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Nouvelles

Célébration de l’Aïd-El-Fitr: Les places idi restées désertes à Natitingou
Les différentes places Idi de la ville de Natitingou sont restées vides, ce dimanche 24 mai, jour de la célébration de l’Aid-El-Fitr, marquant la fin du mois de ramadan. Il est 9 heures 30 minutes ce dimanche matin. Aucun fidèle musulman à la place Idi centrale de la ville de Natitingou. L’espace est d’ailleurs insalubre et les portes de la grande mosquée sont hermétiquement fermées. Or, d'habitude, c’est l’heure de pointe où les fidèles rallient cette place légendaire pour la grande prière en ce jour de la fête de l’Aid-El-Fitr. Constat identique à la place Idi Alpha Daoudou et bien d’autres. Cheick Nourou Dine Mouhamed Sanni, l'imam de la mosquée centrale a répercuté les consignes et insisté: « A travers les médias et les imams des mosquées, j’ai demandé à la communauté musulmane de Natitingou de se conformer à la décision du gouvernement en priant en famille ». Le guide spirituel qui a donné le bon exemple en priant aussi en famille, a convié les fidèles musulmans à la sérénité. Car, rassure-t-il, en de pareilles circonstances, les bénédictions restent identiques, aussi bien pour celui qui prie seul que pour ceux qui le font en groupe. « Le fait de n’avoir pas été à la place Idi pour la prière ne dépend pas de nous fidèles, c’est le contexte qui nous a obligés à prier à la maison, et c’est Allah qui l’a voulu ainsi », s’est résigné Abdou-Chakourou, l’imam du quartier Yimporima de Natitingou. Toutefois, il importe de mentionner que certains fidèles ont prié dans les petites mosquées de quartiers. Actualités 25 mai 2020


Don de l’Allemagne au Bénin / Covid-19: Du matériel de protection pour la Police républicaine
Dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19, l’Allemagne, notamment le ministère fédéral des Affaires étrangères vient d’appuyer le Bénin. Vendredi 22 mai dernier, l’ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster, a procédé à la remise d’un important lot de matériel de protection au profit de la Police républicaine. Un soutien qui s’inscrit dans la dynamique du Programme Police Afrique composante Bénin, mis en œuvre par la Giz. Mille cinq cents boîtes de gants, trois mille masques réutilisables (en coton), deux cents dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon et une clé Usb contenant deux vidéos éducatives réalisées dans le but de sensibiliser les policiers aux mesures de prévention contre le Covid-19. Ces équipements de protection sont un don du ministère fédéral des Affaires étrangères de l’Allemagne à la Direction générale de la Police républicaine, en appui à la lutte contre la propagation du Covid-19. « Par ces temps de crise, il est important que la police reste fonctionnelle et il est primordial que les agents de police soient en bonne santé pour poursuivre leurs missions », a déclaré Achim Tröster, ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, à l’occasion de la remise officielle du matériel de protection. Pour lui, la nécessité de doter les forces de l’ordre de matériel de protection contre le Covid-19 est évidente. La Police républicaine s’assure de l’adhésion des populations aux mesures sanitaires et déploie ses agents en première ligne. Par conséquent, les agents de police doivent se prémunir pour se protéger et protéger les populations avec lesquelles ils sont en contact permanent. L’ambassadeur Achim Tröster félicite, par ailleurs, le Bénin pour la qualité de sa riposte face à cette crise sanitaire. « Jusque-là, le gouvernement du Bénin a bien tenu le cap; il n’y a pas trop de souffrances… Mon épouse et moi sommes heureux d’être dans un pays qui maîtrise la crise. Et c’est pour cela que je tiens à féliciter le gouvernement », a-t-il ajouté. C’est au commissaire-divisionnaire Assogba André Okoundé, directeur des Affaires financières et logistiques à la Direction générale de la Police républicaine (Dgpr), qu’il est revenu d’exprimer la gratitude du Dgpr pour cet appui à la Police républicaine. « En recevant ce jour ce matériel, je prends l’engagement au nom du directeur général de la Police républicaine, d’en faire bon usage pour protéger la Police républicaine et faire barrière contre le Covid-19 au sein des populations », a-t-il assuré. Fruit du Programme Police Afrique Cet important soutien à la Police républicaine intervient dans le cadre du Programme pour la création et le renforcement des unités de Police de plusieurs pays d’Afrique mis en œuvre par la Coopération allemande Giz. Ce programme appuie, depuis juin 2019, neuf institutions policières nationales dont celle du Bénin et deux organisations régionales. L’objectif du programme est de soutenir les processus politiques pertinents qui contribuent à la promotion de la paix et de la stabilité, à la prévention des crises, à la gestion des conflits et des menaces à la sécurité. A en croire le commissaire-divisionnaire Assogba André Okoundé, le présent soutien du Programme Police Afrique à la Police républicaine du Bénin est le point de départ d’une série d’actions dans le sens de la construction d’une police responsable, équipée et efficace. Il faut noter que la Giz appuie depuis 2009, les processus de réforme de la police en Afrique pour le compte du ministère fédéral des Affaires étrangères. Actualités 25 mai 2020


Décès d’Assa Cica: Triste fin pour un « Rossignol » de la chanson béninoise
Assa Cica, se son vrai nom Michel Agadja Kpodan n’est plus. Le musicien chanteur surnommé le « Rossignol » s’est éteint, vendredi 22 mai à Cotonou, des suites d’une longue maladie. Guitariste, parolier, philosophe, Michel Agadja Kpodan plus connu sous le nom d’artiste d’Assa Cica a tiré sa révérence. Il est mort ce vendredi 22 mai au Cnhu Hubert Maga de Cotonou, des suites d’une longue maladie. Vivant depuis un bon moment dans un dénuement total, ce grand chanteur a souffert du minimum vital, ces dernières années, et sa santé s’empirait sous le poids de l’âge. Le Rossignol comme on appelait cette vedette de la chanson dahoméenne des années 70, 80 et 90 n’aura pas eu tout le soutien à la hauteur de son talent, de son œuvre ô combien grandiose. Même si un hommage lui a été rendu lors du Festival ‘’Hanlissa’’ de l’animateur Aubin Akpohounkè en 2017, aux côtés des artistes de sa génération comme Blucky d’Almeida, Denis Dakossi, Dassabouté, et autres, c’était trop peu suffisant pour un compositeur chanteur de sa trempe ! Très tôt, il a été confronté aux multitudes problèmes de la nature. Ses chansons essentiellement en fongbé relatent ses complaintes et les vicissitudes de la vie en général, à l’instar de « Tin man salé », « Aga ma gnon nu hêdé », « Akouè wèzon », « Vi djin vê », « Ataklé » et autres. Sentimental, il a beaucoup chanté la beauté féminine, l’amour et tout ce qui va avec, à travers les titres « Ayato gan mè nou », « Yokpo wa non ha mi », « Ananu dokon nu », « Fofo n'do gbésiso », « Gnonnu tomê lin », « J'ai raison d'être amoureux ». Et quand, par la force des choses, il s’est investi dans le gospel avec des chansons comme « Dêmin », « Aklunon », ce fut aussi un grand succès mais qui profitera très peu à l’artiste. Funk, soul, reggae, highlife, Assa Cica se retrouvait à merveille dans les gammes diverses et les variétés musicales. Il a collaboré avec les grandes voix du Bénin, notamment celles de l’Orchestre Poly Rythmo de l’autre rossignol Eskill Lohento. Dans les années 80, il faisait partie de la crème de la chanson avec Sagbohan Danialou et un certain Miguelito. Les trois se retrouveront sur un même disque à succès dénommé « Le choc des trois étoiles ». Assa Cica pourra désormais reposer en paix loin des tracas de ce monde ici-bas, pas toujours juste. L’artiste ne meurt pas. Ses œuvres le rendent immortel. Salut l’artiste ! Culture 23 mai 2020


Deuil dans l’univers musical béninois: L’artiste Assa Cica tourne dos à la scène
La musique béninoise pleure un autre de ses grands noms. Assa Cica n’est plus. Fin d’un grand homme, fin d’un beau parcours, fin d’un célèbre homme et fin d’une grande et tumultueuse vie. Des témoignages et des regrets. C’est ce que la toile enregistre depuis la soirée du vendredi 22 mai dernier avec le décès de l’artiste béninois de la musique traditionnelle Assa Cica. L’homme a fini son parcours sur terre et appartient désormais à un autre monde. Pendant de nombreuses années, ses morceaux ont accompagné des milliers de personnes à leurs dernières demeures. Assa Cica, c’était surtout un grand nom de la musique béninoise. Un artiste dont les compositions philosophiques ont traversé le temps sans la moindre ride et résonnent aujourd’hui davantage avec le départ de l’artiste. Grand nom de la musique béninoise des années 70, Assa Cica s’est notamment révélé avec le mythique groupe "Poly Rythmo"  avec son célèbre morceau "Aga magnon nou Hê dé". Conseils, leçons de vie, sagesse africaine, énigmes, amour… Assa Cica a tout chanté. Il a surtout chanté la vie et la mort. " Mi man so gbèmè wé fidé", "Saédo kin lokodé", "Assou vè nou mi", " Sè dé wê do mi", " Vi djin vê", " Tin ma sa"… Le répertoire de l’artiste est riche et varié.     Culture 23 mai 2020


Lutte contre le coronavirus: Le gouvernement reçoit 40 dispositifs de lavage des mains
Mathurin Bonzi, directeur pays Oxfam au Bénin, a procédé, mercredi 20 mai à Cotonou, à la remise de 40 dispositifs de lavage des mains, de gel hydroalcoolique et de gants au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance (Masm). A travers ce geste, Oxfam entend accompagner le gouvernement dans la lutte contre la propagation du coronavirus au Bénin. 40 dispositifs de lavage des mains, des gants et du gel hydroalcoolique. C’est le don d’Oxfam au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, mercredi 20 mai dernier à Cotonou, dans le cadre de la riposte contre le Covid-19. A cette occasion, Mathurin Bonzi, directeur pays Oxfam au Bénin, a félicité le gouvernement béninois pour son engagement et son professionnalisme dans le cadre de cette crise sanitaire qui sévit dans le monde entier. Il a réitéré sa volonté d’être aux côtés du Bénin pour combattre efficacement ce mal. « Nous avons un plan de riposte qui intègre plusieurs aspects dont ce don en faveur des personnes handicapées », a-t-il déclaré. Présente au Bénin depuis 1985, Oxfam promet d’intervenir dans d’autres secteurs afin d’aider le gouvernement à atteindre ses objectifs dans sa lutte contre la pauvreté. Aspirant à un monde où les femmes et les hommes peuvent influencer les instances de prise de décision, Oxfam a adopté ses projets de développement en prenant en compte l’urgence de la crise sanitaire du Covid-19. « Ainsi, le projet d’approvisionnement en eau potable: hygiène et assainissement a été réorienté et la sensibilisation a permis de fournir des matériels de lavage des mains aux populations des zones rurales Kpomassè et Tori-Bossito », a-t-il déclaré. A l’en croire, Oxfam agit également pour l’épanouissement des femmes à travers un appui financier aux femmes et aux filles dans cette crise sanitaire. Au nom de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Natacha Kpochan, directrice de cabinet, a témoigné sa reconnaissance à Oxfam pour ce don dans le cadre de la riposte du coronavirus. Pour elle, le geste est utile et ira effectivement vers les personnes vulnérables. « Nous vous rassurons que ces dons iront vers les personnes handicapées en cette période de crise sanitaire », a-t-elle conclu. Actualités 22 mai 2020


Jacques Balogoun-Kotchoffa, médecin chef de la commune de Kandi: « Maintenons le cap contre le Covid-19 pour éviter des surprises désagréables »
Kandi se mobilise pour une riposte efficace contre le coronavirus au Bénin. Il ne saurait en être autrement au regard de sa situation géographique dans l’Alibori. Emalin Idjakotan Jacques Balogoun-Kotchoffa, médecin chef de la commune et chef service des urgences de l’hôpital de zone de Kandi, explique à travers ces lignes les actions de sensibilisation qui se mènent dans la ville. Selon lui, le Covid-19 doit être désormais une lutte permanente et les acquis enregistrés pérennisés. La Nation : Que fait la commune de Kandi pour lutter contre le coronavirus ? Jacques Balogoun-Kotchoffa: Quand on parle de pandémie, c’est un phénomène qui touche plusieurs parties dans le monde. Ceci appelle à des actions intégrées. Rien ne pourra être possible de façon isolée. Dans le cadre de cette pandémie, les actions ont été coordonnées depuis le haut, toutes les fois. C’est un consensus intercontinental. C’est une nouvelle maladie que nous sommes en train de découvrir au fur et à mesure qu’elle sévit. Les dispositions relatives à la survie de l’espèce humaine face à cette pandémie sont en train d’être mises en place progressivement. Quelle est la particularité de Kandi dans le cadre de la riposte contre cette pandémie ? Kandi n’a pas une particularité différente des autres communes du Bénin. Nous sommes une commune dans la zone sanitaire Kandi-Gogounou-Ségbana. La coordination de ces trois communes est sous la tutelle du département de l’Alibori. Tout le système est sous le ministère de la Santé, dont nous recevons toujours les instructions. Il y a eu des actions interministérielles. Nos élus locaux ont été associés à cette lutte à travers des sensibilisations aux mesures à prendre pour vaincre la pandémie. Dès le début, la promotion de ces mesures par les communautés a été la première préoccupation du gouvernement. En tant qu’acteurs du système de santé, nous portons l’information officielle en ce qui concerne les dispositions à prendre par les populations. Toutes les formations publiques et privées de notre commune ont été briefées sur l’urgence et l’importance des actions à mener pour mettre la commune à l’abri. Des plateformes ont été systématiquement créées pour qu’on puisse communiquer sur l’évolution de la maladie chaque jour. Du coup, tout le monde est informé au même moment. La disponibilité des masques posait un peu de problème, mais tout est rentré dans l’ordre grâce aux efforts du gouvernement et à l’innovation des populations. Certains masques ne répondent pas à la qualité, mais ils valent mieux que rien. L’important, c’est d’en porter et de les laver régulièrement surtout ceux en tissu, car le risque d’inhaler encore un microbe peut toujours exister. Il y a par ailleurs des attitudes proscrites au sein de la société telles que les rassemblements de plus de dix personnes, la fermeture des lieux de culte et des centres de loisirs. Le préfet de l’Alibori y veille. Les ignorants et les fautifs se font prendre. Pourquoi la commune de Kandi est sur le qui-vive alors qu’officiellement, elle n’a enregistré aucun cas de Covid-19 ? Tout le monde est sur la défensive. Kandi centre n’a pas enregistré de cas, mais il y a des communes autour de nous qui en ont enregistré. Nous sommes déjà conscients que nous vivons avec la maladie. C’est la commune qui reçoit plus la pression de la sensibilisation dans l’Alibori. Existe-t-il des sites de prise en charge dans le département pour gérer les éventuels cas ? Le ministère de la Santé a veillé à ces dispositions dès le début. Les actions se passent comme sur des roulettes. Le numéro vert retenu sur le plan national est valable pour toutes les communes. Nous sommes saisis à la minute près de toute situation. A Kandi, les écoliers semblent être plus portés vers la sensibilisation que les adultes. Qu’envisage la commune en termes d’actions pour leur prêter main forte ? La sensibilisation en milieu scolaire a toujours porté ses fruits. Les apprenants viennent de reprendre les classes. Nous allons aider les enseignants à mieux les aider à porter la sensibilisation. Quand la mort n’est pas passée devant soi, on croit être toujours en sécurité. Lorsqu’elle change de camp, on n’attend même plus la sensibilisation avant d’adopter les bons gestes. L’Afrique est la plus heureuse parce qu’elle n’a pas enregistré beaucoup de cadavres comme en Europe. Il n’est pas rare de voir aujourd’hui des gens sans bavettes alors qu’elles sont disponibles partout et le prix est revu à la baisse en pharmacie. Il faut que nous maintenions le cap pour éviter des surprises désagréables. Selon les projections sur l’Afrique au début de la pandémie, elle devrait compter ses cadavres par milliers. A l’arrivée, ce n’est plus le cas. Y a-t-il des raisons d’espérer ? Les études devraient prouver ces tendances. Je pense que l’Afrique n’est pas passée par le pire. Nous sommes devant les faits. Qui pouvait ne pas penser que notre pays enregistrerait moins de décès ? Au début, on attribuait la maladie aux Chinois. Les autres pays ravagés par la pandémie ont enregistré beaucoup de dégâts. Le continent est dépisté positif, mais n’enregistre pas les formes graves qu’on retrouve en Europe. Tout ceci va être confié à la recherche, afin de pouvoir fournir des données officielles. Toutefois, je pense que l’Afrique n’est pas encore épargnée. Nous ne savons pas ce que nous réserve le futur. Seulement que cette pandémie nous a inculqué des bonnes manières. Ça a élevé le niveau d’hygiène. Ça a ramené de bons comportements citoyens que nous ne devons plus lâcher. Le lavage des mains simple est déjà très bénéfique pour tous. Imaginez celui qui rentre dans un supermarché sans se laver les mains et qui touche à tous les articles, on ignore le nombre de microbes qu’il dépose sur les articles. Le lavage des mains va favoriser l’élimination de plusieurs maladies. Ce bénéfice n’était pas escompté. Il faudrait que nous maintenions ces acquis. Il existait des associations de lavage des mains dont les actions n’ont jamais prospéré. Aujourd’hui, les gens adoptent les bons réflexes. Saluons également le gouvernement béninois qui a su gérer avec tact et diligence cette pandémie, dans un contexte de pauvreté en veillant à ce que cette lutte soit une réussite. Quel message avez-vous à l’endroit des sceptiques ? Le genre humain est de cette nature. Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui doutent encore de l’existence de la pandémie. Il faut leur demander de s’informer sur les chaînes de télévision. C’est l’actualité phare du moment. Il n’existe pas de jour où des pays n’enregistrent pas de cas de décès. Ce qui se passe est comme un nettoyage. Tous les cadavres proviennent quand même de certaines familles. Rien que pour le fait d’honorer la mémoire des défunts, il faut croire en l’existence du Covid-19 et ses ravages. Le scepticisme risque d’avoir raison de certaines personnes un jour. Il vaut mieux y croire pour respecter les mesures édictées que de le minimiser pour enregistrer des dégâts après. C’est dans les rangs des personnes qui n’observent pas les précautions qu’on enregistre les cas de contamination. Société 22 mai 2020


Remise de don pour la lutte contre le Covid-19: La consule honoraire de la Côte d’Ivoire appuie la Cireb
Sensible aux difficultés de la Communauté ivoirienne résidant au Bénin (Cireb) dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, Suzanne Sourou Médécon Loko, consule honoraire de la République de Côte d’Ivoire au Bénin, a volé à son secours. C’est à travers la remise de produits alimentaires et sanitaires, le 5 mai dernier, au maquis Kédjénou à Cotonou. Face au coronavirus, Suzanne Sourou Médécon Loko, consul honoraire de la République de Côte d’Ivoire au Bénin, n’est pas restée indifférente aux difficultés de la Communauté ivoirienne résidant au Bénin (Cireb). Les bras chargés de divers produits aussi bien alimentaires que sanitaires, elle les a soulagés dans leurs besoins. Ce lot de produits, a-t-elle précisé, est composé de 100 sacs de riz de 25 kg, 50 cartons d’huile végétale de 5 litres, 4 cartons de lait, 4 cartons de sucre, 5 cartons de gel hydroalcoolique et 300 masques de protection. Quant au coût, elle a mentionné que ces produits ont une valeur financière de quatre millions F Cfa. Justifiant son geste, Suzanne Sourou Médécon Loko a expliqué que la crise du Covid-19 « n’est pas seulement d’ordre sanitaire, elle est également d’ordre économique ». Cette maladie, a-t-elle renchéri, « contraint les citoyens à rester chez eux, les empêchant ainsi de vaquer à leurs activités génératrices de revenus ». L’occasion n’a pas été seulement consacrée à la remise de don. Après avoir exhorté les bénéficiaires à la sérénité, elle les a sensibilisés aux comportements à adopter en matière de gestes barrières pour freiner la propagation du mal. Il s’agit du lavage régulier des mains à l’eau et au savon, de la désinfection des mains au gel hydroalcoolique, du port de masques et du respect de la distanciation sociale en se saluant sans se serrer les mains et sans les embrassades et accolades. Intervenant au nom de la présidente de la Cireb, Guy Konan, vice-président de la Cireb, a salué le geste de la consule qui, selon lui, vise à soulager la communauté ivoirienne. « Nous apprécions à sa juste valeur l’immensité de ces dons que nous devons à votre sollicitude éclairée », a-t-il indiqué ajoutant que cela sonne comme une bouffée d’oxygène en ces temps difficiles. Source : Consulat de Côte d’Ivoire au Bénin Société 22 mai 2020


Elections communales et municipales: Voici les trois partis qui ont droit au partage des sièges
A l'issue des élections communales et municipales du 17 mai dernier, l'Union progressiste, le Bloc republicain et les Forces cauris pour un Bénin émergents partagent les 1815 sièges à pourvoir. La Commission électorale nationale autonome a proclamé les résultats provisoires du scrutin dans la nuit du mercredi 20 mai au jeudi 21 mai. L'Union progressiste a bénéficié de 994.602 voix soit 39,97℅ et emporte 820 sièges. Le Bloc républicain a totalisé 930.247 voix soit 37,38℅ et emporte 735 sièges. Les Forces cauris pour un Bénin émergent ont obtenu  372.818 voix soit 14,98℅ et emportent 260 sièges... Voilà ce qu'il en est de la répartition des 1815 sièges à pourvoir à l'issue des élections communales et municipales du dimanche 17 mai dernier. Les partis Prd et Udbn ont respectivement obtenu 136.581 voix soit 5,49℅ et 54.066 voix soit 2, 17℅. Ils sont frappés par la règle des 10℅ de représentativité et par conséquent, ne sont pas éligibles au partage des sièges. Quant aux tendances dans les départements et communes, elles sont caractérisées entre autres par une domination de l'Union progressiste à Cotonou, Calavi et dans les départements de l'Atlantique et du Couffo, une domination des Fcbe à Parakou et Bantè, une domination du Bloc républicain à Bohicon, Djougou, Tchaorou... Les départements de l'Ouémé et du Mono sont presque totalement partagés par l'Union progressiste et le Bloc républicain. Il faut noter que sur 5.190.235 électeurs inscrits sur la liste électorale pour les élections communales et municipales du 17 mai dernier, 2.550.385 ont voté soit un taux de participation 49, 14℅. Les suffrages exprimés s'élèvent à 2.488.326 avec 61.059 bulletins nuls. Par ailleurs, les partis qui s'estiment lésés pourront toujours déposer leurs recours à la Cour suprême dans le délai prévu par le Code électoral. Actualités 21 mai 2020


Franc CFA : La fin !
Le gouvernement français entérine la fin du franc CFA à travers un projet de loi adopté, ce mercredi 20 mai en Conseil des ministres. La transformation du franc CFA en Eco est ainsi actée. Cependant, la nouvelle maintiendra la parité fixe avec l’Euro. C’est aussi la fin de la centralisation des réserves de change des États qui l’utilisent auprès du Trésor français, conformément à l’accord conclu fin décembre entre la France et les États de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).   Claude Urbain PLAGBETO Actualités 20 mai 2020


Lutte contre le coronavirus dans le Mono-Couffo: La fourniture d’eau potable rétablie dans plusieurs écoles
Après en avoir été privés durant plusieurs années, la fourniture d’eau potable est rétablie dans une centaine d’établissements scolaires du Mono et du Couffo, et les apprenants en profitent depuis lundi 11 mai dernier, jour de la reprise des classes. C’est suite aux instructions du gouvernement visant à rendre disponible le liquide précieux pour, entre autres besoins, permettre aux bénéficiaires de se laver convenablement les mains au titre des gestes barrières contre la propagation du coronavirus. A l’école primaire publique Zounhouè Kpakpassa, dans la commune d’Athiémé, l’eau potable jaillit à nouveau du robinet. Connecté aux installations de la Soneb (Société nationale des eaux du Bénin), ce robinet, qui n’est plus sec depuis peu, met fin à la corvée à laquelle les apprenants étaient soumis à la recherche du liquide précieux. Revenus lundi 11 mai 2020 du congé de Pâques prolongé, Crépin Houédjihoundé et ses camarades savourent la disponibilité de l’eau potable dans l’enceinte de leur établissement scolaire. « On allait chercher l’eau dans les maisons voisines de l’école et ceci, depuis que j’ai commencé le cours d’initiation jusqu’en classe du Cm2 (cours moyen deuxième année) », raconte l’écolier Crépin Houédjihoundé. Heureux d’avoir désormais un point d’eau à portée de main, il ajoute que cela n’a pas été possible sans la volonté du gouvernement. « On nous a dit que le gouvernement nous a donné de l’eau pour nous laver les mains afin d’éviter le coronavirus », fait-il valoir. Basile Ahouansou, le directeur de l’école, clarifie que c’est depuis près de six ans que la fourniture de l’eau a été suspendue à cause de plusieurs factures non payées. « Grande est notre joie d’apprendre que le gouvernement a fait rétablir notre compteur eau. C’est un grand soulagement », se réjouit le directeur qui manque de mots pour exprimer sa gratitude. Au quartier Agnivèdji, à Lokossa, la même joie anime le personnel enseignant et les élèves de l’établissement baptisé Ecole primaire publique de Gendarmerie. Ici, le compteur eau a été rétabli samedi 9 mai dernier en prélude à la reprise des classes. « Il y a plus de deux ans que le compteur était retiré », soutient Irénée Sossou en fonction dans l’école depuis 2016. Au dire de l’institutrice, les apprenants vont chercher, chaque soir, de l’eau dans le quartier pour leurs divers besoins. Et pour changer la donne, Michel Fangniwa nommé en janvier 2020 à la tête du groupe B de l’école dit avoir pris l’engagement d’introduire dans leur prochain budget, le paiement échelonné de la dette vis-à-vis de la Soneb. Heureux de voir le liquide rétabli plus tôt qu’il ne l’avait imaginé et sans dépenser le moindre kopeck, le directeur clame que « le gouvernement a sauvé les élèves de l’Epp Gendarmerie ». Un peu plus loin, à Adjacomè, un autre quartier de Lokossa, la Soneb avait retiré son compteur de l’école primaire publique contenant une maternelle et deux groupes de cours primaire. Et ceci pour la même raison liée aux factures impayées. Selon Sonia Degbefan, directrice du groupe A, les factures étaient devenues insupportables pour l’établissement du fait d’une entreprise qui aurait utilisé l’eau du robinet pour construire, en 2016, quelques salles de classe. Ne sachant à quel saint se vouer, on s’est résolu ici aussi à porter la croix. Mais, le gouvernement vient de leur apporter soulagement. Sur ses instructions, des agents de la société de commercialisation de l’eau potable sont venus remettre le compteur. Et l’eau jaillit déjà au grand bonheur de Crains-Dieu Kpakpassou et ses camarades. « Nous remercions le président Talon et son gouvernement pour leur geste qui nous permet de combattre les maladies notamment le coronavirus », déclare Crains-Dieu Kpakpassou, candidat au prochain examen du certificat d’études primaires. Une centaine d’écoles en joie Si les factures impayées cumulées sont la cause de la rupture de la fourniture de l’eau potable dans la plupart des établissements précédemment desservis par la Soneb, à Comé, par contre, certains écoliers se sont retrouvés en difficulté parce que le compteur Eau a été volé par des indélicats. Lesquelles difficultés sont également levées depuis quelques jours grâce aux instructions du gouvernement. Le compteur volé a été remplacé. Cette série d’actions s’inscrit dans le cadre des mesures prises pour permettre une reprise sécurisée des activités scolaires dans un contexte de coronavirus. Basile Gamavo, directeur régional de la Soneb, précise que c’est déférant aux instructions du Conseil des ministres que sa direction générale a mis les moyens à disposition pour rétablir la fourniture d’eau potable dans les écoles en difficulté. A en croire Basile Gamavo, il y a, au total, une quarantaine de compteurs remis en place dans des écoles du Mono contre 23 pour le compte du département du Couffo. En plus de la centaine d’écoles sorties de difficultés, celles se trouvant à proximité des réseaux de distribution de la Soneb sont également en train d’être prises en compte. Le gouvernement qui procède cas par cas, se soucie aussi du sort du reste des écoles implantées dans des localités non couvertes par la Soneb. Cette catégorie, au dire de Basile Gamavo, aura satisfaction grâce au programme de renforcement des installations de la Soneb ainsi que les autres projets d’adduction d’eau villageoise en cours d’exécution. Pour le moment, ils ne sont que 132 établissements scolaires disposant d’au moins un robinet d’eau potable servie par la Soneb. Dans le Couffo, on dénombre 77 écoles tant de l’Enseignement maternel et primaire que du secondaire contre 55 pour le Mono dans les mêmes sous-ordres de l’Enseignement. Actualités 20 mai 2020


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