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Nouvelles

Théâtre dans les lycées et collèges: Comédiens et metteurs en scène amateurs s’arment contre l’incivisme

Un nouveau projet pour porter le théâtre en direction des scolaires et faire d’eux des acteurs de l’éducation civique dans la ville de Cotonou. L’initiative émane de l’acteur culturel Sébastien Davo qui entend par ailleurs assurer une relève de qualité au théâtre.

Une pièce de théâtre sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire, joué et mis en scène par des élèves du collège d’enseignement général de Houéyiho et leurs pairs d’autres établissements privés de Cotonou. Elle est mise en scène par  Odjo Isaac Adonon, sous la supervision du formateur Barnabé Ayosso et du coordonnateur du projet, Sébastien Davo. Elle dénonce un fait de société qui constitue un frein au développement du pays. C’est donc pour dénoncer le phénomène et sensibiliser leurs camarades que les bénéficiaires du projet, Bill Rhétice, dans le rôle de Grâce, Abel Agbadjigan dans le rôle du professeur, Vanessa Méya dans le rôle de Sandra, Christelle Tonoukouin dans le rôle d’Akwa, leur ont offert ce tableau riche en enseignements.
Des amateurs sur la planche qui rivalisaient de génie et d’imagination pour porter leurs différents rôles sous les ovations de leurs camarades et des responsables d’établissements scolaires. Une pépinière qui fera sans doute parler d’elle dans les années à venir au théâtre comme une relève qui a eu, très tôt, la chance de passer par le moule des professionnels. Pour le moment, seulement trois établissements sont concernés par cette initiative qui s’étendra sous peu à tous les établissements de la ville de Cotonou. Sous cet angle, c’est beaucoup plus le second volet du projet qui sera mis en exergue, explique Sébastien Davo, le concepteur. Le comédien et metteur en scène n’est pas seulement soucieux de la relève au théâtre. Il faut, selon lui, faire du théâtre un instrument de lutte contre l’incivisme dans la ville de Cotonou et dans toutes les autres villes du Bénin. Ce qui passera par la distraction via le théâtre, soutient-il.
A chaque étape du projet, les thématiques seront étudiées et choisies en fonction des besoins. Mais d’ores et déjà, Sébastien Davo se félicite des retombées de ce projet qui permet d’avoir aussi bien de jeunes comédiens que des metteurs en scène. Pour l’heure, l’aventure a été possible dans les trois collèges bénéficiaires grâce au Fonds des arts et de la Culture dont la direction a été le partenaire financier, explique Sébastien Davo.

Société 04 janv. 2019


Incendie à Sèmè-Podji: Le commissariat de Police d’Owodé parti en fumée

Les éléments de la Police républicaine du commissariat frontalier de Police d’Owodé, dans la commune de Sèmè-Podji, n’ont plus de cadre de travail. Tous les bâtiments abritant le commissariat sont partis en fumée suite à un incendie occasionné par un camion chargé de produits pétroliers. Le véhicule a pris feu aux environs de trois heures du matin ce mardi 1er janvier, juste à hauteur du commissariat. Même si l'on ne déplore pas de pertes en vie humaine, le bilan du drame n’est pas non moins lourd.

En effet, en dehors des bâtiments partis en fumée, l’incendie a également emporté un important matériel de travail. Il s’agit notamment des ordinateurs et autres matériels informatiques, des tenues des policiers, des véhicules en fourrière, celui du commissaire ainsi que des motos. L’armurerie du commissariat, constituée d’une vingtaine d’armes, n’a pas non plus résisté aux flammes. Seulement, le conducteur du camion à la base de cet incendie est jusque-là introuvable. Il a pris la poudre d’escampette après le drame. Une enquête est ouverte pour tirer au clair les circonstances de la survenue de l’incendie et situer les responsabilités.
Aussitôt informé de la situation, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, et le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, Gaudens Sègbo, sont descendus sur le terrain pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts. L’autorité préfectorale a promis voir avec le conseil communal de Sèmè-Podji dans quelle mesure un nouveau domaine situé au bord de la voie bitumée Djrègbé-Dja-Owodé pourrait être mis à disposition pour la construction d’un nouveau commissariat. Mais dans l’urgence, un local sera provisoirement affecté pour servir de lieu de travail au personnel afin de lui permettre d'accomplir sans désemparer sa mission sécuritaire surtout en cette période de fin d’année au niveau de la frontière d’Owodé.
Th. C. N.

Société 02 janv. 2019


7e journée du procès Icc-Services : Des perdiems payés aux membres de la commission d’enquête

Chaque jour avec son lot de révélations au procès de l’affaire Icc-Sservices poursuivi, ce jeudi, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les dernières viennent du sachant Barnabé Adounsiba, major de l’ex-gendarmerie nationale à la retraite et membre de la commission d’enquête judiciaire mise sur pied pour gérer ce dossier en 2010.

Les membres de la commission d’enquête judiciaire mis sur pied dans le cadre de l’affaire Icc-Services se sucraient pendant que les spoliés de cette structure de collecte illégale et de placement d’argent mouraient de faim et étaient dans le désespoir. Ils percevaient entre 30 mille et 20 mille F cfa par jour comme perdiem, selon le grade. C’est du moins la révélation faite, hier, à la barre de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) par le sachant Barnabé Adounsiba, major de l’ex-gendarmerie nationale à la retraite, membre de cette commission d’enquête judiciaire mise sur pied en 2010 dans le cadre de la gestion de ce dossier. Cette commission composée de quinze personnes avait pour mission principale de répertorier tous les biens meubles et immeubles des responsables et des agents Icc-Services et de les mettre à la disposition de la justice.
Selon Barnabé Adounsiba, la commission d’enquête s’est acquittée de sa mission de juillet à novembre 2010. Mais les perdiems ont été payés pendant trois mois sur les cinq. L’administration publique reste devoir encore aux membres de la commission deux mois de payement. La commission était payée à partir de quelles ressources ?, a voulu savoir le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa. Barnabé Adounsiba dit ne pas en savoir. Seulement, il précise que c’est l’un de ses collègues membres de la commission qui se charge d’aller chercher les états financiers et les fonds pour leur payer. Mais ça ne peut être que le budget national, explique l’ancien ministre chargé de la Justice, Grégoire Akofodji, au moment des faits. Ces genres de payement se font par le ministère de l’Economie et des Finances sur les rubriques des charges non réparties du budget général de l’Etat, précise Grégoire Akofodji, membre du comité de crise Icc-Services et consorts, pour balayer du revers de la main que les perdiems ne sont pas payés avec les fonds des promoteurs Icc-Services et consorts gelés encore moins les fonds issus de la vente les biens saisis.

Akofodji regrette

Le sieur Barnabé Adounsiba était également attendu à la barre pour clarifier la déclaration de l’accusé Emile Tégbénou qui a affirmé que, lors de l’opération de recensement des biens meubles et immeubles, il a été reçu au domicile de ce dernier au quartier de Tokpota à Porto-Novo et il a mangé du ‘’télibo’’ avec lui. Ce que ne reconnait pas l’officier de police judiciaire qui confirme avoir effectué une telle mission avec Emile Tégbénou à Porto-Novo mais réfute avoir reçu à son domicile l’accusé. La confrontation organisée entre les deux à la barre n’a pas permis à la cour de savoir si « oui » ou « non » il y a eu une telle rencontre suspecte.
Egalement à la barre ce jeudi, l’ancien ministre, Grégoire Akofodji, persiste et signe dans sa déclaration de la veille où il avoue avoir reçu chez lui à Vèdoko à Cotonou, le président directeur général d’Icc-Services, Guy Akplogan, détenu à la prison civile de Cotonou. Est-il légal d’extraire un détenu en prison sans l’autorisation d’un juge d’instruction? Grégoire Akofodji dit avoir tenu cette rencontre à la demande de l’avocat de l’accusé Me Kato Attita qui est passé le voir au bureau pour l’informer du souhait des responsables Icc-Services de rencontrer le chef de l’Etat et de rembourser les épargnants si une liberté conditionnelle leur était accordée. C’est donc à la suite de cette audience qu’il a organisé la rencontre avec Guy Akplogan à son domicile. Il s’agit surtout de l’écouter par rapport au plan proposé pour le remboursement des spoliés. Mais il a constaté que les avoirs d’Icc-Services étaient largement insignifiants par rapport au montant total estroqué estimé à plusieurs 100 milliards F Cfa. C’est ainsi il a éconduit l’accusé. Ne s’agit-il pas de l’immixtion de l’Exécutif dans le judiciaire ? «Cette rencontre étant informelle, je n’ai pas pris toutes les précautions. Dans le feu de l’action, on ne sait pas si tel acte qu’on pose pourrait nous créer des ennuis demain », déclare Grégoire Akofodji. L’ancien ministre chargé de la Justice dit prendre acte du caractère illégal de l’acte qu’il a posé en recevant l’accusé chez lui sans l’autorisation du juge en charge du dossier. « Je n’avais aucun intérêt à inviter un détenu chez moi. Je l’ai fait pour la survie de la nation», martèle Grégoire Akoffodji.

Actualités 28 déc. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: La Céni de la Mauritanie au cabinet de Joseph Djogbénou

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, a reçu, hier mercredi 26 décembre à son cabinet, une délégation de la Commission électorale nationale indépendante de la Mauritanie conduite par son président Abderrhamane Abeid. Il a été essentiellement question du rôle de la Cour constitutionnelle béninoise dans les élections.

Echanger avec le président de la Cour constitutionnelle béninoise sur la préparation des élections, en l’occurrence la partition de la Haute juridiction dans le processus électoral, puis partager les expériences en la matière. C’est ce qui a motivé la conduite par la Céna, de la délégation de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la Mauritanie au cabinet du professeur Joseph Djogbénou.
Venue s’enquerir de l’expérience béninoise dans la gestion des élections, la délégation mauritanienne est, en effet, en visite de travail au Bénin depuis quelques jours, dans le cadre de sa coopération avec la Commission électorale nationale autonome (Céna). « Ils sont venus s’imprégner de ce que nous faisons en tant qu’institution chargée de l’organisation des élections... C’est dans ce cadre que nous avons voulu les introduire au cabinet du président de la Cour constitutionnelle», informe le représentant de la Céna, Abou Adam Soulé Boukari, au cabinet du professeur Joseph Djogbénou. Il précise que la législation béninoise met en jeu plusieurs acteurs dans le processus électoral, ce qui implique la synchronisation des actions pour la tenue d’élections crédibles et transparentes. Cette visite à la Cour constitutionnelle, un des acteurs principaux du processus électoral, permettra donc aux hôtes mauritaniens de mieux s’imprégner de l’organisation des élections au Bénin.
Au sortir de l’audience, le chef de délégation, Abderrhamane Abeid, président de la Céni mauritanienne, s’est d’ailleurs réjoui de la richesse des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle béninoise. Le commissaire Abou Adam Soulé Boukari ajoute que le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a insisté sur le fait que tout résultat au terme d’une élection dépend de la préparation. « C’est une rencontre riche en enseignements. Cela nous permet de mieux affronter nos défis », a déclaré le président de la Céni mauritanienne.

Actualités 27 déc. 2018


Alida Adjilé, coordonnatrice régionale du Sp/Can: « Le lait maternel, un véritable chef-d’œuvre de Dieu »

Les séances d’information et de sensibilisation sur l’allaitement maternel exclusif ne manquent pas, mais des résistances s’observent encore dans le rang des mères de bébés de 0 à 2 ans. Aussi, l’introduction des pratiques alimentaires essentielles dans la nutrition de l’enfant préoccupe-t-elle. Alida Adjilé, coordonnatrice régionale du Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can) de l’Atlantique-Littoral, s’attarde ici encore sur les enjeux d’une bonne nutrition des enfants.

La Nation : L’Unicef promeut les bonnes pratiques en matière d’alimentation et de nutrition des enfants. Quelles doivent être les précautions pour les bébés de 0 à 24 mois ?

Alida Adjilé : Les pratiques essentielles sont indispensables au développement de l’enfant. Elles ne prennent pas seulement en compte la période du sevrage. En ce qui concerne les enfants de 0 à 2 ans, nous insistons sur la mise au sein précoce dans l’heure qui suit la naissance, la pratique de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois et la pratique de l’alimentation de complément à l’allaitement maternel jusqu’à 24 mois au moins.

Quelles sont les conséquences des aliments autres que le lait maternel sur la santé d’un bébé ?

Définissons d’abord ce qu’on entend par allaitement maternel exclusif (Ame) pour les bébés de 0 à 6 mois. L’Ame signifie donner au bébé uniquement du lait maternel dès sa naissance jusqu’à l’âge de six mois, sans apporter aucun autre aliment liquide ou solide, ni même de l’eau ou de la tisane. Des gouttes ou des sirops de vitamines, des compléments d’oligo-éléments ou des médicaments sont autorisés sur prescription d’un professionnel de la santé.
Le lait maternel est un véritable chef-d’œuvre de Dieu. Il est la meilleure nourriture pour l’enfant et le protège contre les maladies. Il contient tous les nutriments et l’eau dont le bébé a besoin pour sa croissance. Sa composition ne demeure pas constante. Du colostrum (le premier lait de couleur jaunâtre) au lait parvenu à maturité, les composantes changent de jour en jour afin de combler les besoins du bébé qui grandit. Il contient des anticorps qui le protègent contre les maladies, spécialement contre la diarrhée et les infections respiratoires. Il est facile à digérer (20 min chez le nourrisson), aide au développement de la mâchoire et des dents. Aussi, le contact fréquent de la peau de la mère contre celle du nourrisson contribue-t-il au rapprochement affectif, à une meilleure psychomotricité, au développement affectif et social du nourrisson. Au regard de ces avantages, on comprend aisément les risques liés à l’utilisation d’autres aliments en dehors du lait maternel.
Selon une étude américaine réalisée en 2004, l’allaitement maternel réduit la mortalité après la naissance d’environ 21% par rapport à l’allaitement artificiel. Le bébé qui n’est pas nourri au lait maternel est plus vulnérable aux allergies. Il court plus de risques d’épisodes de diarrhée dus au lait et à l’eau contaminés. Il digère moins vite, et n’aura pas d’anticorps et immunostimulants comme l’immunoglobuline ou le lactoferrine et lysosyme. Il court un plus grand risque de tomber dans la malnutrition infantile (retard de croissance, malnutrition aiguë, insuffisance pondérale, etc.

Comment les parents doivent-ils assurer la transition vers l’alimentation complémentaire pour éviter la malnutrition chez les bébés?

Après six mois d’allaitement maternel exclusif, le nourrisson doit recevoir des aliments complémentaires diversifiés tout en continuant d’être allaité jusqu’à l’âge de deux ans et plus. Pendant cette période de transition où commence l’alimentation complémentaire, le nourrisson est particulièrement vulnérable. Pour que ses besoins nutritionnels soient satisfaits, il faut donc que les aliments complémentaires soient apportés au bon moment, c’est-à-dire introduits quand les besoins en énergie et en éléments nutritifs ne sont plus totalement couverts par le lait maternel. Adéquats, car ils doivent apporter l’énergie, les protéines et les micronutriments suffisants pour satisfaire les besoins nutritionnels liés à la croissance de l’enfant.
Ces nouveaux aliments doivent être sûrs, c’est-à-dire préparés et conservés dans de bonnes conditions d’hygiène et donnés avec des mains propres dans des ustensiles propres, et non au moyen de biberons et de tétines. Ils doivent être correctement administrés, c’est-à-dire donnés en suivant les signes d’appétit et de satiété émis par l’enfant, parce que la fréquence des repas et la méthode utilisée pour alimenter l’enfant sont adaptées à son âge.

Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO

Société 14 déc. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: L’ambassadeur du Venezuela en fin de mission au Bénin

L’ambassadeur de la République bolivarienne de Venezuela près le Bénin Alejandro Correa Ortega a été reçu en audience, hier, par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. C’est pour lui faire part de la fin de sa mission au Bénin

Présent au Bénin depuis le mercredi 9 juillet 2014, l’ambassadeur de la République bolivarienne de Venezuela près le Bénin est en fin de mission et rejoint son pays. Il a été reçu hier par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbenou. L’objectif est de faire le bilan de son séjour au Benin et remercier le président de la Cour pour le travail considérable qu’il abat pour le rayonnement de la démocratie.
À sa sortie d’audience, l’ambassadeur s’est dit très ravi d’avoir rencontré le président de la Cour constitutionnelle. « J’ai été heureux de servir au Bénin et cela fait 4 ans 9 mois, au vu des relations historiques qui lient l’Afrique à la terre bolivarienne du Venezuela. Je considère nos relations diplomatiques comme une relation d’entraide entre deux peuples unis par des liens de sang », indique-t-il. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a ensuite dressé un bref bilan de la coopération entre le Bénin et le Venezuela, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures sociocommunautaires et de l’énergie. Entre autres réalisations, l’ambassadeur a cité la finalisation de l’Accord relatif à la fourniture du pétrole vénézuélien et la conclusion d’un partenariat sur la technologie satellitaire, la suppression des visas pour les porteurs de passeport diplomatique et de service au niveau des deux pays, la lutte contre le trafic des stupéfiants. Un troisième accord relatif à des facilités de formation dans les universités vénézuéliennes et des bourses accordées aux Béninois a été également signé. Alejandro Correa Ortega affirme que son pays, le Venezuela, reste ouvert dans le cadre de la coopération avec le Bénin. Le diplomate vénézuélien profite de cette occasion pour souhaiter ses meilleurs vœux au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou.

Actualités 13 déc. 2018


Audience publique de la Cour constitutionnelle : Fortunes diverses pour les demandeurs d'inscription sur la Lépi
[caption id="attachment_31679" align="alignnone" width="1024"]Saisie d’un recours en inconstitutionnalité des audiences publiques, la Cour constitutionnelle réaffrme le bien-fondé et l’ancrage légal de cette initiative[/caption]

Certains citoyens pourront encore se faire enregistrer sur le Fichier électoral national et la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). Lors de son audience publique hebdomadaire tenue le jeudi 6 décembre, la première qu'elle tient à son siège provisoire sis au quartier Les Cocotiers, la Cour constitutionnelle a connu de plusieurs dossiers de demande d'inscription et de transfert ou de toutes autres prétentions rentrant dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral.

La liste électorale va s’allonger de quelques noms de citoyens béninois. Entre autres les sieurs Aurélien Agbénonci, Marc Dowi, Chrislin Glodjinon, Apollinaire Coovi Houngnonvi… Ils ont respectivement sollicité par requête adressée à la Haute juridiction leur insertion dans le fichier électoral national et leur inscription sur la Liste électorale permanente informatisée. Certains réquérants, notamment Mériadac Mègnigbéto, Rosemonde Akindès, ont obtenu le transfert de leur centre de vote vers le centre de vote correspondant à leur lieu de résidence actuel. Mais d’autres n’ont pas connu la même fortune. Leurs requêtes ont été déclarées irrecevables ou rejetées.
La Cour constitutionnelle a, par ailleurs, connu de plusieurs autres recours ayant rapport à des textes normatifs et à des actes dénoncés pour violation de la Constitution. C’est le cas de la requête du 5 août 2017 par laquelle Komi Koutché forme un recours en inconstitutionnalité du relevé du Conseil des ministres du 2 août 2017 en son point qui a trait à la mission d'audit organisationnel comptable et financier du Fonds d'appui à la microfinance au titre des exercices 2013-2016. Il dénonce la violation de son droit à la défense par le Conseil des ministres. Il indique qu'il n'a pas été écouté, le rapport d’audit fait état d’actes de mauvaise gouvernance dont il serait responsable, en sa qualité d'ex-directeur, et que le Conseil aurait instruit le ministre de la Justice aux fins d’engager des poursuites. « Le fait pour le Conseil des ministres d'instruire le ministre aux fins de poursuites ne constitue pas en soi une décision qui engage la responsabilité de l'individu », fait savoir la Cour avant de déclarer le relevé incriminé non contraire à la Constitution.
Demeurant à Bohicon, le requérant Janvier Hessou dénonce, quant à lui, le décret 2016-488 du 11 aout 2016 portant régime indemnitaire applicable au personnel civil travaillant à la Présidence de la République. Selon lui, ce décret est contraire aux articles 26 de la Constitution et 15 de la Charte africaine des droits de l'Homme, en ce qu’il viole l'égalité de tous devant la loi. Il indique que le décret institue au profit du personnel administratif de la Présidence des avantages dont ne bénéficient pas les autres agents de la Fonction publique. Dans sa décision, la Cour rappelle que la discrimination ou l’inégalité de traitement s’apprécie lorsque des citoyens placés dans les mêmes conditions sont traités différemment. Or les agents de la Présidence ne sont pas placés dans les mêmes conditions que ceux des autres structures publiques.

Grief contre les audiences publiques de la Cour

Par requête, le sieur Simplice Soudé a formé un recours en inconstitutionnalité des audiences publiques à la Cour constitutionnelle. Selon lui, l’institution de cette pratique par la 6e mandature de la Cour serait contraire à la tradition du secret devant caractériser certains dossiers sensibles. Il cite à l'appui les délibérations du Haut conseil de la République et celles des mandatures passées qui sont restées secrètes. Dans sa décision, la Cour fait savoir que l'institution des audiences plénières renforce la célérité attendue de la Cour dans le traitement des requêtes, la mise en œuvre de la transparence qui est un principe universel et correspond à la mise en application du règlement intérieur de la Cour qui édicte le caractère contradictoire et public de la procédure devant la Haute juridiction. Par conséquent, les audiences publiques de la Haute juridiction ne sont pas contraires à la Constitution.
Par ailleurs, d’autres citoyens ou associations se sont respectivement plaints de dommages générés par les opérations de déguerpissement, les mesures restrictives de la loi-cadre sur la pêche et l’aquaculture… Des requêtes qui n’ont pas abouti aux réponses espérées par leurs auteurs.

Société 10 déc. 2018


Maladies virales du manioc : Le Bénin se dote d’un plan d’action national

Au Bénin, la lutte contre les virus, qui attaquent le manioc, est désormais soutenue par un Plan d’action national. Les documents stratégiques entrant dans ce cadre ont été conçus, du 29 au 30 novembre dernier à Grand-Popo, grâce au soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates à travers le Programme ouest- africain d'épidémiologie virale pour la sécurité alimentaire (Ndlr, West african virus epidemiology for foodsecurity, Wave).

Un Plan d’action national de lutte contre les maladies virales du manioc a été effectivement conçu pour le Bénin au terme d’un atelier scientifique organisé dans le département du Mono. Il comporte les interventions à faire avant, pendant et après une attaque de maladies de la mosaïque africaine du manioc (Africancassavamosaicdisease,Acmd) et de la striure brune du manioc (Cassavabrownstreakdisease,Cbsd) ou dans le cas de toute autre attaque virale, à en croire le professeur Corneille Ahanhanzo, coordonnateur du programme Wave-Bénin. Assorti d’un chronogramme de mise en œuvre, le plan définit les interventions institutionnelles et le champ des actions opérationnelles telles que la sensibilisation, l’identification desdites maladies, la riposte et le suivi.
Concernant l’enjeu d’une telle disposition, le professeur Félicien Avléssi, deuxième vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, a expliqué, à l’ouverture de l’atelier, que si l’Acmd est la plus importante maladie de par sa propagation sur le continent africain, la Cbsd, quant à elle, occasionne des ravages pouvant atteindre 90%, voire 100% de sa cible. Il en déduit que les ravages peuvent entraîner les pays victimes dans un scenario catastrophique qu’il faut éviter à tout prix. « Nous devons nous préparer à parer au drame comme s’il est déjà là », a insisté l’universitaire.
Abondant dans le même sens, le directeur du Centre de recherche agricole (Cra Sud), Dr Marcellin Allagbé, souligne que les crises qui adviendraient des maladies virales du manioc peuvent être d’ordre alimentaire ou liées au secteur pharmaceutique et à la fabrication des sachets biodégradables tant les industries de production respectives, justifie-t-il, ont recours au tubercule pour son amidon. Deuxième culture vivrière au Bénin, le manioc est l’aliment de base de près de 800 millions de personnes dans le monde dont 500 millions d’Africains, ont rappelé les scientifiques qui saluent l’attention du gouvernement pour le problème des attaques virales contre le manioc.

Société 04 déc. 2018


Championnat national de football: La FBF reçoit un appui de 100 millions FCFA

La Fédération béninoise de football (Fbf) a bénéficié, ce vendredi 30 novembre à Cotonou, d’un soutien financier de 100 millions de Fcfa. A travers ce sponsoring, le groupe Ofmas International entend accompagner les clubs engagés dans le championnat national de football.

Les membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) ont reçu, vendredi dernier, un chèque de 100 millions de Fcfa du groupe Ofmas International à Cotonou. Par ce geste le groupe entend sponsoriser le championnat national de football. Son Directeur général adjoint et de l’administration, Edmond Atchessi, affirme que l’objectif de ce sponsoring est de soutenir le sport national en boostant le championnat national de football. Selon lui, pour doter le Bénin d’une équipe nationale de qualité, il faut soutenir le championnat national de football. « C’est au travers de cet exercice que sortiront les jeunes footballeurs capables de révéler le Bénin dans le monde entier », a-t-il déclaré. Heureux de ce sponsoring, Francis Koto Gbian, premier vice-président de la Fédération béninoise de football a remercié le donateur et le rassure de la meilleure utilisation des fonds. Selon lui, ce geste important vient à un moment où la Fédération béninoise de football a besoin de moyens pour une bonne organisation du championnat national de football, compétition phare de la Fbf. Il a invité les émissaires du groupe Ofmas à transmettre les remerciements de la Fbf au président directeur général, Mathurin de Chacus. Toutes choses qui permettront d’octroyer des subventions consistantes aux clubs. Il invite d’autres bonnes volontés à lui emboîter les pas pour le bon déroulement du championnat national en général et de la ligue1 en particulier.

Société 03 déc. 2018


Trentième édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida: Les Nations Unies et le Bénin s’engagent à en finir avec la maladie d’ici 2030

La commune de Comè a abrité ce samedi 1er décembre, la 30ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Placée sous le thème « connais ton statut », la campagne de cette année met l’accent sur l’importance du dépistage et appelle à la suppression des obstacles qui y sont liés.

Caravane gigantesque pour sonner la mobilisation et la riposte contre le Vih/Sida. Ambiance des grands jours. Sensibilisation à l’appui. Le décor qui accueille la célébration officielle de la 30è édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida à Comè renseigne sur l’enjeu. Pour cette édition, l’accent est mis sur l’importance de connaître son statut sérologique.
« Le dépistage du Vih est essentiel pour opérer les bons choix en termes de prévention et pour étendre la couverture du traitement antirétroviral ; il est la porte d’entrée pour atteindre les cibles des 90-90-90 », conçoit le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly renchérit : « Si les personnes vivant avec le Vih (Pvvih) ne connaissent pas leur statut, elles ne pourront pas se protéger, ni protéger leurs familles ; si elles ne connaissent pas leur charge virale, elles ne seront pas sûres de l’efficacité du traitement pour protéger leur santé et mettre un terme à la transmission du Vih/Sida ».
Selon lui, le manque d’engagement contre la maladie est une démission. « Le chemin que nous choisirons d’emprunter décidera du combat contre l’épidémie. Soit nous l’éradiquons, soit nous laissons les générations futures continuer de porter le fardeau de cette terrible maladie », dit-il, citant le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres qui invite expressément les Nations à renforcer leur combat.
Cette exhortation revêt tout son sens pour les Pvvih. Car, selon elles, le Sida n’est pas une illusion. « De maladie mortelle voire dégradante, nous sommes passés simplement à une maladie chronique », conçoit le président du Réseau béninois des personnes vivant avec le Vih (Rebap+), Valentin Nassara. Cela ne suffit pas pour baisser la garde. D’où son cri de cœur.
«N’est pas Pvvih, qui veut mais qui peut l’assumer ; nous l’assumons en toute responsabilité. Malheureusement, les médicaments n’existent pas. Certains de mes pairs sont obligés de se rendre à Abidjan pour prendre leurs molécules », se désole-t-il.Sentiment de révolte en leur sein. « Laisser perdurer cette situation, c’est tuer les victimes moralement, psychologiquement et physiquement ; personne n’a voulu être séropositif », lance-t-il.

Assurance et engagements

Le ministre de la Santé est sensible à ces mots. Après avoir expliqué les difficultés des acteurs, il rassure : « Depuis plusieurs jours, les anti rétroviraux de 2ème et de 3ème ligne sont disponibles en quantité et en qualité à la Centrale d’achat des médicaments essentiels. Je vous rassure de mon engagement personnel pour que les problèmes organisationnels que vous avez soulignés soient résolus ».
En Afrique de l’Ouest, 6,5 millions de Pvvih ont été dénombrées en fin 2015 dont 500 mille l’enfants. Au cours de la même année, seulement 36% connaissaient leur statut sérologique, 28% avaient accès au traitement anti rétroviral et 12% recevant un traitement avaient une charge virale indétectable, révèle-t-il. La prévalence du Vih au plan national est de 1,2% soit soixante-neuf mille personnes. Dans le Mono où ce taux est de 2,1%, des milliers de personnes ignorent leur statut sérologique ; ce qui ne leur permet pas d’accéder au traitement, déplore le ministre de la Santé. Le choix de Comè pour abriter les manifestations officielles se justifie.
Le Bilan qu’a présenté la représentante du président de la République au sein du Conseil national de lutte contre le Sida, Valentine Kiki Mèdégan renseigne des efforts que déploie le gouvernement pour arriver à bout de la maladie. Cette dynamique doit être renforcée pour l’atteinte des trois 90 à l’échéance des Odd.

Société 03 déc. 2018


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