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Nouvelles

Examens nationaux de licence et de master : Le Pépes et l’Adépes s’opposent toujours à la réforme

Le Patronat des établissements privés d’enseignement supérieur (Pépes) et l’Association des établissements privés d’enseignement supérieur (Adépes) réaffirment leur opposition à l’organisation des examens nationaux pour l’obtention de la licence et du master pour les étudiants des universités privées. C’est à la faveur d’une conférence de presse organisée, ce mardi 30 mai à Cotonou, pour expliquer les raisons de leur refus aux parents d’étudiants.

Le Patronat des établissements privés d’enseignement supérieur (Pépes) et l’Association des établissements privés d’enseignement supérieur (Adépes) ne décolèrent pas au sujet des examens nationaux de licence et de master auxquels doivent se soumettre leurs étudiants. Ils ont réaffirmé leur opposition à l’organisation de ces examens et exposé les motifs qui sous-tendent leur position aux parents d’étudiants, ce mardi 30 mai à Cotonou.
Selon le président de l’Adépes, Alain Capo-Chichi, l’opposition à ladite réforme est gage d’un avenir meilleur pour les apprenants. A ses dires, l’architecture des études supérieures se fonde principalement sur trois grades universitaires. Il s’agit de la licence équivalent du baccalauréat plus trois années de formation dans le supérieur ou 180 crédits validés ; du master qui équivaut à baccalauréat plus cinq ans à l’université ou 300 crédits validés et enfin du Doctorat, soit le baccalauréat plus huit ans dans l’enseignement supérieur ou 480 crédits validés. Le président renchérit que la période de formation se découpe en semestres de 30 crédits. Ce système de crédits, fait-il savoir, en respect du point 4 de l’article 2 de la directive n°03/2007/CM/UEMOA portant adoption du système Licence, master, doctorat (Lmd) dans les universités et établissements d’enseignement supérieur au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est capitalisable et transférable d’une institution d’enseignement supérieur à une autre sur l’étendue du territoire de l’Union.

Une vieille proposition

Pour lui, l’organisation des examens nationaux de licence et de master constitue un blocage pour les étudiants dans la poursuite de leur formation hors du pays.
Alain Capo-Chichi soutient que la décision gouvernementale d’organiser coûte que coûte les examens nationaux est contraire aux dispositions de l’article 1 du décret n° 2010-272 du 11 juin 2010 portant adoption du système Licence, master, doctorat (Lmd) dans l’enseignement supérieur en République du Bénin. Après avoir évoqué le contenu de l’article 2 de ce même décret, le président de l’Adépes, a estimé que cette réforme des examens nationaux en licence et en master au profit des étudiants, en particulier ceux des établissements d’enseignement supérieur du privé, est surannée. Cette réforme, a-t-il précisé, est une proposition qui date de l’année 2008, une période où le Bénin n’était pas encore dans le système Lmd, a-t-il laissé entendre. Alain Capo-Chichi s’étonne et en appelle à la responsabilité du ministre en charge de l’Enseignement supérieur qui, à l’en croire, a été induit en erreur certainement par les cadres de son département.
Le président du Patronat des établissements privés d’Enseignement supérieur (Pépes), Marcellin Zannou, dit « ne pas parvenir à s’expliquer le silence de l’autorité de tutelle après toutes les démarches entreprises par les structures faîtières pour lui faire part de la gravité d’organiser des examens nationaux de licence et de master au profit des étudiants du privé ». Selon lui, cet acte du ministre de l’Enseignement supérieur n’est pas favorable à l’amélioration du système éducatif supérieur au Bénin. La création de l’Agence nationale d’assurance de la qualité, un vœu du président de la République Patrice Talon, est pour Marcellin Zannou la solution adéquate pour mettre fin aux désordres dans l’enseignement supérieur au Bénin. Le président du Pépes souligne que l’abandon des « pratiques peu recommandables » de certains cadres est l’autre moyen pour endiguer le mal dont souffre l’enseignement supérieur béninois. A cet effet, il évoque la méchanceté humaine dont il est victime depuis le début de ce combat. Il en veut pour preuve le cas du supposé faux diplômé délivré par son établissement et relayé dans la presse lundi 29 mai dernier. « Pourtant, nous ne menons pas ce combat pour notre bonheur mais pour l’avenir des enfants dont nous avons la charge », a-t-il lancé aux parents d’étudiants. Critiquant une fois de plus la réforme, Marcellin Zannou a relevé que, dans un contexte de mondialisation, se soustraire des normes référentielles de l’Uemoa et du Cames serait suicidaire pour les étudiants. Toutefois, il a rassuré les parents d’étudiants de la qualité des formations dispensées par les 52 établissements d’enseignement supérieur en règle par rapport à l’habilitation. Il a sollicité leur accompagnement dans cette lutte pour ne pas compromettre les chances et surtout l’avenir de leurs enfants. Enfin, il a promis des actions allant dans le sens du dialogue pour faire comprendre à la ministre en charge de l’Enseignement supérieur « le drame » derrière la réforme des examens nationaux?

Actualités 31 mai 2017


Drame dans le village Donga à Djougou: Il tue sa femme et se tire une balle dans la poitrine

Un homme s’est tiré une balle en pleine poitrine après avoir abattu de sang-froid son épouse dimanche 28 mai dernier dans le village de Donga dans l’arrondissement de Bariénou.

Moïse Esaïe tel que le nomme Abdoulaye Zoumarou, chef du village de Donga, est allé voir sa femme Awa qui s’est retranchée au domicile de son vieil oncle, à la suite d’une mésentente conjugale. Croyant qu’il a entrepris les démarches pour ramener son épouse dans leur foyer, l’entourage a jugé sa décision sage et l’a laissé échanger avec cette dernière sans soupçonner la moindre animosité à l’égard de sa conjointe. Mais mal lui en a pris quand il s’est retiré après quelques minutes d’échanges pour dégainer une arme qu’il avait sans doute cachée pour tirer à bout portant sur Awa qui s’écroule, atteinte au cou. Aussitôt le forfait commis, il retourne l’arme contre lui-même et se tire une balle en pleine poitrine et meurt sur le champ à cinq mètres du corps gisant au sol de son épouse. Cette dernière conduite dans un centre de santé à Anour, à quelques kilomètres de là, décède des suites de sa blessure.
Agé d’une quarantaine d’années, le forcené jouirait de toutes ses facultés mentales et passe pour un homme sans histoire. Il prêcherait même la bonne nouvelle au sein d’une église évangéliste de la localité. Séparé de sa première femme avec qui il a eu des enfants, il s’est remarié à Awa et menait à ses côtés une vie paisible jusqu’à ce qu’un grabuge ne la contraigne à quitter le domicile conjugal.
La brigade territoriale de Djougou alertée par Sabouya Oméga, chef de l’arrondissement de Bariénou, a fait les constats d’usage. Mais jusque-là le mobile de ce drame reste inconnu même si tout porte à croire à un acte prémédité et lié à un probable refus de l’épouse à regagner le domicile conjugal¦

Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga

Société 31 mai 2017


Fait divers: Charcuté pour s’être introduit dans la cabane d’une femme mariée

Le hameau de Dagnon dans le village de Potokoui dans l’arrondissement de Bariénou a vécu un drame des plus insolites, lundi 29 mai dernier.

En tentant de s’introduire dans la hutte d’une femme mariée, un Peulh s’est fait charcuter. Le drame qui s’est produit aux environs de 20 h n’aura aucunement affecté la petite communauté de Peulhs qui considère cet acte comme une légitime riposte. L’homme qui convoiterait une femme d’autrui, selon les témoignages, serait entré dans la cabane du couple au moment de la prière. L’époux qui priait a été alerté par les cris des enfants qui ont pu remarquer dans la pénombre la silhouette de l’intrus. Ce dernier affolé a pris ses jambes au cou. S’en suit une course entre lui et ses poursuivants armés de gourdins et de machettes. Rattrapé par la foule, il succombera aux coups et blessures, confirme Sabouya Oméga, chef de l’arrondissement de Bariénou, très affecté par cet acte de violence¦

Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga

Société 31 mai 2017


Syndrome d’alcoolisation fœtale: Un risque méconnu par les femmes enceintes

La consommation de l’alcool est une pratique courante dans notre société. Sa consommation abusive est source de nombreux problèmes de santé. Elle l’est davantage pour la femme enceinte qui expose son enfant au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), un risque largement méconnu.

La consommation abusive de l’alcool est à l’origine de nombreux problèmes de santé tels que les troubles mentaux et comportementaux, la dépendance à l’égard de l’alcool, la cirrhose du foie, certains cancers. Elle occasionne également des traumatismes résultant d’actes de violence et d’accidents de la circulation. Lorsque la femme enceinte s’adonne à cette pratique, elle s’expose non seulement aux risques sus-énumérés mais expose au même moment son enfant à un problème de santé assez méconnu : le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). « La consommation d’alcool en grande quantité est la cause directe du syndrome d’alcoolisation fœtale », souligne Svetlana Popova, chercheur principal chargé de l’épidémiologie de la consommation d’alcool pendant la grossesse. Dans une interview publiée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), elle explique que, selon les estimations, une femme sur 10 en moyenne dans le monde consomme de l’alcool pendant la grossesse et que 20% de ces femmes en consomment en grande quantité, c’est-à-dire qu’elles prennent quatre boissons alcoolisées ou plus en une seule fois. Le drame, c’est que la plupart le font en ignorant qu’elles sont enceintes et boivent au premier stade de leur grossesse. Cela est très inquiétant, souligne le chercheur.
« Même pour le secteur de la santé, les troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale sont relativement nouveaux. Nous comprenons maintenant mieux par quels mécanismes l’alcool a des effets nocifs sur le fœtus mais cela ne s’est pas traduit par une meilleure connaissance des risques par le grand public », constate-t-elle.
Une thèse que confirme Dr Daouda Sikirou, gynécologue obstétricien à Cotonou. Selon lui, « Les risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse, dont le syndrome d’alcoolisation fœtale, restent méconnus du grand public et mal évalués par les professionnels de santé ». Il explique que « Ce terme se rapporte à un tableau clinique, caractéristique de dégâts organiques et psychosociaux affectant un nouveau-né et dus à la consommation d’alcool excessive et/ou chronique de la mère pendant la grossesse ». Il est clair que tout ce que la femme enceinte fait et consomme pendant la grossesse impacte directement le fœtus. « Lorsqu’une femme enceinte boit de l’alcool, celui-ci ainsi que le produit de sa dégradation (l’acétaldéhyde) passent directement du placenta dans le sang de l’enfant à naître », précise Dr Daouda Sikirou.
Même s’il n’y a pas une estimation statistique de la consommation d’alcool chez la femme enceinte dans notre contexte, le Dr Sikirou soutient que le problème existe et il est bien réel. « Certaines femmes ignorent que la plupart des bières sont alcoolisées », ajoute-t-il.
Svetlana Popova affirme que « Toutes les femmes enceintes qui boivent de l’alcool ne donnent pas forcément naissance à un enfant porteur d’un syndrome d’alcoolisation fœtale, car la quantité d’alcool consommée n’est pas toujours la même et chaque mère, chaque fœtus a des capacités différentes de métaboliser l’alcool et de nombreux autres facteurs peuvent influer sur leur vulnérabilité ». Selon ses estimations, une femme sur 67 consommant de l’alcool pendant la grossesse donnera naissance à un enfant porteur d’un SAF, ce qui signifie qu’environ 119 000 enfants naissent atteints de ce syndrome chaque année dans le monde.

Zéro alcool pendant la grossesse 

Les conséquences de la consommation d’alcool par la femme enceinte sont multiples, irréversibles et impactent largement depuis la naissance jusqu’à l’adolescence et à l’âge adulte. Et tous les organes peuvent être touchés. Parlant des conséquences de la consommation de l’alcool sur l’embryon et le fœtus, Dr Sikirou indique que « L’alcool est responsable d’une dégénérescence neuronale par apoptose (mort programmée des neurones). Cette neurodégénérescence se déroule à partir du 6e mois de grossesse ». De même, poursuit-il, le SAF se caractérise chez l’enfant par un retard de croissance, des malformations cranio-faciales, des malformations congénitales et des déficits cognitifs et comportementaux. Au nombre des symptômes physiques qui peuvent faire partie du SAF, il cite : le poids et la taille au-dessous de la moyenne, petit pourtour crânien (microcéphalie), plis aux coins des yeux, petite ouverture des yeux, nez court et aplati, fine lèvre supérieure, absence de couloir entre la lèvre supérieure et le nez. A cela s’ajoutent les troubles neuropsychologiques spécifiques dont les troubles du sommeil, la réduction du réflexe de succion chez le nouveau-né, le retard dans le développement mental, les troubles de l’attention et de la mémoire, les troubles de l’élocution et de l’ouïe.
Pourtant, ces effets peuvent être évités. « Zéro alcool pendant la grossesse », tel est le message que le Dr Sikirou envoie à toutes les femmes enceintes. Au-delà de la sensibilisation de la population générale sur cette problématique, il souhaite que les femmes enceintes soient davantage informées des effets nocifs de la consommation d’alcool pendant la grossesse et des risques pour leur fœtus. En informant systématiquement  les femmes ainsi que leurs partenaires, on peut les encourager à la plus grande prudence en matière de consommation d’alcool car aucune femme, encore moins son partenaire, ne souhaite avoir un enfant malade ou handicapé.

Santé 30 mai 2017


Assemblée nationale: Le groupe parlementaire « La voix du peuple » enfin validé

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a finalement déclaré recevable la naissance du groupe parlementaire « La voix du peuple » présidé par Issa Salifou alias Saley.

Le député Issa Salifou alias Saley a réussi à sauver, ce lundi 29 mai, son groupe parlementaire « La voix du peuple» qu’il tente de créer depuis le mardi 23 mai dernier. Cette création a été possible suite à la clarification de la position jusque-là instable de son collègue Ahmed Tidjani Obo Affo, membre de ce groupe, qui faisait des va-et-vient entre ses ancien et nouveau groupes parlementaires « Nation et développement» et « La voix du peuple ». La dernière lettre de démission de l’intéressé, en date du vendredi 26 mai dernier, du groupe « Nation et développement » que préside Rosine Vieyra Soglo a été déclarée recevable, ce lundi 29 mai, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. La déclaration de constitution de ce groupe parlementaire peut être dès lors à nouveau lue suite à l’invalidation de ce groupe en conséquence du retrait du député de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) juste après sa première création le mardi 23 mai dernier.
La lecture de la déclaration a été faite ce lundi 29 mai par le député Mohamed Atao Hinnouho. Mais le texte a été légèrement modifié par rapport à la déclaration de 23 mai dernier. Le député a dénoncé le régime du président de la République, Patrice Talon. Selon lui, le taux de chômage a évolué de façon galopante, la sécurité alimentaire a pris un grand coup et le panier de la ménagère est quasiment vide. Le groupe parlementaire se réjouit du rejet de la prise en considération du projet de révision de la Constitution par 23 députés. «Nous, signataires de la présente déclaration, réunis au sein du groupe parlementaire ''La voix du peuple'' sommes certains que ce vote, loin d’avoir apporté une satisfaction aux besoins les plus pressants de la population, a apporté indubitablement sa part de consolidation de la paix sociale et à l’apaisement des différentes tensions enregistrées ça et là », souligne Mohamed Atao Hinnouho. Les neuf députés membres du groupe parlementaire dont Jean-Marie Allagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Nourénou Atchadé, Ahmed Tidjani Obo Affo, Simplice Codjo Dossou y compris les deux autres cités supra, sont déterminés à poursuivre le combat législatif « non pas pour assouvir les aspirations d’un clan ou d’un groupe d’intérêt particulier, mais plutôt pour exprimer la volonté du peuple dont nous tirons la légitimité de notre mandat ». Le groupe parlementaire « La voix du peuple » se réserve le droit de soutenir « toute initiative allant dans l’intérêt du peuple et de dénoncer celle tendant à la restriction des libertés, la remise en cause des acquis démocratiques et tendant à favoriser les abus du pouvoir, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme et la confiscation du pouvoir »¦
Le groupe parlementaire de Rosine Vieyra Soglo dissout

L’honorable Rosine Vieyra Soglo a perdu depuis ce lundi 29 mai, son statut de président de groupe parlementaire « Nation et développement ». Son groupe a été dissout suite à la démission du député Ahmed Tidjani Obo Affo au profit du nouveau groupe parlementaire « La voix du peuple » créé hier et présidé par Issa Salifou alias Saley. Le groupe « Nation et développement » est désormais réduit à huit membres alors que le Règlement intérieur exige au moins neuf députés. La dame de fer de la Renaissance du Bénin (Rb) est désormais sans groupe. Rosine Vieyra Soglo rejoint ainsi la liste de ses autres collègues présidents de groupes parlementaires Barthélémy Kassa, André Okounlola et Mathurin Nago ayant déjà perdu leurs fauteuils.
A l’heure actuelle, l’Assemblée nationale compte cinq groupes parlementaires. Il y a celui du Parti du renouveau démocratique (Prd) d’Augustin Ahouanvoèbla, «Bénin uni et solidaire (Bus)» de Bonaventure Aké Natondé, « Peuple d’abord » de Garba Yaya, de l’Union fait la Nation présidé par Antoine Kolawolé Idji et « La voix du peuple » de Issa Salifou¦

Th. C. N.

Politique 30 mai 2017


Site éco-touristique de la forêt classée de Pahou: Sur les sentiers des merveilles de la biodiversité

Le site éco-touristique de la forêt classée de Pahou dans la commune de Ouidah constitue un parcours régénérateur. Entretenu par les agents de la direction générale des Eaux, Forêts et Chasses, son utilité a été encore réaffirmée, lundi 22 mai dernier, lors de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité au Bénin.

La diversité des espèces dans la nature contribue à l’équilibre de l’écosystème et favorise la vie. Une randonnée au cœur du site éco-touristique de Pahou dans la commune de Ouidah montre toute l’importance de la biodiversité.
« Nos grands parents et leurs géniteurs tiraient tout de la forêt. Cette culture existe encore de nos jours… », affirme l’adjudant-chef Josué Kpétéré des Eaux, Forêts et Chasses, qui nous introduit dans la forêt classée de Pahou. Pour la randonnée, deux différents circuits sont prévus. Le plus court qui prend une demi-heure environ est réservé aux enfants et aux jeunes, tandis que l’autre plus long que les plus âgés empruntent, prend presque deux heures. C’est à ce périple que les officiels et autres curieux ont été soumis, lundi 22 mai dernier, lors de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité au Bénin. Un site riche en énergie et qui regorge de différentes espèces notamment les arbres de tailles variables et de lianes qui ont besoin de lumière pour opérer la photosynthèse. D’où la nécessaire présence de tranchées utiles tracées à cette fin.
Pour ce qui est de la photosynthèse, elle révèle chez les plantes vertes et certaines bactéries, le processus de fabrication de matière organique à partir de l’eau et du dioxyde de carbone de l’atmosphère, utilisant la lumière solaire comme source d’énergie et qui produit un dégagement d’oxygène (par opposition à la chimiosynthèse).
Sur le parcours, croît l’espèce dénommée antiaristoxitaria. C’est à elle, selon l’adjudant-chef, que les scientifiques ont emprunté la faculté de résistance à l’air dans le cadre de la fabrication des trains à grande vitesse (Tgv) pour affronter les longs voyages. Ce qu’on appelle bio-mimétisme, précise l’adjudant-chef. Il s’agit d’une démarche d’innovation durable qui consiste à transférer et à adapter à l’espèce humaine les solutions déjà élaborées par la nature (flore et faune).
En matière de transfert, les oiseaux sont des ouvriers ou de potentiels acteurs. Ils ingèrent des fruits qu’ils éjectent par leurs fientes, se posant d’arbre en arbre. On assiste au transport de graines ingérées qui éjectées, poussent. Certaines espèces migrent par ce biais d’une région à une autre, d’où leur présence à certains endroits où ils ne sont pas censés se retrouver.

Autres curiosités

De même, il est curieux de voir le palétuvier qui se développe généralement dans un écosystème marin ou salé donc au bord de la mer, en pleine forêt. Ce qui fait dire à l’adjudant-chef que cette espèce « pousse avec des racines aériennes pour s’adapter au nouvel écosystème ». L’autre explication est que par suite d’inondation, la salinité et d’autres phénomènes biologiques ont permis à certaines espèces de pousser ailleurs.
On découvre les ignames sauvages non comestibles qui entourent leurs tubercules de protection. Elles sont utiles sur le plan médicinal, car elles permettent de disposer des corticoïdes utilisés en médecine.
Tout se renouvelle dans la nature, explique notre guide qui évoque les lâchers qui ont été prévus pour aider au repeuplement de certaines espèces qui tendent à disparaître. Des varans ont été lâchés en pleine forêt et d’autres au bord du lac Toho. Sur le parcours, des caméléons ont été aussi lâchés dans la zone où prolifèrent les insectes. Il y avait également des singes.
« La nature n’a pas de prix. La valeur monétaire de la nature en particulier les biens et services qu’elle nous offre, comme l’eau, la nourriture, l’énergie et l’air pur est énorme », soutient Yantibossi Kiansi, directeur de cabinet du ministère en charge du Tourisme, qui a participé à la randonnée. Pour lui, certains estiment cette valeur à plusieurs fois le total du produit intérieur brut mondial.
« Les bienfaits des écosystèmes qui contiennent la diversité biologique sont très largement répandus », révèle le directeur de cabinet, car ils recueillent et conservent l’eau, stabilisent les sols, favorisent la diversité génétique et constituent un puissant facteur de régulation du climat et des gaz à effet de serre.
Des bénéfices que procure l’espace éco-touristique de Pahou et qu’il faut dupliquer, préconise Séverin K. N’Sia, directeur général des Eaux, Forêts et Chasses¦

Environnement 30 mai 2017


Aménagement et bitumage de la route Natitingou-Boukombé-Korontière: L’espoir de voir le calvaire des populations prendre fin

Les populations de Natitingou, de Boukombé et leurs voisins des localités du Togo nourrissent, depuis vendredi 26 mai dernier, l’espoir de voir l’une des voies les plus impraticables du pays aménagée et bitumée. Le calvaire tant décrié sur l’axe Natitingou-Boukombé connaîtra son terme au bout de trente mois de travaux lancés officiellement par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey.

La route Natitingou-Boukombé-Korontière sera une réalité d’ici trente mois, a laissé entendre Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports, vendredi dernier au lancement officiel des travaux d’aménagement et de bitumage dans la Cité des tatas. D’un coût global de 69 309 917 667 F Cfa, cette route longue de 60 km sera constituée d’une chaussée revêtue de 7,20 m de largueur et composée de deux voies de 3 mètres chacune. Un ouvrage qui va mettre fin aux peines des usagers contraints à l’extrême prudence sur la voie.
« Aménager et bitumer la route Natitingou-Boukombé-Korontière a toujours été proposé, promis avec insistance mais jamais réalisé. Les hommes politiques qui se sont succédé depuis le renouveau démocratique surtout, en ont fait leur appât auprès des populations pour se faire pleines les urnes lors des différentes élections qui s’organisaient », s’est rappelé le maire Richard Yatté Nambime, avant de dire toute sa satisfaction devant cet acte qu’il considère comme celui de développement pour désenclaver une localité aux multiples potentialités et non comme une promesse électorale.
Le lancement des travaux de construction de la route Natitingou-Boukombé-Korontière revêt, aux yeux de Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, une portée à la fois historique et socio-économique au regard de la longue et légitime attente des populations du département s’agissant du développement des axes routiers. Et face aux nombreuses promesses non tenues par le passé, elle a soutenu que des leçons ont été tirées par le Gouvernement du président Patrice Talon pour que les travaux démarrent effectivement et s’achèvent dans les délais contractuels. Le projet, a-t-elle indiqué, au-delà d’impulser une dynamique à l’économie locale, permet de renforcer l’intégration sous-régionale par la libre circulation des personnes et des biens et la facilitation des relations commerciales entre le Bénin et le Togo. Son impact dans la promotion du secteur touristique a également été souligné par Ange N’koué, ministre du Tourisme et de la Culture.
La concrétisation dudit projet, informe le ministre Hervé Hêhomey, tient de l’intérêt que porte le Gouvernement à l’amélioration des conditions de vie des populations béninoises. Jamais revêtue, cette voie aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé, reconnaît-il, préoccupe au plus haut niveau et l’aménager et la bitumer constitue un signal fort et témoigne à n’en point douter de la volonté du chef de l’Etat de s’investir résolument sur la voie du développement¦

Actualités 29 mai 2017


Ordonnance de non-lieu dans l’affaire Ppea II: Des Osc invitent le Gouvernement à interjeter appel

Les Organisations de la Société civile ne sont pas contentes du non-lieu prononcé par la justice, il y a quelques jours, dans l’affaire de détournement de fonds du Programme pluriannuel d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement phase II (PpeaII). Elles l’ont manifesté, mercredi 24 mai dernier, à travers une déclaration publique dans laquelle elles crient leur indignation et invitent le Gouvernement à interjeter appel.

Les Organisations de la Société civile manifestent leur mécontentement par rapport à la tournure que prend l’affaire de détournement des fonds du Programme pluriannuel d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement dans sa phase II (PpeaII), après l’ordonnance du non-lieu prononcé par la justice le 15 mai dernier. Dans une déclaration rendue publique mardi dernier et lue par Gustave Assah, le Réseau Social Watch, la Maison de la Société civile et le Changement social pour la promotion des droits humains au Bénin crient leur indignation.
Ces organisations de la Société civile (Osc) affirment leur attachement à la séparation des pouvoirs tels que l'Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, de même qu’au respect des décisions de justice tout en réaffirmant leur foi au principe de double degré de juridiction. Elles demandent au Gouvernement, en l’occurrence au Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de donner des instructions au Procureur général de la République près la Cour d’appel de Cotonou, au nom de l’intérêt public et de l’ordre public, d’interjeter, le plus tôt possible, appel contre l’ordonnance du 15 mai 2017 du juge d’instruction relativement au dossier. . Cela, conformément à l’article 200 de la loi 2012-15 portant Code de procédure pénale en République du Bénin. Tout en réaffirmant leur disponibilité à accompagner le Gouvernement dans son engagement à lutter contre l’impunité, gage d’un développement réel, les Osc estiment qu’il est nécessaire de sauvegarder les bonnes relations entre le Bénin et ses partenaires et en particulier entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas.
Dans la déclaration des Osc, Gustave Assah a rappelé que le candidat Patrice Talon, lors de la campagne pour la présidentielle 2016, avait affiché son engagement à lutter contre la corruption et l’impunité. Ce qu’il a réaffirmé après son élection. C’est pourquoi, il l’invite maintenant à manifester cette volonté en demandant au Garde des Sceaux, ministre de la Justice, d’instruire le Procureur général de la République près la cour d’appel de Cotonou, à interjeter appel pour faire la lumière sur cette affaire afin de soigner l’image du Bénin au plan international.

Rappel

Suite à l’audit annuel prévu pour toutes les opérations exécutées à tous les niveaux central, déconcentré et communal, le cabinet Fudicia Consulting Group (FCG) a révélé à travers le rapport de l’année 2014, de graves irrégularités notamment au ministère en charge de l’Eau portant sur un montant de plus de 4,33 milliards de francs Cfa. C’était en avril 2015. C’est ainsi que le 6 mai de la même année, l’ambassade du Royaume des Pas-Bas près le Bénin a adressé une « notification d’arrêt des activités du Ppea II (2013-2015) et de suspension des autres programmes avec le Gouvernement ». Dans la notification, il est précisé que la reprise de la coopération entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas dépendra de plusieurs conditions dont notamment « la situation des responsabilités légales à tous les niveaux et la prise des mesures appropriées y inclues juridiques ».
Le Gouvernement du président Boni Yayi dans le temps a réagi. Des cadres de la direction générale de l’Eau sont gardés à vue suite à leur interpellation par la Brigade économique et financière. Au même moment, la partie néerlandaise réclame l’audit d’un cabinet international pour faire toute la lumière sur l’affaire, proposition acceptée par le Gouvernement béninois. La démission du ministre Barthélemy Kassa, alors ministre en charge de l’Eau dont le nom a été cité dans l’affaire, intervient le 12 mai 2015. Et le 16 mai 2015, il sera installé à l’Assemblée nationale en tant que député.
L’audit réclamé par les Pays-Bas a été réalisé avec le cabinet conseil américain Kroll. Le rapport de ce cabinet indique un détournement de 2,6 milliards de francs Cfa dans le Ppea II et 5 milliards F Cfa disparus dans d’autres ministères. L’identité des auteurs a été révélée dans le rapport. La poursuite judiciaire des mis en cause dont les cadres de l’administration a été ordonnée. Le ministre Barthélemy Kassa a été cité par le rapport. Un Conseil extraordinaire des ministres en date du lundi 27 juillet 2015 a statué sur la suite à donner au rapport Kroll. A l’issue du Conseil, le ministre en charge de la Justice a été instruite pour saisir l’Assemblée nationale afin que la procédure de poursuit judiciaire contre le ministre Barthélémy Kassa soit engagée. Mais la demande de levée de l’immunité du député Kassa sera rejetée par les députés.

Société 26 mai 2017


Retombées des visites du chef de l’Etat à l’extérieur: L’Arabie Saoudite et l’Inde prêtes à accompagner le développement du Bénin

Le ministre des Affaires étrangère a fait, mercredi 24 mai dernier à Cotonou, le point de la visite du chef de l’Etat en Arabie Saoudite et en Inde. Selon Aurélien Agbénonci, les deux pays ont affiché leur volonté d’accompagner le Bénin dans plusieurs domaines.

La visite du chef de l’Etat en Arabie Saoudite a été l’occasion pour lui de participer au sommet arabo-islamo-américain qui a eu lieu à Riyad le 21 mai dernier. Le président de la République qui était l’invité d’honneur de cette conférence au même titre que son homologue sénégalais a pu participer à des échanges relatifs à la lutte contre le terrorisme. Ce déplacement a également permis au président Patrice Talon d’avoir un entretien avec le roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud d’Arabie Saoudite. Cette rencontre a permis au roi d'Arabie Saoudite d’insister sur le renforcement de la coopération entre les pays membres de l’Organisation de la Coopération, islamique (Oci) dont le Bénin et les Etats-Unis pour que la sécurité, la paix et le développement soient assurés pour les populations, a laissé entendre le ministre des Affaires et de la coopération, Aurélien Agbénonci, au cours d’un point de presse qu’il a animé mercredi 24 mai dernier pour faire le point de cette sortie.
Le président de la République a aussi échangé, à l’occasion, avec le président des Etats-Unis Donald Trump.
A cette occasion, poursuit-il, le président Donald Trump a appelé à l’unité pour plus d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme et a assuré ses partenaires du soutien de son pays. Le président Patrice Talon a également participé à l’inauguration du Centre global de la lutte contre l’idéologie extrémiste qui se tenait en marge de cette conférence. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, il s’agit d’un centre qui a été construit avec des moyens importants et qui dispose d’une technologie de dernière génération pour traquer tout ce qui peut utiliser les moyens technologiques pour concourir à la promotion du terrorisme. « Il est souhaité, affirme le ministre, que les Etats membres de l’Oci puissent coopérer aux actions qui seront menées par ce centre qui est basé à Riad et à une capacité d’intervention qui sorte du cadre géographique du royaume d’Arabie Saoudite.»

L’Inde, un partenaire sûr

Le président Patrice Talon a également eu une rencontre bilatérale avec le Premier ministre indien Narendra Modi. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur la nécessité de redynamiser les accords qui ont été signé entre les deux pays en 2009. L’Inde a marqué son accord pour soutenir le Bénin et apporté son expertise dans plusieurs domaines tels que la santé, la technologie. Le président de la République a souhaité que l’Inde puisse participer à la mise en place et à l’opérationnalisation du projet dénommé « La cité internationale aux innovations et du savoir). « Par cette participation de l’Inde, nous pourrions concrétiser cette coopération en réactivant l’accord qui avait été signé avec l’Inde pour créer un centre en matière de nouvelle technologie au Bénin», a indiqué le ministre en charge des Affaires étrangères.
En marge de cette conférence, Le président Patrice Talon a eu des entretiens avec plusieurs chefs d’Etat de la sous-région Ouest-africaine dans le cadre d’une coopération bilatérale.
Il a également rencontré quelques dignitaires des pays du Golf avec lesquels le Bénin souhaite développer des actions de coopération. A cette occasion, l’Emir du Qatar et le Sultan de Brunei ont souhaité une visite officielle du chef de l’Etat béninois, dans leurs pays respectifs, et ce dans un avenir plus proche en vue d’explorer d’autres possibilités de coopération.

Le Bénin pourrait abriter l’un des bureaux de la Bad

La visite de travail du chef de l’Etat s’est poursuivie à Ahmedabad en Inde, où le président Patrice Talon a participé à la 52e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (Bad) et à la 43e assemblée du conseil des gouverneurs du Fonds africain pour le développement. Le chef de l’Etat béninois a manifesté son intérêt pour le thème de ces assemblées, à savoir
«  transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique ». Le président Patrice Talon a eu un tête-à-tête avec Akinwumi  Adesina, président de la Banque africaine de développement (Bad) qui a salué l’engagement du Bénin aux côtés de son institution. Le président de la Bad a même indiqué que le Bénin est en bonne position pour accueillir l’un des deux bureaux de la Bad qui s’ouvriront très prochainement en Afrique. Le chef de l’Etat a eu l’occasion de se prononcer sur les priorités de la Bad à savoir « éclairer et nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer les conditions de vie des populations.» Des priorités qui ressemblent à celles contenues dans le Programme d’action du Gouvernement (Pag). Il a également participé à une table ronde qui s’est penchée sur la coopération entre l’Afrique et le continent asiatique. L’objectif était de permettre à l’Afrique de s’inspirer des exemples des pays asiatiques particulièrement l’Inde pour accélérer son développement en créant des conditions qui peuvent permettre un décollage réel des économies africaines.

Actualités 26 mai 2017


Protection de la côte à l’Est de Cotonou: Des mesures urgentes pour la 2e phase du projet (Compte rendu du Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 24 mai 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, les dossiers suivants ont été approuvés.

I. Au titre des mesures normatives.: Les projets de décrets ci-après ont été adoptés :

1.1 Projet de décret portant nomination de commissaire-priseur.

En application de l’article 21 de la loi n° 2004-04 du 29 mai 2004 portant statut des commissaires-priseurs en République du Bénin, le Conseil des ministres a adopté le décret portant nomination de madame Bernadette ADANDE en qualité de commissaire-priseur à Abomey-Calavi.
Cette nomination intervient après la création de nouvelles charges par décret n° 2016-747 du 07 décembre 2016 portant création de charges de commissaires-priseurs près les tribunaux du Bénin.
Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a été instruit de prendre les dispositions nécessaires pour la prestation de serment par l’intéressée.

1.2 Projet de décret portant création, composition, attributions et fonctionnement de l’Unité Spéciale d’Orientation et du Comité de Suivi et d'Appui à l'exécution des mesures d'assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo.

Dans le cadre de l’assainissement et de la réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo, le Conseil des ministres a adopté le présent décret qui permettra d'engager des actions à court, moyen et long termes pour l’accroissement de la production halieutique et le développement de la filière crevette.
Le ministre de l’Economie et des Finances a été instruit de mettre à la disposition de l’Unité spéciale d’Orientation et du Comité de suivi et d’appui à l’exécution des mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo, les ressources nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

II. Au titre des communications.

2.1 Mesures urgentes pour le démarrage effectif des travaux de la deuxième phase du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou.

Le Conseil des ministres a examiné une communication du ministre du Cadre de vie et du Développement durable relative aux mesures urgentes à prendre pour le démarrage effectif des travaux de la deuxième phase du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou.
Le Conseil, en approuvant la communication, a autorisé la mise en place d’un comité interministériel de négociation et de dédommagement des personnes affectées par le projet.
Le ministre de l’Economie et des Finances mettra à la disposition du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, les ressources nécessaires pour le dédommagement des intéressés,
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre des Infrastructures et des Transports, le ministre de la Défense nationale, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, sont également instruits d'accomplir les diligences qui leur incombent, en vue de la libération, à temps, des emprises identifiées pour les travaux.

2.2 Participation du Bénin à des rencontres internationales.

Le Conseil des ministres a autorisé la participation de notre pays à la réunion du groupe de travail du Comité des pêches pour le centre ouest du Golfe de Guinée (CPCO), qui se tiendra à Lagos, au Nigeria, du 25 au 26 mai 2017.

2.3 Comptes rendus de missions à l'étranger.

Le Conseil des ministres a approuvé le compte rendu de la participation de notre pays :
- à la 34e session du Conseil des Droits de l’Homme, qui s’est tenue à Genève, en Suisse, du 27 février au 24 mars 2017;
- à la cérémonie de passation de charge entre les présidents entrant et sortant du sous-comité « Décentralisation et Gouvernance locale » de la Commission technique spécialisée (CTS N°8) de l’Union Africaine, qui a eu lieu à Nouakchott, en Mauritanie, du 10 au 1 I avril 2017 ;
- à la mission d'étude et d’échanges dans le cadre de la mise en place du fichier unifié du personnel de l’Etat, qui s’est déroulée à Dakar, au Sénégal, du 20 au 24 février 2017.

II- Au titre des mesures individuelles

Monsieur Evariste AGLI, directeur général de l’Office béninois de Recherches géologiques et minières (OBRGM), est relevé de ses fonctions n

Fait à Cotonou, le 24 mai 2017.

Le secrétaire général du Gouvernement,

Édouard OUIN-OURO

Actualités 26 mai 2017


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