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Nouvelles

Respect des règles barrières contre le Covid-19: L’appel à la responsabilité des présidents d’institutions
Les présidents d’institutions de la République invitent la population à la discipline et à la responsabilité pour le respect des gestes barrières édictés par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Ils ont lancé cet appel à l’issue d’une séance de concertation qu’ils ont tenue, ce mercredi, au siège de la Cour suprême à Porto-Novo. Les présidents d’institutions de la République apportent leur soutien au gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Ils étaient en concertation, ce mercredi, au siège de la Cour suprême à Porto-Novo. Le conclave a été initié par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, en sa qualité, dit-il, de coordonnateur du collectif des présidents d’institutions de la République. L’initiative a été soutenue par ses autres collègues qui ont fortement répondu présents au rendez-vous. On notait la présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, de la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué et du président du Conseil économique et social (Ces), Tabé Gbian. Seul le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Prosper Rémi Moretti était absent. Les échanges ont duré environ 1 h 15 min loin des médias. Selon le président Ousmane Batoko, qui a fait le point de la réunion à la presse à l’issue de la séance, la rencontre a permis aux présidents d’institutions d’examiner les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid 19 au Bénin. A cette occasion, ils apprécient à leur juste valeur lesdites règles. Ils félicitent le gouvernement pour la qualité de sa riposte contre cette pandémie. Laquelle riposte a même fait école dans la sous-région, se réjouit Ousmane Batoko. La réunion a ensuite permis, poursuit-il, aux présidents d’institutions, de partager leurs expériences par rapport au fonctionnement de leurs structures respectives qui tournent toutes en dépit de cette période de crise sanitaire. « Malgré la crise sanitaire, l’Etat doit continuer de fonctionner », fait savoir Ousmane Batoko. Main à la poche Ce partage d’expériences leur a permis de voir ce qui se fait de bon, ce qui se fait de mieux et ce qu’ils peuvent tirer chacun comme leçon. A en croire Ousmane Batoko, les présidents d’institutions de la République se sont rendu compte avec satisfaction que toutes leurs structures appliquent de façon rigoureuse les gestes barrières édictés par le gouvernement pour contenir la propagation du coronavirus. Chaque institution, de façon spécifique et conformément à ses réalités propres, a su trouver les moyens pour mettre en œuvre comme cela se doit lesdites mesures. Les présidents d’institutions ont décidé aussi de répondre favorablement à l’appel lancé par le gouvernement aux citoyens pour que chacun apporte sa contribution pour l’aider dans la lutte contre le Covid-19. Ils n’ont pas manqué d’appeler le peuple béninois à la vigilance et à la responsabilité pour observer de façon rigoureuse et disciplinée les règles barrières recommandées par le gouvernement. « Si j’insiste sur la discipline, c’est parce que nous nous connaissons comme frondeurs des mesures édictées par l’Etat. Or, il ne s’agit pas ici de l’Etat. Il s’agit de notre survie individuelle et collective. Il s’agit de notre existence humaine. Ça n’a rien à voir avec l’Etat qui a décidé», alerte le président Ousmane Batoko. Car, c’est à ce prix que le peuple béninois et ses dirigeants sortiront vainqueurs de la crise sanitaire liée au Covid-19, insiste le coordonnateur du collectif des présidents d’institutions de la République. Actualités 30 avr. 2020


Covid-19 / Soutien de la Banque mondiale au Bénin: Un financement additionnel de 6,270 milliards F Cfa approuvé
La Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 10,4 millions de dollars soit environ 6,270 milliards F Cfa pour aider le Bénin à mieux répondre à la crise sanitaire du nouveau coronavirus, selon un communiqué de l’institution parvenu à notre rédaction. Ce financement émane de l’Association internationale de développement (Ida), l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Il porte à environ 40 millions de dollars soit 24,1 milliards F Cfa, le montant total alloué par l’institution au Bénin dans ce cadre pour faire face aux mesures d’urgence qu’impose la lutte contre le Covid-19. « Ces appuis viennent renforcer la capacité de riposte du Bénin contre le Covid-19 et devront par ricochet rendre le pays plus résilient face aux urgences de santé publique », souligne Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, rapporté dans le communiqué. Le nouveau financement permettra de renforcer le système de surveillance des maladies, l’équipement des laboratoires et la capacité de dépistage et de confirmation des cas. Il servira également à la construction et l’équipement en matériel de pointe de deux centres de traitement des infections respiratoires aiguës, la modernisation de dix établissements de santé existants pour les transformer en centres de gestion du traitement de la maladie. Le renforcement des capacités du personnel des centres de traitement ainsi que la communication auprès des communautés ne sont pas occultés, tout comme les autres mesures mises en place par le gouvernement. La Banque mondiale a déjà soutenu le gouvernement dans l’équipement d’un centre d’isolement et de prise en charge, la formation du personnel de santé et des équipes de réaction rapide ainsi que l’achat de masques, de tests de laboratoire pour le diagnostic, de respirateurs, des caméras thermiques, des équipements et matériels médicaux d'urgence. De nombreux équipements et matériels médicaux commandés sont réceptionnés ces derniers jours par les autorités dans le cadre de l’installation de nouveaux centres d’isolement et de prise en charge des malades sur l’ensemble du territoire national. Claude Urbain PLAGBETO Actualités 29 avr. 2020


3e mandature de la décentralisation : Le conseil municipal de Porto-Novo tient sa session d’adieu
Le conseil municipal de Porto-Novo clôture ce mercredi, sa première session ordinaire au titre de l’année 2020, la toute dernière pour le compte de la 3e mandature de l’ère de la décentralisation au Bénin. Encore quelques jours et c’en serait fini de la troisième mandature des conseils municipaux et communaux de l’ère de la décentralisation au Bénin. L’heure est actuellement au bilan et aux travaux de fin de mandat, en attendant l’installation des prochains conseils municipaux et communaux dont l’élection est prévue pour le 17 mai 2020. Le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, a su bien mettre l’accent sur ce contexte particulier lors de la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2020 de son conseil municipal. « La première session ordinaire de cette année qui s’ouvre en ce jour lundi 27 avril 2020 est également comme vous l’aurez noté, la dernière de cette troisième mandature de l’ère de la décentralisation dans notre pays, le Bénin. Plus qu’une session ordinaire donc, c’est pour nous une occasion de passer en revue nos principales réalisations, et surtout une opportunité pour manifester toute notre reconnaissance à vous, fidèles forces vives de notre ville capitale », a précisé Emmanuel Zossou. Cette session qui devrait se tenir fin mars 2020 a été finalement ouverte lundi dernier en raison de la situation sanitaire liée au Covid-19. Occasion pour l’édile de Porto-Novo de faire le point de ses réalisations pendant les cinq ans de mandat. Il faut signaler qu’au total, quinze dossiers sont inscrits à l’ordre du jour des travaux de cette première session ordinaire dont le rapport d’activités du maire au titre du premier trimestre de l’année 2020, le compte administratif gestion 2019 et l’affectation du résultat issu de la gestion. Société 29 avr. 2020


Audience au Maec: Le président de la Ccib au cabinet du ministre Agbénonci
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a reçu en audience, ce mardi 28 avril, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Arnauld Akakpo. Au cours de cette audience, le président de la Ccib a informé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération qu’il souhaite renforcer la collaboration avec le ministère, notamment les ambassadeurs du Bénin en poste aux fins de mieux explorer les opportunités qui s’offrent au Bénin. M. Akakpo a, en outre, indiqué qu’il a besoin de l’appui du ministère pour l’aboutissement de certains projets qui vont permettre de créer de nombreux emplois pour les Béninois tant au Bénin qu’à l’extérieur du pays. Il a, par ailleurs, salué la disponibilité du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération pour l’accompagner dans sa mission. Quant au ministre Aurélien Agbénonci, il a d’abord félicité son hôte pour sa brillante élection à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. ‘’La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin est l’un des bras de la diplomatie économique. Nous sommes dans une prédisposition favorable à travailler avec vous. Les portes du ministère vous sont ouvertes’’, a-t-il déclaré. Aurélien Agbénonci a précisé que la contribution du secteur privé pour le développement du Bénin est à son âge d’or sous le leadership du chef de l’Etat, le président Patrice Talon. ‘’Nous allons travailler avec vous de la manière la plus intègre possible’’, a-t-il réitéré avant de souhaiter plein succès à M. Akakpo pour son mandat à la tête de la Ccib. JFM Actualités 29 avr. 2020


Lutte contre le Covid-19 dans l’Uemoa: Les plans de riposte évalués à 5 285 milliards de F Cfa
La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa s’est réunie, ce lundi 27 avril par visioconférence, sur la pandémie du Covid-19. Elle a décidé de renforcer les mesures prévues dans les plans de riposte évalués à 5285 milliards de F Cfa, pour juguler la crise sanitaire qui a déjà fait 105 décès dans l’Union. Près de 3200 cas confirmés, avec 105 décès et un taux de létalité de 3,3 % à la date du 22 avril 2020. Les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ne font pas exception à la déferlante du nouveau coronavirus qui a déjà fait plus de 2,5 millions de personnes contaminées et plus de 200 000 décès dans le monde. Cette situation dramatique que connaît le monde en général, et la région en particulier était le principal point à l’ordre du jour d’une session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union (Cceg/Uemoa) tenue hier. Pour la toute première fois, cet organe de l’institution régionale s’est réuni par visioconférence. Sous la houlette du chef d’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara, président en exercice de la Cceg/Uemoa, les dirigeants des huit pays membres ont partagé leurs expériences sur les meilleures réponses apportées à la pandémie du Covid-19 aux plans sanitaire et économique. C’est avec la participation des responsables des organes communautaires tels que le président du Conseil des ministres, le président de la Commission de l’Union, le gouverneur de la Bceao, le président de la Boad et celui de l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire. Des institutions régionales qui ont apporté une bouffée d’oxygène aux pays, à travers notamment l’injection de liquidité dans les économies, avec les Bons Covid-19 et l’accroissement du niveau de prêts concessionnels aux Etats. Ces mesures ont permis de financer les dépenses urgentes d’investissement et d’équipement dans le cadre de la lutte contre la pandémie, salue le président de la Cceg. Renforcer les mesures A en croire Alassane Dramane Ouattara, la pandémie actuelle s’ajoute à la crise sécuritaire qui sévit déjà dans la région, avec des effets économiques, sociaux et humanitaires sur l’ensemble des pays. « Nous devons donc agir vite et prendre des mesures à la fois sur les plans sanitaire, économique et social, afin d’atténuer les conséquences de la crise sur nos économies et réduire ainsi les souffrances de nos concitoyens», lance-t-il à ses pairs. Les chefs d’Etat décident de renforcer les plans de riposte adoptés, lesquels ont été évalués à environ 5285 milliards de F Cfa. Ceux-ci se traduisent par des mesures telles que l’instauration de couvre-feu et d’état d’urgence, le renforcement des contrôles sanitaires aux frontières, l’intensification des tests et la mise en quarantaine des cas positifs et suspects, la fermeture des établissements scolaires, l’interdiction des rassemblements de population, les investissements dans la santé, les plans de soutien économique et financier à l’endroit des populations les plus vulnérables, du secteur informel et des entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises (Pme). 2,7 % de croissance au lieu de 6,6 % Les échanges sont allés dans le sens de la création d’une synergie d'actions pour plus de cohérence et d'efficacité des mesures prises et pour préserver les acquis de l'intégration régionale. Un accent particulier devrait être mis sur l’emploi et le secteur productif ainsi que la promotion d’initiatives visant à éviter l’affaissement des entreprises et assurer le redémarrage rapide des activités économiques post-crise. En effet, prévient le président Ouattara, cette crise sanitaire aura un impact direct négatif sur la croissance économique des Etats et sur les finances publiques en 2020. « Il ressort, par exemple, que le taux de croissance moyen, en 2020, dans notre Union, ressortirait à 2,7 %, soit une réduction de près de quatre points de pourcentage par rapport à la prévision initiale de 6,6 % », a-t-il laissé entendre dans son speech d’ouverture. Si la pandémie se poursuivait jusqu’à la fin de l’année, ajoute-t-il, elle pourrait conduire les économies de l’Union à rentrer en récession et réduirait, de façon significative, la capacité des Etats à lutter contre la pauvreté et le terrorisme. Actualités 28 avr. 2020


Appel à la mobilisation contre le Coronavirus: La Ccei Bank Bénin offre cinq millions pour la lutte contre le Covid-19
Institution bancaire opérant au Bénin depuis cinq ans, la Ccei Bank Bénin apporte sa contribution à la mobilisation des ressources financières pour la lutte contre le coronavirus. Jeudi 23 avril dernier, elle a offert au gouvernement béninois, cinq millions de francs Cfa pour soutenir ses efforts dans le cadre de la lutte contre cette pandémie. Autant la Ccei Bank Bénin travaille au quotidien pour le développement économique du Bénin, autant elle veille au bien-être des personnes et des biens. Cette banque est tout aussi préoccupée par la pandémie du coronavirus qui sévit un peu partout depuis quelques mois et qui n’épargne pas le Bénin. Jeudi 23 avril dernier, le directeur général de la Ccei Bank Bénin à la tête d’une importante délégation de sa structure était au ministère de la Santé. Ceci, pour apporter son soutien financier à l’Etat béninois dont l’appel à la mobilisation pour appuyer la lutte contre le mal du moment court toujours. Au nom de son institution, Abdou A. Barry, agissant en qualité de directeur général est allé témoigner le soutien aussi moral que financier de son groupe à l’État béninois. La banque panafricaine a, à l’occasion, déposé à l’ordre du trésor public, une somme de 5 millions de francs Cfa. « La Ccei Bank Bénin, une banque panafricaine ne saurait être du reste dans les efforts du gouvernement pour la lutte contre le coronavirus... c’est pour cela que nous apportons notre modeste contribution de cinq millions de francs Cfa pour la lutte contre le Covid-19 », a expliqué Abdou A Barry. « Je profite de l’occasion pour remercier sincèrement le gouvernement des efforts inlassables qu’il a entrepris pour endiguer cette pandémie et qui fait que le Bénin est cité comme un exemple dans le monde, pour cette lutte », poursuit-il. Selon Abdou A Barry, l’Afrique, bien que tardivement touché compte chaque jour ses morts. Fort heureusement, reconnait-il, le Bénin, grâce aux différentes mesures (cordon sanitaire, campagnes de sensibilisation, port de masque obligatoire, centre de dépistage et de prises en charge curatives, quarantaine, fermeture de frontière) a su juguler et contenir ce mal. La Ccei Bank Bénin salue les efforts du gouvernement et des acteurs du système sanitaire qui œuvrent sans relâche au premier plan dans la bataille qui se mène contre cette pandémie. « Nous pouvons être fiers de ce que le Bénin est pris en exemple au niveau international sur la gestion de cette crise sanitaire», indique-t-il. « Le Bénin appartient à tous ses citoyens. Nous avons certes des droits, mais nous ne devons en aucun cas occulter nos devoirs. Les nôtres en ces moments précis, c’est le respect scrupuleux de toutes les consignes », exhorte-t-il ensuite. Cette tribune, il la saisira aussi pour rappeler la nécessité pour chacun de respecter les gestes barrières et de suivre rigoureusement les recommandations émises par le gouvernement qui visent à endiguer le Covid-19. Recevant ce don, le secrétaire général du ministère de la Santé a rassuré les donateurs de la bonne utilisation qui sera faite de ces ressources. « C’est une contribution qui va renforcer nos capacités de lutte contre cette maladie » a-t-il déclaré avant de remercier le groupe au nom du gouvernement et de tout le peuple béninois pour ce geste de solidarité. A propos de Ccei Bank Bénin La Ccei Bank est une filiale du groupe bancaire africain Afriland First Group basé en Suisse, qui est opérationnel dans neuf pays en Afrique (Cameroun, Bénin, Côte d’ivoire, Guinée Equatoriale, Guinée Conakry, République démocratique du Congo, Sao Tomé & Principe, Sud Soudan, et Libéria). Afriland First Group dispose d’un bureau à Paris en France, à Beijing en Chine et à Pointe Noire en Congo Brazzaville. Ccei Bank Bénin est une société anonyme avec Conseil d’administration au capital de onze milliards trois cent quatre-vingt-cinq millions neuf cent-quatre-vingt dix mille FCfa (11 385 990 000) dont le siège social est à Cotonou. Elle a démarré ses activités le 14 septembre 2015 et possède à ce jour un réseau de six agences dont quatre à Cotonou, une à Abomey-Calavi et une à Parakou. Elle est dirigée actuellement par Abdou A. Barry, agissant en qualité de directeur général. Ccei Bank Bénin propose à sa clientèle variée, locale et internationale, une gamme élargie de produits et services bancaires standards, mais aussi des solutions «sur-mesure» aux demandes spécifiques qui lui sont formulées. Impliquée dans tous les secteurs d’activité, elle est acteur légitime du développement économie du pays. Actualités 28 avr. 2020


Animation des salles de jeux: Le sport virtuel déchaîne les passions
Les jeunes gens fréquentent de plus en plus les salles de jeux au Bénin. Passionnés du sport virtuel, ils se retrouvent les week-ends autour des challenges aux allures de tournois réels. Abomey-Calavi, samedi 18 avril 2020. Accros du sport virtuel, les yeux rivés sur de petits écrans et les doigts manipulant indéfiniment les manettes, Paterne Hounsa et Fiacre Zannou s’affrontent dans un match virtuel entre Fc Barcelone et Paris Saint Germain. Paterne, 17 ans environ, et son compagnon Fiacre de la même génération sont les premiers clients de la petite salle de jeu de 20 mètres carré environ, située à Tankpè. Les deux garçons sont en quarts de finale d’un tournoi de football virtuel version League des champions tandis que leur camarade Jean Doukpo, à défaut d’un adversaire, opte pour le rallye virtuel. Par moments, des cris de joie parviennent de cette salle quand l’une des équipes fait la différence. A la fin de la première partie de 20 minutes, Paterne du Fc Barcelone mène par un score de 3-1 face au Psg de Fiacre. Les deux sont rejoints par certains de leurs camarades, eux aussi, fanatiques du sport virtuel. En quelques minutes, cette salle de jeux se remplit. Certains se constituent même en supporters pour d’autres. De l’imaginaire au réel ! Les matches de football virtuel se vivent comme de rencontres réelles. Ils s’accompagnent des gestes, des consignes, des cris, des applaudissements et même des chansons courantes comme lors des grandes rencontres de football. Une nouvelle partie oppose deux camarades, Ange Tossa et Euloge Kossou. Il s’agit cette fois-ci d’une demi-finale du tournoi virtuel entre Arsenal et Manchester. Dans cette partie, difficile de faire la différence entre l’irréel et le réel. « Frappe!»,crie un supporter à l’adresse d’un joueur. « Non, il n’y a pas hors-jeu», s’indigne un autre. « Mon équipe, c’est Arsenal et je crois qu’on va gagner», ajoute un passionné. Soudain, des applaudissements bien nourris saluent la fin de la partie. La joie ou la déception se lisent selon le cas sur les visages comme si c’est une rencontre de football réel. Les joueurs se lancent même des défis lors des duels. Ils font des mises entre eux de telle sorte que celui qui perd, paie pour son vis-à-vis.Des matchs de revanche sont possibles entre copains. « Je suis venu prendre ma revanche sur Antoine qui m’a battu hier», déclare Cosme Lisboa.Comme quoi, le pas est vite franchi entre un match virtuel et une confrontation réelle. A Cotonou comme dans d’autres villes du pays, les jeunes ont le choix entre le football virtuel, le rallye, les combats et autres. Selon Dossou Bucknor, un gérant de salle de jeux, avec 100 F, les jeunes gens peuvent avoir accès à la salle de jeux. Pour lui, plus les jeunes fréquentent ces salles, plus les promoteurs font de bonnes affaires. Sports 27 avr. 2020


Situation des 231 Ace du Mef redéployés: Les clarifications du ministère du Travail et de la Fonction publique
Le ministère du Travail et de la Fonction publique a réagi suite aux dernières allégations des Agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014 précédemment en service au Ministère de l’Economie et des Finances et redéployés dans d’autres ministères pour emploi. Lors d’une conférence de presse en date du vendredi 24 avril dernier, le directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières, Eric Ainanmon a apporté des clarifications sur la situation administrative des concernés puis démontré l’illégitimité de leurs revendications. « Ils ne peuvent se prévaloir de la compétence recherchée pour l’emploi de contrôleur des impôts… Ils ont été redéployés dans 14 ministères selon les besoins exprimés. Ils conservent leurs salaires. Leur traitement salarial n’est aucunement diminué. Comment peuvent-ils réclamer leur salaire s’ils n’ont pas signé les contrats de travail à eux soumis ? Qui n’a pas travaillé n’a pas droit au salaire », a martelé le directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières, Eric Ainanmon à propos des Agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014 précédemment en service au ministère de l’Economie et des Finances et qui ont été réintégrés pour redéploiement dans la Fonction publique. Dans une lettre adressée au président de la République, ceux-ci ont, en effet, soulevé des irrégularités dans leurs nouveaux contrats et demandé l’intervention du chef de l’Etat. Mais qu’en est-il en réalité ? Les intéressés avaient servi à la Direction générale des Impôts en qualité d’Agents contractuels de l’Etat sur la base de contrats à durée déterminée de deux ans qu’ils ont signés en 2015 ; lesquels contrats ont été renouvelés en 2017 et sont arrivés à terme en 2019. L’objet de leur recrutement ayant disparu du fait des réformes engagées dans le secteur, le ministre de l’Economie et des Finances a notifié aux intéressés la fin de leurs contrats et l’intention de l’administration de ne pas signer un contrat à durée indéterminée. Cette fin de contrat a été confirmée par une lettre du ministre du Travail et de la Fonction publique en date du 1er mars 2019. « Il n’y a rien d’anormal jusque-là puisque les stipulations des contrats des intéressés ainsi que les différents textes régissant les agents contractuels de l’Etat ont bien prévu cette fin normale du lien contractuel », précise Eric Ainanmon, directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières. En dépit de la légalité de cette rupture de contrat, le chef de l’Etat, dans un souci purement social, a décidé lors du Conseil des ministres du 31 juillet 2019, de la réintégration des 231 Ace dans la Fonction publique, du renouvellement à titre exceptionnel et dérogatoire de leur contrat de travail et de leur redéploiement dans toute l’administration publique, en fonction des besoins des différents ministères. Par conséquent, le ministère du Travail et de la Fonction publique a engagé des échanges avec les personnes concernées et entrepris un certain nombre d’actions que sont : l’établissement du répertoire des agents concernés et disposés à poursuivre leur collaboration avec l’administration publique, l’organisation d’une séance d’information avec les agents concernés, la saisine des différents ministères pour recueillir leurs besoins en tenant compte de la qualification des concernés, la centralisation des besoins exprimés par les 14 ministères qui se sont manifestés, l’invitation des 14 ministères à transmettre les dossiers d’établissement de contrats aux agents concernés qui ont effectivement pris service pour la régularisation de leur situation administrative et financière, l’élaboration et la soumission des projets de contrat à la signature des intéressés. « Jusqu’à présent, seulement 7 sur les 231 agents bénéficiaires de cette mesure sociale ont signé et retourné les projets de contrat. Ces 7 contrats de travail sont d’ailleurs finalisés et envoyés aux services compétents du ministère de l’Economie et des Finances pour le mandatement de leurs salaires et accessoires », informe le directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières. A l’en croire, certains bénéficiaires ont délibérément refusé de signer les projets de contrat sous prétexte que leur promotion a été redéployée dans 14 ministères avec changement d’emploi pour certains, en violation des textes qui régissent la carrière des Agents contractuels de Droit public de l’Etat et des directives données par le chef de l’Etat. Ils mettent également en cause la date d’effet de leur contrat à durée indéterminée sur le plan financier et réclament la même situation administrative que celle des Ace recrutés la même année pour qui, la date d’effet au plan administratif n’a pas été dissociée de la date d’effet au plan financier. De l’illégitimité de leurs revendications Pour le directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières, les allégations et revendications des Ace dissidents ne sont pas justifiables. Ils ne peuvent pas se prévaloir de la compétence recherchée pour l’exercice de l’emploi de Contrôleur des impôts. La formation organisée au profit des intéressés pour leur permettre d’acquérir lesdites compétences n’est d’ailleurs pas allée à son terme. Il est donc normal, selon le directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières, qu’ils soient redéployés selon les besoins de l’administration et selon leurs compétences effectives. « Conformément aux dispositions de l’article 2 de la loi portant statut général de la Fonction publique, un corps est un ensemble de fonctionnaires appartenant à un ou plusieurs grades et qui sont régis par le même statut particulier. Il en résulte donc qu’un agent contractuel de droit public de l’Etat n’appartient pas à un corps régulier de l’administration publique mais occupe un emploi», a expliqué Eric Ainanmon. Il assure que le changement d’emploi aux intéressés répond aux besoins de la Fonction publique mais ne touche guère à leur salaire. Abordant la dissociation aux plans financier et administratif des dates d’effet du contrat à durée indéterminée qui leur est proposé, Eric Ainanmon rappelle que les intéressés n’avaient pas travaillé de la date d’expiration de leur dernier contrat à durée déterminée jusqu’à la veille de leur reprise de service dans les ministères respectifs, soit de mars à octobre 2019. « Pour formaliser leur recrutement à nouveau, il leur a été soumis un projet de contrat de travail à durée indéterminée. L’emploi inscrit sur lesdits projets est celui réellement occupé par les intéressés et les dates d’effet au plan financier sont celles de reprise de service dans leur nouvel emploi. Il est donc évident qu’ils ne peuvent pas bénéficier de la même situation que leurs collègues de promotion des autres ministères qui sont restés au poste de façon continue. Qui n’a pas travaillé, n’a pas droit au salaire », a expliqué le directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières. La main reste tendue ! En dépit de tous les malentendus, le ministère du Travail et de la Fonction publique reste engagé à mettre en œuvre la décision prise par le chef de l’Etat en Conseil des ministres, notamment la réintégration des 231 Ace. « Pour le règlement définitif de leur situation, la ministre du Travail et de la Fonction publique a saisi ses quatorze collègues ministres concernés, les invitant à transmettre les projets de contrat signés par les intéressés au plus tard le vendredi 8 mai 2020 pour leur finalisation. Passé ce délai, le ministère du Travail va rendre compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre de ses instructions », informe Eric Ainanmon. Il ajoute qu’un dispositif de traitement accéléré des contrats de travail et du mandatement des salaires et accessoires a été mis en place pour satisfaire diligemment les Ace qui auront décidé de poursuivre leur collaboration avec l’administration. « Les personnes concernées par cette situation sont invitées une fois encore à se soumettre à la réglementation en vigueur et à procéder à la signature des projets de contrats à eux soumis. Ils auront ainsi contribué à la finalisation dans un délai raisonnable de la régularisation de leur situation administrative et financière», a exhorté le directeur de la Réglementation et du Suivi des carrières. Actualités 27 avr. 2020


Lutte contre le coronavirus: Bâtir une riposte sur la sécurité nutritionnelle
L’Alliance de la société civile pour l’intensification de la Nutrition au Bénin (Ascinb) se préoccupe des effets pervers du coronavirus sur les communautés pauvres et les populations agricoles. Elle propose des approches alimentaires et nutritionnelles afin de réduire leur vulnérabilité à la faim et à la malnutrition. La sécurité alimentaire et nutritionnelle doit être au cœur des priorités dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. C’est l’appel de l’Alliance de la société civile pour l’intensification de la nutrition au Bénin (Ascinb) aux pouvoirs publics en direction des cibles vulnérables. Tout en reconnaissant les efforts du gouvernement pour juguler la crise, elle lui suggère également des pistes afin de soulager la peine des populations exposées à la faim et à la malnutrition. « Nous devons reconnaître que l’orientation des priorités, stratégies et moyens vers la riposte au Covid-19, au détriment de tous les engagements et agendas nationaux et internationaux dont les objectifs du développement durable (Odd) n’est pas sans risque et qu’il faudra intégrer systématiquement à ces efforts la prise en compte des urgences liées au renforcement de la nutrition dans la lutte contre le coronavirus », exhorte-t-elle. Les mesures qu’elle propose sont basées sur trois axes. La première est la prise en compte de la bonne nutrition. Cette approche est centrale dans le développement et le maintien du système immunitaire. « Les efforts entrepris pour préserver et promouvoir une nutrition adéquate avec le renforcement de l’allaitement maternel doivent être intégrés aux stratégies de prévention du Covid-19 afin de renforcer la résilience des individus et des communautés. Des régimes alimentaires sains et équilibrés sont essentiels pour prévenir l’émergence de maladies non transmissibles qui sont des facteurs de risques liés à des taux accrus de mortalité et de morbidité et de mortalité », recommande-t-elle. Basée sur les défis en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, la deuxième piste s’articule autour des solutions visant à anticiper « sur les mesures de mitigation des risques alimentaire et nutritionnelle que cette crise engendre en veillant à ce que l’approvisionnement alimentaire ne soit pas perturbé, en dotant les agriculteurs d’intrants nécessaires à bonne date ». L’Alliance promeut également « la valorisation et la promotion de produits forestiers non ligneux, des fruits et légumes traditionnellement consommés dans l’alimentation des groupes vulnérables ». Soutenir la capacité des systèmes de santé La troisième approche qu’elle préconise est basée sur l’urgence en matière de nutrition. Sur ce point, les priorités doivent être orientées vers les personnes vulnérables et les mères allaitantes. « Les interventions indispensables en matière de nutrition doivent être maintenues impérativement, car toute perturbation pourrait avoir des conséquences irréversibles sur la survie, la santé et le développement des enfants », alerte l’alliance. Le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can), est appelé à jouer un rôle majeur dans le cadre de la riposte contre le Covid-19 en « veillant à ce que les mesures de lutte prennent en compte à travers une approche basée sur l’engagement, la collaboration et la coordination multisectorielle à toutes les étapes ». A ces pistes, il faut ajouter le soutien de la capacité des systèmes de santé à travers « des interventions spécifiques à la nutrition destinées aux femmes, aux enfants et aux adolescents». Ceci implique pour le Bénin, le maintien des services de prise en charge efficace des femmes et des enfants tout en intégrant les mesures de riposte au Covid-19, le fonctionnement des maternités et les services en prise en charge des enfants malnutris où les appuis et les dons d’équipements de protection au Covid-19 vers les populations vulnérables ». L’autre solution importante qu’indique l’Ascinb repose sur le maintien du fonctionnement des systèmes alimentaires locaux. Il faut soutenir la capacité des « petits exploitants agricoles, des petites et moyennes entreprises ainsi que des organisations locales de la société civile à poursuivre la production et la fourniture en quantité d’aliments sains, sûrs et diversifiés, financièrement abordables et culturellement appropriés aux communautés », recommande-t-elle. La prise en compte de ces différentes approches vise, selon l’alliance, à soulager les charges alimentaires familiales qui pèsent sur les communautés vulnérables pendant cette période de pandémie. Société 27 avr. 2020


Croisade contre le coronavirus: Angélique Kidjo reprend « Pata Pata » pour diffuser l’espoir
Autrefois appelé « la chanson la plus joyeuse du monde », le morceau « Pata Pata » de Miriam Makeba a été réenregistré par l'ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) Angélique Kidjo, pour diffuser l'nformation et l'espoir en cette période de coronavirus. Le grand succès de Mama Africa « Pata Pata » a été réenregistré par Angélique Kidjo pour diffuser l'information et l’espoir à l'heure du coronavirus. Sans aucune modification des accords ou des syllabes, mais avec plusieurs changements dans les paroles, « Pata Pata» a été lancé par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) dans le monde entier ce jeudi 23 avril. Plus de 50 ans après son avènement, ce succès international a pris d’assaut le monde entier une fois encore. Le lancement est fait avec l'approbation complète des droits d'auteur, renseigne l’organisation onusienne à travers un communiqué de presse. Surnommée Mama Africa, Miriam Makeba était une chanteuse et compositrice sud-africaine. Elle était ambassadrice de bonne volonté des Nations-Unies et travaillait sur la faim, le Vih et la violence domestique. Elle était aussi militante des droits civiques. « Makeba a été l'une des premières musiciennes africaines à recevoir une reconnaissance mondiale, remportant un Grammy en 1965, se produisant de Johannesburg à New York, de Lagos à Londres », poursuit le même communiqué. Elle a été à la fois une amie et un mentor pour Angélique Kidjo, ce qui justifie l’honneur que lui rend cette dernière à travers cette reprise. Plus qu’une simple reprise, cette chanson tonne comme l’hymne de l’espoir à l’heure où le monde entier semble quelque peu dépité par la pandémie du coronavirus. De la musique pour faire renaître la joie de vivre, sans aucun doute. « Pata Pata » signifie littéralement « toucher, toucher » en Xhosa. La version modifiée chantée par Angélique Kidjo comprend des lignes telles que: C'est le moment ‘d’attendre qu’il passe !’ Ce n’est ‘pas Pata-pata’ ... Reste à la maison et attends que ça se termine …. Nous devons garder nos mains propres .... Donc ‘pas de Pata pata’.... Ne touche pas ton visage, garde tes distances s'il te plaît. Des exhortations qui s’arriment bien à la sensibilisation en cours dans tous les pays du monde pour venir à bout de cette maladie. Pour en rajouter à l’ambiance et créer la joie de vivre autour de cette chanson, le public est encouragé à soumettre des vidéos de soi-même dansant sur la musique ‘Pata-Pata’ en taguant @1unicefafrica sur TikTok ou @unicefafrica sur Instagram avec #nopatapata et #healthyathome. Les meilleurs clips de danse seront inclus dans un vidéoclip qui sortira à la mi-mai. Actualités 24 avr. 2020


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