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Nouvelles

Structuration du dialogue social au Bénin: L’examen et la validation d’une étude préoccupent
La première session extraordinaire du Conseil national du Dialogue social (Cnds) s’est ouverte, ce mardi 9 juin à l’Infosec de Cotonou. L’examen et la validation de l’étude sur la structuration du dialogue social et les projets des termes de référence des études relatives à l’évaluation de la loi N° 2010-05 du 29 août 2017 sont au cœur des échanges. Les membres du Conseil national du Dialogue social (Cnds) sont en session extraordinaire. Ils examinent des dossiers liés à la consolidation des bases de leur organe. A l’ouverture de cette première session extraordinaire, ce mardi 9 juin à l’Infosec de Cotonou, Guillaume Attigbé, président du Conseil national du Dialogue social (Cnds) a fait savoir qu’il s’agit essentiellement du « débat général sur les orientations de l’évaluation du Conseil national du Dialogue social (Cnds) depuis sa création, de l’examen et de la validation du rapport provisoire de l’étude sur la structuration du dialogue social en République du Bénin, de l’étude et de la validation du projet des Tdr relatifs à l’étude sur la loi N° 2017-05 du 29 août 2017 fixant les conditions et les procédures d’embauche, de placement de la main d’œuvre et de résiliation du contrat de travail, de l’étude et validation du projet des Tdr relatifs à la promotion des conventions collectives de travail de branches en République du Bénin ». La mission du Conseil national du Dialogue social (Cnds), a-t-il rappelé, est de rechercher les solutions les plus adéquates en vue de promouvoir les entreprises et leurs personnels dans un environnement qui inspire la confiance et assure la sécurité des biens et des personnes. A l’en croire, le Cnds proposera aux autorités des pistes de relance des entreprises et des emplois après le passage de la pandémie du coronavirus. « Des consultations sont en cours et sont très avancées », a martelé Guillaume Attigbé, président du Conseil national du Dialogue social (Cnds) lors des travaux. Par Marc MENSAH (Stag.) Actualités 10 juin 2020


Coopération dans le secteur de l’éducation: Plusieurs accords signés entre le Bénin et la Suisse
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, et Valérie Liechti, directrice résidente du bureau de la Coopération suisse, ont procédé, hier mardi 9 juin, à la signature d’une série d’accords entre le Bénin et la Suisse. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui à la qualité de l’éducation (Paque). La Suisse est un partenaire privilégié du Bénin dans le secteur de l’éducation. Engagée aux côtés du Bénin, la Coopération suisse finance le Programme d’appui à la qualité de l’éducation (Paque). C’est dans le cadre de ce programme que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et la directrice résidente du bureau de la Coopération suisse, Valérie Liechti, ont signé hier plusieurs accords. « L’éducation est le pilier de tout développement… La Coopération suisse s’est engagée à renforcer la qualité de l’éducation avec l’appui de partenaires intervenant dans le domaine, notamment l’Unicef, Plan international, Consortium aide et action et l’Ong Graines de paix. Cet engagement vise à soutenir les efforts du gouvernement dans le secteur de l’éducation », fait savoir Valérie Liechti, directrice résidente du bureau de la Coopération suisse. Elle précise que le Programme d’appui à la qualité de l’éducation (Paque), d’un coût global de 15 milliards de francs Cfa sur la période allant de 2019 à 2031, a pour objectif global l’amélioration de la qualité de l’éducation et des résultats de l’apprentissage au niveau de l’éducation de base au Bénin. C’est une initiative qui va impacter des enseignants de 1830 établissements scolaires de l’Atlantique, du Zou, du Borgou, de l’Alibori et de l’Atacora, des inspecteurs et conseillers pédagogiques et surtout plus d’un million d’élèves… Pour la phase allant de 2019 à 2023, la Coopération suisse a débloqué 4,8 milliards de francs Cfa. « Nous nous réjouissons que ce programme puisse contribuer à ce que les enfants restent davantage à l’école », a conclu la directrice résidente du bureau de la Coopération suisse. Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, la signature de ces accords dans le secteur de l’éducation vient confirmer la vitalité des relations entre la Suisse et le Bénin. « Les relations entre la Suisse et le Bénin vont bien. Le chef de l’Etat tient fortement à notre amitié avec la Suisse, l’un des pays qu’il a visités…Cette coopération ne crée aucune difficulté dans la gestion et permet de relever des défis de développement… Votre pays a toujours tenu ses promesses à l’égard du Bénin », a témoigné le patron de la diplomatie béninoise. Il rappelle que l’éducation est l’un des secteurs que le président de la République suit de près et que l’ambition actuelle du gouvernement est de renforcer l’enseignement technique et professionnel. Il va sans dire que tous les accompagnements s’inscrivant dans la vision du gouvernement sont avenants. Hommage à Valérie Liechti En service au Bénin depuis 2017, la directrice résidente du bureau de la Coopération suisse, Valérie Liechti, est en fin de mission. Hier mardi 9 juin, à l’occasion de la cérémonie de signature d’accords, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a témoigné à la diplomate suisse toute la gratitude du Bénin. II a salué la qualité des échanges, la courtoisie et la bonne collaboration qui ont caractérisé le mandat de la directrice résidente sortante du bureau de la Coopération suisse. « Nous venons, nous servons et nous partons. Cela fait partie de notre métier. C’est la vie du diplomate. Mais l’important, à mon avis, c’est ce que nous laissons. Et je pense que le Bénin garde de bons souvenirs de ce que vous avez laissé. Avec vous, nous avons fait en sorte que la coopération entre les deux pays se renforce… », a déclaré le ministre Aurélien Agbénonci. Pour ses qualités personnelles, la diplomate suisse Valérie Liechti a reçu une gratification symbolique du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Actualités 10 juin 2020


Aplahoué, Dogbo, Klouékanmè et Lokosssa: Les nouveaux maires s’installent
Les passations de charges entre les maires sortants et entrants, pour le compte de la quatrième mandature de la décentralisation, ont repris à la suite des dernières élections qui ont eu lieu le week-end dernier. Hier, lundi 8 juin, c’était au tour de Lokossa, dans le Mono, et des communes d’Aplahoué et de Klouékanmè dans le Couffo. Gervais Hounkpè Houenou, le nouveau maire de Lokossa, et ses deux adjoints que sont Norbert Gangbedji et Rodéo Megnikpa se sont revêtus, depuis hier, de leurs attributs. Notamment leurs écharpes de maire et d’adjoints au maire leur ont été portées, dans la soirée à l’hôtel de ville par le préfet du Mono, Komlan Zinsou. Cet acte qui installe au gouvernail de la cité des Kotafon les dirigeants de la quatrième mandature de décentralisation au Bénin a été l’occasion pour l’enseignant-chercheur élu, maire, samedi 8 juin dernier, de s’adresser à ses administrés. « Nous allons oser, nous avons des ambitions, et l’Union progressiste, le parti qui nous a porté en a de plus grandes », laisse entendre Gervais Hounkpè Houenou en mettant un accent particulier sur la nécessité de rassembler tous autour des questions de développement. « C’est ensemble, au-delà de tout clivage que nous parviendrons à l’édification de Lokossa de rêve dans lequel les jeunes, les femmes et toutes les autres couches de la société pourront atteindre l’épanouissement », plaide le nouveau maire qui a pris les rênes de la commune des mains de Pierre Awadji. C’est de nouveaux visages qui sont promus à la tête du conseil de 25 membres dont une seule femme conseillère nommée Clarisse Sossou. Aplahoué, Dogbo et Klouékanmè dans le Couffo Dans le département du Couffo, c’est à une série de passations de charges que les populations ont eu droit, dans la journée d’hier. Elles ont été organisées successivement à Klouékanmè, à Dogbo puis à Aplahoué, dernière commune à boucler la série. L’opérateur économique Dieudonné Coffi Gbejekan, le nouveau maire, et les deux adjoints au maire à savoir Aimé Akando et Raymond Otodji, étaient à l’honneur à Klouékanmè. L’étape de Dogbo a permis à Magloire Agossou, le maire entrant et ses deux adjoints, Marcellin Sognon et Calixte Sossou d'être installés. Très attendue, pour avoir fait flop en début de la semaine dernière, la passation de charges entre Ousséna Adamou, le maire sortant et Maxime Allossogbe a bouclé la série d’hier sur des appels à taire la hache de guerre, à fédérer les énergies pour changer le visage d’Aplahoué, chef-lieu du Couffo. Constituée également de nouveaux visages, l’équipe du maire Maxime Allossogbe portée à la tête du conseil, a pour adjoints Jacob Douvi et Bernard Gbesso. Dans chacune des mairies ayant abrité la cérémonie, le préfet Christophe Mègbédji a revêtu de leurs attributs, le maire entrant ainsi que ses adjoints. La prise de possession du maillet et signature du procès-verbal de passation de charges ont constitué les étapes marquantes de la cérémonie. Les dirigeants des six communes du Couffo sont tous issus du parti Union progressiste. Le reste des investitures à la tête des conseils du Mono et du Couffo est prévu pour ce jour. Société 09 juin 2020


Orden Alladatin sur la loi interprétative du code électoral: '' Le législateur a pris ses responsabilités ''
Mardi 2 juin, l’Assemblée nationale a adopté la loi 2020-13 interprétant et complétant la loi 2019-43 portant Code électoral. A en croire le député Orden Alladatin, cette initiative parlementaire vient garantir le respect du choix des populations lors des élections communales. Elle est une réponse au manque de discipline au sein des partis politiques. La loi interprétative complétant le code électoral vient préciser l’esprit du législateur. C’est ce qu’a soutenu le député Orden Alladatin dimanche 7 juin dernier sur le plateau de la télévision nationale. Il invite à voir l’adoption de la loi interprétative non comme une modification du code électoral mais une clarification du code. Il fait d’ailleurs réaliser la portée juridique de l’expression loi interprétative. « Une loi interprétative est une loi qui clarifie le sens de la loi première… On n’a pas modifié la loi. La loi est restée telle mais nous avons interprété l’esprit du législateur», a-t-il déclaré. Le président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale rappelle que l’Assemblée nationale a l’initiative de la loi et dispose de cette prérogative chaque fois que la situation l’impose. Expliquant les motivations de cette initiative parlementaire, le parlementaire ajoute : « Le législateur comptait sur la discipline des partis politiques, c’est pourquoi, le code prévoit la désignation du maire par le parti ayant obtenu la majorité absolue. Nous avions voulu à travers le code, que le parti qui a obtenu la majorité absolue désigne les responsables qui vont conduire les administrations de cette commune. Mais sur le terrain, on a constaté l’indiscipline à l’intérieur des partis. Ce qui pourrait amener à dévoyer l’intention du législateur. Puisque la lettre et l’esprit du législateur ont été dévoyés, il fallait que le législateur agisse ». Pour le parlementaire, l’Assemblée nationale a non seulement pris ses responsabilités mais aussi répondu aux appels des uns et des autres afin que les choix des électeurs exprimés aux urnes, soient respectés de bout en bout. « A Parakou par exemple, la population a majoritairement choisi les Fcbe pour la gestion de la municipalité, il ne faut que les tractations politiques amènent plutôt l’Union progressiste à gérer la commune », illustre-t-il. Abordant l’indiscipline au sein des partis politiques, le député Orden Alladatin rappelle que le but ultime de la réforme du système partisan, c’est qu’il y ait désormais au Bénin des partis forts. Mais il admet que le champ politique est un champ où s’affrontent les intérêts. Selon lui, l’arène politique vit actuellement une phase de transition, une phase de recomposition de la classe politique. Et c’est ce qui peut expliquer les dysfonctionnements qu’il y a eu dans l’élection des maires. Il précise que la charte des partis prévoit des mécanismes de prise de décisions, mais peu de partis politiques respectent intégralement cette charte. « On ne peut régler tous les problèmes que nous avons avec un coup de bâton magique… Le processus de démocratie à l’interne des partis n’est pas achevé », fait-il observer. Actualités 09 juin 2020


Eric Aïvodji, aménagiste à propos des défis environnementaux dans les communes: « Si on veut développer une commune, on doit maitriser ses paramètres écologiques »
Passionné de la nature, Eric Aïvodji, aménagiste de formation, accorde du prix aux espaces verts. Rencontré dans son jardin privé dans la commune d’Abomey-Calavi, il fait l’état des lieux de la gestion des espaces verts dans certaines communes, évoque les normes de l’Oms et les défis environnementaux pour les prochains conseils communaux. Quel est votre regard sur la gestion des espaces verts dans les communes du Bénin ? Je dirai que le domaine de l’espace vert est encore à la traîne au Bénin. En dépit des efforts des acteurs de l’environnement, il reste beaucoup de vide à combler. Quand on s’intéresse aux normes et aux statistiques, on se rend compte qu’on est encore bien loin de la norme recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Il faut au moins 10 m² d’espace vert ou de coin de nature pour le citoyen qui vit dans une zone agglomérée. Où en est-on avec le respect de cette norme au Bénin ? La valorisation de l’espace vert n’est pas encore un réflexe pour les Béninois. Une étude d’une équipe pluridisciplinaire de chercheurs dans les communes du Grand Nokoué a montré que les indicateurs sont alarmants, et aussi bien les décideurs politiques, les responsables communaux que les citoyens doivent redoubler d’efforts pour corriger le tir. Les chiffres ne sont pas reluisants. Par exemple, pour la commune d’Abomey-Calavi et Sèmè-Kpodji, c’est 0,06 m² par habitant au lieu de 10 m², Ouidah, 0,27 m² par habitant, Porto-Novo, 0,18 m² et Cotonou, 0, 12 m² par habitant. N’est-ce pas la faute à ceux qui sont chargés de la réalisation et de l’application des différents plans d’urbanisme ? Je pense qu’il faut nuancer. Car, ils ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Acteurs de premier plan dans l’organisation de l’espace, les géomètres, urbanistes et autres prévoient parfois ces coins de nature mais c’est la mise en œuvre qui pose problème. Souvent, lors des opérations de recasement et de voirie dans les communes, il est attribué des zones pour l’espace vert mais au final ces réserves sont orientées vers d’autres buts. Qui sont donc les responsables de cette situation ? Il faut dire que les responsabilités sont partagées. C’est la faute non seulement des décideurs mais également des citoyens qui doivent s’approprier cette norme. Selon la Constitution du Bénin, chaque citoyen a droit à un environnement sain ; donc, il doit protéger la nature pour en profiter. Nous devons revoir notre façon de concevoir notre cadre de vie. Par exemple, l’adage qui dit que le locataire ne doit disposer d’un coin de nature ou même planter dans la maison où il vit, constitue un cliché à déconstruire. Qu’on soit locataire ou propriétaire, chacun doit aménager un coin de nature. Il y a de mauvaises habitudes qu’il faut abandonner afin d’apporter sa pierre au développement durable de sa commune. Quel lien faites-vous entre le développement des communes et la question de l’espace vert ? Notre environnement influe sur tout ce que nous faisons. En tant qu’acteur du développement, l’homme a besoin d’un cadre de vie aménagé pour être capable de fournir un bon rendement. Le développement durable prend sa racine dans la gestion de l’espace vert qui offre des potentialités énormes aux communes. Il faut intégrer la question de l’espace vert au développement durable qui est une conjonction de plusieurs paramètres à savoir culturel, social, politique, économique et écologique. Si on veut développer une commune, on doit maitriser les paramètres écologiques. Il est important de veiller à ce que le citoyen reste dans un environnement sain, vert, capable de favoriser les échanges. Et pourtant, des espaces verts sont détruits lors des grands projets ? C’est une question préoccupante dans notre pays. Beaucoup d’arbres sont coupés lors de la mise en œuvre de différents projets de développement. Je pense que c’est parce que nos responsables à divers niveaux ne tiennent pas compte des indicateurs de société que ces dérapages arrivent.C’est pourquoi, les travaux d’urbanisation et de voirie doivent être précédés des études Vrd (Voirie, réseau et divers). Il faut établir les plans de réseau (eau, électricité, fibre optique), les plans de lotissements, voirie et autres en tenant compte des espaces verts. Quels risques courent les populations en détruisant les espaces verts ? Les risques sont nombreux et se retrouvent sur tous les plans : économique, sanitaire, social et autres. L’homme a besoin plus d’oxygène que de la nourriture pour son bien-être. C’est pourquoi, il faut privilégier ce principe en consacrant plus d’espace qu’aux plantes aux bétons. Les risques sont d’autant plus grands que l’Oms recommande de prévoir 40 % de la superficie d’une maison pour le bâtiment et 60 % pour l’espace vert. Si les citoyens ne respectent pas cette norme, cela va rejaillir négativement sur leurs quartiers, leurs communes et le pays. C’est la cause des changements climatiques, des catastrophes et autres. Que gagnent les populations de nos villes en respectant ces recommandations ? Le gain est énorme. En respectant les normes environnementales, les communes vont atteindre leur développement à tous les niveaux (sanitaire, économique, social et autres). Sur le plan sanitaire, il y a également la phytopharmacie ou la pharmacie verte qui constitue une valeur sûre pour traiter certaines maladies. Les plantes préviennent et guérissent les maux du corps en ce sens que nous disposons dans notre environnement des plantes qui peuvent nous sauver la vie. Si un homme veut connaître une productivité remarquable, il doit vivre dans un environnement sain. En ce sens, les espaces verts permettent d’accroître les activités économiques dans les communes. Quels sont, en la matière, les grands défis qui attendent les communes ? Les nouveaux conseils communaux doivent avoir l’humilité de créer un cadre de concertation entre tous les acteurs de la cité. Les décideurs et les bénéficiaires doivent réfléchir ensemble aux questions de développement durable des communes. Il s’agit pour les conseils communaux d’associer les populations à tous les projets. Ils doivent travailler à la mise en place de services dédiés à la protection du cadre de vie. Car la plupart des communes ne disposent pas de personnel capable de la gestion de l’environnement. Il y a quelques années, je me suis amusé à passer dans certaines communes pour faire ce triste constat. Les services environnementaux ne sont pas disponibles ou la ressource humaine disponible n’est pas adéquate. Ils doivent veiller à créer ces services et à recruter des hommes capables de faire le job. Grâce à l’Ecole d’horticulture et de l’aménagement des espaces verts, beaucoup de jeunes ont été formés. La ressource humaine est disponible aujourd’hui. C’est aux responsables communaux de penser plus à la protection du cadre de vie en intégrant les questions environnementales à tous les niveaux. Ils doivent veiller à la réalisation et à la mise en œuvre responsable des différents documents de planification de l’espace. Environnement 09 juin 2020


Célébration de la Journée mondiale des océans: L’appel à l’innovation et à la protection de l’écosystème marin
Le Bénin, à l’instar des autres pays du monde, a célébré la Journée mondiale des océans, hier lundi 8 juin. C’est à travers une manifestation à la plage Togbin Daho dans la commune d’Abomey-Calavi. Une occasion pour les participants de procéder au nettoyage des lieux, à l’entretien et à l’émondage des plants de cocotier sur la plage pour sensibiliser les populations à une meilleure gestion des océans et des ressources. La Journée mondiale des océans a été célébrée au Bénin, hier lundi 8 juin, sur le thème : « Innovation pour un océan durable ». Grand moment de réflexion et de présentation des actions de protection de l’écosystème marin, cette journée vise à amener les populations à changer de comportement pour une meilleure gestion des océans et des ressources. Selon Faustine Sinzogan, point focal de la Convention d’Abidjan, sans les océans, la vie ne saurait exister. « Conscient et animé par un esprit visionnaire, le gouvernement a fait de la valorisation de l’écosystème marin une pure vérité. Il s’est engagé depuis des années dans une lutte implacable contre la dégradation des ressources marines afin d’offrir à notre pays des conditions optimales de développement du tourisme balnéaire et écologique », rappelle-t-elle. Il y a tout de même, précise le point focal, des défis sur lesquels le thème de la journée attire l’attention des populations. Il appelle à une réflexion et à initier des actions intelligentes susceptibles de renverser la tendance actuelle et de redonner à nos côtes leur santé, précise-t-elle. Quant au directeur général de l’Environnement et du Climat, il y a bien de raisons de protéger les océans. Selon Aïna Martin Pépin, ils constituent le pilier de l’économie internationale et jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale. Au Bénin, le port de Cotonou contribue à plus de 60 % au Produit intérieur brut et mobilise plus de 90 % des ressources intérieures, selon ses explications, et la pêche contribue à près de 3 %. « Des réformes sont opérées dans le secteur du tourisme balnéaire afin de valoriser nos côtes qui regorgent de richesses. Halte aux pressions humaines ! Malheureusement, les pressions humaines pèsent lourd sur la santé de l’océan et sa capacité à continuer à nous nourrir. Parmi les plus graves figurent la pollution organique et plastique », a révélé le Dgec. Il indique que ces situations ruinent l’écosystème de l’océan, une réalité à laquelle les côtes béninoises n’échappent pas. « Elles font face à de multiples menaces à savoir occupation anarchique, pollution par les déchets plastiques et industriels, érosion côtière, la défécation à l’air libre, qui à ses dires entrainent une dégradation de l’environnement marin, la réduction des services écosystémiques et du stock halieutique. Le gouvernement du président Patrice Talon a fait de la protection de l’océan, une priorité à travers le pilier 3 de son programme d’action, martèle Aïna Martin Pépin. L’adoption des lois relatives à la protection de la zone littorale, l’interdiction des sachets plastiques, la réglementation des changements climatiques, la sécurisation et le nettoyage permanent des plages, la protection et la valorisation de la côte maritime sont de fortes actions menées. A cela s’ajoutent quatre nouveaux épis construits, une digue immergée, 3250 m3 de sable injecté, 1000 m3 de sable mis en stock, 15 kilomètres de côte protégée, plus de 53 milliards de francs Cfa mobilisés, création de deux lacs marins. Le capitaine de Vaisseau Fernand Maxime Ahoyo, présent à la célébration, a fait savoir que l’utilité des océans n’est plus à démontrer. « Les océans et les mers couvrent 361 millions de km2 et sont depuis des millénaires, des lieux de circulation, de contact et d’échanges. Les océans recouvrent 71 % de la surface de la terre et contiennent 97 % des réserves en eau de la planète. Ils représentent 99 % de l’espace vital terrestre en volume et fournissent l’eau de pluie, notre eau potable, et 50 % de l’oxygène que nous respirons ainsi qu’une grande partie de notre nourriture», informe-t-il. Environnement 09 juin 2020


Adjohoun: François Zannou Agbo remplace Roland da Hèfa
François Zannou Agbo est le tout nouveau maire d’Adjohoun. Il a été investi ce lundi par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, pour succéder à Roland da Hèfa, le maire sortant. Ce dernier n’a pas pu se faire réélire conseiller communal sur la liste du Bloc républicain dans son arrondissement à Azowlissè, à l’issue des élections communales et municipales du 17 mai dernier. Le maire François Zannou Agbo sera appuyé dans sa mission par Aimé Salako Oké et Denis Hounkanrin désignés respectivement aux postes de premier adjoint et de deuxième adjoint au maire. Th. C. N. Actualités 09 juin 2020


Désignation de nouveaux maires: Une nouvelle page s’ouvre à Bohicon
Hier lundi 8 juin, le processus de désignation et d’installation des nouveaux maires s’est poursuivi dans le Zou avec les communes de Bohicon et de Ouinhi et dans les Collines avec les communes de Ouèssè, Savè et Dassa. Le cas le plus frappant est celui de la ville de Bohicon où une nouvelle équipe s’installe, remplaçant l’ancienne qui a passé 17 ans à la tête de la ville dite carrefour. Le périple de la délégation préfectorale a démarré le matin de ce lundi par la mairie de Ouinhi. Le préfet Firmin Kouton et sa suite ont rencontré à nouveau le nouveau conseil communal. Cette fois, il s’agit de dévoiler l’équipe dirigeante désignée par le parti majoritaire pour prendre le commandement à Ouinhi. C’est le parti Bloc républicain(Br) qui est majoritaire ici. Avant de présenter aux conseillers présents l’équipe qu’ont proposée les responsables du parti, le préfet a rappelé les nouvelles dispositions qui indiquent le mode de désignation de l’exécutif communal. Elle est composée de Jonas Houssou, au poste de maire de Ouinhi entouré de Noël Ezin, premier adjoint et de David Ogoubiyi, deuxième adjoint. Il est à noter que sur les 15 conseillers élus de Ouinhi, seulement sept (7) étaient présents à cette cérémonie. Les autres ont brillé par leur absence, manifestant ainsi leur désapprobation. Après Ouinhi, cap fut mis sur la ville de Bohicon. L’enjeu semble ici de taille et les appétits étaient devenus incontrôlables. Qui d’Armand Gansè et de Me Rufino d’Almeida prendra la tête de cette commune ? C’était la grande question qui suscitait la polémique. Hier lundi, la tension a considérablement baissé avec le consensus trouvé par les protagonistes. Tous les conseillers ont répondu présents à cette séance. Le préfet Firmin Kouton rappelle à l’occasion les nouvelles dispositions de la loi n° 2020-13 du 04 juin 2020 portant interprétation et complétant la loi N° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral. Le Br étant majoritaire avec 20 conseillers, propose l’équipe qui doit présider aux destinées de la commune. Il s’agit de Me Rufino Sosthène d’Almeida, maire de la ville de Bohicon, avec pour 1er adjoint, Armand Codja Gansè et 2e adjointe, Elisabeth Agbossaga. S’adressant aux élus, le nouvel exécutif conduit par Me Rufino d’Almeida a promis de travailler en équipe pour apporter la rupture et le changement à Bohicon où beaucoup reste à faire. « Désormais, le seul parti qui va exister, c’est le parti pour le développement de Bohicon qui va réunir tous les élus et tous les habitants de la commune pour un développement », a clarifié le nouveau maire de Bohicon. Né le 26 avril 1967 à Bohicon, le nouveau maire est avocat de profession et actuel directeur de cabinet du ministre Abdoulaye Bio Tchané. Son 1er adjoint, Armand Gansè, né le 3 avril 1978 à Cotonou est administrateur des affaires et actuel directeur général de la Société de gestion des marchés (Sogema). La seule dame de l’équipe, née le 15 mars 1970 à Bohicon, est une opératrice économique. Elle fait partie du conseil sortant. La nouvelle équipe de Bohicon qui tourne définitivement la page Atrokpo est désormais officiellement à la manette. Actualités 09 juin 2020


Semaine béninoise des frontières: La résilience des populations limitrophes face au Covid-19 préoccupe
Le Bénin a commémoré, le 7 juin dernier, la Journée africaine des frontières. A l’occasion, le pays a organisé la Semaine béninoise des frontières qui était à sa 7e édition. Lors de son message de lancement de ladite semaine, vendredi dernier, à Cotonou, le ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia, a insisté sur l’urgence d’aider les populations frontalières à tenir bon face au Covid-19. « Gestion des frontières et enjeux sanitaires : la prise en charge du Covid-19 ». C’est le thème retenu cette année pour la 7e édition de la Semaine béninoise des frontières. Vendredi dernier, à travers son message de lancement de la semaine, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a mis un accent particulier sur la nécessité de prendre en compte, en cette période de Covid-19, les conditions de précarité chronique vécue par la majorité des populations notamment celles résidant dans les localités frontalières. « Les populations frontalières, du fait de leur pauvreté, de leur exclusion de l’information et de leur marginalisation, sont beaucoup plus confrontées à cette pandémie», estime Sacca Lafia. Selon le ministre, ces populations sont aussi considérées comme des personnes vulnérables en raison de leur contact permanent avec les populations des autres pays frappés par la pandémie du Covid-19. Compte tenu de cette situation, la célébration de la Semaine béninoise des frontières, cette année, sera l’occasion de les amener à prendre conscience des risques liés à la propagation du coronavirus dans l’espace frontalier. Pour y arriver, un don de matériel de prévention et de lutte contre le coronavirus leur sera fait. Dans la même dynamique, des séances de formation, de communication, de sensibilisation et autres actions seront organisées à l’intention des populations frontalières durant la Semaine béninoise des frontières. Ce faisant, l’Etat béninois voudrait leur permettre d’acquérir une bonne résilience face à la pandémie du coronavirus. Le ministre Sacca Lafia informe également que la mise en œuvre de ce plan d’urgence en termes de lutte contre le Covid-19 dans les espaces frontaliers du Bénin, se poursuivra jusqu’en novembre 2020 dans les autres localités du pays. Société 08 juin 2020


Journée mondiale de l’environnement et reboisement inter-forces: Réfléchir sur l’amélioration de la nature dans l’Atacora
Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet de l’Atacora, a présidé la célébration, vendredi 5 juin dernier, de la journée mondiale de l’environnement, par les forces militaires et paramilitaires du département. La cérémonie a été marquée par la mise en terre de plants sur le nouveau site du camp Kaba de Natitingou. La célébration, vendredi 5 juin dernier, de la journée mondiale de l’environnement a été l’occasion pour le chargé de mission du préfet de l’Atacora, Maguidi Kora Gbéré, d’exhorter les populations à réfléchir sur la façon dont elles font partie et dépendent de la nature. Placée sous le thème « Biodiversité, source de préoccupation urgente et existentielle », cette journée a permis aux forces militaires et paramilitaires du département de mettre en terre des plants de Gmélina sur une superficie d’environ un hectare. Cette action, selon Robert Missikpodé, chef de l’Inspection forestière de l’Atacora, contribuera à l’amélioration des conditions de vie sur la terre et permettra aussi de mieux sécuriser le domaine octroyé au camp militaire Kaba de Natitingou. « Nous devons reconstituer la nature dans nos villes, pour qu’elles deviennent durables », a confié Robert Missikpodé. Tout en souhaitant que cette action soit une occasion de renforcement des liens entre toutes les forces, il a exhorté l’ensemble de la population à des comportements écocitoyens. Pour sa part, Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet de l’Atacora, s’est réjoui que les forces de sécurité béninoises accompagnent le programme de reboisement intensif des villes au-delà de leur mission de défense et de sécurité du territoire. Société 08 juin 2020


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