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Nouvelles

Lutte contre la propagation du Covid-19: Report de toutes ses manifestations culturelles, artistiques et touristiques
Le tourisme, l’art et la culture en pause. La raison, le Covid-19. A travers un communiqué de presse rendu public ce mardi, le ministre en charge de la Culture demande le report de toutes les activités concernant les secteurs sous sa tutelle. «Il est demandé aux acteurs culturels, artistiques et touristiques, de procéder au report de leurs différentes activités ». Recommandation adressée aux acteurs culturels, artistiques et touristiques du Bénin par leur ministre de tutelle, Jean Michel Abimbola. Un communiqué de presse signé du secrétaire général du ministère en charge de la Culture invite, dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19, les acteurs culturels, artistiques et touristiques invités à sursoir à leurs activités. Ce même canal a été choisi pour rappeler à ces acteurs les mesures et les consignes préventives individuelles et collectives diffusées par les autorités. Lesquelles visent à limiter la propagation du Covid-19. Un peu plus tôt toujours dans la journée de ce même mardi, le centre culturel Arttistik Africa à travers un communiqué de presse avait annoncé la fermeture de ses portes pour une période de deux mois. Il est évoqué entre autre comme raison par le promoteur Ousmane Alédji, le Covid-19. Il n’est pas exclu que d’autres espaces culturels empruntent la même direction. Ceci, pour respecter les injonctions du gouvernement invitant tous les Béninois à poser des actes qui permettent d’éviter la propagation du Covid-19. Pour rappel, cinq cas positifs sont enregistrés pour le moment au Bénin. Culture 24 mars 2020


Grosse perte pour la musique africaine: Le Coronavirus emporte Manu Dibango
Le célèbre saxophoniste camerounais Manu Dibango n’est plus.Contrôlé positif au Coronavirus il y a quelques jours, l’homme du Saxo a tourné dos à la scène à 86 ans. « Une voix s’élève au lointain C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Manu Dibango, notre Papy groove, survenu le 24 mars, des suites du Covid-19 », ont annoncé ses proches. L’information est reprise par la plupart des médias du monde qui annonce « le premier grand décès lié au Coronavirus ». Légende de la musique africaine, auteur d’un des plus grands tubes planétaires de la world music « Soul Makossa » paraissait pourtant bien en forme dernièrement avant sa contamination à la pandémie du moment, aux dires de son entourage. Grosse perte pour la musique africaine et mondiale avec le décès de l’homme au large sourire et au crâne rasé, reconnaissable avec son saxo dont il se séparait rarement. Il y a quelques mois en arrière, la célébration de ses 60 ans Manu Dibango avait largement fait parler de lui et de ses nombreux succès. Son inhumation aura lieu dans les prochains jours dans la stricte intimité familiale. Adieu l’artiste !     Culture 24 mars 2020


Appui de la Badea et du Fonds saoudien pour le développement: 62 milliards F Cfa pour un accès durable à l’électricité
Doter le Bénin d’infrastructures appropriées pour un accès durable et sécurisé à l’électricité sur toute l’étendue du territoire national. C’est l’objectif du séjour au Bénin d’une mission conjointe de la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) et du Fonds saoudien de développement (Fsd), du 21 au 29 octobre 2019. D’un coût global de 62 milliards F Cfa, le financement concessionnel accordé par la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) et le Fonds Saoudien pour le développement (Fsd) au Bénin vise à développer l’accès durable à l’électricité de qualité pour les usages domestiques, commerciaux et industriels dans le respect des normes de sécurité, environnementales et sociales avec un taux national de 75 % d’ici 2025 dont 50 % en milieu rural et 90 % en milieu urbain et une bonne tenue du plan de tension à tous les nœuds à l’horizon 2025. Coordonné par le ministre Zul-Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, le financement de la Badea consiste à réaliser une première phase du projet dont les objectifs spécifiques permettent de développer le réseau de transport pour l’alimentation en énergie électrique de la Zone franche industrielle de Semé-Kpodji et le futur aéroport de Glo-Djigbé. Il permet aussi de sécuriser l’alimentation en énergie électrique des logements sociaux et de la cité administrative de Ouèdo dans la commune d’Abomey- Calavi et de développer de façon significative l’électrification des centres urbains dans les différents départements. Au cours de la mise en œuvre de ce projet, il s’agira d’une part de concevoir, de fournir et de construire des réseaux de transport 330 Kv, 161 Kv, 63 Kv et d’autres part de répartir 33 Kv pour un quadrillage adéquat du territoire pour une meilleure maitrise de tensions, des pertes techniques et du développement de la charge industrielle dans l’ensemble du pays sans oublier la conception, la fourniture et la construction de sous-stations 161/63 Kv et 63/15-20 Kv. En ce qui concerne les travaux de génie civil, de fourniture et de montage électrique du projet, ils regroupent deux volets dont le volet distribution Hta et Bt qui concerne la construction de 335 km de lignes Hta et 220 km de lignes Bt, la pose de 240 transformateurs de distribution Hta/Bt ainsi que le branchement de 60 000 nouveaux clients Bt. Le deuxième volet lignes Htb et postes associés prend en compte la construction de 15 km de lignes souterraines 161 Kv et poste 161/63 Kv, la construction de 25 km de lignes souterraines 63 Kv de Maria Gléta à l’aéroport de Glo-Djigbé et poste 63/20 Kv-2x2 Mva à l’aéroport de Glo-Djigbé, ainsi que la coupure d’artère sur la ligne Htb à Ouèdo et la construction du poste 161/20 Kv-2x50Mva. Coopération dynamique Ainsi, les études environnementales et sociales consisteront à identifier au cours de ce projet, les impacts positifs, négatifs, les mesures d’atténuation et d’élaborer le plan de gestion environnementale et sociale du projet. De même, l’Etat prendra en charge les frais d’expropriation et d’indemnisation des populations affectées par les activités du projet. Il sera procédé aussi au renforcement de capacité des cadres et techniciens de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) en termes de conception, de gestion et d’exploitation des équipements du réseau électrique. Une stratégie et un plan de communication seront mis en place afin de donner une visibilité au projet sans oublier la réalisation annuelle de son audit comptable et financier par les bureaux d’audit locaux agréés et sélectionnés par appel d’offres local. Ces projets sont à l’actif du président Patrice Talon, cheville ouvrière de la rédynamisation de la coopération avec les Fonds et banques arabes. Notons que ces financements se poursuivront de manière vigoureuse les mois à venir pour le plus grand bien des populations des villes et des campagnes, à travers la réalisation au pas de charge du Programme d’action du gouvernement (Pag). Actualités 23 mars 2020


Cotonou: La porte des églises hermétiquement fermée
En respect aux décisions gouvernementales relatives à la lutte contre la propagation de Coronavirus, les portes des églises sont restées fermées ce dimanche 22 mars 2020. C'est la preuve que les dirigeants d'église ont pris la mesure de la situation, pour éviter la propagation de ce virus qui fait ravage sur les continents. L'application des mesures du gouvernement notamment concernant un mètre de distance ne pouvant pas être respectée dans l'église, selon le directeur national de la santé publique, la communauté chrétienne a décidé d'arrêter toute célébration. A l'église saint Michel de Cotonou, aucun fidèle n'a pu accéder à l'esplanade intérieur. Tous les portails qui donnent accès à 'intérieur sont fermés. C'est aussi le cas à Bon Pasteur. Il faut dire que depuis ce vendredi, la Conférence épiscopale du Bénin a sorti un communiqué qui demande de mettre fin à toutes les activités sur les paroisses. Mais si à Cotonou, les mesures sont observées, ce n'est pas le cas dans le département de l'Ouémé. Selon nos sources, les forces de sécurité sont obligées d'arrêter une messe sur l'une des paroisses ce matin aux environs de neuf heures.     Actualités 22 mars 2020


Lutte contre le Coronavirus: L’appel des parents d’élèves au gouvernement
A travers un communiqué en date du 19 mars dernier, Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves  et étudiants du Bénin (Fenapeb) demande au gouvernement de prendre la décision courageuse de congédier pour deux semaines au moins les apprenants afin que chaque enfant reste chez lui pendant que le pays est en observation. Se sentant préoccupée par la situation due à l’épidémie du Coronavirus au Bénin, la Fédération nationale des associations des parents d’élèves  et étudiants du Bénin (Fenapeb), souligne à travers son communiqué, que la situation devient embarrassante. « Nous venons au nom des parents d’élèves et en notre nom  féliciter le gouvernement pour toutes les mesures prises en vue de prévenir la propagation de ce fameux virus (Coronavirus) dans notre pays et sa prompte éradication s’il arrivait à nous  atteindre au Bénin », note le communiqué. Epiphane Azon, président de la Fenapeb attire l’attention du gouvernement sur ce que l’école est le véritable lieu d’attroupements et partant, le lieu de contamination entre les  apprenants si un seul arrivait par malheur à attraper cette maladie. Eu égard à ce qui précède, le président du Fenapeb souhaite vivement que le gouvernement prenne ensuite la décision courageuse de congédier pour deux semaines au moins les apprenants afin que chaque enfant reste chez lui pendant que le pays est en observation. Par : Isidore A. GOZO (Stag.)   Actualités 21 mars 2020


Message des évêques du Bénin face au Covid-19: Des dispositions idoines à la paroisse St Michel
Face à la propagation de la pandémie du Coronavirus, la Conférence épiscopale du Bénin a rendu public un message à l’attention de toute la communauté catholique. Ainsi, les fidèles de la paroisse St Michel de Cotonou ont vu leurs habitudes bousculées ce vendredi 20 mars, dès la première messe de 6h. Par Hyacinthe KOUDHOROT Depuis la survenue de l’épidémie du Coronavirus, des mesures drastiques sont en train d’être expérimentées pour le bonheur des populations. Ainsi, déférant aux mesures de prévention annoncées par le gouvernement, les responsables des églises ont pris leurs responsabilités quant à faire suivre rigoureusement les consignes en vue d’endiguer cette maladie devenue une pandémie mondiale. A la suite de l’appel lancé par l’Eglise protestante méthodiste du Bénin et l’Union islamique du Bénin invitant les fidèles et responsables de culte à suivre les règles d’hygiène édictées, l’église catholique du Bénin n’est pas restée en marge. Vendredi dernier à la paroisse St Michel de Cotonou, plusieurs dispositions ont été prises par les prêtres afin d’offrir un culte sans crainte aux fidèles. Dans l’enceinte ils ont été disposés de manière à respecter la distance de 100 cm entre eux. Aussi le célébrant a profité des textes du jour qui appelaient les fidèles à l’écoute de Dieu, pour les exhorter à suivre les nouvelles dispositions pour le bien de tous, même au-delà du cadre de l’église. Et pour contenir les nombreux fidèles quatre messes ont été dites au même moment dans plusieurs salles dans l’enceinte de l’église sans risque de contamination des fidèles. Les fidèles ont appris que les chemins de croix ont été mis en quarantaine jusqu’à nouvel ordre. Les prêtres invitent les fidèles à ne pas céder à la panique et à respecter scrupuleusement les mesures prescrites. Donc à faire le chemin de la croix chez eux, car une quelconque négligence des mesures peut provoquer l’augmentation exponentielle des cas de contamination. Société 21 mars 2020


Pierrette Assogbavi: La reine de la grimpe dans le Mono et le Couffo
Elle a découvert la grimpe en 2016. Et depuis bientôt quatre ans, elle ne se lasse pas de la pratiquer à Lokossa et ses environs. Pierrette Assogbavi âgée de 25 ans est la seule femme de l’équipe des techniciens à la direction régionale Mono-Couffo de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Au Lycée technique de Natitingou où elle a été formée, Pierrette Assogbavi n’a pas connu la grimpe. Recrutée en 2016 pour le compte de la direction régionale de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), elle restait au sol pendant que ses collègues montaient sur les poteaux électriques, soit pour corriger des pannes, soit pour effectuer le branchement des nouveaux clients. La Sbee étant spécialisée dans la distribution de l’énergie électrique à travers son réseau. Lasse de cette posture, Pierrette Assogbavi décide de se jeter à l’eau. Un matin de l’année 2016, la native de Kpoba, commune de Djakotomey, prie son chef d’équipe de l’initier à la grimpe. Une demande bien accueillie par Josué Gnacadja, le chef d’équipe, qui saute sur l’occasion. « Il m’a expliqué comment mettre le dispositif de sécurité et les techniques pour gravir les marches du poteau électrique. Je me suis appliquée et tout s’est bien passé sous son contrôle », se souvient Pierrette Assogbavi dans un pantalon blue-jean surmonté d’une chemise, ayant aux pieds des bottes en cuir gaufré et à semelles isolantes. En fait, ce premier coup d’essai s’est révélé un coup de maître dont les détails illuminent le petit visage de cette jeune mère de taille un peu en dessous de la moyenne. A l’en croire, elle a non seulement effectué les interventions prévues ce jour-là au niveau du transformateur mais ne fait que répéter, depuis des années, les mêmes gestes de grimpe avec succès au niveau des poteaux en béton implantés verticalement pour le transport de l’énergie électrique dans les douze communes du Mono et du Couffo. Cela fait bientôt quatre ans, qu’en dépit de ses petits muscles, elle demeure la seule femme exerçant aux côtés de la gent masculine, cette activité sollicitant beaucoup d’efforts. Pour Pierrette Assogbavi, mariée et mère d’un enfant de sept ans environ, « se prévaloir de son statut de femme pour rester tout le temps au sol, élaborer des solutions et ne pas pouvoir aller les appliquer soi-même au bout des poteaux électriques, enlèvent un peu à la compétence dont on est crédité ». Selon elle, les femmes qui osent la grimpe pour le compte de la Sbee peuvent être comptées du bout des doigts. « Nous n’atteignent pas dix», soutient-elle. Fière d’appartenir à ce groupe restreint, la ressortissante de l’aire culturelle adja appelle ses congénères à quitter leur zone de confort. Les joies et les peines Ce que fait Pierrette Assogbavi n’est pas facile mais elle y est très motivée. Et en prenant ses marques au fil du temps, la technicienne en électricité ne passe plus inaperçue à Lokossa et ses environs. Outre les mots d’encouragement et de félicitations de ceux qui l’abordent, une scène d’admiration a particulièrement marqué son esprit. Elle a trait à la réaction d’une vieille dame au cours d’un dépannage dans les encablures du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. Elle raconte: « Alors que je montais sur un poteau électrique, j’entendais les cris d’une dame âgée qui alerte son entourage en orientant les attentions vers ma direction ». « Venez voir, venez voir une femme comme vous en train de travailler sur un poteau électrique. Au lieu de faire comme elle, vous ne faites que procréer à la maison », rapporte Pierrette Assogbavi de la réaction de son admiratrice qui s’adresserait ainsi aux femmes de sa cour. C’est vrai que Pierrette Assogbavi est souvent au cœur des scènes de curiosité, mais celle de la vieille dame, à l’en croire, lui a prouvé qu’elle peut être source d’inspiration. Cependant, tout n’est pas rose dans la vie professionnelle de la reine de la grimpe. Pierrette Assogbavi connaît aussi des moments de peines dont un grave accident. Lequel n’est pas lié à la grimpe. Loin de là. La technicienne en électricité jure d’ailleurs n’avoir jamais raté ou n’être jamais tombée d’un poteau électrique. Cependant, elle a été électrocutée et ne s’est réveillée qu’à l’hôpital. Après les soins, elle traîne sur son bras gauche une séquelle de brûlure. Et comme il faut bien plus pour ralentir Pierrette Assogbavi dans son élan, elle continue de rester droit dans ses bottes de sécurité et toujours prête à gravir les marches des poteaux électriques. « C’est une brave femme qui aime le travail», assure Josué Gnacadja, l’ancien chef d’équipe actuellement muté à Ouidah. Société 20 mars 2020


Pour éviter la crise sanitaire liée au coronavirus: Appel à la protection de nos aînés et autres personnes vulnérables
Ce mercredi 18 mars, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) annonçait que « le meilleur conseil pour l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui … ». Nos capacités de soins limitées et particulièrement en réanimation ne peuvent supporter une explosion de cas de cette maladie virale. Ce qui exige de tous une meilleure application des mesures d’hygiène en vue d’une riposte adéquate à cette nouvelle épidémie, devenue officiellement une pandémie depuis le 11 mars selon l’Oms. La protection des aînés et autres personnes vulnérables doit être la priorité de tous. Pendant deux mois, les Africains sont restés dans le déni total face à une épidémie qui se répandait inexorablement en Chine dans un premier temps et dans le monde occidental dans un second temps. Paradoxalement, il a fallu quelques cas sur le continent pour transformer l’état de déni en peur et angoisse. Cette peur n’est pas sans conséquences. Elle a déjà généré des comportements incontrôlables dans les pays occidentaux dont le plus alarmant reste la ruée dans les pharmacies pour vider les stocks de masques et les cas de vols des masques de protection dans les hôpitaux. Selon l’Oms, ces comportements incontrôlables mettent en danger le personnel soignant et toute la population en général. Malgré les conséquences humaines, psychologiques, socio-économiques et sanitaires de la pandémie, ne nous laissons pas gagner par la panique. Ayons le courage de dire Non à la peur de ce virus et préparons-nous à éviter le pire dans les prochaines semaines. Comment chaque citoyen doit se préparer pour éviter le pire ? La protection des aînés et autres personnes vulnérables doit être la priorité de tous. En effet, on peut retenir des rares études publiées, à ce jour, que les patients souffrant de comorbidité, association de maladies, sont les plus vulnérables face à l’épidémie. Parmi ces troubles, on peut citer les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypertension, les maladies respiratoires chroniques, l’insuffisance rénale, le Vih et le cancer. C’est ce qui explique que plus de 80 % des personnes décédées en Chine avaient plus de 60 ans (Cdc chinois). Le premier cas de décès officiellement notifié en Afrique subsaharienne, une femme diabétique de 62 ans, confirme la tendance. La fragilité de nos aînés les place en situation de vulnérabilité une fois contaminés. Les aînés et autres patients souffrant de maladies chroniques paieront donc le lourd tribut de cette maladie virale. En fait, les atteintes fonctionnelles s’accumulent au point de prendre des formes complexes chez ces catégories de personnes qualifiées de « vulnérables » tant sur le plan physique qu’au niveau cognitif. Une telle situation soulève divers défis dans la situation de pandémie de Covid-19. Cette vulnérabilité justifie l’importance de les aider et de les accompagner au nom de la dignité reconnue à chaque être humain quels que soient son âge et son état de santé. Par ailleurs, plus de 80 % des personnes infectées en Chine ont des formes bénignes ou asymptomatiques de la maladie. Cela suppose aussi que les jeunes, les enfants et les adultes en relative bonne santé, ont un risque plus faible de morbidité et de décès en cas de contamination. Cependant, ces personnes asymptomatiques qui seront difficiles à détecter dans nos contextes, faute de capacités diagnostiques, peuvent transmettre le virus. C’est aussi pour cette raison que les autorités sanitaires nationales et internationales redoublent d’efforts pour sensibiliser et implémenter les mesures d’hygiène à adopter par toute la population qui doit se prémunir pour protéger les plus vulnérables dans la société. Eviter l’overdose de rumeurs Respectons notre obligation morale de bienfaisance vis-à-vis des personnes du troisième âge et autres personnes vulnérables en prenant plutôt des mesures adéquates pour mieux nous prémunir individuellement. Ainsi, évitons le contact avec les séniors et les personnes malades. Accompagnons-les à bien appliquer les consignes d'hygiène qui sont aussi valables pour nous tous. En cas d’apparition de symptômes du coronavirus (toux et une forte fièvre avec ou sans difficulté respiratoire) en particulier chez les aînés et les malades chroniques, évitons l’automédication. Surtout ne prenons pas d’anti-inflammatoires comme l'ibuprofène et contactons immédiatement les numéros du Samu : 95 36 11 04 et 95 36 11 02. Lavons nos mains correctement avec du savon le plus souvent que possible selon les indications de l’Oms. Préférons le lavage des mains à l’eau et au savon ou à défaut, utilisons du gel hydroalcoolique. Désinfectons régulièrement les surfaces et les objets du quotidien avec lesquels nous sommes souvent en contact (portable, ordinateur, clés), car cela peut annuler l'effet du lavage des mains. Arrêtons de nous embrasser, de nous faire des accolades et de nous serrer la main. Toussons et éternuons dans le creux de notre coude ou dans un mouchoir jetable. Evitons les lieux très fréquentés, c’est-à-dire les endroits où se regroupent des dizaines de personnes. Ces mesures de prévention reprennent essentiellement celles édictées par nos autorités en mettant l’emphase sur les personnes vulnérables. Également, respectons rigoureusement toutes les mesures de confinement et les restrictions prises par le gouvernement en vue de la protection de la collectivité. En effet, ces mesures limitent la propagation du virus et le nombre de contaminations. Enfin, je recommanderai vivement une exposition à de meilleures sources d’informations afin d’éviter l’overdose de rumeurs. Il est certain que les réseaux sociaux et certains médias contribuent à la psychose générale ambiante en déversant à volonté des informations anxiogènes. Malgré la horde d’informations quotidiennes, il y a peu de certitudes scientifiques véhiculées par les réseaux sociaux. Informez-vous exclusivement par les canaux fiables à savoir les communiqués et rapports du gouvernement : https//www.gouv.bj/coronavirus) et les rapports scientifiques ou avis de l’Organisation mondiale de la santé (https://www.who.int/fr) ou des Centres américains de contrôle et de prévention des Maladies (https://www.cdc.gov/) En conclusion, comme l’a souligné le président de la République, Patrice Talon, dans son post publié sur sa page Facebook, le 15 mars dernier, l’application des mesures préventives est une question de responsabilité individuelle et collective. Ensemble, endiguons l’épidémie dans notre pays pour continuer de profiter de nos personnes vulnérables au nouveau coronavirus, Covid-19. * Enseignant-chercheur à l’Institut Régional de Santé Publique, Comlan Alfred Quenum (Irsp-caq) et coordonnateur régional de la chaire écosanté de la Communauté de Pratique Ecosystème et Santé pour Afrique de l’Ouest et du Centre (CoPes-Aoc). Société 20 mars 2020


Grâce Gangbo Lawani: L’engagement sociopolitique dans les veines !
A quatre-vingts ans, Grâce Gangbo Lawani, ancienne vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), actuellement consule honoraire d’Israël au Bénin, fait montre d’une vitalité à nulle autre pareille. Marquée par l’histoire sociopolitique du Bénin, elle est prête à tous les sacrifices pour contribuer au développement de son pays. L’âge est loin d’être un obstacle. Grâce Gangbo Lawani garde encore en mémoire tous les détails de l’époque révolutionnaire et de la Conférence nationale des forces vives de la Nation. Elle raconte le Renouveau démocratique sans bégayer et déroule les pages de l’histoire politique du Bénin à l’image d’un historien. Rien n’échappe à sa mémoire d’arrière-grand-mère ! Du haut de ses 80 ans, Grâce Lawani, teint clair, taille moyenne, brille encore de mille et une couleurs. C’est une ‘’mémé’’ pimpante, parée d’une tenue sobre et élégante qui nous accueille. Sourire aux lèvres, démarche calculée, maquillage et bijoux discrets, son regard illuminé transmet la joie. Aucune ride ne trahit son âge. Chaleur maternelle, accolades chaudes, civilités, et nous entrons dans le vif du sujet. La chaleur n’affectera même pas son exposé qu’elle déroule de toute son aise, fière et nostalgique. Son récit sur les temps forts traversés par le pays est vivant. Exercice aisé donc pour cette institutrice des années 1972, période pendant laquelle la passion de servir son pays était la première priorité de tout camarade révolutionnaire. « En ce temps-là, j’étais femme d’affaires, chef d’entreprise et présidente de l’Association des femmes d’affaires et chefs d’entreprises du Bénin (Afaceb). J’ai été choisie par mes collègues pour être déléguée à la Conférence nationale», se remémore-t-elle. « Avant le Renouveau démocratique, la situation socioéconomique était très dure. Les salaires étaient difficiles à payer. On pouvait observer des grèves par ci, par là. Il fallait être riche pour s’occuper convenablement de tous ses enfants », raconte-t-elle. Plus de peur que mal, dira-t-elle pour caricaturer la sérénité retrouvée au bout de ces épreuves: « On craignait le pire. Heureusement que tout s’est bien passé. En même temps, beaucoup de femmes se sont impliquées en politique». Elle-même n’y a pas échappé et a retrouvé son chemin, sans doute celui de son destin. Les valeurs qu’elle et les autres déléguées aux assises nationales avaient défendues sont-elles mieux portées par les jeunes femmes aujourd’hui? «On note de plus en plus une présence remarquée des femmes en politique », relève-t-elle. Elle poursuit : « En notre temps, ne s’engage pas en politique qui veut. Avant d’aller sur ce terrain, il fallait être sûre de soi-même, surtout quand on est femme ». Grâce, une grâce ! Ces temps révolus, elle éprouve la satisfaction d’avoir contribué à l’émancipation de la gent féminine. « Les femmes sont plus émancipées aujourd’hui. En notre temps, peu de femmes avaient les moyens de s’occuper correctement de leurs enfants. Il fallait avoir beaucoup d’argent pour participer à la vie politique. Les choses vont de mieux en mieux aujourd’hui », dit-elle, pour saluer la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions. Pour autant, elle ne penche pas entièrement en faveur d’une présence trop accrue des femmes sur l’échiquier politique. Toute stratégie qui aiderait, selon elle, à maintenir l’équilibre social. «Avec le temps, les femmes seront davantage représentées dans les instances décisionnelles. Leur effectif numérique trop élevé pourrait encore être source de désordre », analyse-t-elle, soulignant par ailleurs les vices qui gangrènent le milieu politique. «Tant que nous ne sommes pas arrivés à un niveau de développement élevé et que l’individualisme va primer, la lutte contre la corruption restera un vain mot », tranche-t-elle, avant de situer les responsabilités : « Les parents aussi ont démissionné. Il faut qu’ils prennent le temps d’inculquer la morale aux enfants ». C’est pour cette raison qu’elle souhaite le retour de la morale dans les écoles et la prise en compte du genre à tous les niveaux de l’enseignement. « A notre époque, il y avait l’école des filles à part et celle des garçons à part », se souvient-elle. En vingt ans d’engagement sociopolitique, que d’expériences Grâce Lawani a accumulées! De son poste de chef du 2e arrondissement, en passant par celui de 2e adjointe au maire de Cotonou, puis de vice-présidente de la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (Ccib), à celui de chargée de mission de l’ancien président de la République, Boni Yayi, l’ancienne présidente directrice générale de l’hôtel ‘’GL’’ a tout donné à son pays, fière de contribuer à son développement. « J’ai pleinement participé à l’économie de mon pays puisque j’ai embauché des dizaines de mains d’œuvre et prouvé mes compétences dans plusieurs domaines », souligne-t-elle. Aujourd’hui, mieux qu’hier, la ‘’politique’’ circule dans ses veines. Actuellement consule honoraire d’Israël au Bénin, elle œuvre au renforcement de l’axe Jérusalem-Cotonou. Elle est également très engagée dans le domaine du social où elle passe pour une véritable ‘’mère Thérèsa’’. « Je concentre mes efforts sur les enfants vulnérables. J’héberge des orphelins que j’insère progressivement dans la vie active », révèle-t-elle. Sur le plan matrimonial, Grâce Lawani est une véritable grâce pour sa famille. Elle a eu la chance de célébrer ses noces de merisier, soit 53 ans de mariage avant le rappel à l’Eternel de son mari. Un bonheur que beaucoup de couples peinent à connaître de nos jours. Femme exceptionnelle ! Quels sont les secrets de réussite de cette dame dont le modèle inspire admiration et respect ? « Le divorce était très rare en notre temps. J’ai beaucoup soutenu mon mari dans ses pires moments, au point où il n’avait pas ressenti le coup de son licenciement à la Gendarmerie nationale», répond-elle. Là-dessus, elle peut passer une journée entière à prodiguer ses sages conseils aux jeunes femmes: « La patience, la franchise, la fidélité et la crainte de Dieu doivent primer au sein du foyer. Les femmes doivent éviter la convoitise et les suspicions, sources de nombreux malentendus. Le couple doit éviter l’immixtion des beaux-parents dans leur relation ». 80 ans, l’âge où l’énergie physique diminue, où l’on a moins de tonus pour s’adonner à des activités physiques, l’âge où la fatigue et autres maladies liées à la vieillesse prennent le dessus. C’est justement à cet âge que l’ancienne vice-présidente de la Ccib est plus debout que jamais. Retraitée active, elle est prête à franchir monts et vallées pour accomplir des actions sociales et religieuses. «On peut prendre de l’âge sans vieillir. Il faut savoir préparer sa retraite et quitter les choses à temps», souligne-t-elle. Après 30 ans de démocratie, elle pense que le Bénin, se porte mieux sur le plan sociopolitique. A ce titre, elle décerne satisfecit au régime de la Rupture. « Je félicite l’actuel gouvernement pour ses efforts en faveur du développement et l’encourage beaucoup à aller de l’avant». Elle suggère des pistes pour la prospérité du Bénin. Lesquelles, énonce-t-elle, passe par le renforcement du capital humain, l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), la réponse au chômage des jeunes, la création de richesse…. Relativement aux valeurs qui ont prévalu durant la période révolutionnaire, elle plaide pour l’intégration de l’histoire sociopolitique du Dahomey dans les programmes de formation de l’enseignement secondaire. En attendant une reconnaissance nationale, sa famille lui est surtout redevable pour tous les sacrifices qu’elle a consentis en vue de la réussite de chaque membre. Sur ce plan, elle récolte depuis quelques années, les fruits de ses efforts. «Je passe d’agréables moments avec mes fils, petits-fils, et arrière-petits-fils. Chez moi, la joie est tout le temps au rendez-vous », se réjouit-elle. Il ne saurait en être autrement pour cette femme qui a bercé et nourri plusieurs dizaines d’enfants ! Ce qui fait d'elle aujourd’hui une femme hors du commun et la seule capitaine à bord de son paquebot familial qui compte huit fils, vingt-six petits-fils, cinq arrière-petits-fils. Société 20 mars 2020


Reçu à la Cad/Ouémé ce mercredi: L’Onip expose ses dynamiques nouvelles
La Conférence administrative départementale (Cad) de l’Ouémé, au titre du mois de mars de cette année, a eu droit ce mercredi, à une communication sur les nouveaux paradigmes de partenariat avec l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), notamment les nouvelles dynamiques de La Nation ayant trait au numérique. La présentation a été assurée par le directeur général et le directeur de publication. Les nouveaux paradigmes de partenariat avec l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) étaient au cœur, hier, de la réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé. Les travaux qui mobilisent chaque troisième mercredi du mois les directeurs départementaux des ministères et autres structures déconcentrées de l’Etat ont permis aux responsables de l’Office de présenter les nouvelles dynamiques en cours, surtout celles liées au journal La Nation et ses dérivés numériques, mais aussi aux produits issus de l’imprimerie de l’office et ses offres en ligne. Le décor de la présentation a été planté par le directeur général par intérim de l’Onip, Bertin Sowakoudé. Selon lui, l’office a connu beaucoup d’avancées, ces dernières années, surtout avec le numérique devenu un outil incontournable pour toute entreprise qui veut aller de l’avant. Aussi, l’office a-t-il adopté le numérique pour mieux se positionner sur le marché du service de l’information à travers les dérivés du journal La Nation disponibles en version papier mais surtout en support numérique. Les produits issus de l’imprimerie Nation impressions, notamment les textes de lois et les actes marquant la vie institutionnelle de la république béninoise, ont également été promus, mettant ainsi en relief un pan important des activités menées par l’Onip, à savoir l’édition. Il ressort, des interventions que le journal La Nation peut être acheté en ligne, de même que les annonces et insertions peuvent être faites en ligne et payées par le même canal. Réduire les Fake news Pour Bertin Sowakoudé, cette nouvelle dynamique vise à satisfaire la clientèle, les acteurs institutionnels… Il a remercié le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, pour avoir facilité la rencontre de ce mercredi avec la Conférence administrative départementale, faisant suite à l’audience accordée par le préfet le 2 mars dernier. Bertin Sowakoudé a expliqué aux directeurs départementaux que le journal en tant qu’organe de presse de service public est à leur disposition. Ainsi, ils peuvent le solliciter, au niveau de son siège à Cotonou ou à son antenne régionale, pour faire connaitre leurs activités et leurs actions d’intérêt public. Mais ces informations ne doivent pas être confondues à des actions de communication qui sont payantes, nuance-t-il. Présentant la communication proprement dite, Paul Amoussou, directeur de publication par intérim du journal La Nation, a précisé que le quotidien de service public qui a célébré ses 50 ans d’existence en 2019 n’est plus ce qu’il était il y a cinq décennies, ni la décennie passée. Il est revenu avec force détails sur la nouvelle dynamique en lien avec la vision du gouvernement pour le secteur du numérique, avant de préciser que le journal dispose d’un site web très dynamique et jouissant d’une audience grandissante, et sur lequel figurent des articles publiés au gré de l’actualité. Cela permet de faire de l’information instantanée et en temps réel partout, et d’être présent sur les réseaux sociaux notamment Twitter, Facebook, WhatsApp. A cela s’ajoute, détaille Paul Amoussou, La Nation Bénin digitale, une application mobile associée au site internet et à La Nation en papier, quotidien et format magazine. Téléchargeable sur Play store. Ladite application alerte sur la moindre information nouvelle, précise Paul Amoussou, et est très tactile. Aller de l’avant ! Avec la nouvelle dynamique, les clients et lecteurs peuvent désormais et facilement souscrire des abonnements et payer directement en ligne, lancer des commandes d’insertion d’avis, communiqués et autres publicités en ligne, acheter en ligne le journal et même les plaquettes éditées par l’Office, ajoute Paul Amoussou. Il a invité les directeurs départementaux à s’abonner au journal papier mais aussi à adopter le support numérique pour avoir, loin des Fake news, l’information vraie, crédible. Un atout, mais aussi un outil précieux d’aide à la décision, argumente-t-il. Le quotidien La Nation, c’est la meilleure audience depuis 1969, a tenu à préciser Paul Amoussou, et ses animateurs d’hier comme d’aujourd’hui, sont jaloux de cette crédibilité qui justifie la grande audience dont le journal de service public jouit, en dépit de la flopée de journaux dont regorge le paysage médiatique béninois. Le journal entend désormais, mieux que par le passé, se positionner en ligne pour assurer le service de l’information, mais également la promotion des dynamiques sociales, économiques et de gouvernance qui s’opèrent dans les départements et les régions, insiste Paul Amoussou. « En tout cas, le journal La Nation a investi le champ du numérique et ne compte pas le laisser aux amateurs », a assuré le communicateur. Il sera relayé par le webmaster de l’office,
Eric Tchogbo. Ce dernier a surtout expliqué à l’assistance comment se font dans la pratique les achats et les payements en ligne sur le site du journal. Au terme des présentations, le préfet a invité les directeurs départementaux à intégrer la dynamique salutaire de La Nation, à s’abonner au journal tant à sa version papier qu’à celle numérique. « La Nation, c’est l’Etat. C’est nous-mêmes », conclut Joachim Apithy. A sa suite, certains membres de la Cad ont posé des questions d’éclaircissement et apporté des contributions, tout en saluant la vision de l’Onip appelé à persévérer dans cette voie. Actualités 19 mars 2020


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