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Nouvelles

Suite aux incendies à Athiémé et Houéyogbé: La Fondation Etisalat Bénin au chevet des sinistrés
Une délégation de la Fondation Etisalat Bénin était, mardi 25 février dernier, dans plusieurs localités d’Athiémé et de Houéyogbé pour assister les familles touchées par des incendies. La Fondation de l’opérateur de téléphonie mobile Moov s’est rendue au chevet des sinistrés avec des lots de vivres et autres. C’est en réaction au cri de détresse des victimes des incendies enregistrés, ces dernières semaines, à Athiémé et à Houéyogbé que la Fondation Etisalat Bénin a envoyé, sur le terrain, une délégation. Conduite par Dolorès Chabi-Kao, secrétaire exécutive de la Fondation, la délégation a visité, mardi dernier, les sinistrés dans les localités où les flammes ont dicté leur loi. Pour ce faire, elle s'est rendue d’abord à Athiémé. Dans cette commune, ce sont en tout sept villages répartis dans quatre arrondissements sur cinq qui ont été touchés. Il s’agit des villages d’Akonana, de Don Agbodougbé, de Doncondji, d’Avédji, d’Adjovè, d’Abloganmè et de Djadoconmè. Quarante-huit sinistrés y ont été recensés, selon des cadres du ministère en charge des Affaires sociales. Après la descente sur les lieux de l'incendie, Dolorès Chabi-Kao et sa suite sont revenues à l’hôtel de ville à Athiémé centre. Aux sinistrés qui y attendaient, la délégation a essayé de remonter le moral et souhaité la reprise de leurs diverses activités en vue d’une meilleure prise en charge. « Ce que vous avez perdu est important. Et nul ne peut prétendre vous les remplacer intégralement », dit-elle. Le don de la Fondation Etisalat Bénin vise à soulager quelque peu leurs peines, ajoute Dolorès Chabi-Kao, avant de poursuivre son périple à Houéyogbé, dernière étape de la tournée. La délégation s’est rendue précisément à Tohonou où l’incendie a eu raison de tout un hameau, le 15 février dernier. Vingt-quatre habitations y ont été consumées par des flammes qui n’ont épargné ni greniers ni sommes d’argent thésaurisé, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. A l’en croire, la centaine de victimes recensées à la suite de l’incendie n’a plus de domicile fixe et ne survit que grâce aux dons. Au-delà des dons A Athiémé comme à Houéyogbé, la délégation de la Fondation Etisalat Bénin a offert des produits de première nécessité tels que du riz, du sucre et des pâtes alimentaires aux sinistrés. Des nattes ainsi que des couvertures et des tentes pour s’abriter font également partie du don. Au nom des bénéficiaires, ce sont les autorités qui ont réceptionné les dons. A Athiémé, Julien Kouhagni a représenté le maire. Pour le compte des victimes de Tohonou, c’est Cyriaque Domingo, maire de Houéyogbé, qui a reçu le don à l’école primaire publique de Tohonou. Sur les lieux, un comité de cinq membres a été aussitôt mis en place en vue de procéder à la distribution équitable des lots, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. Pour le geste, les autorités se sont confondues en remerciements à l’endroit des responsables de la Fondation et du réseau téléphonique Moov. Leurs mots de gratitude sont allés également au gouvernement et en particulier au ministère en charge des Affaires sociales qui a porté la voix des victimes auprès de la fondation donatrice. « Mais le plus important, note Dolorès Chabi-Kao, c’est que nous nous sommes déplacés sur le terrain pour manifester aux victimes notre compassion et notre amour». Son collègue Mostafa El Houti, chef projet marketing à Moov Bénin, souligne que l’objectif principal de la démarche de la Fondation, c’est d’accompagner les victimes afin qu’elles ne se sentent pas délaissées. De ce qu’il a vu sur le terrain, il retient que « l’on ne peut jamais imaginer les douleurs que les victimes ressentent parce qu’elles ont tout perdu ». Invitant d’autres personnes généreuses à leur emboiter le pas, il conclut que « dans pareille circonstance, tout humain veut qu’on l’accompagne ». Société 27 févr. 2020


Route Guéssou Sud-Fô Bourré-Sinendé: Le lancement des travaux de bitumage dans moins de 48 heures
La fin du calvaire pour les usagers de la route Guéssou Sud-Fô Bourré-Sinendé longue de 59 km est pour bientôt. Le lancement des travaux de son bitumage par le ministre des infrastructures et des transports est prévu pour le vendredi 28 février prochain Actualités 26 févr. 2020


Présence de la fièvre à virus Lassa dans le Borgou: Une fausse alerte
La rumeur de la présence de la fièvre à virus Lassa dans le Borgou se faisant de plus en plus persistante, le directeur départemental de la santé est vite monté au créneau, pour la démentir. En dehors des cas contacts dont on a connaissance, il rassure que cette fièvre n'a pas été diagnostiquée 'en 2020 dans le département. Santé 26 févr. 2020


Danses traditionnelles au Bénin: Le combat du groupe Ankouamon pour la valorisation du Têkê
En matière de danse traditionnelle, une des grandes fiertés du Bénin reste le groupe Ankouamon, basé à Parakou. Malgré le poids de l’âge, il s'est assigné comme défi la valorisation du Têkê. Le Têkê est une des danses traditionnelles qui font la fierté du Bénin. A travers sa spécificité et sa diversité, il requiert tout un savoir-faire. Grâce à sa maîtrise et la pratique qu’il en fait au quotidien, le groupe Ankouamon a réussi à se forger une notoriété sur les plans national et international. A chacune de ses sorties, il ne cesse d’apporter de la valeur ajoutée à cette danse. La grande attraction du groupe demeure Abdoulaye Mama Gogué. A sa tête depuis près de 33 ans, il a toujours marqué les esprits à chacune de ses apparitions en public. Septuagénaire, l’homme continue de sentir et de vivre le Têkê sur scène. « Mon grand Sabi. Ici, c’est Parakou », laisse-t-il échapper par intermittence, au cours des prestations de son groupe, à la grande joie de l’assistance. Des émules, il en a également fait. Mais un jour, qui parmi eux saura le remplacer valablement? C’est la question que se posent la plupart des observateurs à Parakou. Le groupe, confie le vieux Abdoulaye Mama Gogué, a vu le jour en 1982. Avant lui, ce sont son grand-père et son père qui avaient déjà pris par là. « Nous travaillons pour la promotion de la danse Tèkè et la préservation de tout ce qui fait la valeur de la culture Baatonu», explique-t-il. « Dans l’accomplissement de cette mission, le groupe a beaucoup voyagé », se réjouit-il. Ce qui différencie le Têkê du groupe Ankouamon de celui pratiqué par les autres, c’est qu’il essaie de l’adapter aux réalités actuelles, tout en veillant à la sauvegarde de son originalité et de son authenticité. « Nous y avions apporté beaucoup de retouches. Il m’arrive souvent de crier et de citer les noms des personnalités présentes. Ce sont des touches personnelles », soutient le septuagénaire. Ce qui réunit les 18 membres, danseurs et accompagnateurs, qui composent le groupe, c’est la passion que chacun d’eux a pour le Têkê. Si leur chef est un cultivateur, ils sont pour la plupart des ferrailleurs, des maçons, des menuisiers et des tailleurs. Ainsi, lorsqu’ils ne sont pas sollicités pour une prestation, ils sont occupés par leurs activités. « Nous arrivons à concilier les deux », rassure Abdoulaye Mama Gogué. Les membres du groupe s’entraînent les samedis et dimanches. Ils se rendent disponibles en laissant leur travail. «C’est surtout une question de programmation », se défend leur chef. « Pour la confection de nos tenues, les bonnes volontés nous viennent en aide souvent», poursuit-il. En termes de trophées ou de récompenses, le groupe en a remporté un certain nombre. C’est le trophée ramené du Venezuela qui a le plus marqué le vieux Abdoulaye Mama Gogué. «Avec le nombre que nous constituons, notre groupe a connu de très bons moments. Nous avons connu également des difficutés. Les mauvais moments vécus, je préfère ne pas les évoquer », tranche-t-il. En dehors du Venezuela, le groupe s’est déjà produit en Turquie, au Gabon, au Niger, en France, en Côte d’Ivoire, au Nigeria, pour ne citer que ces pays. Grâce à son mérite, il espère avoir été l’un des meilleurs ambassadeurs du pays à l’étranger. Aussi, Abdoulaye Mama Gogué encourage-t-il d'autres groupes à oeuvrer comme Ankuamon, à préserver l’originalité du Têkê en tant que l’une des valeurs de l’aire culturelle Baatonu. Culture 26 févr. 2020


Joachim Apithy, délégué à la Conférence nationale : « J’ai vu des chefs de district pleurer pour la perte de leurs postes »
Délégué par les jeunes cadres de Porto-Novo pour prendre part à la Conférence nationale de février 1990, Joachim Apithy, actuel préfet de l’Ouémé, parle dans cette interview de ces assises et fait une analyse critique des trente ans de parcours démocratique au Bénin. La Nation : Votre nom figure parmi les 493 délégués à la Conférence nationale de février 1990 qui a ouvert la voie de la démocratie au Bénin. Comment vous-êtes-vous retrouvé dans ce cercle très restreint ? Joachim Apithy : (Sourire). Lorsque les travaux de la Conférence nationale étaient annoncés, un certain nombre de jeunes notamment des cadres du Comité révolutionnaire d’administration de district (Crad) s’étaient retrouvés pour voir comment avoir des représentants de Porto-Novo qui puissent porter la voix de la jeunesse. C’est dans ce cadre que j’ai été coopté, alors secrétaire du district 3 de Porto-Novo, pour représenter les jeunes de la ville capitale en 1990. Mais lorsqu’on devrait prendre part aux travaux, je n’étais pas dans la salle parce que mes parents, surtout ma mère s’inquiétait de l’issue de cette conférence. Elle avait peur pour ma sécurité parce que l’atmosphère était délétère. J’étais encore jeune. J’avais 30 à 31 ans et titulaire d’une maitrise. J’ai écouté ma maman. Je n’étais pas dans la salle mais je rôdais aux alentours du Plm Alédjo parce que j’étais décidé. J’avais également un petit poste radio à côté et je suivais toutes les informations, si bien que rien ne m’échappait. Et quel était votre état d'âme en ce moment? Lors de la Conférence nationale, nous jeunes, on tremblait. On s’interrogeait sur l’issue des travaux dans cette ambiance vive. Mais on était sûr de quelque chose. Il y avait une seule force de l’opposition. C’était le Parti communiste du Bénin (Pcb) qui s’organisait et prenait les dispositions à sa manière au cas où les choses tourneraient au vinaigre. Mais l’espoir nous est revenu lorsque la Conférence nationale s’est déclarée souveraine. C’est en ce moment qu’on s'est dit que les travaux vont aboutir à quelque chose. On devenait davantage attentif à ce qui se faisait dans la salle. Mais ce n’était pas facile, cette période du 19 au 28 février 1990. On avait la peur au ventre. Ceux qui étaient dans la salle peuvent en témoigner. Je saisis l’occasion pour remercier le Seigneur qui a inspiré et permis la tenue de cette conférence nationale et éclairé les uns et les autres. Je remercie en premier lieu Monseigneur Isidore de Souza dont le management à la présidence des travaux a permis la réussite de cette conférence. Je n’oublie pas non plus tous les cadres qui l’ont entouré. Je veux nommer Albert Tévoèdjrè, Robert Dossou, les anciens présidents de la République et autres. Je remercie particulièrement le général Mathieu Kérékou (paix à son âme) qui a fait preuve d’esprit d’écoute de son peuple, de beaucoup de sang froid et de discernement tout au long des travaux. Sans quoi, la conférence allait capoter. Mathieu Kérékou a été l’initiateur de la conférence et y a joué un grand rôle pour sa réussite en acceptant le 28 février les résultats des travaux. Cette acceptation a libéré tout le peuple béninois dont nous-mêmes, jeunes cadres de Porto-Novo. Personne ne savait que le général Mathieu Kérékou allait accepter les résolutions et décisions de la conférence devenues exécutoires. Nous avons vu en ce moment des chefs de district pleurer parce qu’ils ont perdu ainsi leurs postes. Car, dans les actes de la conférence, le gouvernement de Transition a mis fin aux fonctions des chefs de district remplacés en 1990 par les chefs de circonscription urbaine. Si j’ai bonne mémoire, c’est Christophe Comlan qui était le premier chef de la Circonscription urbaine de Porto-Novo en 1990. Cela fait partie des résultats de la liberté retrouvée. Parlez-nous un peu de la période d'avant 1990 Avant, on était bâillonné. Personne ne pouvait parler sous la période révolutionnaire. C’était le parti qui dirigeait l’Etat. Même le chef de village et de quartier de ville était très fort parce que ces structures politiques étaient organisées au niveau de chaque district de telle sorte qu’il y avait les Comités de défense de la révolution (Cdr), les Comités d’organisation des jeunes (Coje) et les Comités d’organisation des femmes (Cofe). La structure était organisée de telle sorte qu’il y ait des milices presque dans tous les quartiers et villages. On les appelait à l’époque les milices populaires. Aucune action ne pouvait être menée sans que le chef de l’Etat ne soit informé. Tout est bâillonné. L’économie était pratiquement à terre. Pendant la période de 1987 à 1989 qui a déclenché cette conférence, le maïs était appelé nivaquine. Ce n’était pas facile de s’approvisionner en cette céréale pour faire vivre la famille à la maison. Ce sont ces situations qui nous ont conduit vers la Conférence nationale. Je ne peux jamais oublier tous ces journalistes qui ont participé activement, franchement et méthodiquement à cette conférence nationale. Les débats étaient en direct. Je rends sincèrement hommage à ces jeunes cadres journalistes qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pendant les 10 jours de travaux. Quels autres souvenirs vous ont le plus marqué ? Les coulisses il y en avait… Je pense par exemple aux rappels à l’ordre de certaines personnalités et aux prières des uns et des autres. Tout le peuple était en prière pendant que se tenait cette conférence, des religions traditionnelles jusqu’aux religions importées. C’était une période de grande prière, de sacrifice et de carême pour certains. Surtout le prélat, monseigneur Isidore de Souza qui dirigeait les travaux. Il y avait l’esprit saint qui l’éclairait et les autres évêques qui le soutenaient à travers les prières. On ne les voyait pas mais ils faisaient de bon boulot derrière. Quelle lecture faites-vous du parcours démocratique du Bénin, 30 ans après cette conférence ? Comme je l’ai dit tantôt, ce qui a amené réellement la Conférence nationale, c’est la morosité économique, financière parce que le développement était bloqué. C’est pourquoi, au cours de la Transition et du quinquennat du président Nicéphore Soglo (1991-1996), l’accent a été mis sur les finances avec la signature de plusieurs accords internationaux afin d’insuffler une sorte de dynamisme à l’économie nationale. Il fallait que tout le monde se mette au travail. C’est vrai, il faut être libre mais cette liberté doit être encadrée. Le gouvernement du président Boni Yayi a voulu faire du développement économique mais il n’a pas mis l’accent sur les finances, la lutte contre l’impunité et la corruption. C’est ça que la Rupture est venue corriger. C’est pourquoi, je me plais bien avec le système de Patrice Talon. C’est ce que je voulais pour mon pays. Il faut punir. Et sur le plan du développement? La méthode de travail du gouvernement du président Patrice Talon me séduit. Ils ont mis dans un premier temps l’accent sur les finances publiques, ensuite la relance de l’économie nationale puis le développement local. Beaucoup de fonds sont injectés aujourd’hui dans les communes pour le développement local. Le gouvernement du président Patrice Talon a attaqué le poumon du développement à savoir les voies, l’assainissement, la voirie… Avec toutes ces actions, le pays ne peut que décoller. C’est ce que nous constatons avec grande satisfaction. Mieux, avec les efforts dans la filière palmier à huile, autrefois abandonnée, pour rendre ce secteur rentable pour le Bénin, on peut comparer Talon au roi Guézo. J’en veux pour preuve la relance des Coopératives d’aménagement rural (Car). Le travail qui a été fait dans l’Ouémé par rapport aux Car est apprécié actuellement par tous les coopérateurs qui saluent cette réforme initiée et conduite par le chef de l’Etat. Ce sont d’ailleurs ces réformes entreprises par le gouvernement sur les plans financier, économique et agricole, et autres qui font que nous ne sentons pas les effets de la fermeture des frontières. Sinon, ce serait sous d’autres régimes qu’il y aurait déjà des grèves un peu partout au Bénin. Ce qui n’est pas le cas actuellement. C’est vrai, certains opérateurs économiques qui sont dans le commerce informel peuvent en ressentir quelque part les effets mais ceux du secteur formel, pas du tout. Tout simplement parce que le gouvernement a touché un certain nombre de secteurs qui font progresser notre pays. Que pensez-vous de la méthode de travail sous la rupture? Le chef de l’Etat tient compte des erreurs de ses prédécesseurs parce qu’il était proche d’eux tous. Il a eu le temps de voir leurs forces et faiblesses. Ces derniers ont une boussole mais pas tel que le président Patrice Talon a conçu le Programme d’action du gouvernement (Pag) lancé en décembre 2016. C’est un programme audacieux. Avec ce qui est réalisé, même si le président Patrice Talon ne se présente pas (à la présidentielle de 2021, ndlr)), les gens iront le chercher. C’est ça un chef d’Etat. Le président Patrice Talon est une fierté pour le Bénin. Quid de notre marche politique ? C’est vrai, la Conférence nationale a retenu le multipartisme intégral. Mais chemin faisant, il a été constaté des insuffisances avec des partis politiques qui sont devenus des formations politiques régionales, de clan, de village et autres et sans envergure véritablement nationale. Il fallait trouver un système pour corriger ces faiblesses. C’est cela qui a amené le Parlement à réformer le système partisan. C’est vrai, certains étaient déçus des législatives de 2019 qui n’ont connu que deux partis politiques en lice. Mais il fallait passer par là pour réveiller les autres. Il faut oser à un moment donné. Nous avons fait l’expérience des élections législatives de 2019. Mais aujourd’hui, les autres qui ne se sont pas mis en règle sont rapidement rentrés dans les rangs pour obtenir aussi leur récépissé. On a aujourd’hui une douzaine de partis politiques légalement constitués. Ce qui est une bonne chose. Mais je souhaite que le Bénin n’en compte pas plus que quinze. Que diriez-vous en guise de conclusion à cette interview ? Trente ans après la Conférence nationale, il faut que le Bénin avance maintenant. Les piliers fondamentaux du développement sont déjà posés. Toutes les institutions prévues sont mises en place et fonctionnent selon leur rythme. Mon souhait pour les années à venir, c'est que les journalistes rappellent chaque année ce qui s’est passé à la Conférence nationale comme ils le font actuellement. Cela va permettre à la jeunesse de savoir d’où nous sommes partis et quelle partition est la sienne. Car, il ne faut pas qu’elle soit une jeunesse avide d’argent. Il faut que notre pays décolle définitivement avec les efforts faits par le gouvernement au niveau des secteurs de l’économie, de l’énergie, de l’eau potable, de l’agriculture et des infrastructures routières. La mayonnaise a pris. Actualités 26 févr. 2020


Programme Women In Technologie: Une initiative pour renforcer la capacité des femmes
Cinquante filles participeront à la première phase du programme Women In Technologie (Women’It) visant l’autonomisation des femmes et la réduction de la fracture numérique liée au genre dans le département du Borgou. Selon Auspicia Djima, coordonnatrice du programme, c’est l’initiative d’une association de jeunes béninois attachés à la promotion et à l’insertion des femmes à travers le numérique. Pour elle, Women’It vient pallier la faible présence des femmes du département du Borgou dans le domaine du numérique. « C’est dans le but d’augmenter le nombre de femmes dans le domaine du numérique que ce programme a été initié », a-t-elle déclaré. A l’en croire, il s'agit d'un programme sur cinq ans (Destination 2025), visant à doter 2025 femmes de connaissances et de compétences en entrepreneuriat numérique et dans les nouveaux métiers liés au numérique et à son écosystème, à bâtir un réseau créatif, solidaire et dynamique de femmes qui marqueront l'avenir du Bénin. Elles seront aguerries pour concevoir des affiches, des logos, des brochures, des magazines, des catalogues, des vidéos publicitaires, des animations vidéo. Cette première phase du programme va se dérouler à Parakou et durera quatre mois. « Du 02 mars au 26 juin 2020, elles bénéficieront gratuitement de formations tous frais pris en charge, en création graphique, en mise en page de document multi-pages, prise de vue et post-production vidéo », a-t-elle expliqué. A l’issue de cette phase, les meilleures porteuses de projets pourront bénéficier d’un accompagnement spécifique et d’une incubation offerte par les organisateurs. Signalons que les inscriptions se poursuivent et prennent fin demain jeudi 27 février. Ch. H. Société 26 févr. 2020


Criet: Le parquet spécial rencontre les unités spécialisées de la Police
Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a donné ce mardi de nouvelles orientations aux unités spécialisées de police sous sa compétence pour plus d’efficacité dans la lutte contre la délinquance économique et financière ainsi que le terrorisme. C’est à la faveur de sa réunion de commandement au titre de 2020 élargie aux représentants des réseaux Gsm qui s’est tenue au siège de la juridiction à Porto-Novo. Plusieurs secteurs d’activités sont dans le viseur du parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Au nombre de ceux-ci, il y a les gares routières et les marchés, notamment celui de Sèmè-Okoun dans la commune de Sèmè-Podji. Ces milieux sont suspectés en effet comme étant des nids de corruption où des millions de francs Cfa sont détournés. Ainsi, plus de dix plaintes contre des gares routières sont enregistrées au niveau de la Criet. Le parquet spécial de la Criet a décidé alors de prendre ses responsabilités. Le parquet spécial près la Criet entend également se tourner vers les établissements scolaires et les universités privées et leurs alentours. Il est constaté ici que des drogues circulent allègrement et sont même vendues aux enfants à travers les aliments qu’ils consomment. Le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon, veut s’intéresser à ce qui passe de ce côté pour y mettre de l’ordre. Il a donné ce mardi des instructions fermes aux Officiers de police judiciaire des unités spécialisées de la Police républicaine sous ses ordres pour la réussite de cette lutte à la faveur de sa traditionnelle réunion trimestrielle de commandement, la première au titre de l’année 2020. La Brigade criminelle a été invitée à faire œuvre de salubrité publique pour aider la Brigade économique et financière (Bef) dans cette mission d’assainissement des finances au niveau des gares routières sur l’ensemble du territoire national, des marchés et autres où des sommes colossales sont détournées au quotidien. Cette lutte sera menée dans une démarche pédagogique. L’accent sera mis d’abord sur la sensibilisation des acteurs concernés pour les amener à avoir un bon comportement. Ce n’est qu’après que suivra la répression. L’enquête va vite La rencontre de ce mardi a connu la présence des officiers des unités spécialisées de Police qui s’occupent des enquêtes au niveau de la Criet. Notamment la Brigade économique et financière (Bef), la Brigade criminelle (Bc), l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc), l’Office central de répression de trafic illicite de drogue et précurseurs (Ocertid), l’Interpol. Chacune de ces unités a fait, tour à tour, au parquet spécial de la Criet, le point de ses activités au titre du dernier trimestre écoulé en termes notamment de nombre de plaintes enregistrées, de nombre de procédures déférées devant la justice, de nombre de personnes placées sous mandat de dépôt et de nombre de personnes condamnées. Les Officiers de police judiciaire ont également fait le point des réquisitions au niveau des réseaux de téléphonie mobile Mtn et Moov dans le cadre des investigations pour la recherche de la preuve relative à certaines infractions commises par le biais des Gsm. La police a déploré ici l’existence de plusieurs cartes Sim frauduleusement enregistrées et qui sont en circulation. Ce qui ne facilite pas les enquêtes concernant les infractions via l’Internet, les Mobile money et autres avec leurs corollaires de blanchiment de capitaux. Les opérateurs Gsm ont été invités à plus de coopération pour revoir leur système d’enregistrement des cartes Sim si possible aller jusqu’à l’enregistrement des empreintes digitales pour plus de traçabilité dans les opérations. Il a été proposé aux Gsm de détecter et de désactiver les cartes Sim frauduleusement enregistrées parfois avec la complicité de certains agents des sociétés Gsm. Les représentants des réseaux de téléphonie mobile ont montré toute leur détermination à coopérer pour ne pas faire obstruction à la justice. Toutefois, ils ont fait part de leurs difficultés, notamment le nombre trop élevé des réquisitions qu’ils reçoivent allant jusqu’à une centaine par jour. Alors que leur système technique ne leur permet pas d’aller à ce taux de traitement des réquisitions par jour. La réunion de commandement a permis aux deux parties d’échanger et de se comprendre pour une meilleure collaboration afin de faciliter le retour des réquisitions dans un délai raisonnable. Car, ça va vite en matière d’enquête. La rencontre a connu également la participation du greffier en chef près la Criet, Léon Adjado. Celui-ci a fait le point de la gestion des scellés au niveau de ladite juridiction. Le procureur spécial près la Criet qui était assisté de son deuxième substitut, Edwige Aklou Tangni, a saisi l’occasion de cette réunion pour partager avec les unités de Police le contenu de la nouvelle loi sur la Criet récemment adoptée par le Parlement et en attente de promulgation. Actualités 26 févr. 2020


Aménagement de la berge lagunaire de Dantokpa: Une transformation spectaculaire
L’aménagement de la berge lagunaire du marché international Dantokpa réjouit les usagers ainsi que les habitants des quartiers populeux qui jouxtent le marché. La berge lagunaire de Dantokpa attire désormais par sa propreté. Il n’y a plus de haies d’immondices qui rendaient les lieux insalubres. A sa descente de la pirogue cet après-midi du mardi 25 février, dame Justine Sokè n’a pas éprouvé de difficultés à accéder au marché. Venue de Jésuko pour acheter des tisanes à son enfant de trois ans qui a un accès de fièvre, elle a accédé sans gêne au marché Dantokpa. Selon ses explications, c’était avec beaucoup de peines qu’elle y accédait. Jetant un regard autour d’elle et voyant un espace bien aménagé, aéré, et libéré de tout déchet, elle confie : « Il fait bon vivre ici désormais ». Justine Sokè a exprimé toute sa reconnaissance au gouvernement qui a pris l’initiative de libérer la berge lagunaire de Dantokpa. Il est plus facile de circuler sur cet espace autrefois pris d’assaut par des commerçants qui l’occupaient illégalement et qui polluaient le lac Nokoué par leurs activités, poursuit-elle. Pour sa part, Enoch Fanouwa salue cette action de libération de cette berge où il vient souvent chercher de petits jobs. Après les travaux de remblai en cours, il faut des lampadaires pour éclairer le site, souhaite-t-il. Des jeunes du quartier trouvent en cet espace aménagé, un terrain de sport. L’intérêt des travaux de libération de la berge démarrés le 7 janvier dernier n’est plus à démontrer, d’après un enseignant de l’Ecole primaire publique Hindé. Ces travaux ont permis aux riverains notamment aux écoles implantées dans la zone de Missèbo et Hindé de travailler dans la sérénité. Les écoliers ont retrouvé le calme indispensable aux activités intellectuelles et étudient, selon l’enseignant, loin des tohu-bohu des marchands. La plupart des commerçants reconnaissent l’importance des travaux que dirige le génie militaire. Mais ils souhaitent une mesure d’accompagnement. Certaines revendeuses attendent leur relogement prétextant que depuis que l’espace est libéré, leurs activités tournent au ralenti. Il convient de souligner que les travaux d’aménagement de la berge lagunaire se poursuivent dans la zone de Hindé et le site est bien gardé par les forces de sécurité dont la présence dissuade d’éventuels pollueurs récalcitrants. Société 26 févr. 2020


Séminaire sur les réformes dans l’Enseignement supérieur: La qualité de l’offre éducative en débat
Un séminaire ministériel sur les réformes dans l’Enseignement supérieur a mobilisé les acteurs, vendredi 21 février dernier à l’amphi Sadler de l’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) de Cotonou. Il a pour but la recherche du consensus autour desdites réformes pour la qualité de l’offre éducative. C’est une initiative du gouvernement portée par Eléonore Ladékan Yayi. Les réformes dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur sont passées au crible. Au cours d’un séminaire ministériel dont les travaux ont été lancés, vendredi 21 février dernier, par Eléonore Ladékan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les acteurs ont apporté leur contribution pour la mise en oeuvre diligente des différentes réformes. Sur le thème : « Regards croisés des acteurs sur les réformes dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique », le séminaire ministériel a pour objectif, selon Mèdénou Daton, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de réaliser un large consensus entre les principaux acteurs du sous-secteur sur l’ensemble des réformes engagées dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il s’agira, pour les participants, de s’approprier le bien-fondé des réformes souhaitées par le gouvernement dans l’enseignement supérieur d’une part et de cerner leur rôle à travers l’appropriation des nouveaux textes en vigueur dans le secteur d’autre part. « Nous sommes là parce qu’il y a un problème et nous serons dans nos différents rôles pour apprécier ces problèmes. Nous ne sommes pas venus parce que nous avons nos cartouches de revendications », a martelé la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour Eléonore Ladékan Yayi, des plaintes des citoyens et des autorités sont parvenues à son cabinet et après cinq mois environ d’observation, il est nécessaire, souligne-t-elle, que tous les acteurs de l’enseignement supérieur se rencontrent pour analyser ces plaintes et apporter des solutions en vue de la qualité de l’enseignement. « Je sais compter sur votre sens d’écoute et de partage », a ajouté la ministre pour espérer qu’à l’issue de la rencontre, le sous-secteur de l’Enseignement supérieur sera un système véritablement renforcé et bien bâti. Dysfonctionnements, actions menées Les différents dysfonctionnements que connaît le sous-secteur de l’Enseignement supérieur ont été présentés aux trois cents délégués à ce séminaire ministériel ainsi que les réformes prévues pour les réduire. Au nombre des dysfonctionnements liés à la gouvernance dans le sous-secteur, Martin Ogoussan, directeur de la Coopération universitaire, souligne le faible niveau de coordination, la faible couverture des œuvres sociales, le faible niveau d’avancement du système de gestion de l’information de l’éducation volet enseignement supérieur. Il y a également l’installation non coordonnée des établissements supérieurs, les insuffisances du régime de désignation des responsables des universités publiques du Bénin. Dans le domaine de l’offre éducative, il a indiqué la faible adéquation des offres de formation aux besoins réels du pays et des entreprises, la pléthore d’universités publiques sans ressources, le faible niveau d’innovation technologique, le faible impact des résultats de la recherche sur le développement. Parlant de la demande éducative, il retient le faible développement d’initiatives privées et au niveau de la jeunesse, une forte aversion pour le risque. Pour endiguer ces dysfonctionnements, le gouvernement a entrepris le renforcement du Conseil national de l’Education, l’interconnexion des universités publiques, la mise aux normes des établissements de formation universitaire, l’adoption d’une stratégie basée sur la démarche qualité pour la gestion du sous-secteur. Le gouvernement a aussi initié d’un cadre incitatif pour les investisseurs privés, la mise en place d’un fonds d’études supérieures au Bénin et le renforcement du projet de centre d’excellence. La revue globale des offres de formation et l’harmonisation des filières, l’élaboration d’une nouvelle carte universitaire, la mise en place de la cité internationale du savoir, … figurent en bonne place dans les réformes prévues pour réduire les dysfonctionnements dans le sous-secteur, selon Martin Ogoussan. Dix communications ont été présentées au cours de ce séminaire dont l’harmonisation des offres et coûts de formation dans les universités nationales du Bénin, assurance qualité dans les universités et équivalence des diplômes, les formations doctorales et gestion des laboratoires de recherche dans les Unb… ---------------------------- Impressions de quelques participants ---------------- Alain Gbladja, président du Syndicat des travailleurs administratifs techniques et de service de l’éducation nationale, section de l’Enseignement supérieur (Syntratsen-Esrs) « Ce séminaire est un signe d’espoir. Je remercie la ministre pour cette belle initiative. Elle vient combler nos attentes. Lorsque vous êtes un acteur, vous devez aspirer à une amélioration permanente de votre secteur. Si les acteurs principaux d’un système ne se retrouvent pas, ils ne peuvent pas réfléchir profondément sur les problèmes de leur secteur. Ce séminaire ministériel est venu à point nommé. Parce que nous, nous avons beaucoup d’attentes et de préoccupations. Avec la communication inaugurale que nous avons suivie, nous croyons que ce séminaire ne sera pas un de plus. Les différentes thématiques prévues pour être développées viendront réduire les dysfonctionnements pour le développement du sous-secteur. Si nous sommes francs et que nous échangeons franchement, les travailleurs trouveront des solutions aux problèmes posés et cela pourrait améliorer qualitativement les services rendus par notre secteur à la communauté nationale et internationale. --------------------------------------------------- Odile Dossou Guèdègbé, Doyen de la Faculté des Sciences humaines et sociales (Fashs) « Ce séminaire est une initiative noble et louable qui permet de rassembler les acteurs du secteur de l’Enseignement supérieur autour d’une table, et les problèmes majeurs qui minent le sous-secteur de l’enseignement supérieur seront discutés. C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle, dit-on. Des initiatives ont eu lieu depuis 2016 et les résultats montrent que ça ne va pas toujours. On nous a fait le bilan du diagnostic et il se fait qu’il y a des points forts mais également des faiblesses qui viennent déranger un peu le cours normal des choses. Que tout ce qui est élément de blocage pour la bonne marche du sous-secteur de l’Enseignement supérieur soit revisité, discuté et franchement pour que chaque acteur sache quelle est sa partition dans ces chaines de décision. Notre souhait est que tout aille au mieux pour tous les acteurs depuis, l’étudiant jusqu’au niveau ministériel ». --------------------------------------------------- Gérard Degan, Recteur de l’Université nationale des Sciences et technologie de l’ingénierie de mathématique (Unstim) « C’est tellement nécessaire ce que la ministre de l’Enseignement supérieur a commencé par faire. Elle doit d’abord apprécier l’existant à travers les réformes qui ont été entreprises et voir ce qui est nécessaire qu’on puisse faire pour harmoniser surtout les points de vue de tous les acteurs. Le gouvernement avait pris les décisions. On a même commencé à préciser les cartes universitaires. Maintenant, les difficultés que nous avons sur le terrain, c’est des solutions que nous allons apporter à ces problèmes. Si les acteurs conviennent ensemble de ce qui est nécessaire de faire, on doit aller dans ce sens, puisque ce sont les acteurs de la vie éducative ». Education 25 févr. 2020


Bien-être des mères et des enfants: 482 réfrigérateurs remis au ministère de la Santé
Le gouvernement de Patrice Talon vient de doter les centres de santé, avec la contribution de Gavi, l’Alliance du vaccin, de 482 réfrigérateurs et 48 kits de pièces de rechange pour réduire les maladies évitables par la vaccination. Ces équipements ont été officiellement remis au ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, jeudi 20 février dernier à Cotonou, par le représentant résident de l’Unicef, Dr Claudes Kamenga. « Au Bénin, beaucoup d’enfants continuent de mourir de maladies évitables par la vaccination », a déploré le représentant résident de l’Unicef, Dr Claudes Kamenga. Conscient de cette situation, le gouvernement de Patrice Talon vient d’acquérir, avec l’appui de Gavi, l’Alliance du vaccin, des équipements de la chaîne du froid pour la mise en œuvre du Programme élargi de vaccination au profit des mères et des enfants. Ainsi, 482 réfrigérateurs et 48 kits de pièces de rechange ont été acquis pour un montant total de 1 597 854 334 F Cfa dont une contribution nationale de 337 411 390 F Cfa et un soutien de Gavi s’élevant à 1 260 442 960 F Cfa. Ces réfrigérateurs et kits de pièces de rechange sont répartis comme suit : 114 réfrigérateurs électriques et 11 kits de pièces de rechange de la marque BMedical System et 368 réfrigérateurs dont 62 électriques et 306 solaires directs sans batterie et 38 kits de pièces de rechange de la marque Dulas. Tous les réfrigérateurs sont dotés d’un enregistreur continu de température et les équipements électriques sont accompagnés chacun d’un régulateur de tension avec une garantie de deux ans et une possibilité de contrôle à distance des températures. Claudes Kamenga a rappelé l’importance de l’équipement de la chaîne du froid. Pour lui, l’équipement de la chaîne du froid est une composante essentielle pour garantir que les vaccins, qui sont des produits d’importance vitale, atteignent tous les enfants. « Seule une chaîne d’approvisionnement capable de gérer, stocker, transporter et livrer des vaccins au niveau de tous les points de service, de manière sûre et fiable, peut améliorer la santé et réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans», défend-il. Selon Benjamin Hounkpatin, l’arrivée de ces équipements contribuera à la réduction des peines des personnels de santé dans la conservation des vaccins, l’amélioration des couvertures vaccinales et la correction des iniquités en matière d’accès à la vaccination. L’acquisition de ces équipements s’avère importante, dit-il, quand on sait que suite à l’inventaire exhaustif réalisé en 2016, il a été révélé que 20% des formations sanitaires ne disposent pas d’équipements de chaîne du froid pour la mise en œuvre efficace de la vaccination. Pour celles qui en disposent, poursuit-il, 80 % de ces équipements ne sont pas conformes aux normes de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Ce qui pourrait compromettre la qualité des vaccins administrés aux cibles. De plus, le plan de réhabilitation des équipements de la chaîne du froid montre que la capacité de stockage de ces structures est limitée pour faire face aux prochaines introductions de nouveaux vaccins. Les efforts du gouvernement sont donc à saluer, estime-t-il, surtout qu’il a mis un point d’honneur à œuvrer inlassablement pour la protection des personnes vulnérables à travers le Pag. Il est aisé de constater l’objectif du gouvernement qui est d’améliorer la santé des mères et des enfants au Bénin en appuyant considérablement la vaccination qui permet à elle seule d’éviter près de 3 000 000 000 de décès par an dans le monde. Santé 25 févr. 2020


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