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Nouvelles

Jeûne du mois de Ramadan: La recherche du pardon capitale au cours de la deuxième décade
A l’instar de celle d’autres localités du Bénin et du monde entier, la communauté musulmane de Parakou observe depuis vendredi 24 avril dernier, le jeûne du mois de Ramadan. Elle a abordé, dès lundi 4 mai dernier, sa deuxième décade, une période capitale dans la religion islamique. Déjà plusieurs jours passés au titre du jeûne du mois de Ramadan, par les fidèles musulmans de Parakou. Lundi 4 mai dernier, ils ont abordé la deuxième décade. Pour bénéficier des grâces de cette période sainte, ils doivent adopter un certain nombre de comportements. En effet, au cours de la deuxième partie du mois de Ramadan, explique le prédicateur en islam, Moussa Daouda, Allah le Tout Miséricordieux accorde son pardon à tous ses serviteurs, sauf à deux catégories de musulmans. « Il y a, en premier lieu, ceux qui pratiquent de l’idolâtrie. Viennent ensuite les personnes qui sont en animosité, en rivalité avec leurs prochains, parlent mal ou ont de mauvaises intentions », fait-il observer. « Dans la première décade, la miséricorde dont il a beaucoup été question, s’est également fait remarquer dans le quotidien des jeûneurs. Au cours de la deuxième décade, l’heure sera surtout au pardon, avant que l’affranchissement ne soit de mise lors de la troisième», soutient l’imam de la mosquée d’Ar Es Salam de Parakou, Idrissou Boukary Traoré. Le pardon consiste, selon lui, à faire vivre la tribu de Dieu. « Tout fidèle doit le faire sentir dans ses actes », a-t-il poursuivi, tout en invitant les fidèles à redoubler d’efforts. « A chaque moment propice, il est recommandé à tout fidèle de demander pardon à Dieu, avant et après la prise des repas. Il doit également se libérer de tout ce qu’il rumine comme mauvaise idée. Le jeûne lui offre l’occasion de se purifier. Dieu regarde dans les cœurs et apprécie les actes qui sont posés », insiste l’imam. « Il faut continuer à jeûner comme cela se doit, en respectant les normes, les critères. Il s’agit de tout ce qu’il faut, pour que le jeûne soit valable», exhorte-t-il également. Selon l’imam, tout ce qui était obligatoire pour ces fidèles dans la première décade, continuera à l’être pour eux au cours de la deuxième. Dans le cadre de la riposte contre le Covid-19, il les a ensuite conviés à ne pas cesser de respecter les gestes barrières édictés par le gouvernement et que la municipalité de Parakou a renforcés. Société 20 mai 2020


Journée mondiale de la métrologie: Le gouvernement soucieux de la fiabilité des mesures de température
Shadiya Alimatou Assouman, ministre du Commerce et de l’Industrie (Mic) a lancé, hier mardi à son cabinet, la Journée mondiale de la métrologie prévue pour ce jour 20 mai et portant sur le thème: « Les mesures pour le commerce mondial». A l’occasion, elle a attiré l’attention sur l’importance que le gouvernement accorde à la fiabilité des mesures de température en ces temps de Covid-19 tout en revenant sur le rôle des laboratoires de métrologie. Au-delà des autres domaines d’application de la métrologie, le gouvernement ne s’est empêché de s’intéresser à la fiabilité des instruments de mesure de température en cette période de crise du Covid-19. C’est ce qu’a, entre autres, indiqué Shadiya Alimatou Assouman, ministre du Commerce et de l’Industrie (Mic), dans son message de lancement de la Journée mondiale de la métrologie. A travers la célébration de la Journée mondiale de la métrologie édition 2020, a-t-elle fait savoir, le gouvernement entend associer la métrologie à la fiabilité des instruments de mesure de température tels que les thermomètres infrarouges et les thermomètres lasers utilisés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. A cet effet, elle a demandé à l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle de qualité (Anm) de se rapprocher des centres de santé pour les assister dans la gestion desdits thermomètres. Sur le plan international, a-t-elle mentionné, les préoccupations pour l’édition 2020 portent sur le thème: « Les mesures pour le commerce mondial ». Selon la ministre du Commerce et de l’Industrie, en choisissant ce thème, la communauté internationale se soucie de promouvoir le rôle important que jouent les mesures pour faciliter un commerce mondial équitable, garantir la conformité des produits aux normes et réglementations et satisfaire les attentes des clients en matière de qualité. Elle n’a pas manqué d’évoquer le rôle des laboratoires nationaux de métrologie. A l’en croire, ceux-ci font évoluer en permanence la science de la mesure en mettant au point de nouvelles techniques de mesure selon le niveau de sophistication requis. Le Bénin n’est pas en marge de tout ce qui se fait au niveau international. Ses différents laboratoires prennent part aux travaux de comparaison coordonnés par le Bureau international des poids et mesures (Bipm) afin d’assurer la fiabilité des résultats de mesure dans le monde, a-t-elle indiqué. En ce qui la concerne, a poursuivi la ministre du Commerce et de l’Industrie, l’Organisation internationale de métrologie légale (Oiml) s’occupe de l’élaboration des recommandations internationales. Ces dernières permettent d’aligner et d’harmoniser dans le monde entier les exigences dans de nombreux domaines dont les masses, les préemballés, les compteurs d’eau, d’électricité. Faisant l’historique de la journée, Shadiya Alimatou Assouman a rappelé que le 20 mai célèbre l’anniversaire de la signature de la Convention du Mètre en 1875. C’est une manifestation annuelle à l’occasion de laquelle plus de quatre-vingts pays célèbrent l’impact des mesures dans notre vie quotidienne. Actualités 20 mai 2020


Pour une promotion de la pêche artisanale sur le lac Nokoué : Focus sur «acadja»
Concernant la pêche sur le lac Nokoué et la gestion de ce plan d’eau, des approches de réflexion évoquent, depuis quelque temps, la diminution de la faune aquatique, la disparition de certaines espèces, voire l’improductivité totale de la pêche. Cependant, ces approches de réflexion mentionnent rarement certains facteurs et données d’ordre halieutique, ichtyologique, hydrobiologique, géomorphologique, écologique…qui hypothèquent lourdement la productivité des activités halieutiques ayant cours sur ce plan d’eau. En scrutant les lignes suivantes, il apparaît que le phénomène de l’improductivité observé aujourd’hui dans l’exercice des activités halieutiques au Nokoué résulte beaucoup plus du manque d’échanges alternés entre la mer, le chenal de Cotonou et le lac, de l’instabilité des saisons, puis de la pollution du lac engendrée par d’autres facteurs extérieurs aux actions des Toffins dont on entend souvent dire qu’ils polluent et encombrent le lac par les parcs «acadja». Avec esprit critique, ces lignes passent au scanner ces facteurs souvent tus pour les analyser et jauger leur impact sur la productivité du lac Nokoué. 1- Impact du chenal de Cotonou et de la construction du port de Cotonou sur la productivité du lac Nokoué Rétablir l’interaction entre la mer, le chenal et le lac Nokoué… A l’analyse, c’est la reproduction des espèces halieutiques qui assure la productivité d’un lac. Le phénomène de l’improductivité du lac Nokoué relève fondamentalement d’abord du cours normal de la reproduction de la faune aquatique. Cette dernière présuppose de bonnes conditions hydrobiologiques, atmosphériques, d’alternance climatique…Plus haut, nous rappelions que «Acadja» répond bien aux conditions hydrologique et biologique du lac Nokoué et que ce dernier communique avec l’océan Atlantique par le biais du chenal de Cotonou. Le chenal de Cotonou est en fait un débouché artificiel creusé au XIXe siècle qui a subi un certain nombre de modifications dans son fonctionnement hydrologique suite à la réalisation de certains ouvrages. Il forme un couloir connecté au lac Nokoué par un entonnoir qui répartit le débit du chenal dans le lac au gré des flots et des jusants. Il joue un grand rôle dans le fonctionnement du Lac Nokoué. Ce chenal a été temporairement ouvert en 1885 et de façon permanente en 1959. Or, l’on sait que la qualité de l’eau constitue un élément important qui pèse lourd dans le système normal de la reproduction de la faune aquatique. A observer l’eau du Nokoué, on peut se rendre compte qu’elle accumule une salinité prononcée sous l’influence de l’écoulement des eaux marines provoqué par l’ouverture du chenal de Cotonou. «Depuis l’ouverture de ce chenal, la salinité des eaux de l’océan de même que les organismes vivants prédateurs et les mollusques provenant de l’océan influencent négativement les populations de poissons dans les acadja». L’ouverture permanente de ce chenal affecte beaucoup la productivité et l’épanouissement du lac Nokoué. Une bonne approche de la question de l’improductivité du lac Nokoué ne peut passer sur cette dimension des faits. Pour mieux traiter cette question, il convient que les autorités en charge du secteur de la pêche dans notre pays pensent à une politique de restauration du rapport qui devrait exister entre la mer, le chenal de Cotonou et le lac Nokoué. Cela est gage de fécondité des activités halieutiques sur ce plan d’eau. L’histoire nous apprend que le port de Cotonou a été construit en 1961-1965. Avant la construction de ce port, la communication entre la mer et le lac via le chenal de Cotonou était automatique. L’alternance entre l’ouverture et la fermeture du débouché lagunaire était naturelle. «Avant la construction du port de Cotonou, on observait un équilibre bioécologique du lac, ce qui se traduisait par la fermeture et l'ouverture alternées du chenal de Cotonou sur un rythme de trois ans. Depuis 1986, les échanges d'eau entre le lac et l'océan sont permanents, une série de brèches ayant été faite récemment dans le barrage rocheux, qui apparaîtcomme une succession de tas de blocs émergeant à peine au-dessus de l'eau, et entre lesquels peuvent se glisser les pirogues (Vennetier, 1991; Principaud, 1993)». Ainsi, de ces échanges naturels positifs entre l’océan et la lagune, le lac était enrichi d’une variété d’espèces halieutiques. «En lagune fermée, les eaux lagunaires étaient chargées de débris organiques favorables au développement et à la prolifération des micro-organismes (J.P de Souza, 1987). Cette situation entraînait l'abondance dans le lac de diverses espèces d'eau douce et d'eau marine de valeur économique très importante. Ceci expliquait le rendement élevé des acadja jusqu'en 1959» . Mais, la donne va être bouleversée dans le cadre des travaux d’aménagement et de construction du port de Cotonou. «Mais depuis la construction du port, le lac connaît d'importantes modifications morphologiques, hydrologiques et écologiques comme l'a rappelé P. Vennetier (1991) : la pêche s'y est considérablement dégradée». On assista à une baisse considérable des prises qui, par exemple entre 1959-1969, ont dégringolé de 15 500 tonnes à 5 700 tonnes. Ce plus bas tonnage resta tel, les années suivantes… Puis, la forte teneur en salinité du lac à l’époque a provoqué la prolifération des mollusques prédateurs et des tarets qui affectaient fortement les parcs en branchages «acadja». A la suite de la construction du port de Cotonou qui a eu des répercussions négatives sur le lac Nokoué, le gouvernement d’alors, dans le but de restaurer la situation, a encore initié la construction d’un barrage qui, au lieu de corriger le tir, a engendré la fermeture de la passe, la sédimentation, le comblement progressif du lac et des problèmes hydrobiologiques nonnégligeables . «Cette situation (les conséquences de la construction du port sur le lac Nokoué) a amené les autorités béninoises dès 1979 à recourir à la construction d'un barrage qui, pour être fonctionnel, doit pouvoir obstruer périodiquement le débouché lagunaire. Malheureusement, la construction de celui-ci a connu une erreur d'appréciation à propos du milieu marin, engendrant des perturbations hydrobiologiques du fait de la fermeture totale du chenal de Cotonou. Legéographe béninois M. Baglo l'a pertinemment montré en 1980». Le barrage devait servir à réguler les échanges mer- lagune. Mais, selon Baglo, lors des travaux de construction, il apparut une flèche littorale de sable qui s’est naturellement formée derrière le barrage en chantier. Cette flèche a exagérément pris de hauteur, a fait couper les échanges qu’on désirait et a conduit à la fermeture totale du chenal de Cotonou en 1980. Le système de régulation qu’on recherchait n’advint plus. Insatisfaits et toutefois préoccupés par la situation, des pêcheurs à l’époque se sont mobilisés pour restaurer l’ouvrage. En Octobre 1985, ils se sont efforcés au moyen d’un bulldozer d’ouvrir le long de la rive occidentale une passe large d’une vingtaine de mètres. Et pour faciliter l’écoulement des eaux de crue, ils firent dans le barrage rocheux une série de brèches. De fait, à partir de cette intervention des pêcheurs, les échanges d’eau entre la mer et le lac ont repris, mais à un débit faible et à compte-gouttes. Un certain équilibre semblait être rétabli. Depuis 1985, la salinité de l’eau du lac Nokoué évolue selon le rythme des saisons. Tantôt elle s’élève, tantôt elle diminue, comme ça fonctionnait avant la construction du port. Subséquemment, la pêche se mit à redevenir plus productive. Les prises annuelles qui avaient chuté à 5700 tonnes ont commencé à remonter. Depuis les années 1980, la pêche a retrouvé approximativement sa productivité d’avant la construction du port. Les prises tournaient désormais autour de 15 000 tonnes et plus. Ces nouveaux résultats de la pêche semblaient arranger les pêcheurs qui s’en sont contentés et s’en contentent jusqu’à nos jours. Cependant, l’expérience avec la fermeture du chenal de Cotonou en 1980 a fait son chemin et s’avère non-concluante de nos jours. Le constat de l’improductivité de la pêche aujourd’hui au lac Nokoué dit long sur l’inefficacité de la fermeture du chenal de Cotonou. Cette situation n’arrange plus les pêcheurs. Il y a urgence que les autorités gouvernementales et les spécialistes de la pêche dans notre pays se penchent prioritairement sur la question de l’interaction entre la mer, le chenal de Cotonou et le lac Nokoué. Pour nous, la restauration et la régulation du système des échanges entre la mer, le chenal et le lac se présentent comme le premier défi auquel doit d’abord s’intéresser le projet de réforme de la pêche au Nokoué. «Le préalable essentiel est la correction du barrage à pertuis installé dans la «lagune» de Cotonou. Sur ce point, la situation la plus favorable pour la pêche en lagune et pour l'installation des acadja dans le lac Nokoué résulterait de l'ouverture et de la fermeture alternatives du chenal. Pour les Toffins en particulier, il faut aménager des pertuis au beau milieu de la digue, tout en prenant soin de construire une jetée parallèle à l'ouverture entre le barrage et l'ancien pont, afin de protéger ce dernier contre les grands courants marins. Par ailleurs, d'après les études de M.A. Baglo (1980), la suppression de la digue de Placodji et la construction d'un épi ouest permettraient au barrage de devenir pleinement fonctionnel» . 2- Impact de l’instabilité des saisons sur la productivité du lac Nokoué La reproduction des espèces aquatiques intègre les conditions climatiques optimales comme la bonne température, la bonne atmosphère, l’oxygénation, l’alternance des saisons… De façon générale, les espèces de la faune aquatique se reproduisent suivant l’alternance des saisons. Par exemple, certains poissons d'eau douce fraient au moment des crues, quand le niveau d'eau augmente dans les rivières et les lacs. Les poissons tropicaux et subtropicaux fraient, eux, pendant la saison des pluies, au moment où la ponte a le plus de chance de survivre dans les eaux troubles et les courants rapides. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le changement et le réchauffement climatiques au plan mondial génèrent de lourdes conséquences néfastes sur les activités humaines nécessitant des conditions climatiques optimales telles celles agricoles et piscicoles. L’instabilité des saisons qui s’observe partout de façon générale se présente comme l’une des répercussions du changement climatique. Cette instabilité des saisons chamboule la pratique de la pêche au Nokoué et impacte énormément le système de reproduction naturelle des espèces aquatiques. Les praticiens de la pêche au lac Nokoué ont évoqué à plusieurs reprises lors des échanges directs avec eux l’influence fort négative de l’instabilité des saisons sur la reproduction naturelle des poissons. Ce phénomène de l’instabilité des saisons est à considérer pour appréhender les problèmes affectant la reproduction de la faune aquatique. 3- Facteurs et acteurs de la pollution et du comblement du lac Nokoué La productivité d’un lac dépend de la qualité de l’eau qui l’alimente. De fait, l’on peut se poser des questions sur la qualité de l’eau du lac Nokoué. Cette eau présente-t-elle les conditions physico-chimique et hydro-biologique optimales pour donner vie à la faune aquatique afin de favoriser la productivité des activités halieutiques ? L’Ong Boussole de la Cité a fait étudier l’eau du lac Nokoué en septembre 2016 par l’entreprise canadienne Technologies Ecofixe de Laval en collaboration avec une autre entreprise de Laval appelée Umalia. Le Responsable de l’Ong Bc, Hyppolite Dansou, rapporte les résultats de l’étude en ces termes : «Nous avons fait analyser l'eau de notre lac et de notre rivière, récemment. Heureusement, cette analyse ne nous a révélé aucune présence de produits chimiques. Mais il y a des bactéries d'origine biologique qui contaminent notre eau». Il reste en jeu l’hypothèse d’une pollution bactériologique qui découlerait entre autres des rejets de déchets ménagers et de fèces dans l’eau du lac; encore que ces déchets ménagers et ces fèces en décomposition pourraient favoriser la formation du plancton qui constitue l’aliment de base naturel pour les poissons. A la lumière de ces résultats, la question de la pollution du lac Nokoué dont on entend souvent parler est à relativiser. Elle est à aborder avec circonspection et esprit critique pour ne pas dégénérer dans des lectures unilatérales qui trouvent les parcs en branchages «acadja», responsables des phénomènes de l’encombrement du lac et de la pollution de l’eau du Nokoué. Pourtant, il est d’autres facteurs polluant l’eau du lac Nokoué ! L’invasion périodique des jacinthes d’eau qui assaillent le lac pendant la crue et qui pourrissent dans l’eau quand cette dernière devient saumâtre en période de décrue est un phénomène qui pollue gravement le lac. Et ce phénomène n’est pas lié à une action des habitants du Lac. Un autre facteur de pollution du lac Nokoué se manifeste dans les rejets des déchets ménagers. «Les rives du chenal sont occupées par de nombreux dépotoirs sauvages d’ordures ménagères». Des tas de déchets domestiques solides et liquides sont jetés dans la lagune de Cotonou qui les déverse finalement dans les eaux du lac Nokoué. Les marchés installés dans les villes côtières comme le marché Dantokpa constituent des sources importantes de pollution des cours d’eau. Les résidus issus des activités commerciales qui se déroulent dans ces marchés sont rejetés dans la lagune de Cotonou et se répandent dans le lac. Il est aussi des déchets émanant des ménages des peuples environnant le Nokoué qui en ajoutent à la pollution de ce lac. Aux déchets ménagers viennent se greffer les déchets industriels dont la forme de pollution est gravissime. La plupart des sociétés industrielles du pays sont installées dans la zone côtière et rejettent de lourds produits toxiques dans les eaux marines et lagunaires . «Les industries qui sont concentrées autour de Cotonou rejettent leurs effluents dans le chenal de Cotonou et contribuent ainsi à sa pollution chimique (Soclo, 1999)» . La gestion des déchets (domestiques, industriels, médicaux…) est un problème général qui se pose partout dans le pays. Pour pallier les rejets de déchets tous azimuts, il incombe à l’autorité étatique d’engager des politiques susceptibles d’aider les citoyens et les sociétés industrielles à bien traiter les déchets ménager et industriel. En ce qui concerne le cas des populations du Lac Nokoué, l’Etat peut saisir l’occasion du projet «Réinventer Ganvié» pour ordonner une bonne politique de gestion des déchets ménagers et de lutte contre les jacinthes d’eau. L’Etat peut aussi faire construire des toilettes publiques pour les populations lacustres. Ce sont sans ambages tous ces facteurs de pollution qui entraînent le phénomène de comblement et d’ensablement du lac Nokoué. Le barrage construit dans les années 1978 sur le chenal de Cotonou, disions-nous, est un facteur favorisant le comblement du lac Nokoué. Par ailleurs, la plupart des rigoles à Cotonou et à Abomey-Calavi sont construites et orientées vers la lagune et le lac. De la sorte, elles déversent d’importantes quantités de sable et d’eaux usées dans la lagune et le lac. «Les exutoires de plusieurs collecteurs des eaux usées de la ville de Cotonou débouchent dans le chenal et le lac, rendant le degré de pollution très alarmant» . Il s’ensuit que les caniveaux sont aussi responsables du phénomène d’ensablement et du comblement du lac Nokoué. L’expérience des praticiens de la pêche «acadja» que nous avons contacté pour appréhender le phénomène montre que la nature elle-même procède périodiquement à l’épuration du lac. Pendant la crue, la montée des eaux, par un système naturel de purification et d’assainissement, fait décanter et emporter les résidus de branchages «acadja». Qui plus est, la présence dans le lac Nokoué des huîtres qui sont des organismes sessiles aux branchages «acadja» revêt une grande importance écologique. Elles participent à la bonne santé des écosystèmes aquatiques. Sans les pêcheries «acadja», on n’aurait pas d’huîtres dans le lac Nokoué. Selon des études, elles jouent un rôle d’épurateur dans l’eau (Newell 1988). Elles représentent un facteur nonnégligeable de l’assainissement des eaux prévu naturellement par l’écosystème lui-même. Il va sans dire que, par leur présence au lac Nokoué, les huîtres contribuent déjà à la purification de ses eaux. 4- «Acadja» : facteur de déforestation ou valorisation de la jachère? La déforestation désigne le phénomène de régression durable des surfaces couvertes de forêts, qu’il soit d’origine anthropique ou naturelle. Si une forêt repousse après une coupe, une attaque d’insectes xylophages ou un feu, on ne parle pas de déforestation. Toute coupe de bois n’est pas déforestation…Pourtant, «acadja» est malheureusement perçu comme un facteur de déboisement ! A contrario, l’abattage des branchages «acadja» se passe dans des forêts secondaires sur des terres incultes, des terres en friche, ou dans des champs en jachère…La forêt secondaire est - par opposition à la forêt primaire- une forêt qui a repoussé (plantée ou de manière spontanée) par régénération naturelle, en une ou plusieurs phases après avoir été détruite ou exploitée par l’homme. La jachère désigne une terre non cultivée temporairement pour permettre la reconstitution de la fertilité du sol ; elle est aussi une terre non ensemencée pour la faire reposer pendant un temps relativement long. La jachère peut s’étendre sur 2 ans, 4 ans voire 8 ans. Une friche est un terrain précédemment exploité, mais qui a été par la suite abandonné par l’homme et envahi par une végétation spontanée. C’est une terre inculte. Elle n’est ni entretenue, ni cultivée, ni productive. Si des parties sont accessibles sur la terre en friche, on peut y exercer des activités marginales comme pâturage, cueillette, braconnage, chasse, pêche ou autres activités… Dans un travail de recherche sur acadja portant le titre «Acadja, un système traditionnel de pisciculture extensive dans les eaux lagunaires d’Afrique de l’Ouest et son importance pour la végétation en jachère au Bénin», Stephanie Weinzierl, de l’université de Hohenheim en Allemagne, Département de l’écologie agricole, démontre comment «acadja» peut être un facteur de valorisation de la jachère et des terres en friche. Dans la même dynamique, un autre travail de recherche intitulé l’origine des branches «acadja» et les routes de transport dans la province Atlantique et portant la signature de Weinzierl et de Karsten Vennemann, mentionne la provenance et le processus d’acquisition des branches «acadja». Celles-ci viennent des soles où prédominent les bosquets. Les branches «acadja» sont prélévées sur les sols en friche: «Les champs autrefois étaient cultivés pour plusieurs années permettant une restauration de la fertilité du sol par la jachère. Les «acadja» sont actuellement coupés sur les terrains en friche où les buissons et arbustes poussent après cultures. Les branches de 3 à 4 mètres de longueur et 1 à 2 cm de diamètre sont coupées sur les friches de plusieurs années». Les investigations ont pu répertorier différentes espèces de branches d’arbustes que les pêcheurs utilisent habituellement pour construire les parcs «acadja». Il s’agit de: Dialiumguineense(assossoètin), Lecanoidiscuseupanoides (ganhotin), Psidiumgoyavapomiferium (kinkountin), Uvariachamae (gbannantin), le niaouli, le palmier, le bambou (gbaglo), le Leuceana (Aglatin)… En revanche, la croissance démographique du milieu lacustre a suscité un grand besoin des activités de pêche pour survivre socialement et économiquement. Etant donné que «Acadja» est la technique la plus prometteuse, les acquéreurs de parcs «acadja» sont devenus nombreux. Le besoin de branches d’arbrisseaux se manifeste de façon accrue; cela a donné lieu à la sollicitation poussée et intempestive des champs en friche ou en état de jachère. Vu la demande massive en branches et bosquets, le temps de jachère pour permettre la restauration de la fertilité du sol n’est plus respecté. L’espacement entre les périodes de coupe s’amenuise de plus en plus. Dans le cours du temps, la technique de pêche «acadja» a évolué en se perfectionnant. Sous l’angle de l’acquisition des branchages, les pêcheurs eux-mêmes ont eu l’intuition d’une solution alternative. De nos jours, pour éviter toute tendance au déboisement, la majorité des pêcheurs et les grands praticiens d’«acadja» au lac Nokoué ont acquis, selon l’Union nationale des pêcheurs continentaux et assimilés du Bénin (Unapecab), des terrains dans les villes environnantes et y font des plantations pour extraire au temps opportun les branchages «acadja» dont ils ont besoin pour la pêche. Cette alternative écarte toute opinion de déboisement portant atteinte à l’écologie et s’inscrit bien dans la droite ligne des recherches de pistes de solution en faveur de l’exploitation des parcs en branchages. A propos du projet de la réorganisation de la pêche au Nokoué, ces suggestions de Principaud méritent d’être prises en grande considération pour sauvegarder et promouvoir les pêcheries «acadja» : «En toute objectivité, il faudrait que la direction des Eaux et Forêts mette en œuvre des programmes de reboisements à proximité du lac, dans les régions d'Abomey-Calavi, de Zè et de Tori. La coopération allemande dans cette région du Sud-Bénin va dans ce sens. Il faudrait que les différents acteurs trouvent des essences à croissance rapide et convenant à l'édification des acadja. Ainsi, le Leucaena, souvent cité par les spécialistes et connu sous le nom d'Aglatin, peut atteindre 7 m dès la première année de la plantation et repousse très vite lorsqu' il est coupé. Il est déjà en partie utilisé pour les acadja sur le lac.Il revient donc au Carder Atlantique d'aider les Groupements à Vocation Coopérative (G.v.c) dans la région à avoir leur propre plantation afin de sauvegarder les acadja qui, (…), font du lac Nokoué un des lacs les plus productifs du continent africain». 5- Pour une écologie intégrale L’écologie est la science qui se consacre au rapport entre l’homme et son environnement naturel. Il n’y a pas et ne peut y avoir d’écologie environnementale sans écologie humaine. En fait, les approches de réflexion autour des activités de pêche au lac Nokoué gravitent autour des préoccupations écologiques. L’on se montre soucieux de la protection de l’écosystème. Mais, l’on paraît peu attentif au sujet central de l’environnement. «Respecter l’environnement ne veut pas dire que l’on considère la nature matérielle ou animale comme plus importante que l’homme» .La dignité humaine fait partie intégrante des questions de protection de l’environnement. Dans tout projet écologique, l’on ne doit ni oublier, ni sous-estimer la primauté de l’homme dans la création. Cette dernière n’est pas plus importante que l’être humain. Toute écologie environnementale exprime sa pertinence quand elle embrasse les dimensions sociale, spirituelle, matérielle, économique et culturelle de la personne humaine… Avec le lac Nokoué exploité au moyen des diverses techniques de pêche, les «Toffins» parviennent à joindre les deux bouts et à répondre convenablement aux besoins fondamentaux de la vie. C’est au moyen des produits de pêche que le «Toffin» se prend socialement en charge, se nourrit, se loge, se vêtit, se soigne, fréquente l’école… De nos jours, l’accent est beaucoup plus porté sur une gestion rationnelle et intégrée des ressources naturelles. Cette gestion rationnelle et intégrée suggère de prendre en compte aussi bien les réalités sociale, économique et culturelle du milieu humain que les réalités écologiques dans la planification de l’exploitation des ressources naturelles. «Aujourd’hui, l’analyse des problèmes environnementaux est inséparable de l’analyse des contextes humains, familiaux, de travail, urbains, et de la relation de chaque personne avec elle-même qui génère une façon déterminée d’entrer en rapport avec les autres et avec l’environnement». La gestion intégrée des ressources insinue d’associer l’ensemble des acteurs sociaux à la gestion des ressources. Le projet de réforme concernant la pêche au lac Nokoué, tout en recherchant la protection de l’écosystème, veillera à tenir compte de la dimension socio-économique de la vie des «Toffins». Installés au lac Nokoué depuis le XVIIe siècle, les «Toffins» se sont adaptés à la vie aquatique et ont acquis de l’expérience en matière de pêche. Il va sans dire qu’il est bienséant qu’on implique les praticiens de la pêche dans le déroulement des futures réformes halieutiques au Nokoué. A cet effet, les membres de l’Unapecab et de l’Association Tofin-Djlado sont très indiqués. Ce serait inconvenant de les écarter. Pour ne pas conclure : «Sauvegardons acadja» pour un développement intégral de l’homme… Après le parcours panoramique (cf. l’article précédent) sur l’importance socioéconomique du lac Nokoué, le génie créatif des «Toffins», le fonctionnement et la rentabilité d’Acadja, l’impact du chenal et du port de Cotonou sur le lac, la pollution, le comblement du lac et l’instabilité des saisons sur la productivité du lac…, on se rend compte que la pêche artisanale reste à promouvoir. Les divers engins et techniques de pêche artisanale évoqués précédemment relèvent du génie créatif des populations du Lac Nokoué qui se sont installées dans cette région et s’y sont adaptées depuis le XVIIe siècle. Sans circonspection ni perspicacité, on fait tôt de taxer ces techniques et engins artisanaux de pêche d’engins prohibés ou illégaux. La grande majorité des recherches scientifiques explorées ne suggèrent pas de les prohiber, mais de les promouvoir tout en visant à les perfectionner. Le «quick scan» sur «acadja» en particulier révèle qu’il fait plus de bien que de mal. De ce fait, il est à promouvoir. «La technique des acadja a incontestablement des effets positifs dans cette partie du sud-est du Bénin aussi bien sur le lac Nokoué et la rivière Sô que sur les populations. Elle demeure la technique de pêche la plus satisfaisante. Il va donc de l’intérêt de ce pays de sauvegarder cette originalité dont l'environnement reste à maîtriser. Par surcroît, l'organisation adéquate de l'exploitation des acadja sur le lac Nokoué contribuera au bien-être des Toffins. (…) En effet, les Toffins, si les acadja étaient plus efficaces encore, pourraient mieux se soigner, se loger, senourrir et même s'instruire (…)» . Dans le même ordre d’idées, David Hounguê, Président de la Fédération nationale des pêcheurs du Bénin renchérit : «Sans l’acadja, il n’y aura plus de poissons dans le Nokoué parce que les espèces qui vont quitter la mer ne trouveront plus de refuge pour se reproduire. De même, celles qui quitteront le fleuve Ouémé via la lagune de Porto-Novo vont devoir repartir faute d’abri» . Pour lui, la généralisation de l’interdiction d’«acadja» à tous les plans d’eau du pays a été une monumentale erreur dans la loi 2014. David Hounguê martèle:«L’acadja était déjà interdit dans le lac Ahémé parce que ce plan d’eau est un creux. Ce n’est pas la même configuration que le Nokoué. Ce sont les cadres qui ont mené des études pour conclure que l’acadja ne peut pas quitter le Nokoué parce qu’il permet la reproduction des ressources halieutiques. Aujourd’hui, les jeunes cadres, par alchimie, estiment que l’acadja est un problème pour le Nokoué. Même nos parents nous ont toujours enseigné que celui qui va demander qu’on détruise l’acadja veut la mort du Nokoué» . Dans l’optique d’une pêche durable, la restauration de l’alternance des échanges entre la mer, le chenal et le lac Nokoué puis la dépollution du chenal et du lac constituent prioritairement de nos jours les défis les plus urgents à relever pour le succès du projet d’assainissement du lac Nokoué et de réorganisation de la pêche qui doit s’y exercer. Cependant, ledit projet ne se limitera pas à la seule quête de la protection de l’écosystème du Nokoué, mais, dans la perspective d’une écologie intégrale, il tiendra aussi bien compte de la situation socioéconomique précaire des «Toffins». L’écologie environnementale ne va pas sans l’écologie humaine. Une bonne politique de pêche considère à la fois, et la situation écologique du plan d’eau, et la personne humaine dans ses dimensions socio-économiques. Pour un développement intégral de l’homme, et en particulier des «Toffins», l’écologie environnementale et celle humaine doivent être tenues en tandem. Cela est gage d’une pêche durable, d’une aquaculture intégrée et d’une situation sociale humainement digne. Abbé Anicet HOUENOU Prêtre Environnement 20 mai 2020


Sécurisation des élections communales dans le Couffo: Mission réussie pour la Police républicaine
Elles sont saluées de tous comme une réussite au double niveau de l’organisation et de la mobilisation des acteurs en dépit de la psychose du coronavirus. Les élections communales du dimanche 17 mai, n’ont enregistré aucun incident majeur. Pour parvenir à ce résultat, il a fallu, entre autres recettes, le professionnalisme de la Police républicaine pour faire respecter les règles dans le Couffo. De la campagne électorale au scrutin du dimanche 17 mai, en passant par le déploiement du matériel électoral et sanitaire, la Police républicaine n’a pas baissé la garde dans le Couffo. En alerte permanente,les différentes unités agissant sous la houlette du commissaire divisionnaire de Police, Constant Cachémé, directeur départemental de la Police républicaine, ont joué leur partition tant en matière de sécurité des biens et des personnes que dans le cadre du respect des gestes barrières contre la propagation du Covid-19. D’abord au niveau des mairies comme dans les arrondissements où la répartition du matériel électoral et sanitaire a été effectuée, les fonctionnaires de Police affichaient une présence dissuasive. Ils ont également veillé de jour comme de nuit sur le matériel. Ceci, sans manquer à leur mission quotidienne de patrouille. Aucune perte n’a été déplorée par le personnel électoral de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Constant Cachémé, directeur départemental de la Police républicaine, et ses unités ont ensuite mis un point d’honneur à faire respecter les règles encadrant les regroupements d’individus au titre des mesures contre la propagation du coronavirus. Intransigeants sur les principes établis, ils n’ont pas hésité à empêcher, de main ferme, des tentatives d’organisation de meetings et de caravanes. Pour les communales, il a été retenu une campagne exclusivement médiatique et quelques activités de sensibilisation ne devant pas mobiliser plus de dix personnes. Aussi, le recours aux équipements de sonorisation et aux crieurs publics a été autorisé en lieu et place des anciennes pratiques de meetings géants.Il est important de rappeler que la Police républicaine a été également présente, dimanche 17 mai, au niveau des centres de vote du département. Les opérations de dépouillement, le transport des procès-verbaux et le reste du matériel ainsi que la phase de compilation des résultats de vote au niveau des diverses coordinations de la Cena se sont également déroulés en présence des fonctionnaires de la Police républicaine. Caravane dispersée à Klouékanmè Au bilan du volet sécuritaire des communales dans le Couffo, aucun incident majeur n’a été relevé. Le processus électoral est allé à son terme dans tous les arrondissements. Non seulement pour avoir contribué à cela, l’on peut tresser des couronnes de lauriers à la direction départementale de la Police républicaine mais également pour avoir empêché l’exposition des militants aux risques de contamination au coronavirus. Et ce n’est pas sans peine, notamment au dernier jour de la campagne électorale où les anciennes pratiques de meetings et de caravane ont voulu revenir en scène.D’Aplahoué à Djakotomey en passant par Klouékanmè, Lalo, Toviklin et Dogbo, les tentatives de transgression des règles convenues contre le Covid-19 ont été fortes. Mais en face, la Police républicaine s’est montrée, professionnelle toutes les fois qu’elle est intervenue. Au moins deux cas en donnent la preuve. Le premier s’est produit à Klouékanmè.Il est relatif à une situation d’entêtement qui aurait pu dégénérer, vendredi 15 mai dernier, entre acteurs politiques et fonctionnaires de police. Il est le fait de certains candidats et leurs soutiens qui ont tenu à boucler leur campagne par une caravane géante au mépris des principes convenus. Sourds aux rappels à l’ordre,les caravaniers ont progressé jusqu’au niveau du marché des produits agricoles qui s’animait. Et ce n’est qu’à ce niveau que la Police républicaine a pu finalement s’imposer et disperser la caravane. Le second cas a été la soirée du scrutin agitée à Azovè où une foule de manifestants avait pris d’assaut le siège de l’arrondissement, cadre de travail de la coordination d’arrondissement de la Cena. A cette étape encore, les collaborateurs du commissaire divisionnaire de Police, Constant Cachémé, ont montré leur professionnalisme.Pas de blessés, ni de pertes en vie humaine au bout de ce mouvement d’humeur qui a duré jusqu’au petit matin du lundi 18 mai. La situation n’a pu se décanter que grâce à l’intervention du préfet du département, Christophe Mègbédji. Société 20 mai 2020


Expropriation de terres pour la construction d’infrastructures: Le prix du m2 des domaines annoncé aux acquéreurs
Le préfet du département de l’Atlantique a rencontré les acquéreurs de parcelle concernés par l’expropriation de terres aux fins des travaux de construction d’infrastructures, ce mardi 19 mai 2020. L’objectif est de leur annoncer le prix du mètre carré fixé par le gouvernement. Au terme des échanges, Jean Claude Codjia a informé les acquéreurs que le prix approuvé par le gouvernement par site fait suite à l’évaluation foncière et immobilière et du référentiel des prix de cession de la loi des finances pour la gestion 2019. Ainsi, pour le site des logements sociaux de Ouèdo, le coût au mètre carré  est fixé à 2 450 F. Le prix du site de la cité administrative d’Ahossougbéta dans la commune d’Abomey-Calavi est fixé à 3000 F par m2. Par rapport au site devant abriter le marché de gros, le prix du m2 est fixé entre 3500 F et 8000 F. Le prix au m2 du site du marché de Ouègbo est 1800 F. A Abomey, le prix au m2 du site des logements sociaux est à 800 F, celui de Parakou est fixé à 1750 F. Le site de la caserne militaire d’Allada est cédé à 200 F le mètre carré et celui de la cité administrative de Natitingou est à 800 F. « Ces prix unitaires sont la résultante des coûts issus des évaluations foncières et immobilières et du référentiel des prix de cession de la loi des finances pour la gestion 2019 », a rappelé Jean Claude Codjia, préfet du département de l’Atlantique, avant d'inviter les personnes touchées par ce projet de déposer leur dossier pour être indemnisées.     Actualités 19 mai 2020


Communales et locales 2020: 326 incidents recensés, selon la plateforme électorale des Osc
A travers une déclaration  rendue publique, lundi 18 mai dernier, la plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc) informe qu’elle a recensé, au plan national, 326 incidents et insuffisances lors du scrutin du dimanche dernier. Actualités 19 mai 2020


Cour d’appel : Ignace Sossou prend 6 mois de prison ferme et une amende de 500.000 F Cfa
En détention depuis le 24 décembre dernier, Ignace Sossou recouvrera la liberté le 24 juin prochain. La Cour d’appel de Cotonou dans l’arrêt rendu, a revu à la baisse la condamnation du journaliste. Dans l’affaire qui l’oppose au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou, Ignace Sossou est condamné à 12 mois de prison dont 6 mois ferme et 6 mois de sursis avec une amende de 500 mille francs Cfa. Le verdict de la Cour d’appel vient donc réduire la condamnation du journaliste en première instance. Pour rappel, Ignace Sossou avait écopé d’une peine de 18 mois de prison assortie d’une amende de 200 mille francs Cfa. C’est suite à la publication de tweets sur des propos qu’aurait tenus le procureur de la République, Mario Metonou, lors d’une conférence organisée jeudi 19 décembre dernier par l’agence de développement des médias Canal France International (Cfi). Ne s’étant pas reconnu dans les propos relayés, le procureur avait alors porté plainte. Le journaliste sera interpellé au lendemain de la publication, le 20 décembre avant d’être condamné en première instance le 24 décembre. L’appel interjeté par son conseil lui permet ainsi de bénéficier d’une réduction de peine. Actualités 19 mai 2020


Création de nouveaux sièges de conseiller communal: Le conseil d’Aplahoué passe à 29 membres
Le Couffo a élu, dimanche 17 mai dernier dans les six conseils communaux du département, un nombre plus important de conseillers que ceux sortants. C’est en respect de l’une des réformes intervenues dans la loi numéro 2019-43 portant code électoral en République du Bénin. Ainsi, cinq à six nouveaux sièges sont créés par commune. « Le conseil communal est composé de neuf membres au moins et de quarante-neuf membres au plus. Le nombre de conseillers à élire par commune varie en fonction de l'importance de la population… ». Telles sont les dispositions de l'article 182 de la loi numéro 2019-43 portant code électoral en République du Benin. Concernant les critères d'appréciation de « l'importance de la population » devant déterminer le nombre des membres à élire au conseil, le texte clarifie qu’entre autres, vingt-neuf conseillers sont élus dans les communes comportant 150 001 habitants à 200 000. En fonction de cette réforme, cinq nouveaux sièges ont été créés au conseil d’Aplahoué dont la démographie est estimée à 171 109 habitants, selon le recensement de 2013 (Rgph-4). Ce qui porte à 29 le nombre de conseillers devant siéger au conseil de cette commune. Le conseil sortant était animé par 25 conseillers communaux dont deux femmes. La circonscription électorale étant réduite à l’échelle des arrondissements pour les élections communales, les nouveaux sièges sont attribués à Azovè, Kissamey et Dékpoe suivant la taille de leurs populations respectives. Azovè a reçu trois nouveaux sièges, portant à huit le nombre de sièges de conseillers en jeu, lors des élections communales du dimanche dernier dans l’arrondissement. Kissamey et Dékpoé bénéficiaires, chacun, d’un nouveau siège, ont voté respectivement pour cinq et quatre sièges de conseiller communal. Par contre, l’arrondissement central d’Aplahoué perd un siège en passant de cinq conseillers à 4. « Aplahoué-centre n’a plus sa taille démographique d’antan. L’arrondissement s’est vidé un peu de ses habitants pour diverses raisons », apprécie Emmanuel Mouzoun, chargé des questions de population à la mairie d’Aplahoué. Situation des autres communes La donne a également changé au niveau des cinq autres communes du Couffo sans que la taille de leurs conseils respectifs n’atteigne 26 conseillers. A Dogbo, commune abritant environ 102 000 âmes, ce sont six nouveaux sièges qui ont été créés en faisant passer le conseil à 25 membres. A raison de deux nouveaux sièges attribués à Tota (ce qui porte à 10, le nombre de sièges de conseillers en compétition dans l’arrondissement) puis un dans chacun des arrondissements d'Ayomi, de Devé, de Honton et de Lokogohoué, le conseil de Dogbo passe de 19 conseillers à 25. En phase avec cette réforme, le conseil sortant a intégré dans le budget communal, exercice 2020, les charges de traitement induites par la création des nouveaux sièges. « Ceci a contribué à relever légèrement la taille du budget », fait savoir Lambert Sohoubo, secrétaire général de la mairie. La commune de Djakotomey, dirigée précédemment par un conseil de 19 membres, passe aussi à 25 conseillers communaux. Les nouveaux sièges sont attribués aux arrondissements de Djakotomey 1 et 2, de Kokohoué, de Sokouhoué et de Gohomey. A Lalo, l’effectif du conseil est également porté à 25 conseillers communaux à partir des élections communales du dimanche 17 mai dernier. Les nouveaux sièges sont attribués aux arrondissements de Tchito, de Tohou, d’Ahodjinnako, de Zalli, de Hlassamè et d’Adoukandji. La commune de Klouékanmè n’échappe pas à la tendance. Elle sera dirigée désormais par un conseil de 25 membres en lieu et place des 19 sortants. Les six nouveaux sièges créés sont attribués aux arrondissements de Klouékanmè centre, d’Adjahonmè, de Djotto et de Hondjin. Quant à Toviklin, elle sera dirigée par un conseil de 19 conseillers, soit deux sièges supplémentaires créés. Les deux nouveaux sièges sont prévus pour Toviklin-centre et Adjito. 17 conseillers communaux ont animé le conseil sortant de Toviklin. Rigobert Tozo, le maire sortant, estime qu’un collectif budgétaire sera nécessaire pour prendre en compte les charges induites par les titulaires des deux nouveaux sièges créés. Société 19 mai 2020


Elections communales et municipales du 17 mai 2020: Les appréciations de quelques personnalités !
En citoyens exemplaires, les présidents d’institutions et plusieurs personnalités ont également accompli leur devoir civique, chacun dans son poste de vote. Sur toute l’étendue du territoire, ces autorités ont encouragé les agents électoraux et les électeurs pour leur sens de responsabilité. Après le vote, elles n'ont pas manqué de faire leurs appréciations. « J’ai fait mon choix en conséquence » Patrice Talon, le chef de l’Etat a voté au quartier Ehuzu Zongo à l’Ecole primaire Charles Guillot. Assez expressif comme à ses habitues, le président de la République qui a sacrifié à tous les gestes barrières requis hier dans tous les centres de vote, en raison du coronavirus, a laissé entendre avoir écouté toutes les obédiences politiques lors de la campagne électorale, et avoir fait son choix en conséquence. Le déplacement du président Talon pour le vote, hier, a été une occasion inespérée, pour voir le premier des Béninois en masque, dont le port est devenu obligatoire. Expression forte d’un leadership en faveur des gestes barrières. Actualités 18 mai 2020


Elections communales et municipales du 17 mai 2020: 350 bulletins de vote disparus à Adja-Ouèrè
Un lot de sept carnets contenant chacun 50 bulletins de vote a disparu au niveau du poste de vote de l’Ecole primaire publique d’Igoïssi dans l’arrondissement d’Adja-Ouèrè. Cette disparition a été constatée par les agents déployés dans ce centre de vote juste après l’ouverture de l’urne au démarrage du scrutin. Le coordonnateur d’arrondissement d’Adja-Ouèrè pour le compte de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Dieudonné Egoudjobi Renti, se dit très surpris de cette disparition. Car, selon lui, le colisage de tout le matériel a été fait la veille devant chaque président de poste de vote qui vérifie et s’assure que tout le matériel de vote est en place dans l’urne. Toutes les urnes colisées ont été ensuite, par mesure de sécurité et de transparence du vote, déposées au commissariat d’arrondissement d’Adja-Ouèrè. Le rendez-vous est donné à tous les présidents de poste de vote, explique Dieudonné Egoudjobi, de venir tôt ce dimanche pour le retrait des urnes au commissariat. Ainsi, chaque président de poste de vote, à l’appel de son nom, retire son urne mais tout en contrôlant si tout le matériel électoral déposé la veille y est. Comme tous ses autres collègues, souligne le coordonnateur d’arrondissement d’Adja-Ouèrè pour le compte de la Cena, le président du poste de vote de l’Epp Igoïssi a constaté que tout était normal. Il a ensuite signé les papiers de retrait pour partir avec l’urne du commissariat de police pour son poste de vote. Dieudonné Egoudjobi Renti se dit maintenant surpris que celui-ci l’alerte ensuite pour lui dire qu’il ne retrouve pas dans l’urne le lot de sept carnets de bulletins de vote. Stupéfait, le coordonnateur d’arrondissement pour le compte de la Cena dit avoir aussitôt alerté le commissariat de police qui est venu faire le constat d’usage. Mais pour ne pas bloquer le scrutin, il a fait remplacer les sept carnets dans le lot qu’il disposait en stock. Le président du poste de vote confirme les faits mais ignore ce qui s’est passé pour qu’il ne retrouve pas les 350 bulletins de vote destinés pour le scrutin dans ce poste de vote où sont inscrits 301 électeurs. Les enquêtes sont en cours actuellement pour voir si les bulletins de vote disparus qui sont numérotés et connus seront utilisés quelque part. Le coordonnateur d’arrondissement pour le compte de la Cena entend prendre les dispositions pour demander à la Police d’interpeller les agents électoraux en question pour les besoins de l’enquête. Egalement informé, le préfet du Plateau, Valère Sètonnougbo, a effectué ce dimanche une descente au niveau de ce poste de vote pour s’enquérir de la situation. Il était accompagné des autorités de la direction départementale de la Police républicaine du Plateau. Par Thibaud NAGNONHOU Actualités 18 mai 2020


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