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Nouvelles

Gestion de la crise du coronavirus : L’Onusida appuie le réseau des personnes vivant avec le Vih
Marie Margarète Molnar, directrice pays de l’Onusida, a procédé, vendredi 5 juin dernier à Cotonou, à la remise de matériel au Réseau béninois des Associations de Personnes vivant avec le Vih (Rebap+). Cette contribution représente une partie de l’appui que l’Onusida a déployé dans la riposte contre le Covid-19 à l’endroit des Personnes vivant avec le Vih (PvVih). Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, le Réseau béninois des Associations de Personnes vivant avec le Vih (Rebap+) a reçu, vendredi 5 juin dernier, un lot de matériel des mains de Marie Margarète Molnar, directrice pays de Onusida. Ce matériel devant servir à renforcer les capacités institutionnelles du Rebap+ est composé d’un routeur de connexion 4G+, d’une imprimante photocopie et scanner, de quatre cartouches d’encre, d’un ordinateur portable, d’un vidéoprojecteur et d’un disque dur externe. Pour Marie Margarète Molnar, directrice pays de Onusida, ce geste va permettre à ce réseau d’augmenter sa force de communication interne et sur les réseaux dans ce contexte de Covid-19. A l’en croire, cette contribution représente une partie de l’appui que l’Onusida a déployé dans la riposte au Covid-19 à l’endroit des Personnes vivant avec le Vih (PvVih). « Dans son souci d’accompagner le Bénin dans la gestion du Covid-19, l’Onusida a rapidement pris les mesures au niveau mondial pour émettre une série de recommandations et d’actions liées à la pandémie afin d’assurer la continuité des services offerts à l’endroit des PvVih et populations clés», a-t-elle déclaré. L’Onusida Bénin a reprogrammé, selon elle, 50 % de son budget d’activités sur son plan de travail annuel 2020, soit un budget de 25 000 Usd ainsi que 25 % de l’enveloppe pays de 202 000 Usd mise à disposition de ses co-sponsors que sont l’Oms, le Pnud, l’Unicef, l’Unfpa et le Pam. Rappelant les initiatives de l’Onusida pour renforcer les interventions Vih en lien avec le Covid-19, elle a réitéré l’engagement de l’Onusida à continuer à se soucier du maintien des services pour les populations clés et les PvVih. C’est l’occasion pour Valentin Nassara, président du Conseil d’administration du Réseau béninois des Associations de Personnes vivant avec le Vih (Rebap+) de témoigner sa reconnaissance à l’Onusida pour ce geste utile. « Nous sommes heureux, car l’Onusida répond toujours à nos besoins », a-t-il fait savoir. Conscient du danger que constitue le coronavirus pour les PvVih, il s’est engagé à une meilleure utilisation de ces équipements.« Nous vous promettons la main sur le cœur qu’un bon usage sera fait de ce matériel », a-t-il promis. Actualités 08 juin 2020


Mairie de Sakété: Nestor Idohou remplace Pierre Adéchi
Le fauteuil de l’hôtel de ville de Sakété change de main. Il est désormais occupé par Nestor Idohou investi ce samedi au poste de maire de Sakété. Ce dernier est élu sur la liste de l’Union progressiste (Up). Les responsables du parti UP lui ont fait confiance en le portant à ce poste de maire, conformément aux dispositions de la loi portant interprétation et complétive du Code électoral du 2 juin 2020. Nestor Idohou succède désormais à Pierre Adéchi positionné sur la liste du Bloc républicain dans l’arrondissement de Yoko. Il faut préciser que l’élection de Nestor Idohou au poste de maire de Sakété avait été rejetée le vendredi 29 mai dernier parses pairs du conseil communal par un vote de 5 voix pour et 20 contre. Actualités 06 juin 2020


Mairie de Lokossa: Gervais Hounkpè remplace Pierre Awadji
Amavi Gervais Houenou Hounkpè, enseignant-chercheur est, depuis cet après-midi, le nouveau maire de Lokossa, chef-lieu du département du Mono. Né le 19 juin 1974, l'universitaire est élu conseiller sur la liste du parti Union progressiste qu'il a conduit dans l'arrondissement central, Lokossa, avant de gagner la confiance des responsables de sa formation politique pour succéder à Pierre Awadji. Le maire sortant quitte non seulement la tête du conseil mais marque une pause. Il était absent aux communales du 17 mai dernier. Pour cette quatrième mandature de la décentralisation, le conseil de Lokossa est composé de quinze conseillers Up, puis de neuf élus Br (Bloc républicain) et d'un conseiller du parti Fcbe (Force cauris pour un Bénin émergent). L'actuel conseil est 25 membres contre 19 pour le sortant. La nouvelle équipe dirigeante se présente comme suit : Maire: HOUNKPE HOUENOU Gervais Premier Adjoint au Maire : Norbert GANGBEDJI Deuxième Adjoint au Maire : Rodéo MEGNIKPA CA/ AGAME : Irené SEGLA CA/ HOUIN : Raphaël SOZANGBE CA/ KOUDO : Wilfried HESSOU CA/ LOKOSSA : DOSSOU Chrysocème CA/ OUÈDÈME: Comlanvi DOVI Actualités 06 juin 2020


Mairie de Porto-Novo: Charlemagne Yankoty succède à Emmanuel Zossou
Charlemagne Yankoty est le tout nouveau maire de Porto-Novo. Il a été investi dans ses fonctions ce samedi par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, après sa désignation par le bureau politique de l’Union progressiste, son parti sous la bannière duquel il a été candidat et élu à l’issue des élections communales et municipales du 17 mai dernier. Charlemagne Yankoty succède désormais à Emmanuel Zossou, maire sortant de la troisième mandature de la Décentralisation. Le nouveau maire de la ville capitale n’est plus à présenter. Il est le seul rescapé du conseil municipal sortant après le naufrage collectif des candidats du Parti du renouveau démocratique (Prd) dont la liste a été déclarée non éligible à l’attribution des sièges pour défaut de 10% des suffrages exprimés au plan national, comme le prévoit le Code électoral. Ainsi, aucun des 32 élus du Prd membres du conseil municipal sortant n’a pu se faire réélire à l’issue de cette consultation électorale. Charlemagne Yankoty sera aidé dans sa mission par Rachad Toukourou, Alain Tozo et Clémence Hounsou respectivement 1 er , 2 e et 3 e adjoints de Porto-Novo, tous élus de l’Up, liste majoritaire du nouveau conseil municipal installé pour un mandat de six ans. Actualités 06 juin 2020


Commune d’Abomey-Calavi : Georges Bada cède son fauteuil à Angelo Ahouandjinou
Angelo Ahouandjinou est désormais le nouveau patron du conseil communal d’Abomey-Calavi. L’homme a été élu dans la matinée de ce samedi 6 juin. Le successeur de Georges Bada à la tête de la ville dortoir, est issu du parti Union progressiste (Up). Le nouveau maire d’Abomey-Calavi va diriger la commune avec deux adjoints. Le premier a nom Thérèse François Kora et le second, Christelle Dan. Les neuf chefs d’arrondissement de la commune ont été également désignés. Pour rappel, le nouveau conseil communal d’Abomey-Calavi, à l’instar des autres exécutifs communaux du Bénin, est élu pour un mandat de six ans. Actualités 06 juin 2020


Grand-Popo: Voici le nouveau maire: Jocelyn Ahyi
Expert en gestion des Affaires, Jocelyn Henrico Marthial Ayicoué, né en octobre 1968, est désormais le nouveau maire de Grand-Popo. C'est sur ce cinquantenaire de taille moyenne que le choix du parti Union progressiste, majoritaire au conseil de 25 membres, est porté à l’hôtel de ville, aux environs de 10heures, ce samedi 6 juin 2020. Il prend le relais de la gestion de la ville balnéaire du Mono, des mains de Hlondji Anani, maire sortant absent aux dernières communales. Et c'est dans la liesse que les autres conseillers et population ont accueilli le nouvel édile, père de trois filles, précédemment au poste de directeur général adjoint de la Cbt (Compagnie béninoise des textiles) installée à Lokossa, chef-lieu du Mono. L'équipe appelée à diriger, pendant les six prochaines années, Grand-Popo se présente comme suit : Maire: Jocelyn  Henrico Ayicoué Martial AHYI Premier adjoint au maire : Dodji Kocou Réginal KOUMAGBEAFIDE Deuxième adjoint au maire : Didier KOUNAKE CA/ ADJAHA : Yao  Barnabé AVOCE CA/ AGOUÉ : Rosine Chantal ROMAO CA / AVLO: Carlos Yao AYIKPE CA /DJANGLANMEY : Kocou Richard KPATHCA CA/ GBEHOUÉ : Coffi Bruno EBOUE CA/ SAZOUE: Comlanvi Amavi Félicité SAVI CA/ Grand Popo: Raymond Kouassi HOUNKPATIN Actualités 06 juin 2020


Après leurs élections: Les maires d’Avrankou et des Aguégués prennent fonction
Le nouveau maire d’Avrankou, Gabriel Sèna Ganhoutodé et son collègue des Aguégués, Marc Gandonou entrent officiellement en fonction. Ils ont chacun pris service ce vendredi à la faveur d’une cérémonie fort simple présidée par des représentants du préfet de l’Ouémé, Jaochim Apithy. Le maire des Aguégués a pris le témoin des mains de son prédécesseur, Pierre Tovidé avec de nobles ambitions pour la cité lacustre. Gabriel Sèna Ganhoutodé a été investi par le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo. Il succède ainsi à feu Eugène Lonégnon décédé en pleine course électorale. Gabriel Sèna Ganhoutodé était d’ailleurs le premier adjoint au maire de ce dernier jusqu’à sa mort en avril dernier. Bien imbu donc des maux qui minent sa commune, le nouveau maire d’Avankou dit placer son mandat sous le signe de la continuité du développement d’Avrankou. A cet effet, il inscrit au rang de ses priorités le règlement des litiges frontaliers entre Avrankou et ses autres communes sœurs. Pour l’élu de l’Union progressiste, l’heure du décollage de la cité des Djaka a sonné. Et il entend conduire la barque main dans la main et sans parti pris avec l’ensemble des autres membres de son conseil communal qui l’ont porté à la tête de l’hôtel de ville le jeudi 28 mai dernier. Gabriel Ganhoutodé sera aidé dans sa mission par Mathieu Hounkanrin et Alidou Akinotcho élus respectivement aux postes de premier et de deuxième adjoint au maire également investis dans leurs fonctions ce vendredi. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 06 juin 2020


Epreuves à option au Cep 2020 : Dessin, Course de vitesse et Lancer de balle tirés au sort 
Les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juillet 2020 seront évalués en Dessin pour le compte de l’épreuve d’éducation artistique (Ea) et en Course de vitesse/Lancer de balle pour celle d’éducation physique et sportive (Eps). Ces épreuves à option ont été tirées au sort ce vendredi 5 juin, à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé à Porto-Novo. La cérémonie a été présidée par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou en présence des représentants des acteurs clés du système éducatif dont des écoliers du Cours moyen 2e année (Cm2), des enseignants et des parents d’élèves. L’épreuve de Dessin a été tirée au hasard par l’écolière Denise Anne Sara do Régo en classe du Cm2 du complexe scolaire Charles de Gaulle de Porto-Novo. Le couple d’épreuves Course de vitesse et Lancer de balle a été choisi par Arthur Good-Luke Ahlonsou du complexe scolaire Ouinlinda Groupe B. Les écoliers du Cm2 présents ont exulté de joie après chaque tirage, montrant ainsi qu’ils sont contents et prêts à affronter ces épreuves à option dans un mois. Satisfait aussi des choix, le ministre Salimane Karimou a noté que ces épreuves à option paraissent plus faciles que celles de l’année dernière où les candidats ont composé dans la Couture au titre de l’épreuve d’éducation artistique et Endurance/ Grimper pour le couple d’épreuves d’éducation physique et sportive. Toutefois, le ministre a invité les candidats à ne pas dormir sur leurs lauriers. Il faut qu’ils mettent le reste du temps à profit pour s’améliorer et s’appliquer afin d’obtenir de bonnes notes dans ces différentes disciplines. Pour ce faire, Salimane Karimou a invité surtout les directeurs d’école, les enseignants titulaires des classes de Cm2 et les parents des candidats à tenir grand compte des résultats de ce tirage au sort pour opérer les ajustements nécessaires susceptibles d’assurer au Cep 2020 un taux de réussite qui comble les attentes de tout le peuple béninois. Le ministre des Enseignements maternel et primaire n’a pas manqué de témoigner sa profonde gratitude au gouvernement et en premier, au président de République, Patrice Talon. Ceci, dit-il, pour le leadership éclairé du chef de l’Etat dans la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 mais aussi pour son admirable attention au secteur de l’éducation ainsi que les nombreux investissements faits en faveur de l’école béninoise et qui attestent bien aujourd’hui de la tenue de l’examen du Cep 2020 après un premier report. Car, le tirage au sort opéré ce vendredi marque une étape décisive dans les préparatifs de l’examen du Cep 2020, se réjouit le ministre Salimane Karimou.   Actualités 05 juin 2020


Pierre Cocou Awadji, maire sortant de Lokossa: « La réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses »
Elu maire de Lokossa en 2003, après avoir été premier adjoint au maire puis directeur de cabinet de son prédécesseur, Pierre Cocou Awadji totalise 17 années de pratique de décentralisation. Mais tout n’aura pas été rose, puisqu’il a été confronté, durant plus de 18 mois de son mandat de maire, au basculement brusque de la majorité au conseil. Un coup dur qui justifierait selon certains citoyens l’absence du maire sortant aux dernières communales. Enseignant de carrière, membre fondateur du parti Union progressiste, Pierre Cocou Awadji revient dans cette interview sur sa non participation aux communales, son bilan puis évoque la sécurité envisagée pour les nouveaux maires à travers la réforme du système partisan. La Nation : Monsieur le maire, vous vous apprêtez à passer la main à votre successeur et à quitter également le conseil communal de Lokossa. Qu’est-ce qui justifie votre absence aux dernières élections communales ? Pierre Cocou Awadji : C’est vrai, le maire de Lokossa n’a plus été candidat. Vous savez, Lokossa compte cinq arrondissements dont le plus peuplé est celui de Lokossa-centre. Au regard de ce facteur, la population veut que le dirigeant provienne de cet arrondissement. J’ai été élu dans l’arrondissement d’Agamé avant de devenir maire. Ce que j’ai enduré, c’est trop. De par cette expérience, j’ai voulu être conseiller de l’arrondissement central parce que je suis natif d’ici. Mais cela n’a pas été accepté et on me demande de retourner encore à Agamé. Je ne voudrais plus vivre les mêmes difficultés et c’est par rapport à cela que j’ai décidé de me retirer des communales du 17 mai dernier. Cela ne veut pas dire que Pierre Cocou Awadji a abandonné la politique. J’ai marqué une pause pour observer. Je demeure militant de l’Union progressiste, mon parti politique. Et on va travailler ensemble pour faire sortir le meilleur maire qui va continuer mes œuvres. Il y a cinq ans, vous avez été élu à la tête de Lokossa avec douze voix. Mais on a constaté que cette majorité qui vous a permis de prendre le fauteuil de maire a volé en éclats le 17 juin 2018 sous fond d’une fronde qui a failli vous emporter. Quelles étaient les origines de cette fronde ? C’est la politique. Chacun de nous, conseillers, veut l’exercice du pouvoir. Mais le choix est porté sur moi. En évoluant, certains se sont dit que c’est possible de me bousculer pour récupérer le pouvoir. Ils ont tenté, ça n’a pas marché et ils ont relâché. Revenus à de meilleurs sentiments, ils m’ont laissé poursuivre mon mandat. Ce qui a permis que j’arrive jusqu’au terme des cinq ans déterminés par la loi. La crise étant politique comme vous le dites, sa solution aussi a dû être politique. Des libéralités vous auraient permis de rétablir la majorité à votre profit. A combien peut-on évaluer le budget mobilisé pour vous réconcilier avec les dissidents ? De l’argent, monsieur le journaliste, ce n’est pas vrai. Moi, je me suis dit, si les collègues sont revenus, c’est parce qu’ils ont compris que ce n’est pas certain qu’ils parviennent à faire partir le maire de son fauteuil. De l’autre côté, en évoluant, ils ont constaté que le développement de la commune est en train de de prendre un coup, les budgets étant bloqués. Au cœur de cette crise, les frondeurs vous soupçonnaient d’avoir commis des malversations financières. Entre autres, ils parlaient de surfacturation dans l’achat de deux véhicules et d’un bulldozer D7 d’occasion à la place du neuf pour le compte de la mairie. Qu’en est-il réellement ? Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. Par rapport à l’achat de matériels roulants, il n’y a pas eu de malversations. Je prends les deux véhicules achetés à savoir la RAV 4 et la Highlander. Ces deux véhicules sont acquis sur fonds propres et la loi autorise à faire ces dépenses sur fonds propres sans consulter qui que ce soit, ni le ministère en charge de la Décentralisation, ni le ministère des Finances et de l’Economie. Ce qui n’est pas le cas pour les fonds Fadec affectés comme non affectés où il faut l’accord des deux institutions. Par rapport aux deux véhicules : l’un de fonction et l’autre de pool, puisque c’est sur fonds propres, nulle part dans le budget voté, il n’a été question de véhicules neufs. Mais par rapport au bulldozer, le principe du neuf était retenu. La prévision dans le temps pour le bull Caterpillar D7 était 37 millions francs Cfa. Pour une première fois, le dossier d’appel d’offres a été infructueux. Pareil pour la deuxième fois. Les fournisseurs se sont rapprochés de nous pour connaître la marque de bull envisagée, puisque la loi interdit de la publier dans le Dao. Et c’est alors qu’ils ont estimé qu’il est impossible de trouver de bulldozer neuf de marque Caterpilar avec le montant prévu. La prévision étant insuffisante, il est question de s’appuyer sur des fonds Fadec. Là, le ministère de la Décentralisation a été saisi. A la suite de cette précaution, nous avons utilisé les fonds Fadec pour compléter et acheter le bulldozer. Mais ce fut après avoir saisi, par écrit, le ministère des Finances et de l’Economie aux fins d’autoriser l’achat d’un bull vieux de plus de sept ans d’usage. Puis le Dao a été relancé par rapport à la nouvelle provision financière. Des offres s’en sont suivies et le mieux disant a obtenu le marché. Mais dire qu’il y a eu de surfacturation par rapport à cela, je ne sais pas. Si on avait fait ce dépouillement d’une manière frauduleuse, je ne serai plus ici aujourd’hui. Parce que l’Inspection générale des finances (Igf) est même venue par rapport à ce dossier. Nous sommes suivis de près. En dehors de ces actions, qu’avez-vous fait à la tête de Lokossa durant la troisième mandature de la décentralisation ? Quand on vous met à la tête d’une commune, il est question de mobiliser des ressources qui, si elles sont bien gérées, vous permettent de mener des activités de développement. J’ai hérité d’un budget de moins d’un milliard de francs Cfa, en 2003, mais aujourd’hui je suis à plus de deux milliards. Ça voudra dire qu’on a progressé. Quand il y a évolution au niveau du budget, ça veut dire que vous avez les moyens pour faire face aux urgences des communautés. Je ne dirai pas que j’ai tout fait mais j’ai fait de mon mieux parce que tant qu’il reste à faire, c’est dire que rien n’est fait. Comment êtes-vous parvenu à doubler le budget ? Le budget est constitué, entre autres, des recettes propres et fiscales. Pour les recettes propres, par exemple, j’ai augmenté les postes de perception des taxes sur l’exploitation et le transport du sable et de gravier. En plus des postes d’Agamé et de Toguèmé, opérationnels par le passé, j’en ai créé dans l’arrondissement de Koudo, et deux autres au niveau de Ouèdèmé pour éviter des fuites. J’ai également révisé à la baisse le coût de location des boutiques de la mairie. Et grâce à cette action, toutes les boutiques sont occupées. La centaine de nouvelles boutiques en construction s’inscrit dans la même logique. Pour les recettes fiscales, nous avons bénéficié de l’accompagnement du Groupement intercommunal du Mono et d’autres partenaires. Lequel accompagnement a permis de limiter les fuites fiscales et ce faisant, les recettes venant des impôts ont augmenté. Concernant les infrastructures marchandes également. Aussi, l’Etat a-t-il revu à la hausse les fonds affectés au développement de la commune. Malgré cette bonne santé financière, les artifices qui agrémentaient la ville pour les fêtes de fin d’année tels que le badigeonnage des artères principales de Lokossa ainsi que les guirlandes ne sont plus en vogue. Quel message doit-on comprendre à travers cette option ? Moi j’ai toujours voulu aller à l’essentiel. Attendre toute une année et c’est à la fin, à l’approche des fêtes, on place des guirlandes, pour moi ce n’est pas l’essentiel. Au lieu de penser aux guirlandes, j’ai plutôt jugé utile d’améliorer l’éclairage public. Et pour cela, nous achetons des lampadaires à énergie solaire. Là où ils sont en panne, on remplace. Il est vrai que tout n’est pas remplacé. De même dans le social où il est question d’assister ici et là, on a retenu d’impacter les femmes constituées en des groupements pour nous aider à rendre la ville propre. L’essentiel pour moi, c’est surtout la construction des salles de classe, des centres de santé et j’en passe. La priorité est accordée à ces domaines-là. A Lokossa, il y a plusieurs chantiers qui sont ouverts surtout dans le cadre du projet Asphaltage. Comment la commune a-t-elle pu avoir une trentaine de kilomètres de voies à asphalter ? Par rapport aux communes choisies pour bénéficier de l’asphaltage, Lokossa est celle qui bénéficie de moins de linéaire, 32 km de route. Mais c’est déjà un exploit. J’étais en voyage au Canada quand le gouvernement a, par courrier, demandé aux maires de choisir les voies à aménager. Ce que mes services avaient envoyé tournait autour de 4 km et c’est à mon retour que j’ai repris le dossier pour porter nos besoins à 32 km. Et cela a été intégralement retenu. Qu’est-ce que vous retenez comme action essentielle menée pendant votre mandat ? J’ai donné priorité à l’éducation. Dans la commune de Lokossa, aujourd’hui, c’est seulement l’Ecole primaire publique Ablodé, dans l’arrondissement de Koudo, qui manque de module de classes. Par rapport aux centres de santé, j’ai cherché à rapprocher les centres des populations. Par le passé, celui qui habite à Tozounmé, par exemple, parcourait des dizaines de kilomètres de distance pour venir se faire soigner jusqu’à Koudo. Pour pallier cela, des centres de santé ont été construits, par endroits, pour rapprocher les agents de santé des patients. Et j’en suis fier. Quel est votre plus grand regret en quittant la tête du conseil ? Mon regret, c’est la fronde des dissidents qui a bloqué le conseil communal pendant plus d’un an et demi. S’il n’y avait pas ça, Lokossa ne serait plus au niveau actuel de développement. De par votre expérience dans la pratique de la décentralisation, quels sont les goulots d’étranglement que le gouvernement doit lever ? L’Etat actuel a fait un effort en augmentant les fonds Fadec, mais ce que moi je déplore c’est que les fonds n’arrivent pas à temps. Le retard dans la mise en place des fonds fait qu’on n’arrive pas à les consommer pour l’année pour laquelle ils sont dédiés. Si l’Etat peut faire un effort pour les envoyer dans l’année dans laquelle le travail serait fait, le tout serait consommé. La quatrième mandature de l’ère de la décentralisation s’installe dans un contexte de réforme du système partisan. Pensez-vous que ce contexte offre plus de sécurité aux nouveaux maires pour leur gestion ? En termes de sécurité pour les nouveaux maires, la réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses. Par le passé, il suffit que les conseillers soient au nombre de deux tiers du conseil pour que le maire puisse être destitué. Dans le contexte actuel, même si des conseillers sont contre le maire et soupçonnent des malversations dans sa gestion, il va falloir assigner le maire devant un tribunal. Et c’est la juridiction qui apprécie les faits et décide de la sanction. De même, si un conseiller, élu maire ou pas, est passible des pratiques contraires aux directives de son parti, celui-ci peut le relever de son poste de conseiller communal et, par ricochet, du fauteuil de maire. Puisqu’il faut être conseiller avant d’accéder au poste de maire. Ça, c’est très bon. Ce que nous avons connu au cours du mandat qui s’achève, relève de la pagaille. Je vois que l’ordre revient de sorte à permettre aux nouveaux conseils et aux maires de se concentrer sur les préoccupations de développement. Propos recueillis par Désiré C. VIGAN Actualités 05 juin 2020


Recours contre le dispositif policier chez Boni Yayi en juin 2019: La Cour constitutionnelle déboute Pierre Osho
Lors de son audience plénière hier jeudi 4 juin, la Haute juridiction s’est penchée sur le recours de l’ancien ministre Pierre Osho qui dénonce un cas de violation des droits de l’homme par les forces de l’ordre sur la personne de l’ancien président de la République Thomas Boni Yayi. Après avoir délibéré, la Cour dit que les forces de l’ordre n’ont pas violé la Constitution. Le dispositif policier chez Boni Yayi entre juin et juillet de l’année dernière ne constitue pas une violation de la Constitution… C’est le verdict de la Cour constitutionnelle sur le recours de Pierre Osho, portant violation des droits de l’homme par les forces de l’ordre sur la personne de l’ancien président de la République Thomas Boni Yayi. C’est Maître Janvier Rigobert Dossou-Gbete, huissier de justice, qui a transmis ledit recours, le 11 juin 2019. Dans ce recours, le requérant expose que le 2 mai 2019, un dispositif policier permanent a été établi autour du domicile de l’ancien président Thomas Boni Yayi, interdisant à toute personne, l’accès à son domicile alors que l’intéressé n’est l’objet d’aucune poursuite ni d’aucune condamnation. D’une part, interprétant cette mesure comme une privation du droit de visite et de la liberté d’aller et de venir de l’ancien président Thomas Boni Yayi, et d’autre part, se fondant sur les dispositions des articles 117 alinéa 3, 120 et 121 alinéa 2 de la Constitution, le requérant demande à la Cour de mettre fin à la violation du droit à la liberté de l’intéressé. Dans son rapport, le conseiller-rapporteur, le Professeur Joseph Djogbènou fait savoir : « … L’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et venir, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation ; au sens de cette disposition la liberté fondamentale d’aller et venir garantie par la Constitution n’est ni générale ni absolue ; toutefois, les restrictions auxquelles, dans une société démocratique, la loi soumet cette liberté ne sont, dans leur application, valides que lorsqu’elles sont nécessaires et proportionnelles pour prévenir ou lever les menaces sur l’ordre public, la sécurité ou la défense nationale et à la protection des droits et libertés individuels ; en l’espèce où les circonstances et les conséquences des élections législatives du 28 avril 2019 ont occasionné des menaces à la sécurité et à la défense nationales, à l’ordre public et à la protection des droits et libertés individuels, les restrictions à la liberté d’aller et venir auxquelles certaines personnes dont monsieur Thomas Boni Yayi ont été soumises qui étaient nécessaires et proportionnelles à la gravité de telles menaces ne sont pas contraires à la Constitution ». C’est la substance du rapport de Joseph Djogbénou et c’est dans ce sens qu’iront les sages dans leur délibération à travers la décision Dcc 20-497 du 4 juin 2020. Actualités 05 juin 2020


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