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Nouvelles

Réaménagement du calendrier scolaire: Quel impact sur le personnel enseignant ?
Après avoir prorogé les congés de Pâques jusqu’au dimanche 10 mai prochain, le gouvernement a procédé au réaménagement du calendrier scolaire. Une nouvelle donne, en raison de la persistance de la pandémie du coronavirus, qui induit des répercussions dans certaines écoles et collèges privés. Le réaménagement du calendrier scolaire intervenu, après la prorogation des congés de Pâques au dimanche 10 mai prochain, au lieu du lundi 13 avril initialement annoncé, n’est pas sans impact sur le personnel enseignant. Sans avoir été préparés pour l’être, les enseignants des établissements scolaires privés de Parakou, à l’instar d’autres dans le pays font les frais du Covid-19 qui sévit actuellement. Comme les promoteurs de leurs établissements qui sont embarrassés, ils ont également été pris de court par la situation. En effet, à Parakou, certains parmi eux ne se font beaucoup d’illusions. Par rapport au salaire du mois en cours, ils estiment qu’il y a plus de doutes que de certitude. « Pour assurer notre quotidien, nous nous en remettons à la providence. Nous n’avions pas le choix. Mais, nous espérons que les responsables des établissements privés dans lesquels nous intervenons, vont se préoccuper de nous. Tout comme eux, nous ne sommes également pas responsables de ce qui se passe», a confié sous le sceau de l’anonymat, B. A, un professeur de Mathématiques dans l’un des nombreux collèges privés ouverts dans la cité des Koburu. « Puisqu’on leur a permis de régler par tranches la scolarité de leurs enfants, c’est à la fin de chaque mois que la plupart des parents ont pris l’habitude de se présenter », a indiqué Claude Tikou. Ce dernier est promoteur de l’un des établissements privés à Parakou, mais aussi coordonnateur départemental du patronat des écoles privées du Borgou. Selon lui, presque tous les parents attendent la période du 30 mars au 5 avril pour se manifester. « Mais, contre toute attente, nous sommes précocement partis en congés le vendredi 28 mars dernier», a-t-il fait observer. Pour n’avoir pas fait le recouvrement, insiste-t-il, ce sont aussi bien les promoteurs que les enseignants et tous les acteurs des établissements privés qui sont en difficulté. « Il n’y a pas que les enseignants qui soient nos partenaires. Il y a les services des impôts, les charges de sécurité sociale, puis les institutions de microfinance et les banques commerciales avec lesquelles nos établissements ont également pris des engagements, sans oublier les actifs immobilisés», poursuit Claude Tikou. Par rapport à la situation des enseignants, il a rappelé que le calendrier scolaire va désormais jusqu’à la fin du mois de juillet. « Mais, ce ne sont pas tous les établissements qui ont des contrats de 12 mois avec leurs collaborateurs dont les enseignants. Il y en a qui ont signé des contrats de 11 mois, 10 mois et même de 9 mois», a-t-il précisé. « Donc, si les enseignants n’ont pas travaillé au cours du mois d’avril, ils ne devraient alors pas espérer ce salaire», a insisté le promoteur. « Là où je suis, mon budget dépend de ce que produit mon établissement», a fait observer son collègue Urbain Toussaint Anato, très peiné. « Si les enseignants doivent être payés, par ces temps de crise sanitaire, cela dépendra des parents qui sont appelés à respecter leurs engagements envers la comptabilité de l’établissement», a-t-il souligné. Avec les contrats qui les lient, aussi bien les promoteurs de ces établissements que les enseignants concernés doivent pouvoir s’entendre sur ce qu’il y aura de mieux pour eux. En la matière, la Convention collective générale du travail applicable aux entreprises relevant des secteurs privé et parapublic en République du Bénin, a déjà tout prévu. Soutien de la décision gouvernementale Par ailleurs, les enseignants et promoteurs de ces établissements approuvent la décision prise par le gouvernement de proroger ces congés jusqu’au dimanche 10 mai prochain. Selon eux, ce faisant il veille sur le bien-être des populations. Ne pouvant présager de l’issue de la crise sanitaire, tous souhaitent voir, comme le gouvernement, l’année scolaire être sauvée à tout prix. « En réalité, nous les promoteurs ou chefs des établissements scolaires privés n’étions pas sûrs de la reprise des activités pédagogiques annoncée pour mardi 14 avril dernier. Il n’y a qu’à voir l’évolution que connait la pandémie pour s’en convaincre. Bien avant le départ précoce pour les congés de pâques, de nombreux parents avaient déjà décidé de garder leurs enfants à la maison », a expliqué le promoteur Claude Tikou. Par rapport à la poursuite de l’année scolaire, il n’est pas inquiet. Au niveau des classes intermédiaires, informe-t-il, il ne restait en réalité que trois semaines d’activités pédagogiques pour libérer les enfants. « Le programme est presque terminé. Au cours du troisième trimestre, les premiers devoirs ont déjà eu lieu », a-t-il laissé entendre. « Si la reprise est effective le lundi 11 mai prochain, les enfants des classes intermédiaires vont finir au plus tard le 31 mai. Ce qui permettra, dans le mois de juin, de continuer avec les classes d’examen pour les conduire aux différents examens scolaires. Donc, il n’y a pas péril en la demeure », rassure Claude Tikou. En effet, avec la reprise attendue pour le lundi 11 mai, les écoliers et élèves n’auront qu’un mois et demi, les examens ayant été programmés pour juillet. Reste à savoir si ce temps suffira à leurs enseignants d’achever les programmes et les aider à mieux les maîtriser. Actualités 20 avr. 2020


Soutien à la lutte contre le Covid-19: Le Groupe NSIA fait don de matériels sanitaires au gouvernement
Solidaire du combat du gouvernement contre la pandémie du Covid-19, le Groupe NSIA a offert, ce jeudi 16 avril à Cotonou, un lot d’équipements médicaux au ministère de la Santé. D’une valeur de plus de 22 millions F Cfa, ce don vient en complément des contributions faites par ses filiales au Bénin dans le cadre de cette lutte. Trois lits de réanimation à trois sections, trois appareils d’électrocardiogramme, trois chariots de transport de malades, cinq lits d’hospitalisation avec relève de buste, cinq tables de consultation et divers matériels de consultation médicale dont dix tensiomètres électroniques… Voilà le lot d’équipements médicaux d’une valeur de plus de 22 millions de francs CFA offert par NSIA Assurances, NSIA Vie Assurances et NSIA Banque avec le soutien de la fondation NSIA au peuple béninois. Le Groupe NSIA qui célèbre ses 25 ans d’existence en 2020, est conscient de sa responsabilité sociétale et ne pouvait rester insensible à l’appel lancé par le gouvernement, indique Alain HOUNGUE, Président du Conseil d’Administration des filiales Assurances du Groupe NSIA au Bénin, accompagné pour la circonstance par Fabrice AGBOTA, DG NSIA Assurances, Magloire DOCHAMOU, DG NSIA Vie Assurances et Eugène AMONKOU, DG NSIA Banque représenté à l’occasion par Isaac HOUNSINOU. « Nous nous devions donc d’agir vite et de manière concrète pour soutenir les actions du gouvernement du Bénin au profit des populations », justifie-t-il. Le don réceptionné le jeudi dernier dans les locaux du ministère de la Santé à Cotonou émane de l’ensemble des sociétés du Groupe qui compte près de trois mille salariés et est présent dans 12 pays d’Afrique. C’est également celui de toutes les personnes qui font confiance aux sociétés du Groupe NSIA au Bénin, en y faisant leurs opérations d’assurances et de banque, précise M. HOUNGUE. « Il vient en complément des contributions faites par ses filiales au Bénin à travers leurs structures faitières respectives et contribuera certainement, au-delà de la lutte contre le Covid-19, à améliorer la prise en charge sanitaire des populations béninoises », espère le représentant du groupe. Bon geste Recevant le matériel, au nom du ministre et de tout le gouvernement, Pétas AKOGBETO, directeur de cabinet du ministre de la Santé, a rassuré que le matériel sera utilisé à bon escient. Il a témoigné sa gratitude aux donateurs pour leur solidarité envers l’Exécutif et le peuple béninois tout entier avant d’appeler d’autres bonnes volontés à emboîter le pas au Groupe NSIA. « Vous avez vu juste en pensant venir en aide au gouvernement parce que la riposte à la pandémie est une affaire qui concerne chacun et tous », laisse entendre Pétas AKOGBETO. Le représentant du ministre va poursuivre en remerciant les sociétés du Groupe NSIA pour le contenu du DON qui présente la particularité de prendre en compte tout le parcours de soins du malade et surtout servira au-delà de la lutte contre le Covid-19. Dans un élan de mutualisation des moyens et de synergie d’actions, le nouveau coronavirus pourra être vaincu, prône-t-il. Avant la remise symbolique du matériel, le président du Conseil d’administration des filiales Assurances du Groupe NSIA au Bénin, a exhorté les populations béninoises au strict respect de toutes les mesures barrières prescrites par le gouvernement, notamment le port systématique de masque, le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou au gel hydroalcoolique, le respect du cordon sanitaire, le respect de la distanciation sociale d’au moins un mètre entre les personnes. Alain HOUNGUE a, par ailleurs, assuré de la « constante disponibilité » du groupe à accompagner les actions du gouvernement pour endiguer et venir à bout de cette pandémie qui sévit dans le monde entier. Actualités 20 avr. 2020


Elections communales et municipales de mai 2020: L’ordre de passage des partis sur les médias validé
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) œuvre pour le bon déroulement de la campagne électorale sur les médias comme décidé par le gouvernement. Dans ce cadre, elle a tenu une séance de travail avec les cinq partis politiques en lice, samedi 18 avril dernier, à son siège. A l’occasion, l’ordre de passage des partis sur les médias a été tiré au sort. Les partis politiques en lice pour les élections communales et municipales du 17 mai prochain savent désormais leur tour de passage sur les médias pendant la campagne électorale. Au terme d’un tirage au sort, samedi 18 avril dernier, à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), en présence des représentants des cinq partis, l’ordre d’intervention de chaque parti est connu. L’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) passe en première position suivie du Parti du renouveau démocratique (Prd) et des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). L’Union progressiste (Up) et le Bloc républicain passent respectivement en quatrième et cinquième position. Cet ordre, selon Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), sera respecté par toutes les chaînes de télévision et de radiodiffusion retenues pour la campagne. Autrement dit, chaque média, quelle que soit sa zone géographique, est soumis à cet ordre dans la diffusion de son programme. L’institution de régulation des médias a annoncé aux partis qu’ils disposent de dix minutes dans la matinée, dix dans la mi-journée et de vingt minutes dans la soirée pour passer leur message aux populations. En dehors de cette tranche horaire accordée aux partis, aucune dérogation ne sera possible pour passer d’autres communiqués, selon ce que les partis et la Haac ont convenu. Les partis sont appelés à se rapprocher des radios et télévisions quarante-huit heures à l’avance pour enregistrer leur message. Ils peuvent aussi, souligne Rémi Prosper Moretti, envoyer leur représentant au niveau des médias, muni d’un mandat authentique qui sera cosigné par la Haac. « Les partis politiques doivent identifier leurs représentants qui vont parler en leur nom sur les médias, munis de leur mandat. L’ordre d’enregistrement sera suivi. En cas d’absence d’un parti, il ne sera pas enregistré et son temps d’antenne sera utilisé par la Haac pour sensibiliser la population », a averti le président de l’institution de régulation des médias. Rémi Prosper Moretti a assuré qu’il n’y aura pas de zone blanche lors de la campagne, ce qui signifie que les populations béninoises pourront suivre grâce à la couverture nationale des médias, les messages de campagne des candidats, dans toutes les langues suivant le format que les partis ont choisi pour le faire. La Haac a également mis à contribution les radios de proximité et a promis d’accompagner les cinq partis dans le déroulement de la campagne électorale. Dans ce cadre, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a décidé d’un accès égalitaire, équitable et exclusif des partis politiques aux médias. Ceux-ci doivent observer toute la discipline qu’il faut pour la réussite sans faille de la campagne électorale. La Haac a aussi recommandé aux partis de confectionner des badges aux crieurs publics pour faciliter leur identification au cours de la période. S’agissant des médias concernés, ils doivent mettre en veilleuse tout contrat avec les partis politiques au cours de la période de la campagne. Il convient de souligner que la presse écrite autorisée pour la campagne est celle du service public, donc le quotidien La Nation. Les médias en ligne n’ayant aucune existence légale, la Haac n’a pas conseillé leur usage aux partis. Toutefois, les partis qui vont s’y employer assumeront les conséquences en cas de dérapages. Charte de bonne conduite Après les débats sur la conduite à tenir lors de la campagne, la Haac a remis la liste des médias sur lesquels les partis vont intervenir à leurs représentants avant de leur faire signer la Charte de bonne conduite au cours de la campagne électorale. Il s’agit d’une Charte de quinze articles qui comporte les droits et devoirs des partis. Dans ses dispositions, la Charte prévoit qu’aucun parti ne doit prendre en otage les médias. Le parti politique prenant part aux élections communales s’interdit tout comportement susceptible de nuire à la sérénité du scrutin, toutes les interventions politiques doivent être circonscrites à une saine émulation des idées et ou suggestions visant à améliorer la gouvernance locale et à promouvoir le développement local... Actualités 20 avr. 2020


Conception et réalisation de kits de lavage de mains: « La petite révolution » des artisans béninois contre le coronavirus
La crise du coronavirus a révélé le génie de certains artisans béninois. Ils ont eu le mérite de concevoir et réaliser des kits de lavage de mains qui répondent aux exigences du moment. Une petite révolution à saluer. Les dispositifs de lavage de mains ne sont rien de nouveau. Dans les écoles, les hôpitaux et un peu partout, ces dispositifs étaient installés pour rendre les mains propres. A l’heure du coronavirus, ces anciens dispositifs de lavage des mains ont révélé leurs limites car désormais, il faut parvenir à se laver les mains à l’eau et au savon en touchant le moins possible d’objets. Et c’est là que les artisans béninois ont réveillé le génie qui sommeillait en eux. Alors que dans la plupart des pays, la tendance est restée à l’utilisation des dispositifs de lavage de mains tels que connus jusque-là avec la recommandation de se procurer du savon et d’ouvrir les robinets d’eau en se servant au maximum de ses coudes et beaucoup moins de ses mains, le génie béninois a trouvé la solution. Divers kits ont été pensés et réalisés et permettent de faire le parcours de lavage de mains sans rien toucher, ou du moins en faisant usage des pieds, histoire de laisser les mains intactes et ainsi se préserver contre d’éventuels microbes. Pour rappel, le lavage régulier des mains fait partie des gestes barrières les plus importants pour freiner la propagation du coronavirus. Depuis le début de la pandémie, les dispositifs de lavage de mains ont été réalisés un peu partout pour aider les populations à satisfaire à cette exigence sans grande difficulté. Une bonne manne pour tout un petit monde « Les commandes viennent d’un peu partout. On se posait des questions sur ce que nous allions devenir avec cette maladie, mais Dieu est au contrôle. Nous sommes plutôt très sollicités ». Cyrille Débadé est maître soudeur dans la commune d’Abomey-Calavi. Sollicité pour diverses commandes, il a dû faire appel à des travailleurs occasionnels pour renforcer son équipe et répondre aux exigences du moment. Entre les commandes des particuliers et des personnes morales, il semble suffoquer. L’artisan n’est pas à son coup d’essai. Par le passé, il avait réalisé les supports en fer pour dispositifs de lavage de mains à plusieurs organisations non gouvernementales internationales. La particularité cette fois-ci, c’est qu’il y a ajouté un dispositif qui permet de prendre le savon sans être obligé d’ouvrir le flacon. Cette innovation a intéressé plusieurs personnes. « Les gens ont trouvé moins risqué de ne pas avoir à ouvrir ou à toucher des flacons de savon déjà touchés par d’autres personnes, ce qui justifie la flambée des commandes», confie l’artisan. Côté coût, il se garde des détails. Mais toujours est-il qu’il faut débourser entre quinze et vingt mille francs de plus pour être satisfait. « Les matériaux coûtent plus cher et j’ai une main d’œuvre supplémentaire à rémunérer », tranche Cyrille qui en vient parfois « à laisser certaines commandes à ses amis». C’est tout un petit monde qui s’en sort. Ferrailleurs, soudeurs, manœuvres, transporteurs, monteurs de dispositifs, peintres, plombiers, vendeurs de plastiques… Ils sont nombreux à intervenir le long de la chaine de conception de ces dispositifs. Mais d’autres artisans sont allés encore plus loin dans leur créativité. Ils ont mis au point un système qui permet de se procurer du savon et d’ouvrir le robinet d’eau du dispositif de lavage de main en manœuvrant des pieds. Du début à la fin de l’exercice de lavage des mains, celui qui s’adonne à l’exercice ne touche rien. Il ne place que ses mains pour recueillir le savon et ensuite les laver puis se retirer. Cet autre système a été surtout pensé dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et permet ainsi de limiter les contacts. Mais pour l’heure, son concepteur et réalisateur préfère ne pas communiqué là-dessus. Rencontré au ministère de l’Economie et des Finances il y a quelques jours, où il a pris quartier pour installer des dispositifs commandés par ledit ministère, par le truchement de la Loterie nationale, l’homme a tout simplement décliné l’occasion à lui offerte de se prononcer sur son œuvre. Mais son produit a retenu l’attention de l’Exécutif et il devra en livrer encore des centaines à mettre à la disposition des populations. L’Etat leur a fait confiance ! Deux cérémonies de remise de kits de lavage de mains, ont été organisées samedi dernier en prélude à une vaste opération de déploiement de ce dispositif sur toute l’étendue du territoire national grâce au ministère de l’Economie et des Finances, à travers la Loterie nationale du Bénin. Cette initiative vise à montrer à la face du peuple, la place de choix qu’occupe le lavage de mains dans la lutte contre le coronavirus. Les 1600 kits sont déjà répartis dans plusieurs administrations et marchés, mais l’opération se poursuivra surtout dans les hôpitaux et les écoles. Ces 1600 premiers kits auxquels s’ajouteront d’autres sont réalisés par des artisans béninois et répondent à l’exigence du moment, à savoir se laver régulièrement tout en limitant les risques de toucher à quelque objet. C’est sans doute ce coup de génie qui a retenu l’attention de l’Etat de la part de ses artisans à qui il a souvent été demandé d’innover. A l’occasion de la remise des kits à la direction générale de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, est revenue sur le génie des artisans béninois. La lutte contre cette maladie est l’affaire de tous et c’est pourquoi, souligne-t-elle, ces artisans ont été sollicités. Ce qui leur permet par ailleurs de disposer de ressources et de travailler encore plus que par le passé par ces temps où sévit le coronavirus. Au nom du ministre de l’Economie et des Finances, son directeur adjoint de cabinet ainsi que le directeur général de la Loterie nationale ont aussi visité le site de montage des kits installés dans l’enceinte dudit ministère. Occasion pour Franck Djigla, directeur adjoint de cabinet de reconnaître le mérite de ces artisans qui ont permis, grâce à leur créativité, de combler un besoin important. Société 17 avr. 2020


Lutte contre le Covid-19 dans l’Ouémé: Don de dispositifs de lavage de mains aux services sociaux de base
Cent dispositifs de lavage de mains avec accessoires et des supports de sensibilisation de la population. C’est le lot de matériels offerts, mardi 14 avril dernier, par l’Ong Autre Vie aux services sociaux de base du département de l’Ouémé pour appuyer les efforts du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19 au Bénin. L’Ong Autre Vie accompagne le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus au Bénin. Elle a fait don de cent dispositifs de lavage de mains avec accessoires et des supports de sensibilisation de la population aux communautés de base du département de l’Ouémé. L’appui a été officiellement remis, mardi 14 avril dernier, au préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, en sa qualité de président de la Plateforme départementale de la lutte contre la pandémie du Covid-19, en présence des autres membres du comité. Pour le directeur exécutif de l’organisation, Romuald Djivoèssoun, ce geste de sa structure en faveur des services sociaux de base de l’Ouémé vient après l’étape des départements du Plateau, du Zou et de l’Alibori. Il s’inscrit dans le cadre de la campagne d’actions urgentes contre la propagation du coronavirus lancée par l’Ong Autre Vie depuis mars dernier à Kétou. « Au regard du mandat humanitaire de l’Ong qui est d’intervenir en tout lieu et en tout moment, lorsque la dignité, le bien-être moral ou physique des enfants, des jeunes et des femmes sont menacés, nous nous sommes vus interpelés par rapport à la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, qui secoue le monde et depuis mars dernier notre pays, le Bénin », explique Romuald Djovoesoun. L’Ong a décidé de contribuer à la riposte contre la propagation de la pandémie du coronavirus par des actions de campagne multimédia, de mise à disposition de matériel de protection, de préparation des communautés à faire face aux actions préventives contre la pandémie et d’accompagnement des communautés pour l’après Covid-19. Cette action vient en renfort aux nombreuses autres sur le terrain au niveau des neuf communes notamment des volontaires de l’Ong qui font des interventions de proximité pour sensibiliser la population à adopter les mesures barrières contre le Covid 19 et la mobilisation de chaque ménage à fabriquer le dispositif de lavage des mains à partir des matériels localement disponibles. Recevant le don, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a invité les autres structures présentes sur son territoire à emboiter le pas à l’Ong pour la sauvegarde des vies de la population. Car, insiste l’autorité préfectorale, la meilleure manière de se protéger contre le Covid-19 est le lavage des mains à l’eau et au savon et le port de masque en tout lieu et en tout moment. Le don d’un lot de dispositifs de lavages des mains et de supports de sensibilisation a été également fait au Patronat de la presse du Bénin en appui aux efforts que déploient les médias pour donner les vraies informations sur le Covid 19 au Bénin . • 113 personnes en quarantaine dans l’Ouémé 133 personnes dont 13 étrangers ont été au total mises en quarantaine dans le département de l’Ouémé depuis le début de l’opération de lutte contre la pandémie du Covid-19. Il s’agit essentiellement de personnes revenues de voyage. Ces sujets à risque sont répartis dans trois hôtels à Porto-Novo. Ce tableau sanitaire a été présenté par le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, en marge de la cérémonie de remise de dispositifs de lavages de mains aux services sociaux de base de l’Ouémé par l’Ong. Selon lui, certaines de ces 113 personnes se sont présentées d’elles-mêmes pour leur mise en quarantaine mais d’autres y ont été contraintes dès que l’information est parvenue à la Plateforme départementale de la lutte contre cette pandémie au niveau de l’Ouémé. A la date du lundi 14 avril dernier, Dr Simplice Tokpo informe que sur les 113 sujets à risque, 67 ont été libérées et dépistées négatives à l’issue de leur internement. Les 46 autres cas poursuivent encore leur quarantaine. Ils sortiront au fur et à mesure qu’ils achèveront leur séjour et après test négatif, rassure le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé. Dr Simplice Tokpo précise par ailleurs que sur les 35 cas déclarés positifs au niveau national, trois proviennent de l’Ouémé. Deux des trois ont été dépistés positifs après maladie. Les deux personnes sont des gens revenus de voyage. Le troisième cas dépisté positif a été en contact de l’un des deux. Ce dernier a été mis en isolement avec d’ailleurs toutes les autres personnes ayant été en contact avec les deux cas positifs. C’est à l’issue du test de sortie de l’isolement que ce troisième cas qui ne présentait aucun signe de la maladie du Covid-19 a été testé positif, révèle le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé. Th. C. N. Société 17 avr. 2020


Don du Groupe Chagoury au Bénin: 50 millions pour soutenir la lutte contre le Covid-19
Le Groupe Chagoury vient de manifester sa solidarité envers le Bénin dans le cadre de la riposte contre le coronavirus... Il offre à cet effet au pays 50 millions de francs Cfa. C’est le représentant du Groupe Chagoury au Bénin, Tony Chagoury, qui a officiellement remis le chèque au directeur de cabinet du ministre de la Santé, hier jeudi 16 avril. Le Groupe Chagoury bien connu au Bénin a décidé de ne pas rester en marge de la mobilisation de fonds pour faire face à la crise sanitaire de l’heure. Cette entreprise familiale, sous l’égide de son Président directeur général, Gilbert Chagoury, a pris l’initiative d’accompagner le Bénin avec un apport financier de 50 millions de francs Cfa. Tony Chagoury rappelle que le Groupe Chagoury est présent au Bénin et au Nigeria depuis bien longtemps, avec Gilbert et Ronald Chagoury qui, en 1975, ont fondé la société Grands moulins du Bénin. «La situation au Bénin préoccupe le Groupe Chagoury. Le groupe Chagoury est au Bénin depuis longtemps et c’est normal qu’il soit aux côtés du Bénin en de pareilles circonstances. C’est pour cette raison que nous avons pris l’initiative de faire un geste d’amitié et de solidarité envers le Bénin... C’est un geste symbolique mais qui montre beaucoup de choses parce que ça vient du cœur», a laissé entendre Tony Chagoury, représentant du Groupe Chagoury pour le Bénin et le Nigeria. Il était accompagné pour la circonstance de Joseph Chagoury. Ils portent également la voix de leurs frères Gilbert et Ronald Chagoury. Pour le Groupe Chagoury, la riposte contre le Covid-19 au Bénin est appréciable. «On va combattre cet ennemi et on va le battre. Je pense que ce sont les mesures qui ont été prises par les autorités béninoises qui nous sauvent. Le président de la République et son gouvernement ont vite compris comment faire face à cette pandémie», a soutenu Tony Chagoury. Riposte adéquate Le directeur de cabinet du ministre de la Santé est convaincu que la riposte est adéquate et suit bien son cours avec l’appui de tous les partenaires. C’est pourquoi, il a salué l’apport financier du Groupe Chagoury, bien connu au Bénin. «C’est un honneur pour nous de recevoir ce Groupe qui nous apporte un appui financier de 50 millions. On ne présente plus la famille Chagoury au Bénin. C’est une famille qui a une longue histoire avec le Bénin. Ce geste d’amitié et de solidarité est à saluer...», a déclaré le directeur de cabinet du ministre de la Santé. Il précise que cet appui financier sera utilisé à bon escient. L’argent va notamment servir à acheter les matériels et équipements dont le Bénin a besoin pour faire barrière à cette pandémie. «C’est pendant les moments de crise qu’on reconnaît ses vrais amis et vous avez montré que vous êtes toujours des nôtres», a-t-il conclu. Rappelons que le Groupe Chagoury est co-dirigé par quatre frères libanais notamment Tony, Joseph, Ronald et Gilbert Chagoury. C’est dire que la communauté libanaise au Bénin n’a pas fini de soutenir le Bénin dans sa riposte contre le Covid-19. Après l’appui financier de la communauté elle-même s’élevant à 50 millions, c’est le Groupe Chagoury qui soutient le Bénin avec 50 autres millions. Pour la communauté libanaise au Bénin, il n’est pas question d’abandonner la nation béninoise dans la lutte contre le Covid-19. Car le Bénin est pour elle une seconde patrie. Actualités 17 avr. 2020


Gestion du coronavirus au Bénin: Des plateformes digitales au service des populations
Des solutions numériques sont mises en place pour permettre aux populations de s’informer ou de travailler en cette période de crise sanitaire. ainsi en plus de la plateforme digitale du gouvernement, plusieurs autres canaux numériques sont créés grâce à l’ingéniosité des jeunes béninois. En cette période de crise sanitaire liée au coronavirus, diverses plateformes digitales sont utilisées. Au nombre de ces outils numériques, figure la plateforme du gouvernement du Bénin www.gouv.bj/coronavrirus qui permet d’avoir les informations officielles sur la gestion de la pandémie et les mesures prises pour lutter contre la propagation du mal au Bénin. En plus de ce canal, les jeunes de l’écosystème du numérique multiplient les initiatives. Dans ce cadre, Jordan Vitou, un étudiant de Epitch Bénin, a développé un outil en ligne qui permet de faire un autocontrôle avant d’aller à l’hôpital. « Si vous avez du doute sur votre santé, rhume, grippe et autres, vous pouvez faire ce test en ligne avec www.epitech.bj/covid-auto », recommande cette plateforme. Adémola Frédéric Abiodoun, membre de la communauté Open StreetMap Bénin,a mis à disposition une carte sanitaire du Bénin en ligne. A partir du lienwww.umap.openstreetmap.fr, la population peut localiser sur cette carte les centres de santé et les pharmacies au Bénin en cas d’urgence. Cette initiative contribue en quelques sorte à la lutte contre la pandémie. Selon lui, à l’instar d'Open StreetMap du Sénégal, du Mali et du Niger, cette carte web peut aider les populations en cette période de crise. Il estime que cette crise a impacté positivement le secteur du numérique, étant donné que beaucoup de personnes ont désormais adopté le télétravail pour limiter les risques de contamination. A toutes ces initiatives s’ajoutent celles prises avec les réseaux sociaux Facebook, whatsApp et autres pour permettre aux populations d’avoir des services en ligne. Samuel Massédé a créé une plateforme de cours gratuits en ligne sur les thématiques de la conservation de la nature et les aires protégées. Toutes choses qui font dire à Frejuste Agboton, webmaster, rédacteur web et blogueur que les jeunes béninois ne tarissent pas d’ingéniosité en cette période où les déplacements sont limités et où la distanciation sociale constitue la norme. A l’en croire, les start-up sont sollicitées pour offrir des solutions numériques dans les domaines du tourisme, de la restauration, communication, littérature et autres. Actualités 17 avr. 2020


En appui au Bénin dans sa riposte contre le Covid-19: La Coopération belge offre deux ambulances
Pour soutenir la riposte contre le Covid-19, la Coopération belge Enabel, à travers le Programme d’Appui à la Santé Sexuelle et Reproductive et à l’Information Sanitaire (P@sris), vient d’offrir au ministère de la Santé, deux ambulances. La remise officielle de ces matériels roulants s’est déroulée hier mardi 14 avril. La Coopération belge (Enabel) n’est pas indifférente à la crise sanitaire qui secoue les nations. Sa solidarité à l’égard du peuple béninois s’est concrétisée à travers le Programme d’Appui à la Santé Sexuelle et Reproductive et à l’Information Sanitaire (P@sris), par la remise officielle de deux ambulances au ministère de la Santé pour la riposte contre le Covid-19. Depuis quelques mois, le Bénin, à l’instar de tous les pays du monde, est confronté au Covid-19, et les actions de prévention et de riposte se multiplient. Pour faire efficacement face à la pandémie, le Bénin dispose d’un plan de contingence qui fait appel à beaucoup de moyens non prévus dans le budget de l’État. Le recours aux organisations internationales s’avère alors salutaire.« Cette pandémie est une crise sanitaire sans précédent et un défi qui se pose à tous les pays... Au Bénin, nous pouvons déjà saluer les efforts louables du gouvernement pour limiter la propagation et prendre en charge les personnes touchées. Mais le défi reste énorme... », fait remarquer Mélanie Schellens, chef Coopération au développement de l’ambassade de Belgique près le Bénin. La présente contribution de la Coopération belge vient soutenir le Bénin dans ce défi de taille.« D’un coût de 53 millions, ces deux ambulances sont entièrement médicalisées et disposent des équipements nécessaires pour le transport sécurisé des personnes avec notamment la disponibilité à bord d’oxygène et d’aspirateurs. Ces matériels roulants seront déployés dans les zones sanitaires Abomey-Calavi - Sô-Ava et Allada - Toffo », précise la responsable Coopération au développement de l’ambassade de Belgique près le Bénin. « Un acte de grande générosité ! », c’est ainsi que le Secrétaire général du ministère de la Santé, Ali Imorou Bah Chabi, qualifie cet apport de la Coopération belge. Il rassure de l’usage judicieux des matériels roulants et de leur entretien à travers une bonne maintenance préventive et curative. Enabel, un partenaire constant du secteur de la santé ! La Coopération belge est l’un des partenaires privilégiés du ministère de la Santé, notamment en santé néonatale et maternelle. Dr Ali Imorou Bah Chabi rappelle que la coopération belge avait déjà appuyé le gouvernement dans son ambition de doter le système de santé de 35 ambulances pour toutes les zones sanitaires du pays. Enabel avait alors offert au Bénin 10 ambulances pour un coût de 275 millions de francs Cfa. Il a également salué la mise en place par la coopération belge du Call center qui fait partie des dispositions essentielles dans la prévention, l’information et la riposte. « En plus du Call center, nous nous retrouvons pour accueillir deux ambulances neuves pour le transport des patients... Ces ambulances vont permettre le transfert des patients vers les sites de prise en charge de Cotonou et d’Allada», s’est réjoui le Secrétaire général du ministère de la Santé. « L’ampleur de la crise exige qu’on avance ensemble », va soutenir Mélanie Schellens, chef Coopération au développement de l’ambassade de Belgique près le Bénin.Être solidaire et unis dans cette lutte est, selon elle, un gage de succès. Après avoir rappelé quelques actions engagées par la coopération belge, notamment la mise en place du Call center, de salles de réanimation et l’acquisition de matériels de réanimation pour l’hôpital de Calavi, Mélanie Schellens annonce qu’une troisième ambulance est en route pour le Bénin et qu’un million d’euros ont déjà été mobilisés par la Belgique pour soutenir la riposte. Société 16 avr. 2020


Riposte à la pandémie du Covid-19 au Bénin: L’Allemagne apporte son appui au diagnostic du coronavirus
Achim Tröster, ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, a procédé, ce mercredi 15 avril à Cotonou, à la remise de kits de tests et de matériel de laboratoire au profit du Bénin. Cet appui s’inscrit dans le cadre de la riposte à la pandémie du Covid-19 qui sévit dans le monde. Des kits de tests et du matériel de laboratoire d’une valeur de 26 238 000 F Cfa ont été remis, ce mercredi à Cotonou, au ministère de la Santé. Ces équipements et consommables médicaux ont été apportés, sur mandat du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (Bmz), par trois experts allemands qui ont séjourné du 8 au 16 avril au Bénin dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus. En remettant le lot de matériel, Achim Tröster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, s’est réjoui de l’engagement et de la disponibilité dont ont fait montre ces virologues et microbiologiste de la clinique Charité Berlin durant leur séjour en terre béninoise. Des spécialistes locaux de laboratoire sont outillés au diagnostic, de manière fiable et sûre, du nouveau virus SARS-CoV-2 afin de détecter rapidement les cas possibles de la maladie Covid-19, assure l’expert Michael Nagel de la Giz, au nom de ses pairs. Dr Anges Yadouléton, responsable du Laboratoire de diagnostic des fièvres hémorragiques et du corona, confirme que l’appui des experts allemands permet déjà aux spécialistes locaux formés de mieux identifier les cas positifs de Covid-19 afin d’endiguer plus rapidement la pandémie. Toutes choses dont se réjouit Pétas Akogbéto, directeur de cabinet du ministre de la Santé, qui présente, au nom du gouvernement et du peuple béninois, sa gratitude aux experts et au gouvernement allemands. Il souligne que ce geste de l’Allemagne,par « devoir de solidarité », est la réponse à une demande d’assistance formulée par le ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin, pour la mise en place de diagnostics du coronavirus. « C’est du matériel qu’il nous fallait et c’est arrivé au bon moment où nous revoyons nos stratégies d’intervention contre la pandémie», apprécie-t-il. Tout en rassurant qu’un bon usage sera fait du matériel réceptionné, Pétas Akogbéto dit espérer que le reste des équipements annoncés viendra dans un bref délai pour répondre à l’aspiration du gouvernement béninois dans la riposte à la Covid-19. En plus… Un second lot de matériel en provenance d’Allemagne est attendu dans les prochains jours à Cotonou. Il sera composé de kits d’extraction (2500 réactifs), d’un dispositif de détection plus important et d’autres tests de laboratoire (4000 réactifs) pour les virus Corona, le tout d’une valeur de 65 595 000 F Cfa, précise Achim Tröster. Le diplomate allemand indique que la Coopération technique allemande au Bénin (Giz), à travers ses divers projets/programmes, entend réorienter des ressources pour la riposte à la Covid-19 à hauteur de 3,41 millions d’euros. Ces fonds serviront à financer différentes activités entrant dans le cadre des aides et soutiens au gouvernement. La Giz compte renforcer le système sanitaire de l’Atacora-Ouest et des 2KP (Kouandé, Kérou, Péhunco) en équipements, appuyer les services déconcentrés de l’Etat et les Relais communautaires et volontaires pour une meilleure communication nutritionnelle et hygiène dans ce contexte, tout en soutenant la promotion du système de lavage des mains traditionnel. Aussi, la Giz entend réhabiliter des branchements publics en eau potable, positionner des dispositifs mobiles de lavage de mains, stimuler la production de masques coton, sensibiliser les populations à l’hygiène soutenue et équiper la Police républicaine de matériel hygiénique. Encadré Une tradition de coopération La mission allemande qui a séjourné au Bénin est composée de deux virologues de la Charité Berlin, la plus grande clinique universitaire à Berlin et une des plus grandes en Europe, et d’un microbiologiste de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (Giz) GmbH. Elle est soutenue, en termes de personnel et de concept, par le groupe de travail du professeur Drexler du département de virologie de la Charité Berlin, qui a déjà effectué plusieurs missions conjointes avec le Déploiement rapide d’experts dans le domaine de la santé (Seeg). Le Seeg a été créé par le gouvernement allemand à la suite de l’épidémie de virus Ebola en Afrique de l’Ouest, pour aider les pays partenaires à se préparer et à réagir aux épidémies, à court terme, avec souplesse et dans le monde entier. Au Bénin, la formation des experts nationaux fait partie d’une collaboration avec le laboratoire central,qui date de 2014, selon l’ambassadeur Achim Tröster. C’est ainsi que des équipes allemandes de prévention des épidémies ont été dépêchées avec des équipements par le passé, dans le cadre de la lutte contre les fièvres hémorragiques d’Ebola et de Lassa0 C. U. P. Actualités 16 avr. 2020


Lutte efficace contre la pandémie du Covid-19: Les recommandations de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance
L’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (Occg) partage, en communion avec la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), les préoccupations de la population, du gouvernement et des différents acteurs politiques face à la pandémie du Covid-19. Lors d’une conférence de presse tenue hier mercredi 15 avril à Cotonou, le révérend père Nathanaël Soede, président dudit observatoire, a présenté en trois temps et dans les limites d’une réflexion, son analyse de la gestion globale de la crise sanitaire qui secoue le monde entier. « L’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (Occg) apprécie la mobilisation déclenchée dans notre pays, particulièrement depuis le 30 mars dernier, contre la pandémie du Covid-19. Il encourage les projets et les initiatives orientés vers le bien-être intégral de la personne humaine et la recherche d’une solution qui tienne compte des réalités culturelles et économiques de notre peuple», a laissé entendre le révérend père Nathanaël Soede, président de l’Observatoire Chrétien catholique de la gouvernance (Occg). Il regrette toutefois le fait que bon nombre de citoyens banalisent les mesures préventives prises par le gouvernement. Selon lui, si une telle attitude persiste, le peuple court le risque de voir se multiplier, de façon exponentielle, le coronavirus au Bénin, surtout au sein de la population constituée en majorité de citoyens livrés aux aléas du travail informel quotidien, sans revenu fixe ni épargne. Le révérend père Nathanaël Soede déplore le 1er cas de décès que le Bénin a connu. A l’en croire, ce 1er cas de mort a suscité la compassion envers la famille de la victme, la sollicitude envers le corps soignant et un regain de mobilisation nationale contre la pandémie. Au nom de l’Occg, il exprime sa proximité spirituelle à la famille de la défunte et communie à sa douleur. Le président de l’Occg se préoccupe de même de la condition du personnel de santé face à cette épidémie du Covid-19 et demande au gouvernement de prendre des mesures idoines pour assurer leur équipement adéquat, leur protection et leur sécurité. Des recommandations Eu égard à l’indifférence d’une partie de la population face à la pandémie du Covid-19, l’Occg invite le gouvernement à intensifier la sensibilisation avec l’appui des élus locaux et d’autres leaders d’opinion et à prendre des mesures sociales d’accompagnement pour soulager la population. Dans sa déclaration, le révérend père Nathanaël Soede suggère que les compatriotes à faibles revenus, le personnel de santé, les malades des hôpitaux et les frères et sœurs des milieux carcéraux puissent bénéficier de la distribution gratuite des moyens de protection. Il reconnait que ces mesures seront davantage efficaces si elles s’étendent à la réalisation urgente des projets hydrauliques dans les milieux, à la diminution des taxes sur les factures d’eau et d’électricité pour les ménages et à des aides appropriées aux parents aux ressources limitées ou réduits en chômage du fait des effets socioéconomiques du Covid-19. L’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (Occg) invite de même toutes les personnes de bonne volonté à participer au projet qu’il mène conjointement avec le Mouvement catholique des cadres et personnalités catholiques (Mccpp) dans le cadre de l’initiative « Notre lutte en Eglise contre le coronavirus », portant don de 11.000 masques aux hôpitaux et milieux carcéraux des dix diocèses du Bénin en assurant l’achat de cinq, dix ou vingt-cinq masques. Il informe que la contribution de chaque personne sera reçue jusqu’au dimanche 22 avril et le don de matériels de protection sera fait du 26 au 30 avril prochain. Actualités 16 avr. 2020


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