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Nouvelles

Enseignement et formation techniques et professionnels: Un projet pour la mise en œuvre de la stratégie nationale
Réunis en conseil des ministres, ce mercredi 18 mars, les membres du gouvernement ont décidé de mettre en place le Projet d’appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Dans ce cadre, ils ont procédé à l’adoption du décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du projet. Le président Patrice Talon a fait l’option depuis son arrivée au pouvoir de donner plus de chance aux apprenants béninois sur le marché de l’emploi. A cet effet, il mise sur la promotion et les investissements massifs dans le sous-secteur de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels. Cette vision a donné naissance à la Stratégie nationale de l’enseignement et la formation techniques et professionnels adoptée en conseil des ministres, le 11 décembre 2019. Ce qui a conduit à l’organisation le 27 février dernier d’une Table ronde de recherche de partenariat pour sa mise en œuvre. Réunis en conseil des ministres ce mercredi 18 mars, le gouvernement a décidé de mettre en place ce projet et a adopté le décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement dudit Projet. Le conseil note qu’en effet, la table ronde organisée le 27 février 2020 pour la mise en œuvre de la stratégie a connu un franc succès. Les engagements recueillis se chiffrent à un montant de plus de 323 milliards de F Cfa représentant 107 % des objectifs poursuivis. La table ronde a été marquée par l’adhésion massive des partenaires techniques et financiers qui ont exprimé leur disponibilité à accompagner le Bénin dans la mutation stratégique et qualitative qu’il entend impulser à ce sous-secteur de son système éducatif. Après un tel soutien, c’est en toute responsabilité que le gouvernement décide de mettre en place un Projet d’appui pour l’opérationnalisation de la Stratégie nationale de l’enseignement et la formation techniques et professionnels. « Afin de garantir la réussite de la Stratégie, le Conseil a convenu de mettre en place un projet d’appui dont le rôle sera de coordonner les activités relatives à sa mise en œuvre », note le compte rendu du conseil. Alain Orounla, porte-parole du gouvernement, explique que le projet est chargé d’assurer la mobilisation effective des ressources, de conduire les différentes études à réaliser et les activités de suivi-évaluation de la Stratégie puis de valider les extrants, les effets et les impacts qui en seront issus. Cette décision dénote de la détermination du gouvernement à conduire et à réussir cette stratégie qui constitue une réponse à une préoccupation nationale incontournable dans un monde en pleine mutation en ce qui concerne le secteur de l’emploi. A travers ce projet, le Bénin veut donner la pleine mesure de son sens de prospective et de sa capacité à réfléchir et œuvrer à assurer l’avenir de sa jeunesse. Société 19 mars 2020


Pandémie de Covid-19: Et si la médecine traditionnelle était la solution ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l’homme comme chez l’animal. On sait que, chez l’être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers) et le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). Ce nouveau virus et cette maladie étaient inconnus avant l’apparition de la flambée à Wuhan (Chine) en décembre 2019. Ainsi, depuis ce temps, plus de 190000 personnes sont infectées par le Coronavirus Covid-19 dans le monde avec plus de 7500 décès à la date du 17 mars 2020 (Oms, 2020). Certaines régions sont particulièrement touchées. Avec 3226 morts pour 68679 cas confirmés, la Chine, épicentre de l’épidémie, dénombre le plus de victimes, tandis que le bilan en Italie (2e pays le plus touché) est de 27980 cas confirmés pour 2503 morts. Cette épidémie a connu une progression très rapide, du fait surtout des déplacements et des possibilités offertes dans ce domaine. De ce fait, le 30 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie de Covid-19 constituait une «urgence de santé publique de portée internationale » ; et le 11 mars 2020, elle l’a requalifiée de « pandémie ». Bien que peu d’informations scientifiques fiables soient actuellement disponibles, le taux de létalité du virus est évalué entre 2 % et 3 %. Par ailleurs, il est rapporté que la majorité des victimes du Coronavirus Covid-19 étaient âgées (les personnes de plus de 80 ans sont les plus à risque) ou atteintes de pathologies antérieures. Le Covid-19 ne cause donc pas systématiquement la mort des personnes contaminées (Oms, 2020). A ce jour, il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique contre le Coronavirus Covid-19. Les traitements administrés aux personnes infectées sont donc symptomatiques (Oms, 2020). Dans ces conditions, à l’échelle internationale, on assiste à des prises de mesures très diverses pour contrôler l’épidémie : fermeture des frontières, des crèches et établissements scolaires, suspension des compétitions sportives et autres grands rassemblements, introduction des contrôles au niveau des frontières, mise en quarantaine de régions entières, etc. L’Afrique est-elle une région à risque épidémique majeur ? Le lundi 16 mars 2020, le Bénin a enregistré son premier cas du nouveau coronavirus, devenant le 22e pays africain touché par le Covid-19. A ce jour, on dénombre environ 500 cas, dont six décès en Afrique. Très tôt, l’Oms a exprimé « sa plus grande préoccupation » envers l’Afrique dont « la plupart des pays ont des systèmes de santé plus faibles ». Le continent a été perçu comme le plus grand foyer à risque de propagation de la maladie, lorsqu’on se réfère à ses liens commerciaux très denses avec la Chine. Le faible niveau d’instruction de la population africaine (pour comprendre l’étiologie de la maladie et les modes de prévention) et les liens sociaux étroits sont des arguments supplémentaires. Malgré ces facteurs de risque, le nombre de cas de Covid-19 connaît toujours un faible accroissement. Cela n’a pas empêché les pays africains de mettre en place des approches en termes de surveillance, de restrictions de mouvements de personnes à risque et d’échanges d’informations. Au Bénin, par exemple, un plan de contingence a été adopté, un comité national de crise a été créé pour organiser la surveillance, les mesures de dépistage et de prise en charge d’éventuels cas suspects ou avérés, et un centre d’isolement et de prise en charge a été installé à Cotonou. La nécessité de recourir à la médecine traditionnelle Malgré les mesures prises, le Covid-19 a provoqué au sein des populations des sentiments d’inquiétude et de peur. Il s’est révélé très iconoclaste, induisant des modèles de causalité autochtones (envoûtement, sorcellerie, volonté divine, déni du modèle virologique, etc.). A ce jour, aussi bien au Bénin que dans les autres pays africains, les tradipraticiens sont juste associés pour servir de relais aux institutions publiques pour la diffusion des messages de santé publique. En tant que leaders communautaires, ils sont utilisés à des fins de médiation sociale pour instaurer la confiance nécessaire au contrôle du Covid-19. Comment mettre à contribution les innombrables ressources dont regorge la médecine traditionnelle ? Comment vraiment profiter de ce profil varié de professionnels (phytothérapeutes, psychothérapeutes, spiritualistes, médico-droguistes, etc.) pour une meilleure riposte au Covid-19 ? Curieusement, à ce jour, aucune institution officielle, ni aucun gouvernement n’a entrevu la contribution de la médecine traditionnelle dans toute son intégralité. Alors même que la médecine traditionnelle continue d’être le premier recours pour la majorité de la population, à travers ses praticiens, ses produits, ses pratiques et ses connaissances thérapeutiques, malgré les prouesses de la médecine dite conventionnelle. Le besoin croissant de solutions aux problèmes de santé inextricables, impose la nécessité de « lorgner» du côté de la médecine traditionnelle. Faut-il le rappeler, au cours de ces deux dernières décennies, la médecine traditionnelle a connu une importante amélioration dans les pays, du point de vue de la présentation des produits que de celui de l’offre de soins. Cette offre très diversifiée, bénéficie actuellement d’une production semi-industrielle, avec des procédés qui garantissent la stabilité, la standardisation, l’innocuité et l’efficacité. Cette médecine peu onéreuse (notamment en milieu rural) rencontre de nos jours, des succès incontestables, surtout dans le traitement de certaines maladies spécifiques telles que: les ulcères et plaies dites incurables, les fractures, les maladies non transmissibles (diabète), les maladies de la prostate, les infertilités, les troubles psychiques, les hépatites, la drépanocytose, l’hypertension artérielle ainsi que les affections opportunistes du sida. Dans le concert des Nations, pour la riposte aux épidémies émergentes, il n’est pas évident que l’Afrique puisse contribuer au développement de traitements synthétiques chimiques et de vaccins. On sait que beaucoup de médicaments et de vaccins contre le Covid-19 sont déjà en expérimentation partout ailleurs dans le monde. La seule alternative qui s’impose à l’Afrique, c’est de se ressourcer et d’examiner les possibilités que pourrait offrir sa médecine traditionnelle, qui constitue un secteur potentiellement riche, mais peu exploité dans toutes ses composantes. Pourquoi les Gouvernements africains ne mettent-ils pas à l’épreuve les tradipraticiens ? Pourquoi ne leur donnent-ils pas les moyens pour inventorier les pratiques efficaces et apporter la preuve de l’innocuité, de l’efficacité et de la qualité des remèdes traditionnels ? Pourquoi ne mettent-ils pas en place un cadre de réflexion scientifique autour des produits de la médecine traditionnelle ? Car, déjà depuis 1990, l’Oms préconisait l’intégration des guérisseurs traditionnels dans les programmes nationaux de lutte contre les maladies prioritaires afin de rechercher différentes stratégies, les essayer, les évaluer, les adapter et les adopter. Il s’agit d’exploiter les ressources disponibles, accessibles, acceptables et financièrement abordables. *Prof Roch Houngnihin, anthropologue, Université d’Abomey-Calavi Actualités 19 mars 2020


Déploiement des énergies renouvelables dans les localités du Bénin: Des nuits éclairées comme en plein soleil à Adido
Adido, petit village de la commune de Bonou n’y croyait plus. Son rêve de disposer de l’énergie électrique, longtemps caressé est devenu réalité. Les énergies renouvelables s’y sont invitées et depuis, il fait jour en pleine nuit à Adido. Vendredi 15 mars 2019. Pour la première fois de son histoire, le village d’Adido dans la commune de Bonou a dormi debout avec des chants, danses, rires et cris de joie de ses habitants. Le village est électrifié. Une première qui a arraché des sanglots à certains habitants de ce village isolé, difficile d’accès et confiné pendant des décennies dans le noir. Il est 20 heures 35 minutes. Sous les ovations des populations, le ministre en charge de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, depuis le local technique du site expérimental du projet d’électrification solaire photovoltaïque implanté dans la localité, appuie sur le On. La seconde d’après, de géants faisceaux apparaissent et inondent de lumière le village d’Adido. On se croirait en plein jour. L’instant est non seulement solennel, mais aussi historique. Pour les populations, notamment les personnes âgées, l’électrification de leur village avait tout l’air d’un rêve. Elles n’y avaient jamais pensé. Du moins pas avant un passé récent, où par le biais du ministre en charge de l’Energie, elles ont eu vent d’un projet du gouvernement visant à leur apporter non seulement la lumière, mais aussi l’eau, la connectivité et même des services postaux. Cette localité fait partie des cent villages défavorisés du pays retenus par le gouvernement pour bénéficier de l’électrification rurale par le biais des énergies renouvelables. Dans le public, la joie est à son paroxysme. Certains comme le vieux Nestor Dossouglo n’ont pu retenir leurs larmes. Désigné pour être le porte-parole de circonstance des personnes du troisième âge, la foule n’aura pas droit à un seul mot du vieil homme de 69 ans. Il était tout en sanglots. « J’ai longtemps rêvé de ce moment. A mesure que les années passaient, je n’y croyais plus», lâche-t-il, émotif. A cet instant, à l’instar du vieux Siméon dans l’histoire biblique, il était « prêt pour partir », car « ses yeux ont vu le miracle ». C’est aussi le même sentiment qu’ont manifesté natifs, cadres et autres élus de la localité. En premier, le maire de Bonou. Heureux avec son Conseil communal « de voir se concrétiser en seulement quelques mois, ce projet que plus d’un prenait pour utopique ». Désormais, tous les ingrédients pour assurer le développement sont en train d’être réunis à Adido, salue-t-il, tout joyeux. Electrification solaire photovoltaïque pour cent localités Adido n’est pas le seul village retenu pour bénéficier de l’électrification solaire photovoltaïque. Comme lui, 99 autres localités démunies du pays ont été sélectionnées dans le même projet. La vision du gouvernement, d’après le directeur général de l’Aberme, c’est de faire de l’énergie hors réseau une réalité et l’ouvrir au secteur privé. Et à Adido, cette réalisation est faite sur financement privé, confirme un des cadres du ministère en charge de l’Energie. Selon les explications du ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, en dehors d’Adido, 99 autres sites seront implantés dans les autres localités du pays pour permettre aux populations de ces milieux défavorisés de disposer de l’énergie. « C’est un vœu cher au chef de l’Etat qui a décidé que 10 % des 45 projets phares de son programme d’action soient consacrés à l’énergie», laisse-t-il entendre. A côté du thermique qui connait de grandes réalisations, l’énergie solaire prend aussi son envol, apprécie le ministre de l’Energie. L’ère des expositions aux lampadaires dans la localité est révolue, annonce le ministre. Autre gain à tirer de l’avènement de la lumière grâce aux énergies renouvelables, c’est bien l’amélioration du quotidien des populations et l’impact sur les activités génératrices de revenus, soutient le ministre. Mieux, en chassant l’obscurité, on pourra mieux assurer la sécurité des personnes et des biens, note Dona Jean Claude Houssou. A ce niveau, le sort des femmes préoccupe particulièrement Olga Johnson, ambassadrice Winch energy pour l’Afrique qui se satisfait de constater que sous le président Patrice Talon, le Bénin s’affiche au même rang que les nations qui ont adopté l’énergie solaire et en offre les avantages à leurs populations. « L’impact recherché est l’amélioration des conditions de vie des populations à travers l’accès à l’énergie. C’est un projet qui ne donne pas seulement accès à l’électricité, mais aussi à la connaissance. C’est important que les deux aillent de pair », note-t-elle. « L’accès à l’énergie sort les femmes de la précarité », se réjouit-elle. Haute technologie Le site expérimental du projet d’électrification solaire photovoltaïque implanté dans la localité d’Adido est composé d’une centaine de panneaux solaires avec des batteries chargées grâce au soleil. Le système fonctionne 24 heures sur 24 et permet d’offrir aux populations de l’énergie à plein-temps et pour tous les besoins. « C’est de l’énergie propre, sans diesel et le système fonctionne très bien. On n’a pas lésiné sur les moyens et les technologies. Ce sont de robustes machines », assure Nicholas Wrigley, directeur général de Winch energy. Selon ses explications, le système mis en place à Adido a une durée de vie minimale de 35 ans. « Nous sommes un pays doté en capacité énorme de soleil et le gouvernement a décidé de ne pas tourner dos au renouvelable. Pour cela, nous avons un projet qui nous permettra à travers le secteur privé d’avoir du solaire », laissait déjà entendre le ministre Dona Jean-Claude Houssou au cours d’une de ses visites de chantier. Un peu comme pour faciliter la tâche aux opérateurs privés qui comptent s’investir sur ce chantier, le Conseil des ministres a fait adopter le décret portant règlementation de l’électrification hors-réseau. Le décret adopté porte sur les conditions de l’offre d’un service public d’électricité à travers la fourniture d’équipements solaires subventionnés dans les zones d’habitats dispersés, principalement en milieu rural. Il distingue deux régimes juridiques pour la vente d’un service d’électricité hors-réseau, complétés par un régime spécifique pour le secteur privé marchand. Il s’agit du régime de la concession qui s’applique à tout promoteur développant des projets d’une capacité supérieure ou égale à 500 Kva, et du régime de l’autorisation pour des projets de capacité inférieure à 500 Kva. Ce qu’ambitionne le gouvernement ! Le Programme d’action du gouvernement « Bénin Révélé » se matérialise entre autres, par 45 projets phares dans les secteurs clés de l’économie. L’Axe stratégique 4 intitulé « Amélioration de la croissance économique » logé au niveau du Pilier 2 dénommé « Engager la transformation structurelle de l’économie » fait une place de choix au secteur énergétique. Quatre projets phares y sont retenus. Il s’agit premièrement de la « Filière thermique : garantir un accès compétitif à l’électricité ». Le deuxième projet s’intitule « Développer les énergies renouvelables » tandis que le troisième se résume à « Restructurer l’opérateur national et son réseau » et le quatrième « Maîtrise des consommations énergétiques ». L’ambition du gouvernement telle que mentionnée dans le Pag, c’est d’instituer un système énergétique largement autonome, compétitif et une fourniture d’électricité fiable et de qualité aux unités de production et aux populations béninoises. Le gouvernement prévoit aussi le développement des énergies renouvelables avec l’implantation de fermes photovoltaïques d’une capacité totale de 95 MW au titre des mesures alternatives retenues pour renforcer les capacités énergétiques du pays. Le ministre de l’Energie aime souvent répéter cette citation du président Patrice Talon, chaque fois qu’il en a l’occasion. « L’énergie doit être le sang qui coule dans les veines de chaque Béninois». Cette citation qui sonne comme le mot d’ordre qui régente le secteur énergétique au Bénin depuis avril 2016, le ministre Dona Jean Claude Houssou ne se contente pas de le citer. Il l’a fait surtout matérialiser depuis avril 2016. «Quand nous sommes arrivés au pouvoir, la situation désastreuse dans laquelle nous avons trouvé le secteur de l’énergie nous a obligés à prendre des mesures radicales », confiait le ministre au cours d’un entretien télévisé. Au nombre de ces mesures, la construction de la centrale électrique de Maria Gléta 2 d’une capacité de 120 MW dont les travaux ont été officiellement lancés le 25 février 2018 et qui, au bout de quelques mois, fait déjà la fierté des populations en leur permettant de disposer à plein-temps de l’énergie électrique. L’ambition du Bénin n’est pas des moindres. 70 à 80 % d’autonomie énergétique à l’horizon 2025 !. J.F.M Société 19 mars 2020


Brouille à la gare routière de l’Etoile rouge: Les conducteurs de taxi rejettent les tickets du syndicat
Ça grogne à la gare routière de l’Etoile rouge à Cotonou au sujet des tickets que le syndicat délivre aux conducteurs de taxi. Lundi 16 mars dernier, les dissidents ont manifesté leur mécontentement face à ce qu’ils appellent « l’entêtement des responsables syndicaux », au point où ces derniers ont arraché le tableau des tours de voyage des véhicules. A la gare routière de l’Etoile rouge à Cotonou, les conducteurs sont mécontents. Une situation née de ce qu’ils appellent la mafia des responsables syndicaux qui leur délivrent des tickets à un coût exorbitant. Et ce, malgré l’interdiction des autorités municipales y relatives. Celles-ci ont pris, rapportent les manifestants, un arrêté portant interdiction de vente de tickets et de recouvrement par les syndicats et assimilés. Mais force est de constater qu’ils ne respectent pas les décisions des autorités municipales, arguant qu’ils vont les attraire en justice pour avoir pris une telle décision sans les avoir consultés. En outre, les conducteurs disent ne plus se reconnaître dans la façon dont les syndicats gèrent les tours sur la gare. D’aucuns estiment que seuls les véhicules des ‘’patrons’’ sont privilégiés de sorte que ce sont les mêmes qui voyagent au détriment des autres qui traînent à longueur de journée sans rien faire. « Cela fait deux jours que je n’ai plus voyagé. Est-ce normal ? », se demande l’un des chauffeurs de l’axe Cotonou-Abomey. Pendant ce temps, indique-t-il, les véhicules des syndicats font le chargement continuellement. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, lundi 16 mars dernier dans la matinée. L’atmosphère, en l’espace de quelques minutes, était devenue invivable sur la gare. Face au refus des conducteurs d’accepter ce mode de gestion des syndicats, ces derniers ont enlevé le tableau des tours qui indique le tour de voyage de chaque véhicule en stationnement sur la gare. Il faut constater que les conducteurs n’entendent plus donner caution aux syndicats de percevoir des taxes sans la moindre traçabilité sur la gestion faite de celles-ci. « Que la mairie prenne en charge la gestion de la gare », exige Appolinaire Aguey, usager de la gare de l’Etoile rouge. Seule la mairie, insiste-t-il, peut venir percevoir des taxes ou délivrer des tickets aux chauffeurs. « Nous ne voulons plus que les syndicats nous donnent de tickets, si c’est la mairie oui. Que tout le monde prenne son volant. Nous nous opposons à la magouille organisée jusque-là», a indiqué Appolinaire Aguey. Selon lui, toutes leurs démarches pour dissuader les syndicats ont été vaines. C’est pourquoi, ils ont décidé de manifester, pour se faire entendre. « Nous sommes prêts à investir dans la caisse de l’Etat plutôt que d’enrichir des individus », a-t-il martelé, soutenu par Victor Degbey qui dit ne rien comprendre du mode de désignation des syndicats qui officient sur les gares routières. Société 19 mars 2020


Installation du conseil d’administration de la Galerie nationale: Un précieux outil pour l’éclosion d’industries créatives
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean Michel Abimbola, a installé officiellement les membres du Conseil d’administration de la Galerie nationale. La cérémonie a eu lieu, lundi 16 mars, en présence du Comité ‘’Arts plastiques’’, mis en place le 12 mars 2019. Le Conseil d’administration de la Galerie nationale est entré dans ses fonctions ce lundi 16 mars. Installé par Jean Michel Abimbola, ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, le conseil d’administration de la Galerie nationale est un organe de gouvernance de l’Agence de la galerie nationale créée un an après la mise en place du comité ‘’Arts plastiques’’. Il est composé de sept membres et est présidé par Eric Folly Totah, directeur de cabinet du ministre du Tourisme de la Culture et des Arts. Ghislaine Mensah, directrice générale de l’Agence pour la gestion de la logistique des officiels (Aglo), représentante de la présidence de la République, Olayemè Ahouanmènou, chargée d’études aux affaires internationales, représentant le ministre de l’Economie et des Finances, Prince Charles Anago, coordonnateur du projet ‘’Modernisation des services judiciaires’’, représentant le ministre de la Justice et de la Législation, Alidou Séfou, secrétaire général adjoint, représentant le ministre des Sports, Nestor Clétus Guézo, directeur du Fonds de développement de l’artisanat, représentant le ministre des Petites et Moyennes entreprises et Togbédji Daladier C., directeur de l’Administration et des finances représentant le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance en sont les membres. Valoriser les talents artistiques Selon le ministre Jean Michel Abimbola, le travail des membres du Comité "Arts plastiques" a permis de doter le Bénin, à la faveur du Conseil des ministres du 11 mars 2020, de la Galerie nationale, un précieux outil accélérateur de la marche du Bénin vers l’éclosion d’un vivier d’industries créatives dans le domaine des arts plastiques. Cette initiative, précise le ministre, suscite déjà joie et espérance dans les rangs des acteurs de la chaine des valeurs des arts plastiques. « La décision de vous confier la gouvernance d’une institution stratégique de mise en œuvre de la politique de l’Etat dans le sous-secteur des arts plastiques s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de la République, et aussi de vos organismes qui vous ont désignés, de relever l’un des défis majeurs de notre société : accroître la contribution des arts plastiques à la transformation structurelle de l’économie béninoise et au bien-être des artistes plasticiens », a rappelé Jean Michel Abimbola. Il a insisté que la création de la Galerie nationale intervient dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement de mettre en place une réelle politique de soutien aux vocations et talents artistiques. Elle vise aussi à aligner le cadre opérationnel des arts sur les standards internationaux pour en faire un levier de création de richesse et d’emplois, a souligné le ministre du Tourisme de la Culture et des Arts. Mission de la galerie La Galerie nationale a pour mission de contribuer à la promotion des arts plastiques sous toutes ses formes. Elle est la structure opérationnelle, chargée de révéler les artistes plasticiens et de créer une dynamique autour du marché de l’art. Son Conseil d’administration est doté des pouvoirs les plus étendus pour prendre, en toutes circonstances, les mesures nécessaires à la bonne gestion de la structure. Le ministre Jean Michel Abimbola a précisé qu’en plus de ses missions de supervision, de suivi et de contrôle de l’action de la direction générale, il est chargé d’adopter les plans stratégiques et le programme pluriannuel d’actions et d'investissements, d’approuver les projets de budgets annuels de la Galerie nationale, d’examiner ses rapports d’activités ainsi que ses rapports annuels de performance. Il a aussi compétence d'arrêter les états financiers établis, après chaque exercice, par le directeur général. Il peut autoriser les actes et conventions passés par le directeur général, approuver le règlement intérieur et le manuel de procédures proposés par le directeur général, approuver l’organigramme ainsi que la grille de rémunération de son personnel et adopter les règles de gouvernance ainsi que le code d’éthique et de déontologie pour la conduite de ses dossiers. Enfin, le Ca propose à l’autorité de tutelle, le cas échéant, la transformation ou la dissolution de la Galerie nationale ainsi que toute modification de ses statuts, autorise les dons et legs. Face à cette mission exaltante et noble, le président du conseil d’administration a pris l’engagement de combler les attentes. Culture 19 mars 2020


Energies renouvelables : La télégestion pour faciliter la fourniture d’électricité aux communautés 
Le dispositif paraît bien banal mais se veut révolutionnaire. Il est désormais possible à des entreprises locales de fourniture et d’installation de systèmes solaires de gérer à distance la consommation des ménages qui souscrivent à leurs services. L’air enjoué et sûr de lui-même, Oloufounmi JP Koucoi explique le bien-fondé du dispositif dont il est le promoteur. Outil qui se veut une révolution dans le secteur des énergies renouvelables. Ce spécialiste des énergies renouvelables porte l’initiative d’un outil de télégestion. Un contrôleur de charge scolaire muni d’un logiciel de contrôle et de gestion à distance. Ceci conçu pour les entreprises locales de fourniture et d’installation de systèmes solaires avec le soutien de partenaires occidentaux. L’outil, confie-t-il, leur permet d’avoir un œil sur toutes leurs installations hors réseau fonctionnant au solaire où qu’elles soient. « Avec un ordinateur ou leur téléphone portable elles peuvent voir le niveau de charge de la batterie d’un ménage, l’électricité produite par le panneau solaire en temps réel, la consommation d’électricité des ménages », note-t-il. Il est également aisé de détecter des pannes sur les installations avant qu’elles ne surviennent. Il constitue donc une avancée qui va améliorer les performances des entreprises locales investissant dans la fourniture et l’installation de systèmes solaires. Ainsi pourront-elles gérer à distance la consommation des ménages qui souscrivent à leurs services. Le logiciel permet également aux utilisateurs de système solaire domestique  de contrôler la charge et la décharge des batteries et sert ainsi de prévision pour l’acquisition de nouveaux équipements. Des gains qui vont au-delà du rendement des entreprises, selon Oloufounmi JP Koucoi. « Des parents absents qui interdisent aux enfants d’utiliser la télévision ou la climatisation peuvent à distance via leur portable Android ou ordinateur vérifier en fonction de la quantité ou de la puissance de l’électricité qui est en train d’être consommée si les enfants ont allumé des équipements énergivores ou pas », souligne-t-il. Une digitalisation en somme du secteur des énergies renouvelables qui ne peut que satisfaire les acteurs et les consommateurs. Pour Faustin Dahito, président de l’Association interprofessionnelle des spécialistes en énergies renouvelables, cet outil répond bien à un besoin des entreprises locales. « Les entreprises nationales ont des problèmes de technologie ; les équipements sont quand même fiables mais il faut suivre l’état de production des modules, l’état de la consommation et savoir le statut du consommateur parce qu’on accompagne aujourd’hui les équipements avec des crédits fournisseurs. Ce qu’on appelle le leasing opérationnel, c’est-à-dire que les gens sont programmés pour payer un certain forfait mensuellement et tout cela se gère à distance », relève-t-il. Une avancée certaine Le dispositif tel que mis en place permet aux établissements financiers ou de microfinance d’offrir des crédits énergie et de couper de façon automatique tout abonné qui n’a pas payé sa facture à temps ou qui est en mode prépayé. Il est possible d’automatiser les payements par monnaie électronique et de faire des souscriptions journalières, hebdomadaires et mensuelles afin de permettre aux clients de ne pas supporter le coût élevé des équipements mais de payer par modalité sur un ou deux ans et devenir propriétaire. Par cet outil, c’est la technologie de télégestion qui s’en trouve décentralisée et démystifiée. Les entreprises locales, à travers le Cloud Solar tel que dénommé, peuvent fournir les mêmes services d’énergie que les entreprises étrangères comme Fenix Intl, BBoxx, Green Light Planet et autres qui offrent des gadgets en lampes solaires à des prix exorbitants. Des coûts de lampes solaires qui dépassent même les coûts d’une installation solaire complète avec télévision et frigo. A travers cet outil, le concepteur vise également l’intégration de services de biogaz pour la consommation des ménages. Des digesteurs pour biogaz seront installés pour faciliter cet accès à travers les unités de production de cette source d’énergie installées aujourd’hui dans plusieurs localités du pays. Les communautés sont appelées à en disposer pour des payements échelonnés dans le temps. Toute chose qui fait dire à Oloufounmi JP Koucoi que les énergies renouvelables feront partie du quotidien si on supprime les barrières que constituent entre autres les coûts d’acquisition des équipements. Une bataille dans laquelle il entend s’engager pour peu que les pouvoirs publics accompagnent le secteur. Mais d’abord il devra perfectionner son dispositif et l’adapter aux réalités locales et espérer que la connectivité dans les zones les plus reculées soit effective, comme le souhaitent ses pairs qui tout comme lui s’investissent dans la promotion d’énergies renouvelables.     Société 19 mars 2020


Plateforme nationale d’interopérabilité: L’ultime étape vers une administration intelligente
Dans le cadre des réformes en cours dans le secteur du numérique, le gouvernement met en place la plateforme d’interopérabilité. A travers un décret pris en conseil des ministres, ce mercredi 18 mars, il instaure les structures de gouvernance de cette plateforme et fixe les règles de son utilisation. Le gouvernement du président Patrice Talon a adopté, hier mercredi 18 mars en Conseil des ministres, le projet de décret portant mise en place de la plateforme nationale d’interopérabilité et fixation des règles de sa gestion et de son utilisation. Il s'agit là de l'amorce de la phase opérationnelle du dispositif devant conduire à la dématérialisation de l’administration publique. Le présent décret instaure notamment les structures de gouvernance de la plateforme et fixe les règles de son utilisation. Le Conseil des ministres s’inscrit dans la définition d’un cadre réglementaire pour l'avènement d'une administration intelligente. La plateforme d’interopérabilité consiste en l’intégration d’un ensemble de technologies visant à garantir des échanges sécurisés de données entre différentes sources. C’est pourquoi, il faudrait fixer un ensemble de principes, de lignes directrices ainsi que de recommandations visant à encadrer juridiquement la coopération entre structures de l’administration publique et à sécuriser les échanges entre elles. Un tel dispositif favorise, selon le Conseil des ministres, le partage et la réutilisation des informations auprès des structures de l’administration publique pour accroître son efficacité et réduire les coûts aux usagers, l’amélioration de la qualité des services fournis à ceux-ci par la mise en cohérence des services dématérialisés. Selon le communiqué, ces dispositions vont permettre la pérennisation des systèmes d’information publics par emploi des normes et des standards internationaux ainsi que la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions. C’est l’aboutissement d’un long processus qui va permettre aux Béninois d’avoir certaines pièces importantes sans aucune tracasserie. Voilà qui va rendre la vie facile aux Béninois en leur offrant la célérité, le gain de temps, la réduction du coût et l’amélioration de la qualité des services. Faut-il le rappeler, tenant compte des critères de simplification des formalités administratives aux créateurs d'entreprises, de la facilitation des démarches aux retraités et autres usagers de l'administration publique, le gouvernement avait retenu, en octobre dernier, sept premiers e-services : le permis de construire, le certificat de conformité environnementale, l'extrait de registre de commerce et de crédit mobilier, de l’attestation d'affiliation au Fonds national de retraite du Bénin, l'attestation de jouissance des droits de pension de retraite , l'attestation de prise en charge pour les agents admis à la retraite et le certificat de nationalité. Actualités 19 mars 2020


Lycée des jeunes filles Toffa 1er: Les premières de la Sixième en Terminale célébrées
L’Association des anciens et anciennes élèves du Lycée Toffa 1er « La Gazelle » a célébré, ce lundi 16 mars, les premières élèves des classes de Sixième en Terminale au titre du premier semestre de l’année scolaire 2019-2020. Cérémonie de couleurs spéciale, lundi dernier, au Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo. Elle a été agrémentée par l’Association des anciens et anciennes élèves du Lycée Toffa 1er « La Gazelle» qui a décidé, une fois encore, de célébrer l’excellence. L’association a décerné un certificat d’excellence à la première de chaque classe, de la Sixième en Terminale, à l’issue du premier semestre de l’année scolaire 2019-2020. Une façon pour ces anciens et anciennes élèves de cet établissement scolaire public de référence de saluer les performances des récipiendaires et de les encourager à faire mieux pour crever davantage le plafond au second semestre et surtout aux examens pour celles qui y vont. Pour la présidente de l’association, Victorine Kémonou Djitrinou, cette activité a été initiée suite au constat de la baisse drastique du niveau des enfants dans tout le système éducatif en général. L’association a jugé utile d’apporter sa contribution pour booster non seulement l’envie d’étudier au niveau des élèves du lycée mais aussi avoir de meilleurs résultats afin d’être les femmes leaders de demain. « Notre association promeut le leadership des enfants et spécialement des filles du Lycée Toffa 1er », insiste Victorine Kémonou Djitrinou. La remise de ce certificat fait partie du plan d’actions de sa mandature pour l’atteinte des résultats, souligne-t-elle. Lequel plan vise à féliciter les élèves qui ont bien travaillé au premier semestre pour inciter celles qui n’ont pas bien travaillé à le faire au second semestre. L’association promet de faire le même exercice à la fin du second semestre avant de distribuer des prix à la fin de l’année scolaire. 1re avec 9,83 de moyenne L’objectif de ce mandat qui est de trois ans, poursuit Victorine Kémonou Djitrinou, est de restaurer l’excellence au Lycée Toffa 1er. Analysant les moyennes des récipiendaires, elle se réjouit que les élèves du lycée, comme par le passé, ont bien travaillé. Mais malheureusement, elle note par endroits quelques frustrations, notamment en classe de Terminale A1 où la première a obtenu une moyenne de 9,83. Celle-ci a été sortie des rangs et n’a pu recevoir le certificat. « 9 de moyenne n’est pas excellent. Même la moyenne de 11 n’est pas très bonne », relève-t-elle. La présidente de l’association a prévenu celles qui ont eu 11, 12 et même 13 de moyenne à faire davantage la prochaine fois si elles veulent rester dans le lot des élèves excellentes du lycée Toffa 1er. Toutefois, Victorine Kémonou Djitrinou note quelques surprises agréables dans plusieurs classes où il y a de très bonnes moyennes avec des 15, 16 et 17. La première au titre du premier semestre s’en est sortie avec 17, 61 de moyenne. «Ces moyennes font plaisir. Ce que nous voulons est qu’elles reflètent effectivement les capacités des enfants, leur leadership et leur envie d’être des citoyennes dignes de demain ; parce que ce sont elles qui vont diriger le Bénin de demain », souhaite la présidente de l’Association des anciens et anciennes élèves du Lycée Toffa 1er « La Gazelle ». Victorine Kémonou Djitrinou félicite la proviseure du Lycée, Hortense Hounwanou Gboessi, d’avoir autorisé cette activité de promotion de l’excellence. La première du Lycée, Nelly Agboton de la classe de 6e M5 remercie l’association pour cette initiative. Elle promet de maintenir le cap et de franchir la barre de 18 de moyenne au second semestre en cours afin d’être toujours la première de tout l’établissement au titre de l’année scolaire 2019-2020. Société 18 mars 2020


Report, suspension et annulation: Le coronavirus ébranle le monde du sport
Sur le plan mondial, le sport, véritable vecteur de paix, d’amitié et de rassemblement, vit aujourd’hui au ralenti. En cause: le coronavirus ! Jamais, le monde du sport n’a vécu un moment pareil à celui qu’il vit actuellement. Compétitions programmées depuis des lustres mais finalement annulées, championnats suspendus, désistements de certains pays si ce ne sont des athlètes eux-mêmes qui s’isolent, rendez-vous sportifs reportés…c’est la sentence aujourd’hui dans le milieu du sport. Ce qui émeut la presse, les réseaux sociaux ainsi que les fanatiques. Aux dernières nouvelles, l’Uefa a décidé du report de l’Euro 2020 en 2021 et la League des champions ainsi que l’Europa league sont suspendus pour contrer la propagation de la pandémie de coronavirus. Mais bien avant, aux Emirats, la dernière étape de leur tour cycliste est annulée à cause de deux coureurs italiens contrôlés positifs au coronavirus. En automobile, le grand prix de Chine prévu pour se dérouler du 17 au 19 avril prochain est également annulé. En rugby, le tournoi à VII de HongKong et de Singapour prévu pour début avril est reporté et menacé d’annulation. Au même moment, en Europe, de grands championnats de football qu’autrefois, même des évènements majeurs parviennent difficilement à en décaler d'une seule journée, sont aujourd’hui suspendus. La série A en Italie, La liga en Espagne, La première league en Angleterre, la Bundesliga en Allemangne… sont au repos, depuis quelques jours au grand dam des aficionados du football. Même si l’Afrique ne connait pas encore une propagation à grande échelle de ce virus, le Rwanda a tôt fait de donner l’alerte en annonçant ne pas être disposé à envoyer son équipe de football à la phase finale du Chan au Cameroun prévue pour le début du mois d’avril. Puis après, c’est la Confédération africaine de football (Caf) qui a pris, elle aussi, la mesure de la situation en faisant reporter tous les matches des 3e et 4e journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2021. Idem pour beaucoup d’autres confédérations sur le continent africain qui n’ont pas voulu prendre des risques avec cette pandémie. Covid 19 s'impose Après donc le déni, l’atermoiement puis l’option de faire jouer certaines rencontres à huis clos, les responsables du football mondial qui ont toujours refusé de penser au scénario du pire, ont été subitement contraints de prendre des mesures à la hauteur de l’ampleur de la crise sanitaire. « Annuler les matches, c’est ajouter à la panique », avait avancé le président de la Fédération française, Noël Graët, soutenu, entretemps, par le secrétaire général de l’Uefa, Théodore Théodorisis qui avançait que « le calendrier est chargé. Chaque report pourrait être problématique ». Mais depuis lors, la requalification de la crise sanitaire en une pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), avec plus de 110 000 personnes infectées dans le monde, a tôt fait tourner casaque, même aux plus optimistes des dirigeants du football mondial : tout est suspendu, jusqu’aux séances d’entrainement dans certains pays. En tout, le constat, aujourd’hui, est saisissant : le coronavirus qui perturbe les habitudes quotidiennes partout dans le monde, a instauré un chaos dans le calendrier sportif au plan mondial. Face à la situation, persiste une grande inquiétude, celle de voir certains championnats ne pas aller à leur terme. Il s’agit surtout des plus grands championnats dans le monde qui drainent un impressionnant arsenal publicitaire derrière. Si cela advenait, alors il porterait un gros coup économique aux clubs. Les saisons sportives sur le plan mondial étant très serrées, souvent à la limite du chevauchement des dates, il serait difficile d’envisager leur prolongation. Voilà que la pandémie continue de faire des ravages qui obligent les politiques à prendre des mesures drastiques affectant tous les secteurs vitaux de l’économie. Or, le monde du sport étant à la fois celui du spectacle et du business à enjeu socioéconomique colossal, la persistance trop longtemps de la pandémie pourrait faire craindre son effondrement. Ce qui ne serait pas sans conséquence pour l’économie mondiale qui pourrait connaitre, dans ce cas, une récession. Sports 18 mars 2020


Gestion du contentieux des communales de mai 2020: La Cour suprême s’approprie les réformes électorales
Magistrats et autres animateurs de la Cour suprême sont désormais aguerris pour relever, mieux que par le passé, le défi du contentieux des élections communales et municipales du 17 mai prochain. A cet effet, ils ont eu droit à une journée scientifique lancée, ce mardi, par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. Permettre aux magistrats de la Cour suprême d’avoir une même lecture et une compréhension harmonisée des innovations contenues dans la Constitution et le Code électoral en vigueur. Tel est le but de la journée scientifique organisée ce mardi par la Cour suprême. Il s’agit d’une rencontre visant à permettre aux magistrats de s’approprier les réformes électorales afin de mieux faire face au contentieux que vont générer les élections communales et municipales du 17 mai prochain. Les participants ont eu droit hier à deux communications. La première a porté sur le thème : « Les réformes constitutionnelles introduites par la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin: Ce qu’il faut en retenir ». Cette communication a été présentée par le professeur Dandi Gnamou, conseiller à la Cour suprême. Le second thème est intitulé : «Les innovations introduites par la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral et les observations qu’elles appellent dans la perspective de la gestion des prochaines élections communales et municipales ». Il a été présenté par Etienne Fifatin, président de section à la Chambre administrative de la Cour suprême. Ouvrant les travaux de cette journée scientifique, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko informe que la haute juridiction est déjà en plein dans le contentieux électoral communal et municipal. L’institution a déjà été saisie de six recours dont deux ont été vidés et ont fait l’objet de reddition d’arrêts. Il est important, selon Ousmane Batoko, que les animateurs de la cour suprême, en tant que juge du contentieux des élections communales et municipales, s’outillent efficacement pour continuer de rendre des décisions de qualité au service de la promotion d’une décentralisation fidèle aux lois et règlements de la République. Le président de la Cour suprême informe avoir mis en place à cet effet un comité de pilotage ainsi que des comités de supervision et d’appui qui devront proposer des ateliers de formation afin de permettre à la haute juridiction d’être davantage à jour de ses obligations légales et constitutionnelles de gestion du contentieux des communales et municipales. Ousmane Batoko n’a pas manqué de se réjouir des réformes opérées par l’Assemblée nationale et le gouvernement dans maints secteurs pour l’assainissement des mœurs politiques, morales, économiques et financières. Lesquelles réformes n’ont pas épargné le secteur de la justice, salue le président de la Cour suprême. Actualités 18 mars 2020


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