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Nouvelles

Championnat d’Afrique de tennis des 12 ans et moins: La compétition a démarré hier
Le Bénin abrite depuis ce mardi 3 mars, le Championnat d'Afrique de tennis (Cta) des 12 ans et moins. Venus du Burkina-Faso, du Ghana, du Gabon, du Mali, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra-Leone, du Togo et du Bénin, près d’une centaine d’athlètes, prennent part à cette compétition qualificative pour le prochain championnat par équipes des douze ans de l'Afrique. La sélection nationale s’est préparée activement la semaine dernière au Tennis club de l'Amitié (Tca) du stade Mathieu Kérékou pour ce tournoi. Sous l’égide des entraîneurs Joseph Vigan et Abdou Demba Diallo, les joueurs sont prêts à défendre les couleurs nationales. En témoignent les assurances de Paul N’Dah, jeune tennisman béninois. « Je promets au public béninois de donner le meilleur de moi-même à ce tournoi », confie-t-il. Pour le directeur technique national, Mathieu Oussou Azo, le comité exécutif de la Fédération béninoise de tennis a pris toutes les dispositions pour que le Bénin joue les premiers rôles dans ce tournoi. Signalons qu’à la fin de ce championnat, la première équipe chez les filles et les deux premiers chez les garçons seront retenus pour représenter la zone ouest et centre de l'Afrique au championnat continental qui va se dérouler en simple garçons et filles et en double. Ch. H. Sports 04 mars 2020


Championnat départemental de kata et Kumite: Les meilleurs sélectionnés pour le championnat national
Le championnat départemental de kata et kumite s’est déroulé, dimanche 1er mars dernier à Cotonou. Au terme de la compétition, les meilleurs karatékas des catégories cadet, junior et senior ont été sélectionnés pour représenter la zone au prochain championnat national de la discipline. Les athlètes de la Ligue Atlantique-Littoral de karaté-do devant constituer les deux équipes de la zone pour le prochain championnat national de karaté sont connus depuis dimanche 1er mars dernier. C’est à l’issue du championnat départemental de la discipline qui s’est déroulé à Cotonou. Venus des associations affiliées et à titre exceptionnel des associations recensées et actives, ces athlètes ont participé individuellement à la compétition dans les deux sexes et dans les différentes catégories. Dans la catégorie kata dame cadet (14-15 ans), Naomi Koudjina a remporté la première place devant Toli Yèli tandis que chez les juniors (16-17ans), Codjo Houmaidath Abé est médaillé d’or devant Sélimatou Djlado. Au niveau des hommes, dans la catégorie cadette (14-15 ans), Martial Kpadonou a enlevé la médaille d’or devant Ariel Hounkpèvi tandis que chez les juniors (16-17ans), Florentin Aminou a damé le pion à Hérode Kpadonou, 2e et Christ Amoussou, médaillé de bronze. Dans la catégorie kata homme senior (+18 ans), Jospin Lokossou est vainqueur devant Djibril Salaou, médaillé d’argent et Rouchdane Codjo Abé. En ce qui concerne les combats, dans la catégorie kumite homme senior (18 ans) -67 kg, Jospin Lokossou, Djibril Salaoue et Florentin Aibiro se sont adjugés respectivement les médailles d’or, d’argent et de bronze tandis que chez les dames (+18kg) -50 kg et -55kg, Fridole Tobossou, Cherstine Kodo et Glawdys Ganyè sont montées sur les différentes marches du podium. Meilleurs de la compétition en kata et kumite, ces athlètes s’engagent à se mettre à la disposition du staff technique de la Ligue pour les entrainements préparatoires du championnat national. Sports 04 mars 2020


Construction de pipeline Niger-Bénin: Préfets et maires des communes traversées par le projet sensibilisés
Le ministre de l’Eau et des Mines a organisé, à l’intention des préfets des départements et des maires des communes traversées par le projet d’exploitation d’un pipeline d’exportation de pétrole Niger-Bénin, une séance de sensibilisation, ce mardi 3 mars à l’Infosec à Cotonou. Ces élus connaissent désormais leur rôle dans la réussite de ce projet d’envergure. Le pipeline d’exportation de pétrole Niger-Bénin d’une longueur d’environ 2000 kilomètres dont 675 sur la section béninoise traverse les départements de l’Ouémé, du Plateau, des Collines, du Borgou et de l’Alibori ainsi que dix-sept communes dont Sèmè-Podji qui accueille la station terminale. Tchaourou et Gogounou abriteront les stations de pompage prévues sur le tronçon béninois du pipeline. C’est fort de cet enjeu que Samou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines, a rencontré les maires et les préfets de ces communes, hier mardi 3 mars. L’objectif est de leur donner un aperçu du projet pipeline export Niger-Bénin et du contenu de la loi portant sur le projet. Un accent particulier a été mis sur leur implication et leur rôle dans la réussite du projet notamment dans la procédure d’expropriation des terrains, nécessaire au projet mais aussi dans la mise à disposition des terrains à titre temporaire pour les aires de stockage durant le projet de construction du pipeline. D’un coût global de 608 milliards de francs Cfa, le projet est entièrement privé et sera financé par la société West africanoil pipeline company (Wapco-Benin), selon le ministre. Il a rappelé que sur le plan financier, le projet va générer d’importantes ressources pour l’économie nationale à titre de droit de transit et d’impôt. Sur le plan social, a-t-il poursuivi, environ 2500 emplois seront créés durant la phase de construction prévue pour durer deux ans et environ trois cents emplois permanents durant la phase d’exploitation. Historique et enjeux du projet « Le 27 avril 2018, le Bénin à travers la signature du protocole d’accord avec la République du Niger entrait en compétition avec le Nigeria, le Tchad et le Cameroun pour accueillir le projet de construction et d’exploitation d’un pipeline d’exportation de pétrole brut en vue de l’évacuation vers le marché international du pétrole brut produit dans le champ d’Agadem au Niger », souligne le ministre Samou Adambi. Le Niger et son partenaire la China national oil and gas exploration and development company Ltd ont porté leur choix définitif sur le Bénin à travers respectivement la signature de l’accord bilatéral relatif au projet le 23 janvier 2019 à Niamey et de l’Accord de gouvernement hôte (Agh) le 5 août 2019 à Pékin. Ce choix se justifie par les bonnes relations entre les deux Etats sur les plans diplomatique, économique et commercial, de la paix, la sécurité et la stabilité politique qui règnent au Bénin conjuguées aux conditions préférentielles accordées au projet, souligne le ministre de l’Eau et des Mines. Selon Samou Adambi, avec l’entrée en vigueur de l’Accord gouvernement hôte, plusieurs conditions suspensives incombent à l’Etat béninois. Entre autres, la ratification de l’accord bilatéral par le Bénin et l’échange avec le Niger de l’instrument de ratification et l’adoption, la promulgation et la publication au Journal officiel de l’Etat béninois de la loi relative au Projet d’exploitation du pipeline Niger-Bénin. Samou Adambi a affirmé que ces deux conditions sont déjà satisfaites, grâce au vote de la loi portant ratification de l’Accord bilatéral pipeline à l’Assemblée nationale le 7 novembre 2019 et de la loi portant régime juridique, fiscal et douanier applicable au projet de pipeline d’exportation Niger-Bénin le 30 janvier 2020. Aussi, a-t-il ajouté que dans le cadre de la levée de la deuxième condition suspensive, un groupe de travail a été chargé, sous son autorité, d’élaborer l’avant-projet de la loi relative au projet de pipeline d’exportation Niger-Bénin. « La loi de projet a déclaré d’utilité publique les terrains détenus à titre de propriété privée y compris les terrains faisant l’objet de droit coutumier compris dans le périmètre de terrains nécessaires au projet et définit les procédures particulières devant gouverner leur expropriation », a informé le ministre. Par ailleurs, il note avec satisfaction que conformément à l’Agh, l’Etat béninois s’est engagé à prendre toutes les mesures conformément au droit béninois afin de s’assurer que les terrains nécessaires au projet et les autres terrains nécessaires au système de transport béninois seront libres de tout droit de tiers et prendre toutes les dispositions nécessaires conformes au droit béninois afin d’accorder tous les droits nécessaires à la construction, à l’exploitation et à l’entretien du système de transport béninois et de toutes les installations auxiliaires sur ces terrains, conformément aux conditions prévues par le droit béninois ». Rappelons qu’un premier navire transportant 17 000 tonnes de tuyaux, matériaux et équipements destinés au projet a accosté au port de Cotonou le 23 février 2020. Actualités 04 mars 2020


Nouvelle dynamique à l’Onip: Les responsables de l’Office reçus par le préfet du Zou et des Collines
Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), et Paul Amoussou, directeur de publication par intérim du journal La Nation, étaient, hier mardi 3 mars au cabinet de Firmin Kouton, préfet des départements du Zou et des Collines. Ils ont présenté à l’autorité préfectorale les nouvelles opportunités qu’offre l’office pour accompagner le développement local. C’était à la préfecture d’Abomey. Cette rencontre avec la première autorité des départements du Zou et des Collines vise à mieux faire connaître les produits de l’Onip et à mieux positionner le journal sur l’échiquier national grâce à la transformation numérique de l’Onip qui est une vision portée par ses responsables présents hier à Abomey. Au cours des échanges avec le préfet Firmin Kouton, les responsables de l’Onip ont présenté la dynamique actuellement en marche au sein de l’office en matière de service de l’information fiable et crédible et surtout à travers le défi du numérique. En renfort à La Nation, un journal qui totalise aujourd’hui cinquante ans d’existence avec des avancées reconnues, s’ajoutent un site internet relooké, rendu plus dynamique et très attrayant, puis une application mobile aisément téléchargeable sur Playstore. Cette dynamique qui porte au pinacle désormais le journal de service public se veut donc être un outil efficace à la disposition des collectivités locales, de l’administration déconcentrée. En un mot comme en cent, c’est une dynamique, portée pour également accompagner toute initiative de développement à la base pour la réussite de la décentralisation. Au cours des échanges avec le préfet Firmin Kouton, les responsables de l’Onip ont exposé toutes les opportunités qu’offre l’entreprise. « Avec cette nouvelle dynamique en marche, nous offrons des services qui peuvent servir la promotion des potentialités locales à travers le numérique », dira Bertin Sowakoudé. Il sera appuyé par Paul Amoussou qui remarque que « le préfet du département, étant le pilier de la décentralisation, est l’autorité la mieux indiquée pour accompagner cette dynamique en travaillant à l’adhésion des autres acteurs à la base ». En clair, ils sollicitent son soutien et son action pour impacter les directeurs départementaux des ministères, les maires, les responsables d’Ong et autres acteurs du développement à base. Avec pour finalité, de conforter le statut de journal d’information national et sa vocation de journal d’annonce légale Le préfet disponible A son tour, le préfet Firmin Kouton a salué cette démarche des responsables de l’Onip éditeur du journal La Nation, le quotidien de référence de service public. Appréciant la dynamique en marche à l’Onip, il rassure ses hôtes : « Je suis disponible à vous accompagner parce que votre mission de service public consiste aussi à accompagner les réformes courageuses entreprises par le gouvernement de notre pays ». Il fait constater à ses hôtes que, dans les deux départements dont il a la charge, les actions menées dans tous les secteurs ont besoin d’être portées à la connaissance du grand public Somme toute, satisfait de l’ambition portée par les responsables de l’Onip, le préfet Firmin Kouton se propose de les inviter très prochainement dans le cadre de la Conférence administrative départementale (Cad) et même à d’autres rencontres avec les maires pour qu’ils exposent plus amplement la dynamique prônée aux directeurs départementaux et autres acteurs à la base. Actualités 04 mars 2020


Mauvais état des palais royaux d’Abomey: Que faire du patrimoine en souffrance ?
Plusieurs palais sont inoccupés dans la cité historique d’Abomey. Ce sont les conflits fratricides entre les princes qui ont conduit à en interdire l’accès. Après le palais privé de Gbèhanzin à Djimè, c’est le palais Gbindo d’Agoli-Agbo qui vient d’être fermé pour menace à l’ordre public. Au palais de Gbindo chez les Agoli-Agbo comme à Djimè chez les Béhanzin, la crise est latente. Et pour prévenir tout drame, le préfet du Zou, Firmin Kouton a publié le 23 décembre dernier un arrêté pour interdire jusqu’à nouvel ordre à la lignée Agoli-Agbo l’accès au palais royal à Gbindo à Abomey. La décision vise à prévenir « d’éventuels troubles à l'ordre public ». Ainsi, c’est la mairie d’Abomey qui est responsabilisée en ce qui concerne l'entretien du palais. Et l’arrêté précise que ces mesures resteront en vigueur « jusqu'à la résolution définitive de la crise née des conflits de succession au trône de la lignée ». L’une des conséquences de la mesure d’interdiction est que les lieux sont abandonnés à la ruine. Le palais privé du roi Gbèhanzin n’est plus habité depuis plusieurs années suite à la crise de succession née du décès du roi Houédogni. Un palais qui avait été pourtant rénové à coups de plusieurs millions de francs Cfa. Les années passent. Les toits et les portes et fenêtres sont livrés aux termites et aux intempéries. Inhabité depuis lors, des herbes, des chauves-souris et autres reptiles y règnent désormais . Dans la ville d’Abomey, plusieurs palais se retrouvent aujourd’hui dans un état de ruine. Des pans de murs en décrépitude, toits coulants, façades et cours envahies par les herbes. Abomey, la grande ville historique du Bénin souffre de la mauvaise santé de ses lieux historiques. Des sites qui manquent d’entretien parce qu’ils ne sont plus occupés et ne sont pas toujours ouverts au public. Sites en souffrance Il n’y a pas longtemps, des incendies sont survenus au palais du roi Houégbadja situé à l’arrière-plan du palais central de Wéhondji à Abomey. Comme d’autres, ce site a déjà subi plusieurs fois la rage des flammes. Des incendies qui, à chaque fois, consument le reste de ce palais historique pourtant patrimoine de l’Unesco. Un palais qui a eu le privilège de bénéficier de l’appui de la Coopération allemande pour sa rénovation. Si jusque-là, les causes de ces incendies demeurent un mystère, cependant, des agents de ce palais s’accordent à dire que ce sont des actes inconscients d’enfants chasseurs de rats palmistes. La cause serait-elle le manque d’entretien ? Encore que certains matériaux de construction, notamment la paille, la terre rouge et le bois, lorsqu’ils ne sont pas traités, favorisent la dégradation, le délabrement et la ruine. En réalité, les incendies cycliques révèlent l’état dans lequel se trouvent la plupart des palais et musées d’Abomey qui s’étendent au moins sur 47 hectares abritant plus de 184 objets. Etant en matériaux locaux donc précaires, les murs et toitures tombent en ruine, les cours envahies par des herbes sauvages. Ce tableau présenté par ce site aujourd’hui interpelle les consciences. Par contre, la partie sur laquelle des efforts constants sont faits continue d’accueillir des visiteurs ou touristes. C’est le cas du musée historique qui reçoit encore des visiteurs. C’est donc plutôt le rempart qui entoure ce site qui est en ruine et non le contenu intérieur des palais et musées. Impliquer les communautés Cette situation préoccupe le Centre du patrimoine mondial (Cpm) de l'Unesco qui, en collaboration avec la direction du Patrimoine culturel du Bénin et l'Ecole du patrimoine africain (Epa), avait mis en place le projet pilote d'un an sur le renforcement de l'implication effective des communautés d'Abomey dans la gestion durable des Palais royaux à travers des actions concrètes. Une action qui cadre avec les objectifs 2 et 3 du Plan d'action pour la région Afrique élaboré sous l'impulsion du Cpm de l'Unesco qui mettent l’accent sur la nécessité d'«améliorer l'état de conservation des biens du patrimoine mondial par la gestion effective des risques, l'implication accrue des communautés et les bénéfices économiques directs aux communautés locales ». Aussi, ce plan préconise-t-il de « gérer efficacement les biens existants, en reconnaissant, documentant et formalisant les systèmes de gestion traditionnelle, en les intégrant complètement dans les systèmes de gestion en place ». L'état d'abandon apparent résulte en partie de l'absence de réaffectation d'usage des palais au profit des communautés locales, en raison de leur manque d'implication dans la valorisation. Le projet vise entre autres à renforcer l'état de conservation des palais royaux d'Abomey en améliorant la gestion du site à travers une implication accrue des familles royales et des communautés riveraines dans sa gestion durable. En vue, la contribution et la revitalisation des pratiques culturelles et des espaces pour une gestion participative des palais royaux. De même, la participation communautaire ainsi que l'introduction des pratiques traditionnelles (rites et festivals) sont-elles soulignées dans le plan de gestion et de conservation des palais royaux. Il s’agit aussi de tenter d'apporter une solution durable aux insuffisances dans la gestion du site y compris au problème récurrent d'incendie. En définitive, comment donner une nouvelle vie à ces patrimoines. Trouver de nouvelles fonctions pour les sauver un tant soit peu de la ruine. Culture 03 mars 2020


Dématérialisation de l’état civil: Le gouvernement met le cap sur la phase décisive
Engagé dans la dématérialisation de l’état civil, le gouvernement a donné son accord, mercredi 26 février dernier, pour la mise en place d’un système national intégré et sécurisé de gestion de l’état civil. Il s’agira d’utiliser lors de cette étape décisive, la base de données normatives et biométriques issues des opérations de reconstitution d’actes de naissance ou souches effectuées à la suite du Ravip. La dématérialisation de l’état civil sera effective dans les tout prochains jours. La base de données normatives et biométriques issues des différentes opérations de reconstitution d’actes de naissance ou souches effectuées à la suite du Ravip servira à mettre en place un système national intégré et sécurisé de gestion de l’état civil. Cette décision a été prise par le gouvernement du président Patrice Talon, mercredi 26 février dernier en Conseil des ministres. D’après un compte rendu d’étape de la mise en œuvre de la dématérialisation des actes d’état civil, 14 336 243 actes d’état civil dont 13 808 367 actes de naissance, 309 028 actes de décès et 218 848 actes de mariage ont été numérisés. Dans le but d’assurer la pérennisation des acquis des différentes phases devant aboutir à la dématérialisation, le gouvernement s’engage à poursuivre avec le traitement, l’indexation, la vidéo-montage et le formatage pour affiner les données en nettoyant les éventuels doublons. C’est une avancée majeure lorsqu’on connaît l’ampleur des problèmes liés à l’état civil au Bénin. Ainsi, le Bénin tend vers la mise en place du fichier central de l’état civil pour lequel la dématérialisation des actes est une condition indispensable. Rappelons que le gouvernement, dans sa marche vers la dématérialisation de l’état civil, avait autorisé en juillet dernier l’enregistrement dérogatoire à l’état civil afin de doter d’actes de naissance tous les Béninois enregistrés sur témoignage et les personnes disposant d’actes de naissance dont les souches sont détruites ou égarées à travers le Projet de reconstitution des actes de naissance sans souche. Actualités 03 mars 2020


Oeuvre sociale au profit des personnes vulnérables: Les malades du centre St Camille de Tokan secourus
La Fondation Paul Darboux soulage les peines des malades du centre psychiatrique St Camille de Lelis de Tokan dans la commune d’Abomey-Calavi. C’est à travers la signature d’une convention de partenariat suivie d’une remise de vivres samedi 29 février dernier. «Soulager les souffrances des malades internés dans les centres psychiatriques et lutter contre la pauvreté dans son ensemble», telle est la mission que s’est assignée la Fondation Paul Darboux. Les bras chargés de produits alimentaires, les responsables de cette fondation qui interviennent dans les œuvres sociales, ont offert, samedi 29 février dernier, un instant de bonheur aux personnes en situation de déficience mentale du centre St Camille de Lelis de Tokan dans la commune d’Abomey-Calavi. Ce geste a fait suite à la signature d’une convention de partenariat entre le centre et la fondation.C’est un partenariat qui témoigne de la solidarité et de la générosité des responsables de la fondation, à l’endroit non seulement des pensionnaires mais également des responsables dudit centre qui se bat, chaque jour avec détermination pour le mieux-être des personnes en situation de déficience mentale. Ernest Houlenou, directeur du centre psychiatrique St Camille de Lelis de Tokan, a exprimé toute sa gratitude aux responsables de la fondation et leur a réaffirmé l’importance accordée par le centre aux œuvres sociales. Ernest Houlenou a fait savoir que la convention signée par les deux parties sera d’un grand secours pour le centre de Tokan. Mais aussi aux centres St Camille de Bohicon, d’Avrankou, de Djougou et de Dassa dédié, lui exclusivement aux toxicomanes. « Ce geste apportera une amélioration substantielle aux conditions de vie de nos frères et sœurs malades mentaux parfois récupérés dans la rue sans le moindre soutien matériel et psycho-affectif », a-t-il révélé. Il informe, à l'occasion, que plusieurs patients sont déjà envoyés dans les centres de réinsertion professionnelle construits par la communauté St Camille. Dans son intervention, Mikem Bello, vice-présidente de la Fondation Paul Darboux, a laissé entendre que la convention signée avec le centre St Camille de Tokan a pour but de soutenir toutes les personnes démunies. Mikem Bello note qu’il s’agit d’un partenariat qui va durer dans le temps. Selon elle, désormais, la fondation prend l’engagement d’approvisionner le centre en vivres toutes les fins du mois. Car, justifie-t-elle, la personne malade, dans sa grande souffrance, a besoin d’affection. « Le simple fait de poser un regard bienveillant sur la personne malade peut l’aider à se sentir plus à l’aise et à guérir très vite », a-t-elle assuré. Société 03 mars 2020


Promotion de l’information institutionnelle : Une délégation de l’Onip chez les préfets de l’Ouémé et du Plateau
Le directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Bertin Sowakoudé, et le directeur de publication par intérim du journal La Nation, Paul Amoussou, ont été reçus en audience, ce lundi par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et celui du Plateau, Valère Sètonnougbo. La délégation est allée solliciter l’appui des deux préfets pour faire connaitre bientôt aux forces vives des deux départements, les nouvelles dynamiques de l’office et surtout du journal La Nation pour porter loin les initiatives de développement à la base. Le quotidien « La Nation » entend, mieux que par le passé, accompagner sur le terrain les préfectures, les communes, les Ongs, les opérateurs économiques et autres acteurs de développement. En tant que quotidien national d’information et d’annonces légales, il veut davantage remplir sa mission statutaire au niveau surtout des communautés à la base afin de freiner un tant soit peu les fausses informations. Le directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Bertin Sowakoudé, et le directeur de publication par intérim du journal La Nation, Paul Amoussou, ont entretenu à cet effet leurs hôtes, dans la matinée de ce lundi, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy puis dans l’après-midi, celui du Plateau, Daniel Valère Sètonnougbo. La délégation a échangé, tour à tour, avec ces autorités préfectorales sur ces dynamiques visant à mieux faire connaître les produits de l'Onip et mieux positionner le journal la Nation dans l'espace médiatique béninois. Selon Bertin Sowakoudé, l’Onip requiert le soutien des préfets dans la mobilisation des forces vives des départements notamment les directions départementales des ministères, les communes, les Ong, les opérateurs économiques et autres afin de leur exposer les nouvelles dynamiques de l’office surtout du quotidien national d’information. Lequel journal capitalise aujourd’hui cinquante ans d’existence avec des avancées notoires dont un site internet plus dynamique et une application mobile facilement téléchargeable au Bénin ou à l’’étranger. Ces nouvelles dynamiques liées au numérique repositionnent désormais le journal pour porter très loin les actions et autres initiatives à la base. Tout ceci pourra se faire dans un partenariat gagnant-gagnant. L’Onip dispose également d’une imprimerie de pointe pour des travaux de grande envergure. Une vision très appréciée Le directeur général par intérim de l’Onip a présenté les offres de l’office aux deux préfets avant de solliciter leur soutien pour passer le message auprès des structures décentralisées. Cette visibilité pour les actions des collectivités locales sera aussi l’occasion de faire connaitre, à travers le quotidien national d'information les nombreuses potentialités dont regorgent les communes mais qui restent très peu connues des populations. Bertin Sowakoudé a été appuyé par le directeur de publication, Paul Amoussou, qui a insisté sur les deux statuts de La Nation, à savoir journal d'information mais aussi d'annonces légales. Et a demandé l'appui des préfets pour mieux les faire connaître des collectivités locales. A Porto-Novo comme à Pobé, les deux préfets ont beaucoup apprécié la démarche de la délégation de l’Onip. Ils ont noté avec fierté que les réformes entreprises par le président de la République, Patrice Talon, ont également impacté le journal « La Nation » qui cherche à se rapprocher davantage de la population et à impacter le développement à travers la publication des informations locales via aussi les supports numériques. Très pragmatique, chacun des préfets a retenu le cadre de la Conférence administrative départementale (Cad) pour permettre à l’Onip de rencontrer les directeurs départementaux et autres acteurs locaux, afin de présenter sa vision. Le préfet de l’Ouémé a retenu la date du 18 mars prochain pour la tenue de cette rencontre au niveau de son département. Le même exercice est programmé par celui du Plateau pour courant le mois d’avril prochain. Il a été également convenu que la rencontre soit étendue ensuite aux maires, aux adjoints aux maires, aux autres forces vives des départements. Mais celle-ci se tiendra après les élections et l’installation des prochains conseillers communaux et municipaux pour plus d’efficacité et de suivi. Actualités 03 mars 2020


Efficacité des Communautés économiques régionales: Hyppolite Djègou porte des réflexions sur la Cédéao
Hyppolite Djègou est désormais Docteur en droit public. Il a soutenu sa thèse, samedi 29 février dernier à la Chaire Unesco des Droits de la personne et de la démocratie. Dans son travail, il a proposé des pistes de solutions pour une meilleure intégration sous-régionale dans l'espace de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. "Réflexions sur les échanges commerciaux au sein des Communautés économiques régionales : Cas de la Cedeao", c'est le thème abordé par l'impétrant Hyppolite Djègou dans sa thèse de Doctorat en droit public. Une étude qui participe au renforcement du Droit communautaire ouest africain. "L'intérêt de cette étude est double. Sur le plan théorique, il est attendu le renforcement du système juridique et judiciaire aux fins de la mise en œuvre effective d'une réglémentation véritablement favorable au développement des échanges et à l'intégration dans l'espace Cedeao. Sur le plan pratique, il s'agit de mettre en place des réformes induites, à la fois conjoncturelles et structurantes, au double niveau national et communautaire, dans les domaines institutionnel, économique et sociopolitique", fait-il savoir à l'entame de sa présentation. Il soutiendra ensuite que les échanges commerciaux dans les Communautés économiques régionales sont régis par des règles juridiques propres, distinctes du droit international et du commerce international. Dans ce cadre, il prend l'exemple de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest qui se veut un marché commercial régional. Mais ce marché, au regard des pratiques propres aux différents États membres, peine à être inclusif, intégrant et efficace. Tant l'arsenal juridique et admnistratif des Etats membres est varié. En témoignent d'ailleurs les différences observées dans la réglementation douanière et fiscale. Face à ce méli-mélo normatif, l'impétrant appelle à une confrontation des normes juridiques et à leur harmonisation. Il va sans dire que le renforcement de la Cour de justice de la Cedeao en matière de réglémentation des affaires et de gestion des contentieux, est impérieux. L'impétrant n'a pas manqué d'évoquer dans son travail la libre circulation des personnes et des biens qui reste un défi pour certains États membres. Après commentaires, amendements et apports, le jury a reconnu la pertinence, l'actualité et l'utilité de ce travail et s'est prononcé favorablement là-dessus. Présidé par le professeur Oumarou Narey, premier président de la Cour des comptes du Niger, Agrégé des facultés de droit, le jury est composé des Professeurs Séni Ouédraogo (ministre de la Fonction publique du Burkina Faso) et Ibrahim Salami, tous deux Agrégés des facultés de droit, et du Professeur Dodzi Komla Kokoroko, Agrégé des facultés de droit public et de Science politique, président de l'Université de Lomé. Société 02 mars 2020


Remise des Mélanges à Me Robert Dossou: Le pèlerin des droits de l’homme honoré
En marge du colloque organisé dans le cadre des trente ans de la conférence des forces vives de la nation de février 1990, l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) a honoré Me Robert Dossou. C'est en reconnaissance de son combat pour le respect des droits humains. La cérémonie a eu lieu à Cotonou, samedi 29 février dernier en présence des sommités du droit constitutionnel d’Afrique et du monde. Le juge constitutionnel, l’avocat, le doyen, l’enseignant, le pèlerin du droit, le rebelle, le contestataire, mais aussi l’humoriste, l’humaniste, ….La liste des qualificatifs et des orateurs a été longue pour peindre la personnalité de Me Robert Dossou, et lui reconnaître ses mérites lors de la cérémonie de remise des Mélanges, un cocktail de témoignages écrits en hommage à l'homme en plus de 1000 pages. Plantant le décor, le professeur Joël Aïvo, président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc), a expliqué que l’initiative vise à permettre à la communauté scientifique de témoigner à Me Robert Dossou sa reconnaissance pour ses mérites au service du droit, de la démocratie et de la justice. Selon lui, il s’agit d’un livre renfermant des témoignages de ses pairs sur le dédicataire. En raison de la qualité du récipiendaire, le professeur Jean du Bois de Gaudusson, président du comité scientifique des Mélanges, soulignera que ces mélanges ne sont pas ordinaires. Mieux, les auteurs proviennent d’horizons divers et ont manifesté leur attachement à Me Robert Dossou. « C’est le livre des amis», a-t-il indiqué. Ces mélanges, a-t-il poursuivi, ont pour sujet Robert Dossou, et pour objet son engagement, son dévouement au service du droit, de la justice et des droits de l’homme. Au Bénin, il a été pour beaucoup dans l’organisation de la conférence des forces vives de février 1990 qui a donné naissance à la démocratie dans ce pays puis en Afrique, a relevé le président du comité scientifique des Mélanges. Au nom de l’Ordre des avocats du Bénin, Me Prosper Ahounou, bâtonnier, a fait observer qu’un tel hommage est inhabituel dans la vie d’un avocat. Pour lui, Me Robert Dossou le mérite pour avoir « profondément contribué à la construction, à la pédagogie et au rayonnement des droits de l’homme, de la paix et de la démocratie » au Bénin et ailleurs. Il en veut pour preuves ses multiples participations à des cours, colloques et séminaires, l’ensemble de ses œuvres dont la mémorable conférence des forces vives. Pour cet événement, il a été l’un des acteurs principaux. Le présentant comme un homme toujours en combat pour le respect du droit et de la justice, il n’a pas manqué de rappeler sa lutte de la période révolutionnaire pour l’indépendance de la justice. Un défenseur des droits Abondant dans le même sens, Théodore Holo, ancien président de la Cour constitutionnelle, a perçu à travers l’homme du jour, un défenseur des droits, un humaniste et un homme ayant le sens de l’intérêt général. Tous traits qu’il a illustrés par des anecdotes. Après s’être dit un admirateur de Robert Dossou, Joseph Djogbénou, l’actuel président de la Cour constitutionnelle, voit plutôt en lui « un contestataire qui apprend à contester ». Comme pour faire la synthèse des éloges, Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, a estimé que Robert Dossou est « une personne aimée » mais on saurait l’être, « il a fallu que lui-même ait d’abord aimé ». Le deuxième trait qu’il retient de l’homme, c’est qu’il est « un dissident permanent ». « Son essence, c’est la contestation », souligne-t-il ajoutant qu’il tend la main après s’être indigné. En plus, Robert Dossou rassure contre l’erreur, selon Ousmane Batoko. « Il permet de ne pas tomber dans l’erreur grâce à sa cohérence rigoureuse », soutient-il avant d’ajouter qu’il est une fierté pour le Bénin. Avec une éloquence teintée d’humour, l'heureux du jour a concentré son intervention sur le mot « merci » à l’endroit des auteurs et des initiateurs des Mélanges dont il est le sujet. Dans sa vie, a-t-il dit, il a connu des moments de solitude et de doute sur l’amour. Mais les témoignages et toutes les sollicitudes marquant l'évènement lui font croire à leur amour à son égard. Cette remise de Mélanges intervient après celles en l’honneur des professeurs Maurice Ahanhanzo-Glèlè et Théodore Holo quelques années plus tôt. Actualités 02 mars 2020


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