Epes au Gouvernement pendant plusieurs mois, a rendu une décision qui a donné raison à l’Etat béninois.
A la Faculté des sciences de la santé (Fss) qui a abrité la cérémonie de lancement de ces examens, 82 candidats dont 22 filles composent. Ils affrontent les épreuves de français, de la science de vie et de la terre, de physique, chimie et technologie, de l’anglais et autres pour le compte du Brevet d’aptitude professionnel de l’enseignement supérieur (Bapes).
Cette première journée de composition constitue une étape majeure dans le processus, selon le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « Je voudrais dire à ceux qui traînent encore les pas, que le processus en gagé est irréversible ; il va falloir que ceux qui ont choisi de ne pas composer cette année puissent le faire l’année prochaine », affirme-t-elle.
Pour Delphin Kuassi Mèhinto, chef centre à la Fss, ces examens constituent une chance pour les candidats, car leurs diplômes seront enfin reconnus et validés par l’Etat béninois. Il invite les candidats à rester sereins, car dit-il, « C’est un contrôle de connaissances qui ne devrait pas effrayer les apprenants ».
Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Bénin, pense que c’est une occasion pour régulariser la situation des étudiants dont les diplômes ne sont toujours pas reconnus par l’Etat béninois.
Exhortations
Il invite alors les parents d’étudiants à « rattraper le train en marche ».
« Je voudrais dire aux parents d’étudiants qui traînent encore les pas de se mettre dans les rangs, car il s’agit de l’avenir de nos enfants », lance-t-il avant d’ajouter : « Si nous n’avons pas un capital humain de qualité, nous ne pouvons pas vite nous développer ».
Théophane Ayi, président de L'Université africaine de technologie et de management (Uatm), espère déjà de bons résultats à l’issue des ces examens. « Nous avons préparé nos étudiants comme il le faut, nous attendons de meilleurs résultats. Les trois ans d’expérience de ces examens nous conduiront à des homologations pour lesquelles nous nous préparons », a-t-il dit. Il invite ses collègues qui hésitent encore à se mettre dans la danse.
Selon Marie-Odile Attanasso, l’organisation de ces examen est un tournant important dans la relation entre l’Etat et les Epes en vue d’assurer une meilleure qualité de l’enseignement dans les établissements privés. « Je crois qu’après ces examens, l’Etat va prendre beaucoup d’engagements vis-à-vis des Epes », promet-elle. Elle encourage tous les établissements privés d’enseignement supérieur à regarder les étapes qui leur restent à franchir pour l’homologation afin qu’au terme des trois années d’expérience d’examens nationaux, le processus d’homologation puisse être achevé?

Les anciens élèves-professeurs de l’Ecole normale supérieure (Ens) de Natitingou déjà en fonction se sont retrouvés, samedi 26 août dernier, au sein de l’établissement pour des moments de retrouvailles et un bilan sur leur parcours.
Loin d’être des moments de réjouissances, les retrouvailles entre les anciens élèves-professeurs de l’Ecole normale supérieure (Ens) de Natitingou ont été une occasion pour eux de réfléchir sur leurs conditions d’existence et d’envisager les voies et moyens pour redonner au corps d’enseignants issus de l’Ens toute la place qu’il mérite. En somme, il s’agit, selon Arsel Loris Gbossa, président du comité d’organisation, de faire un bilan et de tracer des perspectives pour une meilleure situation des enseignants formés dans l’école.
À travers des communications, ils ont présenté aux responsables de l’école les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession du fait de la méconnaissance de leur diplôme par certains acteurs du système éducatif secondaire.
« Nous ne bénéficions pas des droits qui devraient être les nôtres, notamment celui relatif à la participation aux travaux des examens de fin d’année. Ceci, du fait que notre diplôme, la licence professionnelle, est nouveau et méconnu de beaucoup de personnes », a expliqué Théophile Agbédjiko, ancien élève de l’école, actuellement professeur de mathématique dans un collège de Natitingou.
Des inquiétudes que Dr Serge Dègla, directeur de l’Ens, a tenté de dissiper. « En tant que licence professionnelle, votre diplôme a bel et bien une bonne dose de la formation académique et une dose nécessaire de la formation professionnelle», a-t-il assuré. L’exclusion dont ils font l’objet tient plus d’ordre politique qu’académique. Les exhortant au courage et à plus de persévérance, il les a rassurés sur les dispositions prises par son administration pour que les normaliens soient dorénavant, non seulement détenteurs de la licence classique de la Faculté des sciences techniques (Fast), mais aussi de la licence professionnelle de l’Ecole normale supérieure?

De nombreux acteurs des médias, majoritairement des femmes, étaient vendredi 25 août dernier à l’école du making-up. Une première qui s’est tenue à Cotonou, sur initiative de l’animatrice Edwige Klutse et dont la finalité est de soigner l’apparence physique des concernés sur scène, en public et en situation de travail.
« Un animateur ou un journaliste présentable a la facilité de dompter son public et de mieux communiquer avec lui ». Ce constat fait par l’animatrice Edwige Klutse, justifie la formation qu’elle a initiée, vendredi 25 août dernier, à l’intention de certains acteurs des médias et de la scène. Animatrices radio télé, journalistes, présentateurs, impresario… Ils étaient nombreux à l’invitation de leur consœur à prendre part à cette séance de formation qui leur permettra de mieux soigner leur apparence physique. Ils ont été ainsi initiés au making-up. Pinceaux, accessoires de maquillage et miroir à la main, ils ont pendant des heures appris à se faire le visage pour le rendre vivant, beau, attrayant et surtout très séduisant.
Pour la circonstance, l’initiatrice a fait appel à la formatrice Mériba Kounasso, experte en making-up, qui a partagé avec les acteurs des médias et de la scène, les rudiments pour soigner et prendre soin de leurs visages. Un choix que justifie Edwige Klutse par le savoir-faire, mais surtout la pédagogie de la formatrice qui, selon elle, a la facilité de transmettre son savoir aux autres dans un secteur où le secret professionnel est conservé tel de l’or. Cette vue des choses a été d’ailleurs condamnée par la formatrice. Selon elle, on devrait permettre aux professionnels de la scène et du petit écran de pouvoir « bien se présenter dans leurs activités de tous les jours en leur donnant des armes qu’il faut ». Cela, note-t-elle, ne peut pas constituer une concurrence pour l’activité. « Quand ils auront des évènements ou situations particulières, ils devront recourir aux professionnels que nous sommes, assure Mériba Kounasso.
Elle a accentué son enseignement fait majoritairement d’exercices pratiques sur le maquillage des yeux et le tracé des sourcils, le blindage des tracés, le bon usage des pinceaux. Elle a également travaillé avec les participants sur le choix des bons produits, le choix des angles sur le visage, les meilleurs dessins… Même si la formation n’a duré qu’une journée, les participantes disent avoir beaucoup appris et « peuvent mieux se défendre pour avoir un visage plus rayonnant, plus attractif et plus séduisant ». Cette formation qui coïncide avec le jour de naissance de l’initiatrice Edwige Klutse n’est, à l’en croire, que la première d’une série d’actions dont la finalité est de valoriser davantage les professionnels des médias et de la scène?

Le rideau est tombé, samedi 26 août dernier, sur la première édition du jeu-concours "Gbece-nyo" qui vise à promouvoir la langue fon (fongbé) à travers les proverbes et la culture générale. La finale a opposé les candidats de la commune d’Abomey à ceux d’Agbangnizoun. Et, ce sont ces derniers qui ont montré leur suprématie sur leurs challengers.
Abomey s’est inclinée face à Agbangnizoun pour sa maîtrise du fongbé. Les candidats d’Agbangnizoun ont remporté la finale avec 52 points face à ceux d’Abomey qui ont totalisé 47 points. Les premiers ont ainsi décroché pour leur commune la somme de 3 millions de F Cfa et 60 000 F pour chacun d’eux-mêmes, 300 000 F Cfa (don de l’ancien député Yacoubou Malêhossou) et des sacs contenant des fournitures scolaires. Quant aux candidats d’Abomey, ils ont aussi été gratifiés de 50 000 F chacun. Les membres du jury, du comité d’organisation ainsi que le ministre Joseph Djogbénou, initiateur du jeu-concours, ont été décorés pour avoir réussi une telle organisation qui a duré du 30 juillet au 26 août, soit environ un mois.
Les candidats des communes d’Abomey, de Bohicon, de Za-Kpota, de Zogbodomey, de Djidja et d’Agbangnizoun ont planché face au jury présidé par le professeur Bienvenu Akoha encadré par l’artiste Alèkpéhanhou, le locuteur fon Arnaud Béhanzin. Durant plusieurs semaines, ce jeu-concours dénommé Gbece-nyo (Gbétchégnon) a été l’occasion pour les différents compétiteurs venus des six communes de confronter leurs connaissances en langue fon sous toutes ses formes allant des proverbes aux panégyriques, en passant par les chiffres et autres subtilités. Outre l’initiateur Joseph Djogbénou, étaient présents à cette cérémonie de clôture du jeu-concours Gbece-nyo, le ministre Lazare Sèhouéto, le préfet du Zou, le roi Dédjalagni Agoli-Agbo, les maires d’Abomey, d’Agbangnizooun et des personnalités et autres cadres du plateau d’Abomey comme Séraphin Agbangbanta. La finale a été agrémentée par les rythmes du terroir exécutés par les artistes Abido et Pipi Wobaho.
Ce jeu-concours se veut un creuset de la refonte et de l’utilisation de la langue fongbé à travers les proverbes et la culture générale. Un patrimoine qui se meurt lentement et qu’il faut en urgence retourner à la vie pour le bonheur des générations montantes, justifie Joseph Djogbénou.
Les différents intervenants ont loué la justesse de cette initiative qui a désormais le mérite et devoir d’être pérennisée.
Pour cette première édition, plus de 400 candidats s’étaient inscrits dans les six communes du plateau d’Abomey. Ils étaient répartis en 16 équipes pour répondre à 192 questions de culture générale et expliciter 272 proverbes en fongbé?

En Italie depuis le 29 juillet dernier pour prendre part au 47ème Festival d’été du Conseil international des organisations de festivals de folklores et d’arts traditionnels (CIOFF) à Gorizia, le Ballet national du Bénin s’est distingué de fort belle manière à travers ses performances. A la clôture, ce dimanche 27 août, de ce rendez-vous mondial des folklores et arts traditionnels, le Bénin a reçu le Prix spécial des Oscars du folklore. Un trophée de plus qui fait du Ballet national le porte-étendard de la culture béninoise à travers le monde.
Culture 28 août 2017

Les cadres du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, des projets et programmes du secteur agricole intervenant dans les filières agricoles du Bénin sont désormais mieux outillés sur l’approche ValueLinks 2.0 de promotion des chaînes de valeurs ajoutées. C’est à travers un renforcement de capacités dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture » de la Giz, qui s’est déroulé du 21 au 25 août dernier à Cotonou.
Une vingtaine de cadres venus de différents services du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, de même que des projets et programmes, a pris part, du 21 au 25 août dernier à Cotonou, à l’atelier de formation de base sur l’approche version 2.0 de ValueLinks de promotion des chaînes de valeurs ajoutées. Il s’agit d’un atelier initié par la Giz pour donner aux cadres le savoir-faire actuel sur la mise en application du concept de chaîne de valeur ajoutée suivant la méthodologie ValueLinks dans le contexte de la coopération internationale au développement.
Selon le communiqué de presse qui a sanctionné les travaux, la formation a par ailleurs couvert les aspects tels que les méthodes et procédés pour la sélection d’une chaîne de valeur prometteuse, l’analyse d’une chaîne de valeur ainsi que la conception de stratégies appropriées de mise en niveau et de facilitation. Ces aspects, précise le communiqué, incluent la présentation d’instruments pour promouvoir les liens d’affaires et renforcer les prestations de services. C’est ainsi qu’au cours d’une série d’exercices et de travaux en groupe, les participants ont appliqué, selon le communiqué, les principes théoriques à un nombre de cas réels dans de différentes chaînes de valeurs.
Cette formation vient s’ajouter aux actions opérationnelles développées durant ces six dernières années par le programme Promotion de l’agriculture de la Giz (ProAgri-Giz) pour promouvoir suivant cette approche les chaînes de valeurs de l’anacarde, le riz, le karité et le soja au niveau des départements de l’Atacora, la Donga, le Borgou l’Alibori, le Zou et les Collines.
Le capitaine Emmanuel Gbédji, chef service de la promotion des produits forestiers non ligneux et activités alternatives génératrices de revenus à la direction générale des Forêts, Chasses et Eaux, a dit sa satisfaction au terme de la formation reçue. Il affirme que quand on parle de chaînes de valeurs ajoutées, il faut s’appesantir sur trois niveaux : micro, meso et macro. Et les chaînes de valeurs ajoutées, explique-t-il, sont orientées vers trois axes principaux, à savoir la croissance économique, la réduction de la pauvreté au niveau des populations et enfin la protection de l’environnement.
Booster l’agriculture
« Après la formation, nous savons désormais la différence entre filière et chaîne de valeur ajoutée», se réjouit le capitaine Emmanuel Gbédji. Désormais donc, souligne-t-il, il va falloir connaître au niveau de chaque filière, les chaînes de valeurs ajoutées qui existent et à promouvoir. Autrement dit, explique-t-il, les chaînes de valeurs ajoutées sont plus relatives aux différentes opérations menées au niveau d’une filière. « Notre rôle désormais est de savoir comment enchevêtrer ces différentes opérations au sein d’une filière », conclut-il, avant de remercier la Giz qui leur a permis de participer à cette formation.
Comme le capitaine Emmanuel Gbédji, la chargée de suivi-évaluation à la direction de la Législation rurale, de l’appui aux organisations professionnelles et à l’entrepreneuriat agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Thérèse Zounon Adanguidi, déclare avoir désormais une idée globale des chaînes de valeurs ajoutées. « Nous avons acquis assez d’outils et d’instruments sur les chaînes de valeurs ajoutées, comment cartographier les chaînes de valeurs ajoutées pour pouvoir les analyser en vue de leur promotion », soutient-elle. Dans la mise en application de tout ce qui a été appris au cours de la formation, Thérèse Zounon Adanguidi promet de renforcer les capacités des différents acteurs et de les accompagner dans la détermination de leurs contraintes?
L’approche en question
ValueLinks est une méthode de promotion du développement économique avec une perspective de chaînes de valeurs. Elle est orientée vers l’action et fournit le savoir-faire essentiel pour la création d’emplois et l’augmentation des revenus des micros, petites et moyennes entreprises ainsi que des exploitants agricoles en favorisant les chaînes de valeurs ajoutées dans lesquelles ils opèrent. Elle est utilisée au niveau mondial pour aborder l’analyse et la promotion des chaînes de valeurs ajoutées.
Société 28 août 2017

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso lance officiellement les examens nationaux de licence, ce lundi 28 août à la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) à Cotonou. Elle est allée s’enquérir des préparatifs, vendredi 25 août dernier. Au total, 2473 candidats composeront.
Selon le directeur des Examens et Concours du ministère de l’Enseignement supérieur, Victorin Vidjannagni Gbénou, 2473 candidats composent dans 41 regroupements de filières pour les examens nationaux de licence. Ils sont répartis en quatre grands groupes. Le premier compose du 28 au 29 août, le second groupe du 4 au 5 septembre, le troisième du 11 au 12 septembre et le quatrième groupe du 15 au 16 septembre 2017. Ainsi, 53 candidats composent dans la région de Parakou, 51 candidats à Abomey, 2098 candidats à Cotonou, et 271 candidats à Porto-Novo. Ces examens se déroulent dans dix centres de ces villes et dans plusieurs filières : sciences agronomiques, langues et lettres, sciences juridique, politique et administrative, éducation spécialisée, tourisme, journalisme et sciences de l’information.
Afin d’assainir l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d’une part, et relever le niveau intellectuel des cadres du Bénin, d’autre part, le Gouvernement a initié l’organisation des examens nationaux de licence et de master au profit de tous les apprenants.
Le décret 194 du 4 mars 2017 a été pris pour améliorer la qualité de la formation, réduire les dysfonctionnements observés dans les établissements privés d’enseignement supérieur, et pour rétablir la justice sociale.
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, cette réforme est une disposition transitoire qui durera trois ans pour que les établissements privés d’enseignement supérieur puissent rentrer dans les normes et respecter les textes en vigueur au Bénin. Elle vise à donner plus de crédibilité à notre système éducatif, a-t-elle indiqué. « Nous sommes observés à travers le monde entier ; la réussite de ces examens pourraient faire bouger les lignes dans beaucoup de pays en Afrique, notamment les pays du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) », a-t-elle ajouté.
Cette volonté de donner à l’éducation sa place dans le développement est une volonté manifeste du chef de l’Etat. L’éducation n’est plus vue simplement comme un facteur d’un secteur social, mais comme un facteur de croissance économique, à en croire le ministre. Il s’agit de mettre l’accent sur la qualité de l’homme, la qualité du capital humain capable d’améliorer la croissance économique pour créer la richesse et réduire la pauvreté.
Le ministre a remercié tous les différents acteurs tant du secteur privé que du secteur public qui ont permis la réalisation de cette mesure et accepté d’accompagner le Gouvernement dans sa politique d’assainir le secteur.
Le passage de ces examens est une opportunité pour les enfants d’avoir la chance de passer tous les concours qui se font au Bénin, a souligné Marie Odile Attanasso. Il revient alors aux parents d’élèves de mettre la pression sur ces établissements pour que les enfants puissent passer ces examens-là, a-t-elle poursuivi. Dans quelques années, les donnes vont changer par rapport au recrutement. Elle a encouragé ceux qui n’ont pas pu présenter leur dossier cette année, à se préparer pour les fois prochaines. Il n’y a pas de discrimination. Les réformes ne sont exclusivement réservées aux privés. Même le secteur public connaîtra les mêmes réformes pour le bonheur de tous les Béninois, à en croire le ministre.