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Élections communales du 17 mai 2020: Message du président de l’Union progressiste
Mes chers compatriotes ! La pandémie de la Covid-19 qui secoue le monde entier nous oblige à engager cette campagne électorale comme notre pays n’en a jamais connu. Adolescent, j’ai eu à vivre des épidémies, certes de moindre ampleur. L’ une des leçons que je peux tirer de ce souvenir lointain, c’est que seule la discipline permet de s’en sortir. Le gouvernement, qui heureusement gère cette crise avec sérénité et maîtrise, nous y invite tous les jours. Pour avoir respecté ses consignes, nous connaissons moins de personnes infectées que d’autres pays et nous pouvons même espérer nous en sortir assez rapidement. Restons donc disciplinés ! C’est ce qui nous autorise à aller choisir, le 17 mai, les conseillers de la 4e mandature de l’ère de la décentralisation, sans grande inquiétude. D’expérience,nous savons que cette consultation concerne notre vie de tous les jours.Chacun de nous vit dans une commune et connait par conséquent l’intérêt de la décentralisation du pouvoir d’Etat. Bien que les trois premières mandatures n’aient pas comblé entièrement nos espoirs, elles nous ont permis de réaliser tout de même quelques progrès. Soyons indulgents envers ces pionniers qui ont ouvert le chemin avec beaucoup d’enthousiasme et autant de naïveté. Certains d’entre eux n’ont pas compris la finalité de la démarche. Ils ont hérité des sous-préfets d’autrefois et ont maintenu leurs méthodes administratives de conduite des affaires publiques,sans une implication réelle des populations. Portons cependant au crédit de beaucoup d’entre eux la construction des infrastructures indispensables à une bonne administration de la cité : hôtels de ville et bureaux d’arrondissement et la mise en place des services nécessaires à la satisfaction des besoins des populations. Tous ont construit des salles de classe, aménagé des points d’eau et accompagné les plus démunis à des moments donnés. Malheureusement, quelques-uns n’ont retenu de la décentralisation que la déconcentration de la corruption et ont eu bon appétit lors de l’utilisation des ressources du Fadec pour la mise en place des équipements sociaux. Mais globalement, même avec leurs cortèges d’erreurs dans la prise de certaines décisions, de scandales financiers dans quelques cas et de relatives réussites par endroits,il nous faut reconnaitre que les trois mandatures ont ancré définitivement la décentralisation dans l’organisation des pouvoirs publics dans notre pays.N’oublions pas qu’il avait fallu sept ans de débat pour convaincre les uns et les autres et parvenir au vote des lois qui l’ont instaurée. Aujourd’hui, les populations attribuent souvent les bienfaits de la décentralisation aux seuls élus tout en continuant de s’interroger pour ce qui les concerne.Or l’analyse des budgets des communes révèle la prépondérance des dépenses de fonctionnement alors même que tous les élus locaux et communaux se plaignent de ne pas avoir assez et régulièrement de primes. Le personnel pléthorique, au profil peu adapté, bien que mal payés, pèsent lourdement sur le budget des communes. L’augmentation récente de l’effectif des membres des Conseils communaux n’est pas de nature à diminuer les dépenses de fonctionnement si bien que les investissements ne sont financés que par les transferts de l’Etat Central et des partenaires étrangers. Cette situation nous a conduits, à l’Union Progressiste, à faire une évaluation courageuse de notre parcours durant ces dix-sept dernières années, non pour un retour à un centralisme dont nous connaissons les limites, mais surtout pour donner un nouveau souffle à une expérience dont dépend le véritable développement durable.Nous en avons déduit la nécessité de saisir les opportunités qu’offre la quatrième mandature pour ouvrir une ère nouvelle : celle de la démocratie avancée et de la responsabilité assumée. Du reste, le contexte national fournit tous les éléments d’une transformation sociale profonde au profit de nos populations. La mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement a modifié favorablement l’environnement au plan physique, organisationnel et politique.A titre d’exemples, l’aménagement du territoire a doté notre pays d’un nouveau réseau routier qui désenclave des régions entières. Cela peut faciliter l’évacuation du maïs, de l’igname, du sorgho, des oignons, du coton, de l’anacardeet permettre aux producteurs de mieux vivre si les communes raccordent des pistes rurales et les entretiennent. Bientôt, toute notre population aura accès à l’eau potable. Cela durera le temps d’une bonne gestion des points d’eau par les communes. L’extension des cantines scolaires améliore les chances de réussite des enfants des couches sociales démunies. Cela durera le temps de la vigilance des communes et des parents d’élèves. De nouveaux marchés de quartier en construction donneront satisfaction à leurs usagers tant que les communes en assureront une gestion transparente. Je pourrais continuer par les importants aménagements des principales villes, l’assainissement des chefs-lieux de communes, la fourniture d’Internet, la simplification de l’accès à l’administration, la mise à disposition des engrais et des insecticides, le microcrédit pour la production, l’électrification dans les centres secondaires, la gestion des écoles et des centres de santé et leurs mutuelles; bref toutes choses dont la durée de vie et les performances dépendent de la qualité des élus communaux. L’Union progressiste est persuadé que l’absence d’encadrement politique et d’orientation claire ont été parmi les causes des errements passés. Jusqu’à présent, les maires et les chefs d’arrondissement ne reçoivent aucune directive politique précise lors de leur prise de fonction ni durant l’exercice de leur mandat. Il en sera autrement désormais parce que les élus de l’Union progressiste seront les porte- drapeaux d’une organisation politique puissante, bénéficiaire d’une remarquable somme d’expériences. Voilà pourquoi l’Union progressiste a non seulement mis un soin particulier à choisir ses candidats, mais s’est surtout préparé à former ses élus et à les encadrer. L’Ecole du Parti, la Ligue des élus du parti, la disponibilité des experts et des personnes d’expérience qui travaillent dans différentes commissions techniques serviront d’appui aux mairies pour garantir la transparence, l’efficacité et l’obligation de rendre réellement compte. Cela y va de la crédibilité du parti, de ses dirigeants, de ses élus et de l’avenir de notre pays. L’Union progressiste s’est fixé deux objectifs essentiels : • Développer l’économie locale pour la création de l’emploi et des revenus • Conclure des contrats avec l’Etat central et des partenariats avec les organisations professionnelles et des entrepreneurs privés en matière de gestion. Pour l’Union progressiste, la lutte contre la pauvreté passe d’abord et avant tout par le fait de rendre les citoyens individuels et les ménages capables de travailler et d’accroître leurs revenus, capables de gérer au mieux leurs ressources et capables de tirer le meilleur profit des programmes et mesures du gouvernement. Par exemple les points Internet communaux éviteront la mévente du gari ou des produits vivriers dans des communes alors qu’il y a pénurie dans d’autres.Chacun comprend alors la proposition de l’Union progressiste de faire d’une Direction de l’économie locale et de l’emploi le principal pôle d’action dans chaque mairie dont elle aura la charge politique. L’expérience des communes du Grand Nokoué souligne tout l’intérêt qu’il y a à assoir les relations avec l’Etat central sur des contrats. Voyez comment ces villes sont devenues subitement propres, agréables à vivre. Voyez également combien il est difficile de gérer des points d’eau ou des réseaux d’électricité. Dans tous ces domaines, l’Union progressiste accompagnera ses élus dans la conclusion de partenariats avec les opérateurs privés (fournisseurs d’accès internet et d’énergie, organisations professionnelles de producteurs agricoles, d’artisans, de commerçants, etc.). L’Union progressiste veut donner à chacun, là où il se trouve, la possibilité de s’épanouir grâce à son travail et ses revenus. L’Union progressiste compte sur la mobilisation de tous pour rendre la vie agréable dans toutes les communes de notre pays. L’Union progressiste rendra compte régulièrement, par ses élus, de la mise en œuvre du mandat que vous lui donnerez le 17 mai prochain. L’Union progressiste veut œuvrer pour que ses élus soient,eux aussi, portés en triomphe à la fin de leur mandat. Aidez-nous à réussir notre pari ! Votez Union progressiste !. Actualités 04 mai 2020


Élections communales du 17 mai 2020: Message du Parti du Renouveau Démocratique ‘‘Le Prd est bel et bien là’’
Ni rancune, ni revanche. Rien que la conformité aux textes de la République. La participation du Parti du Renouveau Démocratique (Prd) aux élections municipales de mai 2020 tient avant tout au principe sacro-saint de l'attachement à la légalité. Trente ans que dure cette posture inculquée dès les aurores du renouveau démocratique en 1990 sous le leadership de son président Adrien Houngbédji. Telle une ritournelle, la paix et l'humanisme ont toujours guidé les pas du militantisme Tchoco-Tchoco. Bien qu'étant le premier enregistré au lendemain de la conférence nationale, le Prd a survécu à toutes les tempêtes pour être aujourd'hui le seul vieux parti encore en activité au Bénin. Nous voici donc en campagne pour les élections communales de 2020 avec la fierté d'assumer nos choix politiques, notamment le soutien sans faille aux actions du président Patrice Talon. Le douloureux souvenir de l'absence aux législatives de 2019 est désormais derrière les militantes, militants et sympathisants du Prd. Jamais, cet incident de parcours n'a constitué un obstacle insurmontable surtout pour ces derniers, toujours en alerte, lorsqu'il s'agit de défendre la maison arc-en-ciel. Aucune équivoque donc, le Prd va animer à sa manière la campagne des communales 2020 comme elle l’a toujours fait à chacune des élections organisées au Bénin depuis 30 ans à l'exception de l'intermède des législatives 2019 évoquées tantôt. Fiers et galvanisés, ils le sont, les militants, militantes et sympathisantsTchoco- Tchoco qui retrouvent leur logo sur le bulletin unique du scrutin du 17 mai prochain et flottant au vent dans toutes les rues du pays comme pour dire à l'opinion nationale et internationale:"nous sommes de retour" n Le secrétaire général Falilou AKADIRI Actualités 04 mai 2020


Élections communales du 17 mai 2020: Message de la présidente de l’Udbn
Mesdames, Messieurs Bonjour ! Chers compatriotes ! L’UDBN a l’honneur, après tirage au sort, d’ouvrir la campagne électorale médiatique. C’est un signe qui ne trompe pas ! C’est un signe qui annonce la bonne moisson ! Je voudrais, à l’entame de ce message, exprimer mon soutien et celui du parti UDBN, à tous les concitoyens, sur toute l’étendue du territoire national. En ces moments difficiles de lutte contre l’ennemi commun et invisible qu’est le Coronavirus, nous nous devons de faire montre de solidarité. Je dois dire que je suis fier de nos militants et de la population béninoise en général, pour les efforts consentis par les uns et les autres pour respecter les restrictions décidées par les autorités et les mesures-barrières recommandées. Notre fois est inébranlable que, grâce aux diligences faites par les autorités, les efforts conjugués de nous tous, et avec la grâce divine, notre pays arrivera à bout de ce virus qui change et complique complètement notre vie communautaire. Chers militantes et Militants UDBN. Vaillants soldats et Braves Amazones ! L’heure a sonné ! Oui, l’heure a sonné ! L’heure a sonné de gérer nos collectivités locales autrement ! L’heure à sonné pour faire régner la bonne gouvernance dans nos communes. L’heure a sonné pour que les femmes et les jeunes puissent assurer la bonne relève de la gouvernance locale. Depuis l’avènement du régime de la rupture, avec à sa tête, le Président Patrice Talon, l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau a pris le pari de jouer pleinement sa partition pour la réalisation de cette vision, cette noble vision. Les présentes élections communales et municipales constituent une occasion importance pour amorcer ce nouveau départ, cette nouvelle dynamique ! Bon nombre de nos communes sont mal gérées. Et il faut agir ! Agir ici et maintenant pour qu’il ne soit pas trop tard. Pour y arriver, il faut des femmes et des hommes de qualité. Des femmes et des hommes aux compétences avérées. Car, après plus de deux décennies d’expérimentation, le processus de décentralisation ne peut plus admettre des cas de gouvernance approximative et les pratiques de corruption et de dilapidation des ressources locales. Nous venons, en ce début de campagne électorale, vous assurer que ces femmes et hommes recherchés pour le vrai décollage de nos communes se trouvent au sein de la famille politique UDBN. Ils sont positionnés dans les 77 communes du Bénin, dans les 5….arrondissements du Bénin. Vous les entendrez tout au long de cette campagne électorale. Une campagne électorale qui sera essentiellement médiatique. Vous n’aurez qu’à prendre les rendez-vous de la radio de votre localité pour avoir davantage de raisons de faire le bon choix, le choix du maïs. Regardez bien le logo de votre parti. C’est le meilleur que vous verrez sur le bulletin unique. Regardez bien, vous verrez que c’est le maïs, le mais nourricier au cœur du Bénin. Existe-t-il un seul Béninois qui peut ne pas aimer le mais dans sa maison ? Sous toutes les formes de transformations, le mais demeure indispensable. Le 17 Mai 2020, le choix ne devrait pas être compliqué pour vous ! Le geste utile pour sauver nos communes, c’est le mais au cœur de la carte du Bénin. Le bon choix c’est l’UDBN; l’UDBN, le seul parti présidé par une femme aujourd’hui en République du Bénin. Je suis bien entourée d’autres femmes valeureuses, de vraies amazones ! Notre bataille pour l’affirmation et l’essor du leadership féminin n’est pas contre les hommes ou pour les exclure. Il est simplement temps de faire confiance à la femme ! La femme béninoise est compétente ! La femme béninoise est digne ! Je lance un vibrant appel à toutes les femmes de ce pays ! Donnons-nous la main et nous allons engranger plus de victoires. Votons tous UDBN ! Voter UDBN, c’est également le geste utile que tous les jeunes sont appelés à faire le 17 Mai prochain. Chers jeunes, l’UDBN a décidé de vous donner la chance de cesser d’être des spectateurs de votre vie pour en devenir les acteurs directs ! Scrutez bien la liste de l’UDBN dans tous les arrondissements : vous verrez que c’est l’UDBN qui a position né plus de femmes et plus de jeunes ! Mieux, contre vents et marrées, le comité de sélection a donné les places de choix aux femmes et jeunes ! L’essentiel est fait ! A vous de jouer la bonne carte le 17 Mai prochain ! Votons tous UDBN ! Merci. Actualités 04 mai 2020


Élections communales du 17 mai 2020: Les dix engagements du Bloc républicain
Le peuple béninois est appelé à se rendre aux urnes le dimanche 17 mai 2020 pour renouveler les 77 conseils municipaux et communaux de notre pays. C’est un rendez-vous crucial pour le devenir du Bénin et un tournant décisif pour le développement de nos communes. Après vingt ans de tâtonnement, il est désormais temps que nos communes prennent leur envol et se positionnent définitivement sur la voie du développement. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’engagement du Bloc républicain, parti créé depuis décembre 2018, soutenant l’action gouvernementale et qui s’engage dans la campagne de ces élections. Notre vision et nos valeurs Le Bloc républicain est un parti qui prône le libéralisme économique. Notre vision est de mettre l’homme au cœur du développement en suscitant en chaque Béninois, ses potentialités, en promouvant son mérite et toutes initiatives de création de la richesse. Autrement dit, le Br veut donner à chaque citoyen les moyens d’assurer par lui-même ses besoins fondamentaux. Cela se résume à l’allégorie suivante : « Apprendre à pêcher au lieu de donner du poisson». 1. La démocratie et le développement local A ce niveau, l’élu républicain s’engage à faire du Conseil communal et municipal, un outil de modernisation de nos mairies, un espace de développement et de démocratie réelle. Il a l’obligation d’associer toutes les sensibilités politiques à la gestion de nos mairies et faire prendre les décisions majeures par le plus grand nombre de conseillers. Son rôle sera de donner un nouvel élan au Conseil communal et municipal à travers : i) une bonne gouvernance,ii) la modernisation de l’administration communale et municipale iii), l’amélioration des services publics aux populations et iv) l’amélioration des ratios des services de base à savoir l’eau, l’école, les centres de santé, l’énergie, etc. 2. La liberté Les élus républicains s’engagent à promouvoir les libertés individuelles et collectives. Ils doivent créer des espaces où les populations pourront s’exprimer librement, donner leur avis sur la gestion de la commune et dire leurs préoccupations. En droite ligne du libéralisme économique défendu par le parti Bloc républicain, ses élus doivent promouvoir l’entrepreneuriat local dans un cadre de libre concurrence. 3. L’exemplarité Les élus républicains prennent l’engagement de s’illustrer au quotidien par une probité sans faille, et donc à s’interdire entre autres tout risque de conflit d’intérêts et de passe-droit. De même, le Bloc républicain établira une plateforme de suivi-évaluation des critères de bonne gestion et fera des mairies sous sa gestion, des modèles de gouvernance locale. 4. L’esprit d’équipe Rien de grand ne se réalise dans l’autarcie et dans l’exclusion. C’est fort de cette conviction que les futurs élus communaux du Bloc républicain s’engagent à cultiver le jeu collectif dans l’exercice de leurs fonctions et dans les délégations de pouvoir. Ils se doivent de fédérer toutes les énergies du conseil communal autour du développement de la commune. Les conseillers des autres partis seront aussi associés aux prises de décision. Cela participe de son devoir d’entretenir une vie communale saine et une franche collaboration constructive avec tous les acteurs du développement local. 5. La transparence dans la vie publique Les élus républicains s’engagent à promouvoir l’éthique et la moralisation de la vie publique communale. Ceci passe par la lisibilité et la transparence des délibérations du conseil communal. Il doit veiller à une bonne orientation des ressources et à la qualité des dépenses. Il a pour obligation de mettre en œuvre le contrôle citoyen à travers la fiche d’évaluation citoyenne. 6. La promotion du genre Avant d’être un engagement de l’élu, ceci est d’abord un engagement statutaire du parti Bloc républicain. L’élu républicain se doit donc de le mettre en œuvre en promouvant des projets innovants et intégrateurs qui concourent à l’autonomisation des femmes. Il doit préserver les personnes handicapées sociales, les personnes du troisième âge et l’enfance malheureuse. Il doit lutter contre toute forme de discrimination. 7. La jeunesse et les formations La jeunesse doit être au cœur de l’action de nos communes. C’est pourquoi, les élus républicains s’engagent à créer une plateforme sociale pour apporter une réponse aux attentes de la jeunesse ; élargir les perspectives de formation, de pré insertion et d’insertion des jeunes ; faciliter l’accès à la terre et aux petits équipements agricoles; aider à la mise en place de la maison de l’artisan ; soutenir les actions de promotion du sport et des loisirs ; instaurer la journée de l’excellence, tant au niveau scolaire, sportif qu’artisanal ; mettre en place un mécanisme d’appui à l’installation sur les lieux de formation, des jeunes désireux de se faire former, notamment dans des filières techniques et professionnelles. 8. La nécessité de poursuivre les actions du gouvernement Au niveau du Bloc républicain, les futurs élus s’engagent à maintenir leur soutien franc aux réformes politiques, économiques et institutionnelles engagées par le président de la République, Patrice Talon. En effet, le Bloc républicain est un parti de la mouvance et accompagne donc les actions de développement du chef de l’Etat et de son gouvernement. 9. La promotion des initiatives locales et d’intercommunalité Les élus républicains s’engagent à travailler en collaboration avec les élus des autres communes du Bloc républicain, à la mise en place du cadre de mutualisation des expériences, de partage de bonnes pratiques et de solidarité intercommunale. 10. Le développement de l’économie locale Au sein du Br, les futurs élus s’engagent à créer les conditions d’émergence des entreprises locales de prestation des services agricoles et artisanales. Ils devront créer une dynamique locale en intégrant la diaspora et les personnes de bonne volonté dans les projets de construction d’infrastructures à travers un mécanisme de partenariat public-privé communal. Faisons le choix du cheval gagnant Voter pour le Bloc républicain, c’est doter nos communes d’une administration moderne et performante.Pour ce faire, il suffit de choisir le logo du cheval cabré blanc sur fond vert placé en pole position au-dessus des autres logos sur le bulletin de vote. Faire le bon choix le 17 mai 2020, c’est accorder son vote au Bloc républicain, un parti qui prend des engagements devant vous, qui compte les tenir et qui se soumet à votre jugement une fois à l’œuvre. Donnez donc une chance réelle de décollage à nos communes qui en ont tant besoin. Et le Br est aujourd’hui le choix qui nous garantit cet avenir radieux pour nous, pour nos communautés, pour le Bénin. Votez Bloc républicain. Actualités 04 mai 2020


Elections communales du 17 mai: Une campagne isolée à Bohicon et Abomey
Les candidats aux élections communales du 17 mai prochain sont officiellement en campagne pour solliciter les suffrages des populations. Dans les villes de Bohicon et d’Abomey, les affiches des candidats sur les différentes listes sont visibles depuis ce week-end à tous les grands carrefours. Cette campagne qui se déroule dans un contexte de crise sanitaire du Covid-19 est un peu spéciale. Les candidats sur les différentes listes pour ces élections sont visibles sur les affiches posées contre les murs et aux grands carrefours des villes. A défaut de faire des meetings comme par le passé, les candidats ont désormais recours aux réseaux sociaux en plus de quelques rencontres dans des domiciles avec des groupes de personnes. Occasion pour les candidats sortants de faire le bilan des réalisations en faveur de la communauté. Cette stratégie est adoptée par la plupart des candidats. Celle-ci les conduit à renouer avec certains leaders d’opinion ou notables des localités par des rencontres discrètes. Puis, rencontrent de petits groupes de militants et sympathisants avec lesquels ils échangent sur leurs ambitions. C’est bien à cet exercice que se sont livrés, ce premier week-end de campagne, des candidats des partis en lice. Ces sorties politiques qui sont des opérations de charme sont bien discrètes en raison des restrictions sanitaires. Un tour à travers Bohicon et Abomey hier dimanche rappelle que le 17 mai n’est plus loin. A Bohicon comme à Abomey, l’on retrouve les affiches du Prd, du Br et de l’Up posées par endroits même si ce n’est pas encore le grand déploiement auquel les populations étaient habituées. Juste quelques affiches ou banderoles de candidats aux grands carrefours ou dans les espaces autorisés. Et la petite pluie d’hier dimanche a encore tôt fait de mettre à terre des affiches posées comme pour nettoyer ces espaces. Les électeurs dont les suffrages sont sollicités attendent les prochains jours sans doute pour assister aux éventuels combats politiques entre les différents acteurs. Pour l’instant, Bohicon et Abomey ne sont pas encore emballées véritablement dans la fièvre électorale. Le combat est livré sur les réseaux sociaux. Des débats houleux sont menés. Le combat devient rude par moments, surtout quand des candidats de la même chapelle politique se voient obligés de se porter l’estocade à défaut de faire usage d’arguments mettant en relief les réalisations du gouvernement sur le terrain qu’ils mettent à leur profit. Actualités 04 mai 2020


Bilan an 4 du secteur des Sports: Les grandes réalisations à la loupe
Oswald Homéky, ministre des Sports, passe en revue les actions engagées en faveur du secteur depuis avril 2016. Il évoque les performances engrangées dans les diverses disciplines sportives, en dehors des initiatives prises par le gouvernement pour maintenir le cap, voire aller plus loin. Lire ses propos Monsieur le ministre, avant d’entrer dans le vif du sujet, un mot sur la dure actualité du moment qui frappe l’humanité, le Covid-19, qui contraint le mouvement sportif béninois à l’arrêt… Oswald Homéky: Au regard du drame que vit l’humanité depuis l’apparition de ce virus, il faut dire que le gouvernement du Bénin, comme nous le savons, a prescrit un certain nombre de mesures et le secteur des sports a été ciblé par l’une de ces mesures. Nous avons recommandé que les manifestations sportives à caractère non essentiel ne se déroulent pas, le temps que nous puissions maîtriser la propagation de ce virus et l’éradiquer dans notre pays en espérant, évidemment, que les autres pays puissent faire la même chose et que le monde entier puisse, dans quelques mois, dire que nous avons tourné la page de cet épisode douloureux. C’est pour moi l’occasion de rappeler encore que la victoire de l’humanité sur ce mal dépend de chacun de nous. C’est de la capacité de chacun à se discipliner, à respecter les gestes barrières prescrits que dépend la victoire que nous aurons sur ce virus. Et je veux espérer que, tous autant que nous sommes, nous allons chaque jour,à chaque instant, faire le nécessaire pour que la vie reprenne son cours normal et que, bien évidemment, les sportifs retournent à l’entraînement et en compétition, que les compétions retournent dans les stades pour le bonheur de chacun de nous. Démarrons maintenant par le financement du sport au Bénin, monsieur le ministre. Les Béninois savent que de 2016 à 2019, il y a eu une nette progression des subventions accordées aux fédérations sportives, cela a été pratiquement multiplié par 10. Parlez-nous-en un peu… Le chef de l’Etat a rassemblé l’ensemble de ses ministres le 16 décembre 2016 et, à cette occasion sous sa haute direction, chacun de nous a présenté, dans son secteur, ce qu’il avait l’intention de faire. Et à l’occasion de la présentation du programme d’action dans le secteur des Sports, j’avais annoncé que les performances de nos équipes, les succès de nos athlètes ne dépendraient plus du hasard, mais seraient le couronnement logique d’une bonne organisation, de la bonne préparation de nos athlètes et des investissements massifs que nous aurons consentis dans le secteur. C’est donc pour cette raison que, pour joindre l’acte à la parole, nous avons, dès 2016, considéré que les subventions accordées à l’ensemble des fédérations pour leur permettre de promouvoir les disciplines et de surtout préparer les athlètes aux différentes compétitions ne pouvaient rester au niveau où elles étaient. Et donc, nous avons, avec le soutien du chef de l’État et de l’ensemble du gouvernement, commencé par octroyer des subventions plus significatives et surtout dans des délais plus raisonnables. Par le passé, on a observé malheureusement que les subventions venaient en fin de saison, et c’est l’une des choses que nous avons également corrigées et donc globalement, nous sommes passés de 79 millions 500 en 2016 à 502 millions dès l’année suivante en 2017. Ensuite, ce montant a été en constante augmentation jusqu’en 2019 où les subventions octroyées ont été de l’ordre de 653 millions de francs Cfa pour l’ensemble des fédérations. Pour l’année 2020 également, les subventions seront encore un peu plus en augmentation parce que nous savons qu’en plus du talent des sportifs et de la bonne organisation que nous avons réussi à mettre en place avec l’ensemble des fédérations, il est nécessaire de faire les bons investissements pour espérer avoir les résultats. Quel est l’impact réel de ces investissements sur le fonctionnement de ces fédérations, ces quatre dernières années, est-ce qu’on sent, aujourd’hui, véritablement de l’amélioration ? Il y a beaucoup d’améliorations. D’abord au regard des performances, nous voyons bien, aujourd’hui dans plusieurs disciplines,que nos athlètes, nos équipes ramènent des victoires qui, jadis, n’étaient pas habituelles. Nous avons, dans les compétitions où les disciplines rassemblent des équipes, plusieurs succès. Nous avons également des disciplines individuelles à plusieurs succès et l’autre aspect plus important que je voudrais mentionner, c’est la bonne gestion des ressources. Lorsque nous avons mis en place cette augmentation des ressources, nous avons également prescrit que désormais, les ressources ne seront renouvelées qu’aux fédérations qui auraient justifié de l’utilisation des subventions de l’année précédente. Aujourd’hui,quand on reçoit une subvention, on la reçoit directement; il n’y a plus d’intermédiaires. Les montants sont dits publiquement. Les chèques sont remis devant tout le monde. Ensuite, les ressources sont virées aux fédérations et chaque fédération doit justifier de l’utilisation qui a été faite des ressources avant d’être éligible aux ressources de l’année suivante. Depuis l’année dernière, sous l’impulsion du chef de l’Etat, le Bénin a ouvert une nouvelle ère avec l’implication du secteur privé dans le financement du sport à hauteur de 1/1000 de leurs chiffres d’affaires avec la possibilité d’être propriétaires ou copropriétaires des clubs, des organisations qui animent le sport… C’est l’une des réformes que j’ai également annoncées en présentant le programme d’action, il y a quatre ans. Nous avions dit qu’en plus des efforts que l’Etat allait faire, il est nécessaire que le secteur privé s’implique dans le financement du sport au Bénin. J’ai annoncé les montants des subventions que nous avons multipliés par dix dans certaines disciplines, mais malgré ces efforts, on voit bien que les fédérations ont encore des besoins, que le sport a encore des besoins. Dans tous les pays du monde, aucun Etat n’est en mesure, tout seul, de subvenir aux besoins de toutes les fédérations. Donc, il est nécessaire que nous puissions trouver une formule pour impliquer le secteur privé. Le chef de l’Etat lui-même qui est un passionné du sport nous a beaucoup aidés dans cette réforme. Nous avons, dans un premier temps, mis en place une mesure incitative qui consistait à défiscaliser les salaires et investissements sportifs. Ensuite, nous avons mis en place, dans la loi des finances, une mesure qui dit que les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 1 milliard de Cfa, contribueraient à 1/1000 de leur chiffre d’affaires hors-taxes au financement du sport. Nous leur avons laissé la possibilité non seulement de choisir la discipline dans laquelle elles souhaitent investir mais aussi de choisir d’être propriétaires ou copropriétaires d’associations sportives. Cette année 2020, nous avons élargi le bénéfice de cette contribution ou taxe aux fédérations sportives. Nous sommes partis d’un environnement que nous avons mis en place pour inciter la participation du secteur privé, ensuite nous avons suscité une contribution du secteur privé en permettant à chacun de financer la discipline de son choix…Seulement, pour rester fidèle à la rigueur dans la gestion des ressources, il faut que ce soit une fédération déjà éligible au financement de l’Etat. Et là, monsieur le ministre, avez-vous des exemples à nous citer en termes d’entreprises « citoyennes » qui sont engagées dans cette perspective ? Plusieurs entreprises citoyennes sont engagées dans cette perspective. Par exemple, la Soneb qui s’investit dans la natation, la Cnss qui s’investit dans le handball, le Port autonome dans le foot et dans le basketball, la Lnb qui conduit un très bon projet dans le football, et plusieurs autres sociétés privées qui investissent dans le tennis, la pétanque. La Sogema a signé une convention avec la fédération béninoise d’athlétisme… Tout se fait avec l’accompagnement de l’Etat. Nous aurons des clubs et associations qui appartiennent désormais aux personnes morales à travers une institution appelée ‘’Société sportive’’. Cela induit que,désormais au Bénin, il n’y a plus de sportif sans contrat. Il n’y a plus de sportif sans un lien qui définit comment il travaille, combien il est payé. Il n’y a plus de sportif sans accompagnement à partir de la saison 2020. Nous voyons les efforts du gouvernement pour pouvoir créer le financement autour du sport. Est-ce qu’aujourd’hui, l’Etat ou le ministère a un droit de regard sur la gestion de ces fonds au niveau des fédérations ou elles sont totalement autonomes ? Ah non ! Nous avons un droit de regard. Et c’est de notre devoir, en tant que gouvernant, en tant que responsable chargé de l’action publique, de veiller à ce que le moindre franc de l’Etat dépensé produise des résultats que nous attendons. J’ai dit tout à l’heure que, désormais, le financement est apporté en toute transparence, que le financement est apporté, seulement, quand on a justifié de l’utilisation précédente. Et ce n’est pas tout ! D’abord, nous ne subventionnons pas en l’air. Les fédérations ont l’obligation de soumettre au ministère un plan d’activités annuel. Ce plan est soumis dans le dernier trimestre de l’année précédant la mise en place de la subvention. Nous parcourons avec les fédérations ce plan d’activités et c’est sur cette base que nous définissons les montants que nous apportons comme subvention. Et le droit de regard que nous avons, c’est non seulement sur l’utilisation qui est faite des subventions mais aussi sur la fidélité de chaque fédération au plan d’activités que nous avons validé ensemble. Et nous avons défini des priorités de base. Nous avons dit que, dans un premier temps, il est nécessaire d’abord, à l’étape où nous sommes, de vulgariser les disciplines. A l’époque, il suffisait d’avoir trois associations pour être une fédération. Aujourd’hui, nous disons qu’il faut faire en sorte que toutes les disciplines se déploient dans l’ensemble des 12 départements du Bénin parce qu’il y a du talent dans nos départements. Il faut prioriser l’organisation régulière des championnats nationaux, passer à l’étape sous- régionale pour ce qui est des conditions et enfin, pour ce qui est du niveau international, pour les fédérations qui auront évidemment les moyens de le faire. Ces réformes portent, pour l’instant, très humblement des fruits. On le voit. Il y a beaucoup de médailles que nos athlètes et nos équipes ramènent et c’est encourageant. Nous allons continuer à travailler pour encore de plus belles performances. Il n’y a pas de sport sans infrastructures. Dites-nous, monsieur le ministre, qu’en serait-il des autres stades communaux et, parlez-nous en détail de ce qu’on peut espérer de la réalisation du projet puisque le stade de l’Amitié, par exemple, est en chantier depuis… La stratégie du gouvernement a consisté, en même temps que nous réhabilitons le stade de l’Amitié, les stades de grande taille comme René Pleven et Charles de Gaulle, à doter les communes de stades afin de permettre aux populations d’être proches des infrastructures aux normes internationales. C’est cette stratégie que nous avons mise en œuvre. 1re phase, c’est la construction, dans 22 communes du Bénin, de stades omnisports avec une capacité de 3000 places dont 1000 places couvertes. Ce projet a été lancé par appel d’offres et quatre entreprises ont été sélectionnées. Aujourd’hui, les travaux sont en cours. Le taux moyen sur l’ensemble est de 50 % mais il y a des lots qui sont plus avancés que d’autres; certains sont au-delà de 70 %. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à terme, ces 22 communes qui sont dans ce que nous appelons la première phase auront chacune un stade omnisports. Nous mettrons en place la deuxième phase qui concerne également un nombre important de communes. A terme, l’objectif est de faire en sorte que chaque commune du Bénin soit dotée d’une infrastructure aux normes. Je veux donc rassurer l’ensemble de nos concitoyens, notamment ceux qui savaient que leur commune avait été déjà retenue que toutes les communes bénéficieront de ce programme. La phase 2 se fera. Car avec le soutien du gouvernement, du chef de l’Etat, avec la célérité que nous attendons des entreprises, nous allons également lancer la deuxième phase. L’Etat étant une continuité, bien évidemment, nous avons la conviction que ce travail se poursuivra au cours du mandat prochain et que chacun comprendra la pertinence de cette option que le chef de l’Etat a faite de doter chaque commune d’une infrastructure sportive. Monsieur le ministre, on va s’appesantir sur cette importante question des infrastructures qui traduit le changement du visage du sport chez nous. Il y a notamment la question de la rénovation du stade de l’Amitié, du stade Charles de Gaulle… Le stade de l’Amitié, malheureusement, a commencé à présenter des signes qui ne nous honoraient pas et nous avons donc mis en route cette réhabilitation. Au terme des travaux, ce stade sera à la limite flambant neuf et nous permettra donc d’accueillir comme nous en avons l’habitude les compétitions internationales. Le stade Charles de Gaulle placé aussi parmi les stades nationaux fait l’objet aujourd’hui d’une rénovation sous deux aspects majeurs. D’abord,l’éclairage, parce qu’aujourd’hui, les conditions que posent la Caf ou la Fifa pour abriter les matches pour les éliminatoires Coupe d’Afrique, Coupe du monde,sont un peu plus corsées et cela nous convient parfaitement parce qu’il est temps que l’Afrique fasse les choses dans les normes. Le Bénin s'est déjà lancé dans cette façon de faire les choses pour être dans les normes internationales. Nous avons intégré Charles de Gaulle dans les travaux à faire. La pelouse sera revue, les travaux connexes et les vestiaires et autres effectués afin que Charles de Gaulle soit un stade digne de ce nom. Ensuite, René Pleven qui, depuis longtemps, est tombé dans un état de délabrement mais qui continue d’être le stade sur lequel se déroulent les compétitions. Nous avons décidé également de travailler à le rénover pour qu’une fois encore, à terme, la question des infrastructures ne soit plus un frein à l’éclosion des talents qui sont nombreux dans notre pays. Monsieur le ministre, lorsqu’on parle d’infrastructures, on a tous tendance à penser au football en occultant les autres disciplines. Même si l’on se remémore l’épopée égyptienne, il y a les autres sports dont le tennis avec, depuis la mi-2019, ce gros projet, la construction d’une académie du côté d’Avlékété. Qu’en est-il ? Nous avons décidé de mettre fin à cette démarche qui, par le passé, tendait à tout consacrer au football, même si le football reste un sport majeur. C’est pourquoi, les stades que nous construisons sont des stades omnisports, c’est-à-dire à la fois terrain de football, piste d’athlétisme, terrain de handball et basket, terrain de volleyball par endroits et un espace pour les pratiquants des arts martiaux. A côté, il y a en vue des constructions de boulodromes puisque nous allons accueillir la Coupe du monde en 2022. Il y a un regard sur les autres disciplines et c’est dans cette démarche que nous avons, ensemble avec la Fédération béninoise de tennis, conduit une mission pour aller plaider pour que l’Académie francophone de tennis se construise dans notre pays. Nous avons mis à disposition un domaine de 20 hectares viabilisé à Avlékété sur la route des pêches et aujourd’hui, nous sommes en train d’avancer tout doucement sur ce projet qui permettra à notre pays d’être un des pôles de regroupement de la crème du tennis francophone. Où en est-on pour les autres académies prévues ? A côté des stades communaux que nous avons prévu de construire et dont vingt-deux sont déjà en cours, nous avons prévu de construire également des académies au niveau des départements. Il était question de construire une académie nationale et onze académies départementales. L’appel d’offres a été lancé. Dans un premier temps, nous avons lancé l’appel d’offres pour la construction de l’académie nationale et de cinq académies régionales pour grouper deux par deux l’ensemble des départements et commencer déjà à travailler dans ces académies. Rappelons que ces académies sont considérées comme des pôles d’excellence qui doivent recueillir les meilleurs talents détectés au cours des différentes compétitions, au cours de la mise en œuvre des différents programmes, classes sportives et autres, sur lesquels nous sommes bien avancés. Je peux donc dire qu’avant la fin du quinquennat, la construction de l’académie nationale et des cinq académies régionales sera lancée et pourra se poursuivre au cours du quinquennat suivant. Vous l’avez évoqué dans vos propos, monsieur le ministre, le concept des classes sportives, qui vous est cher. Aujourd’hui, quel est l’état des lieux de ce projet ? Nous avons mis en route le projet de classes sportives afin de faire en sorte que la promotion, la détection et la formation des talents dans notre pays soient une réalité. Nous avons recruté des encadreurs qui ont été déployés dans les écoles choisies comme cibles devant abriter les classes. Au bout de quelques mois d’expérimentation, nous avons fait une analyse critique de ce projet et nous avons relevé évidemment un certain nombre de difficultés. Ces difficultés sont essentiellement liées, d’abord, au fait que les sites de regroupement sont, parfois, dans un endroit donné et il y a une demande des enfants qui habitent loin de ces endroits. Une autre difficulté, c’est la capacité de chacun des encadreurs à être vraiment rigoureux,à déployer le programme de formation en étant présents et assidus au travail et puis la prise en charge sanitaire des enfants. Nous avons apporté une réponse administrative à la question du statut des encadreurs. Le gouvernement a donné son accord et ceux qui sont recrutés comme encadreurs sont des collaborateurs externes de l’Etat et donc ils travaillent en tant que prestataires pour l’Etat et sont reconnus comme tels. Nous avons voulu que leur paiement soit le plus fluide et le plus transparent possible. A cet effet, nous avons mis en place un dispositif par lequel les encadreurs sont payés directement par le Trésor public à chaque fin du mois de sorte qu’il n’y ait plus de difficultés administratives qui, finalement, entraînent de retard dans le paiement. Nous avons associé le ministère de l’Enseignement secondaire, qui était cosignataire du décret dès le départ, dans le suivi au quotidien de la présence des encadreurs. Nous avons eu également quelques résultats encourageants au niveau des associations sportives communales. Cette même analyse critique nous a conduits à décider d’une restructuration profonde de ce programme. A terme, au bout de cette restructuration qui est déjà en cours, nous aurons un programme encore plus performant pour le bonheur de nos enfants, pour le bonheur des talents dans nos communes. Les cibles, ce sont surtout les enfants de 6e en terminale alors que nous savons que les talents se détectent aussi à bas âge. Monsieur le ministre, quand le programme sera-t-il étendu aux écoliers ? Il faut savoir qu’il y a une chaîne. A l’étape actuelle, ce que nous faisons jusque-là, c'est de la 6e en terminale, ce que nous appelons classes sportives dans les disciplines football, basketball, athlétisme, handball, arts martiaux. A côté, il y avait les associations sportives communales qui étaient réservées à ceux qui ne sont pas dans cette catégorie, ni dans le milieu scolaire et qui peuvent être déjà plus avancés que les élèves en terminale que nous avons définis et qui sont, eux, au sein des associations sportives communales, répartis en deux groupes : un groupe des plus de 20 ans et le grand groupe des moins de 20 ans. Quand nous avons fait l’expérimentation, nous avons constaté que parfois dans ce qui s’appelle les associations sportives communales, c’est encore les enfants scolarisés qui s’y retrouvent. Et dans ce qui s’appelle les classes sportives, il n’y a que les enfants de la 6e en terminale. Parfois, dans une discipline, on retrouve des enfants qui sont de plusieurs catégories d’âge. Donc, la restructuration que nous sommes en train de conduire nous amènera à un modèle plus intelligent, plus performant où à terme, partout où l’enfant en exprime le besoin, il y ait une classe sportive et un encadreur dédié. Les meilleurs enfants issus de différentes classes sportives se retrouveront dans un creuset communal qui sera ouvert aux espaces scolaires qui font montre d’un certain talent et qui pourront donc intégrer le programme. C’est une restructuration qui est en cours aujourd’hui. Nous voulons redémarrer avec le nouveau format à la suite de celui qui est en place, et les objectifs sont assez précis. Nous voulons pouvoir dérouler ce format et atteindre les niveaux de performance que nous nous sommes fixés et nous assurer qu’ils fonctionnent bien, ayant tiré leçon de tout ce qui n’a pas bien fonctionné. C’est une première dont, très humblement, tous les Béninois peuvent être fiers. Nous sommes le premier Etat au monde avec qui la Fifa signe une convention. Vous savez que la Fifa, dans son fonctionnement, travaille avec les fédérations et n’a pas pris l’habitude de travailler avec les gouvernements. Vous avez vu le président de la Fifa, Gianni Infantino, conduire une délégation ici. Nous étions au cabinet du président de la République et, sous son regard, nous avons signé cette convention sur le sport à l’école.Il faut restituer aux Béninois l’historique de cette convention. En réalité, la Fifa a décidé d’investir dans la promotion des talents à la base. Elle a décidé d’investir dans la détection des talents en milieu scolaire. Lorsque la Fifa a commencé ce projet, le Bénin qui avait déjà eu la bonne inspiration, le génie de lancer une initiative dénommée classes sportives a été ciblé tout de suite et nous avons présenté notre modèle à la Fifa. Celle-ci a trouvé que ce modèle est tout à fait cohérent et donc a estimé qu’il serait bien de s’inspirer du Bénin comme pays pilote puisqu’il a eu l’initiative. Et en récompense de cette vision du président de la République et de son gouvernement, le président de la Fifa a décidé de venir ici signer cette convention pour montrer au monde entier que dans un pays d’Afrique qui s’appelle le Bénin, un président de la République et son gouvernement ont décidé de faire ce que la Fifa a décidé de faire. La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que la Fifa nous accompagne pour l’organisation des compétitions, dans la formation des encadreurs et sur la dotation des équipements. Elle envisage d’organiser désormais une compétition inter-nations, inter-pays pour les classes sportives. Bientôt, on aura l’équivalent d’une Coupe d’Afrique scolaire et bien évidemment le Bénin sera en première ligne de cette compétition. Aujourd’hui,il y a beaucoup de disciplines sportives qui font la fierté du Bénin. Revenons sur les performances. Nous sommes une équipe de compétiteurs, le président de la République est un compétiteur né, il l’a dit ; et nous aussi, nous sommes ou des compétiteurs nés ou des compétiteurs révélés. Nous nous sommes découvert, pour certains d’entre nous, cette envie de gagner en plus en travaillant aux côtés du chef de l’Etat. C’est pour cela que ces premières performances et premiers succès nous donnent une seule envie, celle de continuer parce que nous pensons pouvoir encore faire mieux et que le Bénin peut encore faire vivre des émotions plus fortes, plus belles que celles que nous avons vécues lors de l’exploit à la dernière Coupe d’Afrique des nations. Le football est allé en quarts de finale, la pétanque est vice-championne du monde, Océane a décroché sa médaille d’Or, Noélie et Odile se portent bien. Tout ça, c’est pour nous le début d’une belle aventure. Nous allons continuer à travailler avec le soutien de tous les acteurs, les fédérations, le secteur privé et pour qu’encore et encore le Bénin puisse vivre des moments aussi heureux et une fois encore, je veux dire aux Béninois des 77 communes que je les remercie pour le soutien qu’ils nous ont apporté pendant cette belle aventure. Nous allons continuer à le faire pour le bonheur de nous tous. Le Bénin en termes de prouesses se conjugue au féminin, vous l’avez insinué, monsieur le ministre. Vous avez cité Noélie Yarigo, Odile Ahouanwanou, Océane Ganiero, Bentille Alassane… on a une longue liste. Ça veut dire que le sport se conjugue au féminin chez nous et que vous avez une vision et des actions précises dans ce sens … Le sport se conjugue très bien au féminin chez nous au Bénin. Au handball,nos dames ont été championnes du challenge Trophy. Au basket-ball, elles se portent très bien. Même au cyclisme, nous avons découvert de jeunes filles des communes du Bénin qui pédalent très bien et nous pensons que, si on leur donne la chance de s’exprimer, elles n’hésiteront pas à le faire. Ce qu’il faut retenir,c’est que, pour nous, ce qu’un homme fait, une femme est capable de le faire et même de mieux le faire. Le Bénin, c’est le pays des amazones et donc, nous croyons que les femmes sont aussi capables de beaucoup de prouesses. C’est pour cette raison que, dans les différentes disciplines, nous n’hésitons pas à impulser la même énergie, le même accompagnement et que,même dans les disciplines les plus improbables où l’on peut croire que le succès des femmes peut être plus difficile, nous n’hésitons pas. Sur ce plan, la Fifa nous a aussi accompagnés. Nous avons signé également une convention pour la promotion du football féminin au Bénin. Aujourd’hui, dans les programmes qui sont déroulés au niveau des classes sportives, les classes d’athlétisme, de handball et de basketball sont majoritairement occupées par des filles et dans les différents championnats que nous entendons renforcer encore, vous voyez que les femmes sont présentes. Je peux dire avec fierté que ce que nous faisons aujourd’hui au niveau du sport d’élite avec les quelques championnes que nous avons citées, le chef de l’Etat lui-même veille au grain pour qu’en toute humilité,nous ne puissions pas nous contenter de ces quelques succès mais continuer à travailler pour révéler d’autres talents qui sont dans nos différentes communes. Monsieur le ministre, en évoquant les résultats, l’historique qualification des Ecureuils en quarts de finale à la dernière Can, vous avez montré votre grande satisfaction. C’est après un événement majeur, une victoire remportée par le régime actuel parce que le football béninois, c’est une famille, entretemps, très divisée. Vous avez pu dépasser cette guéguerre au sein de la famille football. Qu’est-ce qui est fait aujourd’hui pour maintenir cet équilibre, cette stabilité ? La crise dans les fédérations au Bénin, notamment la Fédération béninoise de football, est définitivement conjuguée au passé. Je crois qu’il n’y aura plus jamais de crise. Ce que nous mettons en place pour éviter que cela n’arrive, c’est des règles de gestion. Faire en sorte que chacun sache ce qu’il a à faire. En la matière, je veux décerner vraiment un satisfecit à l’équipe actuelle, au comité exécutif de la fédération béninoise de football qui, aujourd’hui, collabore avec le gouvernement dans une démarche de transparence et de rigueur dans la gestion aussi bien des ressources que de la discipline pour laquelle ils ont été agréés par l’Etat, c’est-à-dire le football. Disons qu’il n’y a pas de secret absolu. Il y a des méthodes, il y a à faire les choses avec sérieux et humilité. Il y a à faire aussi en sorte que, de façon objective, on réussisse à concilier les positions et agir dans l’intérêt des sportifs. J’ai dit aux acteurs qu’on ne peut pas continuer à se battre pour contrôler une fédération alors que la discipline ne marche pas. La compétition, l’envie de diriger une organisation est inhérente à la vie en société. On ne peut pas diriger une fédération qui elle-même organise une discipline qui n’enregistre aucun succès. C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai dit à l’ensemble des responsables des fédérations que le plus important, c’est que la discipline fonctionne et qu’elle soit pratiquée partout, qu’on ait des compétences, des talents, des performances et des médailles et qu’à la suite de ça, on puisse dire qui va diriger nos fédérations. L’une des difficultés dans les fédérations, c’est lorsqu’on ne stabilise pas les textes. Et une des réformes que nous avons introduites, c’est que, désormais, il n’est plus possible de tripatouiller les textes à quelques jours d’une assemblée générale pour maintenir tel ou tel au pouvoir. Les choses sont très claires, les mandats sont connus, les textes sont standardisés et on sait très bien dans quelles conditions organiser les assemblées générales pour renouveler les différents comités exécutifs. Vous avez évoqué les performances, les médailles remportées. Mais ces champions que nous avons aujourd’hui, quel plan est mis en place pour les accompagner ? Nous avons mis en place ce qui, à notre entendement, est une bonne initiative: le gala des champions. Il s’agit d’un évènement par lequel chaque année, nous célébrons les différents sportifs des différentes équipes qui ont fait les meilleures performances au cours de la saison sportive écoulée. Au-delà de la petite distinction que représente le trophée, il y a parfois, et bien souvent d’ailleurs, un accompagnement financier que nous donnons à chaque athlète. Et l’effet, nous l’avons vu ;il a été immédiat. Dès que nous avons mis en place cette initiative, c’est 85 médailles pour 19 fédérations au total. Depuis que cette initiative est en place, chaque année, le nombre de médailles augmente puisque désormais en courant en compétition, chaque athlète béninois résident ou de la diaspora sait que, s’il décroche une médaille d’or, ça correspond à une distinction et à un montant donnés, s’il a une médaille d’argent, ça correspond à une distinction et à un montant donnés ainsi de suite. Aujourd’hui, nous voyons l’intérêt, l’engouement que cela suscite dans la motivation de nos sportifs et nous allons continuer à le faire pour qu’une fois encore, notre pays puisse prendre le contrôle du continent et de toutes les disciplines d’ici quelques années. Monsieur le ministre, on va parler maintenant des perspectives. On devrait sortir de la double confrontation Bénin-Lesotho, le Bénin a bien amorcé les éliminatoires de la Can 2021. Comment entrevoyez-vous la suite de cette campagne même si le monde traverse en ce moment une grave crise sanitaire? Malheureusement, la crise sanitaire que traverse le monde a conduit à un report de cette échéance majeure qui est la double confrontation Bénin–Lesotho, mais je voudrais rassurer chacun de nous que le Bénin reste concentré. J’ai dit que ce qui s’est passé à la Can 2019, c’est le début de l’aventure, je n’ai pas dit que c’était une parenthèse, et donc nous avons conscience qu’on a vécu un exploit.Il faut garder la tête froide, rester humble et le prochain challenge, c’est une qualification pour la prochaine Coup d’Afrique des nations en ce qui concerne le football. Et puis, quand nous sortirons de cela, j’ai l’intention de jouer à fond les chances du Bénin pour la qualification àla Coupe du monde pour ce qui est du football. Pour les autres disciplines, nous avons en perspective la Coupe du monde de pétanque 2022. Le Bénin a fait acte de candidature et nous sommes aussi vice-champion de pétanque, donc nous travaillons à organiser cela convenablement. Dans le chapitre des réformes, il y a la question des sociétés sportives que j’ai annoncées. Le gouvernement va prendre le décret qui institue les sociétés sportives et à partir de ce moment, plus aucune association, aucun club n’appartiendra à un individu entant que personne physique. Il faudrait être une personne morale pour être propriétaire d’un club ou d’une association sportive dans l’ensemble des fédérations. Donc plus aucun sportif, aucun encadreur ne sera lié à un club sans que nous n’ayons copie du contrat et que nous ne suscitions en faveur de ces différents sportifs ou encadreurs la souscription par les propriétaires des clubs d’une assurance et éventuellement nous travaillons à garantir à chacun une retraite. Autre perspective, c’est l’intensification de la campagne en faveur de la pratique du sport pour tous. Nous espérons avant décembre 2020 arriver à ce que dans les 546 arrondissements du Bénin, dans les 77 communes, dans les 12 départements, tout le monde pratique le sport pour son bien-être. Et enfin, la restructuration du programme de classes et associations sportives qui, une fois encore, donnera lieu à un meilleur programme, plus performant, plus proche de nos jeunes enfants, de nos jeunes talents pour l’avenir sportif de notre pays. Parlant des perspectives, il y a un point qui vous tient à cœur. C’est la mise en place d’une unité de production de contenus sportifs. Nous avons décidé que pour valoriser davantage tout ce qui est fait dans notre pays, nous allions doter notre pays d’une unité de production de contenus sportifs aux normes internationales dédiée à la valorisation exclusive du sport béninois. C’est un chantier qui avance bien. Le chef de l’Etat a évoqué dans son discours le sport comme un élément de fierté. Ce qu’on n’a jamais vu depuis 1960. C’est à votre actif, monsieur le ministre. J’ai vécu avec beaucoup d’émotions le discours du chef de l’Etat à l’Assemblée nationale sur l’état de la nation en décembre 2019, notamment au moment où il a dit que si l’on peut être satisfait dans l’ensemble des secteurs, le secteur qui a fait notre fierté au-delà de tout a été le sport à travers les performances de notre équipe nationale pendant la Can. Vous savez, je suis heureux pas pour moi. Dans ce que nous faisons, nos personnes n’existent pas. Ce qui compte, c’est ce que nous apportons à notre pays. J’ai été heureux pour tous les sportifs qui, depuis 1960 et même avant, se sont sacrifiés. Tous ceux qui, anciennes gloires, anciens dirigeants, anciens sportifs, se sont battus pour que le Bénin ait un rayonnement sportif. Et enfin, pour tous les jeunes aujourd’hui qui se battent, c’est une grande reconnaissance que le président de la République,un chef d’Etat du Bénin, dans son discours, évoque le sport comme l’élément qui a fait la fierté du pays. Ça donne simplement envie de continuer à travailler en toute humilité pour mériter encore des reconnaissances plus importantes. Quel message fort avez-vous envie de passer à vos compatriotes ? Le premier message s’adresse à tous les Béninois, de façon globale. Je veux les remercier du fond du cœur pour le soutien dont nous avons bénéficié, les inviter à continuer par nous accompagner, et les inviter enfin à se joindre à nous en pratiquant pour eux-mêmes, leur bien-être, le sport, pour ceux qui ne veulent pas faire de la compétition. Le deuxième message s’adresse particulièrement aux Béninois de la diaspora. Je leur disais que je ferai en sorte, avec le soutien du président de la République, que d’ici quelques mois, on n’indique plus le Bénin par rapport à un de ses voisins, mais que l’on nous indique à partir des performances de nos équipes. Je suis heureux qu’aujourd’hui, on reconnaisse le Bénin à travers les performances de ses équipes, et nous allons continuer par travailler pour que nos compatriotes de la diaspora comme ceux d’ici soient encore plus fiers. Enfin, je veux, de façon globale, remercier chacun de vous, remercier tous nos concitoyens, tous les acteurs sportifs et leur dire que nous sommes une équipe de compétiteurs et que quand un compétiteur a une première victoire, il ne s’arrête pas là. Nous avons l’appétit plus grand, nous allons continuer humblement à travailler pour des victoires encore plus belles. Sports 04 mai 2020


Elections communales : La Plateforme électorale des OSC du Bénin se prononce
La Plateforme électorale des OSC du Bénin à travers une déclaration signée de sa présidente, Fatoumatou Batoko Zossou, s’est prononcée sur l’organisation des élections communales et municipales. Prenant acte de ce que le 8 avril dernier, les présidents des institutions de la République, consultés par le président de la République, ont opté pour  le  maintien des élections communales  et municipales à la date du 17 mai 2020 et que gouvernement a pris des mesures pour faciliter leur organisation, elle appelle l’attention sur le fait que la tenue de  ces  élections dans ces conditions présente des risques  d’une plus grande propagation du Covid-19  d’une part et d’un faible taux de participation des populations d’autre part du fait de la peur liée au risque de contamination. « Au regard des enjeux nouveaux et  particulièrement  importants attachés aux élections communales  et municipales  et qui découlent de l’article 132 du Code électoral du 15 novembre 2019 », la Plateforme électorale  invite la Commission électorale nationale autonome (Cena) et le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour entre autres, le respect strict des mesures de protection/des gestes  barrières à  l’intérieur des postes de vote et dans les centres de vote (respect strict de la distanciation dans la disposition des agents électoraux, des représentants des partis politiques, des urnes et aussi dans l’alignement des électeurs) ; à mettre à disposition davantage de moyens financiers et humains, au besoin pour l’observation et le respect de ces mesures dans tous les centres de vote. A rechercher et à mettre en œuvre par ailleurs des stratégies visant une participation effective et appréciable des populations à ces élections communales.   Actualités 02 mai 2020


Disparu il y a un an : Le Parc national de la Pendjari se souvient de Fiacre Gbédji
Le 1er mai 2019, disparaissait Fiacre Gbédji-Oba, guide touristique au Parc national de la Pendjari. Un an après ce drame, les responsables de cette réserve de biosphère et ses anciens collègues se souviennent encore de lui. « Il y a un an que nous a quittés notre cher et regretté Fiacre GBEDJI-OBA, précédemment Guide touristique au Parc national de la Pendjari. Toujours affecté par son brusque départ, nous saluons la mémoire de ce brave travailleur dont le dévouement au service des touristes et la passion pour la protection de la nature restent vivants dans nos cœurs et dans nos pensées. Nous vous prions de vous souvenir de lui dans vos prières en ce jour anniversaire de son rappel à Dieu », lit-on sur le site internet du parc. Un douloureux souvenir également pour la famille de ce guide émérite arraché à son affection lors de l'enlèvement d’otages français par des terroristes dans le Parc national de la Pendjari. Culture 02 mai 2020


Loi portant modernisation de la Justice: Plusieurs dispositions en faveur du climat des affaires
La loi 2020-08 du 23 avril portant modernisation de la Justice est une aubaine pour les opérateurs économiques et le secteur privé au Bénin. Elle comporte plusieurs dispositions innovantes et introduit une réforme favorable à l’amélioration du climat des affaires. Le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, Timothée Yabit, a présenté ce nouvel instrument juridique lors d’une conférence de presse ce mercredi 29 avril. « Un pas de géant dans l’amélioration du climat des affaires et de l’environnement du secteur privé», c’est ainsi que le conseiller technique au suivi des réformes du ministère de l’Economie et des Finances, Ilyass Sina, qualifie la loi 2020-08 du 23 avril portant modernisation de la Justice. En effet, cette loi permet de vider entièrement tout contentieux commercial visant des affaires de moins de 5 millions de francs Cfa et la procédure peut être bouclée en un temps record avec un encadrement rigoureux du recouvrement des créances. En matière d’amélioration du climat des affaires, cette loi introduit une réforme en deux volets, notamment l’organisation judiciaire et la procédure. Pour ce qui est de l’organisation judiciaire, la loi institue une chambre de petites créances aussi bien devant les tribunaux de commerce que les tribunaux de première instance pour le règlement des affaires d’une valeur égale ou inférieure à cinq millions de francs Cfa. Quant à la procédure, elle est caractérisée par trois éléments: la quasi-gratuité, la simplicité et la rapidité. « La procédure est presque gratuite car les frais de déclenchement sont forfaitaires et le jugement rendu est dispensé des droits de timbre et d’enregistrement. La procédure est simplifiée car le demandeur remplit un formulaire mis à sa disposition par le greffe et dans lequel il précise l’identité de la personne à qui il réclame quelque chose ainsi que les raisons. Le formulaire est notifié à la personne concernée et les deux parties se présentent au tribunal. La procédure est rapide car la loi prévoit les délais maxima de règlement. Au terme de la conférence préparatoire, le juge et les parties fixent le calendrier de la procédure et les parties savent déjà à quelle date elles obtiendront le jugement », fait savoir le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, Timothée Yabit. Il ajoute que le nombre de renvois au profit de la partie débitrice est limité à deux. Le tribunal ne peut accorder plus de deux renvois à une partie débitrice de diligences et seulement dans les cas d’événements ayant pour effet d’interrompre l’instance, la tentative de règlement à l’amiable ou la nomination d’expert. Par ailleurs, il n’est pas possible de paralyser la procédure par le régime des exceptions et des fins de non-recevoir. « Ce qui la rend encore plus attractive, c’est que la décision rendue est insusceptible d’appel. La constitution d’avocats n’est pas obligatoire. La procédure est orale et la preuve est libre. Une fois la décision rendue, il suffit d’en obtenir l’expédition pour procéder à l’exécution forcée », ajoute Timothée Yabit. Une loi voulue par les opérateurs économiques La loi portant modernisation de la justice est pleine d’innovations telles l’allègement des formes de l’appel, de l’opposition et du pourvoi en matière foncière et la création au sein des juridictions d’un service d’accueil pour l’orientation des usagers de la justice avec la suppression de la chambre de conciliation remplacée par une conciliation faite directement devant le juge qui statue sur le fond du litige. « C’est pour mettre fin aux méfaits des intermédiaires qui escroquent en faisant croire qu’ils peuvent aider à l’obtention d’un jugement favorable », explique le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation. Cette loi pose la base de la dématérialisation des procédures car il sera bientôt possible de saisir la justice et de suivre la procédure en ligne. La loi prévoit également les modalités de l’astreinte et encadre les frais et honoraires d’expertises. « Avec l’entrée en vigueur de cette loi, il y a un certain nombre de dispositions qui empêchent les abus. Il est prévu que le ministre de la Justice fixe par arrêté ministériel un barème des frais et honoraires», a indiqué Timothée Yabit. Il ajoute que la loi renforce aussi le bureau d’informations sur le crédit pour diminuer le risque crédit. En matière d’exécution des décisions, la loi se montre plus prévenante et moins complaisante. « Aujourd’hui, l’exécution est rigoureusement organisée de telle sorte qu’aucune forme de dilatoire ne soit possible. C’est pour permettre aux opérateurs économiques de recouvrer diligemment leurs créances », relève le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation. A en croire le conseiller technique au suivi des réformes du ministère de l’Economie et des Finances, cette loi est voulue par les commerçants, les opérateurs économiques, les banquiers et les avocats. «Ce projet de loi devenu une loi promulguée et publiée au Journal officiel est le fruit de la vision du chef de l’Etat et de l’ouverture d’esprit du garde des Sceaux », précise le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation. Il a également salué les équipes de la Banque mondiale dont la contribution a permis d’aboutir à une réforme avec plus de clarté, de transparence et d’efficience dans le secteur de la Justice. Actualités 30 avr. 2020


Construction du marché de gros d’Abomey-Calavi: Le démantèlement du marché Dantokpa confirmé
Le gouvernement, dans sa politique de construction et de rénovation des marchés, envisage la construction d’un marché de gros à Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi. Les travaux prévus à cet effet seront lancés pour décongestionner Dantokpa qui finira par ne plus exister. La dynamique actuelle du gouvernement est la construction d’un marché de gros à Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi. Un marché de type nouveau sera donc érigé dans cet arrondissement pour prendre définitivement la place du marché international Dantokpa. Selon les clarifications du ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, c’est un programme qui débouche sur le déménagement définitif du marché Dantokpa. Et pour la comodité de ce marché à réaliser, il y a un programme en trois parties, pour se conformer aux différentes activités qui se mènent à Dantokpa, à savoir le gros, le demi-gros, le détail ainsi que le commerce noble. Ce marché de gros d’Akassato encore appelé la plateforme agroalimentaire du Grand Nokoué, confie José Tonato, sera le marché de gros le plus moderne de toute la sous-région. « L’appel d’offres est déjà lancé et normalement, au bout de quatre-vingt-dix jours, le chantier démarre pour douze mois », a fait savoir le ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Il s’agit, insiste José Tonato, d’une superstructure légère, une plateforme béton et infrastructures. Ce marché de gros tant attendu par la communauté des usagers des marchés est espéré pour la fin de l’année 2021 et à cette date, vont y démarrer les activités commerciales. Toujours au titre des initiatives de construction des marchés, il est prévu un Mall et une galerie commerciale sur l’esplanade du stade Général Mathieu Kérékou pour accommoder le commerce moderne et le commerce noble concernant les cosmétiques, les bijoux et les textiles. « Tout cela est lancé, et c’est quand ces projets seront terminés que le déménagement sera fait », informe le ministre au cours de son intervention bilan sur les quatre ans de gouvernance du président Patrice Talon. Les efforts sont actuellement consentis dans la rénovation des marchés urbains. Dans ce cadre, à Cotonou neuf marchés sont en cours de construction. La capacité d’accueil de ces marchés est multipliée par une fois et demie. A terme, ces marchés modernes vont accueillir ceux qui font le détail à Dantokpa. Le gros étant prévu pour Akassato. Société 30 avr. 2020


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