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Nouvelles

Présentation de vœux à la Haac: Rémi Prosper Moretti pour une institution plus dynamique
Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), a reçu les vœux du personnel de l’institution, vendredi 3 janvier dernier, au cours d’une cérémonie en présence du collège des conseillers. A l’occasion, il a invité ses collaborateurs à œuvrer pour préserver les acquis pour une institution plus dynamique. La cérémonie de présentation de vœux du personnel de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) au président de l’institution et au collège des conseillers a été une occasion pour ce dernier de rappeler ce qu’il attend des agents pour l’année 2020. « Je vous invite plus que jamais à consolider nos acquis, au premier rang desquels le professionnalisme et l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés. Plus que par le passé, la créativité, le sens de l’organisation et de la discipline doivent être notre credo », a dit Rémi Prosper Moretti, président de la Haac. Le vœu le plus cher au président de la Haac est l’émergence d’un nouvel état d’esprit individuel et collectif, fondé sur la revitalisation des valeurs de loyauté, de respect de la hiérarchie et de discipline pour l’accélération de la marche de l’institution vers le mieux-être du secteur de l’audiovisuel et de la communication. Chacun devra travailler avec une conscience professionnelle aiguë, indique le président de la Haac. Il recommande l’assiduité au travail et un service de qualité dans l’administration. De la base au sommet, souligne Rémi Prosper Moretti, l’administration est une chaîne dont chaque agent constitue un maillon indispensable. A ce titre, il exhorte les directeurs, chefs de départements et chefs de services à veiller au respect strict de la qualité du travail. « Là où des manquements sont constatés, l’autorité doit s’appliquer, sans excès certes, mais sans faiblesse non plus », affirme le président de la Haac. Ces exigences, le président de la Haac indique qu’elles sont possibles au prix de l’ardeur au travail, du sens de l’organisation et d’un effort permanent. Par la voix de son porte-parole, Rasak Adéléké, secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, le personnel de la Haac a présenté des doléances au président de l’institution. Entre autres, le paiement des primes de rendement spécifique au personnel de la Haac pour le compte de l’année 2019, la recherche d’un bâtiment plus commode pour abriter l’annexe de la Haac… Le secrétaire général adjoint du Syntra-Haac a espéré, au regard du bilan des six derniers mois, un avenir radieux pour l’institution. « Dans vos actions quotidiennes s’entrevoient les prémices d’un nouveau départ à la Haac », explique Rasak Adéléké, convaincu que le président de la Haac est à l’écoute du personnel et ne ménagera aucun effort pour donner une suite favorable aux doléances en fonction des moyens disponibles. Rappelons que pour cette année, la Haac envisage de se pencher sur les textes réglementaires de l’institution, les redevances, les nouveaux cahiers des charges. A cela s’ajoutent les actions pour l’amélioration des conditions de travail du personnel auquel le président a donné suffisamment de gage par rapport à sa volonté de créer un environnement idéal pour le personnel, dans la mesure des capacités financières de l’institution. Actualités 06 janv. 2020


Conseil sectoriel du dialogue social du Maec: Les défis de la diplomatie béninoise en 2020 en débat
Le Conseil sectoriel du dialogue social (Csds) du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a tenu, lundi 30 décembre dernier, à Porto- Novo, sa seconde session ordinaire au titre de 2019. Les travaux ont été présidés par le ministre Aurélien Agbénonci. Les défis de l’année 2020 dans le secteur de la diplomatie béninoise étaient au menu, lundi 30 décembre dernier, de la deuxième session du Conseil sectoriel du dialogue social au titre de 2019 du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Pendant une journée, les représentants des organisations syndicales et les responsables des services clés du ministère ont passé en revue le bilan des activités en 2019 et se sont engagés pour les défis de 2020. Les participants ont sans complaisance analysé le bilan, fait le point des promesses tenues et celles qui ne l’ont pas été et ce qui peut être fait pour les tenir en 2020 afin que le dialogue social ne soit pas un exercice vain. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a rompu ses vacances gouvernementales pour prendre part à la session compte tenu, dit-il, de l’importance qu’il accorde au dialogue social au niveau de son ministère. Selon lui, outre l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, la redéfinition et le réaménagement de la carte diplomatique sont inscrits aussi parmi les priorités de l’année 2020. Pour lui, la carte diplomatique d’un pays ne peut jamais être figée. Elle est une dynamique qui évolue à l’aune des enjeux et des intérêts de l’heure. La carte diplomatique doit être adaptée aux opportunités et aux nouvelles manières de voir le monde. La réduction de la carte diplomatique procède aussi, explique-il, du souci de favoriser le financement des réformes dans les secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, les infrastructures routières. Il a invité les agents du ministère à continuer de jouer leur partition pour la réalisation des ambitions tant dans le secteur de la diplomatie qu’en matière des réformes de développement engagées par le gouvernement. Le ministre les a félicités en outre pour les résultats probants engrangés par son département ministériel ces trois dernières années. Développement holistique ! Ces résultats ont été salués par le président de la République, Patrice Talon, lors de son message annuel sur l’état de la nation, face à la Représentation nationale, se réjouit Aurélien Agbénonci. Il reconnait avec le chef de l’Etat que le Bénin apparaît désormais comme un pays respecté, un Etat qui prend sa part de responsabilité et qui joue la modération qui sied à la paix et à la sécurité dans le monde. « Il y a des sujets de préoccupations, des contraintes et des verrous à sauter. Mais cela sera fait en ayant à l’esprit l’histoire diplomatique mondiale, les enjeux et tous les paramètres de la géopolitique», insiste Aurélien Agbénonci satisfait de constater que son ministère tient bon face à la mission qui lui est assignée par le président de la République notamment contribuer à la paix, la sécurité et la concorde sur le plan international. Reprenant le chef de l’Etat, Aurélien Agbénonci note que l’heure du développement du Bénin a vraiment sonné. Il a invité les agents à se reconvertir en agents de développement et en citoyens passionnés du Bénin. Cette reconversion va permettre au ministère de continuer à apporter sa pierre pour que le Bénin gagne effectivement la bataille de la création de richesse et de la lutte contre la pauvreté et les vulnérabilités. Aurélien Agbénonci a informé les participants de la décision du gouvernement de transformer désormais les Conseils sectoriels du dialogue social en Commissions administratives paritaires pour permettre à l’administration et aux acteurs sociaux d’échanger de manière intelligente et responsable au profit du développement du Bénin. « Car si nous ne sommes pas responsables, si nous ne prenons pas l’exacte mesure des enjeux du développement de notre pays, nous aurons failli », conclut le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Actualités 06 janv. 2020


12e journée de la Vitalor Ligue 1: Uss-Kraké renoue avec la victoire, Dynamo Unacob contraint au nul
Deux rencontres de la 12e journée du Championnat national de football de Ligue1 ont été disputées, samedi 4 janvier dernier. L’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) s’est débarrassée de la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) tandis que Dynamo Unacob de Parakou a été tenu en échec par l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo). L’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) a renoué, samedi dernier, avec la victoire après huit journées de compétition sans succès. Battue lors de la journée précédente à domicile, elle s’est imposée à la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) par le score de 1-0, lors de la 12e journée au stade René Pleven de Cotonou. Avec 3 victoires, 4 matchs nuls et 5 défaites, les protégés de Magloire Oké totalisent désormais 13 points à ce niveau du tournoi. A un point du premier relégable avant cette journée, ils pourront gagner deux places et s’éloigner de la zone rouge. Vainqueur (2-1) du Dynamo Unacob de Parakou lors de la 11e journée, la Jeunesse athlétique de Cotonou, avec cette deuxième défaite à domicile, est bloquée à 15 points. Elle compte 4 victoires, 3 matchs nuls et 5 défaites et devra attendre sa prochaine sortie pour se relancer. Au stade municipal de Parakou, Dynamo Unacob de la localité a été tenu en échec (0-0) par l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo). Un match nul qui ne fait pas l’affaire de Dynamo de Parakou selon Khalil Abdoul, capitaine de cette formation. «Premier relégable de la compétition avec 9 points, ce résultat à domicile est un échec pour nous », se désole-t-il. Au terme de cette journée, Dynamo Unacob de Parakou totalise 10 points et est contraint de rester à la 15e place jusqu’à la 13e journée le week-end prochain. Chitou Rachad, entraîneur de l’Asvo, quant à lui, se dit satisfait d’avoir quitté la cité des Kobourou avec le point du match nul. Il regrette de n’avoir pas pu profiter de la faiblesse de cette formation à cause du manque d’efficacité de ses poulains. «Nous nous contentons du nul et nous allons corriger nos défauts pour la suite de la compétition », a-t-il confié. Après cette rencontre, l’Asvo totalise 18 points+3 avec 4 victoires, 6 nuls et une défaite. Les six prochaines rencontres de la phase aller de ce championnat s’annoncent alléchantes non seulement entre Ayéma Fc, Esae Fc, Dragons et Buffles en tête de la compétition, mais aussi entre les clubs au bas du tableau comme Upi-Onm, Dynamo de Parakou, Jsp et l’Uss-Kraké qui se battent pour leur maintien. Sports 06 janv. 2020


N'Dali: Neuf morts dans un accident de la circulation
Un accident de la circulation survenu ce matin à Boko, dans la commune de N'Dali, à fait 9 morts. Le véhicule à bord duquel les victimes étaient, a percuté un camion en stationnement.
Actualités 03 janv. 2020


Développement de l’apiculture: « L’implication de l’Etat est nécessaire», dixit Camille Tooubi
Camille Tooubi responsable du Centre d’étude, de recherche et de la formation en apiculture tropicale basé à Bohicon est préoccupé par le développement de cette filière. Dans cette interview, il soutient que pour révolutionner ce secteur, il faut une meilleure implication des acteurs et l’arbitrage de l’Etat. La Nation : Quel est l’état des lieux de l’apiculture au Bénin? Camille Tooubi : L’apiculture que nous faisons au Bénin est embryonnaire parce qu’on est pratiquement dans le loisir. Paradoxalement, on s’attend à un rendement à la taille d’une apiculture professionnelle. Vous ne pouvez pas être dans une apiculture de loisir, incapable de vous nourrir et prétendre avoir des revenus conséquents. Sous d’autres cieux, c’est une activité qui nourrit son homme. On ne peut pas aujourd’hui parler de l’apiculture capable de nourrir l’individu au Bénin simplement parce qu’on est dans le loisir. Ici, nous disposons d’un centre touristique et en même temps pédagogique. Tout ce que nous faisons dans le centre entre dans le cursus scolaire des élèves et étudiants. Le but principal du centre est de faire des recherches pointues dans le domaine apicole afin de pouvoir apporter les éléments qu’il faut pour booster cette activité pour qu’elle devienne une filière à un moment donné. Qu’entendez-vous par professionnel de l’apiculture ? Le professionnel, c’est celui qui n’a que l’apiculture pour travail. C’est dire que c’est l’activité qui lui donne un salaire à la fin du mois. C’est grâce à cette activité qu’il arrive à se nourrir, à nourrir sa famille,… Si vous êtes dans une apiculture de loisir, c’est que vous avez votre job qui vous donne un salaire mensuel et que vous avez mis deux ou trois ruches dans la brousse et à un moment donné, vous allez les voir pour trouver quelques litres de miel. Vous ne pouvez pas être dans ce schéma et prétendre faire une apiculture rentable et rationnelle ou durable. Je pense que l’apiculture au Bénin doit être revue. Il y a eu quand même des projets apicoles mis en œuvre au Bénin. Qu’en dites-vous ? Il y a pas mal de projets qui sont passés au Bénin. Ces projets apicoles sont initiés par des structures telles que le Fonds mondial pour l’environnement, la Giz, le Bit… Il faut faire un état des lieux pour voir ce qui n’a pas marché ou ce qui a marché et refaire des projections. Il y a quelques mois, l’Union européenne a validé le miel du Bénin. On peut aujourd’hui l’exporter vers l’extérieur. C’est déjà un pas. Mais l’Union européenne n’acceptera pas sur son marché un miel sans aucune traçabilité. Donc, il faut revoir les choses pour que nous puissions aller à une filière décente. L’apiculture, c’est une activité qui se gère. La ruche se gère, ce n’est pas juste une caisse où les abeilles viennent y faire du miel. Je dis souvent que l’apiculture est l’une des activités les plus complexes. Mais malheureusement, les gens banalisent cette complexité. C’est pourquoi il y a des problèmes dans ce domaine au Bénin. Il faut faire la part des choses et savoir où l’on veut aller dans cette filière porteuse. Voulez-vous parler d’une réorganisation de la filière apicole ? Absolument. C’est le plus important d’abord. En Europe, il y a des professionnels en apiculture, il y a aussi des amateurs, ceux qui sont dans le loisir. On les reconnait mais les professionnels ne vivent que de ça. Et lorsqu’on veut apporter aux apiculteurs ou aux paysans un plus, il faut nécessairement reboiser. Vous devez savoir que les abeilles ont besoin de deux principaux produits pour donner du miel et survivre : le pollen et le nectar. Ces deux produits se trouvent sur les arbres. Par conséquent, il faut l’existence de ces arbres pour permettre à celui qui veut faire l’apiculture d’avoir un rendement meilleur. Donc, entre l’arboriculture et l’apiculture, il y a un lien étroit. Les abeilles ne peuvent pas vivre sans les arbres et les arbres en retour ne peuvent pas produire des fruits sans les insectes, en particulier les abeilles. Lorsque vous prenez le taux participatif de pollinisation des insectes, l’abeille prend entre 75 et 80 %. L’abeille le fait de façon méthodique. Donc sans les abeilles, nous n’aurons pas de fruits sur la terre, et il sera difficile de vivre. Il va falloir que nous repensions l’apiculture pour aller vraiment à une filière digne si nous voulons développer le secteur. Avec la réorganisation, pensez-vous que la production du miel pourra satisfaire la demande du marché à l’étape actuelle ? Justement pas. Quand je parlais tantôt de l’apiculture professionnelle, c’est celle qui est en mesure de produire deux, trois, voire dix tonnes de miel. Le schéma dans lequel nous nous retrouvons aujourd’hui ne nous permet pas d’avancer. Prenons par exemple le type de ruche que nous utilisons. Dans le nord, ce sont souvent les ruches kényanes. Avec ces types de ruches, vous êtes obligé de presser la cire d’abeille et le miel. A partir de cet instant, la qualité du miel est déjà piètre. Le miel étant un aliment, on ne peut plus continuer à le presser avec la main. Il faut mettre en place les mesures d’hygiène qu’il faut pour avoir un miel vendable sur le marché international. Il faut donc aller à une modernisation, avoir des ruches modernes disposant des éléments qui permettent d’extraire le miel sans détruire la cire. Parce que lorsqu’une ruche veut faire un kilo de cire d’abeille, l’abeille est appelée à utiliser dix à quatorze litres de miel. Vous voyez la quantité ? C’est ça qu’elle va faire d’abord avant de repartir chercher du nectar sur les fleurs. Ces nectars sont transformés par le principe de la trophallaxie pour faire du miel et stocker encore dans ces cellules-là. C’est un boulot. Alors que si vous extrayez le miel avec un extracteur, vous sauvegardez les rayons que vous pouvez leur remettre en tenant compte du temps de floraison et les abeilles vont les utiliser rapidement. Au lieu qu’elles aillent encore chercher du nectar pour faire la cire, les abeilles vont rapidement produire du miel et le rendement sera élevé. Il faut donc de la recherche sur le plan floristique pour savoir les types d’arbre utiles aux abeilles, les répartir et les diversifier pour faciliter la tâche aux abeilles. Il faut également rechercher les ennemis des abeilles ainsi que les maladies qui détruisent le miel. L’université doit pouvoir conduire les recherches, savoir par exemple le rendement de chaque ruche. Quittons l’amateurisme et allons à une filière professionnelle. Mon souhait est que le Bénin soit une zone où la production du miel est abondante. Qui donc peut faire bouger les choses, comme vous le souhaitez ? L’implication de l’Etat à travers le ministère en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est nécessaire pour que les choses entrent dans les normes. Il y a aussi les acteurs notamment les formateurs, les producteurs, les chercheurs… Tous ceux-là doivent se réunir et définir comment les choses doivent se faire. Ne nous limitons pas au titre ronflant de ‘’ je suis apiculteur’’. Il faut savoir qui exerce réellement pour éviter la confusion. Mieux, l’intervention des autorités permettra de limiter les fraudes. Quand on prend du miel, on ne devra plus voir un dépôt noir au fond de la bouteille. Il faut reconnaître que le miel à la récolte est hygroscopique, c’est-à-dire qu’il a la capacité d’absorber de l’eau. Il y a des conditions de récolte à mettre en place afin de changer les choses. C’est pourquoi je demande que ceux qui savent faire l’apiculture interviennent pour que le Bénin garde son label. Quel est le mécanisme qui permet d’obtenir le miel, tant prisé et qui est désormais conseillé en lieu et place du sucre ? Généralement, les gens pensent que les abeilles chient du miel. C’est une erreur très grave. Les abeilles ne chient pas le miel. Le miel, c’est l’aboutissement d’un travail énorme que les abeilles accomplissent. Il faut dire que le miel est fait à partir du nectar, l’eau sucrée de la fleur. Cette eau est puisée dans le sol par les racines de l’arbre. Cette eau traverse certains tissus et au cours de son passage, elle va dissoudre les matières aromatiques surtout les matières sucrées. A un moment de la journée, cette eau va givrer à la base de la fleur et l’abeille ira prélever. C’est cela le nectar constitué de deux éléments à savoir l’eau et le sucre. La quantité d’eau est entre 80 et 85 % et le taux du sucre est entre 15 et 20 %. Mais ce sucre est essentiellement constitué de saccarose indigeste par l’organisme humain. L’abeille va absorber le nectar dans son jabot qui est en même temps un laboratoire où les premières transformations vont commencer. Dans le jabot de l’abeille, il y a des sucres enzymatiques qui dénaturent les 15 % du sucre du nectar. La première abeille ajoute les enzymes qui attaquent ce sucre indigeste par l’organisme humain avant d’arriver à la ruche. Elle va ensuite régurgiter ça dans la bouche d’une autre abeille qui est interne. A son tour, elle va le faire à une autre, etc. On parle du principe de la trophallaxie ou de l’échange. Ainsi, ce sucre indigeste va se transformer en deux autres sucres : le glucose et le fructose directement assimilables par notre organisme. L’insuline n’a aucun rôle à jouer sur ce sucre qui va directement dans le sang. Quand les abeilles finissent de faire ça, elles vont stocker dans les cellules. Ce liquide contenant 18 % d’eau va arriver à maturité quand les abeilles vont battre les ailes là-dessus aidées par la chaleur interne de la ruche pour enlever le surplus d’eau et fermer les cellules dans lesquelles se trouve le miel. Une fois à maturité, on peut récolter ce miel qu’on peut garder pendant longtemps. Pour avoir le miel, les abeilles font un travail formidable. C’est pourquoi on dit que l’abeille est le symbole du travail. Actualités 03 janv. 2020


Artisanat au Bénin: La sculpture sur bois, un métier en déclin
Tailler du bois pour fabriquer un objet d’art, c’est le propre du sculpteur sur bois. Cette profession qui a connu ses gloires, dans un passé récent, tombe aujourd’hui en désuétude. Conséquence, la mévente s’installe dans le secteur et crée d’énormes difficultés aux génies du bois. Centre de promotion de l’artisanat de Cotonou (Cpa), 15 h 35 min ce lundi 23 septembre. Sur place, l’on peut constater une diversité d’objets disposés un peu partout dans des boutiques de ce centre dédié à la valorisation des œuvres d’art. Mais, au niveau des stands de vente des œuvres, les preneurs n’affluent pas. C’est la morosité totale. Et, il se lit sur le regard des vendeurs un sentiment d’angoisse. Tant ils étaient préoccupés par la mévente qui dicte sa loi. Même les touristes qui venaient négocier les objets ont déserté les lieux. À quelques mètres de là, une usine de fabrication d’œuvres d’art appelée « Atelier commun » attire les regards. Ici, les ouvriers sculpteurs sont à l’oeuvre. Concentrés, tous manient le bois  avec dextérité. Il a fallu quelques minutes pour nous familiariser avec eux et voir ensuite les langues se délier. Au cœur de la sculpture sur bois  En quoi consiste le métier du sculpteur sur bois ? « Notre travail se fait en plusieurs étapes. Tout commence par la conception qui est le fait de représenter l’objet à sculpter sur le bois. Ensuite, l’on passe à l’étape de polissage pour rendre l’objet lisse puis vient la finition. La sculpture sur bois est le fait de donner différentes formes à l’image projetée. En effet, nous formons les choses à partir du bois afin de leur donner vie. Pour cela, nous utilisons des outils spécifiques qui agissent sur la matière première », répond Kouassi Alaba Quenum, artiste plasticien et sculpteur. Il mentionne qu’à l’aide de caténaire, le sculpteur donne la forme qu’il veut appliquer sur le bois. C’est ensuite qu’interviennent des ciseaux biseautés permettant à l’artisan de tailler la forme préfigurée. Il indique qu’à l’étape du polissage, plusieurs éléments entrent en jeu dont la râpe, un instrument plat avec de petites dents en scie à la surface, la lime des grattoirs, du papier vert puis, différentes couleurs de cirages pour donner de l’éclat à l’objet. Kouassi Alaba Quenum ajoute qu’on passe un dernier coup de chiffon sur le produit fini, ce qui lui confère toute sa clarté et sa brillance. D’un autre côté, Kossi Sounouvou, alias Coco, surpris en plein travail, explique : « Je suis en train de faire du bois relief. C’est du dessin sur des meubles ». Il affirme avoir hérité le métier de son père. « J’ai commencé par faire ce travail depuis l’âge de 15 ans et j’ai toujours vécu de ça. C’est mon père qui m’a initié et je m’y plais », avance-t-il. C’est le même son de cloche chez Benoît Abotsi qui, dans son atelier, formait à ce moment-là des porte-clés à l’aide du logo de la carte du Bénin. Pour lui, la sculpture sur bois est un métier passionnant qui se transmet de père en fils.  « C’est mon père qui le faisait et qui m’y a initié. Lorsque je fréquentais, je venais m’essayer pendant les week-ends. J’ai dû laisser l’école plus tard pour me consacrer à la sculpture», fait-il savoir. À la question de savoir où ils se procurent les matières premières, Kouassi Alaba Quenum laisse entendre qu’ils les achètent dans des dépôts de bois à Akpakpa et ailleurs. «Toute une gamme de bois est utilisée pour réaliser les sculptures en forme humaine, animale, ou des représentations de la vie quotidienne. Nous avons plusieurs sortes de bois qui nous servent à réaliser nos œuvres : les bois d’ébène, de cajou, de teck, d’iroko, etc. Nous prenons le bois d’ébène qui est le bois de prédilection aujourd’hui à 17000 F Cfa ou 18000 FCFA », a-t-il précisé. Difficultés d’écoulement, tourisme visé  Bien que les œuvres d’art soient disponibles sur le marché béninois, il se pose le problème de leur écoulement. « De nos jours, explique Kouassi Alaba  Quenum, nous éprouvons de difficultés à vendre nos produits. Il y a les attaques répétées qui font que les touristes sont rares et il y a moins de campagne de promotion pour faire connaitre nos produits aux touristes », se plaint-il. Kossi Sounouvou partage le même avis. Il note que cela fait des mois qu’ils n’arrivent plus à écouler leurs marchandises par manque de clients. « Nous sentons la mévente au jour le jour. Ce sont d’habitude les touristes qui viennent prendre nos produits, mais aujourd’hui nous ne trouvons plus de clients. Nos frères d’ici ne connaissent pas la valeur de nos produits », déplore-t-il. Néanmoins, il note que si le tourisme reprend, l’artisanat marchera à coup sûr. Parlant de la mévente dans les rangs des sculpteurs sur bois au Bénin, Benoît Abotsi explique que ces objets font plusieurs jours dans les rayons d’exposition avant qu’ils ne parviennent à les écouler. Or, tel n’était pas le cas auparavant. L’artiste sculpteur se dit dépassé par la situation et implore en même temps l’aide des autorités afin qu’une solution soit trouvée pour le rayonnement du secteur. « Ce sont les marchands qui commandaient assez chez nous, mais comme la rentrée a commencé, nos chiffres d’affaires ont chuté. Nous demandons à l’État béninois de nous faciliter la tâche afin que nous puissions arriver à écouler nos produits rapidement », tel est son souhait le plus ardent. Kossi Sounouvou, quant à lui, demande que l’État fasse leur promotion à l’extérieur afin que les touristes visitent davantage le Bénin. -------------------------- Impressions de quelques citoyens -------------------------------- Nombreux sont ces Béninois et étrangers qui s’intéressent aux objets d’art. Virgile Avocèvou en est un amateur. Selon lui, l’artiste apporte, à travers son art,  un souffle de liberté. « Ce que l’on recherche à travers ces œuvres souvent, c’est le beau, le plaisir », a-t-il précisé. Il indique que ces œuvres d’art, au-delà du plaisir qu’elles procurent, lui permettent de décorer sa maison. « J’aime surtout les animaux comme les lions, les rhinocéros, les panthères. Ça me permet de garnir mon salon », explique-t-il. Roger, rencontré en pleine négociation de prix d’un objet abonde dans le même sens. « Moi, je suis admiratif devant la capacité des artistes à travailler des choses, à travailler des sentiments dans le cinéma, à travailler des images, des couleurs. Ces objets que j’achète me servent  de décoration dans ma maison et attirent l’attention de mes visiteurs. À vrai dire, je suis un fan de ces objets », confie-t-il. C’est le même son de cloche chez Martine Gomez, une Brésilienne, venue prendre des chaises et objets de décoration. « Je viens de temps en temps au Bénin pour acheter ces objets et aller les revendre chez moi. Ce sont des choses qui intéressent beaucoup les nôtres. Chez nous, l’art occupe une place de choix », affirme-t-elle, toute souriante. A l’opposé des admirateurs d’œuvres d’art, en l’occurrence la sculpture sur bois, d’autres ne voient pas la chose de la même manière. Ariel Vigninnou ne se les procure pas à cause, selon lui, des esprits mauvais qui entreraient dans ces objets pour faire du mal aux humains. Il dit avoir été témoin d’un pareil cas non loin de sa concession. Marcel Ayidoté, quant à lui, laisse entendre que ces objets coûtent extrêmement cher, ce qui fait qu’il n’arrive pas à en acheter. « Le sculpteur  béninois crée principalement pour une consommation extérieure, pour des expatriés. Les prix des œuvres sont généralement fixés en fonction des bourses des expatriés», renchérit-il. Selon lui, plusieurs Béninois n’accordent pas d’importance à ces œuvres, ce qui empêche les sculpteurs d’écouler leurs produits sur le territoire béninois. En définitive, le métier de sculpteur sur bois connait de jour en jour une sorte de déclin. Des alternatives doivent être trouvées face à cette situation. La sculpture sur bois au Bénin pourra connaître un avenir radieux si ses acteurs s’approprient le numérique et ses avantages et réorientent leurs produits vers plusieurs cibles. Avec les espaces virtuels, les sites internet, qui sont aussi des espaces d’échanges commerciaux susceptibles de permettre aux sculpteurs béninois de sortir de leur univers pour aller à la rencontre des clients, l’écoulement des œuvres pourrait ne plus connaître ces difficultés. Il ne suffit pas à l’artiste d’attendre l’Etat pour booster le secteur. Au-delà de l’organisation des foires et des rencontres de valorisation de l’art, le recours au numérique constitue une alternative. Culture 03 janv. 2020


Nouveau conflit de succession à Abomey: Les Agoli-Agbo se disputent le fauteuil de la lignée
Après le palais de Djimè avec les frères Béhanzin, c’est le palais de Gbindo du défunt roi Dédjalagni Agoli-Agbo qui connaît des remous à Abomey. Deux enfants du défunt roi ont pris l’un après l’autre le contrôle du palais Gbindo à Abomey pour s’y installer. Conséquence : un arrêté préfectoral interdit l’accès du palais à tous jusqu’à la résolution de la crise. Deux fils de l’ancien roi du Danxomè, Dédjalagni Agoli-Agbo, se disputent depuis quelques semaines le fauteuil de chef de la collectivité. Tout comme à Djimè chez les Béhanzin, à Gbindo chez les Agoli-Agbo, une crise est aussi née. Deux prétendants « intronisés » à la tête de cette collectivité royale. Les deux frères se sont fait installer l’un après l’autre pour prendre le contrôle du palais de leur défunt père. Le premier a fait le mur pour accéder au palais. Surpris par la nouvelle et mécontent, l’autre met également ses moyens en branle pour faire fuir le premier et se fait lui-même installer nuitamment. Ce dernier s’est fait nommer Daah Dédivê Sohodjôgbè. Le premier n’a pas eu le temps de se faire connaitre avant d’être délogé du palais. Une chose est sûre, chacun, avec ses supporters derrière, s’octroie le titre de Daah, donc de chef de la lignée Agoli-Agbo. Et, comme on pouvait s’y attendre, des dignitaires et autres notables font aussi leur choix. Deux clans se forment pour se ranger derrière chacun des deux protagonistes. Et le climat devient délétère. Face à cette situation confuse et conflictuelle, le préfet du Zou, Firmin Kouton, a sorti le 23 décembre dernier un arrêté pour interdire à la lignée Agoli-Agbo l’accès au palais royal à Gbindo à Abomey et, ce, jusqu’à nouvel ordre. La décision viserait à prévenir d’« éventuels troubles à l’ordre public ». Pour l’heure, c’est la mairie d’Abomey qui est responsabilisée en ce qui concerne l’organisation de l’entretien du palais. Et l’arrêté précise que ces mesures seront en vigueur « jusqu’à la résolution définitive de la crise née des conflits de succession au trône de la lignée ». Il faut rappeler qu’une crise du genre est latente depuis quelques années chez les Béhanzin à Djimè. Ici, aussi, il est question de deux descendants de Béhanzin qui se sont autoproclamés roi de Djimè. Deux prétendants pour un seul fauteuil : Daah Fingnankoun Béhanzin et Daah Houéhounwèkèhon Béhanzin. Ce sont deux frères Béhanzin en lutte pour succéder à Houédogni Béhanzin. Des frères consanguins qui se surveillent depuis le départ du roi Houédogni. Un week-end, l’un avait déjoué le plan de l’autre en investissant le palais à l’aube à la surprise de son frère qui l’y a rejoint, aussitôt informé. Deux rois dans un palais ! Ce qui est impossible et qui a conduit les autorités à fermer le palais de Djimè. Et c’est le même scénario qui se joue aujourd’hui à Gbindo chez les Agoli-Agbo. De sources proches du palais de Gbindo, on indique qu’il n’y a rien d’étonnant encore dans la démarche des protagonistes. Car, le pouvoir s’arrache surtout de cette manière à Danxomè. Une pratique bien courante au sein des familles royales d’Abomey. C’est le Daah qui réussit à s’imposer à la tête de sa lignée qui est à même d’occuper le fauteuil de Houégbadja. Ce n’est jamais le chef de lignée choisi par consensus et couronné publiquement qui prend le trône de Danxomè. Toutefois, il est à signaler que ce n’est pas le palais de Danxomè qui est en crise. C’est bel et bien Dada Keffa Sagbadjou Glèlè qui est l’actuel roi du Danxomè. La crise agite plutôt les familles ou lignées qui ont droit au trône. Ce sont donc les occupants de ces fauteuils qui pourront prétendre au trône de Danxomè si jamais il était vacant. Et pour être un jour Dada de Danxomè, il faut d’abord «conquérir» le fauteuil d’une des lignées royales et s’y imposer. Culture 31 déc. 2019


Dématérialisation de l’administration fiscale: La téléprocédure facilite le paiement des impôts et taxes
Télépaiement des impôts généralisé à toutes les entreprises, attestations fiscales délivrées en ligne, dépôt en ligne des états financiers … L’aboutissement de ces réformes majeures en matière de facilitation du paiement des impôts et taxes a contribué au gain de quatre places par le Bénin dans le dernier rapport « Doing business » de la Banque mondiale. L’année 2019 a été marquée par l’aboutissement de grandes réformes contribuant à l’allègement de la procédure de recouvrement des impôts et taxes. Il est mis en place une téléprocédure incluant le télépaiement des impôts depuis le 1er février dernier. La transmission des déclarations fiscales par voie électronique ouverte aux grandes entreprises (qui ont un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 1 milliard F Cfa) en 2018 a été étendue aux petites et moyennes entreprises. La procédure de déclaration d’existence est également simplifiée et se fait via une plateforme électronique mise en ligne et accessible sur le site internet de la direction générale des Impôts (Dgi) à travers le Système intégré de gestion des impôts et taxes (Sigtas). Chaque entreprise peut disposer d’un compte contribuable, un espace à lui dédié dans le système « e-services ». Pour le paiement en ligne des impôts, l’entreprise doit disposer avant tout dans sa banque d’un ordre de prélèvement permanent. Il ne s’agit pas d’un document qui donne droit à l’administration fiscale de faire directement des prélèvements sur les comptes des entreprises, a rassuré Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts, face aux inquiétudes des responsables de sociétés qui craignent de voir leurs comptes débités à leur insu. « Il s’agit d’une autorisation que les entreprises donnent aux banques d’exécuter les ordres de virement en temps opportun », a-t-il expliqué. La possibilité de payer sur plusieurs banques est admise. Il est aussi loisible pour les entrepreneurs d’imprimer la quittance de paiement à tout moment depuis leur bureau, contrairement à l’ancien système qui leur était contraignant. Par ailleurs, toutes les entreprises assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sont astreintes à délivrer dorénavant des factures normalisées à leurs clients à l’occasion des diverses transactions, depuis le 2 décembre dernier. Pour ce faire, il leur est fait obligation d’utiliser les Machines électroniques certifiées de facturation (Mecef) dont les frais d’acquisition et d’installation seront remboursés par l’Etat. La plateforme « e-services » est mise à la disposition des contribuables pour produire leurs déclarations fiscales, gérer et mettre à jour leurs informations dans les registres de la direction générale des Impôts (Dgi). A cet effet, un guide d’utilisation des services est disponible via l’application web. Le contribuable peut produire et souscrire en ligne ses déclarations fiscales; produire et transmettre les annexes accompagnant lesdites déclarations; accéder aux détails de ses comptes d’impôt (situation fiscale, balance, transaction, etc.); imprimer ses relevés de compte. De même, la demande d’identification fiscale unique (Ifu) et d’autres documents fiscaux (attestations fiscales, quitus fiscal, certificat d’imposition …), le dépôt des retenues à la source peuvent se faire en ligne. Conformément à l’article 1130 du nouveau Code général des impôts, les contribuables sont autorisés à payer les impôts, droits, taxes et redevances, pénalités, amendes et intérêts dont ils sont redevables au moyen de procédés électroniques dans les conditions déterminées par voie réglementaire. Le « eBilan », une réalité Le dépôt en ligne des états financiers est possible depuis fin juin dernier. Une première dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui sonne le glas des difficultés et tracasseries liées à l’élaboration et à la réception des états financiers pour le bonheur aussi bien de l’administration fiscale que des entreprises et autres organisations. « https://ebilan.impots.bj », c’est l’intitulé de la plateforme mise à la disposition des contribuables béninois pour la transmission de leur bilan à la Dgi. Système informatique intégré conçu de concert avec l’Ordre des experts comptables et comptables agréés (Oecca) du Bénin, le portail «eBilan» met fin aux longues files d’attente pour l’accomplissement de cette formalité qui doit accompagner la déclaration de leur bénéfice de l’année, conformément aux dispositions de l’acte uniforme de l’Ohada du 26 janvier 2017 relatif au droit comptable et à l’information financière. La mise en ligne dispense les contribuables de la production en cinq exemplaires des états financiers. Elle débarrasse l’administration fiscale des cargaisons de papiers et crée de surcroît un environnement intégré et structuré de gestion de l’information financière. Le portail online de dépôt des bilans contribuera également à dématérialiser la longue et lourde procédure de mise à disposition des états financiers des utilisateurs, notamment la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Le système génère une attestation électronique de dépôt des états financiers et offre une garantie de sécurité des données, a assuré Lambert Sokpin, chef projet e-Bilan. Tout comme la téléprocédure de déclaration fiscale, cette réforme induit un gain de temps et d’efficacité en termes d’élaboration des statistiques d’analyse économique. Un call center devrait être incessamment mis en place avec un numéro vert « Allô service des impôts » pour permettre d’enregistrer les plaintes, demander un certificat de crédit MP, selon le directeur général des Impôts. Il est également envisagé la mise en place d’un interlocuteur fiscal unique afin que tous les impôts puissent être payés en un seul endroit pour faire gagner du temps à l’entreprise, annonce Nicolas Yènoussi. Actualités 31 déc. 2019


Mise en œuvre du programme Acma2: L’ambassadrice To Tjoelker-Kleve constate l’impact
Dans le cadre du programme Approche Communale pour le Marché Agricole phase deux (Acma2), To Tjoelker-Kleve, ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin, a parcouru, lundi 16 et mardi 17 décembre derniers, les départements de l’Ouémé, du Plateau, du Zou et des Collines. Il s’agit pour elle de toucher de près les impacts des interventions du Programme Acma2 financé par l’ambassade et mis en œuvre par Ifdc en partenariat avec Care Bénin-Togo et Kit. Au cours de la tournée dans ces départements, l’ambassadrice des Pays-Bas a successivement visité le Centre de collecte et de vente de poissons d’Adjarra, le Centre de stockage et de vente d’huile de palme de Sakété, l’Unité de transformation de manioc de Dasso dans la commune de Ouinhi, le magasin de stockage de soja de Boubou dans la commune de Savè, puis le Centre de stockage et de vente de gari de Lowo dans la commune de Savalou. A Adjarra, To Tjoelker-Kleve et sa délégation ont pu noter le fonctionnement des bassins de collecte et d’exposition de poissons et des fumoirs modernes. Selon les femmes, tous les maillons de la chaîne de valeur poisson travaillent ensemble pour viabiliser ce centre. Les interventions du Programme Acma2 ont permis aux acteurs d’être outillés, de mieux s’organiser et de se professionnaliser pour tirer profit de ce centre innovant dont la réalisation a coûté 107 545 653 F Cfa.« Avec cet investissement des Pays-Bas, notre vie est en train de changer, et nous sommes convaincus que ça changera encore plus », a déclaré le président de l’Union communale des pisciculteurs d’Adjarra. A Sakété, le Centre de stockage de l’huile est utilisé par l’Union communale des producteurs de palmier à huile de Sakété (Ucpph). Cette infrastructure répond aux besoins d’organisation du marché pour la collecte et la vente d’huile.Elle leur évite de passer de maison en maison pour l’achat des huiles produites et leur permet d’avoir sur place une quantité importante d’huile rouge de bonne qualité.« Sakété a beaucoup gagné à travers cette infrastructure, qui est une première au Bénin», a confié Pierre Aléchi, maire de la commune. Améliorer la qualité des produits A Ouinhi et précisément à Dasso, les femmes du groupement Mèdjlo ont reçu la délégation de l’ambassadrice à l’Unité de transformation moderne du gari amélioré, don des Pays-Bas. Elle est équipée de quatre foyers améliorés appropriés à la cuisson des produits, d’une aire d’épluchage et de pressage, d’un forage, de presses et d’un matériel de séchage adapté.Ces équipements contribuent à améliorer la qualité et l’accès aux marchés des produits du groupement et du vaste réseau de femmes transformatrices qui collaborent avec le groupement.« Notre travail est facilité par l’unité moderne, il est moins pénible et ça va plus vite. Grâce à Acma, nous avons aussi de plus en plus de clients.Et grâce au réseau mis en place, répondre à la demande n’est plus un problème », a témoigné Elisabeth Akpeyekpo, présidente du groupement Mèdjlo. A Savè, la construction du magasin de Boubou est financée par le Royaume des Pays-Bas près le Bénin à hauteur de plus de 87 millions de francs Cfa. Il est constitué d'un magasin de 200 tonnes de capacité, d'un bloc administratif, d'une salle de réunion, le tout doté d’un mini-réseau solaire pour l’éclairage et autres équipements. Florent Akpo, producteur de soja, au nom de ses pairs, s'engage à faire un bon usage de l'infrastructure. Selon lui, grâce aux séances de renforcement de capacités du programme Acma2, le rendement est passé de 800 kg à 1,5T à l'hectare. Léa Olodo, productrice à Boubou, a confié que l'accompagnement des producteurs de soja par le programme a eu des impacts directs sur l'amélioration des conditions de vie des familles. Des contrats de partenariat ont été signés afin que les acteurs de la filière puissent jouir du fruit de leurs efforts avec la transformation, la valorisation des produits pour une meilleure rentabilité. Les producteurs, transformatrices et commerçantes de manioc et de gari de Savalou disposent désormais d’un magasin de stockage de 500 tonnes offert par les Pays-Bas. Cela permettra d’améliorer la qualité et l’accès aux marchés de leur gari. Pour le maire de Savalou, « la production du manioc est en nette progression à Savalou. Après la consommation ou la vente, il est observé un superflu moyen annuel du manioc de la commune sur les cinq dernières années d’environ 400.000 tonnes dont 55.000 tonnes pour le gari. Avec cette production, Savalou ne dispose pas d’un centre d’affaires où le gari ‘‘sohoui’’, un produit du terroir, se vend à plein temps. Société 30 déc. 2019


Coopération sino-béninoise: Don de matériel musical de la Chine au Bénin
L’ambassade de la République populaire de Chine a fait don d’un important matériel de musique au ministère en charge de la Culture, mardi 24 décembre dernier à Cotonou. La valeur du don est estimée à cinquante millions de francs Cfa. Dix écrans Led, cinq projecteurs, cinq écrans de projection, cinq caméras numériques, six graveurs Cd, deux égaliseurs, sept lampes de focalisation, quatre blocs d’alimentation sur commande, treize guitares, douze pianos électriques, deux amplificateurs de puissance, trois tables de gradation, cinq boîtes de silicium… Le matériel offert par la République populaire de Chine et symboliquement remis au ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola, mardi 24 décembre dernier dans l’enceinte du ministère, doit permettre aux acteurs culturels béninois de disposer d’équipements modernes de musique. La valeur du don est estimée à cinquante millions de francs Cfa et n’est qu’une partie de la matérialisation de la coopération culturelle entre les deux pays. Une coopération dynamique qui fait du secteur culturel le plus en vue des liens entre la Chine et le Bénin, dira l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin. Entre les deux pays, indique le diplomate, les rapports sont au beau fixe et ce don n’est que le résultat des voyages des autorités béninoises au haut niveau en Chine. « La culture fait accrocher les cœurs malgré les distances», souligne le diplomate chinois, pour illustrer les bons rapports entre les deux pays. La culture, poursuit-il, est l’âme d’une nation et ce secteur, du côté béninois, est si dynamique qu’on ne peut que le soutenir, retient-il. Avant lui, le directeur des Arts et du Livre, Koffi Attedé, s’est réjoui de la concrétisation de ce don, promesse de longue date faite par la partie chinoise. Cet acte vient renforcer davantage la coopération entre les deux pays, salue-t-il. Ce don est certes symbolique, mais de grande importance pour le Bénin, reconnaît le ministre Jean Michel Abimbola. Après avoir offert à l’assistance les premières notes sur l’une des guitares, il n’a eu que des mots de remerciement à l’endroit de la Chine. Le partenariat avec ce pays, notamment au plan culturel se dynamise de jour en jour à travers des actes concrets, s’est réjoui le ministre. En dehors des séjours constants de délégations et d’acteurs culturels des deux pays, il y a également ces appuis de la Chine sous diverses formes, apprécie Jean Michel Abimbola. Ce don, il l’a voulu comme le prélude de relations encore plus solides entre les deux parties. Société 26 déc. 2019


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