La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Partenariat dans le domaine de la recherche scientifique: Le Bénin et la République du Congo signent deux accords
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, et Martin Coussoud- Mavoungou, ministre congolais de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, ont signé deux accords de partenariat dans le domaine de la recherche scientifique ce jeudi 12 mars. Ce partenariat est le fruit des actions entreprises depuis 2018, pour mutualiser les efforts dans le domaine de l’enseignement supérieur. Deux accords de coopération ont été signés dans le domaine de la recherche scientifique entre le Bénin et la République du Congo. Ils entrent en vigueur pour une durée de cinq ans renouvelable par tacite reconduction. Le premier relatif à un protocole de partenariat entre l’Institut géographique national (Ign) du Bénin et le Centre de recherche géographique et de production cartographique (Cergec) du Congo, se focalise sur la coopération dans les activités de production de l’information géographique, de la recherche géographique et de la formation. Le second vise à promouvoir la coopération en vue de l’enrichissement mutuel du patrimoine scientifique et technologique ainsi que le développement des travaux de formation et de recherche dans les domaines d’intérêts communs. L’accord permettra l’échange de matériels scientifiques (minéral, végétal ou animal conservé ou vivant), l’organisation conjointe de séminaires et de colloques, l’organisation, de manière générale, de tout autre type de collaboration qui pourrait se révéler utile à la réalisation de ses objectifs, a fait savoir Martin Coussoud-Mavoungou. Il s’agit d’une recherche-développement de proximité qui tient compte du terrain et dont l’aboutissement devrait faire reculer la faim, la désertification. Celle-ci permet aussi de lutter contre les maladies tropicales négligées, d’évaluer et de reconstituer les ressources halieutiques en vue de faire face à l’insécurité alimentaire. Pour le ministre congolais, les deux Etats franchissent une nouvelle étape, celle de réfléchir ensemble pour mettre à la disposition de leurs économies et de leurs peuples des outils scientifiquement conçus et adaptés, en vue du relèvement du niveau de vie. « L’accord de coopération dans le domaine de la recherche scientifique et de l’innovation technologique tire sa justification, du côté congolais, du programme de société de son excellence Denis Sassou-N’Guesso, président de la République, la marche vers le développement qui a accordé au développement scientifique et technologique le rôle de moteur au service de la résolution des problèmes qui se posent aux populations dans leur vie quotidienne. Il est surtout une réponse que nous jugeons appropriée, du fait de la similitude des équations à résoudre, tant au Congo qu’au Bénin », a affirmé Martin Coussoud-Mavoungou. De puissants outils d’aide à la décision Le souhait de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, est que ce genre de coopération Sud-Sud se multiplie et impacte bien des secteurs. « L’Ign et le Cergec, par cette coopération, vont développer des activités communes dans le domaine de la géodésie, de la cartographie numérique, de la formation, de la fourniture réciproque de la documentation, et publication technique… afin d’être sans cesse au diapason des innovations technologiques», a martelé José Tonato. Selon lui, la géodésie et la cartographie sont de puissants outils d’aide à la décision qui permettent de mieux maîtriser les projets de développement, une priorité pour les deux Etats. L’entrée en vigueur des accords marque le début d’une nouvelle ère dans les relations de coopération entre les deux pays en matière d’enseignement et de recherche scientifique. «Malgré la solidité des relations diplomatiques entre nos deux pays, l’absence d’un cadre juridique régissant les rapports de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche paraissait comme un frein à l’éclosion des rapports constructifs dans le monde scientifique de nos deux pays », constate Eléonore Yayi Ladékan. Elle a félicité la République du Congo pour avoir pris l’initiative de combler ce vide juridique en matière de coopération dans le domaine de la recherche. « Quand on sait l’importance du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans l’acquisition du savoir, clé de voûte du développement de tout pays, l’on ne peut que se réjouir légitimement du pas qui vient d’être posé dans le bon sens pour un avenir prospère», confie la ministre. Car, indique-t-elle, la tendance sur les plans régional et international est au regroupement, à la constitution de grands ensembles pour faire face aux défis de l’humanité. La ministre a assuré que cet accord crée les conditions d’une collaboration fructueuse entre les chercheurs et autres acteurs du monde scientifique des deux pays, gage d’une dynamique dans ce sous-secteur. Cet acte dénote aussi, selon elle, de l’engagement du chef de l’Etat à faire du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le moteur de développement du pays. Education 13 mars 2020


Vulgarisation de la décision sur la précampagne à Natitingou: Rémi Prosper Moretti prévient les journalistes
A la faveur d’une séance de vulgarisation initiée par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication, son président, Rémi Prosper Moretti, et une délégation étaient face aux journalistes d’une partie de la Région Nord. C’était jeudi 12 mars au siège de Radio Nanto Fm de Natitingou. «Si l’on tient les professionnels de cette zone, tout se passera bien», a déclaré jeudi 12 mars, Rémi Prosper Moretti, président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), lors de la séance de vulgarisation portant sur la décision n° 20-008/Haac du 5 février 2020 prise par l’institution dans le cadre de la réglementation des activités des médias pendant la précampagne pour les élections communales et municipales du 17 mai 2020. Car, les journalistes doivent se considérer comme des soldats en première ligne pour parer aux dérapages susceptibles de semer des troubles à l’ordre public. Allusion faite aux malheureux incidents ayant marqué les dernières législatives. En somme, le président de la Haac a convié les journalistes à prendre leurs responsabilités. En termes de responsabilité, Me Bastien Salami, conseiller et président de la commission Carte de presse, éthique et déontologie de la Haac, a convié les professionnels des médias à bien jouer leur partition afin qu’il n’y ait pas de menace à la cohésion qui est chère aux Béninois et Béninoises. Pour lui, il y a des zones blanche, verte et rouge en cette veille des élections à venir, prévient-il. Il demande aux journalistes de ne pas baisser la garde et d’être vigilants en faisant preuve de professionnalisme. C’est sur le même professionnalisme qu’a insisté le conseiller Armand Hounsou, membre de la délégation, président de la commission Formation et documentation. Car la séance de vulgarisation vise l’appropriation de la décision pour éviter la propagande en cette période de précampagne et ne fournir que des informations utiles. Pour Frank Alain Fadégnon, chef service Déontologie à la Haac, qui a résumé la décision en vulgarisation, les obligations qu’elle induit se résument à trois principales que sont: celles de faire, celles de ne pas faire et celles facultatives ou au choix. Il a rattaché les articles de la décision à chacune de ces obligations. D’autres délégations de l’institution de régulation des médias sont sur le terrain pour le même exercice pendant que celle de Natitingou poursuit son périple sur Parakou. Société 13 mars 2020


Actualisation de la Lépi pour les communales de mai 2020: La Cour autorise le Cos-Lépi à poursuivre ses missions
Le mandat légal de sept mois du Conseil d'orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) installé, en septembre 2019, devrait avoir expiré ; alors que l’actualisation de la liste électorale dans le cadre des élections communales de mai prochain se poursuit. Cette situation a fait l’objet d’un recours examiné par la Cour constitutionnelle. Après en avoir délibéré, la Haute juridiction a autorisé l’actuel Cos-Lépi à poursuivre toutes les missions que la loi lui confère dans le cadre de l'actualisation de la liste électorale et dont l'accomplissement est nécessaire à l'organisation des élections communales et municipales de 2020. Lire la décision Décision Dcc 20-398 du 05 mars 2020 La Cour constitutionnelle, Saisie d'une requête en date à Cotonou du 04 mars 2020 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0647/307/REC-20, par laquelle monsieur Gratien Hodenou, administrateur civil à la retraite, 09 BP 175, Cotonou, forme un recours relatif au mandat du Conseil d'orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) ; Vu la Constitution; Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée le 31 mai 2001 ; Vu les lois n° 2018-31 du 09 octobre 2018 et n° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin; Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle; Ensemble les pièces du dossier; Ouï monsieur Joseph Djogbénou en son rapport; Après en avoir délibéré ; Considérant que le requérant expose que le corps électoral en vue des élections communales est convoqué pour le 17 mai 2020 ; qu'il s'avère que le Cos-Lépi mis en place pour veiller à l'actualisation de la liste électorale est défaillant; qu'aux termes de la loi n° 2018- 31 du 09 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin en son article 136 in fine: « Le Conseil d'orientation et de supervision se met en place le 1er juillet de chaque année et cesse ses travaux le 31 janvier de l'année suivante»; que les tergiversations qui ont prévalu, au lendemain des élections législatives de 2019 ont retardé l'installation du Cos-Lépi au 09 septembre 2019 ; qu'il en est résulté un retard dans l'actualisation de la liste électorale qui compromet gravement la tenue à bonne date du scrutin communal à venir; qu'il sollicite de la haute juridiction d'en tirer les conséquences sur la validité des actes accomplis par le Cos- Lépi dans le cadre de l'actualisation de la liste électorale et de la tenue des élections ; Considérant que le président du Cos-Lépi, le régisseur de l'Ant et le représentant de la Céna qui ont comparu n'ont trouvé aucune objection à cette demande; Vu l'article 114 alinéa 2 de la Constitution; Considérant qu'aux termes de ces dispositions, la Cour est: « l'organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics»; que lorsque des circonstances exceptionnelles constitutives de cas de force majeure risquent de mettre en cause l'impératif constitutionnel que constitue l'organisation à bonne date des élections, il y a lieu d'autoriser les institutions habilitées à poursuivre l'accomplissement des missions que la loi leur confie dans le sens de la tenue de ces scrutins; Considérant qu'en l'espèce, il convient, en raison de ces circonstances exceptionnelles, d'autoriser le Cos-Lépi à poursuivre l'accomplissement de toutes les missions que la loi met à sa charge dans le cadre de l'actualisation de la liste électorale nécessaires à l'organisation des élections communales et municipales ; En conséquence : Autorise le Cos-Lépi à poursuivre l'accomplissement de toutes les missions que la loi met à sa charge dans le cadre de l'actualisation de la liste électorale nécessaires à l'organisation des élections communales et municipales de 2020. La présente décision sera notifiée à monsieur Gratien Hodenou, au président du Cos-Lépi, au président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), à monsieur le Président de la République et publiée au Journal officiel. Ont siégé à Cotonou, le cinq mars deux mille vingt Messieurs Joseph Djogbénou président Razaki Amouda Issifou vice-président Madame C. Marie José de Dravo Zinzindohoué membre Messieurs André Katary membre Fassassi Moustapha membre Sylvain M. Nouwatin membre Rigobert A. Azon membre Actualités 13 mars 2020


Jif 2020 à l’Africaine des Assurances et l’Africaine Vie: La femme célébrée pour ses capacités
L’Africaine Vie, une compagnie d'assurance au Bénin, n’est pas restée en marge de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2020. Dimanche 8 mars dernier, son personnel féminin a été célébré pour son dévouement à la tâche. Placée sous le thème «Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes», la célébration de la journée internationale de la femme édition 2020 a connu un cachet spécial à l’Africaine Vie Bénin. En collaboration avec l’Africaine des Assurances, la direction générale de l’Africaine Vie Bénin a reconnu, à l'occasion, le mérite de son personnel féminin. « A ma prise de fonction, il y a deux ans environ, nous avons décidé de marquer un arrêt sur les droits des femmes chaque 8 mars », confie Hervé Tchiakpè, directeur général de l’Africaine Vie Bénin. La journée du 8 mars 2020 a été marquée, à la compagnie, par diverses activités dont une marche de santé suivie de quelques exercices physiques et une petite collation en l’honneur de la gent féminine. Selon le directeur général, les femmes sont tellement dévouées à la tâche au sein de la compagnie qu’on ne saurait douter de leurs compétences à des postes de responsabilité. « Il y a beaucoup plus de femmes et quand je les vois à la tâche à travers ce qu’elles font, je me dis qu’il faut saisir cette opportunité pour les célébrer », poursuit-il. A l’Africaine Vie, le sexe n’est pas déterminant dans la promotion du personnel. Les femmes démontrent leurs capacités au sein de la Compagnie. «Ici, nous vivons l’égalité», rassure le directeur général qui affirme d’ailleurs qu’il y a plus de femmes dans l’équipe. Hervé Tchiakpè reconnaît néanmoins que, lorsqu’on voit ce qui se passe dans notre contrée et ailleurs de façon générale, il y a lieu de s’arrêter sur les droits des femmes, pour les promouvoir afin d’espérer que le monde se porte bien. « Il y a aussi quelques poches de résistance dans notre subconscient qui font qu’on ne traite pas vraiment les femmes de façon égalitaire malgré les apparences », déplore le directeur général de l’Africaine Vie. C’est pour cette raison qu’il a profité de la célébration pour inviter tous les hommes présents à la manifestation à prendre davantage conscience et à accorder à la femme tous ses droits. Assumer leurs devoirs Il invite également les femmes à assumer leurs devoirs. Par exemple, souscrire des assurances pour se prémunir ainsi que leurs ayants droit contre les aléas de la vie. « Quand je regarde la structure de notre portefeuille à l’Africaine Vie Bénin, les femmes sont plus souvent bénéficiaires que souscripteurs», souligne le directeur général. C’est pourquoi, il exprime le souhait de voir les femmes se préoccuper de leur avenir et de celui de leur progéniture au même titre que les hommes. Cet appel est aussi valable, précise-t-il, pour les femmes de la compagnie. Car, dira-t-il, il n’y a pas de droit sans devoir. Le nombre d’hommes qui ont choisi de sacrifier une partie de leur dimanche pour marcher aux côtés des femmes des deux compagnies démontre à suffisance que le thème de la Journée internationale des droits des femmes édition 2020 est bien assimilé tant à l’Africaine des Assurances qu’à l’Africaine Vie Bénin. Société 13 mars 2020


Dr Jacques Vigan, du service de néphrologie au Cnhu-Hkm: « Une cinquantaine de générateurs sont commandés pour les malades dialysés du Bénin »
Fidèle à son Programme d’action, le gouvernement a décidé de doter l’Unité de dialyse du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou d’une cinquantaine de générateurs et de créer d’autres centres sur tout le territoire national pour la prise en charge adéquate des malades dialysés du Bénin. La Nation : Quel est l’état des lieux de l’Unité de dialyse du Cnhu-Hkm aujourd’hui ? Dr Jacques Vigan : L’Unité de dialyse du Cnhu est un grand centre d’hémodialyse. Elle dispose de 22 générateurs d’hémodialyse. Ce qui signifie que nous pouvons brancher jusqu’à 22 patients à la même heure. Nous avons une équipe médicale composée de cinq néphrologues et un personnel paramédical en nombre raisonnable. Ce qui fait qu’il est difficile de gérer les absences pour diverses raisons. Mais la demande est forte et dépasse même les capacités de l’unité. Chaque année, le nombre de patients augmente. La capacité de l’unité est atteinte depuis plus d’un an. Ce qui fait que les nouveaux patients qui arrivent sont orientés vers les centres privés. Ces problèmes ont été discutés avec le ministère de tutelle qui les a pris à bras-le-corps. Des propositions ont été faites, discutées et validées par l’autorité. L’unité a aujourd’hui plus de 200 malades dialysés. Ce qui est déjà énorme. Sur un générateur, nous pouvons prendre trois malades par jour et trois à cinq nouveaux patients arrivent par jour. Et dans la plupart des cas, ce sont des malades qui arrivent en insuffisance rénale chronique et pris en charge par l’Etat. Pourquoi l’Etat doit-il prendre en charge ces malades dialysés? Il y a deux centres privés à Cotonou. Il y a « Unidial » situé à Tokpa-Hoho et le centre «Longue vie » situé à Godomey, tous deux reconnus par l’Etat. La prise en charge est la même que celle de l’unité du Cnhu. Globalement, il ne doit pas y avoir de problème par rapport à la prise en charge. Mais, l’Etat doit prendre en charge ces malades parce que c’est une affection très coûteuse. L’insuffisance rénale chronique fait partie des affections assez coûteuses classées par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) puisqu’elle apparait comme un problème de santé publique. Lorsqu’on évalue le coût du traitement de l’insuffisance rénale chronique, le fonctionnaire moyen ne peut seul y faire face. Les premières estimations font état d’environ un million de francs Cfa par mois par patient. Raison suffisante pour que l’Etat accompagne et garantisse la prise en charge quasi complète. Le Bénin a rendu effective cette gratuité avant beaucoup d’autres pays. D’ailleurs, ces pays citaient le Bénin en exemple pour réclamer le même traitement de leurs gouvernants. Pourquoi assiste-t-on parfois à des remous malgré ces efforts de l’Etat ? Ce qui se passe est qu’il y a un problème lié à la gestion de ces prises en charge. Le nombre de patients augmente alors que les outils nécessaires pour mieux gérer ne sont pas mis en place. A un moment donné, on a eu beaucoup de patients et comme on n’a pas les outils pour mieux les gérer, quantifier, faire les factures de façon conséquente, on a continué avec l’ancienne formule qui n’est plus adaptée. Du coup, les autorités administratives, voyant le montant des factures grimper, ont cherché à mieux comprendre la gestion. Ce qui a entraîné le sous payement de l’hôpital. Et quand il n’y a pas d’argent, c’est difficile d’approvisionner le centre en matériel. Il faut commander et avoir des prévisions régulières pour trois mois. Sinon, vous serez en rupture. Et si l’on commande par voie aérienne, ça revient plus cher. Il faut alors une régularité de payement pour assurer correctement cette gestion. J’avoue qu’on faisait certaines choses qui ne sont pas du goût de l’Etat qui a commandité des audits répétés pour vérifier l’authenticité des factures. Il faut retenir que, lorsqu’on n’a pas un système d’archivage fiable, les coûts des prises en charge ne sont pas toujours tracés. Or, quand un malade souffrant de l’insuffisance rénale chronique commence la dialyse, il ne peut plus arrêter. Sinon, une à deux semaines en moyenne, il meurt. Ce sont les difficultés que l’on rencontre dans la prise en charge et le suivi de ces patients. Mais actuellement, l’Etat fait de son mieux pour mettre les outils en place. Ainsi, une cinquantaine de générateurs sont commandés dont une vingtaine pour le Cnhu, une dizaine pour le centre de Porto-Novo et également pour le centre d’Abomey en cours d’ouverture, sans oublier Parakou aussi. Le matériel sera réparti dans ces centres qui seront également dotés de néphrologues et de personnel médical. Les efforts de l’Etat suffisent-ils à résoudre le problème de prise en charge des dialysés au Bénin ? Nous saluons déjà l’Etat pour l’accompagnement de tous les jours, d’une part, et pour avoir pris à bras-le-corps les problèmes des dialysés, surtout dans l’extension du centre du Cnhu d’autre part. Nous devons aussi saluer la création de nouveaux centres dans le pays pour qu’il n’y ait plus de malades laissés-pour-compte. Toutefois, il reste encore à faire. Nous obtenons le soutien de certaines associations déjà et nous invitons toutes les bonnes volontés à venir en appui à ces personnes qui en ont besoin. Le Bénin peut demeurer une référence en matière de prise en charge des patients insuffisants rénaux chroniques en leur octroyant la prise en charge, en simplifiant les procédures et aussi en mettant en place des mécanismes pour le suivi de la gestion de la prise en charge. De façon pratique, les insuffisants rénaux chroniques étaient considérés comme des évacués sanitaires dans les centres. Donc, lorsque nous recevons un malade qui souffre d’insuffisance rénale chronique au Cnhu, nous faisons une observation médicale que nous lui remettons et qu’il va déposer au ministère de la Santé. Le Conseil de la santé siège et étudie les dossiers comme tout malade à envoyer à l’étranger. C’est à l’issue de ce processus que le conseil accorde la prise en charge. Avant, c’était un devis qui est envoyé à l’Etat et le patient commence à bénéficier des soins avant que l’avis du conseil soit émis. C’est cette approche qui a évolué aujourd’hui. Je voudrais rassurer nos patients que nous travaillons pour leur bien-être et que le gouvernement de Patrice Talon veille au grain. Qu’entend-on réellement par insuffisance rénale ? D’entrée, clarifions qu’il y a insuffisance rénale aiguë et insuffisance rénale chronique. L’insuffisance rénale, c’est le fait que les reins deviennent de plus en plus incapables d’enlever les déchets de l’organisme, de débarrasser le sang des déchets qui s’y accumulent. Elle est dite aiguë lorsqu’elle s’installe de manière brutale, et donc a plus de chance d’être corrigée. Elle est dite chronique lorsqu’elle s’installe de manière progressive et irréversible et dans ce cas, elle évolue à long terme et entraîne une perte progressive des fonctions du rein, conduisant un jour à la dialyse. Comment le patient peut-il reconnaitre que son malaise est lié à l’insuffisance rénale ? Il n’y a pas malheureusement de signe caractéristique ou propre à l’insuffisance rénale. Il y a plutôt une série de signes qui peuvent alerter le malade s’il est attentif. Un signe très marquant surtout pour l’insuffisance rénale aiguë. Ce sont les problèmes liés à la quantité d’urine émise et qu’on appelle anomalie de la dure aise, c’est-à-dire le volume d’urine émis en 24 h. Donc, les problèmes liés à cette maladie sont soit que le malade n’urine pas du tout, soit la quantité d’urine émise est très faible, très peu, voire du tout pas. On parle généralement de zéro goutte urine émise. Ça peut, par exemple, alerter le patient ou bien encore l’urine est très foncée ou bien elle contient du sang, du pus très foncé. Donc, les modifications du volume d’urine et sa présentation peuvent orienter le malade dans le cas d’insuffisance rénale aiguë. Pour ce qui concerne l’insuffisance rénale chronique, elle est vraiment insidieuse et ne se manifeste pas. Elle n’a pas de signe particulier. Le malade peut uriner normalement pendant longtemps, et le plus souvent d’ailleurs, l’insuffisant rénal chronique urine contrairement à l’insuffisant rénal aigu qui peut garder l’urine pendant 24 h. On peut ne pas avoir une anomalie de volume ou de couleur ou de quantité d’urine. Mais il y a d’autres signes qui peuvent alerter, c’est-à-dire que le sujet se sent de plus en plus fatigué. Il a la nausée, il n’a pas envie de manger, il vomit, il peut avoir une insomnie ou pas. Ces signes sont assez suffisants pour amener à consulter. Mais habituellement, on peut prendre ça à tort pour d’autres maladies. Car, ces signes n’orientent pas directement vers le rein. On peut penser d’abord à un problème digestif puisque le malade vomit, il n’a pas envie de manger. Seul le spécialiste peut écouter le malade et explorer certains signes qui peuvent orienter vers l’insuffisance chronique. Dès que certains signes sont détectés et qu’on ne voit pas un contexte aigu, l’on peut rechercher d’autres anomalies. C’est le cas par exemple, d’un jeune qui n’a pas d’antécédent de prostate et qui n’a pas bu de l’alcool la nuit, mais qui se lève quatre, cinq, ou six fois, la nuit pour aller uriner et, ceci, pendant six mois, un an. Lorsqu’on prend un malade comme ça et qu’on l’examine, il y a d’autres signes que le spécialiste peut rechercher en examinant ses yeux, sa peau ou en appréciant son haleine. On dit en terme technique « ça sent l’urine ». Le spécialiste va aussi chercher des anomalies fines qui peuvent être banalisées par le malade. Or, quand le spécialiste rassemble certains éléments, il peut conclure que ce malade est en train de faire une insuffisance rénale chronique. Ce qui pousse à la demande d’une prise de sang pour chercher les marqueurs d’atteinte de l’insuffisance rénale. Dès que ces résultats arrivent et confirment, on organise vite la prise en charge des patients. Pour un profane, le volume d’urine doit être lié à la quantité d’eau consommée. Ce qui n’est pas le cas ici. Quelles sont alors les causes réelles de l’insuffisance rénale ? Les causes sont multiples. Dans le cas de l’insuffisance rénale aiguë, les causes partent, d’abord, du paludisme, des infections et de l’accouchement difficile. Par exemple, les femmes qui accouchent et qui saignent beaucoup. Ce tableau peut se compléter par d’autres causes. En ce qui concerne l’insuffisance rénale chronique, les trois premières causes chez les malades au Bénin sont liées à l’hypertension artérielle, après, vient le diabète et troisièmement viennent certaines maladies spécifiques aux reins qu’on appelle les néphropathies glomérulaires chroniques. En outre, il y a d’autres causes qu’on peut citer comme les maladies génétiques. La polykystose rénale, par exemple, est une maladie qui se caractérise par la formation de nombreux kystes dans les reins. Ils sont gros et volumineux et peuvent se former soit dans les deux reins, soit dans d’autres organes comme le foie ou les poumons. Une femme peut l’avoir dans les ovaires. Ce qui peut être à la base de la formation de kystes. Donc les causes sont multiples. A quoi peut s’attendre une personne atteinte d’insuffisance rénale dans l’un ou dans l’autre cas ? Quelqu’un qui a une insuffisance rénale veut guérir comme tout malade. Ce qui est légitime. Lorsque c’est une insuffisance rénale aiguë, on doit guérir. C’est un défi pour tout médecin néphrologue. Ça peut nécessiter des perfusions, des transfusions sanguines, des antibiotiques, des médicaments spécifiques et aussi la dialyse. Un patient qui souffre d’insuffisance rénale aiguë peut bénéficier de deux, trois à quatre séances d’hémodialyse le temps que les reins reprennent normalement leurs fonctions. Le plus souvent, l’évolution est favorable et le malade récupère. Quant au patient souffrant d’insuffisance rénale chronique, il attend la guérison. Malheureusement, il ne peut l’être. Il ne peut pas retrouver la totalité des fonctions de ses reins. Souvent, c’est difficile à accepter pour les patients. C’est comme quelqu’un qui souffre de l’hypertension ou du diabète. Il va vivre avec. La première étape est d’accepter la maladie. Tant qu’il n’a pas accepté, toute la prise en charge organisée derrière n’est pas suivie parce que pour lui, il veut guérir. Encore que certains vendeurs d’illusions peuvent lui proposer de le guérir. De ce fait, le malade est partagé entre le doute et la guérison. Ce qui amène parfois un malade dépisté à échapper au suivi des soins pour revenir plus tard avec une insuffisance rénale chronique terminale. Car il y a cinq stades pour l’insuffisance rénale chronique. Ce qui fait que s’il suit bien les soins, il peut venir au stade terminal 15 à 20 ans après. Alors que dans le cas contraire, il peut arriver à ce niveau en deux ou trois ans. L’insuffisance rénale chronique est une maladie sévère qui nécessite beaucoup de moyens alors que le sujet n’en dispose pas. Qu’est-ce qui cause l’insuffisance rénale chronique ? La première cause de l’insuffisance rénale chronique est l’hypertension artérielle. Beaucoup utilisent maladroitement les médicaments de l’hypertension. Ils prennent dans la crise et une fois que la tension se normalise, ils abandonnent. De même, beaucoup n’ont pas l’hygiène de vie qui convient. Deuxième cause, c’est le diabète. Dans la volonté de guérir, on se lance dans tous les traitements préjudiciables aux reins. Troisième cause, ce sont les glomérulonéphrites chroniques qui sont des maladies classiques qui touchent principalement les reins. On peut évoquer également des causes comme la polykystose, des maladies de système qui touchent également les reins. Pensez-vous qu’on peut éviter cette maladie de par nos comportements ? La réponse est oui. On peut éviter certaines maladies qui conduisent à l’insuffisance rénale chronique parce qu’on connaît les principales causes. Donc, si la prise en charge de ces pathologies est bien organisée, l’on peut contrôler un peu le nombre de sujets souffrant de l’insuffisance rénale chronique. C’est pourquoi les spécialistes travaillent en étroite collaboration avec les services de diabétologie et de cardiologie. Ces spécialistes ont beaucoup de patients en commun. Aujourd’hui, il faut une éducation du malade. On parle d’éducation thérapeutique qui amène le malade à changer de mode de vie. Ces malades doivent éviter certains aliments dont les conserves très riches en sel, le tabac, l’alcool. Ils doivent éviter de faire de l’automédication. Nous déconseillons la phytothérapie traditionnelle. Santé 12 mars 2020


Mauvais accueil aux guichets de la Sbee: La vision pédagogique du Dg Jacques Paradis
Indifférence, mauvaise humeur, accueil agressif…, les usagers des guichets de la Société béninoise de l’énergie électrique (Sbee) font souvent face à des agents difficiles. Des plaintes parviennent au plus haut niveau du management de l’entreprise mais Jacques Paradis, directeur général de la Sbee, a une vision paternaliste et pédagogique pour inculquer à ses collaborateurs le sens du travail bien fait. Ne pas punir pour punir, mais corriger. C’est la logique du directeur de la Société béninoise de l’énergie électrique (Sbee) face aux comportements de certains agents de la société, notamment ceux qui sont au front office, au contact des usagers. « Nous avons déjà eu à gérer la plainte d’une personne qui a été très mal reçue par un agent de la Sbee. Et nous avons hélas dû nous excuser du comportement de notre agent ! Ce n’est pas le seul cas. En pareille situation, ces agents sont souvent rencontrés par le directeur commercial pour que cela ne se reproduise pas.Nous ne sommes pas dans la mentalité de punir pour punir. Nous voulons surtout corriger », a déclaré Jacques Paradis à l’occasion d’une formation organisée à l’intention des femmes agents du front office de la Sbee. Cette vision paternaliste du directeur de la Sbee ne veut pas dire que l’entreprise est débonnaire et va laisser faire. « S’il y a des écarts qui sont trop importants, bien-sûr, nous allons punir. Pour les cas de fraudes, de détournements par exemple, nous serons sans pitié, car l’impunité n’est pas une bonne chose », précise le manager de la Sbee. Mais il met un point d’honneur à l’amélioration de la relation entre les agents et les clients. C’est pourquoi, il attend beaucoup des femmes agents qui sont aux guichets de la Sbee et qui représentent la vitrine de l’entreprise. « Pour ce qui est de la relation entre nos agents et les clients, nous sommes dans la logique de former, de sensibiliser sur les bonnes pratiques. Nous voulons faire en sorte que nos agents soient vraiment outillés et aient des relations excellentes avec les clients. Nous voulons vraiment faire en sorte que chaque agent soit conscient de l’importance du client. Un client, c’est de l’argent et sans client, l’entreprise n’existerait pas. C’est notre vision », fait savoir Jacques Paradis. La formation des agents du front office est d’autant plus importante que de l’accueil des clients dépendent leur fidélisation et la performance de la société. « Les agents sont positionnés pour répondre à un besoin, celui de satisfaire la clientèle, offrir un service de qualité à la clientèle, avoir le comportement qu’il faut pour bien accueillir le client, le mettre à l’aise et faire de la Sbee une société attrayante. La femme est celle qui accueille.Elle doit être disponible et mettre les clients en confiance. La femme qui est au guichet doit entrer dans cette vision : faire de la Sbee une société performante où les agents respectent le client », va expliquer Solange Ebo, ancienne chef d’agence Sbee, et contrôleur de zone de la région Akpakpa-Littoral. Société 12 mars 2020


Assemblée nationale/Haute cour de Justice: Jonas Gbènamèto démissionne, Charles Avalla au Parlement
Jonas Gbènamèto est désormais ex-député à l’Assemblée nationale. Il a démissionné du Parlement et par voie de conséquence de son siège à la Haute cour de Justice pour lequel il a été désigné par ses pairs le 30 janvier dernier en remplacement de Benoît Dègla qui y a renoncé pour des raisons de convenance personnelle. L’information qui était au départ prise pour une rumeur a été confirmée en personne par l’élu du Bloc républicain dans la 19e circonscription électorale regroupant les communes de Porto-Novo, Sèmè-Podji, Adjarra et des Aguégués. Joint par téléphone ce mercredi, Jonas Gbènamèto non seulement confirme la nouvelle mais va plus loin en donnant les raisons de sa démission qui a surpris plus d’un. Puisque les députés sont actuellement en vacances et ne sont pas en session. Selon lui, il a renoncé à la fonction parlementaire afin de se porter candidat aux élections communales et municipales du 17 mai prochain sur la liste du Br à Sèmè-Podji, sa commune natale. Jonas Gbènamèto a préféré ainsi la fonction de conseiller communal pour un mandat de six ans avec possibilité d’être maire de Sèmè-Podji, s’il est élu, à celle de député dont le mandat s’achève en mai 2023. Puisque le cumul de deux mandats électifs n’est pas admis dans le droit positif béninois. Mieux, Jonas Gbènamèto devra libérer aussi son siège à la Haute cour de Justice et ceci, selon le principe juridique que l’accessoire suit le principal. De toutes les manières, cette démission ouvre le voie de l’hémicycle à son suppléant, Charles Omer Avalla. Ce dernier sera invité très bientôt à prendre siège au Parlement en lieu et place de Jonas Gbènamèto. Charles Omer Avalla, enseignant de formation et actuellement chef d’arrondissement de Djrègbé, fera ainsi ses premières armes en tant que député pour le reste du mandat de la 8e législature. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 12 mars 2020


Secteur de la microfinance: Salem Braha Finance Sarl et Agri Finance reçoivent leurs agréments
La famille des institutions de microfinance au Bénin s’agrandit de deux nouveaux membres. Il s’agit de Salem Braha Finance Sarl et Agri Finance qui ont reçu hier mardi 10 mars leurs agréments de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés. Elles sont désormais autorisées à exercer leurs activités sur toute l’étendue du territoire, conformément à la loi qui régit le secteur. Salem Braha Finance Sarl et Agri Finance ont, au bout de plusieurs années de procédures, obtenu leurs agréments et sont désormais autorisées à exercer en tant qu’acteurs des systèmes financiers décentralisés au Bénin. Selon Isaac Sacca, président du Conseil d’administration d’Agri Finance, cet agrément marque la reconnaissance officielle de la coopérative dont il est l’un des acteurs clés. Un agrément obtenu au bout d’un processus enclenché depuis 2009 et qui entre-temps a obligé les responsables à suspendre les activités du projet, puis à reconstituer les dossiers conformément à la nouvelle loi. Quant à Augustine Ahonon, présidente de l’assemblée générale de Salem Braha Finance, elle a remercié la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest et le ministère de l’Economie et des Finances pour avoir donné une suite favorable à leur demande. Elle a promis au nom de ses collègues que l’institution financière décentralisée dont elle est membre ne décevra pas la confiance placée en elle et que les clients seront traités avec grand intérêt. Louis Biaou, directeur général de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés, remercie la Bceao pour l’accompagnement dont la structure qu’il dirige bénéficie. Il rappelle que l’inclusion financière ne saurait être une réalité s’il n’y a pas de prestataires, et pour cela, il invite les dirigeants des deux institutions de microfinance agréées à prendre conscience de leurs responsabilités et surtout s’approprier les textes qui régissent leur profession ; au cas contraire ils auront des surprises désagréables, avertit-il. Louis Biaou informe les responsables de ces deux institutions qu’ils devront investir tant en argent qu’en énergie et en temps. Il leur a conseillé de formaliser leur adhésion à l’association professionnelle dans un délai raisonnable et ce, en respect des textes en vigueur. Il avertit aussi qu’ils doivent rester disponibles lors des contrôles qui peuvent se faire même sur des comptes privés. Actualités 11 mars 2020


Réunion du comité exécutif de la Fbf: Le football féminin et les prochaines compétitions au menu
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de Football s’est réuni, ce mardi 10 mars, au siège de l’institution à Porto-Novo. Au cours de cette rencontre, des décisions ont été prises au sujet du football féminin, des préparatifs des prochains matchs des Ecureuils et de l’organisation du tournoi Ufoa U-17 que le Bénin accueille en juillet 2020. Les membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de Football dirigé par Mathurin de Chacus ont tenu, ce mardi 10 mars, une rencontre à Porto-Novo. Ils se sont penchés sur le dossier du football féminin, les préparatifs des prochains matchs des Ecureuils et l’organisation du tournoi Ufoa U-17 que le Bénin accueille en juillet 2020. En effet, suite à plusieurs plaintes enregistrées lors du dernier championnat de football féminin, le comité exécutif a voulu tirer la situation au clair. Ainsi, Innocent Atindéhou, membre du comité exécutif, chargé de faire l'état des lieux sur le sujet, a présenté son rapport au comité exécutif. Prenant acte de la situation, le comité exécutif de la Fbf a décidé de faire preuve d'ouverture, de rencontrer tous les acteurs pour la relance effective du championnat national avec toute la famille du football féminin. Ensuite, il s'est prononcé sur l'organisation du tournoi Ufoa qualificatif pour la Can U-17 par le Bénin en juillet prochain et sa participation au tournoi Ufoa qualificatif U-20 au Burkina Faso en septembre 2020. Enfin, le comité exécutif de la Fbf a procédé à la mise sur pied du comité d’organisation du match Bénin-Lesotho avant de déplorer les incidents survenus à Missérété lors du match Dragons-Esae Fc. Sports 11 mars 2020


Enquêtes des accidents de la circulation: 1000 policiers renforcent leurs capacités
Dans le cadre du projet «Promouvoir la prévention routière au Bénin, en particulier dans les départements de l’Atlantique et du Littoral », Handicap international/Humanité & inclusion (Hi) renforce les capacités de mille fonctionnaires de police sur les enquêtes des accidents de la circulation et le remplissage du Bulletin d’analyse des accidents constatés (Baac). C’est à la faveur d’un atelier de formation lancé à la base de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) hier mardi 10 mars. Les fonctionnaires de Police suivent une formation sur les enquêtes des accidents de la circulation et le remplissage du Bulletin d’analyse des accidents constatés (Baac). Cette formation est initiée par Handicap international/Humanité & Inclusion (Hi) dans le cadre de son projet « Promouvoir la préservation routière au Bénin, en particulier dans les départements de l’Atlantique et du Littoral », financé par la Direction générale de la coopération au développement (Dgd). Elle se déroule en deux phases, selon Boni Yacoubou, chef de projet Sécurité routière à Handicap International, au profit de 1000 fonctionnaires de police dont 530 agents répartis sur cinq sites à savoir le 4e arrondissement de Cotonou, la base Crs de Zogbo, la mairie de Calavi, les maisons des jeunes et loisirs d’Allada et Ouidah pour la première phase. La seconde phase prendra en compte 470 agents au niveau des autres départements du Bénin. A terme, la formation permettra de venir à bout des erreurs de remplissage, du défaut de remplissage par moments, du non-respect de la procédure de remontée des fiches, selon Boni Yacoubou, afin de permettre au Centre national de sécurité routière (Cnsr) de disposer de données fiables pouvant servir à développer des politiques de sécurité routière cohérentes. Mieux, elle va corriger les disparités observées d’une unité à une autre dans l’élaboration des procédures d’accident de la route et le remplissage du Bulletin d’analyse des accidents constatés et qui rendaient parfois inexploitables les données contenues dans ces fiches. Toutes choses mettant à mal l’élaboration des statistiques pouvant servir à développer des politiques de sécurité routière cohérentes, selon le commissaire divisionnaire de police, Abdoulaye Moro, directeur de la formation et des stages de la Police républicaine. « La collecte et le traitement des données liées aux accidents de la route dont le Centre national de sécurité routière a la charge, reposent essentiellement sur les agents de la Police républicaine, notamment les Officiers de police judiciaire affectés à la constatation des accidents de la voie publique et l’établissement des procès-verbaux y relatifs », confie le chef de projet. Boni Yacoubou a fait constater par ailleurs que le Bulletin d’analyse des accidents constatés encore appelé fiche Baac est un précieux outil de collecte de données qualitatives et quantitatives sur les accidents de la circulation. A cet effet, son remplissage correct nécessite la maîtrise et la bonne compréhension des différentes parties qui la composent. C’est ce qui justifie, selon ses dires, la nécessité de renforcer les capacités et compétences des acteurs de la collecte et de l’analyse des données des accidents de la route, pour une meilleure collecte et gestion de ces données. Car, ces statistiques d’accidents de la route constituent un véritable outil d’aide à la décision dans le secteur de la sécurité routière. Cette formation témoigne du renforcement des liens de collaboration entre Handicap international/Humanité & Inclusion (Hi) et la police républicaine et le Cnsr. Un partenariat fructueux, selon Aubin Adoukonou, directeur du Centre national de sécurité routière (Cnsr), qui se matérialise par la mise en œuvre de divers projets au profit de la Police républicaine. « Si la police assistée par Handicap international a décidé de lancer cette formation, c’est parce que nous avons accepté de nous donner la main. La police compte parmi nos partenaires et accompagne le Cnsr dans l’atteinte de ses objectifs », a indiqué Aubin Adoukonou Société 11 mars 2020


1361 - 2216