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Nouvelles

Riposte contre le coronavirus: Cotonou passe au masque obligatoire dans la discipline
Port de masque obligatoire dans la ville de Cotonou et dans onze autres communes cernées par un cordon sanitaire en raison de la menace de propagation du coronavirus. Cette mesure entrée en vigueur depuis mercredi 8 avril est largement respectée, même si quelques réfractaires sont enregistrés. « Depuis que le gouvernement a commencé par sensibiliser aux mesures barrières, je sors avec mon masque. Tout le monde ne le porte pas encore chez moi en famille, mais c’est devenu une obligation depuis ce mercredi et tout le monde va se plier ». Benoît Avonon, enseignant à la retraite fait partie de ceux qu’on pourrait appeler les citoyens en règle dans la ville de Cotonou. Avec son masque en pagne, il faisait librement ses courses au quartier Kouhounou, mercredi dernier. Comme lui, Israël Agboton, maçon de profession, a acheté son masque depuis plus d’une semaine. Ce mercredi au carrefour Agontinkon, il en prend deux autres pour ses deux apprentis. « Nous devons tous nous mettre en règle », estime de son côté Agathe M., revendeuse de masque devant l’église Saint Michel. Comme elle, des dizaines d’enfants, de femmes et de jeunes font ce nouveau commerce. Tous achètent des masques et les revendent. Une activité qui marche plutôt bien depuis la décision du port de masque obligatoire. Ainsi, la plupart des habitants de Cotonou étaient « masqués» en circulation, au bureau, sur les chantiers et autres lieux de commerce. « Je porte le masque de fabrication artisanale parce que je n’en ai pas trouvé en pharmacie. J’en ai sillonné trois sans en trouver. Je me suis donc rabattu sur cette solution qui me semble encore plus fiable », explique Benoît Avonon. Comme lui, la plupart des habitants de la ville ont opté pour les masques en fonction de leurs moyens. Reste à solutionner le problème de pénurie car dans bien des officines, le précieux outil-barrière contre le coronavirus n’est pas toujours disponible. « Dans les pharmacies, quand tu vas payer, tu n’en trouves pas. J’ai fait le tour d’au moins quatre officines et je n’en ai pas trouvé. Dans la rue, nous avons des masques fabriqués par des individus. Je peux m’en fabriquer moi-même et c’est ce que j’ai fait», soutient Isaac Agbohounto, conducteur de véhicule. La Police républicaine veille au grain Les personnes qui ont pris la résolution de se soustraire à la mesure du port de masque obligatoire paient le prix fort de leur entêtement depuis mercredi dernier. La Police républicaine à qui incombe la mission de faire respecter cette décision prise par le gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus au sein du cordon sanitaire mis en place autour de douze communes n’a pas perdu du temps. Aux premières heures du mercredi 8 avril, ses éléments ont pris quartier au niveau de plusieurs carrefours pour s’assurer que les Cotonois ont porté leurs masques. En majorité. Oui ! A moto, ou même au volant, les habitants de la cité économique se sont pour une large part pliés à l’exigence. Des masques de tous genres, de toutes les couleurs sont perceptibles sur les visages. Malgré cette discipline, quelques récalcitrants ont choisi de passer outre la règle. Conséquence, ils ont été interpellés par la police qui s’est employée à leur appliquer la loi. Des dizaines de motos ont été saisies, d’autres conducteurs verbalisés et même sanctionnés. Cette contravention leur vaudra de payer une amende. La journée du jeudi s’est ainsi voulue pas trop gaie pour ces réfractaires contraints de se plier aux exigences de la police. Actualités 10 avr. 2020


Réunion du groupe de travail de la Fifa sur le Covid-19: Les propositions des confédérations face à la pandémie
Face à la crise du Covid-19, le groupe de travail des confédérations de la Fifa a tenu sa première réunion, samedi 4 avril dernier, par téléconférence. Composé des secrétaires généraux, des hauts dirigeants de toutes les confédérations ainsi que de l’administration de la Fédération internationale de football Associations (Fifa), le groupe a adopté des recommandations à l’endroit du comité exécutif de l’instance mondiale du football. Réuni samedi 4 avril dernier, le groupe de travail des confédérations de la Fifa s’est penché sur les conséquences du coronavirus sur le football dans le monde. Créé par le bureau du conseil de la Fifa, ce groupe constitué des secrétaires généraux, des hauts dirigeants de toutes les confédérations ainsi que de l’administration de la Fédération internationale de football Associations (Fifa) a fait des recommandations sur les calendriers des matches internationaux masculins et féminins, des compétitions de la Fifa et du tournoi olympique de Football masculin ainsi que sur les questions de réglementation du football dans le monde. Ainsi, au sujet des calendriers des matches internationaux masculins et féminins, il a souhaité le report de tous les matches internationaux qui devaient être joués pendant la fenêtre de juin 2020. A ce niveau, il suggère l’organisation des discussions bilatérales avec les confédérations concernant les qualifications pour la Coupe du Monde de la Fifa 2022 afin de finaliser un calendrier révisé des matches, en attendant les développements en matière de santé et de sécurité. Pour ce qui est du football féminin, le bureau de la Fifa est invité à inclure les nouvelles dates du Tournoi olympique de football féminin dans le calendrier des matches internationaux féminins et à créer un sous-groupe de travail sur le calendrier des matches internationaux féminins afin d’envisager d’éventuelles modifications du calendrier et des dates des tournois de la Fifa finaux reportés. Report des compétitions Initialement prévues en août, septembre et novembre 2020, certaines compétitions de la Fifa pourraient être reportées. Il s’agit de la Coupe du monde féminine U-20 de la Fifa Panama/Costa Rica 2020 et de la Coupe du monde féminine U-17 de la Fifa, Inde 2020. Le groupe de travail demande au bureau de la Fifa d’envisager de nouvelles dates par rapport à la Coupe du Monde de Futsal de la Fifa, Lituanie 2020 – prévue pour septembre prochain. Les compétitions préliminaires et la phase finale du tournoi Olympique de football masculin sont reportées avec comme recommandation le maintien des critères d’éligibilité initialement prévus (joueurs nés le ou après le 01.01.1997 et trois joueurs supplémentaires). En ce qui concerne les questions de réglementation du football, il est recommandé d’appuyer les travaux du groupe de travail dirigé par la Fifa sur les questions de transferts (composé de tous les principaux acteurs du football – confédérations, associations membres, ligues, clubs et joueurs) afin que des lignes directrices et des recommandations soient émises dès que possible ainsi que la Création d’un fonds de soutien mondial pour le football et la désignation d’une personne par confédération pour assurer la coordination des différentes propositions . Actualités 10 avr. 2020


Mono: Fin de quarantaine pour la dernière vague des voyageurs
Les opérations de sortie de quarantaine qui ont commencé dans le Mono, précisément à Agoué, se sont poursuivies hier, jeudi 9 avril, avec la prise en compte des personnes mises en quarantaine dans les hôtels de la commune de Grand-Popo. En tout, ce sont 74 voyageurs contrôlés négatifs, au terme d’une quarantaine ayant duré quatorze jours, qui ont été autorisés à rentrer chez eux. En provenance des pays tels que le Togo, la Côte d’Ivoire, ils avaient été accueillis à la frontière Bénin-Togo à Hilla Condji et placés sous surveillance médicale suivant les mesures préventives prescrites par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Et c’est munis de leur attestation de mise en quarantaine que ces voyageurs ont été transportés dans leurs villes respectives par une vingtaine de voitures mobilisées par le gouvernement. Cette opération remet les compteurs à zéro par rapport à l’isolement des voyageurs logés dans des hôtels de Grand-Popo, dans le Mono. Le campus de l’Institut universitaire de technologie de Lokossa est le site départemental qui va désormais servir de cadre de mise en quarantaine des voyageurs qui seront recueillis le long des frontières avec le Togo. Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo Société 10 avr. 2020


Dr Pierre M’Pélé, épidémiologiste, spécialiste en Santé publique et Maladies tropicales: « Seul le médecin est habilité à prescrire la chloroquine et d’en assurer le suivi »
La prise de la chloroquine suscite la polémique en cette période de propagation du coronavirus dans le monde. Au Bénin, les plus anxieux n’hésitent pas à en constituer des réserves à la maison dans le cadre de la prévention. Cette méthode est-elle recommandée ou non ? Dr Pierre M’Pélé, ancien directeur régional de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et membre du Groupe Afrique-Cellule coronavirus Académie Nationale de Médecine, France, le déconseille fortement. Selon lui, tant que les recherches scientifiques sur le traitement du Covid-19 n’ont pas encore abouti, la chloroquine ne doit pas être utilisée en automédication. La Nation : Selon vous, la chloroquine est-elle un remède contre le coronavirus ? Dr Pierre M’Pélé : Au stade actuel de son utilisation, il est difficile de l’affirmer ou d’ailleurs de l’infirmer. Il nous faut attendre les résultats des larges essais cliniques menés en Europe pour définitivement confirmer l’efficacité de la chloroquine dans le traitement de l’infection à coronavirus. Nous savons que 80 % des malades, asymptomatiques ou présentant des manifestations mineures d’un syndrome grippal, guérissent sans traitement. Il est donc peut-être difficile, dans ce contexte, d’affirmer que tel ou tel médicament est à l’origine de la guérison. Les médecins chinois ont été les premiers à utiliser la chloroquine contre le coronavirus suivis des médecins européens dont le Dr Didier Raoult en France à Marseille. En l’absence de traitement efficace, et de vaccin contre le coronavirus, je ne me permettrais pas de porter des critiques à l’endroit des confrères qui, ici ou ailleurs, ont recours à cette molécule. Il faut faire preuve de pragmatisme. Le médecin cherche avant tout à soulager son patient. Il agit en son âme et conscience, immense responsabilité qu’il sait assumer. Permettez-moi aussi de rappeler, si besoin en était, que la chloroquine a été utilisée largement en Afrique. Mais à partir des années 70, elle a été écartée dès lors que le «Plasmodium falciparum», l’agent causal du paludisme, a développé une résistance à ce traitement aussi bien en Afrique qu’en Asie du Sud Est, les zones de prédilection de cette maladie. La chloroquine est toujours utilisée dans la prévention ou le traitement des maladies articulaires chroniques inflammatoires comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Est-il donc imprudent pour le moment de préciser sa place dans le traitement du coronavirus ? Cette place devrait très bientôt être clarifiée dans l’arsenal thérapeutique qui se met en place progressivement avec un certain espoir contre le virus. Nous devons nous armer de patience. L’important est que nous sommes en train de mieux cerner notre ennemi et l’intelligence collective devrait nous permettre de trouver le traitement efficace contre le coronavirus. J’ose espérer que parmi les schémas thérapeutiques qui trouveront une place dans le traitement de l’infection à coronavirus se trouveront des molécules déjà familières aux médecins africains comme les antirétroviraux contre le Vih/Sida, les antiviraux contre le virus Ebola, la chloroquine, l’ivermectine, etc. Les médecins sont partagés sur son utilisation contre la pandémie du Covid-19. Comment expliquer cette discordance de voix? Discordance de voix, c’est tout à fait normal, parce que la chloroquine n’a pas encore prouvé son efficacité à 100 % contre le coronavirus. Il faut donc laisser au médecin en fonction de l’état clinique de son patient la décision de prescrire ou non cette molécule. Il est plus que vital de rappeler à tous que seul le médecin est habilité à prescrire la chloroquine et d’en assurer le suivi. En aucun cas, elle ne doit être utilisée en automédication. Nous devons continuer à respecter les fondamentaux qui caractérisent notre métier, faire confiance à son médecin qui agit en totale responsabilité pour la guérison de son patient. Didier Raoult demeure persuadé qu’on ne peut traiter efficacement le coronavirus sans la chloroquine. Qu’en dites-vous ? Comme je vous l’ai dit précédemment, chaque médecin agit toujours dans la recherche de la guérison. C’est pourquoi il a été formé et souvent y consacre sa vie. Le Dr Raoult agit selon ses convictions et il affirme obtenir des résultats. Les prochains jours ou semaines vont nous éclairer davantage. Comment expliquez-vous alors ce retour en force d’un médicament déjà interdit d’utilisation? La chloroquine n’est pas interdite d’utilisation. Elle n’est plus efficace contre le paludisme. Par contre, elle est recommandée et donne de bons résultats contre le lupus érythémateux disséminé et la polyarthrite rhumatoïde. Il faut souligner que dans le contexte d’une maladie émergente, car apparue il y a moins de 175 jours, le réflexe de tout chercheur est d’aller rechercher dans l’arsenal thérapeutique disponible, les molécules qui pourraient agir sur l’agent causal nouveau. C’est une démarche tout à fait habituelle. En cette période de psychose généralisée, le seul reflexe des populations est d’avoir des réserves de chloroquine à la maison dans le cadre de la prévention de la maladie. Que leur conseillez-vous? Cela n’est pas du tout recommandé. Il faut faire confiance aux professionnels de la santé et éviter toute automédication. Un médicament qui guérit peut avoir aussi des effets secondaires graves. Je déconseille totalement cette attitude. Par contre, je conseille très fortement le port du masque « quel qu’il soit» : protégez votre nez et votre bouche, pour vous protéger vous-même et votre vis-à-vis. Il faut se laver les mains le plus souvent possible avec du savon ou avec de l’eau javellisée, garder la distance sociale « physique» entre les individus de 1,5 à 2 mètres. Ces gestes barrières prônés par le gouvernement et par tous sont ceux qui nous sauveront. Cette épidémie est une affaire sérieuse, qu’il faut traiter avec responsabilité, individuellement et collectivement. La recherche clinique avance à grands pas et nous devons garder espoir. Société 10 avr. 2020


En soutien à la riposte contre le Covid-19: L’Association des sociétés d’assurance du Bénin offre 50 millions Fcfa
L’Association des sociétés d’assurance du Bénin (Asa-Bénin) répond favorablement à l’appel à la mobilisation de ressources pour faire face au coronavirus. Mercredi 8 avril, le bureau exécutif de l’association est allé remettre un chèque de cinquante millions de francs Cfa au ministère de la Santé. Un geste important qui contribuera à l’effort indispensable pour venir à bout de la pandémie du moment. Gérer la santé de onze millions de Béninois n’est pas une mince affaire, notamment par ces temps où le coronavirus dicte sa loi à l’ensemble des pays de la planète. L’Association des sociétés d’assurance du Bénin (Asa-Bénin) en convient. Elle est surtout convaincue que sans moyens, rien de tout ce qui sera entrepris contre cette pandémie ne peut prospérer. Elle est allée faire don de cinquante millions de francs Cfa au ministère de la Santé. Cette contribution est celle de l’Asa-Bénin, de son bureau exécutif et de ses structures satellites et est à inscrire au titre de son soutien au gouvernement dans le cadre de la lutte contre la crise sanitaire mondiale que vit l’humanité et qui n’est pas sans impacter le Bénin, a expliqué à l’occasion, Mouftaou Souhouin, président de l’association. Ce geste, dira-t-il, est d’un caractère symbolique « au regard de l’immensité des conséquences économiques qu’engendre cette pandémie ». Il est aussi, selon lui, la manifestation de la responsabilité sociétale des entreprises d’assurance du Bénin. Mouftaou Souhouin, au nom de l’Asa-Bénin, va profiter de cette occasion pour « remercier le gouvernement pour les actions menées pour la prévention et la lutte contre cette pandémie, preuve de l’attention soutenue de son chef, le président Patrice Talon ». Aussi, n’a-t-il pas manqué de sensibiliser la population au respect scrupuleux des consignes du gouvernement. « Le respect par chacun de ces gestes constitue le gage de la sécurité de tous », appuie Mouftaou Souhouin. Le président de l’Asa-Bénin, pour finir, exhortera la population à « prier pour demander pardon au Créateur ». Le Secrétaire général du ministère de la Santé, Ali Imorou Bachabi, au nom du ministre, a tenu à saluer « le geste de solidarité de l’Association des sociétés d’assurance du Bénin. « Face à cette épidémie, notre pays a mis en place des mesures de riposte allant aussi bien dans le sens de la prévention de la propagation que des activités visant une prise en charge de ceux qui sont atteints. A cette occasion, les contributions et les efforts de tous sont souhaités et c’est à cette occasion que je reçois ce chèque de votre institution en guise de don pour soutenir la riposte au Bénin », apprécie-t-il. Cette initiative salutaire vient appuyer les efforts du gouvernement dans le cadre de la lutte contre cette pandémie et l’engagement de tous est sollicité face à cette épidémie, indique-t-il au nom du ministre de la Santé. Aussi, rassure-t-il que les fonds reçus seront versés dans le compte ouvert à cet effet. « Dans cette lutte, nous avons besoin de la contribution de tous pour vaincre ce virus redoutable», insiste Ali Imorou Bachabi qui invite chaque Béninois à apporter sa pierre pour repousser loin cet ennemi commun. Société 09 avr. 2020


Appui à la riposte contre le Covid-19: 40 millions F Cfa de Plan International Bénin au gouvernement
Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, le ministère de la Santé a reçu, ce mercredi 8 avril, une contribution financière de Plan International Bénin. D’un montant de 40 millions de F Cfa, cet appui servira à l’acquisition d’équipements de test de dépistage rapide. Plan International Bénin n’entend pas être du reste dans la lutte que mène le Bénin contre le coronavirus qui sévit dans le monde. A cet effet, cette organisation non gouvernementale internationale intervenant dans la protection des enfants à travers la promotion de leurs droits a apporté un appui financier de 40 millions de F Cfa au gouvernement. Expliquant son geste, Karl Frédérick Paul, représentant résident de Plan International Bénin, a fait savoir que, depuis la découverte du premier cas de contamination au Covid-19 au Bénin, le nombre de cas ne fait qu’augmenter. Dans ces conditions, a-t-il poursuivi, il convient qu’on se mobilise pour faire face à l’ennemi commun qu’est le coronavirus. Il s’agit de mettre à disposition des moyens financiers, techniques et les compétences. Ainsi, selon lui, pour accompagner le gouvernement du Bénin à faire efficacement face « aux dépenses et aux sollicitations », Plan International Bénin apporte sa contribution qui se traduit par le don d’un chèque de 40 millions de F Cfa. Cela contribuera à sauver la vie des enfants, notamment des filles et des jeunes enfants en cette période critique, a souligné Karl Frédérick Paul. A l’en croire, cette remise de contribution est un premier pas. Il assure que son organisation reste et demeure disponible pour d’autres activités aux côtés du gouvernement dans le cadre de cette lutte collective. Avant de recevoir le chèque des mains du représentant résident de Plan International Bénin, Pétas Enagnon Akogbéto, directeur de cabinet du ministre de la Santé, a souligné que ce don vient à point nommé. « Votre contribution vient combler un gap qui est déjà là », a-t-il relevé, ajoutant que le monde se trouve en face d’une pandémie dont les besoins de riposte sont énormes. S’agissant de la destination de cette enveloppe financière, il a promis de veiller à ce que les équipements de test de dépistage rapide soient ciblés. Revenant sur l’ampleur des défis qui requièrent assez de moyens, il a indiqué que nul ne sera de trop. « La riposte est multisectorielle. Autant le secteur sanitaire prend des initiatives, autant nous travaillons avec d’autres ministères », a-t-il fait observer. Aussi, s’est-il dit heureux de savoir que les actions de Plan International Bénin prennent en compte plusieurs ministères. S’adressant aux populations, il les a invitées à observer les mesures édictées par le gouvernement dans la discipline, le respect et l’engagement mutuel pour vaincre le mal du coronavirus. Société 09 avr. 2020


Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie: « C'est un changement radical qui s'opère dans le secteur énergétique… »
A l’occasion des quatre ans de l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, était l’invité de l’émission dédiée au bilan de son département, mardi 7 avril dernier, sur la Télévision nationale. Il évoque les grandes réalisations, notamment celles liées au renforcement des capacités énergétiques du pays et la mise en place d’infrastructures lourdes en vue de garantir de l’énergie aux populations ainsi que les différentes réformes impulsées dans le secteur. Lire l'intégralité de ses propos. Monsieur le ministre, que prévoit essentiellement le Programme d’action du gouvernement (Pag) dans le secteur de l'énergie ? Dona Jean-Claude Houssou: Vous n’êtes pas sans savoir le caractère éminemment stratégique de ce secteur pour le développement socio-économique de tout pays. Le gouvernement de la Rupture l’a compris très tôt puisque même pendant la campagne électorale, le chef de l'État disait bien ceci « l'énergie doit devenir le sang qui coule dans les veines de nos concitoyens ». Evidemment, l’acte a été joint à la parole notamment à travers le programme d'action du gouvernement qui fait une part belle à ce secteur. Ainsi pas moins de 10 % de l'ensemble des projets phares du programme d'action du gouvernement est consacré au secteur de l'énergie à travers quatre projets phares. Premièrement, c'est étendre et augmenter la capacité thermique de notre pays pour rendre encore plus disponible l'électricité au coût abordable. Deuxièmement, c'est la focalisation sur les énergies renouvelables parce qu’on ne peut pas être dans un pays doté naturellement d'énergie solaire et lui tourner le dos comme le fait le tournesol en fin de journée, donc c'est montrer effectivement que nous faisons partie des 121 pays les plus ensoleillés et il faut en tirer parti. Troisième projet phare, c'est bien sûr notre société de distribution nationale et l'ambition est de faire en sorte que cette société soit restructurée et soit capable de répondre aux enjeux d'aujourd'hui et de demain. L'ambition du gouvernement est de transformer structurellement ce pays pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Pour cela, il faut que cet intrant qu'est l’électricité, cet intrant stratégique, soit disponible en quantité et en qualité et à l’heure, en prenant en compte les préoccupations environnementales. Le dernier projet phare du gouvernement qui, en plus, a une vision qui va au-delà de la disponibilité simple de cette énergie, c'est de faire en sorte qu’on en fasse une meilleure utilisation. Donc, les quatre projets phares parlent effectivement de la maîtrise de l'énergie et de l'efficacité énergétique. Vous voyez que nous déployons à grands pas ces projets phares avec des réformes audacieuses profondes, parfois difficiles, mais c'est à ce prix que nous allons transformer littéralement ce secteur et je crois que vous avez eu raison de dire que ce secteur est en pleine métamorphose. Monsieur le ministre, on voit que le secteur de l'énergie est au cœur du Pag. Quel visage présentait justement ce secteur à votre arrivée en 2016 ? Je crois que beaucoup s'en souviennent ou beaucoup l'ont oublié déjà, que notre pays était soumis à des délestages sauvages, qui pouvaient durer des jours pour certaines régions, où on n’informait même pas les gens sur les situations, éventuellement leur donner de la visibilité sur quand l'énergie électrique va revenir. On se souvient de l'exemple d'un frigidaire dont les denrées ont pourri parce qu'il n'y a pas d'énergie, des artisans qui ne pouvaient plus faire leur métier; ça me fait rappeler une anecdote: « Je marchais un samedi, il y a un réparateur de télé qui m'aperçoit, me reconnaît et me dit ‘’monsieur le ministre, vous savez, c’est à cause de vous que je ne peux plus mentir à mes clients’’. J’étais interloqué, je ne comprenais pas, il me dit ‘’depuis que le gouvernement de Patrice Talon a ramené l’électricité, je ne peux plus mentir à mes clients. Je disais que c'est à cause des délestages que je n'effectuais par leur travail’’. Et là, on voit à travers un certain nombre d'indicateurs de performance économique que le taux de croissance en l'espace de quatre ans, a décollé durablement, avec toutes les actions concomitantes qui contribuent au développement de notre pays. On voit réellement la place qu'occupe l'énergie électrique dans le développement socio-économique de notre pays. Et cette disponibilité qui s'est accrue se traduit évidemment par une augmentation des activités, qu'elles soient génératrices de revenus, mais je dirais plutôt des activités créatrices de valeur pour notre pays et ça, c'est heureux. En cela, on peut remercier et féliciter un homme qui a une ambition pour ce pays, qui a une vision, qui est déterminé et engagé et ça se traduit aujourd'hui par les résultats que nous observons dans ce secteur. Mais avant vous, le tableau était sombre. Je confirme. Mais aujourd'hui, ces musées sont devenus de vraies centrales et en plus, les souffrances de nos concitoyens à l'époque n'étaient pas seulement du côté de l'électricité parce que par manque d'énergie électrique on ne pouvait pas suffisamment produire de l'eau; ce qui faisait que chaque fois qu'il y avait coupure, et Dieu seul sait qu’il y en avait, je comptais quand même du bureau du ministre de l'Energie une dizaine par jour, qu'est-ce que ça devrait être pour le citoyen moyen. Donc, chaque fois qu'il y avait coupure d’électricité, il y avait coupure d’eau. D’ailleurs, il y avait un indicateur très simple qu'on trouvait dans les salles de bain, chaque fois qu’il y a disponibilité de l'eau, on en mettait en réserve. Aujourd'hui, nos concitoyens s’en souviennent encore. Vous venez de peindre un tableau sombre. Monsieur le ministre, quelle a été la thérapie proposée par le gouvernement? Le mot que vous avez utilisé, thérapie, est bien juste tant les souffrances de nos concitoyens étaient grandes, et l'activité économique on peut le voir à travers les éléments macro économiques, dans notre croissance, était en panne. Le gouvernement, avec une détermination sans pareille mais surtout avec méthode, discernement et une vision désormais claire dans ce secteur, a posé un diagnostic parce qu’on ne peut pas aller en amateur. Il faut qu’on ait tous les éléments sur lesquels nous allons travailler pour transformer ce secteur. Ce que nous avons fait très rapidement dans les semaines qui ont suivi l’avènement de ce gouvernement en mettant en place ce qu'on appelle le Prse, le Plan de redressement du secteur de l'Energie. Quand on se met sur le schéma de diagnostic qui vous amène sur des actions à court, moyen et long termes, ça traduit tout simplement qu’il y a une vision, on veut donner de la visibilité sur l'ensemble des actions. Ce que je peux dire aujourd'hui et on aura l'occasion de revenir dessus, c'est que les résultats que ce gouvernement obtient désormais dans ce secteur prouvent que les décisions prises, dès avril 2016, sont des décisions justes parce que des actions aujourd'hui sont en cohérence avec cette vision et avec le plan d'action qui avait été lancé. Nous l'avons constaté dans cet élément témoin, monsieur le ministre, les groupes loués ont été installés sur les différents sites. Pourquoi ce choix de location ? Pourquoi ne pas opter pour l'acquisition de ces groupes ? Ce qu'il faut noter, c'est dans le cadre des mesures à court, terme, et qui dit court terme, dit mesures d'urgence parce que l'instruction du chef de l'État était claire. C’était de ‘’faire en sorte que pendant les fêtes de fin d'année 2016, mes concitoyens aient la lumière''. Il s'agit de se mobiliser pour qu’en quelques mois, on puisse avoir disponibles des moyens de production. On ne peut pas, pour le court terme, opter pour une solution de moyen ou long terme. Deuxièmement, il y a des sociétés spécialisées dans les urgences, la mobilisation d'urgence qui coûte évidemment très cher, donc ça ne peut pas être un moyen de production à long terme mais ça permet de parer au plus pressé. Nous avons opté pour cette solution pour qu’à partir du mois de mai 2016, on puisse lancer les opérations d'appel d'offres pour pouvoir aboutir au respect scrupuleux des instructions du chef d'État de donner de la lumière à nos concitoyens. Dans le cadre de ces actions à court terme, en plus de l'allocation des moyens de production urgente pour satisfaire ce besoin, nous avons également travaillé à la réhabilitation de plusieurs. Souvenez-vous, que j'avais qualifié en avril 2016, de musées, notamment à Porto-Novo, à Parakou et à Natitingou. Nous avons pu l'obtenir du constructeur de ce moteur pour donner satisfaction le plus rapidement possible, parce qu’il les connaît mieux que quiconque et elles sont aujourd'hui capables de fournir 30 Mw en plus de tout ce que nous avons. Il faut également retenir dans le cadre des mesures à court terme la diversification des sources d'approvisionnement d'énergie électrique; on s’est dit qu'on ne peut pas être dans une situation de souffrance et être contraint encore par un code que nous avons volontairement signé, je veux parler du code bénino-togolais signé avec la création de la Communauté électrique du Benin (Ceb) en 1968. C'était une très bonne initiative en ce temps-là mais les choses ont aujourd'hui évolué. Cinquante ans après, nous sommes dans une vision régionale et nous avons des difficultés dans notre pays ; donc il faut voir comment ménager la chèvre et le chou pour satisfaire nos concitoyens. Cela se traduit comment? Le Bénin a demandé une dérogation spéciale auprès du Conseil interétatique de la Ceb pour pouvoir être en capacité de diversifier ses sources d'approvisionnement, parce que jusque-là, c'était seulement la Ceb qui pouvait alimenter les deux pays. Donc, grâce à cette dérogation que nous avions rapidement obtenue, nous avons pu aller chercher d'autres fournisseurs d'énergie électrique, notamment Paras Energie qui, dès le mois de février 2017, a commencé à fournir 60 Mw supplémentaires pour pouvoir parer au plus pressé en plus des moyens de location d'urgence que nous avions mis en place. Les 30 Mw ont permis aux Béninois de renouer avec l'électricité, des actions qui témoignent de la fin du délestage et c'est pour le bonheur des Béninois certainement ? Quand on parle d'électricité, il faut raisonner en système électrique et qui dit système électrique dit il y a plusieurs pans. Il y a particulièrement trois pans et si l'un de ces pans n'est pas au rendez-vous, il n’y aura pas d’électricité chez vous. Il y a la production, il faut produire cette énergie électrique. Deuxièmement, il y a le transport, il faut pouvoir la transporter, si les moyens de transport sont en panne, l'énergie que vous avez produite, qui est disponible, ne peut pas passer d'un endroit A à un endroit B, et troisièmement, c'est la distribution. Une fois qu'on a transporté l'énergie de son lieu de production dans les zones d'utilisation, compte tenu de son niveau élevé de tension, pour ne pas en perdre beaucoup lors du transport, il faut mettre en place ce qu'on appelle des transformateurs, qui vont permettre de transformer cette énergie élevée en énergie de potentiels plus faibles pour arriver à la maison ou dans la boutique à 220 V, car le transport se fait à 161 000 Volts. Donc, il faut que ces trois pans soient efficaces, opérationnels. Ainsi, nous avons commencé par travailler sur la production, la rendre disponible, mais on ne peut pas travailler en série l’un après l'autre ; on doit fonctionner en parallèle si on veut que nos concitoyens aient à disposition le plus rapidement possible cette énergie électrique en quantité, en qualité et à l’heure. C'est pour ça que, en même temps que nous nous occupions de la production électrique, nous avons engagé aussi des actions pour rendre viable, efficace notre réseau de transport. Je peux vous rappeler que notre réseau de transport, quand on est arrivé en 2016, il y a une bonne partie qui datait des indépendances, donc qui occasionnait évidemment des difficultés. Avec le moindre orage, il y avait des coupures, les élagages qui n'étaient pas forcément faits et qui pouvaient tomber sur des lignes, tout ça créait en fait des difficultés supplémentaires à nos concitoyens; donc nous avons travaillé sur ce deuxième pan également et nous continuons de le faire. Un exemple patent c'est la manière dont on alimentait le Bénin, vous allez être ahuri, c'est que l'énergie qui quittait le Nigeria, passe par Sakété puisqu’il faut savoir qu'historiquement le Bénin est structurellement déficitaire en matière d'énergie électrique et vous allez voir comment on a changé de paradigme par rapport à ça. Cette énergie qui arrivait à Sakété, parce qu’on a une sous-station à Sakété, importante source de transformation, avant d'aller au Nord, traversait Cotonou pour tourner autour de Cotonou, et allait jusqu'à Lomé, montait au Nord du Togo, arrivait à Kara et de Kara va rentrer dans le Nord du Bénin, tout un périple. C’est terrible et comme vous le disiez, il peut y avoir des obstacles, des difficultés de quelque nature que ce soit sur ces lignes, et c'est nos concitoyens notamment du Nord qui en souffraient. Nous avons révolutionné cet aspect-là par deux actions majeures, et je tiens à saluer l'ensemble des Ptf qui nous ont soutenu. Nous avons construit une ligne qui va d’Onigbolo jusqu'à Parakou, qui fait désormais de Parakou un hub en matière d'énergie électrique pour le Nord. Cette ligne de 261 km avec une puissance de 161 Kilovolts donc haute tension permet dorénavant d'aiguiller directement cette énergie dont on a besoin dans le Nord à travers ce que j'appelle une dorsale verticale de notre pays. Nous avions complété par une action non moins importante que nous avons inaugurée courant troisième semaine d'août 2019, c'est la prolongation de cette ligne haute tension qui nous amène jusqu'à Malanville. Avant d’en venir à la construction des lignes, vous avez parlé de la location et l’installation des groupes électrogènes, mais qui ne sont pas restés indéfiniment, la procédure a évolué. Ces groupes, pour la plupart, ont été démobilisés. Monsieur le ministre, pourquoi démobiliser ces sources d'énergie? Cette option a-t-elle montré ses limites? Ne pouvait-on pas continuer avec ces groupes ? Non monsieur le journaliste, on ne pouvait pas continuer. Ce sont des moyens d'urgence. Ce qu'il faut noter, c'est que ce que ce gouvernement a décrit en avril 2016, ce qu'a prévu dans les années qui vont suivre 2016, se traduit exactement et ça c'est un exemple concret; puisque nous nous étions engagés qu’au plus tard fin 2019 il n'y aurait plus de moyens de location pour produire de l'électricité au Bénin. Nous avons tenu ce pari, qui paraissait fou pour certains en 2016 tant il y avait de souffrances les années précédentes, mais nous avons tenu ce pari et ces moyens d'urgence sont démobilisés aujourd'hui complètement, ce qui confirme que nous sommes rentrés dans le moyen et long termes. Monsieur le ministre, nous allons parler du gros morceau Maria Gléta 2… Ce qu’il faut noter encore une fois, c’est la traduction d'une vision, d’un travail méthodique avec discernement et qui de jour en jour, de mois en mois, donne de la visibilité à nos concitoyens à travers des réalisations concrètes. Mais tout ça, c'est grâce à cette ambition, cette détermination, cet engagement de ce gouvernement et du premier d’entre nous qu’est le Chef de l’État, qui s’est traduit par une feuille de route claire qui a été donc dessinée et qui progressivement est en train de porter ses fruits. Pour paraphraser le titre de cette émission je crois que le temps des moissons, est venu et on peut montrer ce qu’on peut continuer à moissonner parce que le meilleur est à venir. Définitivement, nous allons tourner le dos aux souffrances rencontrées par nos concitoyens pendant des décennies dans ce secteur, un secteur qui est éminemment stratégique, qui est la clé, le socle de tout développement socio-économique dans tous les pays du monde. Et celui qui a compris ça a compris beaucoup de choses et est en marche vers le développement de son pays. Et donc, dans les actions moyen terme, il y a effectivement la construction d'un certain nombre d'infrastructures de production d'électricité. C'est le premier projet phare que j'ai cité en début de cette émission. Il faut augmenter, étendre la capacité thermique de production d'électricité pour rendre cette énergie électrique disponible à nos concitoyens et dans le cas des activités industrielles, artisanales, etc. pour créer de la valeur et entraîner un vrai développement dans ce pays. Dans le cas du Pag, la vision est qu'il faut transformer structurellement l'économie de notre pays pour pouvoir à terme arriver à l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. En fait, c’est cela l’objectif principal et tout ce que nous faisons concourt à cet objectif fixé par le président de la République. Dans le moyen terme qu'on avait déjà prévu en 2016, nous arrivons en 2019 à la concrétisation de la première étape de la construction d'un certain nombre d'infrastructures de production d'électricité, et pour la première fois dans notre pays, vous allez voir que nous allons faire des centrales thermiques mais aussi et surtout nous orientons vers les Energies Renouvelables qui font l'objet du deuxième projet phare du secteur de l'énergie pour le Pag. Maria Gléta 2 est donc née et ce joyau fait la fierté des Béninois parce que cette centrale vient dissiper les peines et ennuis de nos paisibles populations. Monsieur le ministre, sourire aux lèvres, le joyau a été accueilli par les Béninois. Maria Gléta, l'aboutissement paraît tout simple, mais partagez avec nous les difficultés que vous avez eues… Tout d'abord, c'est une fierté nationale. C’est une fierté nationale à mettre à l’actif du Président Talon. On dit souvent dans notre langue que quand on trouve un bon habit sur le corps de son ennemi, il faut quand même avoir l'honnêteté de l'en féliciter. Nous sommes venus de très loin. Mais ce qu'il faut noter, c’est que compte tenu de son engagement, de sa détermination, nous n'avions pas personnellement, en tout cas, moi je n'avais aucun doute sur cet aboutissement ; puisque là, c'est historique cette réalisation dans notre pays. Ce n’est pas que le produit qu'il faut voir, il y a aussi la manière qu’on a mise dedans qui s'est traduite par le fait que donné pour 18 mois, nous sommes arrivés à l'heure, avant l’heure. Prévu pour 110 milliards, nous avons dépensé 90 milliards, moins que ce qui est prévu. Pour ceux qui se souviennent des décennies précédentes, il n’y a pas beaucoup de projets qui peuvent avoir un rendez-vous aussi impressionnant. Troisième élément, ce qu'on appelle le contenu local d’un projet majeur comme celui-là a également été au rendez-vous à travers la mise en place d'un certain nombre d'infrastructures sociocommunautaires pour ne pas dire socio-économiques, puisque ça a permis la construction d'une voie de 3 km qui part du carrefour Tankpè jusqu'à la centrale, qui est complètement pavée aujourd'hui et qui apporte satisfaction à la population ; ça a permis la construction de 25 salles de classe dans la localité et la suppression, en cours d'ailleurs, des toiles d'araignée dans cet environnement, dans ces localités qui aujourd'hui vont voir leur vie complètement changée; ça a permis la construction d'infirmerie et d'un bâtiment pour la Police républicaine et j'en passe. Mais ce qu’il faut noter également, en termes d’impact local, c'est que 80 % des entreprises qui ont travaillé sur ce site sont des entreprises béninoises; ce n'est pas tous les jours qu'on construit une centrale de ce niveau-là, et quand nos concitoyens entrepreneurs, industriels, ont eu l'occasion de s'impliquer dans ce type de construction, ça leur permet aussi de montrer leurs compétences et pour pouvoir compétir je dirais à l'international, et deuxièmement. Il faut également savoir que 90 % du personnel qui a travaillé sur ce site a été du personnel béninois et particulièrement un bon nombre venant des localités environnantes. Dans la fourniture de l’énergie, qu’est-ce qui va changer désormais ? C'est un changement radical qui s'est opéré et qui continue de s'opérer dans notre pays dans le cadre de cette dynamique insufflée dans le secteur. Je disais tout à l'heure que quand on parle d'électricité, il faut parler du système électrique avec ses différents pans ; production, transport et distribution. Au niveau de la production, voilà un pas de géant qui vient d'être réalisé et inauguré au mois d'août dernier, qui va consolider plus que jamais la disponibilité électrique au niveau du Bénin. Le fameux changement de paradigme dont on parle, particulièrement dans le secteur de l'énergie, est en marche à travers cette belle réalisation, qui va permettre en plus des centrales réhabilitées à Porto Novo, Parakou et Natitingou, la turbine à gaz qu'il y a à Maria-Gléta qui a été complètement rénovée de passer de près de 0 Mw à 180 Mw. Ce qui veut dire, désormais si je prends en compte ce qu'on appelle le pic de consommation de notre pays, le pic de consommation c'est le moment de la journée où l'on consomme le plus d'énergie, ça se passe entre 19 heures et 22 heures, notre pic oscille actuellement entre 220 ou 240 MW. Disposer maintenant de 180 MW, c'est historique également dans notre pays, c'est disposer déjà de plus de 60 % de ce pic de consommation. Nous sommes résolument engagés sur cette route de l'autonomisation énergétique de notre pays puisqu’en l'espace de trois ans nous sommes passés de près de 0 % en termes d’autonomie à plus de 60 % aujourd’hui. D’ailleurs, dans la journée, certains jours, nous atteignons même 80% voire 90 % de cette autonomie par exemple un samedi ou dimanche, la consommation dans la journée est en deçà de ce que ça peut être dans la semaine. Donc des fois, on avoisine ces 180 Mw, parfois même moins. Aujourd’hui, le Bénin en l’espace de 2 à 3 ans, a mis en place des réalisations concrètes à travers des réformes importantes. L’exemple de Maria Gléta permet aujourd’hui de dépasser les 60 % d'autonomie. Je vous donne rendez-vous au nom du gouvernement à fin 2021 et le Bénin sera complètement autonome en matière énergétique. Peut-on affirmer aujourd'hui que la centrale de Maria Gléta 2 va impacter sensiblement le processus de création de richesse au Bénin ? C'est, sans aucun doute, parce que ce qu'il faut savoir, avoir les moyens de production propre, il n’y a pas mieux. On ne peut pas parler d'indépendance industrielle ou économique sans parler d'indépendance énergétique et c'est cette voie d’indépendance énergétique qui a été tracée par le Président Patrice Talon et que nous suivons chaque jour. Les résultats que nous engrangeons au fur et à mesure montrent que cette voie qui est tracée est la voie la plus juste, et tous les éléments qui concourent à emprunter sereinement, sûrement, avec détermination cette voie montrent sans aucun doute que nous allons y arriver et que l’impact socio-économique se montre déjà, vous n’avez qu'à voir le taux de croissance en 2018, en 2019 et ce qu'on prévoit pour nous en 2020. Les Béninois sont pressés, certains se demandent s'ils auront Maria Gléta 3 ? Je disais tantôt que ce gouvernement, particulièrement pour ce secteur, travaille avec méthode, discernement; tout ça avec un chapeau qui est la vision; une vision claire avec une feuille de route également claire et sur cette feuille de route, le premier projet phare qui est d'augmenter la capacité de production d'électricité passe par la construction d'infrastructures de production, exemple Maria Gléta 2. Il y a également deux autres centrales thermiques qui sont prévues, notamment une de 120 MW dont nous travaillons aujourd'hui au lancement prochain de l'appel d'offres puisque c’est dans le cadre de producteurs indépendants, c'est l'occasion de vous rappeler le vœu du gouvernement de faire en sorte que les investisseurs privés puissent investir massivement dans ce secteur qui est éminemment capitalistique; donc une deuxième centrale de 120 Mw et une troisième de 25 Mw. Mais à côté de ça, le gouvernement veut avoir un mix énergétique responsable. Cela veut dire être en capacité d'utiliser toutes les possibilités que nous avons en plus de nos possibilités propres pour produire de l'énergie, je veux parler du solaire. C'est pour ça que depuis le 19 décembre dernier nous avons lancé un appel d'offres international pour la construction de quatre centrales solaires de 50 Mw à la fois 2 × 10 Mw et de 2x15 Mw à Bohicon, Parakou, Djougou et à Natitingou. C'est centrales viendront s’ajouter aux premières. On va lancer la construction dans les semaines à venir de 25 Mw à Illoulofin à Onigbolo, une centrale d'envergure solaire financée par l'Union européenne et l'Agence française de Développement, et qui va montrer que l'orientation Energies renouvelables de notre pays n'est pas un vain mot mais qu'elle se traduit dans des actions; vous m'avez parlé de Maria Gléta 2, 3, 4 et des centrales solaires, vous allez en avoir 1,2,3,4 et cinq. Monsieur le ministre, expliquez-nous un peu le fonctionnement des lignes d’interconnexion… Je reviens sur le système électrique avec trois pans: production, transport et distribution. Si l'un de ces pans est défaillant, on ne pourrait pas avoir l'énergie électrique. Donc, le gouvernement fait feu de tout bois. Je disais que ces différents pans doivent être attaqués en même temps, donc en parallèle. Ce qui fait qu’en même temps que nous travaillons pour une disponibilité plus accrue avec des infrastructures propres installées sur notre territoire, nous travaillons également pour rendre fiable le réseau électrique que ce soit haute tension, moyenne tension et basse tension, parce que la situation que nous avions rencontrée à notre arrivée était préjudiciable à la disponibilité accrue de cette énergie. Je donnais l'exemple tantôt, quand l’énergie du Nigeria devait passer par Sakété et aller d'abord au sud du Togo, remontait à Kara avant de rentrer au nord du Bénin. Aujourd’hui, ces souffrances occasionnées par ce type d'aiguillage sont définitivement terminées, puisque nous avions deux projets majeurs qui sont rendus opérationnels aujourd'hui, c'est la ligne qui va d’Onigbolo jusqu’à Parakou, longue de 261 km et 161 000 kv et celle qui va de Parakou jusqu'à Malanville en passant par Bembèrèkè/Kandi. Pendant ces quatre années, nous avons changé la configuration du système électrique béninois notamment en matière de transport par la création de ce que j'appelle la dorsale interne du Bénin qui va du sud jusqu'au nord sans passer d'abord dans un pays voisin. Monsieur le ministre, parlons des moissons parce que nous amorçons le dernier virage. Nous allons aborder les réformes à la Sbee très rapidement… Permettez-moi de terminer sur la précédente préocupation, en l'espace de trois ou quatre ans, nous avions augmenté les longueurs de ligne dans notre pays au niveau haute tension de près de 15 %; nous avons augmenté en termes de basse tension (c'est ça qui permet d'aller chez les gens), près de 20 %. Faites un petit calcul si on divise ça par quatre, même par 10, et on prend ce 10e de tout ce qu'on a réalisé en quatre ans, si depuis 50 ans on faisait le 10e par an, je crois que le Bénin serait au ciel du développement. Sur la question d'impact économique et social de toutes ces évolutions, vous savez qu’en l'espace de quatre ans, nous avons augmenté le nombre de clients à la Sbee de près de 20 %, on est passé de 570.000 clients en 2016 sachant que 2015 c’était plutôt 530.000; à plus de 635.000 clients et nous allons poursuivre. Et tout ce qui a été désagréments pendant les deux dernières années, notamment en matière de pénurie de compteurs est conjugué définitivement au passé puisqu’il y a meilleure disponibilité de ce matériel pour satisfaire le plus possible nos concitoyens. Mais, vous avez posé une question très pertinente sur les réformes, particulièrement de la société nationale de distribution. Nous avons constaté que nos concitoyens ont trop souffert par manque de cette énergie électrique d'une part, mais aussi du fait que la notion clientèle n'était pas au cœur des préoccupations de la Sbee. C’est pour ça d'ailleurs que le gouvernement en a fait un projet phare, la restructuration de la société de distribution à travers un certain nombre de réformes, des réformes profondes, courageuses et parfois difficiles mais nécessaires parce que c'est à ce prix seulement qu'on va restructurer effectivement, efficacement mais surtout durablement, ce secteur notamment la société nationale d’électricité. On a commencé d'abord à mettre en place un contrat-plan, un contrat entre l'État et la Sbee à travers un certain nombre d'indicateurs de performance, que ça soit en matière technique, taux de perte; durée moyenne de connexion, etc. Ce qui nous permet d'ailleurs très rapidement de diviser par 5 la durée moyenne de coupure, et de l'autre côté, le temps moyen de dépannage qu'on a trouvé qui était de 10 à 11 heures est passé à 2,5 h. Là aussi, nous avons divisé cette durée par 5, ce qui montre déjà avec le contrat-plan et les indicateurs de performance que nous avons mis en place, y compris au niveau de ressources humaines, l'efficacité de notre action. Ça commence donc à prendre corps et à produire des résultats. Mais le travail est tel que nous ne pouvions nous contenter d’un contrat plan. C'est pour ça d'ailleurs que le gouvernement avait décidé au-delà de ce qui avait été préconisé dans le cadre de l'accord de don Mca II, pour rendre plus efficace cette entreprise. L’analyse du gouvernement a débouché sur le constat que le mal est profond et nos concitoyens sont impatients et il faut aller vite et en profondeur pour que les résultats soient durables. C’est pour ça que le gouvernement a pris la décision de passer en gestion déléguée cette entreprise nationale. Donc, nous avions effectué un appel d'offres international pour pouvoir recruter une entreprise internationale du secteur qui a fait ses preuves d'efficacité, de performance dans le secteur. Cet appel d'offres international a débouché sur la compagnie canadienne Manitoba Hydro International pour venir, je dirais, distiller ce qui lui a permis d'être performante dans ce secteur au niveau de la distribution et profiter de l'occasion pour faire monter en compétence nos compatriotes pour qu’au bout de la période de gestion déléguée qui est de quatre ans, ils puissent prendre à nouveau les rênes de cette entreprise importante pour pouvoir poursuivre ce chemin de performance attendue et je profite de l'occasion pour rappeler que c'est bien d'une gestion déléguée qu’il s'agit, ce n'est pas une privatisation; la preuve, tous les agents de la Sbee sont toujours en place et nous recherchons à travers cette gestion déléguée une efficacité accrue des performances pour que cette entreprise majeure dans le paysage socio-économique de notre pays puisse devenir une entreprise viable, par rapport à ses missions, une entreprise économiquement équilibrée et une entreprise qui, tout en mettant la clientèle au cœur de ses préoccupations, soit aguerrie pour répondre aux enjeux d'aujourd'hui et de demain. Il y a eu un allègement au niveau de la grille tarifaire, une amélioration des services au profit de la clientèle. Dans ces réformes, nous avons fait en sorte, que le maître- mot, le souci principal soit la clientèle. Il y a eu tant de souffrances notamment au niveau des agences ; j'avais même l'habitude de dire que la Sbee étant une société d'État, société Epic, c'est-à-dire entreprise ou entité publique à vocation industrielle et commerciale, que le « C» était mort et que tout ce que le gouvernement entreprend dans ce domaine aujourd'hui, c'est de tout faire pour que ce « C » soit ressuscité, mais soit ressuscité avec brillance ou avec brio et que la clientèle soit au cœur des préoccupations de l'entreprise et des agents. Nous avions fait des actions qui ont commencé à porter leurs fruits. Je veux parler du réaménagement de certaines agences et ça se poursuit aujourd'hui puis le paiement désormais par Mtn et Moov, la dématérialisation de l'achat de crédit d’électricité, de son lit on peut acheter ses crédits 24h/24, on n’a plus besoin d'aller faire la queue où des fois on vous dit, on est désolé, revenez demain. Le gouvernement de Patrice Talon est en train de révolutionner ce secteur, pour ne pas dire ce pays, et je compte sur vous pour en être des ambassadeurs. Monsieur le ministre, en 2016 vous étiez en colère. Aujourd'hui vous l’êtes toujours? Ma colère s'est transformée en sourire. Grâce à la vision qu'on a pour ce secteur aujourd'hui, à la détermination, à l'engagement du chef de l'État pour une transformation durable de ce secteur et le fait que les actions suivent la parole et que derrière, les réalisations confirment que les choix qui ont été faits sont des choix justes, exemple de ce que j'ai qualifié de musées qui sont devenus aujourd'hui des centrales opérationnelles à Porto-Novo, Parakou et Natitingou. Vous avez vu la réalisation de Maria Gléta, la quantité de ligne de transport et de distribution qu'on a mise en œuvre. Au niveau de la distribution, nous avons fait également une prouesse qui n'est pas beaucoup ressortie, on a entendu les plaintes légitimes de nos concitoyens. Entre novembre et décembre 2019, la Sbee a installé 35.000 compteurs; faisant passer le nombre de clients de 605.000 à 640.000. C'est extraordinaire et il y a suffisamment de compteurs aujourd'hui pour que nous réduisions le délai d'attente entre le moment où on fait une demande et le moment où on vous installe un compteur. Tout ça montre que cette dynamique est plus qu’extraordinaire parce que ça porte des fruits qui permettent d'améliorer les conditions de vie de nos concitoyens à travers l’impact socio-économique que ça peut avoir, notamment quand je prends les artisans. Il y a beaucoup de projets en cours qui vont concourir dans les deux prochaines années à augmenter significativement le nombre de localités éclairées dans notre pays, je prends l'exemple de l'électrification rurale où le gouvernement a mis un point d'honneur à faire en sorte que ce que nous appelions le parent pauvre de notre système électrique puisse rattraper le temps perdu à travers des réformes. Ainsi, en septembre 2018, on a pris un décret portant électrification hors réseau pour faciliter les investissements privés dans le milieu rural. Une des réformes majeures de ce gouvernement dans le secteur de l'énergie c'est le nouveau code de l'électricité qui a été voté le mois dernier à l'unanimité à l'Assemblée nationale et qui va révolutionner le secteur, le précédent code de l’électricité date d’une quinzaine d'années et ne répondait plus aux préoccupations de notre temps et là, il y a dans le nouveau, des innovations extraordinaires dont le cadre réglementaire pour rassurer les investisseurs. Ce cadre réglementaire désormais fait des améliorations en matière de mesures fiscales, en matière d'énergies renouvelables, les composantes, par exemple, pour des installations solaires sont exonérées de droits de douane pour encourager les investisseurs. Il y a également l'autorité de régulation du secteur l’Are qui est, comme disent certains, le gendarme. Elle joue un rôle régalien, important à double volet. D'un côté protéger le consommateur pour qu’il puisse avoir cette énergie dans les meilleures conditions possibles et de l'autre, garantir la viabilité du secteur, c'est-à-dire l'équilibre économique et financier de ce secteur. Pour faire ce travail, il nous faut une structure qui soit autonome et cette autonomie a été donnée à l'Autorité de Régulation de l’Electricité à travers un certain nombre de dispositifs qui lui permettent aujourd'hui de s'autofinancer, à travers un certain nombre de taxes que des parties prenantes peuvent lui verser, cela lui permet d'avoir les moyens de sa politique. Toutes ces réformes doivent conduire durablement à améliorer ce secteur qui, dans quelque temps, doit être un exemple en Afrique parce qu’en même temps que nous travaillons sur l'amélioration de notre système électrique, nous contribuons également à l'intégration régionale. N'oubliez pas que le Bénin est la capitale du Système d'Echange d'énergie électrique ouest africaine (Wapp). C’est d'ailleurs pour ça qu'on est en train de construire à Calavi le dispatching, c'est-à-dire l'endroit où l'on va gérer tout le flux électrique de toute l'Afrique de l'Ouest. Désormais, ce sera du Bénin et à côté, ce sera la création de la salle des marchés parce qu'on crée la bourse de l’électricité, ce qui va permettre d'avoir encore plus de disponibilité puisque l'interconnexion de l'ensemble des 14 pays continentaux de la Cedeao va se terminer l'année prochaine, et donc on va avoir plus de disponibilité et à terme, à moindre coût. L'énergie vient renforcer alors le Bénin qui est une terre d’opportunités Vous avez raison de dire que l'énergie est au cœur du Bénin qui est désormais une terre d’opportunités grâce au président Patrice Talon. Mais ce qu’il faut noter, c'est que le délestage n’existe plus dans notre pays. Le délestage, c'est un phénomène volontaire quand l'offre n'est pas suffisante pour répondre à la demande. Deuxièmement, nous avons beaucoup progressé avec des réalisations majeures et des réformes difficiles mais audacieuses. Il faut féliciter ce gouvernement pour ce courage qu'il a eu pour pouvoir avancer sur ces terrains y compris la mise en gestion déléguée pour profiter des expériences des acteurs majeurs internationaux. Egalement, il faut voir que nous avons grimpé à une vitesse grand V avec 0 % environ d'autonomie énergétique qu'on avait pour arriver à plus de 60 % aujourd’hui. De 0 Mw installé, je ne parle pas des moyens de secours ou d'urgence tenue, nous sommes passés à près de 180 Mw aujourd'hui qui fait que notre autonomie est déjà au moins à 60 % et je vous donne rendez-vous pour fin 2021 pour une autonomie totale. Comme je parle intégration régionale dans quelque temps, ne soyez pas surpris de voir que le Bénin peut vendre de l’énergie. Actualités 09 avr. 2020


Rejet de candidature pour les communales de mai 2020: Le Per appelle ses militants au calme
A travers un point de presse, samedi dernier, à son siège à Godomey, le président d’honneur du Parti pour l’Engagement et la Relève (Per) a pris acte de la décision de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et appelé ses militants au calme. « Nous prenons simplement acte de cette décision de la Cena », a déclaré Nathanaël Koty, président d’honneur avant d’ajouter qu’il estime avoir fait tout ce qui était de son devoir, pour remplir les conditions de participation à ce scrutin du 17 mai prochain. Selon lui, le rejet de la candidature qui disqualifie la formation politique pour les communales et municipales du 17 mai 2020 a suscité au niveau des militants un « profond sentiment de découragement, de tristesse et même de désapprobation ». Face à cette situation, il les invite à continuer à garder leur calme et à faire comme lui en s’inclinant devant le verdict de la Cena. Mieux, il n’a pas manqué de saluer le respect des décisions des institutions dont ils ont eu à faire preuve. Il fait plutôt une lecture positive du sort du Per. « Rassurez-vous, le Per n’a pas échoué. Il a plutôt perdu une petite manche de la bataille, mais alignera victoires sur victoires », lance-t-il. Selon lui, il s’agit d’un « inattendu accident de parcours », qui vient subitement couper leur élan et leur détermination à montrer le poids de la formation politique sur l’échiquier national. Evoquant les péripéties de la phase de préparation des dossiers, il a fait savoir que c’est un véritable parcours du combattant que de réussir à mobiliser 3630 dossiers de candidature pour les 546 arrondissements du pays. « Ce n’est pas si aisé d’obtenir les actes, que ce soit les certificats de nationalité, les casiers judiciaires, même les certificats de résidence », relève-t-il. En effet, a-t-il expliqué, même les décisions prises par le gouvernement pour rendre gratuites les légalisations des actes constitutifs des dossiers de candidature n’ont pas été suivies à la base. « Beaucoup de partis politiques ont dû affronter la farouche opposition de certains maires et autres», a-t-il dénoncé. Estimant que certaines défaillances notées dans le montage des dossiers de candidature ne sont pas le fait des partis, Nathanaël Koty a préconisé que la Cena fasse preuve de clémence et indulgence en les considérant comme des circonstances atténuantes. Politique 08 avr. 2020


Riposte contre le Covid-19: La dynamique des élus locaux d’Abomey-Calavi
Les élus locaux d’Abomey-Calavi s’engagent contre le Covid-19. Dans la localité, chacun déploie sa stratégie pour prêter main forte au gouvernement dans la riposte contre la pandémie la plus meurtrière depuis la deuxième guerre mondiale. Non sans difficultés. Le coronavirus fait des dégâts et les personnes les plus averties en ont conscience. C’est ce qui justifie l’implication des chefs quartiers dans la riposte contre le mal. A Calavi, les élus locaux ne ménagent aucun effort pour épargner leurs administrés de cette pandémie sans précédent. « Nous faisons le tour des maisons pour sensibiliser les gens. Au premier rang de la sensibilisation, le major central de Calavi et les délégués de quartier », explique Luc Honfo, conseiller local. A ce jour, le Bénin compte officiellement 26 cas testés positifs au coronavirus. Un cas de plus est un cas de trop qui ajoute à la psychose nationale. Les chefs quartiers savent que la sensibilisation à la base est primordiale. « Nous misons sur les règles d’hygiène et la protection des gens vulnérables ainsi que des enfants. Les gens sont réceptifs à nos messages parce qu’ils tiennent également à leur vie », témoigne-t-il. La population de Calavi est consciente de la situation. « A force d’expliquer l’ampleur du phénomène, les gens ont compris qu’il faut installer devant leurs maisons les dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon », poursuit-il. Par contre, la tâche est très rude pour certains élus locaux. « Malgré tout ce que l’on dit sur la maladie, les gens refusent toujours d’y croire. Ils préfèrent se fier aux supputations sur les réseaux sociaux, arguant que l’alcool et le climat béninois suffisent à anéantir le mal», se désole Christophe Hodonou, chef quartier Sèmè.« Si la mairie avait compris tôt en mettant à contribution les crieurs publics et en donnant les moyens aux chefs quartiers, les administrés sauront qu’ils ne doivent pas minimiser le risque », relève-t-il. Gratitude Corneille Michel Zomalèto, chef quartier Fandji anciennement appelé Zone des cultures annuelles (Zoca), décerne un satisfecit au chef de l’Etat et à son équipe pour leurs efforts contre le Covid-19. « Je tiens à remercier le président de la République et son gouvernement pour leur vision. Je salue également la Police républicaine sans laquelle, je ne pourrai pas réussir la mission actuelle contre le Covid-19. Si la décision du gouvernement de fermer momentanément les bars, les églises est bien suivie, c’est grâce aux patrouilles de cette unité », se réjouit-il. Fandji est considéré comme un quartier huppé de Calavi. Toutefois, tous ses habitants n’ont pas les mêmes niveaux de compréhension. « Ici vivent assez de cadres. J’ai à faire avec des gens qui comprennent assez vite les enjeux. Avec ceux-là, le message passe vite. Le reste des administrés à savoir, les menuisiers, les zémidjan, les artisans, il faut les aborder avec patience», explique-t-il. Chez lui, la sensibilisation est un réflexe. Il adhère à la vulgarisation des mesures contre la pandémie au profit de toutes les cellules sociales. « Etant donné que je reçois du monde chez moi dans le cadre de l’établissement des pièces d’état civil, je passe systématiquement les consignes du ministère de la Santé, puisqu’à l’heure actuelle, je ne peux pas réunir plus de quinze personnes », fait-il observer. « Si j’invitais les gens à l’école primaire publique Zoca, ils répondront à l’appel, mais c’est interdit actuellement. Je leur conseille de mettre un seau d’eau et du savon devant leurs maisons et de sensibiliser à leur tour leurs enfants », développe-t-il. La sensibilisation ne se limite pas à ses quatre murs : « Il y a un groupe de conducteurs de taxi-motos qui prend ses quartiers à un rond-point non loin de ma maison. Je vais les voir pour leur parler des mesures d’hygiène à respecter. Il faut reconnaître que cette cible de la société ne saisit pas parfois vite les messages ». La principale difficulté des chefs quartiers pour l’heure, c’est le manque de moyens pour combler toutes les attentes des administrés. « Tout le monde veut respecter les mesures, mais certains évoquent le manque de moyens pour se mettre à disposition les outils nécessaires dans le cadre de la prévention», relève-t-il. Quoique relativement modique, le prix des masques est un gros souci pour les populations démunies. « Les masques deviennent rares en pharmacie et les gens n’arrivent toujours pas à s’en procurer. Sortir 200 F ou 400 F Cfa est parfois un casse-tête », souligne-t-il. Si les populations sont mieux informées des menaces du coronavirus et des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la prévention et de la lutte, c’est aussi grâce à la presse à qui le chef quartier Fandji, Corneille Michel Zomalèto adresse sa gratitude. Des mots qui dopent sans doute le moral des journalistes en ces temps où ils risquent leur vie, la peur au ventre pour aller au contact des réalités liées au Covid-19 sur le terrain afin d’aider les populations. Société 08 avr. 2020


Tenue à bonne date des élections communales: Quelles implications au plan politique ?
Avec la menace du Covid-19 qui tient en respect tous les pays du monde et bouleverse le cours normal du fonctionnement des Etats, bien malin qui pourra dire avec certitude que les élections communales et municipales du 17 mai prochain se tiendront à bonne date. Qu’il y ait report ou non, toute décision sera pleine de répercussions mais devra tenir compte de l’intérêt supérieur de la nation. Faut-il maintenir les élections communales et municipales à la date du 17 mai prochain ou faut-il les reporter ? Cette interrogation traverse bien de pensées par ces temps de pandémie qui courent mais qui voient se poursuivre le processus électoral. Dans l’un ou l’autre des cas, toute décision aura ses implications. Si la pandémie reste active dans les semaines à venir et que les autorités ne reportent pas les élections, les partis politiques en compétition n’auront peut-être pas le temps qu’il faut pour aller au contact de leurs électeurs. Aucune sortie politique ne saurait d’ailleurs tenir dans un contexte d’interdiction des regroupements de personnes et des rassemblements de tous genres. En outre, les populations pourraient hésiter à remplir une place publique même si au Bénin, la situation s’améliorait et que le gouvernement, à la date du 13 avril prochain, ce qui est peu évident, levait les restrictions alors même que le virus continue de faire les ravages dans des pays voisins. En réalité, la psychose du Covid-19 ne pourra vraiment disparaitre qu’au moment où cette menace sera plus ou moins maîtrisée. Devant la mort personne ne veut s’exposer! Le Bénin ne sera pas quoi qu’il en soit, le premier pays à être confronté à ce dilemme. En France, le premier tour des élections municipales, en dépit de la menace du Covid-19, a été maintenu pour le 15 mars dernier. Même si elles ne sont toutes pas explicites, l’on a pu constater des conséquences directes et indirectes : taux de participation relativement faible, victoire des élus en cours d’exercice dans plusieurs régions, banalisation de la menace de la pandémie par certains citoyens et flambée du taux de contamination. En effet, des citoyens ont pu estimer que si le même gouvernement qui ordonne le confinement et la prise de précautions, appelle les électeurs à sortir pour voter, c’est que le confinement n’était pas si indispensable ! Et si le gouvernement français n’avait pas reporté le second tour, il est certain, avec le nombre actuel de personnes contaminées et de morts en France, que le taux de participation n’atteindrait pas les 5 %. Au Burundi, les élections présidentielle, législatives et municipales sont, jusqu’à nouvel ordre, maintenues pour le 20 mai prochain alors qu’en Ethiopie, les élections générales prévues pour le mois d’août ont déjà été reportées. Le Bénin n’est donc pas le seul à faire face à la décision de tenir ou non des élections dans cette période. Et à moins de quarante jours des élections, il faudra bien y penser! Les autorités en ont certainement conscience, même si pour l’heure, une menace plus grande concentre leurs actions. Il est normal que, lorsqu’on lutte pour la survie, certaines questions, quoique sérieuses, soient reléguées au second plan. Mais il faut bien commencer à envisager des solutions, pour ne pas se laisser surprendre au terme de la gestion du Covid-19. Il n’en est pas moins attendu du gouvernement. C’est bien-là l’une des qualités propres aux gouvernants : la capacité d’anticiper et de prendre de bonnes décisions quand bien même, on est sous pression. Consensus s’imposera ! Pour minimiser les débats suspicieux, la meilleure option quant à la décision de tenir à bonne date ou non les élections communales et municipales de mai prochain, reste le consensus. Même si le terme consensus est lui-même galvaudé et parfois instrumentalisé. En la matière, le Code électoral en vigueur prévoit d’ailleurs en son article 50 : « Tout report de la date des élections est interdit. En cas de force majeure, le report de date ne peut être fait qu’après une consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée et sur décision de la juridiction compétente». La consultation s’en dégage comme la meilleure voie pour la recherche du consensus sur la question. Dans cette recherche du consensus, même si les acteurs politiques sont souvent épris de leurs intérêts particuliers, il faudra pour le chef de l’Etat, garant de l’unité nationale mais aussi du bien-être de son peuple, tenir compte d’une disposition majeure : l’article 8 de la Constitution béninoise qui dispose : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement ». Si le Covid-19 persiste des semaines encore et que la menace est encore là, le report des élections devrait pouvoir faire l’unanimité pour éviter tout risque de propagation de cette pandémie meurtrière. Et ce, pour l’intérêt supérieur de la nation : celui de protéger la vie humaine. Au cas où la pandémie serait maitrisée dans les jours à venir, il faudra aussi tenir compte du temps qu’il reste avant l’échéance, du niveau de préparation de la Commission électorale nationale autonome, du niveau de préparation des partis politiques en compétition, et avoir la certitude que les élections puissent se dérouler dans de bonnes conditions, avant de maintenir cette date. Décision délicate !. Société 07 avr. 2020


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