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Nouvelles

Elections communales de 2020: Pour un meilleur positionnement des femmes sur les listes
Le Réseau Social Watch Bénin plaide pour un meilleur positionnement des femmes sur les listes électorales. A travers une déclaration faite à la presse, hier mardi 10 mars, les responsables de cette organisation invitent les partis politiques à respecter leur engagement de bien positionner les candidates de leurs listes lors de la finalisation de ces dernières dans le cadre des élections communales du 17 mai prochain. Contribuer à la promotion d’un environnement favorable à l’équité entre les femmes et les hommes dans le domaine politique au Bénin d’ici 2021. Telle est la mission que s’est assignée le réseau Social Watch Bénin. Dans sa déclaration, Blanche Sonon, présidente du Conseil d’administration de Social Watch Bénin, informe que sur 1435 conseillers actuellement en fin de mandat, il y a seulement 67 femmes. Selon elle, cette situation peu reluisante est due surtout au mauvais positionnement des femmes sur les listes électorales et a pour conséquence, le faible taux de femmes élues au niveau local. « Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons organisé une séance de vulgarisation de la charte d’équité hommes-femmes en politique en vue de favoriser une meilleure équité dans le positionnement des femmes sur les listes de candidatures pour les élections communales de 2020 », a-t-elle laissé entendre. Blanche Sonon indique que bien avant la vulgarisation de ladite charte, des plaidoyers menés auprès des partis politiques ont permis d’obtenir l’engagement de cinq formations politiques du Bénin qui ont procédé à sa signature. « Conscient du fait que la majeure partie des formations politiques attend souvent le dernier moment pour le dépôt des listes de candidatures à la Cena, et qu’en ces derniers moments, les tractations amènent des formations politiques à changer ou à modifier leurs listes, nous avons jugé bon de tirer une fois encore la sonnette d’alarme. Le but visé est d’exhorter encore les partis politiques au sens de l’équité hommes-femmes », a-t-elle précisé. Elle ajoute qu’il s’avère important d’encourager chaque parti politique à placer au moins 30 % de femmes parmi les 546 têtes de liste dans les circonscriptions électorales en vue de garantir une présence équitable des femmes et des hommes dans les conseils communaux. Blanche Sonon invite de même les électeurs à accorder leurs suffrages aux partis politiques qui vont positionner plus de femme, sur leurs listes et en bonne place. Actualités 11 mars 2020


Atteinte des Objectifs de développement durable au Bénin: Les résultats passés en revue
Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, a procédé, hier mardi 10 mars, au lancement de la session du comité interministériel de suivi du cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable. Le but visé est d’apprécier l’atteinte des Objectifs de développement durable pour l’année 2019 et de définir les orientations pour 2020. La 2e session du comité de suivi du cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable s’est tenue, hier mardi 10 mars à Cotonou. Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin a indiqué que le gouvernement du Bénin a mis en place par décret le comité de suivi de la mise en œuvre du cadre de coopération entre lui et les Nations Unies. Siaka Coulibaly explique que ce comité de suivi marque ainsi l’engagement du gouvernement à renforcer la responsabilité de la redevabilité mutuelle entre les deux parties. Il note que la résolution du 31 mai 2018 de l’Assemblée générale des Nations Unies portant sur le repositionnement du système de développement des Nations Unies a mis en exergue l’urgence de repositionner ce système afin de lui permettre de faire face à l’ensemble des problèmes et perspectives de développement des pays dans lesquels elle opère. Il ajoute que les principaux résultats enregistrés au cours de l’année 2019 montrent que près de 75 % des objectifs annuels attendus ont été atteints. « Cependant, plusieurs indicateurs restent encore non renseignés.Raison pour laquelle, au niveau du Système des Nations Unies, nous avons lancé la mise en place d’un projet conjoint sur l’appui pour la production des données statistiques avec la participation d’autres partenaires. Il vise à renforcer l’appareil statistique et permettre la production de données efficaces pour le suivi du cadre de coopération des objectifs de développement durable. », poursuit-il. Siaka Coulibaly informe que l’équipe des Nations Unies vient de finaliser sa feuille de route devant lui permettre d’accompagner le gouvernement dans cette dernière décennie d’action. Cette feuille de route est structurée autour de trois points majeurs. Il s’agit de la relance des actions pour renforcer les liens entre les objectifs de développement durable et les questions qui intéressent les jeunes, de l’engagement et l’ambition des Etats à renforcer les actions et l’égalité des sexes et enfin du renforcement du cadre de financement du développement au Bénin ainsi que l’amélioration de l’intégration des objectifs de développement durable dans le processus budgétaire. Le ministre d’Etat chargé du Plan et du développement a laissé entendre que la présente session intervient au terme de la première année de mise en œuvre du nouveau cadre de coopération. Abdoulaye Bio Tchané note que cette première année a été marquée par la mise en place des outils de gestion et l’appropriation des procédures par les nouveaux acteurs impliqués dans l’exécution des projets et programmes. Actualités 11 mars 2020


Changements climatiques: Les ''panafricaines'', engagées dans la lutte
Les défis climatiques mobilisent les femmes journalistes de l'Afrique. C’est à la faveur de la 3e édition du forum les ‘’Panafricaines’’, qui s’est tenue les 6 et 7 mars derniers à Casablanca. Maryse ASSOGBADJO (depuis Casablanca) Les ''panafricaines'' parient sur les défis en matière de changement climatique. C’est à travers la 3e édition du Forum du réseau des femmes journalistes d’Afrique. Elle vise à mobiliser les « médias africains pour la stimulation de débats publics autour de la problématique du changement climatique et son impact sur les pays africains ». Les données sont révélatrices des conséquences que subit le continent. L’Afrique en est la première victime, alors qu’elle contribue à moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Sept des dix pays les plus menacés par le réchauffement planétaire se trouvent sur le continent : Sierra Leone, Sud-Soudan, Nigeria, Tchad, Ethiopie, Centrafrique, Érythrée. La question préoccupe les femmes journalistes africaines qui ont décidé d’agir pour sauver la planète. D’où le thème du forum, « l’urgence climatique, les médias acteurs du changement ». Le choix de ce thème confirme le rôle majeur de la presse pour informer et sensibiliser aux thématiques stratégiques liées à l’environnement et au climat. « Nous pouvons tout changer si nous informons correctement, si nous interpellons les pouvoirs publics, si nous faisons des plaidoyers à l’échelle africaine. Le continent dispose de source d'énergies inépuisables à savoir, l’eau, le soleil, le vent, les sols, les ressources naturelles. Si nous ne faisons rien pour protéger ces richesses, ça va être une catastrophe pour l’Afrique et le monde entier », explique Fathia Elaouni, présidente du comité permanent des panafricaines. Pour les panafricaines, « l’enjeu est aujourd’hui d’aider les décideurs à changer de paradigmes sur le plan continental, de dégager une vision commune et surtout de faire évoluer les perceptions liées aux réalités du continent », souligne Salim Cheikh, directeur général du groupe de presse 2M, initiateur du forum. Les panafricaines se veulent des actrices clés en vue des initiatives de haute portée africaine. « L’heure est grave et nous en sommes conscientes. Les impacts des changements climatiques dans nos pays sont énormes : la raréfaction de la pluie, la sécheresse, la montée des eaux et la pollution provoquée par les gaz à effet de serre. Il est temps pour nous de prendre nos responsabilités pour inverser les tendances », indique Houréyé Thiam, panafricaine sénégalaise. Jémima Catrayé, panafricaine du Bénin dévoile la feuille de route du réseau : « Les saisons sont déséquilibrées. Nous panafricaines, avons l’intention de fédérer nos efforts pour montrer au monde entier que les changements climatiques ne sont pas une fatalité ». « Nous devons agir pour montrer aux gens les solutions d’adaptation, de récupération des terres, de la sécurité alimentaire. Il est important pour nos pays de s’engager sur la voie des énergies renouvelables », renchérit Rahamata Diaouré, panafricaine malienne. Le grand débat qui a introduit les travaux et les discussions en atelier ont permis de dégager des pistes de solutions durables face aux changements climatiques. La question n’est pas un luxe A la veille de l’ouverture officielle des travaux à Casablanca, le ministre des Affaires étrangères de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a abordé le sujet avec la délégation de femmes journalistes à Rabat, au cours d’un déjeuner-débat. Pour lui, les panafricaines sont un réseau puissant qui peut faire bouger les lignes en matière de lutte contre les changements climatiques. « Si les femmes baissaient les bras, le monde s’écroulerait. Si les panafricaines baissent les bras, l’Afrique s’écroulerait », lance-t-il, invitant les participantes à des actions fortes, car insiste-t-il « traiter de la question du changement climatique n’est pas un luxe pour l’Afrique, c’est une urgence et une nécessité ». Il salue la pertinence de la thématique du 3e forum des panafricaines. « La lutte y va de la sécurité alimentaire de l’Afrique, de son développement et de sa sécurité car les changements climatiques ont d’énormes répercussions sur l’économie », relève-t-il. La question du changement climatique est d’autant plus cruciale qu’elle est liée aussi à la migration. « 80 % des immigrés(86 millions sur 140 millions climatiques) dans le monde seront en Afrique en 2050 », indique le chef de la diplomatie marocaine. Le Maroc est très engagé sur la question des énergies renouvelables. « Le royaume s’est engagé dans la promotion des énergies propres, et ambitionne de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique marocain à 52 % d’ici 2030. Un chantier qui fait de lui, le deuxième pays au monde en termes de performances climatiques », vante-t-il. Maryse A. (depuis Rabat) Environnement 10 mars 2020


Fin de la 3e édition du forum ‘’Les Panafricaines’’: Des actions fortes contre les changements climatiques
Le rideau est tombé sur la 3e édition du forum ‘’Les Panafricaines’’ samedi 7 mars à Casablanca. 48 heures durant, trois cents femmes journalistes venues des 54 pays d’Afrique ont échangé sur la problématique de « l’urgence climatique, rôle des médias ». La 3e édition du forum ‘’Les Panafricaines’’ s'est refermé sur une note d’engagement des femmes journalistes à la préservation de l’environnement. Leur cahier des charges au cours des prochains mois permettra d’inciter les pouvoirs publics à de nouvelles approches pour sauver le continent africain en proie aux effets néfastes des changements climatiques. Pour les panafricaines, il est hors de question de s’avouer vaincues face à ce phénomène. « La question climatique est un sujet d’actualité majeur. Avec les panafricaines, nous avons décidé de ne pas nous afficher en victimes, mais d’être les actrices du changement pour la simple et bonne raison que nous pouvons encore renverser les tendances», assure Fathia Elaouni, présidente du comité permanent des panafricaines. « Nous voulons faire des plaidoyers et interpeller les décideurs sur la nécessité de vite agir », dévoile-t-elle. Les panafricaines sont dans l’agenda de l’actualité internationale sur le plan climatique. « L’Afrique est le continent le moins polluant au monde, c’est pourtant elle qui va subir l’impact le plus puissant des changements climatiques sur les plans socioéconomique, de ses ressources agricoles et hydriques. En tant que journalistes, nous devrions jouer notre partition là où les politiques ne réussissent pas toujours. Allons-nous continuer par laisser les chaînes étrangères dire aux Africains comment ils doivent gérer leurs ressources?», s’interroge Samira Sitail, membre du comité permanent des panafricaines. « En tant que médias, nous pouvons influer de manière sérieuse sur les comportements des populations et les décisions politiques et économiques. C’est notre rêve en tant qu’Africaines, journalistes et femmes», défend-elle. Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, est acquis à la cause des femmes journalistes du continent. Dans son message aux panafricaines à la clôture du forum et dans le cadre de la Journée internationale de la femme, il les exhorte à jouer pleinement leur partition : « Il n’est pas trop tard pour agir. En tant que journalistes, vous jouez un rôle essentiel non seulement pour informer mais aussi pour redonner de l’espoir et inciter à l’action. Je compte sur vous pour mettre en lumière l’impact climatique, mais aussi les solutions qui s’offrent à nous».Il poursuit : «Tous les pays doivent mettre en œuvre des engagements climatiques ambitieux. Nous devons mettre en avant la mobilisation climatique à travers le continent, qu’il s’agisse d’effort individuel ou de secteur entier. Un développement vert et durable qui promeut des opportunités équitables tout en tenant compte de l’urgence climatique est possible ». Rendez-vous est pris pour 2021 pour faire le point des acquis en faveur de la lutte contre les changements climatiques. Actualités 10 mars 2020


Tour cycliste du Bénin 2020: La randonnée reportée à cause du Coronavirus
Initialement prévu pour se dérouler du 5 au 12 avril prochain, le Tour cycliste du Bénin a été reporté, dimanche 8 mars dernier, par le comité exécutif de la Fédération béninoise de cyclisme. Et pour cause ! La récente propagation du virus Covid-19 dans le monde entier et la région ouest-africaine motive cette décision de la Fédération béninoise de cyclisme. A travers un communiqué, le président Romuald Hazoumè a énuméré les raisons ayant conduit les responsables fédéraux à prendre cette mesure de prudence. A l’en croire, le Bénin ayant décidé d’un auto-confinement de 14 jours pour tous ceux qui viennent de la France, il serait impossible pour la grande partie de l’équipe technique de venir 14 jours avant le tour. La présence effective de personnes infectées par le virus dans la région et le risque de contamination à plus grande échelle constituent également des raisons de ce report. « Dans le but de garantir la sécurité totale sur le tour du Bénin, nous sommes dans l’obligation de reporter », précise le communiqué. Signalons qu’une nouvelle date sera fixée pour cette randonnée dès que les instances internationales trouveront un nouveau créneau. Ch. H. Sports 10 mars 2020


Journée internationale de la Femme à la Sbee: L’Amifa outille les femmes agents du front office
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la Femme, l'Amicale des femmes agents (Amifa) de la Société béninoise de l'énergie électrique a organisé samedi 7 mars, une formation au profit du front office. C'est pour mieux sensibiliser les femmes agents au service à la clientèle. "Service à la clientèle: Stratégie pour une meilleure gestion à l'heure des réformes à la Sbee", c'est le thème de la formation organisée par l'Amifa entendue, Amicale des femmes agents de la Société béninoise de l'énergie électrique, au profit des femmes qui sont au contact de la clientèle. "C'est une première et c'est historique. Car c'est bien la première fois à la Sbee qu'une formation regroupe toutes les femmes agents de toutes les régions", a fait remarquer Constance Meffon, présidente de l'Amifa à l'ouverture de l'atelier. S'adressant à ses collègues, elle affirme: "Cette formation n'est pas négligeable. C'est un réel atout pour évoluer au niveau de l'office mais aussi personnellement. Vous gagnerez en responsabilité, vous retrouverez la confiance perdue et vous honererez l'entreprise". A l'en croire, une bonne entreprise, c'est celle qui prend soin de ses salariés, lesquels en retour, s'impliquent dans la qualité des services rendus. Pour Jacques Paradis, directeur général de la Sbee, l'initiative est opportune, voire capitale. Car cette formation vise à inculquer de nouvelles valeurs pour rehausser l'image de la société à travers l'amélioration des relations client-fournisseur. "Entre client et fournisseur, il y a des relations à mettre en œuvre et à entretenir", a-t-il indiqué avant d'inviter les femmes agents à une attention soutenue. "Ayez l'esprit ouvert. Ne restez pas fermées sur des connaissances qui peuvent bloquer l'apprentissage. Car c'est important de renforcer ses capacités. C'est important de pouvoir se mettre à jour, aussi bien pour l'entreprise que pour vous-mêmes. Nous espérons qu'au terme de cette formation, les femmes agents pourront mettre en œuvre les enseignements reçus", a-t-il conclu. Lors des communications, différents aspects de la relation client-fournisseur ont été mis en exergue. Cet atelier a été aussi l'occasion pour les femmes agents de soumettre à la hiérarchie quelques problèmes qui constituent des obstacles à la satisfaction de la clientèle: difficultés liées à l'organisation du travail, aux aptitudes professionnelles, aux attitudes et qualités des agents, notamment la qualification du personnel au contact de la clientèle, l'insuffisance de moyens de travail, l'incommodité du cadre d'accueil de la clientele, le manque de patience et de courtoisie des agents, l'amour du gain facile, la lenteur... Somme toute, l'Amifa, à travers cet atelier, veut outiller les femmes pour une Sbee performante. Société 10 mars 2020


Observance au Bénin du 8 mars (Journée internationale des droits des femmes): Sortons la promotion du genre de son ghetto
Je suis un enfant de la République du Dahomey, né quelques mois avant sa proclamation le 4 décembre 1958. J’ai deux frères et deux sœurs. Ma mère, qui ne s’était jamais déclarée féministe, ne faisait avec ses enfants aucun traitement différencié basé sur le sexe. Chacun de nous devait assumer son tour quelle que soit la tâche domestique, de la cuisine au ménage sans oublier par exemple la couture pour l’entretien de nos habits. Filles et garçons ont ainsi appris à faire différents types d’ourlets et de points d’aiguille comme par exemple les points de chausson. Que nous enseigne ma mère ? Que la promotion du genre, de l’égalité des chances et des opportunités, de l’égalité de salaire à responsabilité équivalente, le combat contre les violences sexistes, doit commencer à la maison dans la cellule familiale. Combien de nos féministes pures et dures d’aujourd’hui ont commencé et observent chez elles ce minimum basique ? Combien d’hommes indifférents voire réfractaires aujourd’hui à la question du genre ne doivent cette déficience qu’à une éducation biaisée à la base ? Je voudrais ici reconnaître et saluer l’exemple et le combat de plusieurs générations de femmes, des amazones à nos jours, pour faire avancer cette noble cause. La réponse à la question à la Une du 09 mars 2020 du quotidien « La Nation » au sujet de l’observance au Bénin du 8 mars, « L’égalité est-elle bientôt à portée ? », exige que nous sortions la question du genre (Respect et égalité de chances et d’opportunités pour les femmes) du ghetto du seul activisme d’un féminisme parfois intégriste aux arguments souvent hors-sol ou décontextualisés, et des paroles circonstancielles sans lendemain ou des fleurs hypocrites offertes par certains acteurs politiques à cette occasion, pour enfin faire de la question du genre un véritable chantier sociétal et de développement durable qui engage toutes les composantes de la nation. Vaincre nos croyances socioculturelles rétrogrades pour libérer les énergies et impliquer pleinement les femmes dans le développement de notre pays, ce n’est donc pas un combat réservé qu’aux femmes ni un combat contre les hommes. Pourquoi n’inviter pour débattre de la question, à l’occasion de l’observance du 8 mars, que les militantes de cette cause entre elles ? Pourquoi ne pas entendre et confronter les tenants de la tradition et rechercher avec eux les voies des changements positifs ? Il ne s’agit pas de faire une fleur aux femmes, de leur tresser des lauriers de circonstance. En effet, le combat pour la promotion du genre, la prévention et la lutte contre les violences sexistes, doivent commencer à la maison dans la cellule familiale, puis doivent être confortés à l’école à travers les programmes d’enseignements scolaires, pour enfin être reflété dans la gouvernance publique de notre pays. A ce sujet, je voudrais saluer les nouvelles dispositions constitutionnelles qui incitent les partis politiques à faire un peu plus de place aux femmes à l’Assemblée nationale dans le cadre des élections législatives. Cependant, les résultats des prochaines élections communales constitueront un test de vérité pour les partis politiques quant à la place qu’ils entendent effectivement réserver aux femmes (certains diront hypocritement la place qu’elles voudront bien prendre) dans la gouvernance locale. C’est certainement là l’un des futurs chantiers de la Rupture. Le président Talon a reconnu la nécessité de cette transformation sociétale dans son message via Facebook à l’occasion du 8 mars. C’est un vaste chantier qui a besoin de chacun de nous comme ouvrier n Luc-Marie Constant Gnacadja, Ancien ministre, ancien deuxième Secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification Société 10 mars 2020


«Nyonu Kanxotò»: Le renforcement de la femme dans la politique économique et l’administration publique
La Coopération allemande, en partenariat avec le Bénin, vient de lancer l'initiative Girl's Day 2020. C'est en présence des stagiaires femmes et des représentants des différents partenaires, que le directeur de cabinet du ministre du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida, a ouvert, hier lundi 9 mars, l'acte 2 de cette initiative dénommée cette année "Nyonu Kanxotò" (femme battante). Portes ouvertes sur l'initiative Girl's Day 2020, programme d’insertion professionnelle de stagiaires femmes. Pendant six mois, 34 jeunes femmes vont participer à un programme de renforcement qui vise à les préparer à une future carrière professionnelle dans l'administration publique. Au rang des femmes stagiaires de la deuxième édition de Girl's Day dénommée Nyonu Kanxotò, des planificatrices, des statisticiennes, des économistes, des informaticiennes, des communicatrices et des administratrices. A l'occasion de la cérémonie officielle de lancement de l'initiative, les directeurs de cabinet du ministre d'État en charge du Plan et du Développement et du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale ont respectivement exhorté les jeunes stagiaires à donner le meilleur d'elles-mêmes dans l'abnégation et l'amour du travail bien fait. « Votre avenir dépend de vous et de votre aptitude à vous battre… Je vous invite donc à mettre du vôtre afin que cette aventure soit fructueuse et vous ouvre de nouvelles portes sur le monde professionnel… Je vous invite à vous impliquer activement », leur a conseillé Chimène Guédou, directrice adjointe de la programmation et de la prospective au ministère du Plan et du Développement. Au terme de la cérémonie d'ouverture, les femmes stagiaires ont visité les structures partenaires, notamment les différents ministères d’accueil, l'Agence pour la promotion des investissements et des exportations(Apiex) et la Maison de la Société civile. Elles se sont informées sur les diverses fonctions et tâches des professionnels de ces ministères et institutions puis ont échangé avec les stagiaires Girl's Day de la première édition. Elles devront s'inspirer de tous ces échanges pour bien assumer leur nouvelle fonction de stagiaires et renforcer leurs compétences professionnelles. Mettre en valeur les femmes et leurs compétences L'initiative Girl's Day est mise en œuvre par la Coopération allemande à travers le projet Appui conseil macroéconomique pour la réduction de la pauvreté dans le contexte de l'agenda 2030 (Acmerp) et le Programme d'appui à la Décentralisation et au Développement communal (Pddc V). Girl's Day contribue à l'atteinte du but visé par les projets Acmerp 2030 et Pddc V, lequel est relatif à la promotion de l'égalité de chance aux postes techniques et de décision, dans les secteurs politiques de développement, des finances publiques et de la décentralisation. Birgit Joussen, représentante de l'ambassadeur de l'Allemagne près le Bénin fait remarquer que c'est au regard des inégalités frappantes entre les sexes dans l'accès aux postes de décision, que l'initiative Girl's Day a été créée en Allemagne, il y a près de 20 ans, avec la vision de mettre en valeur les femmes, leurs compétences et leurs œuvres. L'acte 1 de Girl's Day au Bénin s'est déroulé en 2018-2019 en partenariat avec le ministère du Plan et du Développement et le ministère de l'Economie et des Finances. Cette première expérience a produit des résultats satisfaisants. « Seulement trois mois après leurs stages, 83 % des femmes stagiaires ont été positionnées dans l'administration publique, le secteur privé, des Ong…», a indiqué Birgit Joussen. C’est au regard du succès de la première édition, que Girl's Day a été élargie, cette année, à l'Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), à la Direction générale des Impôts (Dgi), au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et au la Maison de la Société civile. De même, les stagiaires sont passées de 24 à 34 femmes. Société 10 mars 2020


Le soutien des autorités béninoises à la Culture salué au Masa
Le Bénin a signé une belle entame au Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) 2020, dimanche 8 mars, à Abidjan avec la prestation de trois de ses représentants présents sur la programmation officielle. A l’occasion, tous ont unanimement salué le soutien dont ils ont bénéficié dans le cadre de cette biennale des arts. D'Abidjan, Josué F. MEHOUENOU Essoufflé au bout de 60 minutes de prestation sur la grande scène de la salle Anoumabo du Palais de la culture d’Abidjan, Florent José Alapini alias Jospinto avait encore assez d’énergie pour dire sa gratitude au ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola et à ses collaborateurs pour la nouvelle dynamique en cours dans le secteur. « Nos autorités ne se sont pas contentées de nous soutenir ou de mettre juste les moyens à disposition. Elles ont été d’un grand soutien et d’un accompagnement appréciable, en témoigne la présence d’une délégation à nos côtés au Masa, délégation présente sur chacune de nos prestations ». Bien avant, déjà sur scène, l’artiste a publiquement, devant des spectateurs, solliciter des ovations pour les autorités de son pays grâce à qui entre autres, ils ont eu droit à cette belle prestation. Le même exercice avait été déjà fait par Didier Nassègandé, metteur en scène de la pièce « 25 décembre » jouée pour la première fois dans cette même soirée du dimanche au Centre national des arts et de la culture (Cnac). Le jeune metteur en scène est allé même plus loin en invitant sur scène, le directeur général du Fonds des arts et de la culture, Gilbert Déou Malè, représentant le ministre au Masa. Un représentant qui se fait un soutien de chaque instant de la délégation béninoise. Echanges en coulisses, discussions avec les artistes, et même les équipes techniques du Masa, présence sur les spectacles, entretien avec les artistes en fin de prestation… Un soutien qui fait la satisfaction des ambassadeurs du Bénin au Masa à l’instar de Albert Hounga de la troupe les Petit’Arts qui, pour sa première au marché d’arts d’Abidjan, se dit « émerveillé » par un tel réconfort. Culture 09 mars 2020


Journée internationale de la femme: La présidente de la Haute cour de Justice échange avec 100 collégiennes
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, a partagé, vendredi 6 mars dernier, ses expériences de femme avec les 100 meilleures filles de quatre collèges publics et privés de Cotonou, conduites par l’Ong Crea image. La séance s’est déroulée au siège de l’institution à Porto-Novo et s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme célébrée ce dimanche 8 mars. Seule femme présidente d’institution constitutionnelle au Bénin, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, présidente de la Haute cour de Justice, a commémoré de manière toute particulière la Journée internationale de la femme. Elle a échangé dans ce cadre, vendredi 6 mars dernier, avec les cent meilleures filles de quatre collèges publics et privés de Cotonou. Ces dernières étaient en sortie pédagogique, au siège de la Haute cour de Justice à Porto-Novo pour découvrir l’institution notamment son mode de fonctionnement, ses spécificités et les activités qui s’y mènent. La présidente de la Haute cour de Justice a saisi l’occasion pour partager avec ses hôtes, ses expériences et sa vie de femme. Elle leur a surtout prodigué de sages conseils en les invitant à se concentrer sur leurs études et aller le plus loin possible afin de gagner leur vie. Car, selon Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, son ascension à la tête de la Haute cour de Justice n’est pas le fruit du hasard. Elle est le fruit d’un long parcours qui a commencé par l’école, la famille et la société. Elle a invité les cent collégiennes non seulement à forger leur leadership et personnalité, mais aussi à avoir l’esprit de curiosité et du bon risque pour leur émergence. Elles doivent penser à enrichir leur curriculum vitae à travers leur parcours et leurs expériences. La présidente de la Haute cour de Justice a conseillé aux filles de cultiver certaines valeurs notamment la justice, la charité, la combativité, la persévérance, la rigueur et avoir de la foi afin de se donner une certaine visibilité dans la société. Elle a invité ces jeunes à rêver grand mais à surtout rêver pour être soi-même et à avoir une certaine autonomie dans la société. « Battez-vous pour être la meilleure de votre catégorie, de votre milieu professionnel, de votre famille…», conseille Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué. Mais elle n’a pas manqué de nuancer pour dire que le leadership ne signifie pas forcément être à des postes de responsabilité ou de décision. Sans être à aucune de ces positions, la femme, même rurale, peut aussi influencer la société, observe-t-elle. Pour Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, la Journée internationale de la femme ne doit pas être une occasion de fête. Mais un moment de réflexion sur la situation des femmes, surtout rurales, afin de permettre aux décideurs de s’en préoccuper davantage. Elle souhaite le meilleur à l’initiative de l’Ong Crea image qui est à sa 5e édition cette année sous la conduite de sa présidente, Nadège Djihouan. Société 09 mars 2020


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