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Nouvelles

Production et coronavirus L’heure au télétravail
xLe travail sur site est de moins en moins prisé à l’heure de la pandémie du coronavirus. Administrations privée et publique ont opté pour le télétravail, histoire de freiner la propagation du virus. Le gouvernement n’est pas du reste. Il a montré le chemin à suivre en optant pour le télétravail et pour les rencontres majeures, la visioconférence. Depuis quelques semaines, les membres du gouvernement tiennent leurs conclaves habituels par visioconférence. Le Conseil des ministres par exemple ne se tient plus sur site. Il se déroule en visioconférence sous la présence effective du chef de l’Etat. Dans l’administration publique, la tendance ne varie pas. Ministères et structures sous tutelle ont appelé leurs travailleurs à se séparer un moment des bureaux, sans manquer à leurs obligations professionnelles. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération aura été l’un des tout premiers à s’inscrire dans cette logique et c’est le patron de la diplomatie en personne qui a donné le top en invitant les travailleurs dont la présence n’est pas indispensable à travailler depuis leurs lieux de résidence. Ceci, pour respecter la sacrée formule «Restez chez vous », devenue la règle d’or du moment pour freiner la pandémie du coronavirus et se prémunir contre cette maladie respiratoire grave. L’administration privée, elle a pris une longueur d’avance. Certains établissements ne se sont non plus fait prier. Bien de structures ont mis à l’arrêt des travailleurs dont la présence n’est pas essentielle. Mais généralement, elles ont demandé à la majorité que le travail se fasse depuis les lieux de résidence. Une option qui réjouit plus d’un parce que limitant les risques de contamination au virus. Le télétravail est une pratique qui consiste à faire un travail professionnel à distance en utilisant des moyens technologiques loin du lieu où le résultat du travail est attendu, explique un spécialiste des technologies de l’information et de la communication. Il s'agit de travailler sans être au bureau, sur un chantier… en général sur le lieu du travail. Le télétravail est «rendu possible par l’évolution de la technologie qui permet de partager des données et des contenus à distance », explique Maurice Thantan, professionnel du secteur des technologies de l’information et de la communication. Dans son essence, le télétravail s’oppose au travail sur site et cela peut se faire en temps partiel ou à plein temps. Il peut y avoir des contrats de travail qui se résument exclusivement en télétravail, révèle-t-il. Avantages et inconvénients Maurice Thantan fait savoir que le télétravail a autant des avantages que des inconvénients pour les deux parties que sont l’employeur et l’employé. Pour l’employeur, en termes d’avantages, cela lui permet d’avoir une flexibilité dans ses ressources humaines, de recruter là où il veut et d’avoir des gens un peu partout dans le monde qui travaillent pour lui. Il lui donne aussi la possibilité de piocher la ressource humaine où qu’elle se trouve pour l’exploiter. Le télétravail peut aussi réduire l’absentéisme et laisser la possibilité à certaines catégories de personnes comme celles présentant des handicaps de travailler sans être contraintes à des mobilités. En optant pour cette forme de travail, on peut se réduire également certaines dépenses, ce qui représente des coûts en moins pour l’entreprise. Pour ce qui est du salarié, le télétravail lui permet de faire des économies sur le transport et surtout d’avoir des horaires de travail souples mais avec des objectifs à atteindre. « La souplesse permet à l’employé d’être n’importe où et de travailler et cela peut augmenter le bonheur au travail, offrir une grosse autonomie et un sens de responsabilité plus large», développe Maurice Thantan. Mais attention. Pour réussir en télétravail, « il faut être rigoureux et organisé», prévient-il. Autre avantage, c’est de pouvoir travailler tout en s’occupant par exemple de sa famille, ce qui renforce le bien-être, réduit le stress au travail, et induit moins de dépenses comme par exemple au niveau des vêtements, développe le spécialiste des Tic. Ainsi présenté, le télétravail devenu aujourd’hui très fréquent dans les administrations au Bénin en raison de la pandémie du coronavirus peut paraître sans inconvénients, pourtant il en existe. Pour Maurice Thantan, le télétravail ne manque pas de conséquences. Il peur créer l’isolement et un manque de socialisation liée à l’espace de travail, le manque d’affinités et peut affaiblir les liens collectifs du travail. Dans le même temps, l’éloignement de l’employeur et l’absence de son autorité peuvent être à la base d’un manque de motivation. « Le télétravail peut empiéter sur la vie familiale. Travailler depuis sa maison crée une confusion entre l’espace privé et l’espace professionnel», souligne le spécialiste. Il existe aussi un risque de ne disposer que d’heures de travail, de travailler trop longtemps, parfois à des heures indues, ce qui n’est pas bon pour la santé, poursuit-il. L’heure étant à ce mode de travail actuellement au Bénin, en raison du coronavirus, Maurice Thantan pense que « tout le monde peut le faire et dans tous les secteurs, même s’il y a des secteurs qui sont plus enclins que d’autres à ce genre de travail ». Dans certains secteurs, le travail doit être présentiel, même si aujourd’hui, la dématérialisation de l’administration est très avancée. Des préalables Pour mettre en place le télétravail, il faut voir les process, sonder les ressources à mettre en télétravail, donc hors du lieu de travail et surtout voir les moyens dont on dispose. Il faut en tout cas, analyse-t-il, une préparation technique comme par exemple une très bonne connexion, les outils de communication, les outils de partage d’informations et de données… «Cette préparation technique est essentielle… Le risque au Bénin est tout aussi technique que d’outillage », dira-t-il. Il faut par exemple disposer de beaucoup de logiciels de travail qui ne sont pas très connus dans l’administration et certaines entreprises, ce qui impose une mise à niveau avant de se lancer. Toujours est-il que « tout le monde peut le faire ». Il faut en amont, précise le spécialiste des Tic, évaluer les outils qu’on peut externaliser parce que tout le monde ne peut le faire, certains ayant besoin d’espaces physiques permanents. Faut-il pérenniser cette expérience au-delà du Covid-19 ? Absolument, tranche Maurice Thantan. « Les avantages sont énormes. Il faut absolument que les entreprises deviennent sensibles à ce genre de chose et se préparent pour », plaide-t-il. « La crise sanitaire est un déclic pour évaluer les process qui permettent d’y arriver », conclut-il. Société 14 avr. 2020


Célébration de la résurrection du Christ: La fête de Pâques en mode confinement vécue par deux prêtres
Les chrétiens catholiques ont célébré ce dimanche 12 avril, la résurrection du Christ. Une célébration plutôt sobre, contrairement aux habitudes, en raison du confinement imposé par le Covid-19. Deux hommes de Dieu racontent la manière dont ils l’ont vécue. Célébration de la Pâques en mode confinement. L’évènement est inédit dans l’histoire de l’Eglise catholique. Quoique sobre, la résurrection du Christ telle que célébrée cette année en raison de la crise sanitaire mondiale, a permis à certains religieux d’y puiser des armes pour leur développement spirituel. « Ce carême 2020 vécu dans le confinement à cause de la pandémie a été pour moi, l’occasion de revenir sur notre manière d’adorer Dieu. Nous étions tous obligés de rester chez nous à cause de la fermeture des lieux de culte. Cela m’a permis de me retrouver face à moi-même et de comprendre toute la valeur de cette parole de Jésus à la femme samaritaine : ‘’les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité’’ », explique Joël Tchanhoun, directeur adjoint de l’Ecole catholique de prière et d’évangélisation jeunesse-bonheur. Cette année, l’heure était à la méditation. « Plus que jamais, la présence de Dieu à nos côtés a acquis une valeur importante. Un peu plus de temps pour la méditation de la parole et la prière », souligne-t-il. Il apprécie surtout la maturité de foi avec laquelle le peuple de Dieu a accueilli la fermeture des lieux de culte: « En prenant la mesure de la situation, chacun a compris pour le bien de tous et à cause de la charité envers le prochain qu’il fallait en arriver là ». Sèmalon Bertrand Kohoudé, vicaire forain de Lalo et curé de Tchikpè-Koutimè dans le Couffo, évoque également le caractère inédit de la fête de Pâques 2020 : « J’ai vécu un temps de carême en double. Quarante jours de jeûne, de partage et de prière d’une part et d’autre part quarante jours de confinement, de solitude, d’inquiétude pour l’avenir spirituel de mes fidèles ». Les deux hommes perçoivent la célébration pascale de cette année comme le signe du raffermissement de la foi. « Loin d’être une punition divine, le coronavirus a ramené toute l’humanité à quelque chose d’essentiel : en tant que chrétien, l’homme doit revenir à Dieu. En freinant la course du monde, la pandémie a permis à des milliers d’êtres humains de prendre du temps pour écouter leur conscience, de vivre la solidarité avec les autres, aux familles d’être ensemble et de prier ensemble », apprécie Joël Tchanhoun. Dominer le mal Loin d’ébranler la foi en Dieu, la présente crise sanitaire est perçue comme une domination du mal. « La résurrection du Christ est le signe de sa victoire sur le mal et la souffrance. Elle nous apporte l’espérance du monde meilleur malgré les épreuves », conçoit-il. Selon le père Sèmalon Bertrand Kohoudé, Dieu ne s’accommode pas de l’incommode: « Il est le même hier, aujourd’hui et demain. Ceux qui l’auront compris demeureront attachés à sa personne. Les croyants de la périphérie passeront à travers le tamis de ce temps ». Le directeur adjoint de l’Ecole catholique de prière et d’évangélisation jeunesse-bonheur reste tout de même marqué positivement par la gestion de la foi catholique face au Covid-19: « J’ai été marqué par l’utilisation des nouveaux moyens de communication sociale pour la diffusion de la foi catholique. Prêtres comme fidèles laïcs ont su convenablement s’adapter à la situation pour continuer à adorer Dieu à travers les messes et les autres exercices spirituels catholiques ». Satisfaction également du vicaire forain de Lalo : « J’ai été positivement marqué par l’intérêt que le monde entier accorde à un virus, un microbe invisible à l’œil nu, en parfaite contradiction avec l’indifférence et l’individualisme post moderne ». Le religieux formule néanmoins ses bons vœux aux fidèles. «Tout en souhaitant une joyeuse fête de Pâques à tous, j’invite les uns et les autres à garder courage et espérance. Le Christ vainqueur est à nos côtés et la pandémie est déjà vaincue. N’ayons pas peur, le Seigneur de l’univers est avec nous. Que par sa glorieuse résurrection célébrée aujourd’hui, la paix advienne dans la vie de tous », souhaite-t-il. Son homologue de Lalo demeure également ferme dans la foi et exhorte les fidèles au respect des mesures barrières. « L’épitre aux romains 8 nous a enseigné que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, pas même le Covid 19. Courage, tenez bon, respectez les consignes, gardez votre foi et faites un bon passage», conseille-t-il. Société 14 avr. 2020


Conséquence de la crise sanitaire: Espaces de jeux et de divertissements clos!
La crise sanitaire liée au Covid-19 n’est pas sans conséquence sur le secteur des loisirs dans certaines communes du Bénin. A Cotonou comme à Abomey-Calavi, les lieux de distraction sont de moins en moins fréquentés et les activités ludiques rares. Plus de file d’attente ni de monde devant le jardin public « Africa Land » de Fifadji dans la ville de Cotonou. Ce parc d’attraction et de loisirs n’est plus ouvert au public depuis plusieurs semaines. « Le jardin a été fermé à cause du coronavirus», confie Aristide Hounton, chargé de la sécurité du site. Selon lui, cette décision a été prise par le gestionnaire avant la mesure du gouvernement interdisant les rassemblements grand public. « En dehors des agents de sécurité, tous les autres travailleurs sont à la maison », poursuit-il. Les rares clients qui viennent sont obligés de rebrousser chemin ou de discuter sur les bancs publics placés à l’entrée. A l’instar de ce jardin, la place Bicentenaire ne reçoit plus de monde depuis que le gouvernement a décidé lors d’un Conseil extraordinaire des ministres de la fermeture des buvettes et autres lieux de grandes rencontres. « Plus personne ne vient ici » déclare Serges Dossa, un des tenanciers des trois buvettes ouvertes sur site. Seul le restaurant reste ouvert à quelques habitués du coin. « De milliers de personnes venaient ici mais depuis qu’on a parlé des mesures contre le coronavirus, les usagers sont rares», renchérit Charles Tossou, conducteur de taxi-moto. A l’en croire, la fermeture des buvettes a rendu cet endroit désert depuis quelques semaines et a créé une sorte de chômage au niveau des zemidjan qui se positionnent non loin de ce site. Même les portes de Canal Olympia sont closes en cette veille de pâques. Ni enfants, ni jeunes, ni adultes ne peuvent accéder à ce lieu pour se distraire ou suivre des films. Selon les agents de sécurité en poste, les responsables de ce lieu n’ont pas attendu que le coronavirus soit au Bénin avant de surseoir à toutes activités. Un manque à gagner A la plage Obama Beach, une bâche portant le message « En raison du coronavirus, la direction d’Obama Beach vous demande de respecter la distance de sécurité (1m) ainsi que les règles d’hygiène comme le lavage des mains préconisées par le ministère de la Santé», est posée à l’entrée pour sensibiliser les usagers. En dépit de ces dispositions prises par le prestataire pour l’adoption des gestes barrières, ce lieu de distraction et de repos est de moins en moins fréquenté. « Nous avons mis tout en place pour recevoir les clients ici mais rares sont ceux qui viennent », se désole Hervé Dégboédja, un agent en poste ce samedi soir, veille de la fête de Pâques. Selon lui, les gants et les masques sont obligatoires pour le personnel afin de protéger les usagers. Malheureusement, peu de Béninois visitent actuellement cette plage aménagée de Cotonou. A l’en croire, avant la pandémie, des centaines de personnes venaient se distraire sur cette plage mais depuis peu, les gens sont réticents. Cette situation n’arrange pas les promoteurs des espaces aménagés le long du littoral. « Plus les clients sont rares moins vous faites des bénéfices» ajoute Hervé Dégboédja. De Fidjrossè à Togbin, les lieux de distraction et de repos sont déserts et ne permettent pas de faire de bons chiffres d’affaires. « Il n'y a plus de rentrée d'argent, c'est ça qui est très compliqué » alors que « Virus ou pas virus, les impôts et taxes affluent», regrette le responsable de Plasma Beach sur la route de Togbin. Bien loin de Cotonou, ce site prend aussi des mesures exceptionnelles. « On a ce qu'il faut pour se laver les mains, on met nos masques, on ne veut pas rentrer dans la psychose », souligne un couple rencontré ce vendredi saint. Des loisirs au choix ! A défaut de sortir de leur maison, certains étudiants préfèrent jouer chez eux. C’est le cas des étudiants de « London House» au village universitaire à Zogbadjè. Ceux-ci s’adonnent aux jeux de cartes pour tuer le temps pendant ces congés prolongés. Ils s’asseyent autour des tables pour jouer. Mais, l’effectif s’agrandit vite. Attirés par les cris de joie des joueurs, les camarades des maisons voisines font vite de rejoindre le groupe. Ici, la seule maldonne est que la distanciation sociale n’est pas respectée même si chacun a son masque. « Nous prenons le risque car nous vivons en communauté », fait savoir Georges Djrolo. A Tankpè comme à Allègléta, les adultes et les jeunes continuent de s’attrouper autour du jeu de dominos communément appelé « Adji » ou du ludo. Ils semblent ignorer les dangers liée à ce comportement en cette période de crise sanitaire due au coronavirus. « Nous n’avons pas d’autres distractions que ce jeu qui nous passionne », laisse entendre Claude Noumonvi, retraité depuis quelques années. Loin de ceux-ci, certains accros des Technologies de l’information et de la communication (Tic) ont les yeux rivés sur leurs portables ou tablettes pour télécharger les films, des jeux vidéo, s’initier aux activités numériques. Certains parents profitent de l’internet pour offrir également des loisirs variés et adaptés aux différentes tranches d’âges à leurs enfants. Selon Augustino Agbémavo, fondateur de la start-up Bookconekt, la lecture reste le loisir le plus prisé par les parents pour leurs enfants pendant ces congés et période de coronavirus. Les demandes sur sa plateforme www.bit.ly/bibliobus_a_domicile se sont accrues en quelques jours. « Les parents l’ont compris et ont adopté notre bibliothèque pour leurs enfants», confie-t-il. Selon lui, beaucoup de parents ont emprunté des livres pour leurs enfants afin de leur permettre de vivre aisément la période de confinement. « Ils font leurs commandes en ligne et on va livrer le livre à domicile », a-t-il conclu. Actualités 14 avr. 2020


Communales du 17 mai face au Covid-19: La Céna échange avec les 5 partis en lice
La Commission électorale nationale autonome a rencontré, samedi 11 avril dernier, les responsables des partis politiques en lice pour les élections communales et municipales du 17 mai prochain. C’est pour leur rappeler que la date des élections est maintenue et échanger avec eux sur la conduite du processus électoral confronté à la pandémie du coronavirus et les dispositions pratiques à prendre. « Notre processus électoral qui suivait son cours normal, est aujourd’hui confronté à l’apparition dans notre pays, de la pandémie du coronavirus qui a amené le gouvernement à prendre un certain nombre de mesures en vue de la protection des citoyens. Les élections, comme vous le savez, génèrent habituellement des regroupements et des attroupements de personnes avec les risques de contamination et de propagation du virus… », a déclaré Emmanuel Tiando, président de la Céna. C’est à l’entame de la rencontre du samedi dernier avec les chefs et représentants des cinq partis politiques en lice pour les élections communales et municipales du 17 mai prochain, notamment l’Union progressiste (Up), le Bloc républicain (Br), les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le Parti du Renouveau démocratique (Prd) et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn). Le président de la Céna rappelle que c’est cette inquiétude qui a amené le chef de l’Etat à prendre l’initiative d’organiser une concertation le 8 avril dernier, avec les présidents d’institutions autour de l’organisation des élections face à la pandémie du Covid-19. Partageant avec les responsables de partis les conclusions de cette concertation entre les présidents d’institutions, Emmanuel Tiando fait savoir : « Après un large tour d’horizon sur la situation actuelle et sur l’état des préparatifs du processus électoral, et compte tenu de la nécessité de la continuité démocratique et du respect des dispositions constitutionnelles, les présidents d’institutions ont recommandé au gouvernement et à la Céna la poursuite du processus électoral ». Ils leur recommandent de respecter les mesures pour que soit préservée la santé des populations et faire en sorte que les citoyens ne soient pas contaminés à travers les activités des partis politiques. Dans cette optique, la campagne électorale se fera surtout dans les médias. Les partis politiques pourront recourir aux radios et télévisions privées et publiques à cet effet. La Haac œuvrera à faciliter la mise oeuvre de cette mesure. Par ailleurs, il est fourni au personnel de la Céna et aux agents électoraux des masques et gels hydro-alcooliques pour la préparation des opérations électorales. Quant au jour du scrutin, tous les centres de vote et centres de compilation des résultats seront pourvus de gels et de masques pour les électeurs et les agents électoraux dans le respect de la distanciation sociale. Le président de la Céna a donné rendez-vous aux responsables de partis politiques, le 15 avril pour le positionnement sur la liste. Actualités 14 avr. 2020


Lutte contre la propagation du coronavirus: Des dizaines de dispositifs de lavage des mains remis à la Sogema
Le gouvernement mise sur la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) pour l’aider à prémunir les usagers des marchés contre le coronavirus. Samedi 11 avril dernier, des dizaines de kits de lavage des mains lui ont été remis par le ministère de l’Economie et des Finances. L’ambition, c’est de permettre aux commerçantes, vendeuses et usagers des marchés de disposer de quoi se laver régulièrement les mains. « Nous allons prendre les dispositions pour qu’aucun usager des marchés ne soit atteint par le coronavirus ». Cet engagement du directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) sonne comme une promesse, et pourquoi pas un serment, à l’heure où la tendance est à la mobilisation de toutes les énergies pour éviter au Bénin de connaître un drame avec la pandémie du coronavirus. Cela passe par le respect des gestes barrières notamment un lavage régulier et correct des deux mains. Dans les marchés sous tutelle de la Sogema, on y travaille activement, assure le premier responsable des lieux, Armand Gansè. Ces marchés, il les voit comme une République en miniature qui reçoit du monde et des ressortissants des douze départements et des 77 communes. « Si le virus rentre dans les marchés, nous aurons des difficultés», insiste le directeur général de la Sogema en recevant les dizaines de dispositifs de lavage de mains mis à sa disposition. Avec ce don, le lavage des mains doit devenir un reflexe dans les marchés, s’est engagée à sa suite, la représentante des femmes des marchés, Anastasie Chodaton. Ce geste est la base de la lutte et les femmes n’y dérogeront pas, promet-elle. Aussi, apprécie-t-elle l’option du gouvernement et du chef de l’Etat de placer les femmes, notamment celles des marchés au rang des couches à prémunir comme le coronavirus. Malgré cette note de satisfaction sur fond d’engagement, « l’heure est grave et la situation préoccupante », indiquera à son tour Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. « La lutte contre le Covid-19 est l’affaire de tous », indique le ministre. Et les marchés étant des mieux de brassage de centaines de personnes, elle soutient que l’accent doit être mis sur les gestes qui favorisent la prévention. La remise des kits à la Sogema s’est déroulée en présence du directeur général de la Loterie nationale, des représentants des ministres en charge de l’Economie et de la Santé. • La mairie de Cotonou dotée de kits de lavage des mains Le dispositif barrière pour contrer la propagation du coronavirus dans la ville de Cotonou prévoit l’installation massive des kits de lavage de mains dans les écoles, les marchés secondaires. Pour aider la mairie à donner corps à cette obligation, le ministère de l’Economie et des Finances lui a fait don de plusieurs dizaines de dispositifs de lavage des mains. La mairie de Cotonou avait déjà avec ses moyens, entrepris une vaste campagne de sensibilisation dans les quartiers de la ville. Quelques dispositifs de lavage des mains ont été également installés dans la ville. Avec l’apport et la démarche du gouvernement, les craintes de la mairie sont dissipées, applaudit Isidore Gnonlonfoun, maire de la ville de Cotonou. « Nous allons jouer notre partition », s’engage ensuite le patron de l’hôtel de ville de Cotonou qui assure que dans les treize arrondissements sous son giron, tout sera déployé pour que le mal du moment n’aille pas plus loin que la situation actuelle. C’est tout le vœu du gouvernement, notamment du ministère de l’Economie et des Finances, lui répondra Franck Djigla, directeur adjoint de cabinet. « Cette opération est une réponse forte du gouvernement et du président de la République à la crise du Covid-19 », poursuit-il. Une réponse dont la finalité est de permettre aux populations le lavage régulier des mains, un geste fort pour freiner la propagation du virus. Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce rappellera à tous, avant de procéder à la remise officielle des kits que le souci du gouvernement et de son chef, c’est de permettre que les Béninois disposent de kits de lavage de mains, notamment dans les écoles, les marchés, les centres de santé… Dans le dispositif de prévention, ces lieux qui ne sont pas moins fréquentés sont assez importants, indique le ministre. Encadré 1600 kits à distribuer Les deux cérémonies de remise de kits de lavage des mains organisées, samedi dernier, ne sont que le prélude à une vaste opération de déploiement de ce dispositif sur toute l’étendue du territoire national grâce au ministère de l’Economie et des Finances, notamment à travers ses structures sous tutelle comme la Loterie nationale du Bénin. Cette initiative vise à illustrer à la face du peuple, la place de choix qu’occupe le lavage des mains dans la lutte contre le coronavirus. Et comme pour donner le bon exemple, autorités et cadres à divers niveaux, à chaque étape, se sont donnés à l’exercice pour montrer comment bien se laver les mains. Les 1600 kits sont déjà répartis dans plusieurs administrations et marchés, mais l’opération se poursuivra surtout dans les hôpitaux et les écoles. Il faut dire que le ministère de l’Economie et des Finances, ainsi que celui de la Santé, ont mobilisé un grand nombre d’artisans locaux qui produisent ces kits. L’objectif étant dans les prochains jours de couvrir tous les marchés, hôpitaux, écoles et administrations sur toute l’étendue du territoire. Après cette première phase, une seconde phase démarre cette semaine. L’engagement des structures déjà mobilisées pour la confection et la distribution des kits est un acte de contribution à l’appel à la solidarité du gouvernement et il est attendu que d’autres structures et associations, qu’elles soient privées ou publiques suivent l’exemple de la Loterie nationale du Bénin qui, non seulement, clame qu’elle est une entreprise au service de la nation et des citoyens, mais en donne surtout la preuve à chaque fois. Actualités 14 avr. 2020


Jeux olympique 2020: La compétition reportée pour 2021
Shinzo Abe, premier ministre japonais a demandé au président du Cio, Thomas Bach, ce mardi 24 mars de reprogrammer les Jeux olympiques de Tokyo à l'été 2021. Cette doléance a été acceptée et la compétition se tiendra en 2021. Les Jeux olympiques ne pourront plus se dérouler cette année au Japon à cause du coronavirus. C’est ce qui ressort de la conversation téléphonique entre le premier ministre japonais Shinzo Abe et le président du Cio, Thomas Bach, mardi 24 mars dernier. Les deux hommes se sont convenus d’un report d'un an de la compétition. Le comité exécutif de l'instance olympique s’est pour valider officiellement cette décision. Les  athlètes se sont levés il y a quelques jours pour dénoncer l'impossibilité d'organiser l'événement aux dates prévues du 24 juillet au 9 août. Gain de cause pour les comités olympiques nationaux qui avaient officiellement appelé à un report.  Au nombre de ceux-ci on peut citer, les États-Unis et l'Allemagne, très critique à l'égard des tergiversations du Cio. Sports 13 avr. 2020


Lutte contre la propagation du Covid-19 au Bénin: Le cordon sanitaire élargi et prorogé jusqu’au 27 avril
Le cordon sanitaire mis en place par le gouvernement pour freiner la propagation du Coronavirus demeure en vigueur. Il n’a pas été rompu. Bien au contraire, il a été étendu à d’autres localités. En dehors de la ville de Cotonou, les localités d’Abomey-Calavi, Ouidah, Allada, Kpomassè, Tori-Bossito, Toffo, Zè, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Sô-ava, Aguégués,  Akpro-Missérété et Adjarra ainsi que l'arrondissement de Atchoukpa dans la commune de Avrankou sont désormais concernées par le cordon sanitaire mis en place pour contrer la propagation du coronavirus. Ce cordon sanitaire est aussi prorogé jusqu'au lundi 27 avril, informe le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à travers un communiqué de presse. Cette mesure n’est pas synonyme d’interdiction de circulation. Les populations ont la possibilité de circuler à l’intérieur du cordon, d’une ville à l’autre, tout en respectant les mesures prescrites. Personne ne peut aller au-delà de ces villes, à moins d’une dérogation des préfets des départements. Dans l’ensemble de ces communes, il est aussi interdit la circulation des bus et minibus de transport en commun de personnes. Il est aussi fait obligation aux taxis-motos de transporter plus d’une personne à la fois. Les moyens de paiement électroniques sont fortement recommandés et il est aussi retenu la fermeture des bars, discothèques, et autres lieux de réjouissances au cours de la période avec obligation de respecter une distance d’un mètre au minimum entre usagers de restaurants et maquis. Il est imposé aux employeurs, sur les lieux de travail, d’installer le dispositif de lavage des mains et de faire respecter la distance d’un mètre minimum entre personnes, de même que la limitation du nombre de passagers à bord des taxis et embarcations à trois au maximum. Autre exigence, la prescription aux usagers des espaces marchands (boutiques, magasins, supermarchés, marchés ordinaires et autres) d’observer la distance d’au moins un mètre entre personnes. Actualités 11 avr. 2020


Moele-Bénin : L’adresse de Jacques Ayadji après son exclusion des locales et communales
Le président du Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) a fait une déclaration relative à son exclusion des élections locales et communales du 17 mai prochain. Ce samedi 11 avril 2020, Jacques Ayadji a fait un rappel des démarches de son parti engagé dans ce processus depuis bien des mois. Selon ses propos, le parti Moele-Bénin a reçu son récépissé provisoire le 14 mars 2020 à la Commission électorale nationale autonome (Cena), dans le cadre des élections communales. « Malheureusement, tant de jours d’efforts et de sacrifices n’ont pas suffi à nous ouvrir les portes de la compétition électorale. Certes, ce n’est que partie remise, car je reste persuadé que l’avenir nous réserve de meilleurs jours. Mais pour l’heure, il est définitivement acté que notre parti ne participera pas aux élections communales du 17 mai 2020. Ainsi en a décidé la Cena à l’issue de sa plénière du 30 mars dernier sous le prétexte d’une hypothétique absence de diverses pièces dans 230 dossiers de candidature », a justifié le président du parti Moele-Bénin, Jacques Ayadji. Cette décision, Jacques Ayadji a rappelé qu’elle a fait objet de recours à la Cour suprême. Mais celle-ci l’a également rejeté le mercredi 8 avril 2020. Ainsi, martèle-t-il, la direction du parti a pris acte du verdict de la Haute Juridiction dont les décisions sont sans recours, et s’engage à sortir un mémorandum pour démontrer à la face du monde que cette Cour s’est fourvoyée en rejetant le recours de son parti. « Le rejet, en cette période pascale de la candidature de notre parti est le gage de ce que par l’effort, Moele-Bénin redeviendra ce que les mortels n’ont pas voulu qu’il soit aujourd’hui. La lisibilité de notre Parti sur l’échiquier politique national est donc différée. Nous allons donc prendre les trois années qui viennent pour rasseoir notre organisation et faire en sorte qu’en 2023, la révélation de Moele-Bénin qui a été une première fois différée l’année dernière et une seconde fois cette année puisse avoir lieu lors des élections législatives », s’est engagé Jacques Ayadji. Parlant des élections du 17 mai, le président de Moele-Bénin a rassuré que son parti a son mot à dire, ce mot sera compatible avec la position de ce parti qui est de la mouvance présidentielle, selon Ayadji. « La décision que nous prendrons, les consignes que nous donnerons à nos militants montreront à la face du monde que nous sommes des partenaires fidèles. Nous sommes des soutiens du président de la République et nous le démontrerons le 17 mai 2020 », informe Jacques Ayadji. Politique 11 avr. 2020


Lutte contre le Coronavirus: L’hôpital de zone d'Allada transformé en centre de traitement et de prise en charge
L’hôpital de zone d'Allada désormais transformé en centre de traitement et de prise en charge du Covid-19. Le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin y était vendredi pour s’assurer de la mise en œuvre diligente de cette décision du gouvernement, dans le cadre des actions enclenchées contre le Covid-19. Pour le ministre de la Santé, « il est important d'avoir d'autres centres de prise en charge dans la dynamique de suivi de cette épidémie ». La stratégie gouvernementale, confie-t-il dans un entretien est de ne pas prendre en charge les cas positifs de la Covid-19 au niveau de nos structures sanitaires habituelles. « Nous avons décidé d'ériger un certain nombre de centres de prise en charge. C’est ainsi que le centre de l’ex-école nationale de Police ainsi que le centre d'Abomey-calavi et le Centre de Natitingou avaient été initialement identifiés », explique-t-il. A ces centres s’ajoute L’hôpital de zone d'Allada désormais transformé en centre de traitement et de prise en charge du Covid-19. « Cet hôpital présente toutes les capacités requises pour être transformé en site de prise en charge », assure-t-il. Il dispose entre autre d'une centrale de production d’oxygène avec une centralisation de l’oxygène avec au moins 20 entrées qui permettent de mettre en place des dispositifs pour une ventilation assistée, en cas de cas compliqués. En dehors de cela, l'hôpital a une capacité d'au moins 100 lits qu'on peut encore étendre et augmenter jusqu’à 150 lits potentiellement, sans oublier, poursuit le ministre, qu’il offre l'avantage géographique d'être assez reculé et de permettre de respecter une prise en charge sécurisée pour le reste de la population. Pendant ce temps l’hôpital ne recevra plus des patients comme c’était le cas par le passé. D’ailleurs le personnel a été en partie déplacé. Actualités 11 avr. 2020


Appel à la solidarité pour la riposte contre le Covid-19: Plus de 256 millions et d’importants lots en nature déjà recueillis
L’appel du gouvernement béninois à la solidarité nationale pour renforcer les moyens d’actions contre le Covid-19 a été entendu par de nombreuses personnes physiques et morales. Dons en nature et des apports financiers ont été recueillis. L’élan de solidarité des personnes physiques et morales face à l’appel à la solidarité du gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid-19 porte ses fruits. A la date du vendredi 10 avril, 256.766.000 F Cfa ont déjà mobilisés. Ces dons émanent de personnes morales comme les établissements bancaires, les cimenteries, des sociétés de construction et de quelques particuliers. A cela s’ajoutent des dons de matériels divers. Masques, kits de prélèvement pour test Covid-19, gants de toutes tailles, systèmes de caméra d'imagerie thermique, thermomètres laser, combinaisons médicales pour protection, kits wifi de connexion internet, écrans faciaux, lits d'hospitalisation… ont pu être collectés et émanent de diverses structures et personnes physiques, tous mus par le souci de voir le Bénin résister et triompher du Coronavirus. Depuis le 31 mars dernier, le compte N°BJ6600100100000104337563-COVID 19-COTONOU ouvert dans les livres de la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique reçoit les dons en espèces tandis que ceux en équipements et intrants médicaux sont adressés au ministre de la Santé, au contact téléphonique 51486600 ou à l’adresse électronique 
covid19@gouv.bj. Ce point ne prend pas en compte les dons reçus des Etats, institutions publiques et des institutions de coopération internationale. Actualités 10 avr. 2020


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