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Nouvelles

Association de malfaiteurs et vol à main armée (22e dossier): Dix ans de travaux forcés pour Ayouba Sama et Zibo Samba

La cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a examiné, ce mercredi 16 août, une affaire d’association de malfaiteurs et vol à main armée pour laquelle Ayouba Sama et Zibo Samba sont inculpés. Ils ont été jugés coupables et condamnés à dix ans de travaux forcés.

Ils se sont emparés d’un bien d’autrui pour, après le partage du fruit que leur rapporterait sa vente, régler quelques affaires qui leur sont personnelles, et en apprennent à leurs dépens. Eux, ce sont les sieurs Ayouba Sama qui devait faire face aux problèmes d’accouchement de sa femme, et Zibo Samba qui avait, quant à lui, l’ambition de mettre de l’engrais à son champ de coton. C’est donc la recherche du gain facile, pour se tirer d’affaire, qui les a malheureusement conduits, ce mercredi 16 août, à la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Inculpés pour association de malfaiteurs et vol à main armée, faits prévus et punis par les articles 265, 266, 267 et 381 alinéas 1 du Code pénal, la cour les a condamnés chacun à dix ans de travaux forcés. En détention depuis seulement le 21 septembre 2015, ils ont encore plus de huit ans à passer derrière les barreaux.
Devant la cour hier, Ayouba Sama et Zibo Samba, respectivement âgés de 21 et 19 ans, ont expliqué les circonstances dans lesquelles les faits se sont produits. L’idée de voler une moto, c’est Ayouba Sama qui l’a eue. C’est également lui qui était en possession de l’arme blanche qui a servi au braquage.
Selon l’avocat général Alain David Amoussou, l’analyse des faits qui fondent le renvoi des deux accusés devant la cour soulève quelques questions. «Ont-ils formé une association de malfaiteurs ? Ont-ils commis un vol à main armée ? Si oui, dans quelles circonstances l’ont-ils commis ? », s’est-il interrogé.
Par rapport à l’élément légal de l’infraction relative à l’association de malfaiteurs, le représentant du ministère public l’a situé dans les articles 265 à 267 du Code pénal. S’agissant de l’élément matériel, il trouve que Zibo Samba s’est associé à Ayouba Sama pour poser un acte, celui de déposséder Wahabou Mama de sa motocyclette. L’intention criminelle, il l’apprécie à travers la volonté d’Ayouba Sama de se rendre, muni de couteau, au marché. Selon lui, l’infraction d’association de malfaiteurs est bien constituée à l’encontre des deux. Quant à celle de vol à main armée, il a rapporté son élément légal à l’article 381 alinéa 1 du Code pénal. Statuant sur l’élément matériel, il rappelle qu’Ayouba Sama a reconnu, sans ambages, avoir porté un couteau sur lui. Au bénéfice de ses observations, il estime qu’il y a eu vol avec des circonstances aggravantes. Aussi, invite-t-il la cour à retenir les deux accusés dans les liens des charges retenues contre eux. Il requiert les travaux forcés à perpétuité contre chacun d’eux.
Une sentence qui a surpris Me Claude Olivier Hounyèmè et Montand Aïkpon qui assuraient la défense des accusés. Ils feront remarquer que leurs clients, au regard de leurs casiers judiciaires vierges, ne sont que des délinquants primaires que l’on ne saurait jeter en prison pour la perpétuité. Selon eux, vu le jeune âge des accusés, le ministère public avait la possibilité de correctionnaliser ce qui s’est passé. Bien que leurs clients aient mal agi, ils demandent la clémence de la cour en leur faveur.
Après en avoir délibéré, la cour condamne Ayouba Sama et Zibo Samba à dix ans de travaux forcés chacun.
La cour qui a examiné ce dossier était présidée par Adamou Moussa. Noël S. Houngbo et Francis E. Bodjrènou étaient les deux assesseurs. Le fauteuil du ministère public était occupé par Alain David Amoussou. Me François Nougbodohoué a tenu la plume de l’audience. Les jurés avaient pour noms, Ibrahima Noma Zimé, Alidou Adamou, Emile N’Yaba N’Dah et Maféirou Célestin Babahoum?
Les faits de la cause

Après avoir mûri l’intention de voler une motocyclette, les nommés Ayouba Sama et Zibo Samba ont, le jeudi 15 septembre 2015 aux environs de 19 h à Guéné (Commune de Malanville), arrêté le conducteur de taxi-moto, Wahabou Mama à qui ils ont demandé de les conduire dans le village de Kantro. En cours de route, sur la voie de Torozougou, Ayouba Sama sortit un couteau et le plaça à la gorge du conducteur, l’obligeant à s’arrêter. C’est dans ces circonstances que ce dernier réussit à faire tomber la moto qu’il pilotait et sur laquelle ils étaient tous les trois.
En se relevant, une lutte acharnée s’engagea entre Ayouba Sama, porteur de l’arme blanche et le motocycliste, Zibo Samba s’étant enfui avec la motocyclette, après s’en être emparé.
Wahabou Mama, après avoir reçu des blessures, parvint à arracher le couteau à son agresseur. Il l’obligera même à battre en retraite.
Appréhendés le lendemain par les forces de l’ordre, Ayouba Sama et Zibo Samba ont reconnu les faits mis à leur charge?

Société 17 août 2017


Cipesvy Alexis Gaoungba, prêtre nouvellement ordonné : « Je n’ai jamais imaginé me retrouver dans ce rôle »

De la plume à la soutane ! C’est ainsi qu’on pourrait résumer le parcours de Cipesvy Alexis Comlan Gaoungba. Cet ancien journaliste devenu eudiste (depuis le 24 juin 2016) a été ordonné prêtre le 8 août dernier à Cotonou. Malgré l’appel, l’ex-professionnel des médias lorgne toujours son métier d’antan et promet y revenir !

La Nation : Vous êtes désormais un homme de Dieu, comment vivez-vous votre vocation ?

Cipesvy Gaoungba : Je le vis avec des sentiments de joie, de ravissement, mais en même temps avec sentiments de surprise et d’ahurissement. Parce que quand je vois le parcours, et d’où je viens je me surprends dans la posture actuelle. La joie, c’est une évidence, mais en même temps, il y a des questionnements, non pas parce que ce sont des choses inintelligibles, mais parce que je me demande comment j’ai pu arriver là.

Comment la mutation s’est opérée entre l’homme de la plume d’il y a quelques années et l’actuel homme de Dieu ?

(Sourire). J’ai réussi à dissimiler cette vocation que je portais depuis plusieurs années. Je résistais à l’appel. Je me suis essayé à la presse professionnelle en 2001, après la presse scolaire et universitaire. Je résistais mais finalement j’ai dû céder à cette pression, à cette inclinaison intérieure très forte et finalement je suis entrée en formation il n’y a pas longtemps en 2011. Le parcours en ce qui me concerne n’a pas été long. De 2011 à 2017, j’ai fini. Quand j’étais à la plume, j’avais déjà cette vocation qui me tenaillait.

Mais pourquoi avoir résisté à l’appel du Seigneur ?

Depuis ma tendre enfance je me voyais dans une relation maritale, dans un couple et je permettais même de rêver de l’âge auquel je devais me marier. Je rêvais de le faire à 25 ans. Je n’ai jamais imaginé me retrouver dans ce rôle. En plus, j’ai beaucoup d’aspiration pour ma société. Comme le dit Sainte Thérèse qui avait envie de devenir prêtre, prophète et beaucoup de choses à la fois, moi je ressentais la même chose mais pas sur le plan ecclésial. Je voulais être journaliste, opérateur économique, un grand homme d’affaires, je rêvais de devenir député à l’Assemblée nationale pour porter la voix du peuple, je rêvais d’être professeur d’université… Je rêvais d’être beaucoup de choses. Mais à mon avis, rien de tout ce qui m’intéressait ne s’accordait avec le sacerdoce. Donc répondre à cet appel paraissait pour moi noyer tout ce que je portais en une seule activité qui plus est ne me paraissait pas extraordinairement intéressant. C’est vrai que mes sentiments ont beaucoup changé, non pas parce que j’y suis, mais parce que j’y ai découvert une autre réalité. J’éprouve curieusement du bonheur là où je suis, contrairement à mes inquiétudes de départ.

Parlant de vos aspirations, vous développiez un sens très poussé pour les affaires, il y a quelques années. Comptez-vous raccrocher, ou allez-vous devenir un prêtre homme d'affaires ?

Le rôle de prêtre et opérateur économique ne sont conciliables. Néanmoins, il y a quelque chose que je ne pourrais pas taire. C’est cette inclination pour la création des richesses. Je vais motiver les gens à le faire et voir dans quelle mesure m’y mettre et aider nos concitoyens et notre pays à émerger un peu en cette matière. C’est bien décevant de constater que nous sommes dans des pays qui ne sont que consommateur. Ce qui marche le plus, c’est l’achat-vente. On ne sait pas créer la richesse et il faut bien qu’il y ait des gens qui soient là pour susciter cette dynamique. Si non on restera pays en voie de développement malgré nos richesses. Ce qui fait la force des autres, c’est cette capacité de partir de rien et de devenir quelque chose. Il y a quelque chose qui nous manque et il faut que des gens soient là pour montrer le chemin. Cela me rappelle bien l’exemple de Monseigneur de Souza qui s’est très bien illustré à ce propos avec de nombreuses réalisations.

Que va devenir la plume Cipesvy Gaoungba ?

J’ai envie de retourner à la presse depuis un moment. Et il y a un aîné qui m’y incite davantage. J’attends de voir ce que les prochains jours me réservent. Comme je le disais à l’époque quand j’étais journaliste, c’est une passion qui me porte vers la plume. Je ne le promets pas fermement mais je vais m’y retourner. Beaucoup estiment qu’en matière d’écriture, je pourrais faire des choses extraordinaires. Donc, il faut que je me donne un peu plus d’entrain pour faire valoir ce qui sommeille en moi. J’étais en Côte d’voire parce que la maison de formation des Eudistes se trouve dans ce pays. C’est une sorte de passage obligatoire. Depuis que j’ai terminé la formation, je suis revenu à Cotonou. J’y suis en attendant une prochaine affectation qui pourrait m’envoyer au Kenya, en Côte d’ivoire, au Burkina ou dans un autre pays.

Propos recueillis par Josué F. MEHOUENOU

Société 16 août 2017


Deuil à la gendarmerie nationale: Un gendarme retrouvé mort pendu dans sa chambre

L'adjudant Honorat Savi n'est plus. Ce sous-officier de la gendarnerie nationale est décédé cet après -midi du mercredi 16 août. Il aurait été retrouvé pendu dans son domicile. L'affliction est grande dans le rang de ses collègues qui ne comprennent pas ce drame. L'adjudant Honorat Savi est précédemment en service au groupement des services de la gendarmerie nationale à Porto-Novo. Il a été par le passé chef brigade adjoint de Dangbo, puis d'Adjohoun et chef brigade recherches de Djougou.

Société 16 août 2017


Tentative de vol à main armée (21e dossier): Marcel Avohou écope de 10 ans de réclusion criminelle

En détention depuis le 21 janvier 2013, Marcel Avohou le restera encore jusqu’en 2023. Ainsi, en a décidé la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou devant laquelle il était, lundi 14 août dernier, pour une affaire de tentative de vol à main armée, vingt-et-unième dossier inscrit au rôle de la session de la cour d’assises.

Cruel destin que celui qui s’acharne contre Marcel Avohou, un jeune de 24 ans. Né à Bohicon, il a perdu son père alors qu’il était en classe de Cm1. C’est pour réunir les frais à engager dans le cadre de l’obtention de son diplôme d’électricien bâtiment, allègue-t-il, qu’il a préféré le chemin du gain facile. Mais mal lui en a pris et aujourd’hui, il doit répondre des conséquences de son acte. Déclaré coupable d’avoir tenté de soustraire frauduleusement une moto avec une arme à feu, infraction prévue et punie par l’article 2 du Code pénal, la cour l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle.
A la barre, lundi 14 août dernier, Marcel Avohou, né vers 1993 à Bohicon, a tout de suite reconnu les faits. Toutefois, le juge Hubert Arsène Dadjo, le représentant du ministère public, Emmanuel Opita, ainsi que son conseil, Me Renaud Agbodjo, ont tenu à lui poser quelques questions.
Se référant aux dispositions de l’article 2 du Code pénal, l’avocat général, Emmanuel Opita, a indiqué que les éléments constitutifs du crime de tentative de vol à mains armées sont réunis. L’accusé disposant, selon son rapport d’expertise psychiatrique, de toutes ses facultés mentales non altérées au moment des faits, il le déclare accessible à la sanction pénale et requiert quinze ans de réclusion criminelle contre lui.
Contre-attaquant, Me Renaud Agbodjo assurant la défense de l’accusé trouvera exagéré la sanction proposée par le représentant du ministère public. Il plaide pour que dans le secret du délibéré, la cour condamne son client en tenant des années qu’il a déjà passé derrière les barreaux. Ce qui, estime-t-il, permettra de lui donner une seconde chance de réinsertion dans la société.
Pour examiner ce dossier, le président Hubert Arsène Dadjo avait comme assesseurs Alexis A. Mètahou et Ignace Adigbli. Le fauteuil du ministère public était occupé par Emmanuel Opita et la plume de l’audience, confiée à Me Brice Dossou-Yovo. Ibrahima Noma Zimé, Maféirou Célestin Babhoum, Alidou Adamou et Marguerite Kombetto étaient les jurés?

Les faits

Dans la nuit du jeudi 10 janvier 2013 à Parakou, Arouna Moussa Dodo circulait avec sa motocyclette de marque ‘’Dream’’, lorsqu’à la hauteur de la boutique ‘’La Franchise’’, il a été hélé par un individu. Croyant avoir affaire à une connaissance, il s’arrêta et se retrouva face au nommé Marcel Avohou qui lui intima de lui remettre la clé de la moto. Devant son refus, il sortit un pistolet et lui tira un coup de feu dans la cuisse.
Marcel Avohou réussit ainsi à s’emparer de la motocyclette et s’apprêtait à prendre la fuite, lorsqu’Arouna Moussa Dodo, malgré ses blessures et la douleur, parviendra à s’agripper au porte bagage. Il réussit à déséquilibrer Marcel Avohou. Une lutte s’est engagée entre eux, contraignant Marcel Avohou à non seulement abandonner l’engin, mais aussi à prendre la fuite. Il sera appréhendé plus tard puis écroué pour vol à main armée?

Société 16 août 2017


Porto-Novo: La cathédrale Notre dame célèbre ses 75 ans de dédicace

Il y a 75 ans qu'a été consacrée  la cathédrale Notre dame de l'Immaculée conception de Porto-Novo. Le curé de l'église, le père Charlemagne Afidja Koudhorot et l'évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo n'ont pas voulu passer sous silence cette célébration.  Ils ont marqué d'un cachet spécial les 75 ans de dédicace de cette cathédrale par une célébration à la faveur de la messe de l'Assomption. Le culte de jubilé des 75 ans de dédicace se déroule en ce moment à la cathédrale Notre dame de l'Immaculée conception de Porto-Novo. La messe est présidée par l'évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo en présence de plusieurs autorités politico-administratives de la ville dont le préfet de l'Ouémé, Joachim Apithy. A l'occasion de la messe, onze diacres ont été ordonnés pour servir l'église de Dieu. La commémoration jubilaire  sera clôturée dans la journée par une procession de la vierge Marie à travers les rues de Porto-Novo.

Société 15 août 2017


Pour absence aux postes : Quatre commissaires de Police sanctionnés à Porto-Novo et Sèmè- Podji

Quatre commissaires de Police sont sous sanctions disciplinaires dans l'Ouémé. Il s'agit des commissaires des commissariats de Sèmè-Podji,  de Dodji,  de Houinmè et de Ouando à Porto-Novo. Ils ont écopé chacun de vingt-cinq jours d'arrêt de rigueur. Selon des indiscrétions, les quatre autorités policières ont été sanctionnées  pour absence au poste pour certains et non port de tenue de travail pour d'autres. Les manquements ont été relevés par une commission de la hiérarchie policière qui était en visite inopinée la semaine dernière dans les  différents commissariats incriminés, informent les mêmes sources. Pour l'instant, on ne sait pas si les intéressés vont toujours garder leurs postes respectifs après avoir purgé leurs sanctions.

Actualités 15 août 2017


Meurtre (17e dossier): Ousmane Zakou écope de dix ans pour n’avoir pas su se maîtriser

Le dix-septième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, jeudi 10 août dernier, portait sur un cas de meurtre. Au terme de l’audience, Ousmane Zakou a été condamné à dix ans de réclusion criminelle. En détention depuis le 31 mars 2014, il restera encore enfermé pendant plus de six ans.

Une bagarre entre deux membres d’une même famille et qui se solde par un décès. Pour n’avoir pas su se maîtriser, Ousmane Zakou était devant la cour, jeudi 10 août dernier. Cultivateur âgé de 33 ans et père de 4 enfants, il était inculpé pour meurtre, infraction prévue et punie par l’article 295 du Code pénal. Il a été condamné à dix ans de réclusion criminelle.
A la barre, Ousmane Zakou n’a fait que varier dans ses déclarations. Mais il finira, acculé de questions par le président de la cour Adame Banzou Nouhoum et l’avocat général Malick Nourou-Dine Bakary, par reconnaître qu'il a ôté la vie à son frère Soulé Zakou. « Je l’ai poignardé, mais je ne savais pas qu’il allait en mourir », avouera-t-il entendre.
Pour l’avocat général, l’infraction de meurtre est constituée et il ne saurait y avoir de circonstances atténuantes ou d’excuses de provocation. Il requiert alors dix ans de réclusion criminelle contre Ousmane Zakou. Ce que le conseil de ce dernier n’admet pas.
Estimant qu’il s’agit d’un drame familial, Me Amos Schadrac Akondé précise que le couteau appartenait à la victime. Aussi, demande-t-il à la cour de réduire la peine de son client d’un à cinq ans. Ce qui, espère-t-il, lui permettra de regagner sa famille.
Après en avoir délibéré, la cour déclare Ousmane Zakou coupable d’homicide. Elle le condamne à dix ans de réclusion criminelle.
Pour examiner le dossier, le président de la cour, Adame Banzou Nouhoum avait comme assesseurs, Essowè Batamoussi et Noël S. Houngbo. Malick Nourou-Dine Bakary représentait le ministère public et Me Habiba Bawa N’Gobi Zato a tenu la mémoire de l’audience. Les jurés avaient pour noms Emmanuel Deo Gratias Tamou, Emile N’Yaba N’Dah, Zoubératou Baboni et Orou N’Gobi Orou Allagbé?

Un drame familial

Les frères Zakou Ousmane et Soulé assistèrent, jeudi 27 mars 2014, à une cérémonie de mariage organisée dans le village de Sendé à Madécali, dans la commune de Malanville. Ousmane Zakou assurait le service de l’ordre, en repoussant les gens à l’aide d’un bâton, de peur qu’ils n’envahissent le cercle. Ayant été touché par le bâton dont il se sert, son frère Soulé Zakou l’assimila à une provocation et décida de riposter.
Ousmane Zakou n’ayant pas approuvé sa réaction, l’a pris par derrière et lui a envoyé un coup de couteau dans la gorge. Soulé s’écroula et rendit l’âme sur-le-champ.

Société 14 août 2017


Compétitivité des Pme et Pmi: Les avantages du Pnrmn présentés aux industriels de l’Ouémé/Plateau

Les promoteurs d’unités industrielles et de Btp des départements de l’Ouémé et du Plateau ont été sensibilisés, vendredi 11 août dernier, sur la niche d’opportunités disponibles au Programme national de restructuration et de mise à niveau (Pnrmn) pour leur permettre d’être compétitives sur le marché national, régional et international. La séance s’est déroulée à Porto-Novo, sous la houlette d’une délégation du Bureau de restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) qui pilote le programme.

Le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat est un véritable partenaire pour la compétitivité et la croissance durable des unités industrielles et des Btp à travers le Programme national de restructuration et de mise à niveau (Pnrmn). L’information a été apportée aux chefs d’entreprises engagés dans les secteurs industriel et des Btp des départements de l’Ouémé et du Plateau conviés à une séance de sensibilisation, vendredi 11 août dernier, à Porto-Novo. Ils ont été entretenus par Pablita Cogué Agbowaï, responsable administrative et des engagements du Brmn. Elle a présenté aux participants les nombreuses opportunités du Pnrmn à travers ses offres notamment de mise à niveau technique des petites et moyennes entreprises (Pme) et petites et moyennes industries (Pmi) adhérentes, de restructuration, d’accompagnement à l’éligibilité des entreprises, et d’appui au développement à l’exportation. Elle a insisté sur l’intérêt pour les unités industrielles et de Btp à adhérer au Programme pour aller vite vers le développement et améliorer leurs chiffres d’affaires.
Un montant de 2,6 milliards F Cfa, à en croire la communicatrice, est mis chaque année par le Gouvernement au profit du Bureau pour l’atteinte de ses objectifs. Seulement, avant de bénéficier des appuis du programme, les entreprises qui désirent y adhérer doivent respecter certains critères, précise la responsable administrative et des engagements du Brmn. Au nombre de ces exigences, il faut être une entreprise exerçant au Bénin depuis deux années au moins, avoir un registre de commerce, ne pas être une entreprise en faillite, payer régulièrement ses impôts, appartenir à un secteur fort de croissance et avoir déclaré au moins un salarié, selon la taille de l’entreprise, attesté par la Cnss.

Adhésion volontaire

« L’adhésion au programme est volontaire. Mais quand on y vient, c’est la transparence totale dans le fonctionnement de l’entreprise qui doit pouvoir tout dire sur elle, notamment ses difficultés. C’est comme le malade et le médecin », a insisté Pablita Cogué Agbowaï. Elle rassure, toutefois, les entreprises de ce qu’elles n’ont aucune crainte à avoir par rapport aux informations recueillies auprès d’elles sur la vie de leurs structures, notamment le fisc, les chiffres d’affaires et les états financiers. Celles-ci sont couvertes de fortes clauses de confidentialité à laquelle sont astreints tous les agents du Brmn ainsi que le Conseil d’administration du Bureau, a martelé la responsable administrative et des engagements du Brmn.
Les participants ont salué la délégation technique du Brmn pour son initiative de sensibilisation de ses cibles sur le terrain. Alain Zinsou, promoteur d’un centre agro-alimentaire à Porto-Novo, dit en savoir désormais un peu plus sur le Brmn et le Pnrmn grâce à cette sensibilisation. Il annonce pour bientôt son
adhésion au programme pour bénéficier de ses nombreuses opportunités. Selon lui, les pièces administratives exigées par le programme à tout adhérent sont le minimum que doit avoir toute entreprise qui se veut sérieuse et prospère.
Justin Roger Migan, promoteur de JR-Expertise, un établissement naissant et spécialisé dans la communication, les transports et la fourniture d’articles de bureautique, a voulu savoir s’il peut être déjà pris en compte par le programme. La même préoccupation a été évoquée par Romain Ayidékon, responsable d’une unité de pisciculture et de transformation à Dangbo. Pablita Cogué Agbowaï leur a fourni les réponses nécessaires par rapport au programme qui ne prend en compte, pour sa phase actuelle de 2014-2018, que les industries et les Btp.
La séance de sensibilisation a été rehaussée par Appolinaire Togbadji, directeur département de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de l’Ouémé et le Plateau. C’est à lui qu’a échu l’honneur d’ouvrir les travaux avant la présentation de la responsable administrative et des engagements du Brmn.

Société 14 août 2017


Accès à la terre : La dure réalité des femmes en milieu agonlin

En pays agonlin, dans la région Covè-Zangnanado-Ouinhi, comme dans la plupart des localités du Bénin, la femme n’a pas droit à la terre. La terre demeure en effet une propriété exclusive de l’homme. La conséquence en est qu’avec l’exode rural les hommes abandonnent les terres qui ne sont plus mises en valeur. Malgré la disponibilité de vastes terres arables non exploitées, les femmes en sont privées pour diverses considérations d’ordre sociologique. Dans la plupart des sociétés traditionnalistes, la femme n’hérite pas et la terre est cédée aux hommes, s’agissant des droits successoraux. Quoiqu’elles éprouvent le besoin de s’adonner à l’agriculture, les femmes se retrouvent en difficultés et croupissent dans la misère par manque de terres. Or, selon Justin Semassoussi du Centre Africa Obota, corriger ce déséquilibre basé sur le genre dans le foncier, augmenterait  le produit intérieur brut du Bénin de 20%  car les femmes constituent plus de 51% de la population.

Aussi ces pesanteurs sociologiques freinent-elles les capacités entrepreneuriales de la femme dans un contexte où l’agriculture est l’activité principale.

En dépit d’un contexte juridique aujourd’hui favorable avec la Constitution de 1990,  le Code des personnes et de la famille et le Code foncier et domanial en République du Bénin, la condition féminine en ce qui concerne l’accès à la terre, ne s’est guère améliorée.  

La réalité quotidienne de la femme en milieu agonlin en matière d’accès à la terre  suscite beaucoup d’inquiétudes. Toute chose appelant aujourd’hui à l’implication des Organisations de la Société civile dans la sensibilisation des pouvoirs publics pour une meilleure vulgarisation des textes de lois et une prise en compte des questions liées à l’accès des femmes à la terre.

Société 13 août 2017


Lancement d'album: Et de deux pour le maire Michel Bahou !

De ses fonctions de maire à la musique, le pas a été vite franchi par Michel Bahou, actuel locataire de l'hôtel de ville de la commune d'Akpro-Missérété. Il est en train de faire visiblement une carrière artistique qui s'annonce prometteuse. Michel Bahou a lancé dans la soirée de ce vendredi 11 août au centre des arts et de la culture d'Akpro-Missérété, son deuxième album intitulé "Méhingblé" et composé de cinq titres tous en Toli, sa langue maternelle. Le maire qui a presté sur scène pendant plus de deux heures d'horloge, à l'occasion du lancement de l'opus, révèle tout son talent d'artiste chanteur - composititeur confirmé et engagé. Michel Bahou  dénonce dans l'oeuvre la trahision, la médisance, l'intolérance et la méchanceté et appelle  à la culture des valeurs vertueuses comme l'humilité et la cohésion pour l'épanouissement du "vivre ensemble" dans la société.  Il dit avoir baptisé à juste titre  l'album " Méhingblé " pour montrer que la destruction de son prochain n'a jamais hypothéqué la réalisation du destin et du don de Dieu de ce dernier. Selon Michel Bahou, le lancement de cet album, tout comme le premier en 2013,  se veut sa contribution pour la promotion de la langue et de la culture  Toli. C'est aussi sa façon à lui d'agrémenter la quatrième édition de la fête identitaire des filles et fils de la communauté de l'aire ethnique Toli dite Tolikunkanxwé qui se déroule à Adjarra depuis le mercredi 9 août dernier et prend fin dimanche 13 août prochain. L'artiste compte ne pas s'arrêter en si bon chemin avec ce deuxième opus. Michel Bahou  promet de sortir un album  à chaque édition de cette fête identitaire qui réunit les filles et fils des communes d 'Akpro-Missérété,  d'Adjarra, d'Avrankou et de Tori Bossito. Le bénéfice issu de la vente des albums ira en direction des personnes démunies, des prisonniers et des malades paralysés, souligne l'artiste.

Culture 12 août 2017


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