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Ismène Ahamidé Zounmènou: Une passionnée des énergies renouvelables
Le secteur est nouveau au Bénin, beaucoup ne s’y hasardent pas pour l’instant. Ismène Ahamidé Zounmènou s’y est lancée depuis 2016 et de toute évidence, elle a trouvé son chemin. Elle est aujourd’hui l’une des rares femmes opérant dans le secteur des énergies renouvelables au Bénin, avec pour ambition, de contribuer à la réduction de la disparité énergétique et au développement des localités isolées. Chef de plusieurs entreprises, responsable d’Ong, mère de famille, Ismène Ahamidé se consacre aujourd’hui beaucoup plus au secteur des énergies renouvelables. Un groupe de mots au contenu peu accessible à un profane. A priori, rien ne prédestinait cette jeune diplômée de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam) à ce type d’emploi. Spécialiste de la gestion commerciale, elle s’est très tôt insérée dans le monde professionnel où quatre ans durant, elle a mis son savoir-faire au service d’entreprises à fortes expertises dans les domaines des télécommunications, de la construction, des travaux publics et des énergies renouvelables. C’est donc en début de carrière qu’elle a été en contact avec le secteur, précisément lorsqu’elle a rejoint en août 2009, la West african infrastructure organisation. Une entreprise qui avait pour ambition de construire une centrale solaire à biomasse de 3Mw à Kandi. « On a travaillé sur tout le projet et la mobilisation des financements mais en ce moment, l’environnement béninois n’était pas propice à l’électrification hors réseau parce qu’il n’y avait pas encore de cadre réglementaire ni de dispositif favorisant l’investissement privé dans ce domaine », explique-t-elle. Les autorisations que l’entreprise devait avoir pour démarrer ses activités peinaient à voir le jour. Lasse de tourner en rond et en dépit du salaire intéressant qui lui était payé, Ismène finira par démissionner pour se lancer dans d’autres activités. Ismène Ahamidé crée d’abord une organisation non gouvernementale « Fate in hand » dans le but de contribuer à l’autonomisation des filles mères dans le besoin. Elle s’investit par la suite dans la production d’eau et de jus de fruits et la commercialisation de produits divers pour le compte de sa propre entreprise. Ce parcours d’entrepreneur ne s’est pas fait sans difficultés mais le déclic pour le secteur des énergies renouvelables interviendra lors de son voyage aux Etats-Unis d’Amérique. Briser les limites Nominée en tant que femme entrepreneure, elle participe en 2015, à l’African Women’s Entrepreneurship Program aux Etats-Unis. « Ce que j’ai vécu là-bas comme expérience et formation m’a complètement transformée et a fait de moi une autre femme entrepreneur. Ça a développé ma vision sur un certain nombre de choses et a brisé les limites que j’avais en moi ». De ses échanges avec l’ambassadeur du Bénin aux Etats-Unis à qui elle a rendu visite à la fin de la formation, l’idée d’investir dans les énergies renouvelables est née et ne tardera pas à se concrétiser. De retour au pays et ayant appris la mise en place prochaine d’un cadre réglementaire favorisant l’investissement privé dans le secteur des énergies renouvelables, elle n’a pas hésité à saisir cette opportunité. Et déjà en 2016, la société a été créée. « Je ne suis pas venue dans le secteur par hasard car ayant déjà travaillé dans des structures techniques », déclare cette passionnée du développement de solutions alternatives en matière d’énergie au Bénin. A travers sa société, Ismène Ahamidé se positionne aujourd’hui comme un acteur majeur dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de l’ingénierie électrique, de la maintenance et de la formation. En témoignent ses réalisations au Bénin et au Ghana. Etre une femme dans un tel secteur peut s’avérer à la fois un handicap et un atout. « J’ai déjà entendu des gens me demander ce que je cherchais dans ce secteur, que ma place était au marché. C’est aussi un atout car il n’y a pas beaucoup de femmes dans le secteur, ce qui fait que mes efforts sont très vite valorisés », affirme-t-elle. Mais cet atout ne lui donne pas un avantage particulier par rapport aux hommes. « Sur un dossier, on ne me traite pas différemment parce que je suis une femme. J’arrive à décrocher des opportunités parce que je prouve que je suis capable autant que les hommes de le faire. J’ai compris très tôt que je n’aurai aucune faveur liée à mon statut de femme », soutient-elle. L’essentiel pour le partenaire étant de démontrer qu’on a la capacité de faire le travail pour lequel on est sollicité, elle doit mettre, autant que les hommes, les bouchées doubles pour gagner des opportunités d’affaires. Décidée à évoluer dans ce secteur, elle a dû mettre à jour ses connaissances à travers des formations qualifiantes en conception et exploitation des systèmes photovoltaïques autonomes au Centre des métiers de l’électricité (Cme) de la Côte d’Ivoire. Un pied dans le social Tout en s’investissant dans le développement des énergies renouvelables, Ismène Ahamidé n’a pas abandonné ses autres activités. Elle est également présente dans l’agroalimentaire à travers la production de jus de fruits, la distribution de divers produits et dans les télécommunications. Pour l’ensemble de ses entreprises, c’est une soixantaine d’emplois permanents et des dizaines d’emplois occasionnels qu’elle a créés. Au-delà de l’entrepreneuriat, elle est aussi un acteur social qui œuvre pour le bien-être des couches défavorisées, les femmes en particulier. A travers l’Ong « Fate in hand » qu’elle a créée en 2010, elle a mis en place une unité d’ensachage d’eau appelée « pure water » au profit des filles mères. Au sein de l’association des bénéficiaires du programme américain (Awep), elle partage ses expériences. Elle a contribué à former plus de 1000 jeunes filles en entrepreneuriat, 94 femmes en énergie solaire photovoltaïque. Désormais au fait de la réalité énergétique dans son pays et de la faible présence des femmes dans ce secteur, elle met en œuvre des projets pour le développement local et incite les jeunes femmes à s’intéresser à ce domaine. C’est ainsi qu’elle a initié, par le biais de l’Ong, un programme de formation des femmes en énergies avec l’appui de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Djougou et un autre à Parakou soutenu par la Coopération suisse. Grâce à ces formations, précise-t-elle « Des femmes peuvent installer des systèmes solaires domestiques, réparer les portables, installer les antennes paraboliques ; dans la plupart de ces zones, les gens ont de difficultés à avoir ce genre de techniciens ». Les femmes invitées à développer leur potentiel Selon elle, les énergies renouvelables constituent un secteur prometteur et il y a beaucoup de choses dans ce domaine que la femme peut faire. Elle se réjouit de voir de plus en plus de femmes s’intéresser au secteur et se former. Aujourd’hui, sa vision est d’apporter sa pierre à la réduction de la disparité en énergie au Bénin, avec à l’horizon 2030, au moins 50 000 femmes connaissant une amélioration remarquable de leurs conditions de vie à travers leur autonomisation énergétique, leur formation, leur sensibilisation et l’augmentation de leurs revenus. A en croire dame Ahamidé, les perspectives s’annoncent belles en matière d’énergies renouvelables au Bénin. « Il y a énormément de projets qui vont être lancés d’ici à mi-juin dans le secteur et si on n’explique pas à la femme qu’elle a son rôle à jouer, qu’elle a sa part à prendre, qu’elle a la possibilité de gagner sa vie à travers ces projets en vue, tout sera laissé aux hommes », s’inquiète-t-elle. De nombreuses centrales seront construites et dans tout ce processus, la femme a un rôle à jouer : « elles peuvent intervenir dans la construction, dans la gestion, dans la maintenance de ces centrales, elles peuvent développer des activités autour de ces centrales, bref, il y a beaucoup de possibilités et si on ne communique pas sur ces opportunités, les femmes resteront derrière, craint-elle. Ismène Ahamidé est convaincue que mise dans les mêmes conditions que l’homme, la femme s’est souvent montrée beaucoup plus efficace et a démontré qu’elle réussit mieux les choses. C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, elle demande aux femmes béninoises « de se lever, d’avoir confiance en elles-mêmes et de réveiller leur potentiel car chacune de nous a un potentiel caché ». Il ne faut pas se laisser abattre par les difficultés, conseille-t-elle, avant d’inviter les femmes à aller à la découverte du génie qui est en elles et de l’exploiter pour leur propre épanouissement parce que rien n’est impossible, il suffit d’y croire. « Qu’elles soient lettrées ou non, elles ont du potentiel et il faut qu’ensemble, on puisse contribuer au développement de notre pays », conclut-elle. Société 09 mars 2020


Le gouvernement au contact des populations: Mission accomplie pour Alain Orounla dans le Borgou
La fin de la semaine dernière n’a pas été de tout repos pour le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, dans le Borgou. C’est à Tchaourou que la tournée d’information et de sensibilisation qu’il a commencée, jeudi 5 mars dernier à Parakou, dans le cadre de l’initiative «Le gouvernement au contact des populations », a pris fin, samedi 7 mars dernier. A l’instar de celles de Parakou, jeudi 5 mars dernier, les populations de la commune de Tchaourou ont également accueilli et écouté avec enthousiasme, samedi 7 mars dernier, le ministre de la Communication et de la Poste, porte-parole du gouvernement, Alain Orounla. Ce dernier a d’abord été l’hôte des habitants de N’Dali et de Pèrèrè, vendredi 6 mars dernier. Il était devant eux, dans le cadre de l’initiative « Le gouvernement au contact des populations ». C’est à l’occasion d’une tournée d’information et de sensibilisation des populations du département du Borgou sur les actions du gouvernement. Partout où le ministre est passé, le niveau d’exécution du Programme d’action du gouvernement (Pag), ainsi que les attentes des populations étaient au centre des échanges. « Qu’on le veuille ou non, Tchaourou va connaître le développement et bénéficier de toutes les mesures mises en œuvre pour l’amélioration des conditions de vie de toute la population béninoise », a rassuré le ministre. Il a indiqué que le Pag impose le développement à Tchaourou et qu’aucune commune du Bénin ne sera marginalisée. « Est-ce qu’on va nous faire croire que certains fils de ce pays sont capables de détourner Tchaourou des acquis de la démocratie et du développement que nous commençons à percevoir », s’est-il également interrogé. Il leur a exposé les avancées réalisées en matière de fourniture et d’accès à l’eau potable, d’infrastructures routières, de santé, des cantines scolaires, de micro crédit mobile. Depuis l’avènement du régime de la « Rupture » en 2016, plus de 2,100 milliards de francs Cfa ont été investis dans les différents domaines de développement, à travers le Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) au profit de la commune de Tchaourou. Des attentes La reprise du bitumage des routes Bétérou-Tchaourou- Kassouala et la route Parakou-Kabor-Frontière du Nigeria, l’effectivité du projet de construction de l’hôpital de zone de Tchaourou et la reprise de la phase II du projet de pavage et d’assainissement de la ville, telles sont les attentes des populations rappelées par leur maire Bio Sounon Bouko. A cela, les jeunes ont ajouté l’ouverture du centre universitaire. Au terme de sa tournée le ministre s’est réjoui de la soif des populations, que ce soit à Parakou, N’Dali, Pèrèrè et Tchaourou, de dialoguer avec le gouvernement. Elles apprécient, selon lui, la mission qu’il s’est assignée de leur rendre compte de ce qui se fait et est prévu pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Leur engouement, a-t-il fait observer, justifie pleinement la poursuite de l’initiative « Le gouvernement au contact des populations ». L’objectif est de lever les zones d’ombre qui peuvent brouiller la perception que les populations sont appelées à avoir de tout ce qui se fait dans l’intérêt du pays. En effet, à N’Dali et Pèrèrè où le ministre était pour le même exercice, vendredi 6 mars dernier, les actions réalisées par le gouvernement ont également été rappelées. Actualités 09 mars 2020


Eléonore Yayi Ladékan à Natitingou: La ministre s’enquiert de la vie du centre universitaire
Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, était vendredi 6 mars dernier, dans les locaux du centre universitaire de Natitingou. C’était pour s’informer du fonctionnement de ce lieu du savoir. Les étudiants appuyés par les autorités rectorales ont expliqué à leur hôte, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les conditions de vie actuelles du centre universitaire de Natitingou, lieu du savoir le plus éloigné de son rectorat et de son ministère de tutelle. Il était était revenu à Cyriaque Mèdokponou Dossa, président de la Fédération des étudiants de l’Université des sciences, de la technologie et de l’ingénierie mathématique (Unstim), d’expliquer les difficiles conditions dans lesquelles ils étudient. Pour lui, l’eau manque, les salles de cours sont insuffisantes et même les laboratoires pour la pratique sont quasi inexistants. Il a donc imploré l’indulgence de la ministre qui est une mère venue au chevet de ses enfants afin de résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés. Il sera appuyé par Dr Moumouni Soumaïla, directeur de l’Ecole normale supérieure, qui plaide pour davantage de moyens et d’attention pour assurer l’amélioration des prestations et des résultats. Illiassou Bassongui, délégué du personnel administratif, reste dans la même logique et souhaite une convention propre à l’Unstim et la résolution des problèmes liés aux avancements et règlements de moins perçus. Selon lui, la résolution de ces préoccupations permettra aux agents d’être mobilisés à la tâche pour l’atteinte de résultats probants. Ce qu’atteste le professeur Jacques Fatondji, représentant des enseignants, qui a présenté des doléances relatives aux bourses de formations, aux masters de recherche et au paiement des heures de vacation. Quant au doyen de la Faculté des sciences et techniques (Fast), Dr Antonin Danvidé Kanfon, il salue le déplacement du ministre qui constitue la matérialisation de son esprit d’écoute des acteurs; ce qui donne de l’espoir pour la résolution des problèmes. Il a plaidé pour la mise à disposition davantage d’enseignants de mathématiques et d’informatique, la mutualisation des infrastructures, la dotation en matériels roulants et la construction de laboratoires. Des doléances que le chargé de mission du préfet, Didier Kouandé Sounon, estime déjà résolues, car les solutions sont avec la ministre qui va prochainement revenir pour construire des infrastructures, un pan des difficultés auxquelles le centre universitaire est confronté. Abdou Cessi Raoufou, directeur du Centre des œuvres universitaires de Parakou, ateste que le problème d’eau est réel et annonce la construction imminente de deux forages. Eléonore Yayi Ladékan a rassuré les acteurs que les dispositions sont en cours et que les récentes concertations avec les partenaires augurent d’une résolution progressive des difficultés pour le bonheur et l’essor de l’enseignement supérieur au Bénin. Education 09 mars 2020


11e édition du Masa: Belle entame pour le Bénin !
Le Bénin fera parler de lui à la onzième édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa). En In comme en Off, les artistes béninois sont attendus. Attendues sont également Florisse Adjanohoun et Nathalie H Yèkpé. Les deux comédiennes ont joué la première partie de leur spectacle, « 25 décembre » dimanche 8 mars sous la coordination du metteur en scène Didier Nassègandé. « 25 décembre » qui a été quelque peu étoffé et revu est annoncé comme l’une des pièces de théâtre majeures attendues à Abidjan. Il y aura également des tours de magie avec à la manette Thibaut Adotanou. L’homme entend sortir plus d’une astuce pour épater le public du Masa. Autre révélation du Bénin au Masa, « Les Petit’Arts ». Ce groupe de jeunes musiciens en provenance de Mèdédjonou fera deux scènes qu’on pourrait bien deviner, époustouflantes. Les jeunes pousses encadrées par Albert Hounga étaient déjà au centre de toutes les attentions à la cérémonie d’ouverture du Masa. Jeunes et talentueux, ils ont très vite captivé les regards et l’écoute par leur animation. Sur scène, ils feront sans aucun doute, plus d’effets. A leurs côtés, les aînés de Oshala. L’avantage pour le Bénin de se faire représenter par ce groupe qui propose un spectacle inédit, un mélange de danses, de réalités Vodoun et culture, c’est de démystifier aux yeux du public et surtout de la population ivoirienne, le regard négatif sur la culture béninoise et singulièrement le Vodoun. Et si cela était fait, pourquoi ne pas se laisser aller sur des airs de salsa à la béninoise proposés par Jospinto ? Avec son orchestre, l’homme promet de faire danser tous les spectateurs du Masa. Samedi nuit, à la veille de son premier show, le chef de l’Orchestra Jospinto était plus que serein. « Tout est ok ». D’un salsero à un autre, il n’y a qu’un pas de danse pour retrouver Laurent Hounsavi, lui aussi présent pour représenter le 229 à la grand-messe des arts et de la culture. Le Masa verra également prester Koudy Fagbémi, l’une des jeunes et montantes voix de la musique béninoise. Spectacles du jour Laurent Hounsavi et son orchestre sont attendus à Yopougon pour leur premier spectacle alors que du côté de l’Institut français d’Abidjan, les Petit’Arts seront sur scène. Culture 09 mars 2020


Isidore Gnonlonfoun, Pascal Irenée Koupaki…: Les décisions de la Cour constitutionnelle sur les recours les concernant
La nomination de Pascal Irenée Koupaki à la fonction de ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République n’est pas contraire à la Constitution. Et le recours impliquant le maire intérimaire de Cotonou et le préfet du Littoral dans une affaire domaniale n’est pas du ressort de la Haute juridiction. C’est ce qui ressort des décisions prononcées par la Cour constitutionnelle hier, jeudi 5 mars, lors de son audience plénière hebdomadaire. La Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente dans le recours opposant au maire intérimaire et au préfet du Littoral. Le requérant, Isaac Ahivodji, troisième adjoint au maire de Cotonou, a demandé à la Cour de prononcer une violation de la Constitution à l’encontre du maire intérimaire Isidore Gnonlonfoun et du préfet du Littoral pour vente illégale de parcelle appartenant à l’Etat. Dans sa décision, la Haute juridiction fait savoir qu’il ne s’agit pas d’une expropriation au sens de l’article 22 de la Constitution mais que la requête tend à faire intervenir la Cour dans une procédure de déclassement et de cession à titre onéreux. Une telle affaire relève, par conséquent, d’une procédure judiciaire. L’un des dossiers étudié hier en plénière, c’est le recours en inconstitutionnalité du décret N°2017-507 du 27 octobre 2017 portant nomination de Pascal Irénée Koupaki à la fonction du ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, formé par Serge Prince Agbodjan, Chabi Sika Ouassagari et consorts. La Cour constitutionnelle a décidé que le chef de l’Etat n’a pas violé l’article 54 de la Constitution. Car la fonction ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, ne fait pas partie des nominations pour lesquelles la Constitution exige l’avis de l’Assemblée nationale. Lire l’intégralité des deux décisions DECISION DCC 20-387 DU 05 MARS 2020 (Recours en inconstitutionnalité du décret portant nomination de Pascal KOUPAKI) La Cour constitutionnelle, Saisie d'une requête en date à Cotonou du 31 octobre 2017, enregistrée à son secrétariat le 02 novembre 2017 sous le numéro 1815/306/REC-17, par laquelle monsieur Serge Roberto Prince Agbodjan, demeurant à Cotonou, 03 BP 2217 Jéricho, forme un recours en inconstitutionnalité du décret n° 2017 -507 du 27 octobre 2017 portant nomination de monsieur Pascal Irénée KOUPAKI à la fonction de ministre d'Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République ; Saisie d'une seconde requête en date à Cotonou du 10 octobre 2017, enregistrée à son secrétariat le 06 novembre 2017 sous le numéro 1839/309 / REC-17, par laquelle monsieur Chabi Sika Abdel Kamar Ouassagari, juriste, demeurant à Cotonou, 03 BP 1726, forme un recours en inconstitutionnalité du même décret ; Saisie d'une troisième requête en date à Porto-Novo du 07 novembre 2017, enregistrée à son secrétariat le 14 novembre 2017 sous le numéro 1889 / 31 7/ REC-1 7, par laquelle monsieur Affolabi Blaise Kouton, demeurant à Porto-Novo, 01 BP 3358, forme un recours en inconstitutionnalité du même décret ; Saisie d'une quatrième requête en date à Abomey-Calavi du 18 janvier 2018, enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0106/029/REC-18, par laquelle monsieur Landry Angelo Koladjo Adélakoun, demeurant à Abomey-Calavi, BP 495, forme un recours en inconstitutionnalité du même décret ; Vu la Constitution ; Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ; Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ; Ensemble les pièces du dossier ; Ouï monsieur Rigobert A. Azon et madame C. Marie-José de Dravo Zinzindohoué en leur rapport ; Après en avoir délibéré, Considérant que les quatre recours sous examen portent sur le même objet et tendent aux mêmes fins ; qu'il y a lieu de les joindre pour y être statués par une seule et même décision ; Considérant que les requérants exposent que par décret n02017- 507 du 27 octobre 2017, le Président de la République, monsieur Patrice Talon, a nommé monsieur Pascal Irénée Koupaki en qualité de ministre d'Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République ; que selon eux, l'appellation ministre d'Etat renvoie à la fonction de membre de Gouvernement qui nécessiterait, pour une nomination à ce poste, l'avis du bureau de l'Assemblée nationale ; qu'ils affirment que pour ne l'avoir pas fait, le Président de la République a violé l'article 54 de la Constitution et sollicite l'annulation du dit décret; qu'en outre, se référant à l'article 56 de la Constitution, ils estiment, à l'exception de monsieur Landry Angelo Koladjo Adélakoun, que si monsieur Pascal Irénée Koukpaki est secrétaire général de la Présidence et non membre du Gouvernement, le Président de la République devrait passer par le Conseil des ministres pour procéder à la nomination querellée dans la mesure où le Secrétaire général de la Présidence de la République est un haut fonctionnaire de l'Etat dont la nomination est faite par le Président de la République en Conseil des ministres ; Considérant que par ailleurs, monsieur Chabi Sika Abdel Kamar Ouassagari fait observer que le Chef de l'Etat, en se comportant tel qu'il l'a fait, a méconnu l'article 35 de la Constitution ; Considérant qu'interpellés, le Président de la République et monsieur Pascal Iréné KOUPAKI disent n'avoir aucune observation à faire valoir sur les griefs articulés par les requérants ; vu les articles 54 alinéas 1, 2 et 3 et 56 de la Constitution ; Considérant que l'article 54 alinéa 3 de la Constitution, en conférant au Président de la République le pouvoir de nommer les membres du Gouvernement, ne le contraint pas à les désigner sous une dénomination particulière ; qu'il appartient au Président de la République de désigner parmi ses collaborateurs, ceux qui exercent la fonction membre de gouvernement et ceux qui, sans avoir cette qualité, en ont le rang et dès lors soumis aux sujétions qui y sont attachées ; que si la désignation des premiers doit répondre aux conditions et à la procédure énumérées aux dispositions visées de la Constitution, la nomination des seconds n'est pas soumise, pour sa validité, à une telle procédure; que la nomination de monsieur Pascal Iréné KOUPAKI rentre dans cette catégorie, qu'il échet de dire qu'il n'y a pas violation de la Constitution de ce chef ; Considérant que par ailleurs, la loi n° 2010-05 du 03 septembre 2010 qui établit en son article 2, au nombre de 34, la liste exhaustive des hauts fonctionnaires de l'Etat dont la nomination est faite par le Président de la République en Conseil des ministres, ne mentionne pas, au titre de ces fonctions, celle de ministre d'Etat, secrétaire général de la Présidence de la République ; qu'en conséquence, il y a lieu de dire que l'article 56 de la Constitution n'a pas été violé ; En conséquence : Dit qu’il n’y a pas violation de la constitution. La présente décision sera notifiée à messieurs Serge Roberto Prince Agbodjan, Chabi Sika Abdel Kamar Ouassagari, Affolabi Blaise Kouton, Landry Angelo Koladjo Adélakoun, à monsieur Pascal Irénée Koupaki, au Président de la République et publiée au Journal officiel.   Ont siégé à Cotonou, le cinq mars deux mille vingt Messieurs Joseph  Djogbénou    Président Razaki  Amouda Issifou    Vice- Président Madame C. Marie José de Dravo Zinzindohoué   Membre Messieurs    André  Katary Membre Fassassi  Moustapha   Membre Sylvain M.Nouwatin    Membre Rigobert A. Azon Membre DECISION DCC 20-389 DU 05 MARS 2020 (Recours contre le Maire intérimaire de Cotonou et le Préfet pour vente illégale de parcelle appartenant à l’Etat) La Cour constitutionnelle, Saisie d'une requête en date à Cotonou du 24 décembre 2018 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 2804/473/REC-19 par laquelle monsieur Isaac Ahivodji, 08 BP 0756, forme un recours contre le maire intérimaire de la ville de Cotonou et le préfet du département du Littoral pour vente illégale de parcelle appartenant à l'Etat ; Vu la Constitution ; Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ; Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ; Ensemble les pièces du dossier ; Ouï monsieur André Katary en son rapport et les parties en leurs observations à l'audience plénière du 05 mars 2020 ; Après en avoir délibéré ; Considérant que le requérant expose que le domaine privé de l'Etat relevé au titre foncier numéro 103 lot 648 parcelle C du quartier Patte d'Oie les Cocotiers d'une superficie de 820 m2, a été vendu à monsieur Maixent Camus Accrombessi, par arrêté municipal n°084/MCOT/SG/SGA/DAJUF/DAAJUF/SA du 27 août 2018, approuvé par arrêté préfectoral n° 8/0210/DEP- LITT/SG/STCCD/SA du 28 août 2018 ; qu'il s'agit d'un domaine de l'Etat dont la gestion ressortit à la compétence du ministre en charge des domaines de l'Etat, notamment le ministre des finances et non un domaine privé de la ville de Cotonou; qu'il y a violation, d'une part, de la loi n° 2017-15 du 10 août 2017 modifiant et complétant la loi n020 13 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin; d'autre part, du décret n°2015- 11 du 29 janvier 2015 portant modalité de cession à titre onéreux, d'aliénation à titre gratuit, de location des terres et biens immeubles du domaine privé de l'Etat et des collectivités territoriales ; Considérant qu'en réponse aux allégations du requérant, le préfet du département du Littoral affirme que le domaine concédé à titre onéreux, d'une superficie de 822 rn", constitue une servitude destinée à faciliter l'accès d'un citoyen à son domicile; que ledit domaine a donc été déclassé pour attribution, en accord avec l'Agence nationale du domaine et du foncier et ce, à la demande de la mairie de Cotonou; qu'en sa qualité de préfet, il n'a fait qu'approuver l'arrêté municipal y relatif conformément à l'article 144.1 de la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin ; Considérant que le maire intérimaire de la ville de Cotonou quant à lui n'a pas cru devoir répondre directement à la Cour; que, les avocats de la mairie ont toutefois déposé en leur propre nom un mémoire en défense faisant part à la Cour des observations de la mairie ; que dans ce mémoire, la mairie demande à la Cour, d'une part, de constater la nullité du recours de monsieur Isaac Ahivodji au motif que, membre de l'exécutif de la commune, il n'a pas cru devoir préalablement interpeller le Conseil municipal et saisir l'autorité de tutelle avant de s'adresser à la Cour constitutionnelle; d'autre part, de se déclarer incompétente au motif que la vente de la chose d'autrui relève de la compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire; que, sur le fond, la requête de monsieur Isaac Ahivodji est mal fondé au motif, entre autres, que le maire a scrupuleusement respecté les dispositions requises avant la prise de l'arrêté qui, au demeurant, a été approuvé par l'autorité de tutelle après son contrôle de légalité ; Considérant qu'en réplique à la réponse du préfet, monsieur Isaac AhivodjI soutient, entre autres, qu'au lieu d'un déclassement, le maire a procédé à une cession à titre onéreux de la parcelle d'une superficie de 822 m2 appartenant à l'Etat et non à la Commune de Cotonou ; qu'il demande en conséquence à la Cour de rejeter le mémoire en réplique du préfet et de déclarer qu'il a violé avec le Maire de Cotonou, les articles 3 à 9 du décret n° 2015-11 du 29 janvier 2015 et 492 à 493 de la loi n° 2017-15 du 10 août 2017 précités ; Considérant qu'il ressort des éléments du dossier que le requérant ne soulève pas un cas d'expropriation au sens de l'article 22 de la Constitution ; que sa requête tend plutôt à faire intervenir la Cour dans une procédure de déclassement et de cession à titre onéreux d'un domaine public ; qu'une telle demande ne relève pas des attributions de la Cour telles qu'elles sont définies par les articles 114 et 117 de la Constitution; qu'il échet, dès lors, à la Cour de se déclarer incompétente ; En conséquence, Est incompétente. La présente décision sera notifiée à monsieur Isaac Ahivodji, à monsieur le maire par intérim de la Commune de Cotonou, à monsieur le Préfet par intérim du département du Littoral et publiée au Journal officiel. Ont siégé à Cotonou, le cinq mars deux mille vingt Messieurs    Joseph         Djogbénou Président Razaki         Amouda Issifou    Vice- président Madame      C. Marie José        de Dravo Zinzindohoué Membre Messieurs    André          Katary         Membre Fassassi       Moustapha   Membre Sylvain M.   Nouwatin    Membre Rigobert A. Azon Membre           Actualités 06 mars 2020


Laurent Gangbès, directeur général de l’Apiex: « Le Bénin se révèle au monde de plus en plus ... »
Il est plus facile de créer son entreprise via la plateforme numérique www.monentreprise.bj, un outil performant qui classe le Bénin au premier rang des pays où le climat des affaires s’améliore dans la sous-région. Dans cette interview, Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) revient sur les opportunités offertes aux jeunes pour s’auto-employer. La Nation : Quel est l’état des lieux en matière de création d’entreprise au Bénin ? Laurent Gangbès : Nous avons, dans la continuité des décisions prises par le gouvernement et des réformes entreprises, mis en place un outil qui permet à toute personne qui souhaite créer son activité, qui souhaite modifier son entreprise de pouvoir le faire dans d’excellentes conditions, sans avoir à subir des tracasseries administratives. Pour nous, c’est une grande avancée. C’est la raison pour laquelle je salue le gouvernement qui nous a permis d’avoir à notre disposition les moyens pour la mise en place de cet outil. Je voudrais saluer également les partenaires techniques et financiers et en particulier le royaume des Pays-Bas et son partenaire qui ont financé la mise en place de ce dispositif. Nos jeunes qui souhaitent créer leurs entreprises, nous les informons qu’ils peuvent le faire aujourd’hui encore plus facilement qu’auparavant. Ils ont des idées, quant à nous, nous mettons à leur disposition, la logistique et les moyens pour leur faciliter le processus. www.monentreprise.bj est-il déjà pratique ? Aujourd’hui, de manière simple, pour créer une entreprise au Bénin, il faut une heure trente environ. Vous pouvez accéder aux statistiques. Tout le monde peut y accéder. C’est en toute transparence et elles sont faciles d’accès. Cet outil nous a permis en trois semaines, de voir que 48 % des personnes qui créent leur entreprise, au lieu de se déplacer vers l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations, elles le font de chez elles sans aucune difficulté. C’est vraiment une avancée que nous pouvons observer dans notre pays. Nous espérons montrer au monde que le Bénin est en train de se révéler également dans le domaine de la transformation et de la création d’entreprise. Nous souhaitons que ces avancées puissent être vraiment prises en compte dans le cadre des classements internationaux, qui nous permettent de pouvoir attirer les entreprises dans notre pays. Comment évolue l’environnement aujourd’hui ? A fin 2019, nous étions à 28 000 entreprises créées au Bénin, en croissance de 16 % par an par rapport à l’année 2018. Chaque jour, il se crée au Bénin, à peu près cent vingt entreprises. Donc, c’est une performance. Cela veut dire que nos jeunes et tous ceux qui souhaitent créer leur activité, se rendent compte qu’il y a une forte dynamique au niveau de l’activité économique au Bénin, malgré les difficultés qu’on peut rencontrer, notamment, avec la fermeture des frontières. Mais cette forte dynamique n’a été rendue possible que parce que la confiance est revenue dans ce pays. De quelle confiance parlez-vous et que dites-vous des difficultés liées au paiement d’impôts et autres taxes qui freinent l’élan de création d’entreprise ? La confiance suppose que lorsqu’on a envie de faire quelque chose, on peut y arriver parce que les conditions économiques et celles macroéconomiques sont là pour montrer que l’activité progresse. On entend beaucoup de gens dire qu’au Bénin, c’est difficile, c’est dur… Mais on n’a jamais autant créé d’entreprises dans notre pays. Donc si les jeunes créent d’entreprise, cela veut dire que leur espérance de gain est supérieure aux impôts qu’ils auront à payer au bout d’une année d’activité. Ils espèrent gagner plus pour pouvoir payer des impôts. La Taxe professionnelle synthétique (Tps) qui était de 400 000 francs Cfa est passée à 150 000 francs Cfa. Et dans le cadre de la loi des finances 2020, elle est gratuite. C’est-à-dire que si vous créez votre entreprise en 2020, vous ne payez pas la Tps, vous ne la payerez qu’au bout de la deuxième année d’exercice. Donc c’est une avancée également. Je voudrais vraiment que les jeunes se rendent compte que dans notre pays, on peut créer son activité et se développer. Il faut qu’ils aient le courage de se lancer, il faut qu’ils aient le courage de le faire, parce que notre pays se transforme, notre pays avance. Je voudrais vraiment mettre cet outil dans un contexte global pour que l’activité économique dans notre pays se transforme. Le Bénin, de plus en plus, est en train de se révéler au monde. Actualités 06 mars 2020


11e édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan: La délégation béninoise s'engage à honorer le drapeau national
Le Bénin sera présent à la onzième édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) qui se tient du 7 au 14 mars prochain. Avant le départ de la délégation des artistes béninois, le directeur de cabinet du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts leur a transmis, hier jeudi 5 mars, les encouragements du pays et le drapeau national. Le Bénin, à travers plusieurs groupes artistiques, est fortement représenté à la onzième édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa). Dans la catégorie Musique, on retrouve Jospinto et pour le Théâtre, la troupe Djogbé. Dans la catégorie Danse, il y a la compagnie Oshala et pour la Magie, c'est Thibaut le magicien national. En dehors de ces groupes, il y a trois autres groupes notamment l'orchestre de Laurent Hounsavi, les PépitArts et le groupe Divine marionnette. Des journalistes et acteurs culturels sont également de la partie. « En tout et pour tout, nous avons déployé 76 personnes à Abidjan pour le compte de cette onzième édition du Masa. Les différents services du ministère ont tout mis en œuvre pour faciliter les formalités aux différents acteurs et troupes », a indiqué Koffi Attede, directeur des Arts et du Livre. Rassuré que toutes les formalités sont accomplies, Eric Totah, directeur de cabinet du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a exprimé à la délégation l'espoir de la nation. « Soyez les porteurs des couleurs et des valeurs nationales : exemplarité, morale et excellence sont attendues de vous...», leur a-t-il dit, avant de leur passer quelques consignes d'ordre sanitaire. Représenter la nation en toute moralité, en toute technicité, pour vendre au mieux le Bénin, c'est l'engagement pris par les artistes. Cette onzième édition est placée sous le thème "Afrique-Monde" et se tiendra sur plusieurs sites notamment Abobo, Treichville et Cocody. Environ 2000 artistes et professionnels sont attendus au Masa 2020 dont le Canada est le pays invité d’honneur. Mode, conte, danse, humour, musique, théâtre, slam y auront droit de cité. A noter que l’ouverture officielle du Masa, ce samedi 7 mars, sera marquée par "Abidjan danse parade" qui est un défilé de 2020 danseurs dans les rues d’Abobo. Ils bougeront sous les airs du groupe Espoir 2000 et d’Alpha Blondy. Culture 06 mars 2020


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Des questions de coopération et de développement au menu
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu avec plusieurs personnalités et délégations à son cabinet, au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Les échanges ont porté sur des sujets d’intérêt relatifs à la coopération et au développement. « Je suis très content d’être reçu par le président de l’Assemblée nationale. C’est un ami de vieille date. Son élection à la tête du Parlement est une fierté et une chance pour tout le Plateau ». Tels sont les propos du chef traditionnel Hounnongan Ahidji de son nom à l’état civil, Valentin Michoagan reçu, mercredi 4 mars dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, avec une délégation d’élus et de sages de l’arrondissement de Daagbé dans la commune d’Ifangni. Pour lui, le président de l’institution parlementaire aime vraiment son pays. « Dieu va guider ses pas afin qu’il réussisse sa mission. Au cours de son mandat, nous découvrons de bonnes réalisations notamment les infrastructures routières et autres. La seule préoccupation que nous avons pour le moment reste la fermeture de nos frontières avec le Nigeria », relève le chef de la délégation. Valentin Michoagan dit prier pour que la situation revienne à la normale, car le Bénin et le Nigeria sont inséparables. « Nous sommes convaincus que le président Patrice Talon pèsera de tout son poids pour que nos échanges, surtout en ce qui concerne l’huile de palme avec le Nigeria reprennent », ajoute-t-il. Avant la délégation de Daagbé, le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience plusieurs autres personnalités dont l’ancien préfet du département de l’Ouémé, Moukaram Badarou et l’ambassadeur d’Afrique du Sud près le Bénin, Noluthando Moyende-Sibiya. Louis Vlavonou a abordé avec la diplomate, des questions de renforcement des relations bilatérales entre les Parlements béninois et sud-africain. Noluthando Moyende-Sibiya estime que c’est un honneur pour elle d’aller féliciter la deuxième personnalité de l’Etat pour sa brillante élection à la tête du Parlement béninois et surtout de pouvoir donner avec lui un coup d’accélérateur à la coopération entre le Bénin et l’Afrique du Sud. L’ex-préfet de l’Ouémé, ainsi que les autres personnalités reçues, n’ont fait aucune déclaration à leur sortie d’audience. Actualités 06 mars 2020


Cous de l’Université de Parakou: Les activités lancées pour l’année académique 2019-2020
Avec le lancement hier, jeudi 5 mars, de ses activités au titre de l’année académique 2019-2020, l’heure était à la rentrée au niveau du Centre des œuvres universitaires et sociales de Parakou (Cous-P). La cérémonie présidée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, était placée sous le thème «L’art, la culture et le sport, levier de développement socio-économique d’une nation ». Le Centre des œuvres universitaires de Parakou (Cous-P) a, à l’occasion de la deuxième édition de sa rentrée, hier jeudi 5 mars, mis les petits plats dans les grands. Pour mobiliser la communauté universitaire de la cité des Kobourou autour de la cause, il a initié des activités qui prennent fin, ce jour, vendredi 6 mars, du côté de Natitingou. Ce serait avec la visite des installations du Cous-P de l’Ens et de la Fast, puis une séance de travail avec la communauté universitaire. Déjà hier, après la cérémonie solennelle de lancement de la rentrée sociale, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, a visité les installations du centre ainsi que le site de l’Université de Parakou à Baka. Elle a également assisté à un match de football et à une soirée culturelle. En accordant une attention soutenue aux œuvres sociales et universitaires, l’objectif poursuivi par le gouvernement, insiste la ministre, est de veiller à l’amélioration du bien-être des étudiants, et d’une manière générale aux conditions de vie et de travail sur les différents campus universitaires du pays. Il s’agit, a-t-elle dit, de déployer toutes les stratégies nécessaires qui concourent au bien-être sur l’ensemble des quatre universités publiques du Bénin. Les œuvres sociales constituent désormais une partie intégrale du programme N° 57 du ministère intitulé « Vie de l’étudiant », a confié la ministre, lequel est essentiel dans la politique nationale de l’enseignement supérieur. Après les services de la restauration et de l’hébergement depuis janvier, ce sont donc les activités artistiques, culturelles et sportives qui peuvent également démarrer, a indiqué le directeur du Cous-P, Abdou Raouf Sidi Cessi, pour justifier le bien-fondé des manifestations organisées à cet effet. Il a ensuite présenté le bilan de ce que le centre a réalisé jusqu’ici, avant de rappeler les perspectives. «Pour ce qui est de l’hébergement, en trois ans, les résidences autrefois inhabitées ont été rénovées, portant la capacité d’accueil de 485 lits à 812 lits à l’Université de Parakou et à 224 lits au Centre universitaire de Natitingou », a fait observer le directeur. « Au vu du nombre sans cesse croissant des étudiants chaque année, il urge de prévoir la construction de nouvelles résidences pour faire face à la demande également croissante », a-t-il suggéré. «Sur le plan artistique et culturel, le souhait est d’aller vers la constitution d’un ballet pour mieux nous faire représenter au plan national et dans la région», a-t-il poursuivi, en promettant une dotation prochaine en instruments de musique et en matériel de sonorisation moderne. Le Cous fait de son mieux Tout en reconnaissant les améliorations qui se notent chaque année, le représentant des étudiants, Jules Gnimassou, estime que le Cous-P fait déjà de son mieux. Toutefois, les étudiants souhaitent la construction de nouvelles infrastructures résidentielles et l’acquisition de nouveaux bus pour le transport. Le secrétaire de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, et le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho, ont, quant à eux, loué la pertinence du thème retenu. Selon le premier, il cadre avec la vision du chef de l’Etat à travers le programme d’action du gouvernement. A sa suite, le recteur a indiqué que l’art, la culture et le sport ont leur place dans l’éducation d’une nation. Ces trois secteurs d’activité contribuent, selon lui, à la constitution d’une personnalité stable et équilibrée dont le pays a besoin pour son développement. En prélude à cette rentrée sociale, il y a eu une rencontre de vulgarisation de l’arrêté interministériel du 11 février 2020 portant conditions et modalités d’octroi de l’aide de l’Etat aux organisations estudiantines. C’était en présence des responsables d’étudiants des quatre universités publiques du Bénin. Education 06 mars 2020


5e journée de la Super Ligue de basket-ball: Aspac # Energie, une affiche alléchante chez les dames
Les rencontres de la 5e journée de la Super Ligue de basket-ball sont prévues pour ce week-end à Parakou et à Cotonou. Au nombre des trois matchs programmés, la confrontation entre l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et Energie Basket-ball s’annonce épique chez les dames. L’équipe féminine de basket-ball de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et Energie de la Société béninoise d’Energie électrique se donnent rendez-vous, dimanche 8 mars prochain, au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou, à la faveur de la dernière journée de la phase aller de la Super Ligue D1 de basket-ball. Ce match apparaît comme un duel de positionnement entre les deux favoris du tournoi dans cette catégorie. Leader provisoire de la compétition chez les dames avec 4 points +84, Energie Bbc vainqueur de l’Aspal à Parakou (98-33), le week-end dernier devra s’imposer face à son challenger pour espérer consolider sa place. Deuxième au classement avec 4 points+69, l’Aspac Bbc entend aussi gagner ce match pour arracher la première place au champion en titre. Au repos depuis deux semaines, les portuaires, contrairement aux électriciennes, ont eu le temps nécessaire pour préparer cette rencontre phare de la compétition. Sur les mêmes installations en deuxième heure, Espoir Bbc (3 points-114) devra défier Renaissance Bbc (3 points-28) chez les hommes. Renaissance Bbc part favori dans cette rencontre entre ces deux formations au bas du classement. Sans la moindre victoire depuis l’entame du tournoi, Espoir Bbc, après trois défaites, aura la possibilité de gagner pour sauver l’honneur lors de cette dernière journée. Avant ces deux confrontations, il est attendu du côté de Parakou, samedi 7 mars, un duel épique entre Elan sportif de Porto-Novo et Aspal. Deuxième avec 6 points+52, Elan Bbc devra s’imposer pour consolider sa place afin de boucler cette phase aller en beauté. Sports 06 mars 2020


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