La Nation Bénin...
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La gestion de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) préoccupe toujours au Parlement. Après Dakpè Sossou, son collègue Paulin Gbénou invite le Gouvernement à venir fournir des éléments de réponses par rapport à la gestion de cette société d’Etat. Le député du Parti du renouveau démocratique (Prd) a déposé une question orale avec débat, en marge de la séance plénière du jeudi 15 juin dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
« La gestion de la Sonapra suscite, ces derniers temps, des réactions diverses qu’on pouvait prévoir. Les affaires des recrutements fantaisistes, de gabegies, d’irrégularités et d’anomalies financières, de bradage d’intrants, de vols de balles de coton n’avaient pas fini d’être élucidées, quand survient une autre polémique : les licenciements abusifs », fait observer le député. Il invite le Gouvernement à clarifier le mode opératoire des recrutements opérés à la Sonapra, le niveau de remboursement des 98 millions des avances sur frais médicaux des agents fictifs de cette société, la justification claire, preuves à l’appui, des 49 milliards de francs F Cfa gaspillés au titre de la campagne cotonnière 2013-2014. Le député de la 20e circonscription électorale voudrait avoir par ailleurs des explications claires par rapport aux auteurs de la création de comptes de charges fictives révélés dans le rapport général sur les états financiers annuels, exercice clos le 31 décembre 2007, l’état signalétique du personnel et l’incidence financière du traitement salarial sur le budget de l’entreprise et le ratio production/consommation de la société les dix dernières années n
Th. C. N.
Société 21 juin 2017

Les championnats nationaux de football reprennent leur droit de cité dès le samedi 8 juillet prochain. Pour mieux les aborder et ne pas avoir à jouer les derniers rôles, les différents clubs engagés en Ligue 1, en Ligue 2 ou en Ligue 3, se préparent activement.
Dans la perspective du démarrage des différents championnats nationaux de football prévu pour le samedi 8 juillet prochain, c’est désormais le branle-bas dans les états-majors des clubs engagés. Alors que certains continuent de renforcer leurs effectifs ou d’enregistrer des départs de joueurs, d’autres ont déjà commencé les séances d’entraînement ponctuées par des matches tests.
Tel est le cas d’Avrankou Omnisports qui a déjà livré deux matches qui se sont tous soldés par des victoires. Sa dernière victime a été Eternel de Cotonou battu (2-0), dimanche 18 juin dernier sur ses installations à Avrankou. L’équipe est désormais entraînée par l’ancien gardien de but international, Rachad Chitou. D’ici quelques jours, ce dernier annoncera sa liste de 23 joueurs.
L’Uss Kraké et l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) mettent également les derniers jours à profit, pour procéder aux réglages nécessaires. Aux prises dimanche dernier à Sèmè Kraké, les deux clubs respectivement entraînés par Bruno Goudjo Adula alias Mourhino et Abdul Ibrahim se sont séparés sur un score nul et vierge.
Au niveau des Buffles du Borgou, les séances d’entraînement ont repris lundi 19 juin dernier au stade municipal de Parakou. Comme nouveaux joueurs qui les ont rejoints, on retrouve, entre autres, Brice Gozo, Nabil Yarou et Williams Dassagaté. En attendant que l’entraîneur Idrissou Muntari ne dévoile la liste officielle des joueurs retenus pour le championnat, on annonce l’arrivée d’un attaquant de nationalité nigériane pour passer un test. Les Buffles surveillent également de près le meilleur buteur du championnat togolais de première division?

Les députés ont validé, ce mardi 20 juin, la constitution de deux commissions parlementaires d’information, d’enquête et de contrôle devant faire la lumière sur deux présumés scabreux dossiers. Il s’agit de l’affaire de la centrale thermique de 80 mégawatts construite à Maria Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi et celle relative à la gestion du Fonds d’aide à la culture (Fac) placé sous tutelle du ministère chargé de la Culture.
Examinées à moitié par les députés lors de leur séance plénière du vendredi 26 mai dernier, les propositions de résolutions tendant à la mise sur pied de deux commissions parlementaires d’information, d’enquête et de contrôle pour tirer au clair l’affaire de construction de la centrale thermique de 80 mégawatts à Maria Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi et la gestion du Fonds d’aide à la culture (Fac) ont été achevées, ce mardi 20 juin au Parlement. Les députés ont finalement accordé leurs violons sur la composition des deux commissions qui les divisaient. Ils ont décidé que chacune d’elles soit composée de dix membres tenant compte de la configuration politique du Parlement. Ainsi, il y aura un représentant de chacun des sept groupes parlementaires à l’exception du groupe parlementaire « Agir pour le Bénin » composé de 17 députés et présidé par André Okounlola Biaou qui propose deux personnes à cause de son effectif. Les deux représentants restants seront désignés par la commission chargée du Plan et celle en charge de l’Education de l’Assemblée nationale. Les sept groupes parlementaires et les deux commissions techniques devront envoyer la liste de leurs représentants au plus tard lundi 26 juin prochain sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce n’est qu’après cette étape que la liste nominative de chacune des deux commissions d’information, d’enquête et de contrôle sera connue. Et les deux commissions seront mises au travail.
La commission parlementaire chargée de l’affaire Maria Gléta aura à faire la lumière sur les motivations justifiant la non opérationnalité de cette centrale électrique, la procédure d’appel d’offres ayant conduit à la sélection de l’adjudicataire et les raisons des avenants qui ont fait grimper de façon importante le coût du projet. Elle aura à expertiser également le rendement effectif de chacune des huit turbines installées et présenter les intérêts pour les populations environnantes.
Quant à la seconde commission d’enquête parlementaire, elle a pour mission de fouiller la gestion administrative, comptable, technique et financière du Fonds d’aide à la culture (Fac) de 2008 à 2016. Il s’agira d’obtenir ici des éléments d’explication par rapport à la non justification des dépenses des transferts, de faire l’état récapitulatif des demandes de soutien des bénéficiaires, et de tirer au clair les causes des plaintes de ces derniers et la liste des acteurs impliqués.
Les deux commissions parlementaires disposent chacune de soixante jours après leur installation pour déposer leurs rapports. Elles peuvent se faire appuyer par des personnes ressources expertes extérieures au Parlement pour la bonne réussite de leurs travaux.
Il faut souligner que les deux propositions de résolution émanent du député Dakpè Sossou qui donne ainsi des insomnies à des cadres des ministères chargés de la Culture et de l’Energie n

Lorsqu’elle est découverte, la bêtise est bien souvent orpheline. Il en est ainsi des déclarations intempestives par lesquelles certains se sont illustrés au sujet de la santé du chef de l’Etat.
Dis-moi de quoi tu souffres et je te dirai si je suis voyeur ! Ainsi pourrait s’intituler le film, un drame woodyallenien, tourné sous les tropiques, le fun en moins. Mais point de clap ! Du moins de tournage. Mais le clap de fin, sur le torrent de commentaires, bien souvent intempestifs sur l’absence du chef de l’Etat vient de retentir. Il aura suffi pour cela d’un petit communiqué, pour mettre fin à l’hallali ! Comme quoi, les théoriciens du concept de ‘’satiété’’ ont raison : il suffit bien souvent de peu pour que toute avidité de consommation cessa !
Et c’est bien ce qui arriva, avec cette affaire de santé du chef de l’Etat, qui a mis à rude épreuve les notions de pudeur, de retenue voire même de bon sens. Car, en définitive, ceux qui ont instrumentalisé cette banale affaire, ceux qui se sont épanchés, via les réseaux sociaux libertins à bien des égards, ont soudain le nez bien long, face à l’option de transparence inédite faite par le président Patrice Talon. Et depuis, comme par enchantement, point de commentaires, les muses de l’inspiration à volonté malveillante ont déserté le forum, dirait-on.
Quelle reddition ! Pour quel compte !
Rien n’oblige le président de la République, au Bénin pas plus qu’ailleurs à cette redevabilité, à publier son bulletin de santé, au point de livrer des détails intimes sur son intégrité physique ! Rien ! Et les théoriciens de l’impeachment, inexistant dans le corpus législatif béninois, en l’occurrence, n’auraient pas pu trouver à y redire si le N°1 béninois se contentait de dire de façon laconique qu’il a subi un check up suite à quoi il a daigné prendre quelques jours de repos! Ce serait bien la peine d’être président de la République, s’il faille solliciter un titre de congé avant d’en prendre !
Qu’à cela ne tienne, le gouvernement a bouché le trou d’air qui génère les commérages sur la webzone, en allant bien au-delà du devoir d’informer, à en juger par le luxe de détails qui a caractérisé le communiqué ayant sanctionné le Conseil des ministres de ce lundi! Il faut bien se mettre d’accord que jamais, aucun président au Bénin, n’a souffert de devoir le faire, ne serait-ce que renseigner l’opinion sur son état de santé, au point de devoir dire le nom du mal dont il souffre. Qu’il s’appelle Mathieu Kérékou ou Boni Yayi, les prédécesseurs de Talon, leurs secrets, sur ce registre, sont bien gardés, tel le code d’une bombe H ! Seules les rumeurs se sont contentées de souffler que l’un aurait traité un cancer de gorge, ou un tel autre un glaucome de l’œil. Sans que personne n’y ait trouvé à redire. Du moins pas ceux qui s’érigent aujourd’hui en défenseur d’on ne sait quelle orthodoxie en la matière ! Au nom, prétendument d’un devoir d’être informé bien discutable là-dessus ! Pourquoi donc cette exigence, inégalée, sur cette question comme sur sa gouvernance d’ailleurs, à l’endroit de Patrice Talon ? Nous sommes, sur bien des questions, y compris de la gouvernance, de l’Etat, etc., dans une configuration de retournement des valeurs où le non sens est érigé en bon sens, à bien des égards.
Certes, il n’est pas question de soutenir une quelconque omerta sur la santé de ceux qui nous gouvernent, mais il est tout de même curieux, que dernièrement les Béninois, du moins les activistes qui suppléent à l’opinion, aient oublié une pratique bien d’usage au Bénin : point de communication sur sa santé, secret bien gardé y compris parfois pour ses parents ! Règle non dite, pour des raisons bien connues de tous les Béninois !
Le président Talon, comme il le dirait lui-même, doit-il se soustraire de ce qui est de l’ordre général ? Pour peu que l’on soit bien avisé sur la question, on reconnaitra à tout le moins, que la pratique ici et ailleurs, dans le genre, relève sinon du mutisme, ou alors d’un certain laconisme ! On ne saurait disserter sur la santé d’un président de la République, dans les termes vus récemment au Bénin, comme on causerait de la météo. Preuve, que Patrice Talon ne s’est rendu coupable d’aucune cachoterie. Encore que chez lui, la non communication relève plus de la pudeur que de la cachoterie, contrairement au portrait de gris fait de lui dans l’opinion.
Certes, intrinsèquement, l’homme Patrice Talon peut se permettre, comme par le passé, jusqu’à faire acte de mécénat, de philanthropie, priant qu’il n’en soit fait aucune publicité, mais le chef de l’Etat ne s’appartient-t-il plus au point de devoir nécessairement dire urbi et orbi le nom du mal dont il souffre ?
Au-delà de toute amphétamine discursive, le bon sens doit prévaloir lorsqu’on évoque des questions qui touchent à la vie privée d’un quidam, a fortiori du président de la République. Cette précaution d’usage n’a pas été la chose la plus partagée dernièrement au Bénin. Ce qui a laissé libre cours aux élucubrations les plus désobligeantes voire lugubres, alimentées par ceux que Patrice Talon appelle fort justement les « laborantins de l’intoxication », qui ont été aidés en cela, il est vrai, par l’absence d’un cap clair gouvernemental pour communiquer sur le sujet !
Il est vrai que le Béninois a un côté voyeur, taraudé en permanence par le désir bien souvent malsain de savoir ce qui se passe chez le voisin. C'est sociologique, voire pathologique. Rien dont on puisse tirer fierté.
Actualités 20 juin 2017

Communément appelée oreillons, la parotidite est une maladie infectieuse qui touche les enfants. Quoique rare de nos jours, cette maladie peut être évitée grâce à la vaccination systématique et complète des enfants.
Tout commence généralement par un grossissement de la joue assorti de douleurs et parfois de fièvre. Ces plaintes de l’enfant font penser tout de suite aux oreillons. Il s’agit d’une inflammation de la glande parotide appelée parotidite qui touche d’abord un seul côté puis les deux. Elle se traduit par une tuméfaction douloureuse de la joue. Ces signes peuvent être accompagnés d’une fièvre modérée et des douleurs des oreilles.Dans certains cas, la maladie est asymptomatique, ce qui signifie que le patient ne présente pas de symptôme.
A en croire le docteur Ginette Nago, otorhinolaryngologiste à Cotonou, ''oreillons'' est une ancienne appellation de l’inflammation de la glande salivaire appelée parotide. Causée par un virus, « la parotidite se raréfie de nos jours grâce à la vaccination », se réjouit-elle. Elle est considérée comme une maladie de l’enfant et cela se justifie, selon le Dr Nago, par le fait que pendant cette période de la vie, l’immunité n’est pas encore bien constituée et l’enfant se trouve plus exposé aux infections.
Cependant, nuance la spécialiste ORL, «Le fait que la parotide grossisse et fasse mal ne signifie pas forcément qu’il s’agit des oreillons ». Il peut s’agir aussi de calculs ou de lithiases salivaires qui sont de petits cailloux qui se forment, bloquent le passage de la salive et qui peuvent faire mal et faire grossir la parotide. Ces signes peuvent également faire penser à une tumeur, précise-t-elle.
La parotidite est une maladie qui se soigne très bien, rassure-t-elle. La majorité des enfants qui ont bien suivi leur calendrier vaccinal ne font pas cette maladie. Certains chercheurs soutiennent que l'infection donne une immunité solide. Ce qui signifie qu’on ne fait la maladie qu'une seule fois dans sa vie. Tout en confirmant cette thèse, Dr Nago se montre prudente, « En principe, lorsqu’on fait la maladie, on développe des anticorps qui immunisent contre cette maladie; donc il y a une immunité qui s’installe effectivement et on n’est pas censé faire une deuxième fois la maladie ». Mais attention, s’inquiète-t-elle, « Aujourd’hui, on constate une recrudescence des maladies qu’on est censé ne pas faire deux fois comme la varicelle ».
Pour certains spécialistes, le virus des oreillons ne touche pas que les parotides, il se loge également dans le pancréas, les testicules et le système nerveux. C’est dire que les oreillons pourraient être une source de stérilité chez les hommes. Sur ce point, Dr Nago souhaite qu’il y ait davantage d’études pour confirmer ou infirmer une telle thèse. En attendant, il conseille la vaccination systématique et complète comme moyen de prévenir la survenue d’une parotidite chez l’enfant.

Magistrats, juges consulaires et autre personnel appelés à servir au tribunal de commerce de Cotonou et à la Cour d’appel de commerce de Porto-Novo ont entamé, ce lundi 19 juin à Porto-Novo, une formation sur les juridictions de commerce. Cette formation décisive est une étape de la réforme judiciaire visant l’amélioration du climat des affaires au Bénin.
Une chose est de créer les tribunaux de commerce, l’autre est de disposer de personnel qualifié pour les animer. L’enjeu de la création d’un environnement de justice favorable aux affaires entame ainsi sa seconde phase avec la formation des magistrats, juges consulaires et greffiers appelés à exercer dans les juridictions de commerce. L’Ecole régionale supérieure de la Magistrature (Ersuma) qui accueille une telle formation se félicite de l’initiative. Médard Désiré Backidi, directeur des études de l’institution, salue la détermination des autorités béninoises à s’engager dans la dynamique de spécialisation des acteurs de la justice sur le contentieux commercial afin d’améliorer la place du Bénin dans le classement Doing Business de la Banque mondiale. Pour lui, l’Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), ayant compris très tôt l’intérêt de l’amélioration du climat des affaires dans les Etats membres, a lancé une série de réformes qui ont aidé plusieurs pays à soigner leur réglementation en matière de pratiques des affaires « L’Ersuma a toutes les compétences et les expertises nécessaires pour assurer la formation des animateurs de la justice du Bénin dans le domaine des juridictions du commerce », assure-t-il, jugeant qu’il était nécessaire que l’élan de spécialisation des juridictions soit accompagné de la spécialisation des acteurs.
La formation qui se déroule du 19 juin au 4 juillet est financée par la Banque mondiale à travers le Projet compétitivité et croissance intégrée (Pcci). Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin indique qu’il s’agit d’une étape d’un processus enclenché depuis bientôt quatre ans. Ce processus a abouti en juillet 2016 à la réforme du cadre institutionnel de la justice commerciale au Bénin, à travers notamment l’adoption de la loi N°2016-15 du 28 juillet 2016, modifiant et complétant la loi 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin. « Le processus en cours conduira à terme à la création de juridiction de commerce à même d’offrir aux opérateurs économiques un environnement propre à promouvoir les investissements privés tant nationaux qu’étrangers, à travers une plus grande confiance dans l’appareil judiciaire », souligne-t-elle. Katrina Sharkey soutient que la formation permettra d’aguerrir les futurs animateurs de ces précieux outils de règlement diligent et efficace des litiges commerciaux et d’attraction des investissements, à l’exercice de leurs fonctions respectives au sein de ces juridictions.
Impartialité et célérité !
Selon l’article 2 de la loi 2016-15, le tribunal de commerce de Cotonou et la Cour d’appel de Commerce de Porto-Novo doivent être installés dans les douze mois qui suivent son entrée en vigueur, et tous les autres tribunaux de commerce et cours d’appel de commerce ainsi que l’autorité nationale de suivi et d’évaluation dans les 24 mois. Le garde des sceaux, ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, rassure que ce délai sera respecté. Il annonce l’ouverture du tribunal de commerce de Cotonou et la cour d’appel de commerce de Porto-Novo pour les tout prochains jours. « Nous voulons que le cadre institutionnel soit adapté aux besoins des affaires et que les animateurs soient à même de rendre la justice commerciale en toute impartialité. Ceux qui prennent part à cette formation constituent le vivier où il sera puisé les principaux animateurs des tribunaux et cours d’appel de commerce », insiste le ministre.
La réforme sur la création des tribunaux et cours d’appel de commerce découle des lenteurs observées dans le traitement et l’exécution des décisions liées aux conflits commerciaux qui pénalisent lourdement les entreprises. Selon les résultats du rapport « Doing Business 2017 », les délais, coûts et procédures d’exécution des contrats au Bénin sont supérieurs à la moyenne observée dans les pays africains. Cette faiblesse se justifie, entre autres, par l’insuffisance du nombre de magistrats affectés spécifiquement au contentieux commercial, le caractère pénalisant pour le créancier des pratiques en matière de consignation et la faible intégration des modes alternatifs de résolution des conflits dans le processus judiciaire. Avec l’ouverture prochaine des tribunaux et cours d’appel de commerce, le Bénin devra espérer un meilleur classement dans le Doing Business 2018?

Dans le cadre de la surveillance de son système de management de la qualité, l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a reçu, du vendredi 16 au lundi 19 juin, l’auditeur de qualité Vincent Rouch du cabinet Dekra. L’objectif de cet audit de surveillance est le passage de la norme Iso 9001 version 2008 à la norme Iso 9001 version 2015 que l’office est en passe d’obtenir.
En attendant le rapport du cabinet Dekra qui devra annoncer si l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) conserve ou non son certificat Iso 9001 version 2008 pour passer à la version 2015, le directeur général de l’Office, Camille Guy H. Adinci, et ses collaborateurs peuvent se féliciter des constats faits par l’auditeur du cabinet Dekra, Vincent Rouch. Au terme de l’audit fait, du vendredi 16 au lundi 19 juin, il a relevé des points forts et des points de vigilance ou points clés du système de management de la qualité de l’Onip avant de promettre qu’il proposera au cabinet de maintenir à l’office son certificat. Car, se réjouit-il : « Je n’ai aucun doute sur la qualité des hommes et de la structure. Un travail colossal a été fait ».
Tous les sept processus de l’office ont été audités par Vincent Rouch. Il s’agit du processus Management global dont le pilote est le directeur général ; le processus Ventes avec comme pilote le chef service commercial et marketing ; le processus Ressources humaines piloté par le chef service des Ressources humaines ; le processus Rédaction et publication avec comme pilote le rédacteur en chef ; le processus Imprimerie, avec en tête le directeur de l’Imprimerie ; le processus Finance et comptabilité conduit par le chef service comptabilité ; le processus Approvisionnement et Logistique dont le pilote est le chef du service Approvisionnement et logistique; enfin le processus Gestion prévisionnelle et des compétences géré par l’auditeur interne.
Au nombre des points forts, Vincent Rouch a salué le leadership du directeur général qui a permis une implication de tous les pilotes de processus dans la démarche et qui se traduit par une vision claire à l’horizon 2021. Ce qui, de l’avis de l’auditeur, aboutit à des résultats positifs. De même, tous les agents de l’office qu’il a interrogés ont été positifs, a-t-il noté. Ce sont des agents, dit-il, qui ont une idée de la démarche qualité et qui cherchent à comprendre plus.
Par rapport aux processus qui ont connu une évolution, Vincent Rouch a évoqué le cas du processus Ventes dans lequel des initiatives ont été prises avec une amélioration de ce qui existait. Les écarts relevés l’année dernière ont été plus ou moins corrigés, se satisfait-il. Pour ce qui est du processus Amélioration continue qui est devenu Gestion prévisionnelle et des compétences, l’auditeur dit être satisfait du dynamisme qui le caractérise.
Pour ce qui concerne le processus Rédaction et publication. Vincent Rouch apprécie la manière dont les conférences de rédaction sont conduites. «L’imprimerie d’il y a quelques années, n’est plus celle d’aujourd’hui. Elle est propre, bien ordonnée avec des machines qui n’existaient pas », souligne-t-il, en saluant l’effort fait pour aboutir à ce résultat.
Vincent Rouch dit avoir noté un dynamisme au niveau de l’ensemble des pilotes de processus, la tenue régulière des indicateurs de suivi, une forte interface entre les processus Ventes, Rédaction-publication et Imprimerie. L’interdépendance entre ces trois processus est très importante au point qu’il se demande s’il ne faut pas créer un processus interface à ce niveau.
Points de vigilance
« Vous avez de très beaux atouts pour réussir », signale Vincent Rouch. Cependant, il relevé des points de vigilance ou points clés. Il s’agit des points sur lesquels il est important encore de travailler. Il s’agit des ajustements parce que l’office met en place la version 2015.
Pour l’auditeur, la norme demande que les enjeux soient évalués et analysés. Ceci veut dire, selon lui, qu’il faut avoir une architecture entre la démarche et la vision 2021 exposée par le directeur général. Les besoins et les attentes des parties intéressées constitue un autre point. Toutes ces parties et leurs besoins, selon Vincent Rouch, ont été listés. Mais il ne faut pas demander aux gens de documenter leurs réponses. C’est une question très simple : oui ou non.
Quant à la fonction liée aux risques, elle est définie processus par processus, fait remarquer l’auditeur. Et il est important, dit-il, de savoir qu’il y a autant de risques, mais qu’ils ne sont pas exhaustifs. Il faut garder la liste des risques pour qu’au moment de leur revue des mineurs ne deviennent pas des majeurs, préconise-t-il. Vincent Rouch demande d’être précis dans le mode opératoire, que ce soit à la rédaction, à l’édition ou à l’imprimerie.
Il y a d’autres sujets qui sont des opportunités d’amélioration, selon l’auditeur qui estime qu’il y a des compétences et des qualités pour que l’Onip réussisse. C’est pourquoi, les points de vigilance et ces points clés relevés ne sont pas de nature à empêcher le maintien du certificat.
Très satisfait des résultats de cet audit qui est, selon lui, une remise en cause, le directeur général de l’Onip, Camille Guy H. Adinci, a remercié Vincent Rouch pour cet accompagnement. Mais avant d’en arriver là, il estime que c’est un travail collégial de ses collaborateurs à divers niveaux. « Des points faibles ont été notés, nous avons pris bonne note », indique le directeur général qui promet à l’auditeur de se mettre encore au travail avec ses collaborateurs pour relever les défis qui attendent. « Notre engagement pour la démarche qualité n’est pas pour nous-mêmes, c’est pour l’entreprise, c’est pour la nation tout entière », a souligné le directeur général qui n’a pas oublié de remercier aussi le cabinet Iso Sud qui accompagne l’office dans cette démarche.

Plus rien ne sera comme avant dans le secteur des faux médicaments. L'Assemblée nationale a autorisé ce jeudi 19 juin, le gouvernement à ratifier la convention internationale Medicrime.
Cette ratification va contribuer de façon significative à lutter contre la criminalité relative à la contrefaçon des produits médicaux et à remédier aux conséquences désastreuses du trafic et de la vente illicite des faux médicaments sur l'économie, le social et la santé publique. L'avènement de la convention Medicrime va permettre d'assurer une bonne santé à la population béninoise et de renforcer les instruments juridiques de coopération dans la lutte et la répression des différents formes de contrefaçon de produits pharmaceutiques qui sont à l'origine de plusieurs maux dont les insuffisances rénales, les cas de décès, les résistances médicamenteuses et la toxicomanie.
Mais avant de donner leur quitus au gouvernement pour la ratification de cette convention composée de 33 articles, les députés ont insisté sur l'efficacité de la lutte contre la criminalité pharmaceutique, que celle-ci soit accompagnée d'un certain nombre de mesures notamment le rapprochement des officines pharmaceutiques et leur accessibilité économique aux populations. Le dossier a été défendu par le ministre de la Santé , Alassane Séidou qui a expliqué les mesures en cours au niveau du gouvernement pour rendre disponibles dans les coins les plus reculés les produits pharmaceutiques génériques.
Santé 19 juin 2017

Avec le soutien des partenaires tels que le Pnud, l’Union Européenne et l’Usaid, le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) a organisé, du jeudi 15 au samedi 17 juin dernier à Agoué, commune de Grand-Popo, les Journées nationales de la gouvernance. Cette première édition de partage d’expériences, entre personnalités de divers secteurs d’activités sur les forces et faiblesses du Bénin en matière de lutte contre l’impunité et la corruption, a été ouverte par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, représentant le président de la République.
Les Journées nationales de la gouvernance constituent un espace de dialogue sur l’existence et la mise en œuvre des règles, mécanismes et outils de promotion de la bonne gouvernance. Sa toute première édition sur le thème : « Gouvernance et lutte contre l’impunité au Bénin, états des lieux et défis » a permis de cerner davantage quelques formes de mauvaise gouvernance facilitée par le phénomène de la corruption dont les manifestations et les conséquences étaient mises en lumière. Elle a été surtout utile pour l’identification des écueils relatifs à la lutte contre l’impunité dans quelques secteurs d’activité. C’est le cas au niveau des professionnels de la Santé, de la Justice, de la passation des marchés publics, de la fourniture de l’eau et des acteurs devant combattre la vente des médicaments illicites. Des échecs relatifs aux tentatives de découragement des fonctionnaires épinglés dans des cas établis de corruption ou de violation de l’orthodoxie de gestion, ont été revisités à travers des communications et débats décomplexés ayant meublé les trois jours de travaux à Agoué.
Au total, six panels et deux communications étaient programmés. Ces dernières ont porté sur les thèmes « Gouvernance et développement » et « L’évaluation et le plan d’action du Système national d’intégrité (Sni) au Bénin».
Si les participants se sont plaints d’avoir, pendant longtemps, prêché dans le désert, ils comptent sur le régime actuel pour inverser la tendance. « Les déclarations du chef de l’Etat, en matière de promotion d’une meilleure gouvernance politique et économique, offrent une occasion unique d’espérer un changement qualitatif dans la méthode de gouvernance et dans la lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin », a déclaré Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac). L’organisation des présentes assises, retient-il, se fonde non seulement sur cette espérance mais aussi sur la nécessité de faire front contre la propension de la corruption qui sape le développement du pays. Jean-Baptiste Elias illustre cette propension : « Les résultats de l’indice de perception de la corruption de Transparency international de 2015 et 2016 montrent que le Bénin est resté en dessous de la moyenne requise. Il a réuni 37 points sur 100 en 2015 et 36 points sur 100 en 2016 ».
Par ailleurs, le président du Fonac rappelle que des responsables d’entreprise interrogés, dans le cadre du rapport du Forum mondial portant sur la même période 2015-2016, ont déclaré que « La corruption est le principal obstacle aux affaires, viennent ensuite les difficultés d’accès au financement et la mauvaise performance de l’Administration ».
Mais l’éradication de la corruption, tout comme la promotion de la bonne gouvernance, est l’affaire de tous et constitue une lutte de longue haleine, ont retenu les travaux d’Agoué. Le Fonac et ses hôtes ont donc adopté l’institutionnalisation des Journées nationales de la gouvernance telle une rencontre annuelle de vérité, au titre des résolutions devant donner un nouveau souffle à leur combat. Le rapport général a été présenté par Gilles Badet, secrétaire général de la Cour constitutionnelle.
Il faut que le Bénin quitte l’anormalité
Le ministre Joseph Djogbénou, représentant du chef de l’Etat à la cérémonie de clôture des assises, a estimé, au regard de la qualité des échanges et des profils des personnalités (ministres, députés, universitaires, experts étrangers, représentants des présidents des institutions de la République) qu’il était utile d’organiser les Journées nationales de la gouvernance. Joseph Djogbénou relève toutefois que : « Les dialogues et résolutions ne sont pas suffisants pour mettre fin à la corruption et faire prévaloir la bonne gouvernance. Il faut de l’engagement individuel à respecter les textes de loi. Cet engagement qui trouve normal, dans le cadre de la lutte contre la corruption, que le ministre en charge de la Justice n’interfère pas dans une procédure judiciaire ouverte contre un présumé, fût-il, son partenaire politique, son coreligionnaire, son parent ou une personnalité supposée adversaire politique. Un engagement à éviter de solliciter des interventions pour placer des proches dès l’annonce des concours de recrutement, dans la Fonction publique. Il faut que nous acceptions courageusement que le Bénin quitte l’anormalité pour la normalité, en engageant le débat sur notre rapport à la notion de l’Etat. »
Jean-Baptiste Elias abonde dans le même sens pour en appeler à l’appropriation de cet engagement par chacun des participants. « Nous ferons un bilan des efforts individuels, au cours de la prochaine édition », a-t-il suggéré.
L’Exécutif en première ligne du front
« La bonne gouvernance est un levier indispensable pour le développement », a toujours martelé le président de la République, aux dires du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, qui l’a représenté à l’ouverture des Journées nationales de la gouvernance. Pour lui, l’engagement du chef de l’Etat à soutenir la lutte contre l’impunité et la corruption est ferme. Le régime est crédité de quelques actes en lien avec une telle vision. Le ministre d’Etat cite, entre autres, la création de la Cellule de voyages officiels en vue de rationaliser la gestion des coûts et éviter les surfacturations puis la révision du Code des marchés publics pour y introduire, selon lui, plus de professionnalisme, plus de transparence et plus de célérité. Le ministre d’Etat évoque également des mesures en perspective pour renforcer le dispositif de lutte. Il s’agit de la réforme du cadre institutionnel des corps de contrôle de l’Etat et la prise de mesures en faveur de leur professionnalisation et la meilleure coordination des interventions. Font également partie des actions en vue la mise en place d’un pôle financier dans la chaîne pénale pour professionnaliser et accélérer le traitement des dossiers de corruption ou de crimes économiques et financiers, la dépolitisation de l’administration publique, le renforcement de la transparence budgétaire et la promotion du développement de mécanisme de contrôle citoyen de l’action publique. Le ministre Abdoulaye Bio Tchané n’a pas manqué d’évoquer la réforme de la loi constitutionnelle qui devra, le cas échéant, permettre la création de la Cour des comptes, l’organisation du régime de l’immunité des acteurs politiques, le dispositif pour le financement public des partis politiques et le rééquilibrage des pouvoirs au niveau des institutions de la République.
L’édition de 2018 du forum sera l’occasion d’évaluer les réalisations concrètes au niveau des différentes catégories d’acteurs de promotion de la bonne gouvernance, a prévenu Jean-Baptiste Elias qui gage que des partenaires ont marqué leur accord de financement pour que l’initiative se perpétue.

La première épreuve de composition de l'examen du Baccalauréat session de juin 2017 sera officiellement lancée, au plan national, ce lundi 19 juin au Collège d'enseignement général de Zè, un centre nouvellement créé.
Ils sont au total 115 255 candidats dont 38 789 filles et 76 468 garçons, toutes séries confondues, à aller à l'assaut du baccalauréat 2017 dès le lundi 19 juin prochain contre 115 322 en 2016 et 116 826 en 2015. Les candidats sont répartis dans 152 centres de composition dont cinq nouvellement créés par la direction de l'Office du Baccalauréat. Un nouveau centre a été créé dans la commune d'Abomey-Calavi en l'occurrence le Complexe polytechnique Amen.
Les communes de Zagnanado, de Djidja, de Pèhunco et de Zè connaissent pour la première fois d'un centre d'examen de composition à travers respectivement le Collège d'enseignement général de Zagnanado, le Ceg Oumbègamè, le Ceg Pèhunco et le Ceg Zè. C'est d'ailleurs le centre d'examen du Ceg Zè qui abrite le lundi 19 juin prochain ,le lancement officiel de la première épreuve du baccalauréat 2017, celle de la composition française. La cérémonie sera présidée par le ministre chargé de l'Enseignement supérieur, Marie Odile ATANASSO qui aura à ses côtés le directeur de l'Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva. Le département de l'Atlantique sera donc sous les feux de la rampe lundi prochain pour le lancement du baccalauréat 2017. C'est lui qui a d'ailleurs le fort taux d'effectif avec 24 596 candidats. Il est suivi de l'Ouémé avec 18 225 inscrits, le Littoral : 16 832, le Borgou: 11 961, le Zou: 10 189, les Collines: 7 949, le Mono: 5727, le Couffo: 5202, l'Atacora: 4910, le Plateau: 3466, la Donga: 3347 et enfin le département de l'Alibori avec 2851 candidats.
Education 17 juin 2017