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Nouvelles

Assemblée nationale: Un nouveau Code d’électricité adopté
(Le secteur énergétique ouvert au privé) Les députés ont adopté ce mardi 4 février, un nouveau Code d’électricité en République du Bénin. Ce texte apporte plusieurs innovations dont l'ouverture du secteur énergétique aux investisseurs privés qui peuvent désormais mener cette activité au même titre que la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) n’a plus le monopole en matière de production, de transport, de distribution et de commercialisation de l’énergie électrique. Le secteur est dorénavant ouvert aux investisseurs privés qui peuvent aussi assurer ces activités. La réforme est portée par la loi portant Code d’électricité en République du Bénin adoptée par l’Assemblée nationale. Ce texte vient abroger la loi n°2006-16 du 26 mars 2007 qui régit actuellement les activités relevant du secteur de l’électricité au Bénin. Lequel texte, bien qu’ayant consacré l’ouverture du segment de la production aux producteurs indépendants, fait jouer à l’Etat un rôle central sur les différents segments tout en ne permettant pas la prise en compte des questions relatives au développement durable. Le Code prévoit clairement que les producteurs indépendants sont autorisés, au même titre que la Sbee, à assurer la production, le transport, la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique. Cette innovation vise en effet à favoriser l’émergence d’une économie compétitive, riche et créatrice d’emplois grâce à la mobilisation des filières notamment celles d’économie verte, à diversifier les sources d’énergie et à réduire la dépendance énergétique du Bénin. Elle permettra aussi de poursuivre l’extension du réseau électrique national, d’assurer le transport d’énergie par des moyens adaptés aux besoins, de promouvoir un prix énergétique compétitif et attractif et de garantir un droit d’accès de tous les ménages à l’énergie et à un coût abordable. Ainsi, la libéralisation du secteur énergétique découle du souci du gouvernement de permettre au Bénin de mieux faire face aux nouveaux défis de développement qu’impose son programme d’action. La Sbee, à elle seule, ne peut plus tout faire. Il était donc nécessaire de faire intervenir les investisseurs privés afin de booster le secteur. Le Code met l’accent sur la diversification des ressources énergétiques notamment les énergies renouvelables. Il permet de régler un tant soit peu les difficultés du secteur à travers l’encouragement des initiatives privées et de clarifier certaines dispositions du code actuellement en vigueur qui se contredisent parfois. Le nouveau Code d’électricité renforce par ailleurs les pouvoirs de l’Autorité de régulation de l’électricité (Are), un organe indépendant créé afin de rassurer les investisseurs privés qui s’engagent dans le secteur. Les toiles d’araignées interdites A ce titre, l’Are veille au respect des règles en la matière par les producteurs privés, aux conditions d’accès aux réseaux et aux utilisations ainsi qu’au contrôle des installations techniques. L’Autorité est compétente également pour veiller à l’exercice d’une concurrence saine et légale dans l’intérêt de l’Etat, des consommateurs en respect des contrats auxquels ont souscrit les investisseurs privés et l’équilibre du secteur. L’Are a également pour mission de veiller à la politique de prix de tous les services notamment les branchements pour éviter tout abus par l’opérateur privé. Le nouveau Code d’électricité interdit les toiles d’araignées surtout les activités de certaines personnes qui vendent l’énergie électrique clandestinement. Ces revendeurs doivent avoir désormais des agréments d’exploitation comme c’est le cas dans le secteur des Gsm. Ils doivent s’engager à utiliser des matériels électriques adéquats pour ce type d’activité. Le contrôle des modalités des titres d’exploitation relève également de la compétence de l’Are, précise le texte. Les députés, avant d’approuver le texte, chapitre par chapitre, ont salué le projet. Jean-Pierre Babatoundé trouve cette réforme majeure. Il félicite le gouvernement pour s’être attaqué au secteur de l’énergie où il y a trop de problèmes. Le député se réjouit qu’une grande partie des solutions soit apportée par le nouveau Code. Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou a défendu le vote de cette loi qui ne fera que fouetter considérablement le développement et la croissance économique du Bénin. D’ailleurs, l’autorité ministérielle fait observer que les efforts du gouvernement dans le secteur de l’énergie portent déjà leurs fruits. Jean-Claude Houssou en veut pour preuve la sortie du Bénin de la liste des 25 pays les plus pauvres du monde. L’avènement du nouveau Code d’électricité ne viendra que consolider davantage les bases des nombreuses actions visant à rendre le Bénin énergétiquement autonome, souligne le ministre Jean-Claude Houssou. Actualités 05 févr. 2020


Protection des données personnelles: Facebook et l’Apdp se donnent la main
La Journée internationale de protection des données personnelles s’est tenue, ce lundi 3 février à Cotonou. Initiative conjointe de Facebook et de l’Autorité de protection des données personnelles (Apdp), elle a permis aux acteurs du numérique de mieux cerner les enjeux liés aux « données personnelles à l’ère du numérique et la vie privée sur les réseaux sociaux ». Les Tics, puissants leviers de développement socioéconomique à l’échelle planétaire, accompagnent le monde avec toutes leurs merveilles, mais elles comportent aussi des pièges. La journée de protection de données personnelles initiée au Bénin par Facebook et l’Autorité de protection des données personnelles (Apdp) se propose de se pencher sur la question. L’initiative offre l’occasion de réfléchir et de discuter autour des enjeux du numérique, notamment les données personnelles afin de préserver toute personne publique ou privée des nuisances des Tics. « Les hommes et les femmes sont liés les uns aux autres et échangent instantanément par le truchement des réseaux sociaux. Ce nouveau monde qualifié de 2.0 devient alors une gigantesque plateforme où des internautes affichent leurs vies privée et professionnelle, échangent leurs données personnelles, s’exposent au monde parce qu’ils sont devenus des amis sur Facebook ou généralement sur les réseaux sociaux », explique Etienne Fifatin, président de l’Apdp. Une révolution certes, mais les risques y liés ne sont pas à minimiser. « En raison de cette ouverture au monde, nombreux sont les internautes qui publient ou relayent des contenus illicites sans se soucier de leur e-réputation », relève-t-il. « La mondialisation et l’intensification de la collecte frauduleuse des données personnelles sur les réseaux sociaux, les fausses nouvelles et autres actes criminels appellent une meilleure utilisation des données individuelles à tous les niveaux », préconise-t-il. Le tandem Apdp-Facebook devient incontournable quand on sait que Facebook est un réseau aux tentacules multinationales. « Avec l’importante croissance prise par internet dans la vie de millions d’humains, une régulation efficace s’impose comme un impératif catégorique. La meilleure façon d’y parvenir est de trouver un espace collaboratif où l’ensemble des acteurs du numérique travaille dans un esprit d’échange et dans une démarche stratégique qui explore des pistes d’idées innovantes en vue d’une meilleure protection des données personnelles », insiste Etienne Fifatin. Le Bénin, dans sa riposte nationale a adopté la loi 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique, outil efficace de protection des données. Serge Adjovi, président de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), a partagé avec les participants, l’esprit et le contenu dudit Code. Selon lui, ce code est à la fois un outil de développement  harmonieux du numérique dans la société et de protection du citoyen et de ses droits. Plusieurs communications et panels ont meublé cette journée. Entre autres, « Comment Facebook protège vos données ? », « L’Apdp dans la nouvelle dynamique de la protection des données personnelles à travers le Code du numérique », assurée par Marrianick Ouendo, chef service juridique Apdp. Actualités 04 févr. 2020


Indice de développement humain: Le Bénin, un des dix pays les plus performants dans le monde
Le dernier indice de développement humain rendu public, il y a peu, fait une place de choix au Bénin. Il est logé parmi les pays les plus performants dans le monde et surclasse ainsi plusieurs de ses voisins. Une performance qui est loin d’être le fruit du hasard, a confié le ministre d’Etat en charge du Développement Le Bénin figure parmi les dix pays les plus performants dans le monde. C’est ce que stipule le rapport du Programme des Nations Unies pour le développement sur l’Indice de développement humain (Idh) 2019. Le pays est ainsi classé pour ses efforts en matière de croissance économique. Bonne nouvelle qui a fait réagir le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, qui ne pouvait cacher sa satisfaction face à une telle prouesse. « Sur l’Indice, on peut aussi noter avec satisfaction que le Bénin se classe premier pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui comprend des pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal », laisse-t-il entendre. Autre performance, le pays est classé quatrième au niveau de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui comprend tout de même le Nigeria et le Ghana. « Nous avons l’indice qui s’est beaucoup amélioré et qui traduit les résultats spectaculaires qui ont été enregistrés depuis quatre ans », reconnaît le ministre d’Etat dans sa brève déclaration devant les médias. Cette performance et « cette belle évolution de l’Indice de développement humain » sont « l’impact des politiques qui sont menées par le gouvernement dans le domaine économique mais aussi dans le domaine social », indique le ministre Abdoulaye Bio Tchané. Performance qu’il assimile aussi à la combinaison de plusieurs facteurs comme la santé, l’éducation, la croissance économique… Au nombre des éléments ayant contribué à cette réussite, il retient la croissance économique qui vient d’une bonne maîtrise de la situation macroéconomique, des politiques budgétaires saines, des politiques de développement bien orientées et des politiques sociales qui permettent aux populations de commencer par recueillir une partie des dividendes de la croissance économique. Garder le cap En guise d’exemple, il cite la politique dans le secteur de l’eau. « Entre 2015 et 2019, nous avons donné de l’eau potable à plus de 10 % de notre population. C’est pareil pour l’électricité », explique-t-il. Pour ce qui est des cantines scolaires, en 2016, l’Etat y dépensait à peu près un milliard de francs Cfa. Avec la politique déployée par le pouvoir en place, cette enveloppe a été portée à plus de douze milliards de francs Cfa par an, ce qui fait que plus de 51 % des enfants à l’école primaire ont accès à un repas chaud par jour.  S’il y a une leçon importante à retenir, c’est qu’il faut garder le cap de la politique macroéconomique et sur les politiques sectorielles qui vont être amplifiées, projette le ministre d’Etat. « C’est important de noter que ces résultats ne sont pas accidentels », insiste le ministre. Mieux, le cap sera maintenu. « Dans le court et moyen terme, le gouvernement est engagé dans cette direction et le chef de l’Etat nous a instruits au niveau des ministères sectoriels et transversaux à prendre toutes les dispositions pour que ces politiques se poursuivent », indique-t-il. « Les perspectives, nous sommes optimistes que les résultats seront aussi bons maintenant que dans les années à venir », se satisfait le ministre Abdoulaye Bio Tchané. Actualités 04 févr. 2020


Paiement des cotisations sociales et impôts sur salaire: Un formulaire de déclaration unique en ligne lancé
La déclaration et le paiement des cotisations de sécurité sociale et des impôts sur salaire se feront désormais par un seul canal : la plateforme « e-services » de l’administration fiscale. Le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, a procédé, ce lundi 3 février à Cotonou, au lancement du formulaire de déclaration unique et de paiement conçu à cet effet. Les entreprises utilisatrices des télé-procédures fiscales ont l’obligation de déclarer par un même canal en ligne les cotisations sociales et les impôts sur salaires, à compter de l’échéance de février 2020. La direction générale des Impôts (Dgi) et la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) ont conjugué leurs efforts pour concevoir un formulaire de déclaration unique qui a fait l’objet d’un lancement officiel, ce lundi à Cotonou. Ce nouvel outil ainsi que le tutoriel expliquant les différentes procédures en la matière, sont disponibles sur la plateforme « e-services » et également sur les sites Internet des deux structures. « Ces deux déclarations autrefois séparées et souscrites auprès de deux administrations distinctes, se feront désormais en une seule déclaration via la plateforme e-services de l’administration fiscale », explique Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts. Cette réforme satisfait à une recommandation de la Banque mondiale et à une exigence légale contenue dans le Code de sécurité sociale et la loi de finances pour la gestion 2020, dira Apollinaire Cadète Tchintchin, directeur général par intérim de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). En effet, l’article 23 dudit Code stipule que la Caisse se fait communiquer au moins une fois l’an par les services fiscaux ou toute autre structure de l’Etat tous renseignements susceptibles de faciliter le contrôle des salaires servant de base au calcul des cotisations. « Une disposition restée lettre morte jusqu’à présent, faisant ainsi le lit à une fraude sociale difficile à quantifier mais dont les conséquences sont fâcheuses pour la nation tout entière et les travailleurs salariés en particulier», déplore M. Tchintchin. La loi n°2019-46 du 27 décembre 2019, quant à elle, prévoit que l’impôt sur le revenu des personnes physiques au titre des traitements et salaires (Irpp/Ts), le versement patronal sur salaires (Vps) ainsi que les cotisations sociales soient liquidés par la même déclaration. Avantages « C’est une mesure qui, à coup sûr, sera bénéfique pour le développement de notre pays », selon Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. A l’en croire, « Cette réforme mettra fin aux problèmes récurrents des divergences constatées entre les diverses déclarations souscrites par les entreprises auprès de la Dgi et de la Cnss soit par négligence, soit par volonté de se soustraire à leurs obligations ». La mise en place du formulaire de déclaration unique « permettra de réduire considérablement les pertes de temps, de simplifier les formalités, par le passé, chronophages et sources de tracasseries », selon Nicolas Yènoussi. Cet outil favorisera un meilleur suivi des déclarations souscrites par les deux administrations et une réduction significative des tracasseries et du temps consacré à la souscription de deux déclarations, renchérit Hermann Orou Takou. Le directeur général des Impôts exhorte les responsables d’entreprises à en faire bon usage et à accompagner ainsi la Dgi et la Cnss dans leur quête de modernisation et d’amélioration du climat des affaires. La déclaration unique des impôts sur salaires et des cotisations de sécurité sociale fait suite à plusieurs autres réformes visant à dématérialiser l’administration fiscale et à faciliter le paiement des impôts et taxes aux contribuables. Il s’agit, entre autres, de la généralisation du télépaiement des impôts à toutes les entreprises, la délivrance des attestations fiscales et le dépôt des états financiers en ligne. Actualités 04 févr. 2020


Communales de mai 2020: Les grands enjeux politiques dans l’Ouémé/Plateau
Les municipales et communales de mai prochain donneront lieu à de rudes batailles dans certaines communes de l’Ouémé et du Plateau pour leur contrôle au regard des enjeux politiques du terrain. Porto-Novo, Avrankou, Sèmè-Podji dans le département de l’Ouémé et Ifangni dans le Plateau sont quatre communes où la bataille électorale sera rude lors des élections municipales et communales de mai prochain. Le contrôle de ces communes constitue un grand enjeu pour certaines formations politiques qui n’hésiteront pas, chacune, à déployer la grosse artillerie pour sortir la tête de l’eau au soir du scrutin. Sans risque de se tromper, le jeu se jouera au niveau de ces quatre communes entre le Parti du renouveau démocratique (Prd), l’Union progressiste (Up) et le Bloc républicain (Br). Les autres partis tels que les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), principale force de l’opposition, n’ont plus d'influence depuis le départ de certains de leurs ténors dont la députée de la 19e circonscription électorale (Porto-Novo, Sèmè-Podji, Adjarra et Aguégués), Sofiath Schanou, aujourd’hui au Bloc républicain où elle compte parmi les membres fondateurs. Les autres partis légalement constitués comme l’Udbn de Claudine Prudencio et Moele de Jacques Ayadji n’ont pas tellement pignon sur rue dans la région. Du coup, le combat politique pour la conquête des mairies de Sèmè-Podji, Porto-Novo, Avrankou et Ifangni s’annonce âpre. Entre le Prd, l’Up et le Br, bien malin qui pourra dire qui de ces trois forces politiques pourra prendre le dessus. Porto-Novo, Sèmè-Podji et Ifangni sont aujourd’hui dirigées par des maires Prd. Le maire d’Avrankou était aussi du parti Arc-en-ciel de Me Adrien Houngbédji avant de migrer vers l’Union progressiste. Avec la bataille ouverte, le Prd est désormais seul face à son destin. Il devra, le 17 mai prochain, confirmer sa mainmise politique sur ces communes comme ce fut le cas au soir des communales de 2015. Seulement, les choses risquent de ne pas être faciles pour lui. Tout simplement parce que la donne a changé. Le terrain n’est plus ce qu’il était lors des communales et municipales de 2015. Le Prd a perdu beaucoup de plumes avec le départ de plusieurs grosses cylindrées notamment dans les fiefs traditionnels du parti comme Porto-Novo, Sèmè-Podji, Avrankou et Ifangni. Ces ex-ténors ont surtout grossi les rangs des partis Up et Br. Pis, depuis l'avènement du renouveau démocratique en 1990, c’est la première fois que le Prd n’a pas de député à l’Assemblée nationale. Baroud d’honneur pour Vlavonou Le parti a été recalé lors des législatives de 2019 par la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a invalidé sa liste en raison de doublons dans les dossiers de candidatures. Mieux, il y a aussi les 10% des suffrages exprimés sur le plan national que la loi électorale exige de tout parti en lice avant d’être éligible à l’attribution des sièges. Cette condition est une innovation du Code électoral en vigueur qui n’a jamais été expérimentée aux élections communales et municipales au Bénin. Cette condition sera expérimentée lors des élections communales de mai prochain. Déjà, beaucoup d’observateurs et d’analystes de la chose politique au Bénin se demandent si le Prd pourra avoir les 10 % pour être éligible à l’attribution des sièges au soir du scrutin. Mais au niveau du parti, l’heure est à l’optimisme et à la sérénité. Les ténors ne s’inquiètent guère de ce taux éliminatoire de 10 %. Ils fondent leur optimisme surtout sur les scores obtenus par le parti aux précédentes consultations électorales auxquelles a pris part le Prd depuis 1990. Les Tchoco-Tchoco se vantent d’avoir toujours dépassé et largement seuls ou en alliance cette barre. Seulement, l’on se demande si ceci se traduira dans les urnes au soir du dimanche 17 mai prochain. Le parti ne doit pas sous-estimer la machine électorale de ses adversaires en l’occurrence de l’Up et du Br qui sont aussi de la mouvance présidentielle. Ces derniers ont aussi un fort ancrage sur le terrain avec à la clé, des députés au Parlement, des ministres au gouvernement, des directeurs généraux de sociétés, et même des hommes d’affaires dont certains hier membres du Prd ne lui feront pas du tout de cadeau. Mieux, c’est une question d’honneur pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, par ailleurs coordonnateur départemental de l’Up dans l’Ouémé de gagner les mairies de Porto-Novo, Avrankou et Sèmè-Podji. Ne parlons même pas de la commune d’Ifangni, ville natale de la deuxième personnalité de l’Etat béninois. Duel Houngbédji-Ahouanvoèbla Idem à Avrankou où le président Louis Vlavonou pourrait aller en renfort au député Augustin Ahouanvoèbla, qui a tourné le dos au Prd au profit de l’Up dont il est membre fondateur. Ce dernier qui a réussi à convaincre le maire actuel d’Avrankou, Eugène Lonègnon, de quitter aussi le Prd pour l’Up, devrait prendre les élections communales et municipales comme un défi pour démontrer sa force de frappe sur le terrain. Et prendre à défaut ses détracteurs politiques qui pensent à tort ou à raison qu’il ne pèse politiquement rien sans le Prd. Augustin Ahouanvoèbla pourra montrer de quoi il est capable face au Prd. Outre l’Up, le Prd de Me Adrien Houngbédji aura également à faire face à un autre rouleau compresseur, le Br sous la férule d’Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique et coordonnatrice départementale de ce parti au niveau de l’Ouémé. Ce parti politique a aussi son mot à dire sur le terrain dans les quatre communes en question où le Prd serait incontournable. Il va sans dire que le Prd sera entre le marteau Up et l’enclume Br lors des élections communales de mai prochain. Reste à savoir si le Prd qui totalise déjà trente ans de vie et d’expérience politique va se laisser broyer aussi facilement par deux partis qui viennent à peine de naître. Les résultats du scrutin de mai prochain nous édifieront. Lesquels résultats sont très déterminants pour la présidentielle de 2021 qui oblige les candidats à se faire parrainer au moins par 16 maires et/ou députés avant la validation de leurs candidatures. Actualités 04 févr. 2020


Assainissement de la berge lagunaire de Cotonou: Démarrage effectif des travaux
La berge lagunaire de Cotonou, située le long du marché international Dantokpa, autrefois jonchée d’ordures est en plein aménagement à la satisfaction des usagers du marché et des habitants des quartiers Gbogbanou, Missèbo et Hindé. Un tour sur la berge lagunaire de Cotonou montre que les travaux de son aménagement ont démarré à la grande satisfaction des usagers du marché Dantokpa et des habitants des quartiers Gbogbanou, Missèbo et Hindé. Ce projet du gouvernement entre dans sa phase active sous la conduite des forces de sécurité fortement déployées sur les lieux. L’aménagement de ce site intervient après le déguerpissement des occupants illégaux mené par la préfecture de Cotonou. Depuis le 7 janvier dernier, le site a été libéré. Aujourd’hui, tout le monde apprécie cette opération du gouvernement tant critiquée au départ. « Quelque chose est en train de changer dans mon pays. Je dois le reconnaître. Je n’ai pas reconnu le paysage, lorsque j’y ai fait un tour. Tout est déblayé. Il n’y a plus d’ordures. L’assainissement est en cours, un remblai du site fait qu’on aura du plaisir à venir ici », a indiqué Francis Mihami, ancien chef du 5e arrondissement de Cotonou qui s’est senti dépaysé à la vue du site aménagé. A l’œuvre, le génie militaire qui a réussi à transformer, en l’espace de quelques jours, cette berge lagunaire autrefois jonchée d’immondices en un cadre attrayant, vivable. Les tas de déchets solides ménagers sont dégagés et cèdent place à un site assaini. Selon certains usagers, le gouvernement ne s’est pas limité à dégager les déchets encombrants pour la lagune. Tous les gravats sont dégagés du site avec le reprofilage de toute la portion allant de Missèbo à Gbogbanou et Dantokpa en passant par Hindé. Désormais, plus d’occupants illégaux sur les lieux, car, des mesures sécuritaires sont prises, pour surveiller le site. En témoigne la présence permanente des éléments de la Police républicaine et des forces de défense sur la berge. Société 03 févr. 2020


Point de la mission du chef de l’Etat aux Etats-Unis: Aurélien Agbénonci parle d’une visite valorisante pour le Bénin
Du dimanche 26 au jeudi 30 janvier, le chef de l’Etat était en mission à Washington. Cette visite de travail a permis au président Patrice Talon d’échanger avec d’éminentes personnalités sur le Bénin qui se révèle de plus en plus. Ses interlocuteurs ont d’ailleurs reconnu et salué l’efficacité des politiques publiques qui mettent le Bénin sous les projecteurs. C’est ce qui ressort du bilan fait, vendredi 31 janvier dernier, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Aux Etats-Unis, le président Patrice Talon n’est allé ni quémander, ni supplier. Bien au contraire, il est allé valoriser le Bénin dans sa marche résolue vers la prospérité et dans son ambition de se révéler au monde. Dans ce cadre, le chef de l’Etat s’est entretenu avec de hauts responsables d’institutions financières internationales, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo et quelques compatriotes de la diaspora. Et bien loin des rumeurs malveillantes, le président n’a eu à faire face à aucun mouvement de protestation ou à des remontrances. Loin de là ! Ses interlocuteurs lui ont réservé un accueil empreint d’enthousiasme et l’ont encouragé pour les réformes courageuses engagées. C’est ce qu’apprend le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. « Aujourd’hui le Bénin est mieux valorisé. Il était important que le chef de l’Etat effectue cette visite qui vise le raffermissement des relations avec les États-Unis mais aussi le renforcement de la coopération avec les institutions internationales qui sont basées à Washington », souligne le chef de la diplomatie béninoise. Au niveau bilatéral, les échanges entre le chef de l’Etat et le secrétaire d’État américain ont essentiellement porté sur les progrès économiques, la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie. Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a félicité le chef de l’Etat pour les réformes courageuses conduites au Bénin, la lutte contre la corruption...« En dépit de toutes les richesses naturelles, ce qu’il faut pour le Bénin, c’est la discipline, le travail et le renforcement du capital humain » ; c’est la vision du chef de l’État. Les deux personnalités ont ensuite parlé du climat des affaires au Bénin qui s’est beaucoup amélioré grâce aux réformes et lois ; un climat favorable à un partenariat bénéfique entre entreprises américaines et béninoises. Ils ont également abordé le renforcement de la coopération contre le terrorisme, un fléau qui sévit dans la sous-région notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso, qui menace le monde entier et auquel aucun Etat ne peut rester indifférent. L’autre chantier de coopération bilatérale avec les Etats-Unis, c’est le Millennium challenge account (Mca) qui contrube énormément à l’amélioration des conditions de vie au Bénin. « Le Bénin fait partie des pays qui ont utilisé à bon escient le compact », a soutenu le ministre Aurélien Agbénonci qui donne l’exemple des prouesses réalisées au Port autonome de Cotonou avec le premier compact et des bonds faits sur le plan énergétique par le Bénin avec le deuxième compact. Lors de son séjour, le président Patrice Talon a aussi rencontré l’administrateur de l’Usaid, la machine opérationnelle des Etats-Unis en matière de coopération. Tout en remerciant l’organisation pour son appui au Bénin, le chef de l’Etat a insisté sur le renforcement du capital humain. Les deux nouvelles priorités du chef de l’Etat Avec les responsables d’institutions financières, le président Patrice Talon a abordé les réformes politiques et économiques qui ont été mises en œuvre au Bénin et les résultats palpables qui en découlent ; les mutations en cours dans la sous-région notamment les diligences pour la monnaie unique, l’Eco. Il a surtout présenté le Bénin révélé et exprimé ses attentes vis-à-vis des partenaires. « Le président a tenu à présenter à toutes ces personnalités ce qui aujourd’hui constitue les priorités. La première priorité à partir de maintenant, c’est le capital humain. Si nous avons des Béninois bien formés, nous allons réduire le coût de l’expertise extérieure. Nous avons besoin de compétences, et ce dans tous les domaines. C’est pourquoi le Bénin entend investir dans le renforcement du capital humain. La deuxième priorité, c’est l’inclusion financière pour permettre à tous les Béninois de vivre décemment », fait savoir le chef de la diplomatie béninoise. Avant de rencontrer les hauts responsables de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et de la Société financière internationale, le chef de l’État a d’abord échangé avec les administrateurs béninois en fonction dans ces institutions. Ensuite, avec le vice-président Afrique de la Banque mondiale, il a passé en revue ce qui a été fait depuis leurs derniers échanges, il y a deux ans. La Banque mondiale a félicité le Bénin pour l’utilisation optimale des ressources dans la production et la distribution de l’énergie électrique... Mais l’ambition du chef de l’Etat va au-delà : « Aujourd’hui où la production énergétique a augmenté, le chef de l’État voudrait que les ménages les plus pauvres bénéficient d’une accessibilité à l’énergie à un coût très abordable ; qu’ils puissent bénéficier des branchements à des conditions quasiment forfaitaires. La Banque mondiale a salué cette ambition car elle relève de la dimension sociale... », indique le ministre Aurélien Agbénonci. Le président de la Banque mondiale a montré aussi un grand intérêt pour ce qui se fait au Bénin : les réformes économiques, l’environnement des affaires. Il a été heureux de constater que le Bénin a créé des conditions favorables à l’amélioration du climat des affaires. La directrice du Fonds monétaire international avec qui le chef de l’État a fait le point de la coopération, a également salué la bonne dynamique de l’économie béninoise. Avec le directeur de la Société financière internationale, le président de la République a parlé du renforcement du bureau de la Sfi à Cotonou. Il a souhaité que la Sfi appuie le Bénin dans ses ambitions pour le tourisme et le réaménagement urbain notamment Dantokpa, le marché des gros bétails… En somme, trois idées fortes se dégagent de cette visite de travail du chef de l’Etat. « La première idée, c’est la constance de la nature des déplacements du chef de l’État qui ne fait que des visites de travail. Il préfère se déplacer pour travailler pour la Nation ; ce qui confirme que la diplomatie est réellement au service du développement. La deuxième idée, c’est le message du chef de l’Etat à ses interlocuteurs. Ce que je vous demande, c’est d’observer le Bénin. C’est un pays qui fait des progrès. Nous menons la lutte contre le désordre, l’impunité, la corruption. On n’a pas besoin de diamant ou de pétrole pour se développer. Ce qu’il faut, c’est le travail, l’opiniâtreté… La troisième idée forte, c’est le respect des engagements internationaux et la détermination à maintenir le cap des réformes au Bénin », résume le chef de la diplomatie béninoise Aurélien Agbénonci. Actualités 03 févr. 2020


Revue des finances publiques 2019: Priorité à la mise en œuvre de neuf réformes phares
Faire la rétrospective de la mise en œuvre des différentes réformes des finances publiques au cours de l’année 2019 et présenter les grandes lignes de réformes envisagées pour 2020. C’est à cela que la revue 2019 des finances publiques, organisée vendredi 31 janvier à Cotonou, s’est employée. C’était surtout l’occasion d’évaluer la série d’actions engagées pour améliorer la performance du système de gestion des finances publiques. Le Programme d’action du gouvernement (Pag) a retenu pour le compte du ministère de l’Economie et des Finances, neuf réformes phares. Il s’agit de la réforme relative à la mise en œuvre d’un système de compte unique du trésor, celle relative à la passation des marchés publics, aux corps de contrôle de l’ordre administratif, les réformes relatives à la gestion du patrimoine de l’Etat et à la revue du cadre légal et réglementaire des établissements publics et assimilés. A cela s’ajoutent la réforme relative à la mise en œuvre de la gestion budgétaire axée sur les programmes, celles relatives aux procédures de contrôle fiscal et clarification des droits et obligations en matière de contentieux fiscaux, la réorganisation et la professionnalisation des corps de contrôle de l’Etat et enfin, les réformes relatives à la rationalisation de la fonction de comptable public et de la fonction de contrôle financier. Neuf réformes phares qui se déploient déjà et qui changent le visage des finances publiques au Bénin. 2020 étant une année charnière dans la réalisation du Pag, l’urgence est de prioriser la mise en œuvre de ces neuf réformes phares qui incombe au ministère de l’Economie et des Finances, a soutenu à l’occasion de la dixième revue des finances publiques, Alban Bienvenu Bessan, coordonnateur de l’Unité de gestion de la réforme du système de gestion des finances publiques (Ugr). La revue des finances publiques, dira-t-il, « est un travail collectif considérable qui se déroule chaque année pour faire le point de mise en œuvre des actions réalisées ». Elle est aussi, poursuit-il, une occasion pour échanger entre parties prenantes sur des choix opérés et des orientations retenues dans la conception et la mise en œuvre des réformes des finances publiques. Pour lui en effet, le gouvernement a engagé d’importantes réformes du système de gestion des finances publiques en vue d’améliorer la qualité des services offerts aux clients et d’accroître la mobilisation des ressources intérieures. Des réformes qui, pour la plupart, visent la digitalisation des procédures dans l’administration grâce au développement du numérique. « Ce nouveau paradigme de réforme impulsé par le gouvernement vise d’une part à limiter au maximum le contact humain et d’autre part à appréhender tout le paradis fiscal qui autrefois échappait à l’Etat », indique Alban Bienvenu Bessan. Bilan ! Dans cette quête, l’année 2019 s’est offerte comme un champ d’expérimentation dont il est important de faire le bilan. C’est en cela que se justifie le thème de cette revue « les finances publiques face à l’éclosion du numérique : la gestion en mode programme ». Le choix de ce thème se justifie également par la généralisation de la double commande et de la bascule vers le nouveau système d’information de gestion des finances publiques (Sigfp), retient Alban Bienvenu Bessan. Ce sera l’occasion, annonce-t-il, de faire la rétrospective de la mise en œuvre des différentes réformes des finances publiques au cours de l’année 2019 et de présenter les grandes lignes de réformes envisagées pour 2020. La revue permettra surtout d’évaluer la série d’actions engagées pour améliorer la performance du système de gestion des finances publiques, de faire des recommandations et d’identifier de façon consensuelle des perspectives. Ruben Alba Aguilera, chef de coopération de la délégation de l’Union européenne, dira pour sa part que ce « thème est révélateur de la préoccupation des autorités béninoises, de mettre au service du secteur public des outils modernes pour plus d’efficacité et d’efficience ». Ce qui le réjouit, c’est que le Bénin a renforcé au cours de ces dernières années, son cadre macroéconomique. « Des efforts de consolidation et d’assainissement des finances publiques (avec un déficit budgétaire réduit à moins de 2 % du Pib) donnent au pays l’espace fiscal nécessaire pour atténuer d’éventuels chocs exogènes, comme celui que représente la fermeture de la frontière nigériane », apprécie le diplomate européen. « L’année 2019 a été marquée par des avancées encourageantes dans de nombreux domaines », salue-t-il. « Les efforts autour de la mobilisation des ressources sont notables avec des mesures visant à élargir l’assiette fiscale, dématérialiser les transactions, et sécuriser les acquis fiscaux », souligne-t-il. Ces appréciations n’autorisent tout de même pas à dormir sur ses lauriers, va nuancer le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Herman Orou Takou. Le cap sera maintenu et les réformes se poursuivront, assure le représentant du ministre qui reconnait tout de même aux acteurs des finances publiques, l’engagement dont ils font montre pour donner corps aux ambitions du ministre Romuald Wadagni et du président Patrice Talon. Actualités 03 févr. 2020


Incident entre populations et douaniers à Malanville: L'appel au calme des autorités communales
Réunis autour d'une même table, ce samedi 1er février, par le premier adjoint au maire, Ousmane Zibo Gouda, les différents protagonistes ont été invités à fumer le calumet de la paix. C'est suite à l'incendie du poste avancé de la douane situé entre le fleuve Sota et Moukassa par la population qui manifestait contre l'arrestation d'un conducteur de tricycle transportant des produits pétroliers de la contrebande en direction de Malanville centre. Société 01 févr. 2020


Lutte contre le braconnage : Le Parc national de la Pendjari perd un de ses rangers
« Nous sommes profondément attristés par la disparition subite de notre collègue N’serma Kataman Sévérin, Ranger au Parc National de la Pendjari…. ». C’est par cette annonce que la direction de African Network Parks fait part de la mort par noyade lors d’une opération de lutte anti-braconnage sur la rivière Pendjari, le 25 janvier dernier, d’un de ses rangers. Selon les responsables de cette Ong en charge de la gestion de la réserve de biosphère de la Pendjari, « N’serma Kataman Sévérin était un Ranger courageux et très dévoué, qui a été engagé au Parc National de la Pendjari depuis mars 2018 ». « African Parks et l’ensemble du personnel du Parc National de la Pendjari présentent leurs sincères condoléances à sa famille ainsi que l’expression de leur profonde gratitude pour les dignes et loyaux services rendus ». Actualités 01 févr. 2020


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