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Nouvelles

Réhabilitation du patrimoine touristique national : C’est parti pour la rénovation du fort portugais de Ouidah !
Le ministre en charge du Tourisme, à la tête d’une importante délégation et en présence d’acteurs du secteur, de têtes couronnées, personnalités, cadres et natifs de la ville de Ouidah, a procédé, ce lundi 24 février, à la remise officielle de site dans le cadre de la réhabilitation du fort portugais de Ouidah. Au bout de dix mois, les lieux présenteront un nouveau look. La réhabilitation du fort portugais va se dérouler en deux phases. La première qui a démarré officiellement, ce lundi 24 février, consistera en la réhabilitation de l’existant, c’est-à-dire du bâtiment originel du fort. Ce chantier est prévu pour durer dix mois pour compter du 1er mars 2020. Et c’est pour sa concrétisation que le ministre en charge du Tourisme, Jean- Michel Abimbola, est allé procéder, officiellement, à la remise de site aux entrepreneurs concernés. Acte solennel mais dont la portée répond à l’ambition du gouvernement de changer le visage de la ville de Ouidah, la cité des Kpassè. Les travaux n’en resteront pas là. Une seconde phase est attendue. Elle se consacrera à la construction du Musée international de la mémoire et de l’esclavage (le Mime) dont les études sont très avancées et le lancement imminent, a annoncé le ministre. Les travaux coûteront la somme de deux milliards huit cent quarante-trois millions six cent vingt-neuf mille cent trente-cinq Francs Cfa (2.843.629.135) F Cfa et leur fin est attendue pour le 30 décembre prochain. La Banque mondiale est le partenaire privilégié sur ce projet. Elle accompagne la vision du président de la République en finançant la réhabilitation du site à travers le Projet de compétitivité et du tourisme transfrontalier (Pctt). L’instant se voulait quelque peu solennel mais aussi historique. Dignitaires, têtes couronnées, garants du culte traditionnel, cadres, natifs et autres acteurs du tourisme n’ont pas voulu se faire conter le démarrage de la réhabilitation des sites touristiques dans la cité des Kpassè. Massivement, ils se sont mobilisés pour en vivre les grands actes. « L’amélioration de la qualité de l’offre touristique d’un pays comme le nôtre passe plus par la valorisation de notre histoire et de notre patrimoine culturel que par la promotion de nos reliefs et autres attraits naturels », dira le ministre dans son adresse à l’occasion. Le seul avantage comparatif que le Bénin offre par rapport aux autres pays de l’Afrique reste son immense patrimoine culturel, et en cela, le gouvernement a vu juste en comptant sur la promotion de ce patrimoine culturel, matériel et immatériel comme principal facteur de révélation de notre potentiel touristique, poursuit-il. Vecteur du développement « Pour le président Patrice Talon, le tourisme constitue l’un des vecteurs du développement socio-économique du Bénin et la culture en est le principal intrant », fait-il observer. « Dans cette logique, et au-delà de nos religions endogènes, je veux nommer les Vodun/ Orisha, notre histoire mérite d’être portée à la connaissance d’un public de plus en plus demandeur », fait savoir le ministre. « La cérémonie qui nous rassemble ce jour est lourde de sens, car elle est l’une des toutes premières dans le domaine du tourisme à l’ère du Nouveau départ quant au passage de ce que d’aucuns auraient appelé des maquettes à la réalité », se satisfait-il. Jean-Michel Abimbola laisse entendre ensuite que le Programme d’action du gouvernement (Pag) a un grand rêve pour la ville de Ouidah, et que toutes les actions qui peuvent concourir à son aboutissement sont bienvenues et salutaires. La rénovation du fort portugais de Ouidah rentre dans le cadre du vaste chantier de réhabilitation de la cité historique de Ouidah pour en faire un centre touristique par excellence, indique-t-il. Culture 25 févr. 2020


Campagne digitalisée de distribution de moustiquaires lancée à Dassa: Nouvel élan dans la lutte contre le paludisme
La place Egbakokou de la ville de Dassa a accueilli, dimanche 23 février dernier, le lancement officiel du dénombrement des ménages et de remise de coupons dans le cadre de la campagne nationale digitalisée de distribution gratuite de moustiquaires. Une cérémonie présidée par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, en présence des autorités politico-administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers. Impressionnante mobilisation dimanche dernier, à Dassa, autour du lancement officiel de la campagne nationale digitalisée de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d’action (Miild) aux ménages. Au centre de cette mobilisation, la lutte contre le paludisme, une maladie qui continue de faire des ravages au sein de la population. Au Bénin, note le représentant-résident par intérim de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Dr Mamoudou Harouna Djingarey, le paludisme est une maladie endémique avec des recrudescences saisonnières notamment dans les mois de mai-juin et septembre-octobre. Toutes les tranches d’âges sont touchées par cette maladie mais les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans constituent les groupes les plus vulnérables et sont exposés aux formes graves de la maladie. Le paludisme représente 44,9 % des consultations médicales au Bénin, avec un taux de mortalité d’un décès pour 1000 cas de paludisme. Les ménages exhortés à se faire dénombrer Face à ce fléau et conformément aux différentes initiatives suscitées, reconnaît Dr Harouna Djingarey, le Bénin a choisi d’investir massivement dans la lutte contre le paludisme et d’œuvrer pour se développer. Par ce choix, le Bénin se donne les moyens de réduire sensiblement la mortalité maternelle et infantile. Le lancement du dénombrement des ménages et de remise de coupons est une étape fondamentale dans le processus de distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Miild) de cette année 2020. A cet effet, il a exhorté chaque ménage à se faire dénombrer afin d’obtenir sa moustiquaire imprégnée le jour de la distribution. Abondant dans le même sens, le représentant de l’Usaid, Carl Anderson, a aussi apporté son soutien à cette campagne qui constitue une excellente opportunité pour accorder une attention particulière au fardeau dû au paludisme. Une stratégie soutenue par l’Usaid et qui s’inscrit dans le Programme d’action du gouvernement avec pour but de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme. La couverture en moustiquaires améliorée Pour Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, le Bénin a amélioré la couverture en moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action à travers la distribution de routine et les différentes campagnes organisées en 2007, 2011, 2014 et 2017. La dernière, celle de 2017, avait pour objectif de rétablir l’accès universel au Miild au Bénin d'en améliorer l’utilisation par la population. Selon le ministre, tirant leçon de la campagne de distribution de Miild de 2017 et tenant compte des techniques de l’information et de la communication, une approche de digitalisation de la campagne de distribution gratuite de Miild est adoptée pour l’édition 2020. Elle consistera à utiliser une collecte électronique de données de dénombrement et le code barre pour la confirmation des coupons et la remise des moustiquaires aux ménages. Cette approche permet de gagner du temps et de s’assurer que les ménages ont effectivement reçu les moustiquaires. Elle permettra également d’avoir chaque jour, les résultats instantanés de chaque localité et de s’assurer de la qualité du dénombrement. Revenant sur les résultats de l’enquête démographique et de Santé de 2017, le ministre rappelle qu’ils ont montré que la possession de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action a progressé de façon remarquable de 2006 à 2017, passant de 25 % à 92%. L’utilisation des Miild a aussi progressé, aussi bien chez les enfants de moins de 5 ans (de 20,1 % à 82 %) que chez les femmes enceintes (de 19,6 % à 85 %). Des chiffres qui motivent davantage le Programme national de lutte contre le paludisme. Il faut noter qu’à l’issue de la cérémonie, la délégation des officiels conduite par le ministre Hounkpatin était dans un ménage situé non loin des lieux pour expliquer le but de ce dénombrement et procéder à la remise symbolique de coupon. Cette opération dure 18 jours et prendra fin le 12 mars prochain. Santé 25 févr. 2020


Conférence nationale des forces vives de la nation: Adrien Houngbédji : ‘’ La période de transition sera difficile et ne peut souffrir de turbulences’’
Pour maître Adrien Houngbédji, délégué à la conférence, la rencontre historique pour le renouveau démocratique ne peut échouer. Mais le succès final passe par une période de transition de 18 mois sous l’égide du président Kérékou. Ehuzu : Me Adrien Houngbedji, que doit-on, selon vous, attendre de cette conférence après une semaine de travaux ? Adrien Houngbédji : Sur le plan de la réconciliation nationale, sur le plan de la restauration ou des libertés, sur le plan de la reconstruction du pays, ce qui est souhaitable est qu'il se dégage de la conférence un consensus national. Et autant que possible, sur tous les problèmes. Ces problèmes essentiels sont de deux ordres : —le problème de l’instauration d’un Etat de droit et de démocratie ainsi que de libertés ; — le second problème est celui de la reprise du travail. Parce que la réouverture des écoles est un problème dont la solution est étroitement liée aux revendications salariales. Or, jusqu'à ce jour, et comme a eu à le constater le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snes) dans un document distribué à la conférence, ce problème-là semble être occulté. Je pense qu’il faut y réfléchir sérieusement. Est-ce que vous avez à votre niveau des propositions concrètes dans ce sens pour faire rouvrir les écoles et faire reprendre le travail ? Ce qui est sûr, comme le dit le document du Snes, il va falloir, au lendemain de la conférence, négocier et apporter des solutions concrètes. Il va falloir négocier avec les syndicats dont on connaît les revendications. L’équipe gouvernementale qui sera mise en place ne pourra décemment prétendre à la paix sociale que si elle a préalablement dégagé les moyens de satisfaire les revendications après négociations. Me Houngbédji, accepteriez- vous un poste de premier ministre pendant la transition comme les supputations l’avaient indiqué ? Si les objectifs sont clairement définis et si nous sommes d'accord pour la mise en place d’un Etat de droit, pour la restauration des libertés publiques, pour l'instauration d'un régime de démocratie pluraliste, pour le retour à une économie libérale dans laquelle l’Etat jouerait un rôle d'orientation, de régulation et parfois de participation, si nous tombons d'accord pour que notre société soit une société de solidarité, une société dans laquelle les inégalités sociales sont corrigées par la collectivité tout entière, si nous tombons d'accord sur ces objectifs là, je dis oui. Je dis encore une fois que c'est tout patriote béninois qui a le devoir d'accepter si la proposition lui est faite. Au début de la conférence, il a semblé que les délégués étaient venus pour tout casser. Ils ne voulaient plus du gouvernement, plus du chef de l'Etat. Mais au fur et à mesure que la conférence s’achemine vers sa fin, on tend vers un consensus: maintenir le chef de l’Etat durant la période de transition. Quel est votre avis à ce sujet ? Je pense effectivement que la conférence s'achemine vers un consensus. A savoir que le président Kérékou assure la période transitoire. C'est une nécessité car la continuité de l'Etat et sa stabilité doivent être maintenues jusqu'à l’installation de nouvelles institutions. J'ajoute que cette période transitoire sera une période très difficile. Car c’est au cours de cette période que nous devrons, en même temps faire l'apprentissage de la démocratie et résoudre les problèmes économiques et financiers épineux liés au Programme d’ajustement structurel (Pas). Par conséquent, cette période est une période très difficile. Il est bon que le président Kérékou qui connaît les rouages de l’Etat reste à la barre pendant cette période qui ne peut souffrir de turbulences. Je dis par conséquent que la conférence fait preuve de responsabilité si, comme vous le dites, un consensus se dégage dans ce sens. Pour ma part, j'en étais convaincu avant même de venir à cette conférence. Est-ce que vous pensez sincèrement que le président Kérékou est vraiment pour le renouveau démocratique ? Il ne faut pas oublier que c’est à l’initiative du président Kérékou que cette conférence a été réunie. Ce qui est déjà une volonté d’ouverture et de démocratisation. Ensuite, nous avons écouté son discours inaugural dans lequel il dit qu'en engageant ce processus-là, il en connaissait les aboutissements prévisibles. Enfin, à chaque fois que la situation a été très tendue au cours de cette conférence, le président Kérékou est intervenu auprès du présidium pour donner des gages de sa volonté de changement, d’ouverture démocratique. Si la conférence se terminait en queue de poisson, quelles peuvent être, selon vous, les conséquences prévisibles ? Je le dis sincèrement Je n’ai jamais envisagé que cette conférence puisse échouer. Car je l'ai toujours dit : notre peuple est devenu un peuple mûr et responsable. Que les responsables qu’il a délégués à cette conférence sont des gens conscients de l’enjeu. J'ai donc foi en cette conférence et j’ai foi à la réalisation effective des résolutions qu'elle aura adoptées. Je ne crois pas que la conférence puisse échouer car ce qui importe est que les aspirations du peuple sont aujourd’hui clairement connues et d’une manière ou d’une autre, ces aspirations seront satisfaites. Quelle durée pouvez-vous donner à la période transitoire ? Je pense qu’il faut être pragmatique. Elaborer une Constitution, la faire adopter par le peuple par voie référendaire, organiser des élections législatives et présidentielles, et dans le même temps mettre en place les mesures qu’implique le Programme d'ajustement structurel, à savoir, entre autres, la mobilisation de nos ressources propres, nécessitent à mon avis un délai qui ne saurait être inférieur à 18 mois . Propos recueillis par Akuété ASSEVI (Ehuzu N° 3630 du Lundi 26 février 1990) Actualités 24 févr. 2020


Hommage au professeur Maurice Ahanhanzo-Glèlè: Une fierté nationale aux valeurs intrinsèques
Commémorer les 30 ans de la Conférence des forces vives de la nation ramène inéluctablement à l’esprit, la Constitution du 11 décembre 1990. Au nombre de ceux qui ont travaillé à son élaboration, le professeur Maurice Ahanhanzo-Glèlè. Un homme dont le mérite et la compétence ne se discutent point. Phillipe Noudjènoumè l’identifie comme «une légende du droit constitutionnel d’ici et d’ailleurs» ; Théodore Holo le désigne comme «le père de la Constitution béninoise»… L’expérience et la contribution du professeur Maurice Ahanhanzo-Glèlè au droit constitutionnel béninois et d’ailleurs sont incontestables. D’ailleurs, personne ne nie son implication prépondérante dans l’élaboration de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. « Le professeur Maurice Ahanhanzo-Glèlè est un grand juriste, un grand constitutionnaliste. Il a été l’inspirateur à titre principal de la Constitution du 11 décembre 1990 et je lui rends honneur. Quand vous lisez les thèses du professeur Maurice Ahanhanzo- Glèlè, vous y verrez les différents éléments qui sont apparus dans notre Constitution», affirme le professeur Philippe Noudjènoumè. Membre de l’Académie de droit constitutionnel, membre de l’Association française du droit international, Maurice Ahanhanzo-Glèlè est connu à l’international pour sa compétence. « Maurice Ahanhanzo-Glèlè a fait une carrière remarquable comme professeur et scientifique. Il a été mon professeur quand j’étais à Paris Sorbonne Panthéon. Il a fait l’Unesco. Il a participé à la rédaction de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Il est co-rédacteur de cette charte qui est partie intégrante de notre Constitution.Ses productions sont vastes et ceux qu’il a formés sont nombreux. Lorsqu’on lui a rendu hommage, il y a deux ans, des juristes africains et français sont venus reconnaître sa production scientifique », fait savoir Philippe Noudjènoumè. Les qualités professionnelles du professeur Maurice Ahanhanzo-Glèlè sont le fruit de ses études. Son frère Adrien Ahanhanzo-Glèlè, pour qui Maurice était un mentor, précise : « Maurice est un juriste mais il a été d’abord administrateur. Il a fait l’Ecole nationale de la France d’Outre-Mer. C’est l’école qui formait ceux qu’on envoyait dans les colonies pour servir en qualité d’administrateurs, de commandants de cercle… C’était une formation rigoureuse. Maurice est donc un excellent juriste et un excellent administrateur. Il a fait son doctorat en Sciences politiques et il a travaillé sur la chefferie traditionnelle, le royaume d’Abomey. Il a d’ailleurs sorti un livre sur le Dahomey. Je fus son lecteur. Et je lui ai dit : Moi qui ne suis pas un littéraire, je comprends aisément ce que tu écris. Et quand il a fait son agrégation en droit constitutionnel, je fus également son lecteur. C’est quelqu’un qui ne se prend pas la tête dans ses écrits. Il domine son sujet mais son style est accessible ». Pour le professeur Philippe Noudjènoumè, la carrière à l’interne de cette icône semble avoir un goût d’inachevé. « Il n’a jamais été président de la Cour. C’est lui qui a insisté sur la nécessité de créer la Cour constitutionnelle et de l’isoler de l’organigramme de la Cour suprême. Il n’en a pas fait non plus une priorité. Pour ce qu’il a apporté, l’histoire même l’immortalisera ! ». Rigoureux mais d’une grande simplicité Dans la rédaction de la Constitution Maurice Ahanhanzo-Glèlè a allié fermeté et intégrité en dépit des pressions. « Heureusement qu’on a eu Maurice en 1989-1990. Les cadres politiques béninois ne sont pas sérieux ! J’ai été témoin de tout ce qui se passait parce que j’habitais chez lui. Maurice était d’une rigueur infaillible. Plusieurs fois, les gens ont voulu lui faire changer les choses qui avaient été décidées en comité mais il a tenu. Des gens sont venus me voir pour que j’intervienne et je leur ai dit que ce n’est pas la peine, Maurice ne changera pas. Ce qui le caractérise, c’est la rigueur, le travail bien fait », rapporte Adrien Ahanhanzo-Glèlè. Le professeur Philippe Noudjènoumè renchérit : « C’est un homme rigoureux mais tout aussi compréhensif et aimable. Maurice Ahanhanzo-Glèlè est d’une simplicité extraordinaire. Vous êtes avec lui et vous ne savez pas que c’est quelqu’un de cet âge, quelqu’un qui a cette envergure scientifique internationale. Il a formé des générations de juristes. Les premiers concours d’agrégation en Sciences juridiques organisés par le Cames, ce sont eux qui les ont dirigés. Il a été membre du jury du premier et du deuxième concours. Pour le troisième concours qui a eu lieu à Dakar en 1987, il a été président du jury. C’est en cette année que Théodore Holo est passé pour l’agrégation. C’est un grand homme et pourtant très humble ». Adrien Ahanhanzo-Glèlè confirme l’amabilité de son frère : « Maurice m’a pris en charge à partir de la classe de troisième. J’ai fait le Bepc et avec le Bepc, on pouvait déjà être instituteur adjoint et gagner 25 mille francs. A l’époque, c’était une petite fortune pour un jeune sans charges. Mais Maurice n’a pas voulu que je m’arrête en si bon chemin dans mes études ! Il m’a dit non ! Tu vas continuer. Il m’a pris en charge jusqu’à mon Bac. Il a continué à me suivre après le Bac. Il m’a inscrit en classe préparatoire au Lycée pour faire l’agronomie et il a continué à être à la manœuvre. Je lui dois beaucoup ». Un aspect de l’homme que peu de personnes connaissent, c’est son attachement aux valeurs culturelles bien qu’il soit chrétien fervent : « Maurice Ahanhanzo-Glèlè fait preuve d’un grand attachement aux valeurs culturelles. Il ne cache pas qu’il est Dah d’Abomey. Il est prince ! Il ne se cache pas pour porter ses accoutrements princiers. Il y tient ! On ne peut pas développer un pays en mettant de côté ses valeurs culturelles et patriotiques. Vous le savez, il a été le président du comité d’organisation du 200e anniversaire de l’accession de son ancêtre le roi Guézo au pouvoir », témoigne Phillipe Noudjènoumè. Actualités 24 févr. 2020


Alain Orounla à propos des 30 ans de la Conférence nationale: « Le Bénin a connu plus d’avancées en quatre ans… »
Les orientations de la Conférence des forces vives de la nation ne sont pas méprisées. Loin de là ! Le gouvernement du président Patrice Talon est plutôt dans la logique du renforcement des acquis démocratiques. C’est ce qu’a expliqué, vendredi 21 février dernier, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, lors de la deuxième édition de l’initiative "Le gouvernement face à la presse". « La Conférence nationale des forces vives de la nation a mis fin à un régime militaro-marxiste, un régime autocratique qui étouffait les libertés de tous genres, pour jeter les bases de la démocratie. Cette historique conférence, au regard de son issue, a été un succès puisque le Bénin est passé d’un extrême à l’autre: multipartisme intégral, alternance démocratique, liberté d’expression et d’association… Aujourd’hui encore, les acquis de cette conférence restent les bases de la démocratie béninoise ». C’est là, une certitude que soutient le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste. C’était à l’occasion de l’acte 2 de l’initiative "Le gouvernement face à la presse", consacré spécifiquement à la commémoration des 30 ans de la Conférence nationale. Le ministre Alain Orounla rappelle que le chef de l’Etat s’est joint à cette commémoration à travers une sortie médiatique qu’il qualifie d’opportune et de pédagogique. « Cette sortie vient démontrer que le leadership du président de la République s’inscrit dans la dynamique de la préservation des acquis de la Conférence nationale », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Il a réaffirmé l’attachement du président de la République aux valeurs démocratiques. Mais il précise que la préservation des acquis de la Conférence ne s’oppose pas à l’évolution constructive de la nation pour répondre aux défis du moment. Les trente ans de la Conférence nationale des forces vives donnent, selon le ministre Alain Orounla, l’occasion de mener des réflexions profondes pour évaluer ce que les différents gouvernements ont fait des acquis en 26 ans, et ce que le président Patrice Talon en a fait en trois ou quatre ans. L’action du chef de l’Etat est, selon le ministre, la conséquence du constat fait après 26 ans de démocratie au Bénin. Constat 26 ans après ! « Grâce à la Conférence nationale, le pays a connu des élections régulières et l’alternance au sommet de l’Etat. La démocratie fonctionne. Le peuple béninois pourrait être fier de ses acquis. Mais l’exercice du pouvoir a démontré, 26 ans plus tard, que les institutions de la République n’étaient pas équilibrées. On note notamment une superpuissance de l’Exécutif. Les élections sont organisées mais dans des conditions pénibles, faute de moyens… Nous avions un multipartisme débridé avec une foule de partis et mouvements politiques… Cette démocratie s’est révélée peu performante car elle ne produisait pas des résultats capables de relever l’économie nationale… ». C’est, à en croire le ministre Alain Orounla, l’état des lieux de la mise en œuvre des résolutions issues de la Conférence des forces vives de la nation, à la prise de fonction du chef de l’Etat en 2016. Il ajoute que la Conférence, même si elle a été une réussite, n’a pas été parfaite. Entre autres signes marquants qui l’en témoignent, il rappelle la candidature du premier ministre de la période de transition à la première élection démocratique alors même que la conférence en avait décidé autrement puis le retour au pouvoir du président Mathieu Kérékou pour dix ans encore. L'autre signe marquant, ce sont les différentes tentatives de révision constitutionnelle, du président Mathieu Kérékou au président Patrice Talon en passant par Boni Yayi. Ces tentatives n’ont pas abouti parce qu’elles ont été souvent jugées opportunistes, mais le fait que tous les présidents aient envisagé une révision montre bien que cette constitution posait problème. « De plus, la plupart des acteurs de la société civile et des partis politiques étaient tous d’accord sur le fait qu’il fallait réviser la Constitution », renchérit le porte-parole du gouvernement. Le troisième signe de dysfonctionnement de la démocratie est, poursuit-il, le système politique débridé avec des mouvements et partis politiques de quartier, de maison, fondés sur des velléités individuelles. « Les institutions flottaient au rythme des privilèges. Cette démocratie était loin d’être parfaite. Au point où le président Boni Yayi l’avait même qualifiée de démocratie nescafé », relève le ministre Alain Orounla. Il rappelle que, candidat à la présidentielle, Patrice Talon avait déjà soulevé ces dysfonctionnements et annoncé des réformes pour la consolidation de la démocratie. C’est sur la base de son projet qu’il sera élu à plus de 65 % des électeurs. Thérapie de choc « Arrivé en 2016, le chef de l’Etat a décidé de rompre avec tout ce qui étouffe la démocratie béninoise. Dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), il a donné la part belle aux réformes structurelles avec une priorité à l’amélioration des conditions de vie des Béninois notamment à travers le pilier 3. Pour ce faire, il a fallu transformer l’économie béninoise qui était essentiellement informelle. Le pilier 1 du Pag est, quant à lui, consacré à la consolidation de la démocratie et au renforcement de l’Etat de droit. Ce qui a été fait à travers plusieurs lois qui ont pour finalité la consolidation de la démocratie. Cela s’inscrit dans l’esprit de la conférence. Tout se fait en référence et sur le fondement des principes démocratiques issus de la Conférence ». C’est ce qu’il y a lieu de retenir de la démarche réformatrice du président Patrice Talon, expliquée et commentée par le ministre Alain Orounla. Abordant respectivement les lois portant charte des partis politiques, code électoral, statut de l’opposition, financement des partis politiques, le porte-parole du gouvernement rappelle qu’elles ont été votées par les représentants du peuple. Il martèle qu’aucune réforme n’a eu pour objectif de dire qu’il n’y aura qu’un ou deux partis politiques au Bénin ; ce sont les conditions d’existence des partis qui ont été revues avec plus de rigueur pour rendre les partis politiques plus représentatifs et les acteurs politiques plus responsables. « Lorsqu’un chef d’Etat pense à faire voter une loi sur le statut de l’opposition, c’est la démocratie par excellence. Cela veut dire qu’il a le souci d’entendre les voix opposées. C’est plus que l’esprit de la conférence. Une loi sur le financement des partis politiques, c’est ça la démocratie ! L’Etat prend sur lui la responsabilité de dégager un quota des fruits des réformes structurelles pour permettre aux formations politiques d’animer la vie politique comme il se doit! La démocratie fonctionne! Et pour mettre en harmonie toutes ces lois, il fallait procéder à la révision de la Constitution. Cette révision ne s’est pas faite de façon unilatérale ; c’est une révision salvatrice qui a été obtenue à la suite d’un dialogue politique», argumente le ministre de la Communication et de la Poste. A l’en croire, toutes ces réformes ont porté des fruits : « Les résultats sont là, les institutions fonctionnent, les élections sont organisées à bonne date, les financements sont débloqués assez tôt pour permettre à la Céna de faire son travail. Le Bénin avance, l’économie est plus résiliente… Nous avons avancé en trois ou quatre ans plus que nous l’avons fait en 26 ans. Le chef de l’Etat a dû mettre en œuvre une thérapie de choc ». Actualités 24 févr. 2020


Animation de la vie politique: Séfou Fagbohoun officialise son adhésion au Bloc républicain
Le président de l’ex-Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), Séfou Fagbohoun, est désormais membre du Bloc républicain. Il a officialisé son adhésion, samedi 22 février dernier, à la Maison des jeunes d’Adja-Ouèrè. Le richissime homme d’affaires Séfou Fagbohoun fait désormais chemin avec le parti Bloc républicain (Br). Il a mis fin au suspense en officialisant son adhésion, samedi 22 février dernier, à la faveur d’une rencontre avec les populations d’Adja-Ouèrè, sa commune natale. Séfou Fagbohoun avait à ses côtés l’ancien député de la 22e circonscription électorale (Pobé/Kétou), Moukaram Adjibadé Koussonda et sa fille Karamatou avec qui il était au domicile du président de la République, Patrice Talon, jeudi 13 février dernier. Le président de l’ex-Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), face à ses militants, a tenu un langage de vérité. En effet, il leur a demandé s’ils sont prêts à faire désormais route avec le Br. La salle archi comble a répondu en chœur par l’affirmative. Séfou Fagbohoun n’a pas manqué d’attirer l’attention des populations sur les implications politiques de ce « oui ». Car, selon lui, quand on rentre dans le Br, il n’est plus question de faire marche arrière. Le patriarche dit qu’il n’est plus candidat à rien. Mais il peut encore contribuer à quelque chose en politique. Séfou Fagbohoun donne rendez-vous au soir du 17 mai prochain pour prouver qu’il n’est pas fini politiquement contrairement à ce que pensent ses détracteurs. « Si le Bloc républicain ne fait pas carton plein dans le département du Plateau, je quitte la politique », se lance-t-il comme défi. Il promet de faire sortir les prochains maires des cinq communes du Plateau des rangs du Br. Séfou Fagbohoun dit avoir toujours les moyens nécessaires pour relever ce défi. Le richissime homme d’affaires rappelle aux uns et aux autres qu’il fait la politique, non pas pour ses propres intérêts mais pour le développement du Plateau notamment la promotion des cadres, l’emploi des jeunes et la construction des infrastructures routières. Séfou Fagbohoun n’a pas manqué de féliciter celles ou ceux qui lui sont restés fidèles pendant les moments difficiles qu’il a traversés. L’heure est au terrain Dans le lot, il y a Moukaram Adjibadé Koussonda qui a continué, contre vents et marées, de lui rendre visite. L’ex-député clarifie que l’ex-Madep n’a jamais été dans l’opposition au président Patrice Talon. Bien au contraire, le parti alors membre de l’Union fait la Nation a contribué à l’accession au pouvoir du régime du Nouveau départ en avril 2016. Moukaram Adjibadé Koussonda estime que l’heure n’est pas au discours mais plutôt au terrain. Il donne aussi rendez-vous aux uns et aux autres au soir des élections communales et municipales du 17 mai prochain pour confirmer la force de frappe de l’ex-Madep dans le Plateau. Accueillant cette adhésion, l’honorable Janvier Yahouédéou, représentant le président du Br, a félicité Séfou Fagbohoun et ses lieutenants de l’ex-parti Madep pour ce choix éclairé. Lequel choix ne fera, estime-t-il, que renforcer le parti au logo « Cheval cabré » dans le département du Plateau. Janvier Yahouédéou trouve que la date du samedi 22 février sera gravée dans les annales de l’histoire car c’est ce même jour que le roi d’Adja-Ouèrè a choisi pour faire la paix avec Séfou Fagbohoun avec qui il est en froid depuis plusieurs années. Politique 24 févr. 2020


Restitution de biens culturels entre la France et le Bénin : De nouvelles avancées dans le processus
Une mission conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération ainsi que du Tourisme, de la Culture et des Arts s’est rendue en France, du 19 au 21 février 2020. Ceci deux mois après la visite de travail au Bénin du ministre de la Culture français, Franck Riester. Ladite mission visait à approfondir le dialogue politique avec les autorités françaises quant aux calendrier et modalités de mise en œuvre de la restitution de biens culturels au Bénin. Au cours de leur séjour dans l’Hexagone, les ministres Aurélien Agbénonci et Michel Abimbola ont eu, le 19 janvier, des rencontres de haut niveau avec diverses personnalités au siège de l’Unesco à Paris, notamment Firmin Edouard Matoko, sous-directeur général pour la priorité Afrique et les Relations extérieures ; Ernesto Ottone, sous-directeur général pour la Culture ; et Véronique Roger-Lacan, ambassadrice, déléguée permanente de la France auprès de l’Unesco. A la suite de cette étape multilatérale, les deux ministres ont consacré deux journées d’activités intenses au volet bilatéral de leur mission conjointe. On en retiendra notamment la séance de travail tenue le 21 février avec le ministre français de la Culture, M. Franck Riester, au siège de son ministère à Paris, ainsi que la visite qui s’en est suivie au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris. Accueillie par le président par intérim du Musée, Jérôme Bastianelli, la délégation ministérielle béninoise a eu droit à une visite guidée des 26 œuvres culturelles d’origine béninoise (des plus emblématiques aux non exposées), dont la restitution aux autorités béninoises a été décidée par le président Emmanuel Macron en novembre 2018 à la suite de la remise du rapport Savoy-Sarr. La séance de travail qui s’est ensuite tenue avec l’équipe dirigeante du Musée a permis de traiter, dans une convergence de vues globale, des questions techniques et opérationnelles liées à cette restitution. Le séjour de la délégation ministérielle en France s’est achevé par une rencontre avec les associations de la diaspora béninoise à l’Ambassade du Bénin à Paris. Cette rencontre a permis aux deux ministres d’informer la diaspora béninoise des avancées du processus de restitution de biens culturels entre la France et le Bénin, qui entrera définitivement dans sa phase opérationnelle à la suite de cette mission de consolidation des vues entre Cotonou et Paris. Kokouvi EKLOU   Actualités 24 févr. 2020


Gestion des dossiers de candidatures à la Cena: L’application Gestelection présentée aux partis politiques
La Commission électorale nationale autonome (Cena) a présenté aux partis politiques en lice pour les élections locales et communales de mai 2020 un nouvel outil de gestion du processus électoral, ce samedi 22 février. Il s’agit de l’application ‘’Gestelection’’ qu’ils doivent s’approprier pour présenter leurs dossiers de candidatures. A la faveur d’une séance d’information et de formation des partis politiques sur les modalités de présentation des dossiers de candidatures aux élections communales du 17 mai 2020, animée par Geneviève Boko Nadjo, vice-présidente de la Commission électorale nationale autonome (Cena), ‘’Gestelection’’ a été présentée aux partis politiques. Il s’agit, selon la vice-présidente de la Cena, d’une application hors ligne, sécurisée, simple et d’utilisation facile. En prenant une telle initiative, la Cena n’a qu’un seul objectif, d’après Geneviève Boko Nadjo. Celui de garantir l’intégrité du processus électoral dont la phase d’enregistrement des candidatures est capitale. Ainsi, les partis politiques seront formés à paramétrer ladite application et se l’approprier, sans aucune possibilité pour une tierce personne d’y accéder à leur insu, rassure Geneviève Boko Nadjo entourée des commissaires Basile Fassinou et Freddy Houngbédji. « Notre souhait, dans un souci d’harmonisation de procédures et de transparence, est de voir tous les partis politiques engagés dans les élections communales du 17 mai 2020, exploiter notre application afin de nous permettre un traitement plus efficace des dossiers de, candidatures avec une meilleure traçabilité », a ajouté la vice-présidente de la Cena. L’institution est bien consciente que l’innovation apportée par le législateur dans le Code électoral depuis 2018 constitue un réel défi pour les partis politiques, note-t-elle. C’est pourquoi, en sa qualité d’organe chargé d’assurer le suivi des partis politiques, elle se fait le devoir de mettre gracieusement à la disposition des partis une application informatique afin qu’ils puissent établir plus aisément et plus sûrement la liste de tous leurs candidats titulaires et suppléants dans les 546 circonscriptions électorales. A la suite des modifications significatives apportées par le législateur au Code électoral, poursuit-elle, tout parti politique désireux de participer aux élections doit présenter des candidats titulaires et des candidats suppléants dans toutes les circonscriptions électorales du pays. Le nombre de postes de conseillers communaux et municipaux à pourvoir s’élève à 1815 sur l’ensemble du territoire national. Et en vertu de l’article 177 du Code électoral, rappelle Geneviève Boko Nadjo, chaque parti politique doit présenter 1815 candidats titulaires et autant de candidats suppléants, soit au total 3630 dossiers de candidatures. Les caractéristiques et fonctionnalités ainsi que les aspects ayant trait à la sécurisation de l’application ont été présentés aux partis politiques qui ont fait le déplacement de la Cena, samedi dernier, par Tayirou Djara. Selon lui, Gestelection, une solution informatique bien pensée par la Commission électorale nationale autonome a quatre fonctionnalités, à savoir inscription, liste des candidats, statistiques et généralisation des dossiers. L’application indique aux partis les cases non renseignées lors de l’inscription des candidats. Il faut dire que les partis politiques présents tels que le Parti du renouveau démocratique (Prd), le Bloc républicain (Br), l’Union progressiste (Up), le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Forces cauris pour le développement du Bénin (Fcdb), le Parti pour l’engagement et la relève (Per)… ont exprimé plusieurs préoccupations liées à la manipulation de l’outil et sa sécurisation. Ils ont souhaité une rencontre purement technique pour mieux connaître l’application. Actualités 24 févr. 2020


Projet « Porto-Novo, ville verte » : L’aménagement de la berge lagunaire se précise
Les acteurs techniques mobilisés dans la conduite du projet «Porto-Novo, ville verte » rassurent de la réalisation et de l’inauguration d’ici mars 2022, de la Promenade lagunaire intégrant l’aménagement de la berge lagunaire de la ville capitale, l’une des grandes composantes du programme. Le projet « Porto-Novo, ville verte », conçu par la ville de Porto-Novo et financé à hauteur de six milliards F Cfa par l’Agence française de développement (Afd) et le Fonds français pour l’environnement mondial, fait son petit bonhomme de chemin. Il s’agit d’un projet de développement urbain durable qui prend en compte la planification urbaine, l’aménagement des zones périphériques, la préservation des écosystèmes de la berge lagunaire et les conditions d’adaptation de la ville de Porto-Novo aux changements climatiques. Des acteurs techniques engagés dans la mise en œuvre de certaines composantes du projet ont tenu une séance de travail ce jeudi avec les conseillers municipaux de Porto-Novo. Ils ont exposé à ces derniers les résultats de l’étude diagnostique menée par le bureau d’études international recruté à cet effet sur appel à candidatures. Ce volet diagnostique constitue la première étape d’une série de procédures devant conduire à terme à l’aménagement effectif de la berge lagunaire, c’est-à-dire de la Promenade lagunaire. Ce cabinet d’études est chargé de faire la conception urbanistique de cette Promenade lagunaire et de proposer le vrai visage, c’est-à-dire la maquette de l’ouvrage avec son coût réel. La rencontre de ce jeudi vise donc à informer les conseillers municipaux des observations diagnostiques du cabinet. Les experts tunisiens, français et béninois de l’Afd ont fait le même exercice avec dix autres acteurs concernés du projet dont les populations riveraines de la berge lagunaire notamment les maraichers, les mareyeuses sans oublier les têtes couronnées de la ville de Porto-Novo pour le volet développement culturel et touristique du programme. Les experts du cabinet d’études ont rencontré tous ces acteurs clés pour leur permettre de donner leurs avis sur les axes stratégiques des travaux diagnostiques et d’exposer tous les scénarii retenus afin de s’assurer que la Promenade qui sera réalisée soit un ouvrage accepté de tous. Efficience Pour le chef projet « Porto-Novo, ville verte », Daniel Hounkpèvi, ces ateliers participatifs s’inscrivent dans une démarche opérationnelle. Car, selon lui, ils permettront d’éviter que la Promenade lagunaire qui sera érigée soit un ouvrage approximatif et qui ne tienne pas compte des aspirations des bénéficiaires. L’autre phase importante de la procédure, explique Daniel Hounkpèvi, sera celle du lancement des dossiers d’appel d’offres pour la réalisation de la Promenade lagunaire par un entrepreneur. L’inauguration officielle de l’ouvrage est attendue pour mars 2022, informe-t-il. Le chef Projet précise que l’objectif global du projet est de faire de Porto-Novo, une ville durable et une cité résiliente aux changements climatiques. Pour Pyrrhos Kiki, directeur de cabinet du maire de Porto-Novo, représentant l’autorité municipale, ce projet tient beaucoup à cœur à tout le conseil municipal, surtout au maire Emmanuel Zossou. La réalisation de ce projet surtout l’aménagement de la berge lagunaire aujourd’hui très insalubre va permettre aux riverains, aux populations et aux touristes de jouir d’un environnement sain et de se promener comme s’ils étaient à la plage. Toutes choses qui ne feront qu’apporter de la plus-value à l’économie locale, se réjouit Pyrrhos Kiki. Actualités 21 févr. 2020


Qualité de l’eau à Parakou: Les consommateurs inquiets, la Soneb rassure
Les équipements du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de Parakou et environs ont été mis en service, samedi 1er février dernier. Mais la polémique autour de la qualité de l’eau servie au niveau des robinets dans la ville ne cesse d'enfler au jour le jour. En attendant, la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) appelle les consommateurs à la patience. Les populations de Parakou n'ont plus aujourd'hui de problème de pénurie d'eau. Elles en disposent en quantité pour leurs différents besoins. Seulement, pour leur santé, elles hésitent de plus en plus à consommer l’eau du robinet. « Je n’ai rien à reprocher à sa couleur. Mais par rapport à son goût et à son odeur, j’ai l’impression que nous courons des risques en la consommant», fait observer dame Zakiatou Osséni, tenancière d’un maquis à Albarika. « Ce qu’on nous sert actuellement, c’est à croire qu’il s’agit d’un vieux stock qu’on a mis à notre disposition », renchérit Abdoulaye Andémi, un de ses clients assis devant un plat d’igname pilée accompagné de la sauce à la viande de biche. En effet, depuis quelques jours, les consommateurs ne cessent de se plaindre de la qualité de l’eau servie par la Soneb à Parakou. Elle a, selon eux, un goût et une odeur inhabituels. Qu’ils résident dans les quartiers Zongo, Tranza, Ga, Kpébié, Titirou ou Okédama, tous sont unanimes là-dessus et s’inquiètent pour leur santé. Mais, le directeur départemental de la Soneb dans le Borgou et l’Alibori, Cha Abilou Maman, se veut rassurant. « L’odeur constatée n’affecte en aucune manière la qualité de l’eau qui ne contient pas de germes pathogènes devant nuire à la santé des populations », insiste le directeur. « Le produit que nous utilisons pour rendre l’eau propre à la consommation permet de neutraliser tout ce qui existe comme germes », poursuit-il. «Parallèlement, nous effectuons encore d’autres analyses au niveau de nos laboratoires et nous avons la confirmation que cette eau ne contient pas de germes pathogènes », fait également observer Cha Abilou Maman. En ce qui concerne l’odeur dont les consommateurs se plaignent, il confie que le phénomène déploré dans la ville n’est pas général. «Nous avons contacté des clients dans certaines zones qui ont avoué n’avoir rien constaté au niveau de l’eau », informe-t-il. Tout en promettant que les services de la Soneb continueront à travailler pour améliorer davantage la qualité de l’eau servie aux robinets, il rassure qu’elle est bel et bien potable. La situation a même obligé le chef département qualité des eaux et métrologie à la direction générale de la Soneb, Calixte Akotègnon, à effectuer le déplacement à Parakou. « Il n’y a pas de germes qui puissent nuire à la santé dans cette eau. N’importe qui peut, de sa chambre, procéder à son analyse pour vérifier », a-t-il fait remarquer. Certes, l’eau de la Soneb à Parakou peut avoir actuellement une odeur. Mais, ce n’est pas pour autant que sa qualité peut être remise en cause. «L’odeur qui est apparue, par rapport à la valeur intrinsèque de l’eau, n’a pas un effet nuisible. Elle gêne les sens, mais ne nuit pas à la santé », admet Calixte Akotègnon. C’est parce que la Soneb a l’obligation de fournir une eau qui ne doit pas avoir cet arrière-goût constaté, qu’il a d’ailleurs été dépêché à Parakou. En réalité, le gouvernement accorde une grande priorité à l’alimentation en eau potable des populations béninoises dont celles de Parakou. Aussi, a-t-il investi pour que la capacité de production de l’usine d’eau de Parakou soit décuplée. Ainsi, la consommation actuelle de la ville est très faible par rapport à cette nouvelle capacité de production. « L’eau potable n’étant pas faite pour être stockée trop longtemps, on peut s’attendre à des odeurs inhabituelles », a ensuite expliqué Calixte Akotègnon. Société 21 févr. 2020


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