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Nouvelles

Selon le directeur de la Communication à la présidence de la République: Patrice Talon, incontestablement un grand homme d’Etat
Ce lundi 6 avril, le président Patrice Talon boucle quatre années de gestion à la tête du pays. Il reste bien des facettes du président du Bénin peu connues du grand public que le directeur de la Communication à la présidence de la République s’est évertué à dévoiler au cours d’un entretien, dimanche 5 avril, sur la Télévision nationale. Incompris il y a quatre ans du fait de sa rupture d’avec les anciennes pratiques, de sa détermination à construire un pays qu'il tient à développer, Patrice Talon ne l’est plus aujourd’hui. Quatre ans après, l'impopularité cède à une meilleure compréhension de ses actions. Il est même adulé pour sa méthode et son style de gouvernance qui contrastent avec ceux auxquels les Béninois étaient habitués. Cela ne fait pas de lui « un homme sans cœur». Bien au contraire, il a bon cœur. « Patrice Talon tel qu’on ne le connaît pas ». C’est ce que Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la communication à la Présidence de la République s’est évertué à expliquer ce dimanche au peuple béninois à travers un entretien télévisé. « Rigueur, exigence et grandes ambitions ». C’est ainsi que ce collaborateur du président Patrice Talon résume son chef. La rigueur, il se l’applique et l’imprime à tous ses collaborateurs, au quotidien, dans la gestion du pays et partout, révèle-t-il. Au fond, dira le directeur de la Communication à la Présidence de la République, ceux qui connaissent Patrice Talon du moins l’autre Patrice, celui qui a fait fortune dans les affaires avant de prendre les rênes du pouvoir d’Etat ne sont pas surpris par sa méthode. Il a été de tout temps un homme de rigueur qui s’impose par la méthode et porte de grandes ambitions. Toutes choses qu’il invite aujourd’hui ses compatriotes à adopter pour le bien commun. « N’allez jamais le voir avec des certitudes », lance Wilfried Léandre Houngbédji qui assure que même les détails les plus fins, il peut vous les ressortir. L’exigence pour obtenir des résultats. C’est l’autre trait caractéristique du chef de l’Etat dont le leitmotiv, c’est que le Bénin n’est pas un petit pays, mais une grande nation pour laquelle, « nous avons le droit de rêver grand ». Patrice Talon lui-même « se remet perpétuellement en cause » et se montre critique vis-à-vis de lui-même. « Quand on ne le connaît pas, on peut penser qu’il est méchant. Il n’y a pas une once de méchanceté dans ce qu’il fait. Son souci, c’est de faire que le pays décolle enfin», nuance son directeur de la communication. C’est plutôt « un homme chaleureux, de grand cœur », indique-t-il. Avec lui, pas de place pour l’à-peu-près. C’est un homme entier. Quand on ne le connaît pas, on peut penser qu’il est méchant, mais il n’a jamais envisagé le mal pour quelqu’un, dira-t-il, toujours pour dévoiler cette face peu ou pas connue du chef de l’Etat. « C’est parce que nous n’avons pas su faire de la rigueur et de l’exigence. Il n’est pas du tout insensible. Le seul souci qui le motive, c’est que les hommes soient appliqués et que les normes soient au cœur de notre action», résume l’invité de la Télévision nationale. Des exemples et des anecdotes Des exemples et des anecdotes, il en avait plus d’un, pour illustrer tout au long de son échange combien grand d’esprit est le président Patrice Talon, combien belles sont ses ambitions, même s’il se montre intraitable sur le fait que les Béninois sont tous égaux et doivent être traités sans distinction de catégories ni favoritisme. « Le sens de la rigueur, il l'applique à tout le monde », fait savoir son collaborateur. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, «nos compatriotes ont compris beaucoup de choses » à son propos, soutient l’invité. En tout cas, il est formel sur le fait que l’homme n’est pas asocial et qu’il refuse juste d’habituer les gens à la facilité, mais préfère leur faciliter la vie. Autre chose, « il refuse le populisme qui ne sert qu’à flatter l’égo d’un homme » et ne veut pas se comporter comme « un vulgaire politicien qui ne pense qu’à lui et à sa réélection ». Wilfried Léandre Houngbédji pense que Patrice Talon préfère se laisser apprécier « à l’aune des résultats du Pag » et que cette attitude paie bien. Patrice Talon, pour ce qui est du plan politique n’aurait jamais commandé une activité populaire pour le louanger. Celles-ci se font selon le désir de ses soutiens et alliés politiques, mais jamais à sa demande. Et quand il s’est agi d’en faire de trop pompeuses, « il a dit qu’il n’en voulait pas et a demandé d’arrêter » l’utilisation de son effigie à des fins d’exposition. « La conviction du président, c’est que tous les pays ont les moyens de leur développement à condition de faire le sacrifice nécessaire. Les moyens existent. Il faut savoir les dénicher et les utiliser à bon escient ». Patrice Talon est aussi un adepte du déroulement optimal des projets. A ceux qui ont pu juger les initiatives de son gouvernement uniquement sur les maquettes, il a apporté de la matière à travers des réalisations et une démarche méthodique. Pêle-mêle, pour finir cet entretien télévisé de 57 minutes, Wilfried Léandre Houngbédji est revenu sur plusieurs sujets comme le supposé endettement du Bénin, les rapports du président de la République avec ses prédécesseurs vivants et bien d’autres sujets qui ont permis de décrypter la méthode et le style du président de la République. Ce qui lui a permis de soutenir qu’en définitive, l’homme est beaucoup plus incompris et mal jugé sur certaines de ses actions. Pourtant, Patrice Talon est d’une simplicité sans pareille, à l’écouter. On retiendra, in fine, et c’est l’invite qui chute l’entretien, que Patrice Talon n’attend qu’une chose essentielle de ses compatriotes :«Il faut toujours performer». Actualités 06 avr. 2020


Trois questions à Abdoulaye Maga, directeur de l’Education, la Science et la Culture à la Cedeao: « L’art dans la sous-région se porte plutôt bien mais mal valorisé... »
Le professeur Abdoulaye Maga est le directeur de l’Education, la Science et la Culture au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Présent sur la dernière édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) au titre des personnalités invitées, il donne ici son point de vue sur l’évènement, l’art dans la sous-région puis annonce deux festivals respectivement pour 2020 et 2021. Vous êtes parmi les personnalités de la Cedeao invitées à la onzième édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa). Votre regard sur la 11e édition qui s’est achevée récemment ! Le Masa est un événement culturel qui draine beaucoup de monde et qui nous interpelle tous en tant que Ouest-africains. Cette année, j’ai trouvé que l’édition était un peu plus fébrile. On a l’impression que ce n’est pas aussi bien animé que l’édition précédente. Peut-être que ceci s’explique par la situation sanitaire. Mais quoi qu’il en soit, ce que nous avons pu suivre nous a vraiment émerveillés. Emerveillés ! Est-ce à dire que l’art se porte aujourd’hui bien dans la sous-région ? L’art d’une manière générale se porte plutôt bien mais mal valorisé. Bien parce qu’on voit la créativité tous les jours; les gens créent. Malheureusement, ce n’est ni popularisé, ni vendu. Nos artistes ne sont pas très bien connus au-delà de nos frontières; leurs œuvres ne sont pas valorisées, ne sont pas connues. Je pense que des vitrines comme le Masa, Dak’Art, Ecofest qui s’organisera bientôt, devraient peut-être pouvoir permettre à ces artistes de mieux se vendre. La Cedeao a désormais une politique culturelle et projette même l’organisation d’un festival avec l’Uemoa. Qu’en est-il ? Depuis 1987, la Cedeao a fonctionné avec un accord-cadre culturel que les chefs d’État et de gouvernement avaient signé. Mais dans cet accord, il y avait un peu de tout. La culture, le sport, l’éducation, etc. C’est cet accord qui nous a permis de fonctionner, de nous insérer dans les activités culturelles de nos États membres jusqu’en 2019 où les chefs d’État et de gouvernement ont adopté la politique culturelle de la Cedeao. La vulgarisation va démarrer cette année. Dans cette politique et son plan d’action, il y a un certain nombre d’événements qui étaient déjà dans l’accord culturel de 87 et que nous avons ramenés dont ce festival que nous allons co-organiser au Mali, si tout va bien, du 7 au 14 novembre 2020, avec l’Uemoa. Ce festival va drainer des milliers de personnes venues des 15 Etats membres de l’organisation, mais aussi des autres communautés régionales. Quelle sera la particularité de ce festival ? C’est qu’il est co-organisé par les deux institutions régionales de l’Afrique de l’Ouest à savoir la Cedeao et l’Uemoa. La particularité, c’est aussi qu’on l’a échantillonné. Nous avons convenu que seuls un certain nombre de domaines de la culture et un certain nombre d’activités seront pris en compte. Mais ça, c’est vraiment pour la première édition. C’est pour voir un peu comment ça marche. En tant qu’universitaire, êtes-vous satisfait de la place des projets culturels dans nos centres de savoir ? C’est vrai que pendant ce qu’on a peut-être appelé les festivités culturelles, il y a très peu de valorisation des produits de la science, il faut le reconnaître, mais c’est que nous utilisons aussi d’autres fenêtres pour la science. Nous avons beaucoup d’activités, de fora, dans la région que nous soutenons et au cours desquels nous faisons des expositions. D’ailleurs, la Cedeao va lancer en 2021 sa première foire sur la recherche et l’innovation. C’est le festival africain de la recherche et de l’innovation. Là, en ce moment, vous verrez ce que l’Afrique de l’Ouest a réellement inventé de beau, ce que l’Afrique de l’Ouest a fait breveter et ce que nous pouvons avoir comme start-up parce qu’on n’a pas oublié la question des start-up. L’innovation est extrêmement importante. Actualités 03 avr. 2020


Délabrement des temples vodoun à Abomey: L’amertume des dignitaires
Au moment où certains acteurs des religions endogènes se battent pour la réhabilitation du vodoun, d’autres tendent à freiner cet élan. Ignorant les actions qui doivent se mener pour le rayonnement de cette entité, des dignitaires laissent les temples des divinités végéter dans un état piteux. Il est 12 heures 30 minutes et l’astre du jour au zénith. Devant un temple vodoun dans un faubourg d’Abomey, la chaleur est étouffante. A quelques mètres du logis de cette divinité, un tas d’ordures accueille. Il est renforcé par la cohabitation de divers animaux domestiques qui y font leurs besoins. En approchant la chambrette, nous piétinons un sachet emballé. Une odeur fétide nous envahit. C’était de l’excrément humain. Presque autour du temple, se trouvent de tels sachets. Un acte d’incivisme de la population riveraine ! Au fond du temple, repose un vodoun protecteur. La porte n’y est plus. Les poteries poussiéreuses et cassées repoussent le regard. La motte de terre sur laquelle reposent les porteries est presque inexistante. La toiture qui coiffe le mur déjà délavé n’est plus au complet et laisse voir les poutres. Notre guide qui requiert l’anonymat, explique qu’ailleurs, la situation est plus critique. « D’autres divinités de la localité ont leurs murs croulants ou des temples inexistants », a-t-il révélé. Honteuse situation pour certains Une situation gênante pour certains dignitaires. Pour Baba Guèdègbé, dignitaire du culte Sègbolissa et membre du Conservatoire vodoun sur le plateau d’Abomey, les temples sales et délabrés choquent et heurtent la sensibilité. « Je n’aime même pas entendre parler de ces genres de temple. Ce n’est pas beau à voir. C’est hideux et repoussant. Je suis chagriné quand je vois ces sottises au niveau des temples vodoun », se désole-t-il. « Le temple du vodoun est un lieu sacré et doit être par conséquent entretenu. C’est un lieu saint où l’on invoque le destin (le Sê). Cet endroit ne doit jamais ressembler à une porcherie. Et il n’est même pas bien d’invoquer le vodoun au milieu d’un tas d’ordures. On doit le tenir toujours propre et sain », poursuit-il. En tant que gardien des temples, Hounnon Mintogbédji, dignitaire du culte Sakpata à Sèhouè, confie être frustré quand il voit de tels temples. « Je me demande si je suis réellement au Bénin, un pays qui est le berceau du vodoun ?», s’offusque-t-il. Dah Ahinadjè Houncassoudonon y voit une situation invivable renforcée par des pesanteurs aussi bien internes qu’externes. « Nous sommes un pays en voie de développement et le mode de succession dans le «Hountomè» a un peu de problème aujourd’hui. Lorsqu’un Hounnon va dans le «Hounmamè», après ses obsèques, on consulte l’oracle pour désigner son successeur. Après ce travail, celui qui est choisi ou celui qui est désigné par les esprits ne connaissait rien du domaine. Bon nombre d’entre ces personnes désignées se disent que leur père ou grand-père n’avait rien laissé pour s’occuper du vodoun. Or, d’habitude, les parents laissent des terres, des femmes. Ils prennent ces femmes et revendent les terres. Mais, s’agissant de l’entretien comme cela se doit de ce qui leur est revenu de façon naturelle, ils trouvent que les parents n’ont rien laissé. Mais ils acceptent parce qu’ils recherchent souvent les honneurs liés à la fonction. Ainsi, ce qui les intéresse, ce sont les accoutrements de la tradition, les colliers et perles et passer de temple vodoun en temple de Vodoun les jours de cérémonies. Ils sont seulement intéressés par la boisson, le manger et plus rien. Et ceux-là, ce sont souvent des Hounnon de 10 Janvier, les Hounnon de Cotonou. Vous ne les voyez jamais au niveau des temples des vodoun dont ils sont serviteurs. Ils ne sont pas animés du désir qui devrait les amener à arranger ni à mieux s’occuper des temples de leur vodoun», se désole-t-il. En poursuivant, il incrimine les dirigeants. Selon lui, « les autorités ne se montrent guère bienveillantes par rapport à cette situation. Car elles aident les religions exotiques à travailler et à paraître quelque chose d’extraordinaire à côté de ce que nous voyons chez nous ». L’un dans l’autre, certains dignitaires ne maîtrisent pas leur fonction. Selon Baba Guèdègbé, l’état piteux dans lequel se trouvent la plupart des temples est renforcé par la paresse et la pauvreté de certains dignitaires et leur désamour vis-à-vis de ce qui leur est légué par leurs ancêtres. Pour sa part, Hounnon Mintogbédji incrimine les désignations fantaisistes de dignitaires vodoun. « Je mets dans désignations fantaisistes la non désignation du successeur avant la mort du prédécesseur et la non consultation du Fâ avant la désignation à la mort de ce dernier ou la désignation de quelqu’un qui n’a pas du tout un penchant pour la culture. Lorsque la désignation est faite de cette manière, attendez-vous à voir le bordel que vous constatez aujourd’hui», explique-t-il. « On peut aussi ajouter la négligence de certains dignitaires intronisés qui croient pouvoir hériter du gain facile, mais une fois intronisés, se rendent compte du contraire», ajoute-t-il. Dah Ahinadjè revient sur l’intronisation et renchérit que « la manière d’introniser les acteurs de la tradition aujourd’hui est bancale et n’a rien d’authentique pour pouvoir conférer sacralité, force et puissance. D’autres vont se faire introniser dans les cours des roitelets qui ne répondent qu’à des titres de souvenirs dans la tradition. Celui qui veut introniser n’est pas vodounon (prêtre du vodoun) ni vodounsi (adepte du vodoun) et dit qu’il va t’introniser. Qu’est-ce qu’il connait du vodoun ? Qu’est-ce qu’il pourra te dire ?» L’invite à une prise de conscience Ces différents acteurs du culte endogène reconnaissent que les temples vodoun doivent être entretenus. Pour eux, le vodoun ne répond pas promptement aux prières quand il est installé dans un milieu malpropre et impur. « Le vodoun est saint et doit être respecté. Si l’on peut l’adorer et le respecter, on sera toujours un être saint et respecté dans la société. Car nous adorons un esprit qui est par essence pur et saint. C’est même pourquoi le vodoun Zomandonou avait exigé à sa naissance à avoir le plus luxueux temple, un temple long et attrayant », précise Baba Guèdègbé. « Lorsque vous devenez serviteur d’un vodoun, vous devez apprendre à servir ce vodoun. Pour servir ce vodoun, la première des choses à faire, c’est tenir son lieu saint, propre. Mais voilà que les gens ne veulent pas le faire », fait savoir Dah Ahinadjè. Confiant que le monde de la tradition ne peut faire son assainissement que dans la tradition et par la tradition, il invite les vodounon à prendre conscience afin de mieux apprendre et maîtriser ce qu’est le vodoun pour un service noble. Le vodoun est un patrimoine cultuel et identitaire de tous les peuples d’Afrique noire. Et le promouvoir n’a pas besoin de tapages. Mintogbédji demande l’accompagnement de l’Etat à travers le ministère de la Culture et de tous ceux qui ont un penchant pour la culture pour le développement du monde du vodoun. « Ce n’est pas quelque chose qu’on peut corriger d’ici à là mais avec le temps, ça peut l’être. Quand on va commencer par faire des séances de sensibilisation, beaucoup prendront conscience et vont oeuvrer à garder les temples propres. Car souvent, il y a l’ignorance qui les tue», conclut Baba Guèdègbé. Société 03 avr. 2020


Mise en place de systèmes interopérables d’identité numérique: Une rencontre virtuelle autour de la conception de solutions nationales
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Lancina Koné, directeur général de Smart Africa, ont procédé par visioconférence au lancement d’un atelier sur la mise en place de systèmes interopérables d’identité numérique en Afrique, mardi 31 mars dernier. Cette rencontre en ligne vise l’élaboration d’un cadre continental pour les schémas nationaux d'identification numérique qui permettra une interopérabilité panafricaine. Au regard des contraintes de distanciation sociale et des restrictions de réunion engendrées par le Covid-19 à travers le monde, le groupe de travail chargé de l’élaboration d’un cadre continental pour les schémas nationaux d'identification s'est réuni, mardi 31 mars dernier. Organisé par le ministère du Numérique et de la Digitalisation (Mnd) et Alliance Smart Africa, cet atelier s’est déroulé en ligne. Une quarantaine de participants de diverses institutions internationales (Banque mondiale, Uit, Wef, Gsma) dont les représentants de l'Alliance Smart Africa du Bénin, du Rwanda et de la Tunisie ont pris part à cette rencontre qui vise l’élaboration d’un cadre continental pour les schémas nationaux d'identification numérique en vue d’une interopérabilité panafricaine. Toutes choses devant contribuer à aider ces États membres à concevoir et à mettre en œuvre leurs solutions nationales d'identification numérique, et ce d'une manière qui facilite et permet une future interopérabilité panafricaine. Cette séance d’échanges a permis non seulement de partager les expériences mais aussi de présenter la première étude du contexte afin de collecter auprès de toutes les parties prenantes leurs contributions pour l’orientation du projet. Installé par le Secrétariat de Smart Africa, conformément aux instructions de son Conseil d'administration, ce groupe de travail a à cœur de définir le plan directeur « Blueprint » ainsi qu’un plan de mise en œuvre qui permettra à trois pays membres de Smart Africa d'accueillir une « preuve de concept » pour un projet pilote d’identité numérique interopérable, avant le prochain sommet Transform Africa dont les dates seront précisées ultérieurement. La République du Bénin dirigera ce projet phare de Smart Africa et sera l’un des trois pays à accueillir le projet pilote. Faut-il le rappeler, au cours de la 7e réunion du Conseil d'administration de l’Alliance Smart Africa qui s’est tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie le 11 février 2019, il a été demandé au Conseil des ministres des Tic de Smart Africa de définir le meilleur moyen d'optimiser la coordination et la collaboration entre les différentes parties prenantes pour la mise en place d'un cadre continental. Actualités 02 avr. 2020


Asphaltage à Lokossa: Les travaux piétinent, un nouveau délai en étude
Les chantiers ouverts à Lokossa dans le cadre du projet Asphaltage piétinent et ne peuvent prendre fin le 6 avril prochain, conformément au délai contractuel. Komlan Zinsou, préfet du Mono et ses proches collaborateurs ainsi que le maire Pierre Awadji ont effectué le constat ce mardi 31 mars. Le retard que connaît l’exécution de la première phase des travaux d’asphaltage, à Lokossa, ainsi que des soupçons de mauvaise qualité ont fait sortir, hier, le préfet Komlan Zinsou et le maire de la ville, Pierre Awadji. La délégation composée, entre autres, des proches collaborateurs du préfet et du directeur départemental du Cadre de vie, Gabin Accrombessi, a visité plusieurs chantiers pour se faire une idée de la situation réelle. Première étape, quartier Tchicomey. Les autorités ont parcouru, à pied, la route menant de l’hôtel Ramah à l’exutoire de 200 m linéaire également en cours de construction. Dénommée la rue 101, longue de 1,125 km, les travaux de la route sont à l’étape d’imprégnation. Elle est constituée d’une emprise de 30 m pour deux fois deux voies et d’une chaussée de 7 m. Les trottoirs sont dimensionnés sur une largeur d’au moins 2 m s’étendant jusqu’aux riverains de la voie. Sur le terrain, l’avancée de la pose des bordures est perceptible et le revêtement de bitume pourrait intervenir dans les prochains jours. « Cette phase va se tenir d’ici à dix jours », précise Arsène Ayeko, directeur des travaux de l’entreprise adjudicataire, Nse-Ci (Nicolas Srouji établissement-Côte d’Ivoire). Après la 101, seule rue primaire de la première phase des chantiers d’asphaltage à Lokossa, la délégation s’est dirigée sur les rues secondaires. Elle a sillonné tout le long du tronçon allant du carrefour du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa au lycée technique de la commune situé dans l’arrondissement de Houin. Le taux de pavage de cet axe baptisé rue 202 avoisine 50 % et celui des travaux d’assainissement estimé à 95 %. Le préfet et sa suite se sont également rendus dans la zone du collège d’enseignement général 2 de Lokossa pour le même exercice. Lequel a pris fin au niveau de la rue 205 située en face du collège catholique de Lokossa. Au terme de la visite, il est évident que la fin des travaux annoncée pour le 6 avril prochain ne peut être tenue. A la date d’hier mardi 31 mars, les travaux sont exécutés à hauteur de 75 %, fait savoir Guy Lavagbé, chef de la mission de contrôle. Le retard patent, apprécie-t-il, relève aussi bien de l’organisation interne des entreprises que des facteurs externes notamment le déplacement des réseaux de distribution d’énergie électrique et de l’eau potable. Face à la réalité, le préfet ne cache pas sa déception. « J’ai un sentiment mitigé», dit-il. Attirant l’attention sur le démarrage imminent des pluies qui pourraient être un potentiel facteur de ralentissement des travaux, l’autorité préfectorale invite l’entreprise à redoubler d’ardeur pour combler les attentes. Un nouveau délai en étude Pour rattraper le retard, Guy Lavagbé de la mission de contrôle dit avoir sonné déjà la mobilisation de ressources humaines et matérielles au niveau de l’entreprise adjudicataire. La mission de contrôle qui a un rôle d’accompagnement jouera au mieux sa partition, laisse entendre le chef de la mission. En plus de ces dispositions, le directeur des travaux de l’entreprise Nse-Ci ajoute qu’un nouveau délai tenant compte des ressources additionnelles mobilisées est soumis à l’attention du gouvernement. Il est prévu pour le 15 mai prochain. Après cette échéance, nuance-t-il, il ne restera que quelques travaux liés aux trottoirs et caniveaux d’amorce. Sur la doléance, le maire plaide en faveur de l’entreprise qui, selon lui, fait un travail de qualité. « Je suis satisfait, indépendamment du retard », insiste Pierre Awadji qui contredit ceux qui, de plus en plus nombreux, pensent le contraire dans sa commune. Sur la qualité des travaux, le chef de la mission de contrôle aussi a tenu à apporter des clarifications. Guy Lavagbé gage que « l’exécution des travaux respecte le cahier des charges». A l’en croire, des améliorations sont également apportées, par endroits, comme c’est le cas au niveau de la rue primaire. « Nous rassurons à cent pour cent que les travaux sont de bonne qualité avec une durée de vie estimée à 50 ans », martèle-t-il. 44 rues de Lokossa sont prévues pour être transfigurées dans le cadre du projet asphaltage. Société 02 avr. 2020


Lutte contre le Covid-19 au Bénin: Etendre les mesures préventives aux enfants de la rue
Ils font peu l’objet d’attention en cette période redoutée du coronavirus dans le monde. Au Bénin, les enfants de la rue sont quasiment oubliés en ce qui concerne les grandes mesures de prévention. Les mesures de prévention du coronavirus sont prises de toutes parts dans le monde, allant des règles d’hygiène à adopter aux habitudes à bannir. Mais peu de gens se soucient des enfants de la rue, abandonnés à leur sort face à la pandémie qui fait des ravages. Ces êtres déjà fragiles, livrés à eux-mêmes dans la nature, sont plus exposés que quiconque au Covid-19. Qui pour voler à leur secours en cette période sensible? Pour l’heure, des actions sont plutôt rares en leur direction. Le sauve-qui-peut que l’on observe actuellement au Bénin et dans le monde ne devrait pas laisser de côté les enfants de la rue, agglutinés parfois devant les mosquées à demander l’aumône ou livrés à la mendicité au niveau des feux tricolores, devant les pharmacies et supermarchés pour survivre. Que dire des enfants commerçants, qui ont leur couchette dans les marchés ? Ces enfants qui n’ont de famille que la rue ont besoin d’une attention bienveillante. Ils doivent être l’une des cibles principales des mesures de prévention, car eux-mêmes sont peu conscients de la pandémie actuelle. Le Bénin est en état de veille et poursuit inexorablement ses actions de prévention et de lutte, à travers différentes mesures mises en place par le gouvernement. Les dernières sont relatives à l’anticipation des congés de Pâques chez les scolaires, la suspension des cultes hebdomadaires et des rassemblements de plus de dix personnes, la fermeture des bars et l’installation du cordon sanitaire autour des villes à risque telles que Cotonou, Allada, Abomey-Calavi, Ouidah, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Ajarra, Akpro-Missérété, Tori-Bossito et Zè. Mais il en faut un peu plus en faveur des enfants de la rue. Le communiqué gouvernemental indique la fermeture des écoles à partir de ce lundi 30 mars jusqu’au 13 avril. Idem pour les églises qui s’exécutent depuis le dimanche 22 mars dernier. Toutefois, si les portes des établissements et lieux de culte sont verrouillées, la rue étant un espace naturellement ouvert et accessible à tous ne peut être soumise à la même règle. Or, en se baladant dans des périmètres infectés ou malsains, les enfants de la rue sont tout aussi susceptibles d’être infectés que les adultes. Il est vrai que jusque-là, peu de cas d’enfants contaminés par le virus sont rapportés depuis son apparition en décembre à Wuhan en Chine. Faites parler votre cœur Selon des experts, « les enfants de plus de cinq ans et les adolescents ont un système immunitaire assez bien préparé pour combattre le virus ». Mais le décès récent de Julie, l’adolescente française de 16 ans, brise les espoirs en ce qui concerne la faible contamination chez les enfants. Mieux vaut prévenir que guérir. Le gouvernement saura sans doute anticiper sur le cas des enfants de la rue, livrés à eux-mêmes. A l’heure du confinement, le Bénin gagnerait à étendre la mesure aux enfants qui se baladent un peu partout, insouciants. Pouvoirs publics, structures internationales, opérateurs économiques, acteurs d’Ong, défenseurs des droits des enfants, élus locaux, artistes, citoyens épris de paix et de justice sociale,… tous doivent faire parler leur cœur en cette période sensible pour épargner aux enfants de la rue la menace que représente le Covid-19. Cet engagement pourrait consister à désinfecter régulièrement les lieux qu’ils fréquentent, en la sensibilisation et la mise en place du dispositif de lavage des mains aux différents coins en les responsabilisant pour l’entretien, en des dons de vivres et de vêtements, en une randonnée des agents sanitaires et de la police dans les milieux fréquentés par ces enfants. Avant tout, il est urgent d’expliquer à ces enfants pour la plupart peu scolarisés ou déscolarisés, la gravité de l’épidémie avec des mots adaptés à leur niveau. Société 31 mars 2020


Interdiction de la publicité sur les médicaments: Le gouvernement rappelle les responsables des médias à l’ordre
Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé et Séverin Quenum, ministre en charge de la Justice, ont sensibilisé les responsables des médias, lundi 30 mars dernier à Cotonou, au décret N°2018-262 du 28 juin 2018 portant interdiction de la publicité sur les professions médicales, les médicaments et autres produits médicinaux. Cette rencontre constitue le dernier avertissement avant la répression. Sensibiliser les responsables des médias aux sanctions qu’ils encourent en faisant passer de la publicité sur les professions médicales, les médicaments et autres produits médicinaux au Bénin. C’est l’objectif de la séance d’information organisée par le gouvernement, lundi 30 mars dernier sur le décret N°2018-262 du 28 juin 2018. Face aux patrons de presse, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé et Séverin Quenum, ministre en charge de la Justice, ont expliqué de bout en bout les tenants et les aboutissants de ce décret dont les dispositions ont été présentées au début de la séance par Cyrille Gougbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement. Selon Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, la publicité est interdite sous toutes ses formes sur les produits pharmaceutiques, qu’ils soient homologués ou non par l’Etat béninois. Selon lui, se fiant aux publicités dans les médias, les populations se livrent à de l’automédication. A cet effet, il a insisté sur les risques que courent les populations en s’adonnant à l’automédication. « Il faut éviter l’automédication, car elle est suffisamment grave», a-t-il martelé. A l’en croire, elle retarde la consultation et conduit la population à l’intoxication. «Les populations s’intoxiquent avec comme conséquences les insuffisances rénales et hépatiques », a-t-il renchéri. Il est nécessaire que la pharmacopée soit contrôlée pour ne pas amener le pays à la dérive, selon le ministre Benjamin Hounkpatin. « Dans le cadre des réformes dans le système sanitaire, il va falloir que ce décret soit respecté pour préserver la santé des populations », a-t-il conclu. Dernier avertissement De l’exposé de Séverin Quenum, il ressort qu’en violant les dispositions de ce décret, les organes de presse s’exposent à des poursuites judiciaires. Selon lui, les auteurs, co auteurs ou complices d’émission, d’affichage ou de diffusion des publicités de ce genre sont passibles de lourdes sanctions. «Sans préjudice des mesures administratives et autres sanctions pénales auxquelles ils peuvent s’exposer par ailleurs, ils sont punis d’une amende d’un million à cinq millions Fcfa », a-t-il déclaré « C’est le dernier avertissement. Vous êtes les têtes de pont de cette publicité et nous vous invitons au respect des dispositions en vigueur », a-t-il indiqué. Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, pense qu’il est nécessaire de rattraper la sensibilisation à ce décret qui date de juin 2018. Pour lui, la publicité sur la profession médicale est interdite et il va falloir que les responsables des médias respectent les textes. « Nous devons sensibiliser les médias qui sont les vecteurs par lesquels charlatans, guérisseurs et tradi-thérapeutes passent pour faire cette publicité interdite au Bénin », a-t-il souligné. Actualités 31 mars 2020


Récents actes de violence sur l’Uac: La compassion de l’équipe rectorale
Vivement attendue, la position de l’équipe rectorale sur les récents événements de violences sur le campus de l'Uac est désormais connue. Dans un communiqué en date d’hier lundi 30 mars, Maxime da Cruz, recteur de l’Uac, a condamné ces actes et exprimé sa compassion aux personnes éplorées. Suite aux situations de troubles du mardi 24 mars dernier à l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, recteur, au nom de l’équipe rectorale, condamne fermement les actes de violences perpétrés et qui se sont soldés par le décès de l’étudiant Théophile Dieudonné Djaho… « Plus jamais de ces actes abjects à l’Université d’Abomey-Calavi », lit-on dans le communiqué rectoral en date de ce lundi et signé de Maxime da Cruz, recteur de l’Uac. Dans ce communiqué, l’équipe rectorale témoigne toute sa solidarité et sa compassion à la famille éplorée, appelle tous les acteurs de la communauté universitaire à la sérénité et exprime le souhait que les autorités compétentes aident à faire la lumière sur ce drame afin que les responsabilités soient situées. « Le recteur, au nom de l’équipe rectorale, présente ses sincères condoléances aux parents de l’étudiant décédé, à la communauté facultaire des Sciences humaines et sociales et à toute la communauté universitaire d’Abomey-Calavi », précise le communiqué rectoral. C’est aussi l’occasion pour l’autorité rectorale d’exhorter à la pondérance, au dialogue et à l’ouverture d’esprit des uns et des autres pour un climat apaisé sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi. « Par le dialogue et dans la concertation, tous les acteurs de notre communauté doivent travailler à garantir la protection des uns et des autres, gage du maintien d’un climat de quiétude, de sécurité et de liberté académique indispensable au bon déroulement des activités», soutient Maxime da Cruz, en bon père de la communauté universitaire. Saisissant ce même canal, le recteur de l’Uac a invité tous les étudiants à mettre à profit ces congés, tenant lieu de confinement, pour préparer sereinement la reprise des activités académiques prévue pour le 14 avril prochain. Société 31 mars 2020


Première session ordinaire du Conseil communal de Banikoara: Une rencontre placée sous le signe de la réconciliation
Les membres du Conseil communal de Banikoara ont tenu, jeudi 26 mars dernier, leur première session ordinaire au titre de l’année 2020. Ils ont profité de cette rencontre, la dernière de leur mandature qui arrive à terme, pour se réconcilier. La première session ordinaire au titre de l’année 2020, la dernière de la mandature du Conseil communal de Banikoara, en place jeudi 26 mars, a vite fait de se transformer en une occasion de pardon mutuel entre les élus. Prévue pour durer 72 heures, cette rencontre se tient conformément aux dispositions de l’article 18 de la loi N° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. A l’ouverture des travaux, le maire Bio Sarako Tamou a exprimé sa gratitude à ses collègues conseillers communaux. C’est pour les nombreuses œuvres de développement réalisées au cours de leur mandature finissante. « Au cours de notre mandature, nous avons fait ce qui était en notre pouvoir….La commune de Banikoara a eu cette chance d’avoir le présent Conseil communal. Nous avons accompli notre mission… », s’est-il réjoui. Il a alors placé les travaux de la session sous le signe du pardon. « Chers collègues, je voudrais que nous nous pardonnions parce que beaucoup de choses se sont passées. Œuvrons, quelle que soit notre position, pour le développement de notre commune, Banikoara », a-t-il insisté. Pour les prochaines élections communales et municipales, il a souhaité bonne chance à tous les membres de son conseil qui sont encore candidats comme lui. La présente session se tient dans un contexte où le monde entier est en guerre contre la pandémie du coronavirus. Aussi, des mesures spéciales ont-elles été prises par le Conseil communal, parlant de la mise en œuvre des recommandations du gouvernement telles que l’observance de la distance de sécurité sanitaire, le port de cache-nez par les participants. Plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour de la session. Il s’agit, entre autres, de l’examen et de l’adoption du rapport d’activités du maire au titre du premier trimestre de l’année 2020, de l’examen et de l’adoption du compte administratif gestion 2019, suivi de la détermination et de l’affectation du résultat, l’actualisation des actes constitutifs de la régie d’avance et de la caisse de menues dépenses. A ces points s’ajoutent la modification du financement de deux actions du budget 2020 en cofinancement FADeC non affecté-FDL, l’examen et l’adoption du schéma directeur d’aménagement communal (Sdac), l’examen et le choix de l’arrondissement devant abriter la 2e forêt communale. Il y a également l’examen et l’autorisation de signature de la convention de partenariat entre la mairie et l’Agence nationale de promotion de l’emploi (Anpe) dans le cadre de l’opérationnalisation de la politique communale de l’emploi. Société 30 mars 2020


Cordon sanitaire contre le Covid 19: « Pas de dérogation à délivrer dans l’Ouémé », prévient le préfet Apithy
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, n’entend pas délivrer des dérogations spéciales sur la période de mise en œuvre du cordon sanitaire contre le Covid-19 qui démarre ce lundi 30 mars. Il invite les fonctionnaires et autres personnes pouvant se retrouver dans cette obligation au niveau de son département à prendre leurs dispositions pendant les deux semaines de l’opération. Les petits plats sont mis dans les grands pour la réussite de l’opération de mise en œuvre du cordon sanitaire contre la propagation du Covid-19 dans l’Ouémé. Le préfet Joachim Apithy en a donné l’assurance ce dimanche 29 mars, à la faveur d’une rencontre avec les hommes des médias. Selon lui, toutes les mesures ont été prises pour que tout se déroule sans anicroche. Mais il avertit qu’il ne délivrera pas de dérogations spéciales sur la période pour permettre à quelqu’un de quitter le cordon sanitaire prenant en compte au niveau de son département les communes de Sèmè-Podji, Porto-Novo, Adjarra et Akpro-Missérété. «Nous sommes dans l’Ouémé. Nous nous connaissons. Si j’ouvre cette brèche, ce sera la pagaille», relève l’autorité préfectorale qui dit avoir reçu déjà plusieurs coups de fil demandant des dérogations spéciales sur la période. Il invite ces cadres et autres qui chercheront à quitter le cordon sanitaire à prendre leurs dispositions. Le préfet explique avoir pris cette mesure préventive pour éviter au maximum la propagation de cette maladie dans le département de l’Ouémé. Mieux, l’autorité préfectorale rassure avoir instruit les maires des communes du département non à risque à contenir leurs populations sur la période des quinze jours. Il invite les maires, chefs d’arrondissements et les chefs de quartiers et de villages qui étaient déjà instruits depuis les premières mesures prises par le gouvernement à intensifier la sensibilisation pour que tout se passe bien. Cette sensibilisation doit surtout se faire en langues locales afin de mieux faire passer le message, insiste l’autorité préfectorale. La direction départementale de la Police républicaine, la direction départementale de la Santé et la compagnie des Sapeurs-pompiers, à l’en croire, ont tous été instruits aussi pour la cause. Selon lui, la préfecture de Porto-Novo entend donner le bon exemple. Les policiers sur le terrain Dès ce lundi, informe Joachim Apithy, il a été décidé que les services de la carte d’identité nationale de la préfecture ne prennent pas plus de 25 demandeurs avec les cas les plus urgents contre 100 depuis les premières mesures jusque-là. Les dispositifs de lavage de mains y sont déposés pour permettre aux usagers et au personnel de se protéger contre la maladie. Il a instruit les autres services de l’administration publique du département à en faire autant. Le préfet Joachim Apithy se réjouit du respect par les populations des mesures prises jusqu’ici à savoir l’interdiction des manifestations festives, des cultes religieux et des rassemblements sur les espaces publics. Le suivi de ces mesures sera plus corsé dès ce lundi, annonce l’autorité préfectorale. Joachim Apithy rappelle aux fonctionnaires et autres personnes disposant de leurs véhicules privés ou de fonction, qu’ils ne peuvent pas être plus de deux à bord. Personne ne doit se trouver à côté du chauffeur et pas plus d’une personne derrière. Les conducteurs de taxi communément appelés zémidjan ne remorqueront pas plus d’une personne. Les bus, minibus de transport en commun sont quant à eux interdits de circulation. Les syndicats des gares routières ont été sensibilisés à cet effet, assure le préfet. Les marchés seront animés sur la période, mais la distance d’un mètre doit être respectée entre le vendeur et l’acheteur. Seul le transport de marchandises peut se faire sous le regard des forces de sécurité. Le préfet invite les uns et les autres à se munir de leur cache-nez, de leur gel hydroalcoolique ou se laver les mains pour se mettre à l’abri de cette maladie. En tout cas, le préfet rappelle que, tôt ce matin, les éléments de la Police républicaine vont descendre sur le terrain pour veiller à la bonne mise en application des différentes mesures dans le cordon sanitaire des quatre communes de l’Ouémé. Actualités 30 mars 2020


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