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Nouvelles

Feux répétés dans la forêt de la Lama: Actes criminels ou accidentels ?
Depuis quelques semaines, la forêt classée de la Lama brûle. Pas de jour sans feu. Hier, jeudi 13 février, une bonne superficie de plantation était encore en feu. Les agents de l’Office national du Bois (Onab), les forestiers et autres soldats du feu luttent parfois impuissants face aux langues de feu qui ravagent les plantations. Incendies criminels ou accidentels ? La question taraude les exprits des agents forestiers en poste dans la forêt classée de la Lama qui, visiblement, n’en peuvent plus de lutter contre plusieurs foyers de feu au même moment. De plus en plus préoccupés par les sources des flammes qui ravagent d’un point à un autre la forêt, les agents des forêts n’écartent aucune piste. Hier jeudi 13 février, lors d'une visite dans la forêt qu’effectuaient les procureurs et présidents des tribunaux de Djougou, d’Abomey, d’Allada et de Pobè, c’est un incendie qui s’est encore annoncé dans la Lama précisément dans l’arrondissement de Djigbé. La délégation de magistrats est tombée fortuitement sur le cas d’hier où le feu dévorait une bonne partie des plantations. Le directeur général de l’Onab, Daouda Takpara et son équipe, et même certains magistrats n’ont pas eu d’autre choix que de se mettre à lutter contre le feu qui avançait à la vitesse du vent. Il fallait tout faire pour circonscrire le feu dévorant par des techniques du feu de renvoi. A l'occasion, chacun a pu constater les dégâts causés par un feu de brousse, d’origine douteuse, qui devient fréquent depuis plusieurs jours dans ce réservoir naturel de biodiversité situé dans les communes de Zogbodomey et de Toffo. Des feux de plus en plus répétés qui pourraient bien être des actes criminels, conséquence, soupçonnent certains, de frustrations au sein des communautés riveraines associées à la gestion de la forêt. En l’espace de quelques jours, plus de 15000 hectares de plants sont détruits, 3000 mètres cubes de bois sont calcinés et la conséquence sur la faune est incalculable. Des centaines d’animaux et d’insectes sont pris au piège du feu, regrettent les responsables des Eaux et Forêts. Société 14 févr. 2020


Délégation de pouvoir aux Commissaires: Une révolution en marche à la Commission de l’Uémoa
En vue de la modernisation de la gouvernance et du pilotage institutionnel, le règlement financier adopté en mars 2018 engage la Commission de l’Uemoa à basculer au budget programme. A cette fin, Abdallah Boureima, le président de la Commission, a pris courant janvier 2020 des décisions consacrant désormais la délégation de pouvoir aux Commissaires, afin de leur permettre d’assumer avec plus d’efficacité leur fonction de gestionnaires de programmes. Une petite révolution en soi. Avec pour objectif de mettre fin aux lourdeurs administratives, chaque chef de Département peut désormais réaliser les activités inscrites à son agenda sans devoir faire recours au Commissaire chargé des finances ou au président de la Commission. Ce dernier garde toutefois son attribution d’ordonnateur principal du budget de l’Union. C’est la résultante de la Décision n°01/2018/CM/Uémoa portant Règlement financier des Organes de l’Uemoa.Le Règlement financier dispose en son article 22 que le président de la Commission délègue une partie de ses pouvoirs d’ordonnateur à un membre de la Commission. La délégation de pouvoir, selon l’explication qu’en donne la Commission, permet de responsabiliser au maximum les Départements dans la mise en œuvre de leurs activités budgétisées, dans la perspective d’une plus grande efficacité de l’action de la Commission. Quitte aux Commissaires de Départements de déléguer à leur tour une partie de leurs pouvoirs à certains de leurs collaborateurs, notamment les directeurs, responsables de programmes et responsables de budget-opérationnels. «A travers cette délégation de pouvoir, les Départements ont l’initiative de leurs dépenses, procèdent à leur engagement et réalisent les activités y adossées, dans le respect des textes en vigueur », se réjouit Kassoum Karimoune, directeur du Budget de la Commission de l’Uémoa. Pour sa part, note Mahaman Sanoussi Amadou, directeur des Infrastructures, de l’Aménagement du Territoire communautaire et des Transports, "Le manque de cette délégation avait auparavant plombé la mise en œuvre de certains projets." , rappelant à titre d’illustration : «…Nous avons eu d’importants retards dans la délivrance des avis de non objection (Ano) aux agences de maitrise d’ouvrage déléguée à qui la Commission a confié la mise en œuvre de certains projets. Maintenant, avec la délégation, on pourra donner en quelques jours les Ano qui n’ont pas d’incidence financière». Ce pour quoi, se satisfait-il, « Cette délégation est une marque de confiance qui induit de nouvelles responsabilités ». Logique de performance Avec pour leitmotiv la gestion axée sur les résultats, cette délégation de pouvoir astreint cependant les gestionnaires de programmes à l’obligation de reddition. Aussi, doivent-ils produire des rapports trimestriels d’exécution technique et financière à l’ordonnateur du budget. Il s’agit donc d’une petite révolution qui ne manquera pas de booster les performances de l’Uemoa. D’où des mesures d’accompagnement sont-elles prises, à travers la formation des acteurs de la délégation, la mise en place d’un canevas du rapport trimestriel d’exécution technique et financière, des contrats de performance entre les gestionnaires de programmes et les responsables de programmes. Intégrant au final la modernisation des pratiques, cette délégation s’accompagne de l’objectif de réduire de façon significative le nombre de parapheurs courant les services de la Commission de l’Union, grâce au logiciel de gestion du courrier Elise, désormais d’usage obligatoire. Dans la logique de performance organisationnelle qu’il a impulsée, Abdallah Boureima a instauré un système d’archivage électronique des documents, ainsi que la digitalisation de l’essentiel des processus d’élaboration et de traitement des documents. Actualités 14 févr. 2020


Programme des Nations unies pour le développement: Un nouveau représentant résident par intérim au Bénin
Bouri Jean Victor Sanhouidi est le nouveau représentant résident par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Bénin. De nationalité burkinabè, cet agroéconomiste de formation, marié et père d’un enfant, a pris fonction à Cotonou, le 6 février dernier, informe l’institution à travers un communiqué de presse parvenu à notre rédaction. A sa prise de contact avec le personnel de l’institution, Bouri Jean Victor Sanhouidi a reconnu aux uns et autres les efforts faits en vue de l’atteinte des objectifs à eux assignés. Outre les performances réalisées au cours de l’année 2019, le nouveau représentant résident par intérim a salué le travail en équipe, le respect mutuel et le sens de responsabilité du personnel. « Je suis là pour vous accompagner et partager mes expériences acquises au fil des nombreuses années de ma vie professionnelle passée dans différents pays », a-t-il déclaré. Avec plus de 30 ans aux Nations unies et particulièrement au Pnud, où il a commencé sa carrière en 1981 en tant qu’administrateur auxiliaire (Jpo) au Programme à Dakar au Sénégal, Bouri Jean Victor Sanhouidi a une carrière assez riche au sein du Système des Nations unies ainsi qu’une vaste expérience dans la gestion du développement à travers le monde y compris des pays en conflit. Avant son affectation au Bénin, il a été représentant résident par intérim du Pnud aux Comores (décembre 2018 à avril 2019), au Cameroun (avril à juillet 2017) et en Ouganda (février à mars 2016). Après avoir occupé le poste de représentant résident du Pnud et coordonnateur résident du Système des Nations unies au Sénégal (2007 à 2010), à Madagascar (2002 à 2007), en République démocratique du Congo (2000 à 2002) et au Niger (1996 à 1999). Il a été de 1991 à 1996, chef de la section Afrique du Programme des Volontaires des Nations Unies, puis chef par intérim de la Division des Opérations du programme des Volontaires des Nations Unies à Genève et à Bonn. Il a été représentant résident adjoint du Pnud au Bénin de 1988 à 1991 et assistant au représentant résident/Programme au Pnud Zaïre, actuellement Rdc de 1985 à 1988. En dehors du Pnud, Bouri Jean Victor Sanhouidi a travaillé dans plusieurs autres agences du Système des Nations unies notamment en qualité de chargé de Bureau (Oic) au Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) en Guinée-Bissau (juin à décembre 2011), en Namibie (avril à juillet 2013) et au Kenya (septembre 2013 à mars 2014) ; conseiller principal auprès du bureau d’Onu Femmes en Côte d’Ivoire (juin à septembre 2012). De 2016 à janvier 2020, M. Sanhouidi apporte son expertise aussi à son pays d’origine, le Burkina Faso, en tant que conseiller technique principal en appui au ministère de l’Economie, Finances et Développement dans le cadre de l’organisation de la Conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du Plan national de Développement économique et social (Pndes) en décembre 2016 à Paris en France. De septembre 2019 à janvier 2020, il est consultant principal et chef d’équipe de consultants chargée d’une étude sur : « Défis sécuritaires et coopération au développement au Burkina Faso ». Il est à souligner par ailleurs qu’avant de rejoindre les Nations unies, ce haut fonctionnaire a été assistant au Département d’Economie rurale à la Faculté des Sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Université Laval de Québec au Canada (1978-1979) et travaillé à l’Usaid à Ouagadougou, au Burkina Faso (1980-1981).   Actualités 13 févr. 2020


Développement des marchés financiers: Des efforts de modernisation du système envisagés
Au terme de deux jours d’échanges enrichissants, la première conférence du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) a clos ses travaux, mardi 11 février dernier à Abidjan. Autorités et experts ont témoigné tout leur intérêt à voir le marché financier régional gagner en attractivité pour des investissements structurants au profit des populations. Ouverts, lundi 10 février dernier à Abidjan par le premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, les travaux de la première conférence du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) ont permis aux acteurs du marché financier régional de faire le point des évolutions et progrès enregistrés dans la zone Umoa ces dix dernières années. Les réformes impulsées à travers ledit programme ont favorisé une renaissance du marché des capitaux, véritable moteur de croissance des Etats de la sous-région. Des performances qui doivent être maintenues grâce aux efforts de modernisation du système financier que les autorités à divers niveaux se sont engagées à faire. Le marché financier devrait gagner en attractivité pour le développement des Etats. D’où l’urgence de poursuivre les réformes déjà engagées au profit du marché financier régional afin d’en faire un moyen de financement efficace. Ces réformes, ont relevé les experts et autres décideurs invités à cette rencontre, devraient à ce titre toucher la fiscalité applicable aux valeurs mobilières dans les Etats membres de l’Umoa, la tarification du marché financier régional, l’éducation financière des populations, l’élargissement de la base des investisseurs et la diversification des produits financiers. S’agissant du financement à long terme des économies de l’Union monétaire ouest-africaine, les participants à la J-Cap 2020 ont souligné la nécessité d’entreprendre des démarches en vue d’alléger les contraintes réglementaires applicables aux fonds de pension et aux compagnies d’assurances en termes d’investissement ainsi que la mise en place de clauses de défiscalisation favorisant les émissions obligataires. Au titre de l’attractivité des émetteurs et de la liquidité du marché, il a été retenu de se mettre à niveau surtout en matière de communication financière, de transparence et de gouvernance. La question de l’accompagnement et de la sensibilisation des Petites et moyennes entreprises dans le processus d’admission à la cote de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a été également évoquée. Des actions fortes attendues Des échanges concernant le futur des marchés financiers, il ressort que l’usage des Fintech est une aubaine pour le marché et devrait permettre un essor remarquable et ambitieux à l’image du mobile money en vue de l’augmentation du taux d’épargne et de l’accroissement des investissements. Il a été par ailleurs proposé de sensibiliser les Etats à recourir au marché financier régional dans le cadre de la privatisation des sociétés publiques. Quant au secteur de l’immobilier et l’attractivité des émetteurs, il a été question d’encourager les acteurs à développer des instruments nouveaux tout en les entourant de prudence mais également de l’agilité nécessaire en vue des éventuels ajustements, de recourir à la finance verte comme source de financement de l’immobilier et de privilégier des secteurs non cycliques dans le cadre du financement de l’immobilier tout en les limitant dans un premier temps aux investisseurs qualifiés. S’il s’entend que des avancées notables ont été enregistrées au niveau du marché financier régional qui a su s’accommoder avec les diverses variantes économiques, il est à reconnaître qu’il reste beaucoup à faire. Tout ceci amène le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers à définir au cours de cette année et à l’avenir des actions susceptibles de booster le marché des capitaux. Il s’agit entre autres, de finaliser avec l’assistance du Groupe de la Banque mondiale la proposition d’un cadre fiscal harmonisé au cours du troisième trimestre 2020 ; d’accélérer les réflexions sur la tarification applicable sur le marché financier régional en vue d’une revue en 2021 ; de lancer le programme d’éducation financière à l’endroit des investisseurs ; de mener des actions fortes à l’endroit du secteur privé notamment les compagnies d’assurance ; les Fonds de pension et les Caisses de dépôts et de consignation. Et aussi d’entreprendre des réflexions en vue d’un assouplissement des réglementations pour une meilleure contribution des Institutions au financement à long terme des infrastructures ; mettre en place le programme de certification des acteurs du marché et finaliser dans les meilleurs délais, le Fonds de protection des épargnants afin d’accroitre la robustesse et l’attractivité du marché financier régional. Actualités 13 févr. 2020


Conseil exécutif de l’Unesco: Le Bénin fait son come-back, selon l'ambassadeur Irénée Zèvounou
Après plus de 10 ans d’absence, le Bénin fait son retour au Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Ce come-back met davantage en lumière le Bénin, aujourd’hui plus connu, considéré et respecté dans le monde, surtout au niveau de l’Unesco. L’ambassadeur, délégué permanent du Bénin près l’Unesco, Irénée Zèvounou, revient dans cette interview sur cet exploit diplomatique. La Nation : De façon concrète, quelle est la mission d’un ambassadeur du Bénin près l’Unesco ? Irénée Zèvounou : L’Unesco est un organisme intergouvernemental, c’est-à-dire composé d’Etats qui partagent en commun l’objectif principal de resserrer entre eux les relations de coopération dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication, de manière à contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Toutes les activités de l’Organisation concourent à ce but ultime, noble et légitime. L’ambassadeur joue un rôle multiple dans ce contexte. Le premier est celui de la représentation. Chaque ambassadeur représente son pays auprès de l’Organisation. Pour faire simple, il incarne à la fois les yeux, la bouche et les oreilles de son gouvernement auprès de l’institution. S’agissant du Bénin, le rôle quotidien de l’ambassadeur que je suis est de représenter notre pays dans toutes les réunions, les manifestations diverses organisées par l’Unesco. Ces occasions me permettent d’exprimer les vues et positions du gouvernement béninois et surtout de défendre nos intérêts par une veille stratégique permanente. L’ambassadeur que je suis joue aussi un rôle d’interface entre les autorités nationales, les délégations des autres Etats membres et le Secrétariat de l’Unesco. Le but recherché au final est d’accroître la visibilité de notre pays au sein de l’Unesco, de lui faire bénéficier de l’assistance et des programmes divers de l’Organisation et surtout de lui assurer un réseau de partenaires techniques et financiers pour l’accompagner à relever les défis de l’éducation, des sciences, de la culture et de la communication dans notre pays et au profit de nos populations. Quelles sont les actions phares à votre actif depuis votre prise de service en octobre 2016 ? Après un peu plus de trois ans de gestion, nous avons indéniablement plusieurs réalisations à notre actif. Mais je vais me focaliser seulement sur quelques-unes. D’abord, sur le plan programmatique global, je vais signaler la négociation et la signature le 3 avril 2017 d’un nouvel accord-cadre de coopération entre le Bénin et l’Unesco. L’accord porte sur la réalisation sur cinq ans d’une quinzaine de projets structurants au Bénin. Le montant global de l’accord est d’environ 50 millions de dollars Us avec un apport du gouvernement béninois d’environ 10 millions de dollars Us. Cet accord a initié au sein de l’Organisation un nouveau paradigme de coopération donnant-donnant et cité comme modèle à suivre. Ensuite, sur le plan politique nous avons œuvré pour un repositionnement stratégique de notre pays dans certains organes clés puisque depuis 2009, le Bénin n’a plus été élu dans aucun organe et évoluait presque en marge de l’institution. Cela s’est traduit, dans un premier temps, par notre élection en 2017 pour un mandat de quatre ans dans six organes à savoir : le Comité juridique ; le Comité du siège ; le Conseil intergouvernemental du programme Gestion des transformations sociales (Most); le Comité intergouvernemental pour la promotion du retour des biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale (Prbc) ; le Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (Pidc) et la Commission de conciliation et de bons offices, chargée de rechercher la solution aux différends qui naîtraient entre Etats-parties à la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement. Le mandat pour ce dernier organe est spécifiquement de six ans. Plus récemment, en 2019, le Bénin a été doublement élu au Comité subsidiaire et à la présidence de la Réunion des États-parties à la Convention de l’Unesco concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Mais la plus importante élection restera celle de novembre 2019 qui marque le retour du Bénin au Conseil exécutif, l’un des trois organes principaux de l’Organisation. Tout ceci témoigne d’une réalité désormais indéniable : le Bénin est aujourd’hui plus connu, considéré et respecté pour son dynamisme, sa crédibilité et sa contribution efficace au travail de l’Unesco. Le Bénin siège désormais au Conseil exécutif de l’Unesco. Que gagne le pays avec ce come-back ? (Sourire) Notre retour au Conseil exécutif, après dix ans d’absence, participe de notre stratégie de repositionner le Bénin dans des organes clés de l’Organisation. C’est ainsi qu’avec le soutien ferme du groupe électoral de l’Afrique et des membres d’autres groupes électoraux, nous sommes parvenus à ce résultat lors des élections tenues au cours de la 40e session de la Conférence générale, en novembre 2019. Pour le Bénin, la présence au Conseil exécutif est un privilège, celui de faire partie de ce groupe restreint d’Etats membres chargé de contrôler la mise en œuvre de l’action de l’Unesco et de proposer ses orientations stratégiques. En participant ainsi aux travaux du Conseil, le Bénin est en mesure de contribuer plus étroitement à la gouvernance de l’Unesco mais aussi de faire prendre en compte, dans le programme de l’Organisation, certaines questions et préoccupations qui lui semblent prioritaires. En clair, nous avons plus que jamais une opportunité réelle de faire refléter nos vues et priorités dans l’agenda de l’Organisation. Ceci ne peut être que bénéfique pour nos populations sur le terrain qui sont, en retour, bénéficiaires des programmes de l’Unesco. Un tel coup diplomatique induit certainement des exigences… L’une de nos priorités pour cette année sera de réussir notre retour au Conseil exécutif en participant activement à ses deux réunions prévues respectivement en mars et octobre prochains, avec des contributions de très bonne facture. Ceci reste un défi, compte tenu de la taille assez modeste de notre délégation. Nous veillerons aussi à la mise en œuvre de certaines recommandations du Comité du patrimoine mondial sur les Palais royaux d’Abomey et le complexe W-Arly-Pendjari. Cette mise en œuvre est susceptible d’être évaluée à la prochaine réunion du Comité prévue en juillet 2020 à Fuzhou en Chine. Par ailleurs, nous célébrerons cette année le 50e anniversaire de la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Comme je l’ai évoqué plus haut, le Bénin assure la présidence de la Réunion des États-parties à cette convention et nous souhaiterions marquer cet événement de façon particulière. D’autres agendas sont en discussion avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération ainsi que le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Nous ne saurions les dévoiler pour l’instant. Mon vœu le plus cher reste que la présente décennie commençante marque une aube nouvelle pour un Bénin toujours et partout révélé. Monsieur l’ambassadeur, combien de sites béninois sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco ? Le Bénin n’a, pour l’instant, que deux sites sur la liste du patrimoine mondial : un site culturel, les Palais royaux d’Abomey inscrits en 1985 et un site naturel, les parcs nationaux de la Pendjari et du W inscrits en 2017. Cette dernière inscription a été faite dans le cadre d’une initiative conjointe avec le Burkina Faso et le Niger de sorte que l’appellation officielle portée sur la liste au nom des trois pays est Complexe W-Arly-Pendjari. Nous travaillons pour d’autres inscriptions. Toutefois, il faut avouer que le processus est assez complexe et long puisqu’il s’étale généralement sur plusieurs années. Les sites concernés par les futures inscriptions sont notamment : la cité lacustre de Ganvié, la route de l’esclave et le palais royal de Porto-Novo. Un bien une fois inscrit sur la liste du patrimoine mondial devient un bien d’intérêt pour toute l’humanité. Il doit être préservé et légué aux générations futures. Pour ce faire, sa gestion et sa conservation se font désormais sous une supervision internationale, incarnée par le Comité du patrimoine mondial. L’Etat sur le territoire duquel se situe le bien n’en perd pas pour autant la propriété mais il ne peut plus agir exclusivement à sa guise à l’égard du bien sans une concertation étroite avec l’Unesco. Mises en balance, ces exigences sont presque insignifiantes à côté de tous les avantages potentiels de l’appartenance à la liste du patrimoine mondial. L’un de ces avantages indéniables, c’est la reconnaissance internationale qui peut bien se convertir en gains significatifs au niveau économique et touristique. Les pays ont également la possibilité de bénéficier de l’expertise de l’Unesco dans la gestion et la conservation du bien et de recevoir, pour ceux qui ont moins de moyens, comme le Bénin, l’assistance internationale à cet effet, en cas de besoin. Quels sont alors les critères pour une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco ? L’idée de patrimoine mondial renvoie à celle d’une propriété collective de l’humanité tout entière dont la préservation et la transmission aux générations futures sont d’une impérieuse nécessité. C’est la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine culturel et naturel qui a créé la liste du patrimoine mondial afin d’y recenser les biens qui ont une valeur universelle exceptionnelle. Les critères permettant de définir cette valeur sont au nombre de dix et énoncés au paragraphe 77 des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention. Dès lors, pour qu’un site ou une infrastructure soit labélisé, il doit remplir au moins un des dix critères suivants : représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ; témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée sur l’architecture ou la technologie, les arts monumentaux, etc. ; apporter un témoignage unique ou exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ; offrir un exemple éminent d’un type de construction architecturale ou de paysage illustrant une période significative de l’histoire humaine; être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel ; être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires exceptionnelles ; représenter des phénomènes naturels remarquables ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles ; être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre ; être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours et contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique. Actualités 13 févr. 2020


Dépenses pour la St Valentin: Le budget consacré, selon les conceptions
Les amoureux célèbrent, demain vendredi 14 février, la Saint Valentin en l’honneur de l’amour. Quoique les stands dédiés à cette fête ne connaissent pas d’affluence à Cotonou, les passionnés mettent quand même les bouchées doubles pour renouveler leur flamme à l’être aimé, à travers divers présents. Toutes les bourses sont éligibles. Mercredi après-midi, sur l’esplanade du stade de l’Amitié à Cotonou. ‘’Ifè’’, le marché de la St Valentin, reçoit au compte-gouttes ses visiteurs. Estelle Guidiglo, jeune amoureuse, ne perd pas son temps. A peine arrivée, se dirige-t-elle vers l’un des stands soigneusement dressés pour la circonstance. Un petit coup d’œil sur les articles disponibles et le choix est fait. Mais la vendeuse ne consacrera plus son temps à garnir le cadeau de sa cliente. Estelle même s’y attelle, prête à utiliser chaque minute de son temps pour réaliser un magnifique coffret à la hauteur de son amour à qui de droit. Avec un petit sourire, elle y met ensuite du soin pour atteindre son objectif, signe d’amour et d’attention pour l’élu de son cœur. Pour elle, l’amour a un coût bien qu’il se célèbre au quotidien. « Il m’a plu de visiter le marché ’’Ifè’’ pour apprécier les articles mis en vente dans le cadre de la St Valentin. Beaucoup de choses m’ont plu. J’ai composé moi-même mon coffret sur-le-champ». Le contenu destiné à son petit ami est symbolique mais bien garni. Il est constitué d’un parfum, d’une bouteille de vin, d’une boîte à chocolat, d’une petite boîte de pâte, d’un petit bouquet de fleurs. Un cadeau surprise pour lequel Estelle a dû épargner pour constituer son petit budget. « J’ai prévu une somme de 15 mille Fcfa pour ces achats, mais je me suis rendu compte que les coffrets sont accessibles à toutes les bourses », précise-t-elle, ravie. L’amour ne calcule pas, dit-on. Par rapport aux dépenses liées à la St Valentin, Estelle relativise. « Chaque jour, nous célébrons l’amour. Toutefois, étant donné que le 14 février le symbolise pour le monde entier, il ne faut pas rester en marge. Il faut le célébrer à sa manière ». Pour elle, ce qui compte, c’est le geste. « Même avec une petite somme de 2000 ou de 1000 f, on peut faire plaisir à son amour », soutient la jeune fille, la vingtaine. Peu importe si elle en reçoit de son chéri ou non. « Je suis une habituée des cadeaux de la part de mon petit ami. Cela ne me dérange aucunement s’il ne m’en offre pas en retour », indique-t-elle. Estelle n’est pas la seule éprise d’amour à Cotonou. « Nombreuses sont ces jeunes élèves qui viennent se renseigner sur les prix des articles ou qui en achètent en fonction des ressources dont elles disposent. Les petits nounours sont souvent prisés par celles-ci», explique dame Adélaïde, occupée à réaliser soigneusement un coffret pour un amoureux étranger en séjour au Bénin au marché ‘’Ifè’’. Et si Estelle et d’autres amoureux, notamment les adolescents s’activent dans le cadre de la fête de l’amour, la St Valentin ne fait pas courir tout le monde. C’est le cas de Landry Kouton. « Cette fête ne m’emballe pas personnellement. Par contre, je crois en l’amour et je sais qu’il se vit au quotidien. Quand on aime, il faut le démontrer tous les jours », conçoit ce jeune homme, la vingtaine. Sa philosophie de la St Valentin est tout autre. Pas question de vider sa poche au nom de l’amour. « Je pense que célébrer la St Valentin, c’est se laisser emporter par cette fête. On peut démontrer son amour à son partenaire par un geste simple. On n’a pas besoin de faire des cadeaux hors de prix », estime-t-il. Que l’on soit amoureux ou non, l’amour existe et sa célébration revêt depuis plusieurs décennies un caractère mondial du fait de l’instauration de la St Valentin par les modernistes. Une véritable aubaine pour les passionnés qui le célèbrent de mille couleurs. Société 13 févr. 2020


Compte rendu du Conseil des ministres: L'Exécutif se dote d'un guide pour l'élaboration des politiques
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 12 février 2020, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises I- Mesures normatives Transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et adoption, du projet de loi portant définition et répression de l’usure en République du Bénin. Le Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) a adopté le 28 juin 2013, un projet de loi uniforme relatif à cette activité. Il fait obligation aux Etats membres de l’insérer dans leur ordre juridique interne. Le Bénin ayant ratifié le Traité de l’Union, l’internalisation de cette norme communautaire constitue une exigence à satisfaire. L’objectif visé est de contribuer à la stabilité financière au plan sous-régional et dans chacun des Etats membres, en protégeant notamment les emprunteurs d’argent contre les pratiques usuraires. Ainsi, ce projet de loi prescrit : - l’obligation de mentionner dans tout contrat de prêt, le taux effectif global qui permet d’apprécier le coût réel du crédit octroyé à un emprunteur ; et - la nécessité de prendre en compte, dans les frais de calcul dudit taux, les charges liées aux garanties dont les crédits sont éventuellement assortis ainsi que les honoraires d’officiers ministériels. Au titre des autres mesures normatives, le Conseil a adopté les décrets portant: - attributions, organisation et fonctionnement du ministère du Plan et du Développement ; - modification des statuts de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) ; - nomination des membres du Conseil d’administration de l’Institut; puis approbation - de la procédure d’élimination des équipements et matériels usagés non réparables des formations sanitaires publiques. II- Communications II-1. Guide méthodologique d’élaboration des politiques et stratégies. Notre pays s’est doté d’un Plan national de développement (Pnd) pour la période 2018-2025. Cet outil de planification stratégique vise à bien cerner les besoins des populations et à favoriser leur prise en charge, avec pour finalité, l’amélioration de leur pouvoir économique et de leur bien-être social, à travers notamment l’atteinte des Objectifs de développement durable. Dès lors, le nouvel environnement institutionnel nécessite l’actualisation de l’ensemble des politiques et stratégies sectorielles, de même que l’élaboration des stratégies pour les secteurs et ministères, aux fins de les arrimer aux nouvelles orientations fixées par le Pnd. Pour y parvenir, il convient d’actualiser le guide datant de 2009, en vue d’intégrer au processus d’élaboration des documents de politique et stratégie, de nouvelles dimensions telles que le genre, l’emploi et les changements climatiques, reconnus par la communauté internationale comme autant de défis et enjeux majeurs. C’est pourquoi, le Conseil a approuvé ce guide méthodologique d’élaboration des politiques et stratégies tel qu’actualisé. Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement veillera, en collaboration avec tous les autres ministres, à son appropriation et à sa mise en œuvre. II-2. Rapport de la commission chargée de vérifier les dénonciations de détournement des frais de scolarité à l’ex Ecole nationale supérieure des Sciences et Techniques agronomiques de Djougou. Des présomptions de délivrance de fausses attestations de diplômes et de détournement de frais de formation ont été signalées en décembre 2018, par des étudiants de ladite école. Le ministre de l’Economie et des Finances a alors dépêché l’Inspection générale des Finances pour procéder aux vérifications qui s’imposent. A l’issue de ses travaux, la commission a relevé que seules les dénonciations de détournements de frais de formation sont fondées. A ce propos, il s’est avéré que les faits ont été commis par les sieurs Hippolyte Ogoutehibo et Abdel Aziz Osseni, respectivement chef de la Division de la Scolarité et comptable de l’Ecole au moment des faits. Les contrôles effectués ont permis de mettre à la charge du premier, la somme de quatre millions cinq cent cinquante mille (4.550.000) F Cfa. Quant au second, il reste redevable de la somme de trois millions neuf cent quarante-huit mille sept cent cinquante (3.948.750) F Cfa. Pour parvenir à leurs fins, les intéressés ont usé de plusieurs manœuvres dont la falsification de quittances de paiement des frais de formation à la banque, et de pressions exercées sur des étudiants pour les amener à leur remettre les fonds destinés au règlement des frais de formation. Le Conseil a pris acte du rapport et instruit les ministres compétents de mettre en débet les mis en cause et de suivre la procédure judiciaire en cours. Aussi, pour prévenir la survenance de détournement de deniers publics au niveau de l’Administration publique, sera-t-il élaboré le manuel de procédures financières et comptables type applicable dans tous les ministères et institutions de l’Etat. II-3. Réfection d’infrastructures au Lycée militaire de jeunes filles Général Mathieu Kérékou de Natitingou et au Prytanée militaire de Bembèrèkè. Les infrastructures de ces écoles d’excellence connaissent depuis quelques années, des dégradations et cette situation impacte négativement les conditions d’études des apprenants. Il s’agit notamment des salles de classe au Prytanée militaire, et des installations sanitaires et électriques des dortoirs du Lycée militaire de jeunes filles. La réfection de ces bâtiments est donc une urgence qui fait suite à l’amélioration de l’alimentation des pensionnaires de ces écoles, traduisant ainsi la volonté du gouvernement d’offrir de meilleures conditions d’études et de séjour aux élèves de ces établissements de référence. II-4. Mesures prises dans le cadre de la prévention de l’épidémie de coronavirus. Le ministre de la Santé a présenté au Conseil, le point des mesures prises pour prévenir ladite épidémie dans notre pays. Il en ressort que dès le déclenchement de l’alerte par les autorités chinoises et par l’Organisation mondiale de la Santé, le gouvernement a procédé à la sensibilisation des populations en les informant sur les symptômes de la maladie causée par ce virus. A cet effet, des équipements de détection des sujets suspects, au nombre desquels des caméras thermiques, ont été acquis et déployés notamment à l’aéroport de Cotonou, principale porte d’entrée sur le territoire national. Cette mesure s’est doublée de l’aménagement d’installations destinées à accueillir, le cas échéant, des personnes à risque en vue de leur isolement pour une prise en charge diligente. Les capacités du laboratoire de référence sont en cours de renforcement pour assurer la confirmation du diagnostic sur place. Par ailleurs, préoccupé du sort de nos compatriotes résidant en Chine, le gouvernement a établi des contacts permanents avec eux en les exhortant à se conformer scrupuleusement aux consignes données sur place par les autorités. Enfin, tenant compte des dernières informations fournies par l’Organisation mondiale de la Santé relativement à l’évolution de l’épidémie, le Conseil a décidé de renforcer les mesures de contrôle à nos frontières et a instruit le Comité de crise mis en place pour la bonne gestion de la situation, de veiller à l’application stricte de cette décision. III- Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé l’organisation, à Cotonou : - du 19 au 21 février 2020, de la réunion technique des cadres de gouvernements d’Afrique et du Japon sur les projets numériques ; puis - le 27 février 2020, de la table ronde sur la stratégie nationale de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels. Fait à Cotonou, le 12 février 2020 Le secrétaire général du gouvernement Edouard Ouin-Ouro Actualités 13 févr. 2020


Gestion des centres universitaires : Près de 10 millions de frais de scolarité détournés
Le Conseil des ministres de ce mercredi 12 février a examiné le rapport de la commission chargée de vérifier les dénonciations de détournement des frais de scolarité à l’ex-Ecole nationale supérieure des sciences et techniques agronomiques de Djougou. A l’issue des travaux, le Conseil a instruit les ministres compétents de mettre en débet les mis en cause et de suivre la procédure judiciaire en cours. Des présomptions de délivrance de fausses attestations de diplômes et de détournement de frais de formation ont été signalées en décembre 2018, par des étudiants de l’ex-Ecole nationale supérieure des sciences et techniques agronomiques de Djougou. Le Conseil des ministres rappelle que le ministre de l’Economie et des Finances a alors dépêché l’Inspection générale des finances pour procéder aux vérifications qui s’imposent. Alain Orounla, porte-parole du gouvernement, affirme qu’à l’issue de ses travaux, la commission a révélé que seules les dénonciations de détournements de frais de formation sont fondées. Il indique qu’à ce propos, il s’est avéré que les faits ont été commis par le chef de la Division de la scolarité et le comptable de l’école au moment des faits. Le Conseil informe de même que les contrôles effectués ont permis de mettre à la charge du premier la somme de quatre millions cinq cent cinquante mille (4.550.000) F Cfa. Quant au second, il devra rembourser la somme de trois millions neuf cent quarante-huit mille sept cent cinquante (3.948.750) F cfa. «Pour parvenir à leurs fins, les intéressés ont usé de plusieurs manœuvres dont la falsification de quittances de paiements des frais de formation à la banque, et de pressions exercées sur des étudiants pour les amener à leur remettre les fonds destinés au règlement des frais de formation », note Alain Orounla. Il précise que le Conseil a pris acte du rapport et instruit les ministres compétents, de mettre en débet les mis en cause, et de suivre la procédure judiciaire en cours. Aussi, pour prévenir la survenance de détournement de deniers publics au niveau des entités de formation, sera-t-il élaboré et mis en application, le manuel de procédures financières et comptables type applicable dans tous les ministères et institutions de l'Etat. Une innovation à l’actif du gouvernement de la Rupture pour empêcher le détournement des deniers publics. Actualités 13 févr. 2020


Educo Bénin et ses partenaires en action: Grande mobilisation pour inverser la situation des enfants en mobilité
La situation des enfants en mobilité dans les marchés Dantokpa et Ouando et au port de pêche de Cotonou va changer. A la faveur d’un projet lancé, mercredi 5 février à l’intérieur du marché Dantokpa, cette organisation et ses partenaires se proposent d’inverser la tendance pour assurer un meilleur avenir à ces enfants. Le projet d’appui à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés de Dantokpa, port de pêche à Cotonou et Ouando à Porto Novo a vu le jour, suite à un diagnostic participatif de la situation des enfants travailleurs dans les marchés sus cités. Diagnostic à l’actif d’Educo Bénin et certains partenaires. Les résultats qui en sont issus confirment la mobilité de milliers d’enfants en situation de travail dans les marchés spécifiés, souligne au lancement du projet, Souleymane Ouédraogo, directeur pays d’Educo. « Cette expérience de mobilité expose ces enfants à une multitude de risques sociaux et hypothèquent leur chance de recevoir une éducation digne pour le développement de leur potentiel », poursuit-il. Pour la plupart non scolarisés et déscolarisés avec un niveau primaire, ces enfants se retrouvent avec une exploitation économique qui leur restreint davantage toute opportunité d’apprentissage. Quant aux conditions de vie et de travail, elles sont caractérisées par plusieurs formes de maltraitance de la part des usagers et exploitants des marchés, ce qui hypothèque les possibilités d’une formation professionnelle ou d’une éducation scolaire, relève-t-il. Sur ces trois sites, la situation de ces enfants est tout sauf reluisante. Il faut donc agir, et c’est ce que se proposent de faire Educo et ses partenaires que sont le foyer don Bosco, Assovie et Ifma. Leur objectif, rappelle Souleymane Ouédraogo, c’est de contribuer à la prise de conscience et au respect des droits de ces enfants travailleurs en mobilité. Le projet dure douze mois. Il se propose pour l’essentiel de renforcer la participation des acteurs communautaires de la protection des enfants et jeunes travailleurs en mobilité à risque ou victimes d’exploitation ou d’exclusion, d’assurer leur accompagnement social personnalisé, de renforcer les capacités d’intervention des Ongs partenaires et des centres de promotion sociale. Il vise à toucher en termes de cible, 250 enfants et jeunes travailleurs en mobilité, âgés de 7 à 17 ans, selon les explications de Souleymane Ouédraogo. Pour ce qui est des bénéficiaires, ce sont pour l’essentiel les trois centres de promotion sociale couvrant les zones d’intervention du projet à savoir Wlacondji, Sainte Cécile et Ouando, deux associations des usagers des marchés, trois associations de collectifs d’artisans, une association des pêcheurs et trois Ong nationales. Le projet coûte environ 138, 651 millions. Tous engagés pour les enfants Et du soutien, ce projet en a, aussi bien au plan national qu’international. La coopération suisse en est l’un des principaux partenaires. Elle prend en charge 70 millions sur le coût global. Un appui qui se justifie par la pertinence du projet et son impact surtout social. « Quand on parle de mobilité des enfants, le plus grand risque, ce sont les différentes vulnérabilités auxquelles les enfants sont confrontés », expose Valerie Lietchi, directrice résidente du bureau de la coopération suisse au Bénin. Pour elle, outiller ces associations communautaires pour que, dans le cadre de leur travail, elles puissent offrir des services de premières lignes aux enfants et ensuite les orienter vers des services compétents comme les centres de promotion sociale, est une grande avancée. Autre atout du projet, c’est le renforcement des capacités techniques des acteurs d’intervention afin que ces derniers puissent avoir les ressources nécessaires pour mener à bien l’accompagnement social personnalisé des enfants. « C’est une expérience porteuse en terme de passerelle pour la réintroduction des enfants bénéficiaires dans le système scolaire ou par la formation professionnelle », salue-t-elle. Au nom de la mairie de Cotonou, Isaac Ahivodji, prendra lui aussi l’engagement que la municipalité jouera sa participation en se tenant aux côtés des acteurs du projet pour sa mise en œuvre diligente. Le représentant du ministre du Travail, au lancement de ce projet, n’est pas moins heureux en ce qui le concerne. Raymond Zounmatoun, directeur des normes du travail fait observer que « beaucoup d’enfants sont livrés à travers tout le territoire à des abus et avec plus de gravité dans les grands marchés qui constituent des lieux d’exploitation ». Ils sont exposés à des situations difficiles comme l’exploitation économique et de toutes sortes de violence, y compris les violences sexuelles pour les filles, dénonce-t-il. Constat malheureux qui interpelle les responsables au sommet de l’Etat, la société civile et tous les organismes qui concourent à la situation de l’enfant au Bénin, expose-t-il ensuite. Même déception de la part de la directrice de la Famille, de l’enfance et de l’adolescence Solange Ahlonsou Odjo. Au nom du ministère des Affaires sociales qui d’ailleurs a le lead de la protection des enfants au Bénin, elle a rappelé les actions majeures en ce qui concerne notamment les enfants en mobilité, comme la signature de cet accord tripartite entre le Burkina Faso, le Togo et le Bénin. La volonté politique est entière, assure-t-elle pour sa part. aussi, rappelle-t-elle que « la mobilité précoce et le travail des enfants figurent parmi les pires contraintes auxquelles les enfants sont confrontés dans les grands marchés du Bénin ». Société 12 févr. 2020


Développement des marchés financiers: Des experts en quête de choix stratégiques et de nouveaux modèles
Débattre des défis de la croissance par les marchés de capitaux dans un contexte où la tendance des investissements directs étrangers est à la baisse, particulièrement en Afrique et au ralentissement des chaînes de valeurs mondiales. C’est ce à quoi se sont attelés des acteurs du marché financier de la sous-région à la Conférence internationale sur le développement des marchés financiers qui a pris fin ce mardi 11 février à Abidjan en Côte d’Ivoire. Initiative de la Banque mondiale et de Société financière internationale (Ifc), le Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) a convié à sa première conférence internationale sur le développement des marchés financiers plus de 350 experts et décideurs du monde entier pour échanger autour des défis de la croissance par les marchés de capitaux. Cette rencontre a permis à Mamadou Ndiaye, président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés régionaux (Crepmf), de faire savoir que le J-Cap est une initiative du groupe de la Banque mondiale visant à renforcer l’engagement de l’institution en faveur du développement des marchés financiers locaux. Le partenariat entre l’institution qu’il préside et la Banque mondiale traduit, selon lui, une volonté commune d’accompagner le développement du marché financier régional, en vue d’une meilleure contribution au financement des économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ce programme, assure-t-il, s’inscrit en droite ligne de la vision des autorités de l’espace déclinée à travers les nouvelles priorités du marché financier régional et qui, à terme, devait permettre d’accroitre et de diversifier l’offre de financement en faveur des économies de ces Etats. Avec le Programme J-Cap, le Conseil régional de l’épargne, publique et des marchés régionaux entend renforcer la protection de l’épargne, mais également l’attractivité et la compétitivité du marché régional, afin de préparer au mieux l’intégration prochaine des places financières ouest-africaines. La conférence organisée autour du thème ‘’Investir pour la croissance’’ est une occasion pour explorer de nouvelles opportunités d’investissement et d’affaires pour l’espace sous régional, identifier les difficultés et contraintes rencontrées sur d’autres places, mais également pour discuter de solutions innovantes et adaptées à la zone. Des idées innovantes à explorer En abritant la Conférence internationale sur le développement des marchés financiers, la Côte d’Ivoire, selon son premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, traduit tout l’intérêt que les autorités de l’Uemoa, dont la présidence de la Conférence des chefs d’Etat est assurée par le président Alassane Ouattara, attachent au développement des marchés de capitaux. « Il ne fait aucun doute que ces marchés sont, par excellence, un levier important de la croissance économique de nos Etats », indique-t-il, saluant les initiatives des Partenaires techniques et financiers et leur appui constant au développement du marché financier régional et à l’amélioration de sa contribution au financement des économies de l’Union. Notamment le groupe de la Banque mondiale pour ses efforts en faveur du développement de l’industrie financière dans la sous-région et le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf), acteur majeur du développement du marché des capitaux dans la zone. Les synergies d’actions ayant abouti à la mise en place du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) qui vise la création d'un marché performant des obligations d'État, le développement des marchés des actions et des obligations de sociétés, l'expansion, la diversification de la base des investisseurs, et une meilleure contribution des fonds de pension au financement de l’économie, ont été entre autres appréciées par le premier ministre ivoirien. « Cette conférence est le lieu de faire converger les réflexions sur les problématiques de croissance de nos économies à travers les outils de financement par le marché financier», indique-t-il. Soulignant par ailleurs que « la mobilisation d’une épargne importante et durable constitue un impératif majeur pour le développement de nos économies, confirmant le lien étroit entre l’épargne et le taux de croissance économique des Etats, à travers notamment le taux d’investissement ». Adama Coulibaly, ministre de l’Economie et des Finances de la République de Côte d’Ivoire, à sa suite, notant la transformation structurelle du marché régional à l’avènement du programme J-Cap, a fait une rétrospective des incertitudes qui caractérisaient il y a peu l’environnement des marchés de capitaux. « En 22 ans d’existence, notre marché financier régional a su s’accommoder avec des économies d’endettement et de faible valeur de productivité, dans un contexte mondial marqué par l’envolée des prix des denrées alimentaires, des produits pétroliers, des turbulences financières ayant induit une récession économique dans les pays développés et la décélération de la croissance économique dans les pays émergents », fait-il observer. Au regard des tensions commerciales persistantes entre certaines puissances et des incertitudes économiques au sein de la zone Euro relatives au Brexit, les prévisions mondiales de la croissance en 2020 restent, à son avis, pessimistes. Il en ressort que les marchés africains devraient gagner en attractivité en 2020, tandis que les tendances mondiales seront plus que jamais en contradiction avec les intérêts des entreprises internationales, projette-t-il. Ce qui lui laisse croire que «une plus grande intégration régionale, à travers notamment l’opérationnalisation efficace de la zone continentale de libre-échange africaine, le rapprochement des marchés financiers de la Cedeao, ainsi que l’avènement de la monnaie unique Eco, constitueront pour notre zone un contrepoids bénéfique au nationalisme économique croissant dans le reste du monde ». Des opportunités se profilent donc à l’horizon, et « il nous appartient de nous préparer pour en tirer le meilleur profit», admet-il. Dans ce contexte de crise, la dynamique suscitée par les réformes sous l’impulsion du programme J-Cap a de quoi donner le sourire au président du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine, par ailleurs ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni. « Le montant des ressources levées en 2019 a atteint un nouveau cap de 1 620,2 milliards de F Cfa. Ce record porte ainsi le volume total des ressources levées par le marché financier régional à fin 2019 à 7 500 milliards de F Cfa dont environ 40 % ont permis de financer les infrastructures des Etats membres », se satisfait-il. En dépit de la fragilité des marchés, le président du Conseil des ministres de l’Umoa estime que des signaux encourageants sont notés avec une normalisation de l’activité sur certains des marchés affectés par la crise. Un affaiblissement de l’activité économique et une baisse des taux d’intérêt appellent à une réorientation vers une politique monétaire plus accommodante. La conférence réunissant les experts et décideurs, espère-t-il, permettra aux milieux financiers de jeter les bases d’un marché de capitaux à long terme, financé par l’épargne des ménages et permettant la distribution de la croissance des économies auprès des populations. Il est donc essentiel, juge-t-il, d'adopter des politiques communautaires structurelles, visant à améliorer la compétitivité et l'inclusivité de la croissance, pour réduire la vulnérabilité aux chocs extérieurs, constituer des coussins d’amortissement, stimuler une croissance tirée par le secteur privé et pérenniser sa dynamique. Il importe d’agir conséquemment, tout en opérant des choix stratégiques et en élaborant de nouveaux modèles de financement. Actualités 12 févr. 2020


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