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Nouvelles

Gestion du contentieux des communales de mai 2020: La Cour suprême s’approprie les réformes électorales
Magistrats et autres animateurs de la Cour suprême sont désormais aguerris pour relever, mieux que par le passé, le défi du contentieux des élections communales et municipales du 17 mai prochain. A cet effet, ils ont eu droit à une journée scientifique lancée, ce mardi, par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. Permettre aux magistrats de la Cour suprême d’avoir une même lecture et une compréhension harmonisée des innovations contenues dans la Constitution et le Code électoral en vigueur. Tel est le but de la journée scientifique organisée ce mardi par la Cour suprême. Il s’agit d’une rencontre visant à permettre aux magistrats de s’approprier les réformes électorales afin de mieux faire face au contentieux que vont générer les élections communales et municipales du 17 mai prochain. Les participants ont eu droit hier à deux communications. La première a porté sur le thème : « Les réformes constitutionnelles introduites par la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin: Ce qu’il faut en retenir ». Cette communication a été présentée par le professeur Dandi Gnamou, conseiller à la Cour suprême. Le second thème est intitulé : «Les innovations introduites par la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral et les observations qu’elles appellent dans la perspective de la gestion des prochaines élections communales et municipales ». Il a été présenté par Etienne Fifatin, président de section à la Chambre administrative de la Cour suprême. Ouvrant les travaux de cette journée scientifique, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko informe que la haute juridiction est déjà en plein dans le contentieux électoral communal et municipal. L’institution a déjà été saisie de six recours dont deux ont été vidés et ont fait l’objet de reddition d’arrêts. Il est important, selon Ousmane Batoko, que les animateurs de la cour suprême, en tant que juge du contentieux des élections communales et municipales, s’outillent efficacement pour continuer de rendre des décisions de qualité au service de la promotion d’une décentralisation fidèle aux lois et règlements de la République. Le président de la Cour suprême informe avoir mis en place à cet effet un comité de pilotage ainsi que des comités de supervision et d’appui qui devront proposer des ateliers de formation afin de permettre à la haute juridiction d’être davantage à jour de ses obligations légales et constitutionnelles de gestion du contentieux des communales et municipales. Ousmane Batoko n’a pas manqué de se réjouir des réformes opérées par l’Assemblée nationale et le gouvernement dans maints secteurs pour l’assainissement des mœurs politiques, morales, économiques et financières. Lesquelles réformes n’ont pas épargné le secteur de la justice, salue le président de la Cour suprême. Actualités 18 mars 2020


2e marathon des professionnels de l’audit et de la comptabilité: Les bienfaits du sport vantés
La deuxième édition du Marathon des professionnels de l’audit et de la comptabilité s’est déroulée ce samedi 14 mars. La forte mobilisation des experts comptables agréés autour de cette initiative de l’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) et de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin à la place de l’Etoile rouge de Cotonou, témoigne de l’enjeu du sport pour la santé. Les experts comptables réunis au sein de l’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) et de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin ont tenu le pari de la deuxième édition du Marathon des professionnels de l’audit et de la comptabilité. Après la première édition en février 2019, la deuxième édition a eu lieu, ce samedi 14 mars, à la grande satisfaction des participants. Selon Cosme Goudété, président de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin, et président du Conseil permanent de la profession comptable de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, l’événement a eu lieu grâce au soutien de plusieurs partenaires. Ainsi, comme celle de l’année dernière, la deuxième édition a connu un éclat satisfaisant. « Le sport, il n’est pas besoin de le rappeler, est un atout pour la santé. Et le sport de maintien en particulier est de l’apport de santé à bas coût », souligne le président Cosme Goudété. En faisant le parallèle avec l’expertise comptable et celle en gestion, le président de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin informe que les experts comptables sont pour l’entreprise, ce que le sport est pour les personnes physiques. « Le sport apporte de la santé, de la vigueur, de la robustesse. Et c’est la même fonction que nous assumons auprès des entreprises, des Organisations non gouvernementales, des projets de développement, des institutions publiques, et des institutions internationales », a fait savoir Cosme Goudété. «Nous sommes des apporteurs de santé. Car notre formation fait de nous des médecins généralistes mais également des médecins spécialistes pour des entreprises et des entités économiques qui apportent de la substance à l’économie nationale dans toutes ses sphères », a-t-il renchéri. Cosme Goudété a rappelé que la mobilisation de ses pairs vise non seulement à faire du sport pour maintenir leur santé, mais également à partager la joie relative à la mission de l’expert-comptable. « Nous sommes ici, ce matin, non seulement pour partager cette joie mais également pour communiquer et diffuser ce symbolisme: le sport pour les individus et l’expertise pour les entreprises. C’est du sport en continu et du sport d’impact pour toucher les acteurs économiques mais également l’économie nationale dans son entièreté », a-t-il martelé. « Experts comptables, experts comptables stagiaires, auditeurs internes d’entreprises, comptables d’entreprises, financiers d’entreprises, contrôleurs de gestion, comptables publics, auditeurs publics, enseignants et chercheurs de comptabilité…, nous sommes tous réunis à la faveur de cette deuxième édition du marathon pour dire que le sport, tel que nous le pratiquons aujourd’hui, nous le voulons pour l’ensemble des entités de notre économie et que la vigueur qu’il apporte soit celle que nous apportons à l’ensemble des entités que nous accompagnons », a fait savoir le président de l’Ordre des experts comptables agrées du Bénin, Cosme Goudété. Sortir du stress des chiffres Moment de grande joie pour les experts comptables, ce marathon est vécu, selon Evariste Songbé, président de l’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs), comme une occasion pour sortir du stress des chiffres. « Le moment est venu pour nous d’oublier notre stress quotidien devant nos ordinateurs, devant les réflexions chiffrées pour une activité physique, ludique qui pourrait contribuer à développer l’activité cérébrale à laquelle nous sommes habitués », a précisé le président de l’Abecs. Il a rassuré que les spécialistes de la comptabilité sont disponibles pour accompagner tous ceux qui voudraient de leurs service pour une meilleure rentabilité.Ils sont disponibles pour les accompagner dans la lutte contre les handicaps qui pourraient compromettre leur pérennité. « L’Ordre des experts comptables est présent pour vous accompagner pour un partenariat gagnant-gagnant. Il ne s’agit plus aujourd’hui de dire que l’expert-comptable coûte cher. Il s’agit d’aller vers l’expert-comptable et il va adapter ses services et ses honoraires à vos besoins», a-t-il expliqué. Le président de l’Abecs rappelle que quels que soient le service et l’activité, l’assistance d’un expert-comptable est déterminante. Au terme de ce marathon de plus de dix kilomètres de parcours, les meilleurs compétiteurs ont été distingués. Au total, cinq prix ont été décernés. Il s’agit des prix du premier homme du marathon, de la première femme du marathon, de l’expert-comptable du marathon, du plus jeune du marathon et du prix du doyen du marathon. Partenariat Paulin Kèhindé Akponna, directeur général du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej), a profité de l’occasion pour rappeler aux experts comptables, que grâce aux réformes en cours au ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, l’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) et l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin sont devenus des partenaires privilégiés du Fnpeej. Ils vont s’engager dans leurs missions d’intérêts économiques pour accompagner les jeunes entrepreneurs capables de créer de la valeur ajoutée, de contribuer au budget national, pendant vingt-quatre mois. « Nous sommes engagés dans la promotion de l’entreprise de croissance sous le leadership du président de la République Patrice Talon. Il se bat pour que cette réforme aboutisse très rapidement pour l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs béninois », a-t-il rassuré. Sports 17 mars 2020


Epidémie de Coronavirus : Plusieurs vols annulés à Cotonou jusqu’à nouvel ordre
A la suite de la confirmation du premier cas de l’épidémie de Coronavirus hier lundi 16 mars par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, plusieurs vols viennent d’être annulés à l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. « Nous portons à votre connaissance que les vols Royal air Maroc, Ceiba, Cronos, Air Mauritania sont annulés jusqu’à nouvel ordre »,  c’est l’information rendue publique ce mardi 17 mars par Jean          Louis Gnidokponou,  chef service des opérations de l’Aviation Handling services à l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Outre cette décision prise, Brussels Airlines Sn 229/300 prévu pour décoller ce mardi 17 mars  et Turkishairlines  prévu pour décoller les 17, 19, 21, 23, 26 et 30 mars prochains sont aussi annulés. Une mesure salutaire qui empêche la propagation du virus d’autant plus que le Bénin fait désormais partie des pays touchés. Signalons que d’autres mesures indispensables seront prises par le gouvernement dans les heures à venir pour empêcher la propagation du virus sur le territoire béninois.         Actualités 17 mars 2020


Coronavirus au Bénin: Les audiences  suspendues à la Cour constitutionnelle
La propagation de l’épidémie de Coronavirus ne laisse aucune institution de la République indifférente. Par  un communiqué  en date du lundi 16 mars, la Cour constitutionnelle a suspendu  les audiences  et ce, jusqu’à nouvel ordre. Les audiences publiques sont suspendues jusqu’à nouvel ordre à la Cour constitutionnelle. Ceci en vue de lutter contre le Covid-19 qui est devenu une pandémie mondiale. A travers un communiqué signé par Gilles Badet, secrétaire général de la Cour, la  décision de l’institution  intervient dans le cadre des mesures en cours pour réduire le risque de contamination et de propagation de l’épidémie du Coronavirus (Covid-19). Le communiqué informe toutefois que la Cour continue de recevoir les requêtes aux fins de traitement. Il est rappelé que cette décision intervient à la suite d’un cas confirmé par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Outre cette mesure prise par la Cour, les populations sont invitées à suivre scrupuleusement les règles d’hygiène publiées par les autorités compétentes.   Actualités 17 mars 2020


Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme: « De pertinentes avancées notées sous l’impulsion de la Centif »
Au cœur du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme du Bénin, se trouve la Cellule nationale de traitement des Informations financières (Centif). Son président, Thomas Azandossessi au cours d’une interview donnée hier lundi 16 mars, en dit plus sur ses activités. La Nation : Qu’est-ce concrètement la Centif-Bénin ? Thomas Azandossessi : Créée à travers le décret n°2006-752 du 31 décembre 2006 en application des dispositions de l’ancienne loi n°2006-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment des capitaux au Bénin, la Cellule nationale de traitement des Informations financières, joue un rôle capital dans le déclenchement de l’action publique contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et par conséquent, contre les infractions ou crimes lucratifs sous-jacents. Suivant ce décret, la Centif était un service administratif placé sous la tutelle du ministère chargé des Finances avec une autonomie financière. Mais depuis l’adoption de la loi 2018-17 du 25 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin, le décret n° 2018-347 du 25 juillet 2018 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Centif, pris en application des dispositions de cette nouvelle loi, lui confère désormais le statut d’Autorité administrative placée sous la tutelle du Mef, avec l’autonomie financière et un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence. Quelles sont les missions assignées à la Centif ? Deux missions essentielles découlent des attributions de la Centif définies à l’article 60 de la loi 2018-17. La mission opérationnelle consiste à recevoir, analyser et traiter les renseignements propres à établir l’origine des transactions ou la nature des opérations faisant l’objet de déclarations de soupçons qui lui parviennent de ses assujettis: c’est sa principale fonction en tant que Cellule de renseignement financier. Ensuite, la mission stratégique consiste à conseiller l’Etat, à émettre des avis sur la mise en œuvre de la politique nationale en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : ceci revient à susciter des réformes pertinentes ou à proposer des mesures visant le renforcement du dispositif de lutte. Quels sont les moyens dont dispose la Centif pour assurer ses missions ? Les moyens dont dispose la Centif sont essentiellement juridiques. La loi lui a conféré plusieurs prérogatives qui lui permettent d’atteindre efficacement ses objectifs. Je peux citer le droit d’opposition à l’exécution d’une opération suspecte pour 48 heures; le droit de communication étendu lui permettant l’accès à toutes les sources d’informations nécessaires à la conduite de ses investigations ; l’inopposabilité du secret professionnel à ses requêtes ; l’obligation faite aux institutions financières et aux entreprises professionnelles non financières désignées, c’est-à-dire les avocats, les notaires, les experts comptables, les agences immobilières, le secteur des jeux et des casinos, les agences de voyages, les hôtels et bien d’autres, de procéder à des déclarations d’opérations suspectes à la Centif ; les informations fournies à la Centif par les autorités de contrôle, les officiers de police judiciaire, les instances nationales et des ordres professionnels à sa demande ou sur leur initiative; le recours par la Centif aux moyens d’investigation dont disposent les ministères en charge des Finances, de la Justice et de la Sécurité et d’autres organismes pour la recherche des infractions induisant des obligations de déclaration... Quel bilan phare peut-on mettre à l’actif de la Centif-Bénin ces dernières années ? Au cours de ces trois dernières années, plusieurs activités et réformes pertinentes ont été réalisées sous l’impulsion de la Centif. D’abord, le projet de réalisation de l’évaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, coordonné par la Centif sous la supervision attentive du ministre Romuald Wadagni. Cet exercice qui est une exigence majeure des normes du Groupe d’action financière, a été réalisé au niveau national et au niveau de tous les secteurs financiers et économiques avec l’implication de tous les acteurs publics et privés. A travers une étude consolidée et transversale des menaces et vulnérabilités nationales et sectorielles, l’évaluation nationale des risques a permis l’identification, l’analyse et la compréhension des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme auxquels le Bénin est exposé, tant au niveau global de l’activité économique qu’au niveau des secteurs financier et non financier assujettis. Le rapport de cette évaluation nationale des risques et ses recommandations ont été approuvés par le gouvernement en Conseil des ministres le 14 novembre 2018 et les résultats ont été ensuite largement diffusés auprès de toutes les parties prenantes qui ont, par la même occasion, été sensibilisés sur les dispositions de la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Une seconde grande activité non moins importante menée par la Centif a été de contribuer à travers les nombreuses séances de formations et de sensibilisations des Responsables de conformité et des Directeurs généraux des banques, à l’intégrité et à la sûreté du système bancaire et financier du Bénin. Ainsi, les banques du Bénin disposent aujourd’hui de dispositifs de conformité anti-blanchiment solides et efficaces. En outre, elles ont acquis le réflexe de la mise en œuvre systématique des obligations de vigilance et de connaissance de leurs clients. En effet, elles ont toutes renforcé leurs procédures de contrôle des opérations à leurs guichets pour éviter d’être exposées aux risques de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme aux conséquences énormes. Aussi, la Centif a substantiellement contribué à former les autorités d’enquêtes et de poursuites pénales, les policiers, les agents des Eaux et Forêts, les douaniers et les magistrats sur plusieurs thématiques de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Justement, quels sont les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme identifiés ? Suivant les conclusions du rapport national, le risque de blanchiment de capitaux est très élevé au Bénin tandis que celui lié au financement du terrorisme se situe à un niveau moyen. Les principales faiblesses ou insuffisances qui étaient à la base de ces conclusions au moment de l’évaluation étaient liées essentiellement à la faiblesse du cadre juridique qui régissait la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin, un cadre qui ne répondait pas aux recommandations du Groupe d’action financière, le Gafi. Ce cadre ne permettait pas en effet de prévenir ni de réprimer efficacement ces fléaux, d’ailleurs favorisés par la porosité des frontières, l’utilisation massive de l’espèce dans les transactions, le faible niveau de conformité des institutions financières et non financières assujetties à la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le défaut ou la faiblesse de supervision et de contrôle de certains secteurs sensibles. Quelles sont les recommandations formulées dans ledit rapport pour corriger ces insuffisances ? En respect à une décision du Conseil des ministres, le ministre de l’Economie et des Finances a veillé à l’élaboration diligente d’un plan stratégique et d’un plan d’actions pour la mise en œuvre des recommandations formulées. Sept axes stratégiques ont été retenus en vue de corriger les lacunes identifiées dans notre pays. Il s’agit des actions et mesures visant : le renforcement du cadre juridique de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme du Bénin, le renforcement du cadre de supervision et de contrôle des assujettis sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le renforcement des capacités opérationnelles et stratégiques de la Centif, le renforcement des capacités des autorités d’enquête et de poursuite, le renforcement de la prévention contre le financement du terrorisme au Bénin. Quel est aujourd’hui l’état des lieux de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ? Le Bénin s’est résolument inscrit parmi les pays engagés à éradiquer toutes les infractions ou crimes sous-jacents qui génèrent des flux financiers illicites. En effet, avec la volonté affichée du chef de l’Etat d’instaurer une gouvernance vertueuse, la lutte contre l’impunité et toutes les formes de crimes économiques ou financiers, est désormais une réalité dans notre pays. C’est dans ce cadre que plusieurs réformes ont été entreprises par le gouvernement pour renforcer le cadre juridique, institutionnel et opérationnel pour une lutte efficace. On peut citer l’adoption de la loi N°2018-17 qui est à plus de 90 % conforme aux recommandations du Gafi, la création d’une Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme pour réprimer plus efficacement les infractions ou crimes sous-jacents qui génèrent des flux financiers illicites et leurs auteurs ; le renforcement des attributions et des prérogatives de la Centif à travers un nouveau décret qui lui confère désormais le statut d’autorité administrative. Ceci permet à la Centif d’être au cœur du renseignement financier et de jouer un rôle central dans la coopération et la coordination nationales entre tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Contribuent également à ce résultat, grâce au dynamisme du ministre de l’Economie et des Finances, la dématérialisation et l’obligation de règlement des transactions avec les régies de l’Etat par des moyens de paiement scripturaux uniquement, la mise en place d’une plateforme interconnectée de base de données entre les Impôts, la Douane, et le Trésor pour rendre automatique les vérifications et le croisement des contrôles afin de lutter contre les fraudes fiscales, douanières, documentaires ou autres. Que retenir d’autre encore ? On ne peut pas parler de l’état des lieux du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme au Bénin, sans parler de la situation des institutions financières et celle des entreprises professionnelles non financières désignées qui sont les principales entités assujetties à la loi 2018-17. Les disséminations des conclusions et recommandations du rapport de même que les formations et sensibilisations organisées à l’endroit des banques, des Systèmes financiers décentralisés de grande taille, des compagnies d’assurance, des Sociétés de gestion et d’intermédiation, ont permis à toutes ces institutions financières de mettre en place et ou de renforcer leurs dispositifs de conformité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le rapport d’activités au titre de 2018 du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, le Giaba, a d’ailleurs identifié le Bénin comme le 2e pays en matière de déclaration de soupçons sur les 17 pays qu’il compte. Et pour conclure cet entretien ? Comme mot de la fin, je voudrais exprimer notre gratitude au chef de l’Etat et aux ministres de l’Economie et des Finances, de la Justice et de la Législation et de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour leur soutien sans faille aux projets et activités portés par la Centif, soutien sans faille certes, mais soutien sans interférence. En effet, tout en respectant l’autonomie d’action de la Centif et son caractère apolitique, le gouvernement l’a toujours doté de ressources adéquates pour l’accomplissement de ses missions. Société 17 mars 2020


Préservation contre la pandémie de coronavirus: Parakou opte pour la sensibilisation de ses leaders religieux
Aidée par la direction départementale de la santé du Borgou, la municipalité de Parakou a procédé, hier, lundi 16 mars, à la sensibilisation des leaders religieux de son territoire de compétence sur le coronavirus. Pour préserver ses populations de cette pandémie, elle n’hésite pas à user des moyens qui s’imposent. Avec la propagation que connait le coronavirus, le monde traverse actuellement une période critique. Sur le continent africain, le nombre de personnes contaminées est faible. Ce qui n’empêche pas la municipalité de Parakou, soucieuse du bien-être de ses populations, de prendre ses précautions. Appuyés par la direction départementale de la Santé du Borgou, le maire Charles Toko s’est entretenu, lundi 16 mars avec les leaders religieux de sa ville sur la pandémie, objet de la tourmente actuelle dans le monde. Nombreux sont les imams, alphas, prêtres, pasteurs et autres à avoir répondu présents à la rencontre. Pour une prévention efficace contre le covid-19, le maire leur a rappelé les comportements à adopter dans les mosquées, les églises et autres lieux de rassemblement public. Il les a invités à partager les informations reçues avec les fidèles au niveau de leurs mosquées, couvents et églises. L’occasion a également permis au directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé, de leur donner lecture du communiqué du ministère de la Santé, sur l’auto-isolement, ainsi que les précautions à prendre pour éviter le coronavirus. L’assistance a également pris connaissance des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la pandémie. De même, les comportements que les populations doivent observer ont également été exposés aux leaders religieux. En cas d’urgence, le directeur départemental de la Santé du Borgou leur a recommandé de contacter les numéros 95 36 11 02 ; 51 02 00 00 et 51 04 00 00. --------------- Charles Toko favorable à la suspension des meetings à Parakou -------------- Appréhendant la manière dont le coronavirus défie actuellement les pays du monde entier, le maire de la ville de Parakou, Charles Toko, a décidé de ne pas y aller du dos de la cuillère. En préférant anticiper, il n’entend pas être mis devant le fait accompli. Sa ville étant considérée comme la grande métropole du septentrion, il envisage de prendre des dispositions pour réglementer les regroupements de personnes qui y auront lieu. « Je vais inviter tous les autres leaders de partis politiques et autres candidats à Parakou, pour leur dire qu’il faudra cesser même les meetings », a-t-il informé. « En attendant la décision du gouvernement, il faudrait qu’on arrête au moins avec les meetings à Parakou », insiste-t-il. « Par ces temps qui courent, rassembler au moins 500 personnes, c’est déjà un danger », a également averti le maire. Outre les meetings politiques, des dispositions devront également être prises au niveau de la gare routière centrale d’Albarika. Tous les jours, ce parc ne cesse d’enregistrer de nombreux mouvements de voyageurs. M. G. Actualités 17 mars 2020


Orphelinat « Cœurs meilleurs solidaires »: L’association G10 soutient les enfants vulnérables
L’Association G10 soulage les peines des enfants en situation difficile. Elle a fait don, samedi 14 mars dernier, aux pensionnaires du centre « Cœurs meilleurs solidaires» dans la commune de Grand-Popo, d’un important lot de vivres ainsi que de produits de première nécessité. C’est dans le cadre de sa 16e assemblée générale annuelle. Les bras chargés de produits alimentaires, l’association G 10 a rendu visite aux pensionnaires de l’orphelinat « Cœurs meilleurs solidaires » afi n de soulager un tant soit peu leurs peines. Un geste qui a donné du sourire aux enfants, créé une joie immense chez les responsables du centre et procuré une satisfaction à l’association pour avoir offert un instant de bonheur aux âmes innocentes. En ce qui concerne les produits offerts aux pensionnaires par l’association, Hébert Fanou demande aux responsables du centre d’en faire un bon usage. « Si vous faites un bon usage de ces dons, nous reviendrons pour vous accompagner dans le développement de ce centre qui est un point focal dans la commune de Grand-Popo. Ceci n’est pas notre œuvre mais celle du divin », a-t-il expliqué. Hébert Fanou, président del’association G10, signale qu’en dehors du respect des clauses statuaires, l’association a plusieurs axes d’action dont le renforcement des liens de mariage et de solidarité entre les membres, la promotion de l’excellence en milieu scolaire, la lutte contre l’enfance malheureuse. L'association G10 porte assistance aux personnes âgées ou démunies, mais aussi s'intéresse à la promotion de la santé et de l’éducation pour tous. Par rapport à la genèse de l’association, il a fait savoir que l’idée de sa création est née fortuitement au détour d’une rencontre courant janvier 2004 entre cinq amis. Ils sont animés de la volonté de mettre sur pied un creuset de retrouvailles et de réjouissances périodiques en compagnie de leurs épouses. Selon lui, l’association a des perspectives dont la remise d’un dortoir entièrement équipé à un orphelinat à l’occasion de sa dix-septième assemblée générale annuelle ainsi que la recherche de partenariat avec les associations visant les mêmes objectifs à travers le monde. La remise de ce don a eu lieu en marge de la 16e assemblée générale au titre de l’année 2020 de l’Association G10 qui s’est tenue, samedi 14 mars dernier, dans la commune de Grand-Popo sur le thème, «La connaissance de soi dans le couple : expérience et recommandations». Constituée uniquement des couples monogamiques pour l’épanouissement du cercle familial, l’association a pour vision de promouvoir un monde de paix généralisée, de justice et de bien-être économique et social Société 17 mars 2020


Les Pepit’Arts du Bénin au Masa: La démonstration de force des petites bêtes de scène
Des benjamins devenus des héros par la force de l’art. La troupe les Pepit’Arts du Bénin laisse dans l’histoire de la onzième édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) un souvenir qui ne sera pas oublié de si tôt. Les plus jeunes artistes de cette expédition ont fait parler leurs art et talent. Pour une première au Marché des arts du spectacle d’Abidjan, ils ont fait fort, les Pepit’Arts de Mèdédjonou. Deux spectacles époustouflants, des animations In et Off et surtout un passage très apprécié sur la Rti, la télévision publique ivoirienne, vendredi 13 mars dernier. A l’occasion de « C’midi», la plus grande audience de la mi-journée sur la Rti, les jeunes artistes ont fait vibrer au rythme des tambours et instruments musicaux du Bénin, les studios de cette chaîne de télévision. Les Pepit’Arts avaient été annoncés comme l’une des révélations du Masa 2020. Et à l’arrivée, on s’en rend bien compte. « Racines», le nom du spectacle qui leur vaut cette participation au Masa est un condensé de Kpahlouè, de gongs, de castagnettes… qui ne sont rien d’autres que des instruments traditionnels du Bénin. Pendant 60 minutes, sous la coordination d’Albert Hounga, talentueux percussionniste, ils émerveillent à travers leurs propres compositions, mais aussi à travers leur agilité à faire dérouler des répertoires d’autres artistes bien connus comme Angélique Kidjo. « Ils sont capables de faire du jazz et même du coupé-décalé avec leurs instruments », confie un de leurs responsables. Leur agilité à exécuter des compositions d’autres artistes, Isbath Madou l’a expérimenté avec émotion à l’occasion de leur première prestation à l’Institut français d’Abidjan. Les Pepit’Arts. Une troupe de jeunes enfants, batteurs, instrumentistes et danseurs à la fois venus du Bénin. Ils sont treize au total, emmenés sur scène par un quatorzième élément, Albert Hounga, leur encadreur qui vient les appuyer dans la prestation. Ils sont devenus, le temps du Masa, la grosse attraction. Non seulement à cause de leur très jeune âge, mais aussi et surtout en raison de leur talent qui se laisse apprécier à chacune de leurs prestations. La première à l’Institut français d’Abidjan s’est voulue un moment de révélation de ces jeunes pousses devant un public composé d’une forte délégation béninoise, mais aussi de diffuseurs et acheteurs de spectacles. Le groupe est composé de sept filles et six garçons. Autant d’enfants sur scène, autant de tambours et chacun y va de tout son art et de tout son être. Grâce à eux, la localité dont ils sont originaires, Mèdédjonou, reconnue pour la fabrication des meilleurs tam-tams, peut rêver de continuer à pérenniser cette richesse. C’est d’ailleurs pour valoriser ce patrimoine que le spectacle est intitulé « Racines». Il dure soixante minutes et se résume en un répertoire de chants, danses, et percussions de Mèdédjonou. Point de mire durant le Masa 2020, les enfants et leur encadrement quittent Abidjan satisfaits. Beaucoup de contacts ont été pris et certainement des dates aussi, tant les 13 petites bêtes de scène étaient au centre de toutes les attractions. Seul hic, les enfants s’épuisent sur scène à mesure que passe le temps. L’intense effort physique que leur imposent la danse, les chants et surtout battre les tam-tams finit par avoir raison d’eux et porte un coup à la beauté de la scénographie. Culture 16 mars 2020


Visite du ministre Aurélien Agbénonci à La Havane: Une nouvelle feuille de route pour la coopération bénino-cubaine
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a effectué, du 7 au 10 mars dernier, une visite en République de Cuba. A l’occasion, les deux pays ont fait le point de leur coopération, tenu une réunion de la Commission mixte Bénin-Cuba et procédé à la signature d’un nouvel Accord-cadre de coopération bilatérale. L’ambition des dirigeants béninois et cubains de promouvoir et de renforcer l’amitié entre les deux pays au regard des avantages de la coopération entre eux s’est concrétisée, il y a quelques jours, à Cuba, à la faveur d’une visite du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à la tête d’une délégation. Une visite dont l’un des objectifs clés est de donner un coup d’accélérateur au partenariat entre les deux pays, datant déjà de plusieurs années. De nombreux accords de coopération existent en effet entre le Bénin et Cuba depuis l’établissement des relations diplomatiques le 1er février 1974. On peut entre autres mentionner la Convention bénino-cubaine de coopération scientifique et technique signée le 24 février 1978, l’accord de suppression de visas entre les deux pays signé le 10 décembre 1981, le protocole d’accord de coopération culturelle du 17 octobre 1984, l’’accord commercial du 24 avril 1989, les accords de jumelage entre le Musée Honmè de Porto-Novo et la maison de l’Afrique de La Havane d’une part, et entre le Musée d’Histoire de Ouidah et le Musée Municipal de Palmira Cienfuegos de Cuba d’autre part, signés en 1999... Le mémorandum d’entente entre les ministères en charge de la Santé signé le mercredi 30 octobre 2019, à Cotonou. Des accords existent également dans le domaine du commerce comme par exemple l’accord de coopération entre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin et la Chambre de Commerce de Cuba signé en février 2002 à La Havane… Ces engagements synallagmatiques sont la preuve patente de la coopération bénino-cubaine. Coopération à laquelle les deux pays imprime un dynamisme plus agissant à la faveur de la visite du ministre Aurélien Agbénonci. Les deux pays ont, en effet, saisi l’occasion pour procéder à la signature d’un accord de coopération pour une durée de cinq ans. Ils s’engagent ainsi à « élaborer et à exécuter d’un commun accord des programmes et des projets de coopération conformément à leurs législations nationales respectives ». Ces programmes et projets seront exécutés avec la participation d’organismes et d’organes des secteurs public et privé de chaque pays et d’universités ou d’autres établissements d’enseignement supérieur, de centres de recherche et d’organisations non gouvernementales, ont-ils convenu. Dynamiser la coopération La coopération entre les deux parties peut se matérialiser à travers des études de faisabilité permettant d’identifier des projets d’investissement viables, la création d’associations économiques internationales, l’octroi de bourses destinées à des études spécialisées, au développement professionnel ou à d’autres types de formation. Elle prend également en compte l’envoi ou l’échange de spécialistes et d’autres professionnels afin de fournir les services nécessaires aux projets et aux programmes définis, l’envoi et l’échange d’équipements et d’instruments nécessaires à l’exécution des programmes et des projets de coopération technique définis et toute autre forme de coopération qui pourrait être souhaitable ou d’intérêt mutuel pour les parties. Ils ont aussi retenu, en cas de besoin, par accord mutuel, de rechercher et de solliciter la participation et le financement d’organismes de coopération internationaux et régionaux, ainsi que d’institutions de pays tiers, à l’exécution des programmes et des projets conçus dans le cadre de cet accord. Au cours de ce bref séjour, le ministre Aurélien Agbénonci a tenu une rencontre avec le personnel de l’ambassade du Bénin à Cuba. Il a aussi échangé avec la communauté béninoise à Cuba et procédé à un dépôt de gerbe au monument du héros national cubain Jose Marti. Aurélien Agbénonci a eu également une intense activité diplomatique qui lui a permis de s’entretenir avec plusieurs personnalités cubaines. Il a ainsi eu une audience avec le ministre des Relations extérieures. Sans oublier, le ministre cubain de la Santé publique, avec qui il a exploré les conditions de mise en œuvre du Mémorandum sur la santé signé à Cotonou. Toujours au titre de ses rencontres avec les membres du gouvernement cubain, il y a lieu de mentionner son audience avec le ministre du Tourisme au cours de laquelle ils ont échangé sur une assistance technique dans le tourisme. Actualités 16 mars 2020


Système éducatif sous le régime de la Rupture: Les réalisations du gouvernement exposées aux étudiants
Le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, était vendredi 13 mars dernier face aux étudiants sur le campus universitaire d'Abomey-Calavi. C'est pour partager avec les apprenants la vision du gouvernement pour le système éducatif et les grandes réalisations. "Je suis heureux de voir que l'Uac, notre maison, a résisté et enregistre des performances inégalées ; des performances que nous souhaiterions consolider, car nous fûmes ce que vous êtes. L'avenir de notre nation repose dans vos mains, dans l'ambition que vous nourrissez, celle d'avoir un travail noble et décent", a déclaré le ministre Alain Orounla aux étudiants réunis à l'amphithéâtre Idriss Itno Déby. A l'entame des échanges, le recteur Maxime da Cruz a rappelé que l'Université d'Abomey-Calavi, la plus vieille du Bénin, a un effectif supérieur à toutes les autres universités publiques et privées réunies. Par conséquent, le message du ministre de la Communication et de la Poste touchera bien plus de personnes à l'Uac qu'ailleurs. Conscient de cette audience, le porte-parole du gouvernement a exposé le Programme d'action du gouvernement pour le secteur de l'éducation. "Le Pag met l'être humain au cœur du développement. Le troisième pilier du Pag se consacre d'ailleurs à l'amélioration des conditions de vie des populations. Et pour le faire, il a fallu mobiliser des ressources, élaborer des stratégies qui permettent au pays de sortir de l'état dans lequel il était, il y a quelques années. L'amélioration des conditions de vie passe par la collecte de ressources qui permettent la construction d'infrastructures", a-t-il expliqué pour justifier les grandes réformes économiques. Au regard des résultats à mi-parcours, il a invité les étudiants à réaliser que le pays avance avec, entre autres, les efforts faits pour la construction et l'équipement des hôpitaux, pour que la vie devienne moins pénible grâce à l'accès à l'énergie, à l'eau, le renforcement du tissu social... « Ces acquis sont pensés pour la jeunesse, le fer de lance de notre développement. Ces acquis ne sont possibles que parce que nous acceptons de consentir des sacrifices, de rompre avec les pratiques du passé... Nous avons besoin que chaque citoyen, chaque étudiant comprenne les enjeux pour ne pas être sujet à des errements... Les étudiants sont au cœur du Programme d'action du gouvernement », a-t-il signifié. Améliorer les performances du système éducatif Invitant les étudiants à consulter le Pag, le ministre Alain Orounla rappelle que l'axe 5 du pilier 2 du Pag (Engager la transformation structurelle de l'économie) est relatif à l'amélioration des performances du système éducatif. "Améliorer les performances du système éducatif, c’est améliorer la qualité de l'enseignement et de l'offre pédagogique, c'est adapter le système éducatif aux besoins de notre pays et de nos entreprises. Cela amène à se départir du système éducatif hérité de l'administration coloniale qui destinait les étudiants au secteur public. Ce qui est aujourd'hui attendu, c'est que les étudiants soient bien formés aux métiers qu'ils désirent, aux métiers porteurs, pour travailler", a-t-il indiqué. Abordant l'amélioration des conditions de travail dans les écoles et universités, il fait savoir que bon nombre de réformes ont été faites et d’autres sont en cours pour améliorer la situation des enseignants et des apprenants. " La résorption du déficit d'enseignants que notre pays a trainé depuis deux décennies à travers le recrutement de plus de seize mille enseignants au secondaire et onze mille au primaire, plus de 200 assistants au niveau universitaire ; de sorte que le pays n'ait plus à faire face de si tôt au déficit d'enseignants", évoque-t-il. Le ministre Alain Orounla fait également savoir que le gouvernement porte le projet de construire des laboratoires de recherches, des centres de documentation. C'est aussi l'occasion pour lui de rappeler l'initiative des cantines scolaires qui permet à plus de 800 mille apprenants d'avoir au moins un repas chaud par jour ; l'apurement des arriérés et l'augmentation des bourses... Il annonce aussi le projet d'amélioration du transport et de l'hébergement des étudiants sur le campus. Il abordera ensuite la réforme et l'installation du Conseil national de l'éducation qui constitue un outil de performance pour le système éducatif béninois dans son ensemble. "Ce conseil a pour mérite de limiter, voire de supprimer le risque de politisation de la gouvernance du système éducatif et il ne vise que les intérêts du système éducatif", a affirmé le porte-parole du gouvernement. Par ailleurs, le ministre Alain Orounla a invité les étudiants à s'informer sur la Cité de l'innovation "Sèmè City" dont l’ambition est de former des cadres de haut niveau, à la pointe de la technologie. "L'ambition, c'est d'avoir 130 mille diplômés dans des domaines pointus, avec le rêve que les diplômés de cette cité puissent être recrutés et puissent impacter et créer plus de 190 mille emplois", explique-t-il. La création d'un centre informatique et la connexion à haut débit, le recrutement d'enseignants, l'ajout de la ligne Glo-Djigbé - Campus dans le circuit des bus Uac, le respect des franchises universitaires, un numéro vert pour permettre aux étudiants de dénoncer les faits de harcèlement sexuel sur le campus..., ce sont quelques doléances formulées par les représentants d'unions et fédérations estudiantines. Actualités 16 mars 2020


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