La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Asphyxie programmée de la filière véhicules d’occasion

Une nouvelle mesure d’interdiction nigériane risque de sonner le glas de la filière des véhicules d’occasion au Bénin. Avec sans doute des conséquences désastreuses sur l’économie du pays.

Le commerce des véhicules d’occasion sur les parcs de Sèkandji et d’Ekpè était déjà mal en point, en raison de la dépréciation de la monnaie nigériane, le naira. Mais la filière risque de s’asphyxier au regard des nouvelles mesures prises par l’Etat fédéral du Nigeria. A partir du 1er janvier 2017, une ordonnance présidentielle décrète l’interdiction des véhicules neufs et usagés par voie terrestre. La mesure vise à lutter contre l’évasion fiscale et relancer les ports nigérians qui souffrent énormément des activités de réexportation via des Etats voisins du Nigeria. Il s’agit aussi d’un signal fort du président nigérian Muhammadu Buhari qui conformément à la nouvelle politique industrielle d’Abuja a manifesté la volonté de relancer l’industrie automobile locale. Si le Bénin n’est pas directement indexé par la mesure du gouvernement fédéral, il risque de payer très cher les effets néfastes sur le commerce des véhicules d’occasion qui lui procurent des recettes fiscales importantes et créent des milliers d’emplois. 

Déjà, l’Etat béninois avait enregistré plus de 20 milliards de francs CFA de pertes de recettes sur les véhicules d’occasion au premier semestre de l’année 2016 du fait de la forte dépréciation du naira. La morosité est devenue flagrante sur les parcs et se traduit notamment par la chute brutale du prix des véhicules d’occasion. « Nous sommes confrontés depuis plusieurs mois à une mévente sans précédent parce que les Nigérians qui constituent nos principaux clients ne viennent plus. Avec cette nouvelle décision, nous risquons de quitter les parcs », confie Vincent Acakpo, commissionnaire en douane.
Depuis 2002, le Nigeria avait déjà interdit les véhicules d’occasion de plus de 10 ans d’âge sur son territoire. Cette décision a induit un regain d’activité de réexportation à partir du Bénin, et entretenue par une filière de contrebande des véhicules via les nombreuses frontières poreuses entre les deux Etats. Mais la mesure qui entre en vigueur dans quelques jours cible uniquement les frontières terrestres et traduisent une certaine volonté de traquer les contrebandiers aux fins de protéger le marché nigérian.

La nouvelle dynamique nigériane

L’étude commanditée, il y a quelques mois, par le ministère de l’Industrie et du Commerce sur l’évaluation de la compétitivité des produits sur le marché nigérian’’ avait tiré la sonnette d’alarme sur le vent de renouveau qui souffle sur le secteur automobile à Abuja. Selon les données communiquées, 22 agréments ont été accordés par le Conseil national de l’Automobile suite à un appel d’offres pour la production des pièces détachées et d’unités de montage d’automobiles neufs. Au nombre des sociétés agréées, on peut citer les constructeurs automobiles comme Nissan, Toyota, Hundai, Wolkvagen, Honda, Kia et Tata qui se préparent activement à installer leurs chaînes de montage de véhicules. Des spécimens de véhicules « made in Nigeria », sont déjà en vente dans le pays grâce à la société Hundai pour un prix estimé à moins de 6 millions de francs CFA. Selon le rapport, le groupe chinois Kewalram Chanram s’apprête à s’installer pour produire des véhicules de marque photons et Ikorodu dans les faubourgs de Lagos. Ce groupe pense investir 10 milliards de nairas pour produire 15 000 voitures par an. D’autres constructeurs opèrent déjà à l’instar du Français CFAO qui a conclu des accords pour des opérations d’assemblage de véhicules dans ses usines situées à Lagos dans la zone industrielle d’Amuwo Odofin. L’étude signale également l’existence d’une société Imosen appartenant à un Nigérian originaire de l’Etat d’Anabra. Cet investisseur local fabrique actuellement des voitures de toutes catégories où seuls les châssis et les moteurs sont importés du Japon.
Cette dynamique de l’industrie automobile nigériane fait planer le spectre de la disparition de la filière véhicules d’occasion d’autant que plus de 80% des véhicules qui transitent par le port de Cotonou atterrissent au Nigeria. Elle dicte surtout aux autorités béninoises la nécessité d’aller vers une transition fiscale afin de rendre le budget national moins dépendant des mesures de politique économique et fiscale en provenance du géant de l’Est.?

Economie 08 déc. 2016


Projet de budget exercice 2017: La CPFG dénoncent l’option du gouvernement

Le projet de budget du gouvernement de la Rupture tel que transmis à l’Assemblée nationale n’est pas du goût de la Convention patriotique des forces de gauche (CPFG). Il a fait l’objet d’analyse et de critique au cours d’un point de presse organisé ce mardi 6 décembre à Cotonou.

Par Décret n° 2016-615 du 05 octobre 2016, le gouvernement a transmis à l’Assemblée nationale le projet de budget gestion 2017. «Ce budget bien qu’ambitieux ne répond pas à une bonne option de développement du Bénin», selon la CPFG. L’option du «tout privé» peut aboutir au développement, mais le processus basé sur la sacro-sainte loi du marché et du profit fait que le développement est très long et pénible pour les hommes avec beaucoup de morts et de sacrifices inutiles, à en croire le conférencier Laurent Mêtongnon. 

Dans son analyse, la CPFG estime que pour un développement rapide et harmonieux du Bénin, l’option la plus appropriée est celle qui privilégie le capital humain, sa formation, sa bonne santé afin de le rendre capable d’innover et de produire. Malheureusement, il apparaît que l’option choisie par le gouvernement du président de la République dans le budget en cours d’examen à l’Assemblée nationale, soit le «tout privé», «l’Etat minimum» où tous les leviers de commande économique du pays sont aux intérêts privés.

Critiques et propositions

Les points positifs du projet de loi des finances 2017, relève le conférencier, concernent le recrutement de 10.349 agents de l’Etat pour un montant prévisionnel de 17,7 milliards F CFA même s’il s’agit pour la plupart de la reconversion de vacataires en APE ; la réforme des avancements dans la fonction publique dont la finalité permettra en 2017 que les soldes et accessoires soient liquidés sur la base de l’indice réel acquis, ceci pour éviter les arriérés salariaux.
Laurent Mêtongnon trouve toutefois que le projet de budget exercice 2017 vise à pressurer les couches populaires et enrichir les plus riches par la création de nouveaux impôts. Il s’agit notamment de : la taxation des gains de jeux de hasard désormais soumis à une contribution spéciale de 15% retenue à la source; l’institution d’une taxe d’entretien des infrastructures routières. A tout ceci s’ajoutent la suppression de la gratuité à l’école pour les filles du second cycle; le rétablissement en vue du droit d’inscription dans les universités qui seraient portées jusqu’à 50.000 F CFA, les déguerpissements des petits commerçants et artisans des abords des voies publiques sans création préalable de marchés de regroupement locaux dans les quartiers sur des emplacements réservés et qui ont été illégalement bradés.
Laurent Mêtongnon affirme que les mesures de taxes et d’impôts contenus dans ce projet de loi des finances, la multiplication des frais et charges scolaires et universitaires sur les parents sont à revoir, car elles écrasent les pauvres, les petits commerçants, les artisans, les ouvriers, les fonctionnaires et favorisent les grands opérateurs économiques et producteurs à l’image de la gratuité des droits d’enregistrement.

Actualités 08 déc. 2016


8e Conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique: Relever le défi de la régulation des médias à l’ère du numérique

Le Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc) organise à Cotonou, du 6 au 8 décembre, la Conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique (Circaf). Les travaux portent sur les enjeux de la régulation des médias à l’ère du numérique.

Procéder à une relecture du cadre juridique et institutionnel de la régulation et de la communication audiovisuelle dans les pays membres du Riarc, tel est l’objectif principal de la 8e Conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique (Circaf) qui se tient à Cotonou du 6 au 8 décembre. Il s’agit de revoir les fondements afin de mieux s’adapter aux nouveaux défis de la régulation des nouveaux supports de diffusion numérique et des médias en ligne, imposés par l’avènement de la Télévision numérique terrestre (TNT). 

Cette rencontre d’échanges et de réflexions s’inscrit dans le cadre de la 8e édition de Circaf placée sous le thème « La régulation des nouveaux supports de diffusion et des médias en ligne : Opportunités et défis».
En fait, «Les nouveaux médias et leurs acteurs constituent un véritable défi aux instances de régulation, ces nouveaux acteurs sont plus malléables, plus dynamiques… Ils sont même plus rebelles à la régulation que les acteurs médiatiques traditionnels », selon le ministre béninois de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou. Les nouveaux médias ont engendré de nouvelles manières de penser, de produire et de diffuser l’information mais aussi de la consommer. Et la conséquence directe de cette mutation est la transformation de l’environnement socioprofessionnel, juridique politique et surtout économique des médias, souligne le ministre.
Il est donc nécessaire que les instances de régulation se réajustent à cette nouvelle donne en adoptant de nouvelles politiques publiques qui doivent être attentives à ces mutations. « Le principal défi pour nos instances de régulation reste la politique, les techniques à mettre en œuvre pour enserrer ces nouveaux supports et médias dans le cadre légal national pour mieux profiter des aubaines qu’ils offrent», signale Rafiatou Monrou. Pour elle, ce défi passe par deux autres défis non moins importants, à savoir la mise en place d’un véritable cadre légal actualisé et une connaissance technique et technologique de ces supports et médias en ligne.
Elle confie que le gouvernement du Bénin reste disposé à accompagner les efforts allant dans le sens de l’adaptation de nos sociétés à ces nouvelles métamorphoses. Comme on le voit, les défis sont très nombreux et Abdourahamane Ousmane, président en exercice du Riarc en est bien conscient. « La 8e Circaf à Cotonou marquera un nouveau départ pour le Riarc et pour chacune des instances membres. J’ai foi en notre capacité à atteindre nos objectifs », espère-t-il.
Joseph Djogbénou, ministre de la Justice et représentant du chef de l’Etat, a signifié que le président Patrice Talon accorde beaucoup d’intérêt à cette rencontre dont les résolutions pourront améliorer les conditions d’exercice de cette profession. «Il est tout aussi préoccupé de la situation des médias dans chacun de nos Etats et espère qu’à l’issue de vos travaux des résolutions évidentes et pertinentes seront prises dans le sens de l’amélioration de la pédagogie nécessaire afin que cet objectif soit atteint », fait-il savoir.

Actualités 07 déc. 2016


6e édition de la semaine de l’Internet : Faire du Bénin la plate-forme du numérique en Afrique de l’Ouest

Du 5 au 11 décembre, le Bénin vibre au rythme de la semaine de l’Internet. Cet événement d’envergure nationale a été lancé ce mardi 6 décembre au palais des Congrès à Cotonou par Rafiatou Monrou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication.

Instituée en 2011, la semaine de l’Internet au Bénin, édition 2016, a démarré ses activités sous le thème : « Economie numérique au Bénin : Enjeux et défis ».

Jacques Dossou, directeur général de l’Economie numérique et la Poste, a précisé que la semaine de l’internet est une opportunité pour discuter des pistes à explorer pour rendre effectif l’essor de l’économie numérique au Bénin. Ainsi, a-t-il poursuivi, les acteurs du secteur feront l’état des lieux de l’économie numérique au Bénin et se pencheront sur les enjeux et les défis à relever pour assurer son développement harmonieux. Pour ce faire, la collaboration de toutes les parties prenantes est une nécessité pour positionner le Bénin comme la plate-forme du numérique de l’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2021 et faire des technologies de l’information de la communication (TIC) le principal levier de son développement.
En procédant au lancement officiel de la semaine de l’Internet édition 2016, Rafiatou Monrou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication a fait savoir que le développement des télécommunications et des TIC basé notamment sur l’Internet a transformé le monde en un village planétaire. Cette évolution numérique bien utilisée sera un réel levier de croissance économique et d’inclusion sociale. Mais la question fondamentale, selon elle, est de savoir comment les populations peuvent tirer profit de toutes ces opportunités.
Evoquant l’évolution remarquable du secteur, Rafiatou Monrou a souligné qu’on assiste à une mutation sectorielle du numérique vers une économie numérique où l’analphabète, le paysan, l’artisan, l’élève, le retraité et le fonctionnaire utiliseront le numérique comme vecteur d’inclusion sociale. Ce qui va booster définitivement l’économie du Bénin, a-t-elle espéré.

Les initiatives du gouvernement

Pour faire des TIC le principal levier de développement économique, il faut qu’il y ait une pénétration Internet d’au moins 80%, des milliers d’emplois, une meilleure répartition de l’économie, une égalité des chances pour tout étudiant ou élève quels que soient son milieu social et sa localisation géographique. « Cela sera possible, car le gouvernement accorde une place de choix à la contribution de l’économie numérique au développement du Bénin », a assuré le ministre Rafiatou Monrou. Dans ce cadre, elle a rappelé certaines initiatives du gouvernement dont l’élaboration d’une nouvelle politique sectorielle, la relance du projet du passage de l’analogique au numérique, le réaménagement de la grille des programmes de l’ORTB, l’assainissement de la gouvernance des offices et agences sous tutelle, le démarrage du projet de développement d’infrastructures de télécommunications et des TIC. A cela s’ajoutent la relance du programme de renforcement des structures centrales de gouvernances, la mise en œuvre des activités du service universel à travers la dotation des matériel informatique et de communication aux apprenants de lycées, des étudiants et des inspecteurs pédagogiques de l’enseignement secondaire. Elle n’a pas omis l’extension du réseau de téléphonie mobile dans les communes de Savè, Glazoué, Dassa, Bantè, Savalou, Ouessè, Djidja et Tchaourou.
Par ailleurs, elle a annoncé qu’en 2017 l’Etat adoptera une stratégie de cyber-sécurité assortie de lois de lutte contre la cybercriminalité, la cryptographie et les transactions électroniques en République du Bénin.
En dehors du palais des Congrès, la semaine de l’Internet se déroule aussi au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou. Au nombre des activités, l’on note des formations, des conférences-débats, un concours des meilleures applications web, des championnats TIC interuniversitaires et la visite du village numérique.

Actualités 07 déc. 2016


Assemblée nationale: Le Parlement en quête de partenariats pour sa modernisation

La septième législature projette une série de réformes dans l’optique de rendre le Parlement béninois plus apte à mieux jouer son rôle. Pour la période 2016-2024, elle exécutera son plan stratégique de développement et de modernisation. Lequel a besoin de moyens que tente de mobiliser l’institution. Lundi 5 décembre à Cotonou, une table ronde a été organisée à cet effet avec des partenaires techniques et financiers.

D’autres pays de la sous-région l’ont déjà expérimenté, mais c’est la toute première fois dans l’histoire du Parlement béninois qu’une table ronde est organisée avec des partenaires techniques et financiers pour leur présenter un plan stratégique et solliciter leur accompagnement dans sa mise en œuvre. Il s’agit donc d’une innovation qui participe de la vision que nourrit le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, pour l’institution dont il a repris les rênes, le 15 juin 2015. « Au moment de ma prise de fonction, j’avais fait un diagnostic sur l’Assemblée nationale. Après un an passé à la tête de l'institution parlementaire, le bureau et moi-même avons eu le temps d’affiner ce diagnostic et de rectifier ce qui peut l'être à court terme en fonction de nos moyens », a souligné le président dans son mot à l’ouverture. L’élaboration du plan stratégique de développement et de modernisation résulte, selon lui, d’une réelle projection du Parlement dans le temps et dans l'espace, et participe aussi du souci d'opérationnaliser les actions que nécessite son fonctionnement optimal.

Sur ce chantier, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) s’est révélé un appui fort. Pour Siaka Coulibaly, représentant résident du PNUD et coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies, l’objectif d’une telle initiative était de « doter le Parlement d’un document stratégique qui intègre une vision prospective, holistique et cohérente de son développement ». Malgré les efforts consentis, note-t-il, les populations continuent de porter une attention sur l’insuffisance de la production législative, l’efficacité du contrôle de l’action du gouvernement et l’insuffisance de communication entre les députés et elles, leurs mandants. Mais ce plan stratégique de développement et de modernisation, se satisfait-il, a le mérite de faire le diagnostic stratégique interne et externe de l’Assemblée nationale, de dégager les forces, faiblesses, opportunités et menaces de l’Assemblée nationale, définir les principaux défis, enjeux sur les huit prochaines années et de présenter le plan d’action pour la mise en œuvre des stratégies, de prévoir son schéma de financement, le mécanisme de mise en œuvre et de suivi-évaluation. Mais ce mérite, estime le représentant résident du PNUD, s’appréciera dans son opérationnalisation.
Nonobstant les mérites de ce document, seule sa mise en œuvre effective permettra l’atteinte des résultats escomptés. Laquelle mise en œuvre nécessite des moyens humains, matériels et financiers. « Le schéma de financement dudit plan prévoit que l’Assemblée nationale, en sa qualité d’institution de souveraineté nationale, puisse apporter l’essentiel des ressources nécessaires à la mise en œuvre des différents axes identifiés, mais que les ressources extérieures viennent en appoint », martèle Siaka Coulibaly. Et c’est sans doute cette quête de moyens extérieurs qui justifie la forte mobilisation d’institutions et structures sous-régionales et internationales, des missions diplomatiques et autres partenaires aux côtés des parlementaires béninois à l’occasion de cette table ronde.

Accompagner l’opérationnalité du plan

« Ce qui est attendu de nous au cours de cette table ronde est bien de voir comment nous allons soutenir le financement de ce plan stratégique, préciser les engagements que nous pouvons prendre pour la mobilisation des ressources nécessaires et des appuis techniques, en complément de celles de la partie nationale ». Le soutien du gouvernement en tout cas ne fera pas défaut, a clairement soutenu le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Cette table ronde, qui selon lui, traduit la vision de grand homme du président de l’Assemblée nationale est aussi un moment de convergence entre pouvoirs législatif et exécutif. Heureux, il l’est aussi de voir le Parlement s’inscrire dans la logique des réformes internes et profondes. L’importance de ce plan stratégique a été également mise en valeur par le ministre pour qui, le Parlement ne manquera pas de ressources pour financer ses ambitions.
Au-delà d’une simple ambition de modernisation et de réformes, il faut surtout voir à travers ce plan, suggère le président Adrien Houngbédji, une aubaine pour le renforcement de la démocratie, ce qui passe inévitablement par le renforcement du Parlement. « Un Parlement à même de faire des lois de qualité, qui contrôle efficacement l'action du gouvernement parce que lui-même doté de moyens efficaces pour le faire, un Parlement à la pointe des technologies de l’information et de la communication capable d'établir une interaction permanente entre ses membres d’une part, et les populations qu'il représente d’autre part, ouvert sur les institutions interparlementaires de coopération… », a-t-il précisé. Son ambition s’étend aussi à un « Parlement de développement qui accompagne le gouvernement dans la dimension internationale de son action à travers une diplomatie parlementaire elle-même axée sur le développement ». Pour contrôler effectivement l’action gouvernementale, les députés doivent disposer des instruments adéquats, notamment ceux qu’impose la gouvernance actuelle à savoir les technologies de l’information et de la communication, a-t-il poursuivi.
Vaste chantier qui ne pourrait être l'œuvre d'une seule partie, mais qui nécessite « une synergie d'actions entre la communauté internationale et nous, et entre vous-mêmes partenaires, pour impulser la dynamique nécessaire à notre ambition », dira alors Me Adrien Houngbédji. Pour lui, le soutien à un plan comme celui-là garantit des institutions démocratiques fortes et stables, capables de contribuer à la construction d’un véritable État de droit, et participe à la liberté et la justice. Il y voit aussi une manière d'assurer l'égalité en droits et en devoirs des citoyens, de lutter contre la corruption, de créer un climat favorable aux affaires, de remettre tous les enfants du pays au travail, d'organiser la solidarité, bref des institutions capables de promouvoir la bonne gouvernance politique et économique. « Les ressources financières et appuis techniques attendus de cette table ronde viendront, en conséquence, traduire la solidarité de la communauté internationale vis-à-vis du Bénin », pense aussi le président du Parlement?


Les neufs axes stratégiques du plan

Selon le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, le plan stratégique de développement et de modernisation pour lequel il est en quête de soutiens s'étend de 2016 à 2024 soit deux législatures. Il s’agit, indique-t-il, de voir loin et grand et les actions envisagées vont au-delà de l’actuelle mandature pour s'inscrire dans une dynamique de continuité. Il s’agit de « voir et prévoir pour les législatures à venir, voir et prévoir pour les générations à venir », a soutenu le président de l’Assemblée nationale. Le plan, poursuit-il, a retenu neuf axes stratégiques, que sont l’assainissement du système partisan, l’instauration d’une culture d’éthique et de bonne conduite du parlementaire pour une bonne image des élus et du Parlement, le développement des systèmes d'information, du numérique et des échanges d’information entre les medias et l’Assemblée nationale, le développement de la diplomatie parlementaire, le renforcement des capacités des parlementaires dans la prise en charge des missions de l’Assemblée nationale en lien avec les besoins des populations, le renforcement des capacités de gestion administrative, financière et comptable de l’administration parlementaire, l’extension du champ et de la portée du contrôle de l’action gouvernementale et du suivi de l’application des textes de lois, la sensibilisation des parties prenantes à une veille permanente et au suivi des dossiers de corruption et de mauvaise gestion de deniers et patrimoines publics et la promotion du genre et des droits humains au regard des valeurs éthiques, morales de la culture béninoise et universelle.
J.F.M

Actualités 06 déc. 2016


Décédé dimanche 4 décembre dernier: Kamarou Fassassi inhumé à Porto-Novo

Ayant tiré sa révérence dans la soirée du dimanche 4 décembre dernier, l’ancien ministre Kamarou Fassassi a été inhumé dans l’après-midi du lundi 5 décembre au cimetière musulman de Djègan-Daho à Porto-Novo.

Et c’en est fini de Kamarou Fassassi ! Décédé dans la soirée du dimanche 4 décembre dernier au Centre national hospitalier universitaire Hubert Coutoukou Maga de Cotonou dans sa 69e année des suites d’une courte maladie, l’ancien ministre du général Mathieu Kérékou a été conduit dans sa dernière demeure. Il a été inhumé dans l’après-midi d’hier au cimetière musulman de Porto-Novo, après une cérémonie de prières et d’hommages officiels qui s’est déroulée dans la maison mortuaire sise au quartier Ouinmey-Gbédjromédé à Porto-Novo.

Cette cérémonie a connu la présence de plusieurs personnalités politico-administratives et religieuses. Le gouvernement était représenté par quatre ministres en l’occurrence Romuald Wadagni de l’Economie et des Finances, Candide Azannaï chargé de la Défense nationale, Jean-Claude Houssou en charge de l’Energie et Lazare Sèhouéto, ministre du Commerce, de l’Industrie et l’Artisanat. Ce dernier a exprimé à la famille de l’illustre disparu les condoléances et compassions du gouvernement. Lazare Sèhouéto a ensuite vanté les qualités exceptionnelles de Karamou Fassassi qui a marqué l’arène politique béninoise. Le ministre Romuald Wadagni témoignera même qu’il l’a reçu en audience à son cabinet, il y a seulement deux semaines. Une audience au cours de laquelle Kamarou Fassassi lui a prodigué de sages conseils puisés de ses expériences administratives et politiques pour la gestion de certains dossiers. La délégation gouvernementale a imploré Allah le Tout Puissant d’accueillir dans son royaume céleste l’âme de l’ancien ministre Karamou Fassassi. On notait hier au cimetière la présence de plusieurs anciens ministres tels que François Abiola, Fatiou Akplogan, Soulé Mana Lawani, des députés Atao Mohamed Hinnouho, Nassirou Bako Arifari, du préfet de l’Ouémé Joachim Apithy et autres.

Actualités 06 déc. 2016


Prix d’encouragement des agents de l’Onip : La direction distingue des journalistes

La direction générale de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a organisé une cérémonie de distinction de six journalistes du quotidien ‘’La Nation’’. C’était lundi 5 décembre où les récipiendaires se sont vus remettre les prix d’encouragement pour leur travail bien accompli au profit du journal du service public. Une invite à faire davantage pour le rayonnement de l’office.

Edgard Sanvi Couao-Zotti, Bruno Sèwadé, Maurille Gnassounou, Claude Urbain Plagbéto, Thibaud Nagnonhou et Josué Mèhouénou, tous journalistes au quotidien ‘’La Nation’’ ont été distingués lundi 5 décembre par la direction générale de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). La cérémonie de remise des différents prix d’encouragement s’est déroulée dans l’enceinte de l’office en marge du cérémonial des couleurs. La cérémonie était chargée d’émotion parce la plupart des récipiendaires ignoraient jusqu’au démarrage l’ordre du jour.

Selon Camille Guy Adinci, directeur général de l’Onip, tous ces journalistes ont été distingués pour la qualité du travail qu’ils ont abattu pour le compte de cet office ces dernières années. Il s'agit de Edgard Sanvi Couao-Zotti, ex-directeur de publication du journal ; Bruno Sèwadé, ancien rédacteur en chef ; Maurille Gnassounou, ex-secrétaire de rédaction. Claude Urbain Plagbéto et Thibaud Nagnonhou ont été distingués pour leur travail respectivement au niveau des antennes régionales du journal à Parakou et à Porto-Novo. Mais celui pour qui cette cérémonie revêt un double statut, c’est bien le jeune journaliste Josué Mèhouénou. En effet, ce journaliste du quotidien ‘’La Nation’’ a été distingué récemment « meilleur jeune journaliste promoteur du Bénin » au titre de l’année 2016. C’était à l’occasion d’une soirée de gala organisée à Cotonou le samedi 24 septembre par la structure African Pride et la distinction est dénommée Africanicon Awards. Selon le directeur général de l’Onip cette distinction internationale a honoré le journal. « Il a été distingué par une structure internationale, et nous qui recherchons la compétence, nous qui voulons promouvoir ceux qui font bien, on s’est dit que cet évènement ne peut pas passer inaperçu », laisse entendre Camille Guy Adinci, directeur général de l’Onip. Cette distinction internationale fait suite à une période d’observation de plusieurs journalistes de divers organes du Bénin (ORTB, BB24, Golfe TV, Fraternité, Canal3, Evénement précis, radio Tokpa, Radio nationale…). Période au cours de laquelle, chaque nominé a été suivi au quotidien dans ses prestations au sein de son organe de presse. Josué Mèhouénou a signé environ 3100 articles au cours de cette période. Ce qui lui a valu ce prix d’encouragement, selon les appréciations portées par les organisateurs et le jury avant la remise dudit prix le 24 septembre dernier.
Le lauréat ne cache pas sa joie et sa fierté. « Lorsqu’une structure vous distingue au même titre qu’un acteur politique de vieille date comme Rosine Soglo, je pense qu’il y a des raisons de se sentir fier », affirme Josué Mèhouénou. Pour lui, le fait de se savoir distingué aux côtés d’un certain nombre de personnalités compte beaucoup. Il est conscient du message que véhicule African Pride à travers ce prix. « Je pense que ce genre d’occasion nous oblige à travailler davantage, c’est lorsqu’on est jeune qu’on peut donner le meilleur de soi », lance-t-il?

Culture 06 déc. 2016


Lancement du livre «Du mythe à la pratique du business plan»: Un bréviaire qui démystifie l’élaboration d’un plan d’affaires

«Du mythe à la pratique du business plan » tome 1 est le titre de l’ouvrage lancé samedi 3 décembre à l’Université d’Abomey-Calavi par César Akohoué et Johannes Goudjanou. Guide pratique de gestion de projets, l’œuvre est élaborée pour corriger les insuffisances remarquées en management des entreprises au Bénin, selon les coauteurs.

«Du mythe à la pratique du business plan » tome 1 vient démystifier la rédaction d’un plan d’affaires pour améliorer la question de l’entreprenariat aujourd’hui plus que jamais au cœur des politiques de réduction des forts taux de chômage et de sous-emploi. Aux dires des auteurs du livre, chaque individu peut désormais, à partir des enseignements dont regorge le livre, jeter les bases de ses idées, les maîtriser, les écrire pour en faire un projet. En effet, «Du mythe à la pratique du business plan» présente les instruments nécessaires pour réaliser et réussir un business plan projet, outil de planification, de pilotage et de communication en entreprise.

Pour César Akohoué, il urge d’éclaircir la notion du «business plan» qui, en réalité, est le plan d’affaires ou la précision d’un projet réfléchi et défini sur papier en attendant sa mise en œuvre. Un tel livre peut servir de support didactique aux jeunes entrepreneurs, indique-t-il.
«5000 entreprises naissent chaque année et plus de 85% meurent aussitôt créées», souligne Johannes Goudjanou. Il estime par ailleurs qu’il est temps de quitter le mystère d’élaboration du plan d’affaires et passer aux nouvelles méthodes modernes pouvant aboutir au meilleur développement de l’entreprise.
Stratégie de développement, plan technique, plan financier, analyse de la rentabilité et des risques, preuve de viabilité de tout projet, font le menu de l’ouvrage «Du mythe à la pratique du business plan», tome 1. Riche de 136 pages, le livre se veut un outil puissant, à en croire ses auteurs, pour les incubateurs de projets, notamment les étudiants, les professeurs et les porteurs de projet.

Culture 05 déc. 2016


Inspection de la Cour suprême dans le Borgou et l’Alibori: Veiller au respect des conditions de mise en œuvre de la garde-à-vue

Après Parakou jeudi dernier, le président Ousmane Batoko et les membres de sa délégation ont poursuivi leur tournée dans les centres de détention et de garde-à-vue de Tchaourou et de N’Dali, vendredi 2 décembre dernier. Il a fait un certain nombre de constats inquiétants.

Vendredi dernier, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko est allé s’enquérir des conditions de détention des gardés-à-vue et du fonctionnement des commissariats et brigades territoriales de gendarmerie de Tchaourou et de N’Dali dans leurs rôles de partenaires des acteurs du secteur de la justice. Il voulait s’assurer de la conformité de ce que font les agents de ces structures relativements au respect des libertés et des droits de l’Homme et si les gardes-à-vue se déroulent dans les conditions prévues par la loi. « Même si le citoyen est en faute et se retrouve devant la justice, qu’il sente que ses droits sont respectés », a-t-il souvent insisté.

Assisté des membres de la délégation qui l’accompagnent, il a tenu une séance de travail avec les officiers de police judiciaire et les forces de sécurité. Ces derniers ont eu droit à une communication sur les conditions de mise œuvre et le régime juridique de la garde-à-vue présentée par le procureur général près la Cours suprême, Luc Aurélien Assogba. Non seulement, ils ont eu l’occasion de renforcer leurs capacités, mais ils ont saisi l’occasion pour évoquer quelques difficultés auxquelles ils sont souvent confrontés dans l’exercice de leurs fonctions. Il s’agit de la longue distance entre les localités qui oblige à proroger les gardes-à-vue ; des populations des zones déshéritées qui continuent de penser que le commissariat ou la gendarmerie est un tribunal. Le problème des unités de sécurité qui manquent d’eau, alors que les gardés-à-vue ont besoin de prendre la douche et de se désaltérer, a été posé. Il y a également le transfèrement des gardés-à-vue devant le procureur, aux frais desdites unités qui manquent cruellement de moyens. Les officiers de police judiciaire sollicitent, par ailleurs, l’appui du ministère de la Justice qu’ils servent beaucoup plus que les ministères de l’Intérieur et de la Défense dont ils dépendent surtout.
« Ces difficultés que vous évoquez sont réelles et graves. Elles font que nous doutons parfois de ce que nous vous disons et de la qualité de la justice qui est rendue », leur a répondu le président Ousmane Batoko. Sans occulter le dénuement dans lequel ils travaillent, il les a exhortés à tout mettre en œuvre pour continuer à coller aux textes. « Nous voulons une justice moderne, mais voilà que nous avons des méthodes qui ressemblent à celles du siècle dernier », a-t-il déploré. « Malgré tous ces problèmes, vous devez rester debout et être proches de la loi », a poursuivi le président.
Dans chacun des centres de détention inspectés dans les deux communes, le président Ousmane Batoko a procédé au contrôle des registres de plaintes et de garde-à-vue. A ce niveau, quelques fausses notes ont été constatées. «Dans certaines unités, ces registres n’existent même pas. Là où ils existent, ces documents sont mal tenus, mal renseignés. Lorsqu’on se sert d’un cahier de 32 pages comme registre de garde-à-vue, ça pose un problème. Et l’officier de police judiciaire vous explique que c’est parce qu’il n’a pas les moyens », fait remarquer le secrétaire général de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou.

Actualités 05 déc. 2016


Inspection de la Cour suprême dans le Borgou et l’Alibori: Nécessité pour l’éclosion d’une justice de qualité

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, à la tête d’une délégation de sa juridiction, effectue du 1er au 8 décembre, une tournée d’inspection dans les juridictions du fond, les centres de détention et de garde-à-vue du Borgou et de l’Alibori. C’est à Parakou qu’il a consacré la première étape de sa descente.

La justice fait partie des piliers de l’Etat de droit. Afin de l’amener à jouer efficacement ce rôle primordial, ses états généraux organisés en 1996 ont conduit à son diagnostic et à la formulation des propositions de solutions pour remédier aux dysfonctionnements identifiés.

Bien que certaines avancées tant quantitatives que qualitatives aient été enregistrées, l’appareil judiciaire éprouve toujours des difficultés à s’adapter aux exigences de l’Etat de droit en construction au Bénin. Les populations attendent que le pays se dote d’un environnement porteur de plus de sécurité juridique et judiciaire, indispensable à l’exercice réel des libertés et à un développement économique et social durable. Au nombre des dysfonctionnements qui caractérisent le système judiciaire, il y a sa lenteur et son impartialité tant décriées. Pour l’avoir compris, la majorité des acteurs du secteur essaie, en dépit des difficultés et des maigres moyens disponibles, de relever au quotidien, les défis d’une justice au service du citoyen. Mais en dépit de ces efforts, les populations semblent toujours avoir mal en leur justice.

Une journée sans répit

Pour permettre au système d’être à la hauteur de leurs légitimes attentes, il faut donc l’évaluer dans son fonctionnement, discuter avec ses principaux animateurs, écouter les usagers, afin d’identifier des approches de solutions aux problèmes auxquels il est confronté. D’où la présente visite d’inspection qu’entreprend la Cour suprême dans les juridictions du fond, les centres de détention et de garde-à-vue du Borgou et de l’Alibori. Fondée sur les dispositions de l’article 33 de la loi N° 2004-07 du 23 octobre 2007 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême, cette tournée vise avant tout l’accompagnement technique et l’encadrement pédagogique des magistrats du fond dans l’exercice de leur office.
A Parakou où ils ont marqué la première étape de leur tournée, le président Ousmane Batoko et sa délégation, après avoir rendu visite au préfet du Borgou et au maire de la ville, étaient à la prison civile, au commissariat central et aux commissariats d’arrondissement, à la compagnie de gendarmerie, au Tribunal et à la Cour d’appel. Outre une séance de travail avec les Officiers de police judiciaire au cours de laquelle une communication sur la garde-à-vue et ses conditions de mise en œuvre à été présentée par le procureur général près la Cour suprême, Luc Aurélien Nicolas Assogba, la délégation s’est entretenue avec les magistrats du Tribunal de première instance et de la Cour d’appel. Ces derniers ont suivi une communication sur la déontologie du magistrat.
Le président Ousmane Batoko reconnaît avoir eu à faire avec des femmes et des hommes qui travaillent dans des conditions pénibles, avec beaucoup de professionnalisme et de sacrifices à Parakou. « Nous nous complaisons à qualifier notre démocratie comme étant un modèle, mais nous exerçons nos offices à crédit. Nous faisons fonctionner le système judiciaire béninois par procuration parce que les moyens qu’il faut mettre à disposition, ne le sont pas. On n’est dans une situation d’ambivalence », a-t-il déploré. L’objectif, a poursuivi le président de la Cour suprême, c’est que tout citoyen se présentant devant la justice, le fasse sans se préoccuper de qui il aura en face, puisqu’il sait que c’est le droit qui sera dit.

Surpopulation carcérale

Il a pris connaissance des problèmes qui se posent à la prison civile de Parakou. Par rapport au désengorgement de l’effectif de ce lieu pénitentiaire, le président Ousmane Batoko a, entre autres, fait constater, qu’il y a plus de détenus préventifs que de condamnés.« Beaucoup de détenus préventifs sont à la prison civile de Parakou, alors qu’ils ne devraient plus y être. Surtout en application des nouvelles lois, ces femmes et ces hommes ne devraient plus être en prison. J’ai donné des instructions pour que, en ce qui les concerne, les procédures soient accélérées pour que d’ici à la fin de l’année, tout ce monde soit mis dehors », a-t-il confié. « Je voudrais que ce passage de la Cour suprême dans le département marque les esprits, à travers ces décisions qui doivent être prises dans les meilleurs délais », a insisté le président.
Par rapport aux conditions de travail des magistrats et des agents administratifs du secteur, il a promis voir avec le Garde des Sceaux, comment elles pourraient être améliorées.

Actualités 05 déc. 2016


1382 - 1579