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Nouvelles

Sensibilisation des élèves au Coronavirus: Les enseignants s’y engagent, selon Lucien Tchibozo
La responsabilité des enseignants dans la sensibilisation des élèves à la pandémie du coronavirus est grande. La reprise des cours, ce lundi 11 mai 2020, est l’occasion plus que jamais, selon Lucien Tchibozo, enseignant à l’Ecole urbaine centre de Cotonou, d’intensifier la sensibilisation afin de contrer la propagation du Covid-19. Les enseignants s’impliquent dans la sensibilisation des écoliers au coronavirus. Selon Lucien Tchibozo, enseignant à l’Ecole urbaine centre de Cotonou, ses collègues ne se lassent pas de sensibiliser leurs apprenants à cette pandémie. Ils prennent ainsi leurs responsabilités dans la lutte contre le Covid-19 qui fait des ravages dans le monde, à la faveur de la reprise des cours. Depuis ce lundi 11 mai donc, chaque enseignant sait qu’il doit éduquer ses apprenants sur les mesures barrières et les gestes nécessaires. Dans cette optique, ils ont le soutien des conseillers pédagogiques.Selon ces derniers, les enseignants doivent parler et insister sur la pandémie de temps en temps aux enfants afin qu’ils prennent conscience des risques en cas de non-respect des mesures barrières. D’après Lucien Tchibozo, les conseillers pédagogiques font le tour des écoles, depuis ce lundi, pour vérifier la mise en œuvre des mesures prescrites. Leur passage, d’après l’enseignant du Cours moyen 2e année à l’Ecole urbaine centre de Cotonou, consiste à vérifier comment les enfants sont disposés dans les salles de classe, s’ils portent leur masque de protection, conformément aux directives du ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Pour sa part, Lucien Tchibozo familiarise ses écoliers avec les cours relatifs au coronavirus en Education scientifique et technologique (Est). « J’ai fait une première leçon sur le Covid-19 avec mes élèves. Nous avons parlé des symptômes de la maladie, des précautions à prendre en cas de symptômes…», informe-t-il avant de rassurer que les élèves savent mieux de quoi il s’agit. Mais ce qui est primordial, soutient-il, c’est le lavage des mains à l’eau et au savon, un geste auquel les élèves sont très habitués. «Les enfants respectent les règles », rassure Lucien Tchibozo. Toutefois, note-t-il, la sensibilisation dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus est un travail quotidien. « L’enseignant doit enseigner les bonnes pratiques aux enfants tout en se protégeant », conseille-t-il. Relativement au dépistage systématique, Lucien Tchibozo souligne avec grand intérêt son bien-fondé. Après avoir subi le test et déclaré négatif aux deux phases du dépistage, il renoue avec la craie à la reprise pour encadrer ses élèves du Cm2. «La décision du gouvernement est salutaire », insiste-t-il. Il convient de souligner que les établissements scolaires étant considérés comme des foyers potentiels du virus, selon les expressions d’Apollinaire Afféwé, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), il y a lieu que les enseignants s’investissent dans la sensibilisation des apprenants. Leur responsabilité est grande. Société 14 mai 2020


Quatre ans de gouvernance de Patrice Talon: Les fruits tiennent la promesse des fleurs
Voici quatre ans que le président Patrice Talon, à la tête d’une équipe de technocrates, met en oeuvre sa thérapie pour sortir notre pays du gouffre dans lequel il gémit depuis des années. A un an de la fin du premier quinquennat du régime de la Rupture, que peut retenir le commun des Béninois ? Avant même son avènement au sommet de l’Etat, le candidat Patrice Talon avait une idée claire de ce qui l’attendait, une fois au pouvoir. La preuve, dans son projet de société intitulé ‘‘Le nouveau départ’’ il disait déjà: « Chers compatriotes, notre pays va mal sur tous les plans». Mais il ajoutait que les Béninois, pris individuellement, sont capables de renverser cette tendance et de vaincre la fatalité. Et voilà ! Seulement quatre ans et le pays se met à respirer. L’impunité, un mauvais souvenir L’une des interrogations qui ont toujours troublé l’esprit du commun des Béninois est de savoir si, un jour, les fossoyeurs de l’économie nationale (corrompus, corrupteurs, auteurs de diverses malversations etc...) pourront répondre de leurs actes dans notre pays. Sous le régime du président Patrice Talon, très tôt, cette psychose a fait place à un réel espoir. Désormais, les agents de l’Etat autrefois attirés par l’odeur des deniers publics craignent pour leurs postes, leurs poches et leur liberté. La peur est visible de nos jours sur tous les visages : plus personne n’ose accepter de pot-de-vin à visage découvert ... Des chiffres ! Sous le mandat du président Patrice Talon, le Bénin a battu des records. Dans le secteur de l’agriculture, le pays passe au 2e rang en matière de production de cultures vivrières au sein de l’Uemoa. Devant la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad, notre pays, le Bénin est le premier sur le continent dans la production du coton. A titre illustratif, de 200 000 tonnes en 2016, nous sommes passés à 700 000 tonnes en 2019. Aucune de ces performances n’aurait pu être atteinte sans le leadership éclairé du chef de l’Etat et sa détermination à sortir notre pays de l’ornière. Par ailleurs, les réformes du gouvernement de la Rupture dans le système éducatif ont mis fin aux grèves interminables auxquelles nous étions habitués. De plus, aujourd’hui, aucun citoyen ne peut plus aller à la craie sans en avoir la qualité ou la compétence. Les retombées d’une telle mesure sont visibles dans l’amélioration des résultats aux divers examens dans notre pays. Des routes, de la lumière et de l’eau pour les populations Conscient que la route du développement passe par le développement de la route, le projet asphaltage annoncé par le gouvernement Talon est entré dans sa phase pratique. Et, partout dans le pays, de nombreuses voies sont pavées ou bitumées ou en cours de l’être. Aucune commune, aucun arrondissement n’échappe aux travaux: Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Lokossa, Ouidah, Dassa, Abomey-Calavi, Bohicon, Kétou, etc. Vu la qualité du travail fait et surtout le grand nombre des chantiers ouverts, les citoyens se demandent si les ressources financières dont dispose le Bénin peuvent suffire à les achever. Le visage de notre pays, chacun en est convaincu, sera profondément changé au terme des travaux. La construction ou la réhabilitation des marchés démarrés il y a quelques mois se poursuivent et donnent déjà de la joie au cœur des femmes qui y mènent leurs activités. Dans le secteur de l’énergie électrique, les populations se réjouissent de la disponibilité en tout temps du courant électrique. Ce qui se traduit par la fin du délestage. A cette allure, le Bénin s’en va quitter son ancien statut d’acheteur d’énergie électrique pour devenir exportateur de courant électrique. De la même manière, la fourniture de l’eau potable aux populations de toutes les localités de notre pays s’en va devenir réalité. L’eau, source de vie, longtemps attendue par nos compatriotes. Au plan sécuritaire, les forces de l’ordre ont réussi à mettre fin aux fréquents actes d’insécurité qui troublaient la quiétude des paisibles populations: braquages, vols à main armée, cybercriminalité, viols et assassinats d’enfants, etc. Aujourd’hui, les patrouilles de jour comme de nuit permettent aux citoyens de se déplacer en toute sécurité et à tout moment. Les banques autrefois attaquées et vidées par les hors-la-loi sont désormais sécurisées par des forces de l’ordre. Ce dispositif qui fait peur aux individus malintentionnés les dissuade à plus d’un titre et met les usagers en confiance. Au plan sanitaire, les médicaments contrefaits sont supprimés de nos marchés et quartiers. Les acteurs de ce commerce sont arrêtés et répondent de leurs forfaits. Par ailleurs, les cliniques qui se sont installées sans autorisation sont fermées et les propriétaires invités à régulariser leur situation avant toute réouverture. Ce sont là quelques avantages des réformes engagées par Patrice Talon, mais qu’aucun chef d’Etat n’a jamais eu l’audace d’initier dans notre pays. Le président de la République a réalisé autant de prouesses en seulement quatre ans de gestion du pou voir d’Etat, mais sans tambour ni trompette. De l’extérieur, le Bénin gagne en dignité, en respect et en confiance auprès des partenaires au développement. Au regard de toutes ces performances dont le chef de l’Etat a gratifié notre pays en si peu de temps, nous ne pouvons que lui transmettre nos vives et chaleureuses félicitations. Par cette même occasion, nous lui souhaitons une bonne santé, la longévité et du courage dans la réalisation de cette œuvre salvatrice qu’il a accepté d’accomplir pour le bonheur de ce peuple autrefois désespéré mais qui, sous son mandat, tend vers le bout du tunnel. Mais, tant qu’il reste à faire, dit-on, rien n’est fait. Alors, que Dieu le bénisse, lui accorde la paix et le succès ainsi qu’à son équipe, sans oublier sa famille pour des prouesses plus grandes et nobles. Par Christophe S. APOVO (Coll extérieur) Opérateur économique Actualités 13 mai 2020


Communales du 17 mai prochain: 18 942 cartes d’électeur déjà distribuées dans l’Ouémé
Les statistiques encore partielles créditent le département de l’Ouémé d’un taux de 43,73 % de cartes d’électeur distribuées pour le compte des communales du 17 mai prochain. Un délai supplémentaire de quatre jours qui expire ce jeudi a été accordé aux retardataires pour retirer leur précieux sésame. 18 942 cartes d’électeur ont été déjà distribuées sur un total de 43 319, soit un taux de 43,73 %, dans le département de l’Ouémé comprenant neuf communes, 52 arrondissements et 742 centres de vote. Ce taux est encore partiel parce qu’il ne prend en compte que les cartes distribuées à la date du 10 mai dernier pour certaines communes et 11 mai pour d’autres. Au niveau du classement communal, la commune de Dangbo arrive en tête avec un taux de retrait de 88,46 %. 2176 cartes d’électeur ont été distribuées sur 2460. Elle est suivie de la commune d’Adjohoun avec un pourcentage de 70,14 %. Sur 2612 cartes d’électeur reçues, 1832 ont été retirées. La commune de Bonou se positionne à sa suite avec un pourcentage de 67,26 %. Ici, 1052 cartes d’électeur ont été retirées sur un total de 1564 reçues par les agents distributeurs. Akpro-Missérété vient ensuite dans le classement avec 3160 cartes d’électeur distribuées sur 5425 reçues, soit un taux de 62,89 %. Avrankou, quant à elle, enregistre une performance de 53,45 % avec 1993 cartes distribuées sur 3729 reçues. Ces statistiques créditent la commune des Aguégués de 51,33 % de taux de distribution. 443 cartes d’électeur ont été retirées ici sur un ensemble de 863 destinées pour les trois arrondissements répartis en 32 centres de vote. La commune de Sèmè-Podji vient ensuite dans les statistiques. 3044 cartes d’électeur ont été distribuées sur 9518 envoyées dans cette commune comprenant six arrondissements et 118 centres de vote. Ce qui correspond à un taux de retrait de 31,98 %. La commune de Sèmè-Podji est talonnée par son homologue d’Adjarra avec 1044 cartes d’électeur partagées sur un total de 3289 reçues, correspondant à un taux de 31,74 %. La municipalité de Porto-Novo est la lanterne rouge. Ici, 14 259 cartes d’électeurs ont été convoyées dans la ville capitale qui compte cinq arrondissements et 157 centres de vote. Mais seulement 4 198 cartes ont été retirées, soit un taux de 29,44 %. Pour Carlos Chabi, expert de l’Agence nationale de traitement (Ant) du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) et superviseur de l’opération de distribution des cartes d’électeur, ce taux global départemental de 43,73 % révèle une faible mobilisation des populations concernées, surtout à Porto-Novo, Sèmè-Podji et Adjarra. Quatre jours de plus Le taux est largement en deçà des 50 % dans ces trois communes. Selon lui, cette situation peut s’expliquer notamment par le fait que l’opération de distribution a coïncidé avec la période de mise en œuvre du cordon sanitaire dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Ce qui a empêché les populations de se déplacer facilement à l’intérieur du département avec près de huit communes confinées. Carlos Chabi se réjouit que les responsables de l’Ant et du Cos/Lepi aient été sensibles à la situation en prorogeant le délai de quatre jours. Ainsi, l’opération de distribution des cartes d’électeur qui était initialement prévue pour se dérouler du 2 au 10 mai est prorogée jusqu’à demain, jeudi 14 mai. Cette prorogation devrait permettre aux retardataires de retirer leur précieux sésame. En réalité, ces cartes Lepi en cours de distribution sont de trois catégories. Il y a celles non retirées lors des élections législatives de 2019, celles issues de l’actualisation de la Lepi de 2020 avec les nouveaux majeurs âgés de 18 ans révélés par la base de données du fichier électoral et les cartes d’électeurs issues des demandes de duplicata au niveau du département de l’Ouémé. Toutefois, l’expert de l’Ant rappelle aux électeurs que la carte Lepi n’est plus la seule dont ils ont forcément besoin pour aller accomplir leur devoir civique le dimanche 17 mai prochain. A défaut de cette pièce, ils peuvent aussi voter avec leur carte d’identité nationale, leur passeport, leur permis de conduire, la carte d’identité professionnelle pour les personnels en uniforme, le livret de pension civile ou militaire comportant la photo du titulaire, le certificat d’identification personnel et la carte d’identité biométrique répondant aux normes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Ces nouvelles pièces d’identification des électeurs ont été autorisées par la loi N°2019-43 portant Code électoral en République du Bénin. Actualités 13 mai 2020


Reprise effective des classes hier: Les mesures sanitaires respectées
Les élèves et écoliers du Borgou ont regagné leurs salles de classe, après plusieurs jours de congés prolongés à cause du Covid-19. En compagnie des directeurs départementaux des Enseignements maternel et primaire, secondaire et de la Santé, le préfet Djibril Mama Cissé a fait le tour de quelques-uns des établissements scolaires. C’est pour s’enquérir de la reprise, puis s’assurer que les mesures sanitaires prises par le gouvernement pour contrer le Covid-19 sont respectées. Au Ceg Hubert Maga, tout comme à l’Ecole primaire publique Dépôt à Parakou où la délégation était, le constat reste le même. Le préfet Djibril Mama Cissé s’est réjoui de constater que les dispositions recommandées par le gouvernement sont effectivement suivies dans les établissements sillonnés. Des échanges qu’il a eus avec les apprenants, il retient qu’ils sont, dans leur ensemble, conscients de l’existence de cette pandémie. « Les classes ont repris, mais cela ne veut pas dire que la menace n’existe plus. Elle est là. C’est en faisant preuve de discipline dans l’observance des mesures et gestes barrières que nous allons pouvoir circonscrire cette maladie », a averti l’autorité. Il a ensuite rassuré les parents. « Leurs enfants sont en de bonnes mains. Ils n’ont pas à s’inquiéter», a-t-il insisté. « On avait tout intérêt que les cours reprennent, après ces congés anticipés et prolongés. Les cours devaient reprendre parce que les dispositions et les mesures prises par le gouvernement dans le sens de la lutte contre cette pandémie ont été, on ne peut plus efficaces », a indiqué le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Biga Abdou Hadi. « Les cours ont effectivement repris et les mesures barrières observées avec le port de masques, la présence des dispositifs de lavage des mains », a-t-il également fait constater. « Le dépistage de tous les enseignants du Cm2 au niveau du département s’est achevé dimanche 10 mai dernier. Pour le moment, tout se passe bien puisque cette reprise ne concerne que les écoliers des classes de Cm2 », a fait remarquer le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire, Jacob Toudonou. A leur suite, le directeur départemental de la Santé, Ibrahim Mama Cissé, n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux apprenants sur l’entretien des masques. « Arrivé à la maison, ce que vous avez porté aujourd’hui, vous le lavez correctement au savon et le séchez. Le lendemain, vous allez porter le second. Vous les utilisez alternativement », leur a-t-il recommandé. Que ce soit dans le primaire comme le secondaire, chaque apprenant aura droit à deux masques réutilisables. Concernant les affiches sur les mesures préventives contre la propagation du covid-19, deux ont été attribuées par classe. Les deux directeurs départementaux des enseignements ont beaucoup apprécié cette initiative du gouvernement. Elle vise, selon eux, à lutter contre la pandémie, à sauver l’école et permettre aux enfants de terminer l’année. Il s’agit essentiellement des écoliers de Cm2 et des élèves de la 6e en Terminale. A l’Epp Dépôt, le problème par exemple, au Cm2 du groupe B de l’école, les 28 écoliers de la classe étaient disposés à raison d’un par table. Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori Société 12 mai 2020


Reprise effective des classes hier: L’expérience des masques en situation de classe
Les cours ont repris, ce lundi 11 mai, dans tous les établissements d’enseignement secondaire et au niveau des cours moyens deuxième années des écoles primaires. A Cotonou, entre contrainte et adaptation, enseignants et apprenants essayent de s’habituer aux masques en situation de classe. Comme dans les autres villes du Bénin, les élèves et enseignants de Cotonou ont repris le chemin de l’école, ce lundi 11 mai. Au Collège d’enseignement général « Les Pylônes », les dispositifs de lavage des mains sont installés, tel que recommandé. « Nous sommes en train de respecter les instructions contenues dans la note de service de l’autorité ministérielle », confie Saturnin Gbaguidi, directeur de cet établissement d’enseignement secondaire. Selon lui, toutes les dispositions ont été prises pour permettre aux élèves et aux enseignants de respecter les gestes barrières. A l’en croire, des masques ont été mis à la disposition des élèves par les autorités départementales. « Nous avons reçu des bavettes et des masques depuis hier nuit et nous les distribuons aux apprenants et aux enseignants », a-t-il poursuivi. Ces derniers ont été sensibilisés aux dangers de ce virus et s’adaptent, selon lui, à la situation. « Nous avons également posé des affiches dans les classes pour inviter enseignants et apprenants à respecter les consignes », a-t-il expliqué. Au Complexe scolaire Notre-Dame de Laurette à Agla, la rentrée a été également effective au niveau du collège et dans les classes du Cours moyen deuxième année. L’administration de cet établissement s’est mise à la tâche pour que les recommandations du gouvernement soient comprises de tous. Selon Joliasse Codjia, directeur du collège, les dispositions allant du lavage des mains à la désinfection du matériel didactique en passant par le port de masque et l’usage du gel hydroalcoolique, sont prises pour permettre aux élèves de suivre les cours en toute quiétude. Pour lui, seuls les élèves disposant d’un masque ont été autorisés à avoir accès à l’établissement dès 7 heures. « Le lavage des mains à l’eau et au savon et l’usage du gel hydroalcoolique sont réguliers à tous les niveaux pour éviter, dans la mesure du possible, la propagation du virus », a-t-il poursuivi. A l’en croire, une organisation a été mise en place pour permettre aux apprenants de respecter la distanciation lors de la recréation. « Les élèves iront en récréation par classe et les vendeuses ont été instruites à cet effet », a-t-il expliqué. Pour lui, tout contrevenant à ces dispositions est puni suivant le règlement intérieur du collège. Contrairement aux écoliers de Notre-Dame de Laurette, ceux de l’école primaire publique de Cadjèhoun à Cotonou ne portent pas tous de masques. Sur instruction de l’autorité, Suzanne Zinzindohoué, directrice du groupe C, a posé des affiches murales dans toutes les classes. Selon elle, la rentrée a été effective et seulement trois élèves ont manqué à l’appel. En attendant la mise à disposition des masques à tous ses apprenants, elle veille au respect des règles de distanciation sociale dans sa classe. « Ce n’est pas facile mais je crois que nous allons nous y habituer d’ici peu », a-t-elle conclu. Société 12 mai 2020


Impacts du Covid-19: Des risques de décrochage scolaire ?
L’école béninoise, temporairement fermée depuis le 30 mars en raison de la crise sanitaire mondiale rouvre ses portes ce lundi 11 mai. Le séjour forcé à la maison des apprenants est-il de nature à favoriser un taux de décrochage important à la réouverture des classes prévue pour ce lundi 11 mai au Bénin pour certains élèves ? En dehors des apprenants de la maternelle et du CI au Cm1 maintenus à la maison, l’école béninoise accueillera-t-elle tous ses apprenants du Cm2 et du secondaire à la réouverture des classes prévue pour ce 11 mai ? Des spécialistes en Sciences de l’éducation craignent que certains apprenants ne reprennent les classes en raison de la pandémie actuelle qui secoue le monde. Fifamè G., âgée de 15 ans, a pris goût au commerce de masques. A l’en croire, elle ne perd rien cette année si elle ne retourne pas à l’école. «Pour certains enfants, les congés prolongés marquent l’arrêt ou la restriction des activités pédagogiques », souligne Bidossèssi Auguste Land Gnahoui, psychologue et spécialiste des Sciences de l’éducation. Faisant part de ses observations de terrain, le psychopédagogue renchérit : « Nombreux sont ces apprenants qui sont déjà au village et qui s’adonnent au défrichage pour les prochaines semences ». Ce phénomène pourrait créer des disparités selon les régions. « Dans l’Alibori, le décrochage scolaire est très important parce que pendant les situations de crise, les enfants s’adonnent à des activités champêtres dans cette localité et cela leur procure de petits sous. Idem pour d’autres départements agricoles tels que le Plateau et le Couffo. Beaucoup pourraient ne plus retourner à l’école à la reprise des classes parce qu’ils pensent que les petites sommes d’argent qu’ils réunissent leur suffisent déjà ». C’est une illusion, analyse Thierry Dovonou, secrétaire général du Syndicat national des professeurs permanents et contractuels du Bénin : « Comme ils font de petits bénéfices, ils pensent être déjà riches et ne songent plus aux études ». Amorcer une sensibilisation Les idées que les enfants se font de la suspension des activités pédagogiques due au Covid-19 peuvent être à la base du décrochage scolaire et développer en eux, « un état de stress, d’anxiété et d’angoisse, de découragement et de perte d’intérêt pour l’école. A cela s’ajoute le poids psychologique qu’a causé la pandémie au niveau des apprenants », analyse Bidossèssi Auguste Land Gnahoui. Mieux, le décrochage scolaire peut être également le fait des parents. « Nous pourrions observer une résistance des parents qui ne sont pas sûrs des dispositions prises par des écoles en ce qui concerne les mesures barrières », appréhende-t-il. Selon lui, l’Etat et les parents ont la responsabilité d’assurer une continuité éducative. « Il va falloir que l’Etat prenne les dispositions pour amorcer une sensibilisation avec le concours des médias et des crieurs publics », ajoute le psychologue qui insiste également sur la synergie d’actions des collectivités locales et des éducateurs en vue d’informer et de sensibiliser les populations pour une reprise effective des classes de tous les apprenants. Pour motiver les parents, il pense que l’Exécutif doit prendre des décisions fortes et convaincantes en ce qui concerne le respect des mesures barrières à l’école et la formation des enseignants durant cette période sensible. C’est aussi la position de Thierry Dovonou qui préconise l’implication des élus locaux à travers des sensibilisations au profit des populations afin de réduire le taux de décrochage scolaire à la reprise des cours. Société 11 mai 2020


Réouverture des classes: Les mesures reprécisées aux directeurs d’écoles dans le Borgou
Après de longs congés de Pâques dus à la pandémie du Covid-19, la reprise des classes a lieu ce lundi 11 mai. Seuls les écoliers du Cm2, au cours primaire, ont été autorisés à y retourner. Dans le département du Borgou, le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire a toutefois tenu à repréciser aux enseignants, les dispositions prises dans ce cadre. Comme celles de tous les autres départements du Bénin, les écoles primaires publiques et privées du Borgou ont également pris connaissance des dispositions pratiques en vue de la reprise partielle des classes ce lundi 11 mai. Elles sont précisées dans une note de service du ministre des Enseignements maternel et primaire. Ce qui n’a pas empêché le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Borgou, Jacques Toudonou, de les repréciser aux responsables des écoles du département. « Dans le premier volet, il s’agit de nettoyer et de désinfecter les écoles. Cette note est adressée déjà aux directeurs et enseignants des écoles », a-t-il fait observer. Il est également prévu l’affichage de la fiche sur le respect des gestes barrières contre le coronavirus dans les salles de classe de Cm2. Pour le moment, en ce qui concerne le lavage des mains, le directeur a assuré que, le gouvernement est en train d’entrevoir d’envoyer des dispositifs modernes. « Mais au niveau de notre sous-secteur, nous avons déjà donné des instructions à tous les directeurs afin que les dispositifs traditionnels que certains partenaires nous ont aidés à réaliser soient d’abord installés. C’est déjà le cas dans la plupart des écoles », a confié Jacques Toudonou. Par rapport à la disposition des enfants dans les classes, il a rassuré qu’il n’y a pas d’inquiétudes. « S’agissant de la distanciation exigée, la réflexion a été menée et les instructions reçues seront exécutées », a souligné l’autorité départementale. « Les enfants seront répartis selon une disposition que nous avons appelée disposition en oignons. Ils ne seront plus constitués en groupes de travail comme avant», a-t-il promis. Le port de cache-nez est exigé aux apprenants et à leurs encadreurs. Avant cette reprise, ces derniers ont même été soumis à des tests de dépistage. Commencée, vendredi 8 mai dernier à Parakou, l’opération a eu lieu à la Salle d’alphabétisation, à l’Ecole de formation médico-sociale et au Centre des jeunes et adolescents de Guéma. Société 11 mai 2020


Soutien à la lutte contre le Covid-19: Les députés offrent 20 millions F Cfa au gouvernement
Les 83 députés de la 8e législature accompagnent le gouvernement dans la lutte contre la pandémie du Covid-19 au Bénin avec un montant de 20 millions F Cfa. Les élus du peuple ont été sensibles à l’appel à l’aide lancé par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Les 83 députés ont mis la main à la poche pour mobiliser au total un montant de 20 millions F Cfa en guise de soutien à la lutte contre cette maladie qui fait des ravages dans le monde dont au Bénin. Le chèque a été remis au ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, par la première secrétaire parlementaire, Sofiath Schanou. Elle avait à ses côtés sa collègue Chantal Ahyi. « Aujourd'hui, nous sommes-là au nom de l'Assemblée nationale et des 83 députés de la 8e législature pour manifester notre élan de solidarité à travers un don, c'est-à-dire la remise d'un chèque d'un montant de 20 millions de F Cfa. Ce don est destiné au gouvernement pour l'accompagner dans la riposte contre la pandémie du coronavirus au Bénin », a précisé Sofiath Schanou. Au nom du bureau du Parlement et de l’ensemble de ses collègues députés, la première secrétaire parlementaire a félicité tous ceux qui de près ou de loin sont engagés dans ce combat contre le Covid-19. Elle encourage le gouvernement et particulièrement le président de la République, Patrice Talon, pour les mesures audacieuses prises pour limiter la propagation du coronavirus au Bénin. Sofiath Schanou a saisi l’occasion pour inviter le peuple béninois à continuer à respecter scrupuleusement les mesures sanitaires recommandées par le gouvernement, notamment la distanciation sociale d’un mètre entre personnes, le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon ou la désinfection des mains au gel hydro-alcoolique et le port de masque en tout temps et en tout lieu. « Aucun apport ne sera négligeable dans cette lutte contre le coronavirus. Toutes les contributions sont les bienvenues car c'est ensemble que nous allons vaincre le coronavirus », lance la première secrétaire parlementaire. Recevant le chèque, le ministre de la Santé a dit toute son admiration aux députés pour leur geste de solidarité à l’endroit du peuple. « Les représentants du peuple sont venus soutenir le peuple », dit-t-il. Benjamin Hounkpatin félicite la secrétaire parlementaire pour son appel à l’endroit de la population pour le suivi des mesures barrières éditées par le gouvernement. Car, selon lui, le respect de ces règles constitue le seul moyen aujourd'hui pour arrêter la propagation du coronavirus au Bénin. Le ministre a invité les députés à utiliser leurs différents canaux de sensibilisation pour porter loin la bonne information au peuple afin qu’il adopte les mesures barrières pour se mettre à l’abri de ce virus. Actualités 08 mai 2020


Justice pour David-Rodhes Savi, ancien agent de la Poste: Le ministre Alain Orounla reçoit la mère du détenu
Le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla a reçu à son cabinet, hier jeudi 7 mai, Rita Anna Adomou, mère de David-Rhodes Savi. Cette audience fait suite à une lettre ouverte dans laquelle celle-ci réclame justice pour son fils, précédemment agent à la Poste et détenu depuis plus d’un an parce que présumé avoir détourné des deniers publics. Il y a peu, a circulé sur les supports numériques et dans l’opinion publique, une lettre ouverte adressée au ministre de la Communication et de la Poste, dans laquelle une mère dénonce la détention arbitraire de son fils, précédemment agent à la Poste et accusé de détournement de deniers publics. Le ministre Alain Orounla a écouté hier cette mère qui crie justice pour son fils. Au terme des échanges avec l’autorité, celle-ci semble optimiste. « J’avais adressé une lettre ouverte au ministre ; c’est un cri de cœur d’une maman qui souffre de l’incarcération de son enfant depuis quinze mois. Dans mon désespoir, j’appelais le ministre au secours. Cet après-midi, il m’a reçue et nous avons échangé. Il a promis de nous aider pour le bon dénouement de l’affaire. Nous le remercions et à travers lui, nous remercions aussi le chef de l’Etat », a déclaré Rita Anna Adomou, mère de David-Rhodes Savi. Abordant la situation de son enfant détenu, elle résume les faits ainsi : « C’est un agent de la Poste, il paraît qu’il y a eu un détournement. Ils sont trois co-accusés mais c’est mon enfant seul qui est en prison depuis quinze mois… J’ai voulu comprendre et j’ai appelé au secours ». Actualités 08 mai 2020


Crise du coronavirus: Les athlètes paralympiques béninois maintiennent la forme
Attendus aux différentes joutes aux niveaux continental et international, les athlètes paralympiques béninois subissent actuellement la situation liée à la crise du coronavirus. Malgré la suspension des compétitions et évènements sportifs, ils s’entrainent en respectant les gestes barrières et les recommandations du gouvernement béninois. A l’instar d’autres sportifs, l’athlète paralympique Faisal Atchiba, médaillé de bronze aux derniers Jeux de la Francophonie, s’adapte depuis quelques jours à la nouvelle situation imposée par la crise sanitaire du coronavirus. Les compétitions sont suspendues au Bénin et dans le monde entier mais ce dernier et bon nombre de ses collègues s’entrainent individuellement à domicile. « En respect des mesures barrières et des recommandations du gouvernement contre la propagation du virus, on s'entraine individuellement », a-t-il confié. Selon lui, cette pandémie complique la tâche aux pratiquants de sports de haut niveau comme l'athlétisme. « Nous sommes confrontés à une nouvelle vie qui joue sur nos anciennes habitudes », a-t-il ajouté. Après l’annulation du World paralympique de Tunis, Faisal Atchiba et certains de ses partenaires essayent de maintenir vaille que vaille leur forme dans un gymnase en attendant les Jeux paralympiques de Tokyo prévus pour l’année prochaine. Mais, ils font face aux frais d’abonnement en hausse. « Les salles de gym ont augmenté les tarifs à cause de la mesure de distanciation », se désole-t-il. Abdel Rahman Ouorou Barè, président de la Fédération handisport du Bénin, n’est pas indifférent aux difficultés de ses protégés et leur apporte son soutien. « Certains athlètes, notamment ceux des disciplines individuelles s’entraînent dans leur isolement et nous les soutenons tout en leur demandant de respecter les gestes barrières qui, de nos jours, sont la seule alternative contre ce mal ». Il conseille de simples exercices physiques de réveil musculaire aux pratiquants de disciplines collectives. A l’en croire, le risque pour les athlètes dans cette période reste la baisse de forme qui peut être préjudiciable pour les compétitions futures. Pour le président du Comité paralympique du Bénin, les athlètes doivent mettre cette période à profit pour se préparer davantage afin de se qualifier pour les compétitions à venir. « A la fédération, nous comptons sur tous nos athlètes mais seuls les meilleurs représenteront le Bénin sur le plan international », a-t-il conclu. ---------------------Handisport au Bénin------------------------ Le sport pour personnes handicapées a fait son apparition de façon formelle au Bénin avec la création de la première association en 1989. Face au nombre croissant des associations sportives, la Fédération béninoise de sports pour personnes handicapées est née en septembre 1995 avec comme président le général François Kouyami. Elle a été dirigée successivement par Kint Aguiar, Nassirou Domingo et Léopold Gbénou jusqu’en 2016. Avant de devenir Fédération handisport du Bénin en 2003, elle a été membre fondateur des Jeux de l’Avenir des Personnes handicapées d’Afrique en 1994 avec l’organisation de ces jeux à Cotonou en 1996. Plusieurs athlètes paralympiques béninois participent aux Jeux paralympiques depuis 2000 et aux Jeux africains depuis 2003. Ils ont déjà remporté des médailles pour le Bénin. La fédération est dirigée depuis 2016 par Abdel Rahman Ouorou Barè. Ch. H. Sports 08 mai 2020


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