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A quelques jours du coup d’envoi de la phase finale de la Can Gabon 2016, la Confédération africaine de football (Caf) vient de procéder à l’ouverture des engagements pour les éliminatoires de la compétition que le Cameroun accueillera en 2019. Très bientôt, les Ecureuils du Bénin vont donc retrouver la compétition.
Après le Gabon, à partir du 10 janvier prochain, c’est le Cameroun qui sera à l’honneur en 2019 avec la phase finale de la « Can Total ». Déjà, tout se met en place au niveau de la Caf, pour l’organisation de la compétition en ce qui concerne sa phase des éliminatoires. En effet, dans une correspondance en date du 27 novembre dernier, le secrétaire général de la confédération, Hicham El Amrani, informe les associations nationales affiliées que les engagements pour cette compétition sont désormais ouverts. Ils ont commencé depuis jeudi 1er décembre dernier, précise la correspondance. Les associations nationales affiliées à la Caf dont la Fédération béninoise de football (FBF) ont, selon les règlements de la compétition, jusqu’au samedi 31 décembre prochain comme dernier délai pour inscrire leur sélection.
Par ailleurs, le tirage au sort des éliminatoires de cette Can Total 2019 est prévu pour le 12 janvier 2017 à Libreville, en marge de la Can Gabon 2017. S’agissant des procédures du tirage au sort, elles seront adoptées par la Commission d’organisation de la Can Total durant sa réunion, un peu plus tôt le même 12 janvier 2017, a informé le secrétaire général.
Toutefois, les procédures du tirage au sort proposées incluront une phase de groupes, avec la participation de l’équipe nationale du pays hôte (Cameroun). De même, les dates ci-après dans le calendrier international de la Fifa sont retenues pour les éliminatoires. Ainsi, la première journée pourrait se jouer entre le 20 et le 28 mars 2017, la 2e journée du 5 au13 juin 2017. Les autres journées suivront. Ce sera jusqu’en octobre 2018 avec la 6e et dernière journée qui aura lieu entre le 8 et le 16 octobre 2018.
Pour le Bénin et ses Ecureuils étouffés du côté de Bamako, lors de la dernière journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017 par les Aigles du Mali, il n’y a plus à attendre. Après la prestation peu reluisante des locaux à Lomé, au cours de la 7e édition du tournoi de l’Uémoa, il n’y a plus une minute à perdre. Le Bénin doit rapidement se mettre au travail en gardant à l’esprit que la qualification, c’est maintenant qu’il faut commencer par la préparer. Car, enseigne la sagesse africaine, ce n’est pas le jour de la chasse, que l’on dresse son chien?

L’équipe nationale du Bénin n’a pas démenti les pronostics au tournoi de l’Uémoa à Lomé. Mais Oswald Homeky, ministre des Sports, tire du positif de la participation du Bénin à cette fête de l’Intégration. Au regard de l’ambition du gouvernement pour la renaissance du sport national, il parie que le pays, dans un avenir proche, fera parler de lui sur l’échiquier sportif international. Interview exclusive.
La Nation : Vous avez conduit la délégation béninoise à la 7e édition du tournoi de l’Uémoa à Lomé. Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la participation du Bénin à cette compétition ?
Oswald Homeky : Ce qu’il faut savoir, le tournoi de l’Uémoa est un tournoi de célébration de l’intégration entre les huit pays membres de l’Union. C’est une compétition sportive, il est vrai, mais le but principal est de célébrer l’amitié entre les peuples. Donc le chef de l’Etat nous a autorisé à conduire la délégation béninoise à ce tournoi. C’est vrai que nous étions tentés de ne pas y participer en raison de la situation de notre football. Mais c’est avant tout un rendez-vous de l’intégration, notre absence aurait été une absence diplomatique qui ne serait pas bien perçue par les autres membres de l’Union. Nous sommes venus célébrer l’intégration mais aussi compétir pour tirer les enseignements nécessaires pour l’avenir de notre football. Nous avons participé à cette fête qui traduit aussi de l’ambition des chefs d’Etat de construire une Uémoa des peuples. Vous avez dû remarquer toute la ferveur autour de ce tournoi et les moyens que les autorités de l’Uémoa et du Togo ont mis pour que la jeunesse africaine se sentent véritablement concernée par les idéaux d’intégration et d’amitié. C’est une occasion de rassemblement, nous y avons participé. Sportivement parlant, même si l’état de notre football ne nous permet pas d’être certain de remporter la compétition, c’est déjà bien d’avoir réussi à construire une équipe dans les conditions que nous connaissons, de se mesurer aux autres nations et à partir de là de tirer les leçons pour corriger ce qui doit l’être.
Votre présence au stade vous a permis de mesurer l’ampleur du défi qui attend le football béninois. Comment comptez-vous vous y prendre pour une meilleure participation des Ecureuils à la prochaine édition ?
Il faut déjà savoir que le Bénin a été finaliste de cette compétition et l’a déjà organisée en 2009. J’ai dit au président de la Commission de l’Uémoa que je suis candidat pour organiser l’une des prochaines éditions, si possible la tout prochaine. Je crois que nous avons besoin de ramener dans notre pays ce genre de compétition qui participe non seulement de la célébration de l’amitié dans l’espace communautaire mais aussi de la renaissance de la passion du football qui a commencé à disparaitre. Les stades au Bénin ne se remplissent plus. Il y a une sorte de désaffection entre le public béninois et ses équipes. Abriter des compétitions comme celles là peut aider à faire renaitre la flamme de l’amour entre les Béninois et leurs équipes nationales. J’ai annoncé notre candidature et c’est en très bonne voie. Je rendrai compte au chef de l’Etat pour le suivi nécessaire. Le Bénin qui aujourd’hui a essayé de monter une équipe doit continuer à travailler afin que nous ne soyons pas ridicules pour les prochaines éditions. Ce que j’ai vu au niveau des joueurs n’est pas très mal lorsqu’on sait les conditions dans lesquelles nous avons préparé ce tournoi. Il y avait un fond de jeu, les jeunes ont donné le meilleur d’eux-mêmes, nous essayerons de construire à partir de là. Nous sommes sans championnat local alors que c’est une compétition qui réunit les joueurs jouant dans le championnat de l’espace Uémoa exclusivement. Nous vivons dans une crise qui heureusement est en train de tirer vers la fin.
Justement vous évoquez l’absence de championnat au Bénin. Comment vivez-vous cette situation en tant que ministre des Sports ?
Je le vis très mal. Venir en compétition avec des équipes qui ont un championnat régulier et être à la tête d’une délégation composée de joueurs qui sont obligés de se surpasser, c’est difficile. Je n’ai aucune fierté à être ici et à ne pas avoir un championnat dans mon pays. C’est pour cela que j’en appelle encore à l’esprit patriotique des différents protagonistes avec qui nous discutons pour que comme annoncé, nous puissions vite finir avec cette crise qui fait beaucoup de mal à notre jeunesse. Vous savez, j’ai une connaissance toute modeste du football et je sais que rien ne s’obtient du jour au lendemain. Vous pouvez être le meilleur joueur du monde, vous pouvez être très talentueux, si vous n’êtes pas en jambes, si vous ne jouez pas des matchs, si vous n’avez pas de compétitions, vous ne pouvez pas rivaliser avec des gens qui ont plusieurs journées de championnat dans les jambes. C’est une maxime du sport, on ne peut pas attendre des résultats si on ne joue pas. Mais je crois que là où nous en sommes aujourd’hui, on peut fortement espérer que cette page sombre de l’histoire de notre football va être définitivement tournée. J’ai parlé aux différents acteurs. Nous lancerons le championnat dans quelques semaines avec l’adhésion de tous les camps en conflit. Tout le monde est d’accord sur le principe. Je comprends l’amertume des Béninois qui ont envie de gagner même si c’est un tournoi d’intégration. Mais nous devons avoir l’humilité de reconnaitre que notre niveau actuel n’est pas bon. Il faut accepter de perdre, il faut être patient pour espérer gagner. Ce que je sais est que je me battrai pour emmener le sport béninois un peu plus haut qu’il ne se trouvait quand nous sommes arrivés aux affaires. Mais il faut du temps, du travail et de la patience.
Le football est aussi un vecteur de création de richesses et beaucoup de pays se mobilisent pour décrocher l’organisation d’une compétition de la CAF. Avez-vous à ce propos une ambition à moyen terme ?
Absolument. J’ai annoncé mon intention d’organiser une coupe d’Afrique des Nations Sénior au Bénin. Evidemment, cela passe par un processus. Il y a d’abord que nous devons remettre nos infrastructures à niveau. Il y a que nous devons en construire de nouvelles et il y a surtout que nous devons faire le lobbying nécessaire. Ce lobbying a déjà commencé et dans les prochaines années, en tout cas je peux l’annoncer ici, le Bénin abritera bientôt une coupe d’Afrique des Nations. Je ne saurait dire précisément en quelle année. De toute façon, c’est un processus que nous lançons. Le Bénin est un grand pays qui mérite aussi d’abriter des compétitions d’envergure internationale. Je confirme que nous avons déjà enclenché le processus de candidature du Bénin pour l’organisation d’une coupe d’Afrique des Nations.
La relance du football, ce n’est pas seulement pour participer aux compétitions internationales. C’est surtout une discipline qui mobilise surtout la jeunesse béninoise. Qu’avez-vous envie de dire à des centaines de milliers de Béninois qui espèrent voir leur football se hisser un jour au haut niveau ?
Ce que je veux dire à tout le peuple béninois, particulièrement à la jeunesse béninoise passionnée de sport, nous allons tout mettre en œuvre pour que les sports de façon générale au Bénin redeviennent des facteurs de belles émotions, de passion, de cohésion mais également de satisfaction pour notre peuple. Le sport a cette particularité que même si on s’amuse, c’est beaucoup d’émotion et de passion. Nous sommes venus au tournoi de l’intégration mais vous avez vu les réactions de nos compatriotes sur les réseaux sociaux, dans les médias quand l’équipe a perdu son premier match. C’est dire que même s’il s’agit d’un match amical, dès qu’il y a un coup de sifflet, la passion prend le dessus. Je comprends que le peuple béninois a besoin de victoires. Nous sommes un peuple de gagneurs, et je suis conscient de la nécessité de construire afin que nous ne soyons plus ridicules.
C’est pour l’ensemble des sports, il n’y a pas que le football. Il y a plusieurs disciplines sportives dans lesquelles le Bénin a beaucoup de talents. Je me suis engagé à faire en sorte que mon mandat soit celui de l’égalité des chances à tous les sports, nous nous battons pour le faire. Nous avons beaucoup de problèmes dans les fédérations, et dans l’organisation des championnats dans plusieurs disciplines. Je veux demander à tous les Béninois de rester sereins, de nous faire confiance. Nous avons conscience du niveau où nous sommes. Il nous faut du temps pour y arriver mais nous sommes à l’œuvre. Déjà, mon souhait est de relancer pour l’année 2017 l’ensemble des championnats de façon régulière, de pouvoir aider les fédérations sportives dans la mobilisation des ressources du privé parce que les subventions de l’Etat ne peuvent pas entièrement prendre en compte les besoins des fédérations. C’est augmenter les subventions, mais c’est aussi et surtout déployer une grosse politique de promotion du sport à la base, dans les écoles, dans les universités et dans les communes. Il n’y a pas de miracle en sport, il faut se préparer, préparer la relève pour espérer des résultats. Nous allons tout faire pour que notre pays retrouve sa place. Nous sommes le quartier latin de l’Afrique, c’est une fierté au plan intellectuel. Je crois qu’au plan sportif également, nous avons les moyens d’y arriver. Je me suis engagé à inverser la tendance à partir de 2017-2018. Le Bénin progressivement ne sera plus un donneur de points mais un pays qui compte sur l’échiquier du sport en général?
Tournoi de l’Uémoa: Le Bénin sort de la compétition avec 2 points
Mathématiquement éliminés après leur deuxième match, les Ecureuils du Bénin ont concédé hier un deuxième match nul face aux Etalons du Burkina Faso, lors de la dernière confrontation de groupe B. Les poulains de Mathias Deguénon ont abordé cette rencontre avec l’envie d’assurer une victoire afin de sortir de la compétition par la grande porte. Mais en face, les Burkinabé avaient à l’entame du match une chance de qualification en cas de faux pas du Sénégal qui affrontait la Guinée-Bissau à la même heure. Sur les 90 minutes de jeu, la domination était pourtant béninoise. Les Ecureuils ont eu plusieurs occasions pour marquer au moins un but dans cette compétition. Mais leur inefficacité devant les buts s’est encore révélée.
Le milieu de terrain béninois a bien tourné, avec des enchainements de passes et des centres corrects dans le dos de la défense des Etalons. Toutefois, les attaquants ont pêché dans la finition. Dans les dix dernières minutes du jeu, les Béninois ont failli payer cher leur manque d’efficacité lorsqu’un attaquant du Burkina a enrhumé toute la défense avant de voir sa frappe du plat du pied échouer sur le poteau.
In fine, le Bénin et le Burkina Faso sont sortis de la compétition après la victoire du Sénégal 4 buts à zéro contre la Guinée-Bissau. Le Bénin occupe la dernière place du groupe B avec 2 points et zéro but marqué. La finale du tournoi opposera demain le Mali premier du groupe A au Sénégal.
Gnona AFANGBEDJI

Un compte-rendu d’étape de la mise en œuvre de la mesure de libération des emprises du domaine public a été présenté aux ministres réunis en Conseil, ce mercredi 30 novembre. Le 31 décembre prochain au plus tard, tous les trottoirs et terre-pleins centraux des principaux axes routiers dans certaines villes du pays devront être complètement dégagés.
« Le gouvernement a décidé de faire libérer les emprises du domaine public. Les ministères compétents ont établi une feuille de route. Ils ont défini la méthode et le mode d’opérationnalisation des actions prévues. Une première série de villes et centres urbains devant faire l’objet de la première phase de cette opération, a été identifiée (Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Ouidah, Bohicon, Abomey, Sèmè-Kpodji) de même que les principales artères concernées, à savoir la plupart des voies primaires et secondaires revêtues et qui sont stratégiques pour l’attractivité de ces villes. Le marquage de toutes les installations se trouvant illégalement dans le domaine public sur les artères identifiées, est achevé ». L’annonce de cette série de mesure visant à assainir le cadre de vie a été faite par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République au cours de son traductionnel point de presse.
Selon ses explications, un plan de communication sociale a été mis en œuvre pour expliquer l’esprit et le bien-fondé de la mesure, et obtenir l’adhésion de la population à la mesure. Mais l’opération, précise-t-il, se fera en deux phases. La première phase consistera à libérer effectivement tous les trottoirs et terre-pleins centraux des principaux axes routiers dans les villes concernées, au 31 décembre au plus tard. La seconde phase portera sur le reste du domaine public (trottoirs et terre-pleins centraux des autres axes urbains, espaces publics entre trottoirs et alignements des propriétés de toutes les voies primaires et secondaires urbaines, tous espaces publics naturels). Le Conseil des ministres a par ailleurs instruit le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, de même que celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, pour interdire formellement à compter de ce jour, 1er décembre, l’occupation des voies publiques et toutes autres formes de permissions de voirie pour abriter des manifestations civiles.
Salubrité et sécurisation des plages
Le Conseil des ministres du mercredi 30 novembre a instruit les ministres chargés du Cadre de vie, de la Décentralisation et de la Sécurité publique à préparer et faire dérouler une campagne en vue du nettoyage des plages et de leur sécurisation. Ceci, à travers notamment la mobilisation des ONG, des associations de développement, des usagers des plages et des jeunes volontaires organisés en Groupement d’intérêt économique (GIE). Le gouvernement projette aussi de promouvoir les comportements éco citoyens nécessaires à la production de bien-être et au développement de l’économie touristique. Le constat fait par le gouvernement révèle que les plages du littoral béninois depuis Sèmè-Kraké (frontière du Nigeria) jusqu’à Hillacondji (frontière du Togo), soit 125 km, présente une exceptionnelle biodiversité marine et côtière et des plages. Malheureusement, sur certains segments de la côte, les plages sont dans un état d’insalubrité avancée qui nuit à leur fréquentation et menace l’écosystème et la biodiversité?
Actualités 01 déc. 2016

La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) organise depuis mercredi 30 novembre à Cotonou, un séminaire régional sur la vulgarisation des normes communautaires. Cette rencontre de trois jours permettra de mettre ces normes à la disposition des utilisateurs et créer les conditions de leur appropriation.
Par Bruno SEWADE
Un séminaire régional sur la vulgarisation des normes communautaires s’est ouvert hier à Cotonou. « Les caractères généraux du droit communautaire » ; « La Cour de justice de l’Uémoa : date d’installation de ses premiers membres, son fonctionnement » ; « La Commission de l’Uémoa : organisation et rôle dans l’application du droit communautaire » ; « La législation communautaire de la concurrence : état des lieux et perspectives » ; « La libre circulation dans l’espace Uémoa : état des lieux et perspectives » ; « La législation communautaire sur les transports : droits conférés et obligations à respecter ». Ce sont les communications qui sont abordés au cours des travaux.
En effet, le Traité constitutif de l’Uémoa a mis en place un certain nombre d’organes qui agissant chacun dans la limite des attributions qui leur sont conférées et les conditions prévues par le Traité de l’union concourent ensemble à la réalisation des mêmes objectifs.
Installée au centre de ces organes, la Commission de l’Uémoa, selon le représentant résident au Bénin, Yaovi Kounhundé, est garante de l’intérêt général communautaire. Elle doit ainsi, à son avis, veiller à l’application des normes communautaires par les Etats membres, les personnes physiques et les personnes morales. Et l’un des moyens les plus appropriés est la vulgarisation de ses normes pour qu’elles soient bien connues par les utilisateurs. C’est ce à quoi répond le séminaire régional de la Cour de justice de l’Uémoa justifie Yaovi Kounhundé.
« Notre colloque thématique, celui de la vulgarisation des normes communautaires, devra permettre de nous imprégner davantage du droit communautaire, d’échanger et de débattre afin d’en être, chacun à son niveau de responsabilité et dans son rôle, un acteur engagé dans sa promotion, sa diffusion et sa mise en œuvre », a souligné la présidente de la Cour de justice de l’Union, Joséphine Suzanne Ebah Touré. Pour elle, l’importance et la qualité des participants venus des différents pays de l’Union constituent un gage incontestable de l’atteinte des objectifs fixés.
Pour Joséphine Suzanne Ebah Touré, l’intitulé des communications peut paraître, a priori, rébarbatif. Chacune d’elles, selon elle, concerne la vie et les activités au quotidien de la Cour. Il appartient à chacun de s’approprier les normes de l’Union, d’en être un relai actif auprès des destinataires pour une accessibilité accrue du droit communautaire, exhorte-t-elle. Les résultats des échanges seront soumis à des indicateurs qui serviront à les évaluer afin d’aller plus en avant dans l’atteinte des objectifs poursuivis par la rencontre de Cotonou.
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, a procédé à l’ouverture des travaux au nom du chef de l’Etat. Il a formulé quelques observations sur le processus de l’intégration que les différents pays de l’Union ont engagé. Si la vocation de l’Uémoa est l’intégration économique, une intégration économique nécessaire, une intégration économique utile, une intégration effective par le droit avec la production de plus en plus des normes communautaires ; cette intégration ne peut qu’être assurée par la justice, a-t-il martelé. Une intégration par la justice parce qu’il y a une explosion du droit et ainsi, la Cour de justice de l’Union doit être davantage connue, préconise Joseph Djogbénou?

Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a procédé, mercredi 30 novembre 2016, à la remise de 42 véhicules et de 585 motos tout terrain équipées de gyrophare et casques à la Police et à la Gendarmerie nationales plus huit tonnes de pièces détachées. La cérémonie s’est déroulée sur l’esplanade du palais des Congrès à Cotonou.
Quarante-deux véhicules pick-up et 585 motos tout-terrain équipées de gyrophare et casques avec huit tonnes de pièces détachées.Voilà la consistance du matériel roulant dont le gouvernement a doté la Police et la Gendarmerie nationales pour renforcer leur capacité de mobilité.
Replaçant le geste dans son contexte, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, rappelle qu’à l’accession de Patrice Talon au pouvoir, la situation sécuritaire était très préoccupante. «Les bandes organisées frappaient tout sur leur passage et à tout moment », rappelle-t-il, ajoutant que les malfrats défiaient à chaque fois les forces de sécurité publique. Mis à rude épreuve et conscient de sa responsabilité, le gouvernement recherche les réponses appropriées à leurs inquiétudes liées à toutes sortes de menaces et d’attaques, souligne le ministre. En prenant la mesure de l’insécurité qui devenait ambiante, le gouvernement a pris des mesures énergiques pour contrer tous les actes de banditisme et traquer les criminels. C’est dans ce cadre que le 21 septembre 2016, les forces de sécurité ont abouti à la neutralisation du gang qui semait la terreur dans les grandes agglomérations du Bénin.
Par rapport à la répartition du matériel, le ministre Sacca Lafia précise que la Police nationale a droit à 29 véhicules sur les quarante-deux et la Gendarmerie, treize. Quant aux 585 motos, 285 reviennent à la Police contre 300 pour sa sœur.
Après la réception symbolique des clés par les directeurs généraux des deux unités, Idrissou Moukaïla, directeur de la Police nationale, indique que le gouvernement fait de la question de la sécurité sa préoccupation. Ce don de matériel contribuera à l’amélioration de la capacité opérationnelle des forces de sécurité publique en vue de la sécurisation des personnes et des biens, assure-t-il. «C’est pour la première fois que sous votre leadership éclairé, les forces de sécurité ont bénéficié d’un si important lot de matériel roulant», reconnaît-il avant de s’engager au nom des forces pour un usage optimal dudit matériel. Cela n’a pu l’empêcher de demander au gouvernement de poursuivre l’équipement des forces de sécurité publique en matériel et moyens spécifiques.
Il convient de rappeler, comme l’a fait le ministre Sacca Lafia, que la Gendarmerie a déjà bénéficié récemment d’un don de 40 véhicules pick-up de la part du gouvernement. A l’occasion de la remise, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité était accompagné de son collègue des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey.

Le financement du secteur éducatif dans le monde a plusieurs sources dont l’aide internationale à côté des ressources nationales. Dans le Cadre de Dakar, il est affirmé qu’«aucun pays sérieusement engagé en faveur de l’Education pour tous ne sera freiné dans la réalisation de cet objectif par un manque de ressources». Mais la mise en œuvre de cet engagement des pays donateurs a connu quelques dysfonctionnements liés au mécanisme même des systèmes de décaissement de l’aide financière.
La part de l’aide internationale destinée aux secteurs sociaux en général est passée de 31% en 1996 à 45% après l’an 2000 et plus précisément en 2005. Toutefois, l’aide accordée à l’éducation est restée inchangée avant et après Dakar avec quelques nuances selon le niveau de l’enseignement.
En effet, l’enseignement de base, explique le Rapport mondial sur le suivi de l’éducation 2015, a bénéficié de l’appui des bailleurs de fonds du fait qu’il est directement lié à la réduction de la pauvreté. Mieux, il est naturellement lié aux Objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’éducation. Ces raisons expliquent pourquoi les aides sont prioritairement concentrées sur l’enseignement primaire. La part moyenne destinée à ce sous-secteur de l’éducation s’est accrue de 6% par an. Au même moment la part totale des aides accordées à l’éducation de façon générale a stagné après le Cadre de Dakar. Ainsi, note le Rapport, elles ne dépassent jamais la barre des 10% comparativement au secteur de la santé qui a bénéficié d’un appui passant de 9 à 14% dans la même période. Mais cela n’empêche pas de reconnaître une période d’embellie dans la galaxie de l’aide globale à l’éducation entre Dakar et l’année 2010 où elle a augmenté régulièrement avant de s’enfoncer dans la tendance baissière depuis lors. «Le total des aides décaissées au profit de l’éducation ont diminué de 10% entre 2010 et 2012, soit une baisse de 1,3 milliard de dollars EU», relèvent les rédacteurs du Rapport. Plus grave, l’aide au profit du sous-secteur enseignement de base a atteint son apogée entre 2009 et 2010 et entre 2010 et 2012, les décaissements ont diminué de 15%, soit une baisse de 921 millions de dollars EU.
Quant au niveau secondaire, il a beaucoup moins bénéficié de l’augmentation de l’aide internationale. Selon les rédacteurs du rapport, cette situation aura prévalu « en dépit d’un plus grand nombre d’enfants passés dans le secondaire ». Seuls quelques pays donateurs dont l’Allemagne et le Japon ainsi que la Banque asiatique de développement ont pu, dans leurs programmes d’aide, donner priorité au second cycle de l’enseignement secondaire, souligne le Rapport.
Les raisons de la baisse de l’aide globale à l’éducation
Il est noté, en guise d’explication à cette situation peu reluisante en matière d’aide à l’éducation, que les cibles OMD assignées à l’éducation sont en deçà de celles du secteur santé. Si le secteur de la santé affiche plus d’ambition, les cibles OMD de l’éducation manquent d’ambition. Ce manque d’ambition explique largement pourquoi l’éducation n’a pas attiré une plus grande mobilisation de l’aide au cours la dernière décennie.
On note, par ailleurs, la défaillance des donateurs face à leur promesse. Le non-respect de l’engagement de certains donateurs d’offrir une aide en faveur d’une éducation plus efficace explique également cette situation. Sur les 13 cibles d’efficacité de l’aide, les donateurs n’ont pu respecter en 2010 que celle de l’alignement et de la coordination de l’aide technique. Toutes choses qui rendent compte de la difficulté à modifier le comportement des donateurs.
La baisse s’explique, par ailleurs, par l’absence d’une architecture mondiale de l’aide. Cela constitue un obstacle à une coordination efficace des donateurs, relève le rapport avant de soutenir que la coordination mondiale de l’aide est nécessaire. La raison, indique-t-on, c’est qu’elle permettrait aux donateurs d’allouer l’aide de façon stratégique pour un impact maximum là où le besoin se fait le plus sentir. De même, cela contribuerait à rendre moins complexes les méthodes des gouvernements donateurs, des agences de l’aide, sans oublier les pays bénéficiaires. L’autre avantage de la coordination mondiale de l’aide, c’est qu’elle permettra de confirmer que l’objectif premier est d’accélérer le développement de l’éducation plutôt que les intérêts nationaux stratégiques. « Mais les mécanismes actuels aux niveaux mondial et du pays ne semblent pas avoir été d’une grande aide», rapportent les rédacteurs. Ce dysfonctionnement traduit par une coordination nationale et mondiale inefficace signifie que les pays qui ont le plus besoin de ressources en manquent.
Toutefois, les actions de plaidoyer en faveur de la coordination mondiale n’ont pas manqué. En effet, elles se sont multipliées pendant cette dernière décennie. A ce sujet, on pourra retenir le Code de conduite de 2007 initié par l’Union européenne sur la complémentarité et la division du travail. Ce code devrait favoriser une politique de développement cohérente grâce à une meilleure coordination et harmonisation à travers le regroupement des ressources. On pourra aussi mentionner le nouvel accord pour l’engagement dans les Etats fragiles. Cette action initiée en 2011 visait une meilleure coordination des ressources et à limiter les doublons, la fragmentation, voire la prolifération des programmes afin d’assurer un décaissement efficace des ressources internationales.
Le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) mérite soutien
Le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) créé en 2002 est appelé Initiative de la voie rapide. A son avènement, il a comblé un vide en matière de leadership mondial dans le domaine éducatif. Le Rapport indique qu’il «pourrait jouer un rôle essentiel dans la coordination mondiale des ressources d’éducation à travers l’aide internationale. Mais faute de soutien financier, il n’arrive pas à assumer ce rôle de façon efficace. «En revanche, sa force et son potentiel résident sa capacité à cibler les pays ayant des besoins», vante le Rapport. La preuve en est qu’il est devenu une source importante de financement extérieur pour l’éducation de base dans des pays à revenu moyen inférieur et revenu inférieur. Deux ans seulement après sa mise en place, soit en 2004, il occupait le 22e rang dans le concert des pourvoyeurs d’aide au profit de l’éducation de base des pays à faible revenu et des pays à revenu moyen inférieur. Et au fil des années, le PME ne fait qu’améliorer ses performances en la matière. Ainsi, en 2017, ses efforts lui ont valu le 9e rang alors qu’en 2011 et 2012, il a pu se hisser à la quatrième place après l’Allemagne, les Etats-Unis et la Banque mondiale. Au-delà des pays à besoins qu’il identifie, le PME a aussi la capacité d’exiger des pays demandant de soutien de fournir des indicateurs de l’éducation pour les groupes défavorisés. Ce qui lui permet d’identifier et de cibler les enfants les plus pauvres. Depuis 2014, mentionne le Rapport, 30 subventions du PME intègrent les composantes relatives au soutien des enfants souffrant de handicaps.
Education 30 nov. 2016

Le 11e congrès de la Société africaine francophone de l’Ophtalmologie (SAFO) se tient depuis lundi 28 novembre à Cotonou. Cette rencontre après celle de Niamey, il y a un an, coïncide avec le deuxième congrès de la Société béninoise d’Ophtalmologie (SBO). Elle sera l’occasion pendant quatre jours d’apporter à un grand nombre, une base normative de connaissances et de pratiques médicales unanimement reconnues par la communauté médicale internationale et de partager l’expérience de la pratique médicale du terrain avec les autres.
«Œil et pathologies générales», c’est le thème principal du 11e congrès de la Société africaine francophone de l’Ophtalmologie (SAFO) qui réunit à Cotonou plus de 300 participants venus de plusieurs pays d’Afrique du 28 novembre au 1er décembre prochain.
Ce thème, selon le président de la Société béninoise d’Ophtalmologie Alain-Paul Amoussouga, président en exercice de la SAFO, aura le mérite de recentrer l’ophtalmologie dans la multidisciplinarité médicale et de raviver l’impérieuse collaboration avec les autres confrères spécialistes et internistes. «Ne dit-on pas que l’œil est la fenêtre du corps ?», s’interroge le président de la SAFO. Soucieux d’apporter une valeur scientifique ajoutée à ce congrès, le comité scientifique, selon lui, a voulu innover en proposant en marge des conférences dédiées au thème principal, des ateliers interactifs. L’objectif est d’améliorer la pratique ophtalmologique quotidienne.
Pour Alain-Paul Amoussouga, au-delà du scientifique, ce thème aura aussi le mérite d’introduire à une échelle extranationale, d’une part, la réflexion profonde et commune, sur le caractère obsolète des plateaux techniques qui existent dans les hôpitaux qualifiés de référence et des centres de santé. Puis, d’autre part, la nécessaire révision des standards de formation des ressources humaines avec l’impérieuse nécessité d’ouvrir les voies de la sous spécialisation. En d’autres termes, explique le président en exercice de la SAFO, l’époque de l’ophtalmologiste, « je sais tout » est révolue et il va falloir repenser toute une nouvelle gouvernance en la matière. C’est pourquoi, le comité scientifique n’a pas voulu commettre l’impair de laisser en rade, ceux qui constituent un pilier du fonctionnement des structures de soins et qui parfois même dans certaines circonstances assument l’entière responsabilité.
La SAFO 2016 de Cotonou, selon Alain-Paul Amoussouga, ne sera pas que scientifique. Elle sera comme à l’africaine, l’occasion d’un brassage de cette riche mosaïque culturelle que seule l’Afrique peut offrir.
Avant Alain-Paul Amoussouga, le secrétaire permanent de la SAFO, Adama Fanny a déclaré que la société a progressé et est devenue aujourd’hui un organe indispensable pour la vue.
«C’est vrai que la SAFO se préoccupe de l’œil et quelques pathologies, mais on ne peut pas le faire sans la recherche», a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Marie-Odile Attanasso qui estime que la recherche est une question de développement. Pour elle, les ophtalmologues en se préoccupant de l’œil, font aussi de la recherche et participent ainsi au développement.
Les enjeux
Pour le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané qui a lancé les travaux du congrès, « la vue c’est la vie ». C’est pourquoi, il souligne que chacun côtoie quotidiennement la limite sociale de la cécité ou de la malvoyance. Et l’on imagine la douleur de toutes ces personnes qui ne peuvent pas voir ce que la nature leur offre. L’état des lieux de l’initiative Vision 2020, rappelle-t-il, indique que 75% des causes de cécité et de malvoyance sont curables ou évitables. La réalité, a-t-il révélé, montre que de trop nombreux Africains/Béninois naissent, vivent et meurent sans avoir jamais eu de soins ophtalmologiques décents. «Cette triste réalité s’est atténuée dans les pays développés contrairement à nos pays où des grandes pathologies cécitantes continuent de sévir », regrette-t-il.
Pour Abdoulaye Bio Tchané, l’évolution fulgurante des nouvelles technologies applicables à l’ophtalmologie accroît chaque année un déséquilibre pour les pays africains aux ressources limitées. Les priorités sanitaires se retrouvent ailleurs, lutte contre le Sida, lutte contre la tuberculose par exemple. Malgré ces contraintes, il a invité les uns et les autres à continuer les échanges de procédés et de technologies à travers ces regroupements de scientifiques pour faire bénéficier aux populations les fruits de ces genres d’assises. «Nous devons accentuer la coopération entre les ophtalmologues occidentaux et ceux de notre continent l’Afrique mais également entre les ophtalmologues africains à travers la SAFO», souhaite-t-il. C’est sous cet angle que le gouvernement du Bénin, conscient de l’importance de cette initiative afro-africaine de rencontre scientifique, a compris et accompagne l’organisation de ce 11e Congrès de la Société africaine francophone de l’Ophtalmologie à Cotonou.
Pour le gouvernement, les enjeux sont là. Il faut mettre à la disposition des populations des soins ophtalmologiques qui soient de qualité et accessibles ; mettre en place une stratégie de prévention et de traitement contre les grandes affections cécitantes notamment la cataracte et le glaucome pour lesquels les concitoyens paient déjà un trop lourd tribut. Il va falloir également réduire les conséquences visuelles des maladies générales, de façon à réduire le handicap de ces dernières sur la population et la force de production, et le renforcement des capacités du personnel soignant ?

Vendredi 25 novembre dernier, Koubourath Osséni, grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, a procédé à l’ouverture de la session extraordinaire du conseil. Prévue pour couvrir la période du 25 au 9 décembre 2016, la présente session se penchera sur 392 dossiers de décoration au profit des civils et des militaires dans divers ordres.
Au total, 392 dossiers sont à étudier par le Conseil de l’Ordre national du Bénin du 25 novembre au 9 décembre 2016. Parmi ces dossiers, 340 concernent des citoyens civils et 52, des militaires.
Koubourath Osséni, la grande chancelière, explique ce nombre élevé de dossiers par le fait qu’en dehors des dossiers à titre normal, la session étudiera également des dossiers dits « Oscars sportifs ». Cette distinction vise à récompenser les anciennes gloires des différentes disciplines sportives et certains fonctionnaires de la Commission nationale du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) et du Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments, a précisé la grande chancelière. Selon elle, le Conseil de l’Ordre procèdera à l’étude cas par cas afin de déceler les mérites mis en relief par les candidats et soumettra les conclusions de ses travaux au jugement du Grand maître de l’Ordre. Face à l’immensité des tâches, elle n’a pas hésité à exhorter les autres membres à mobiliser toutes leurs énergies et intelligences pour la réussite de la session.
Notons que la présente session se tient au moment où la salle de délibération et celle des fêtes sont rénovées. Ainsi, la grande chancelière accompagnée des autres membres du Conseil de l’Ordre national a fait un tour pour admirer ce qui est fait avant d’annoncer la mise en service officielle des locaux pour les tout prochains jours?

Après avoir participé au Sommet exécutif du football organisé par la Fifa, les 22 et 23 novembre derniers à Paris, la délégation de la Fédération béninoise de football profite de son séjour, pour prendre quelques contacts. La séance de travail qu’elle a eue, vendredi 25 novembre dernier avec le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, s’avère pleine de retombées pour le développement du football béninois.
La délégation de la Fédération béninoise de football a décidé de profiter au maximum de son séjour dans la capitale française, à l’occasion du Sommet exécutif du football organisé par la Fifa, à l’intention de ses associations nationales membres des pays francophones. Conduite par le président Moucharafou Anjorin, elle est également composée du premier vice- président, Bruno Didavi. Accompagnée par le président directeur général de Nasuba, Christian Lagnidé, elle a été reçue, vendredi 25 novembre dernier, par le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët.
Selon le président Moucharafou Anjorin et son premier vice-président, Bruno Arthur Didavi, la rencontre qu’ils ont eue avec la FFF, a été très riche en enseignements pour eux. Appréciant les échanges avec leur hôte, ils les ont trouvés très fructueux et pleins de retombées pour le football béninois.
Ainsi, la FFF a accordé des bourses à deux personnes, au profit de la Fbf. C’est pour leur permettre de s'enquérir du fonctionnement, de l’organisation et du modèle de gestion de la FFF, laquelle a fait école dans le monde entier et dont personne ne doute de la performance.
Le séjour des deux stagiaires, expliquera le président Moucharafou Anjorin, sera à la charge de la FFF, la Fbf assurant leurs frais de voyage. Les deux stagiaires se rendront également au FC Metz pour s’inspirer du modèle de gestion d'un club de football en France. Ce sera pour eux, l’occasion de s'informer par rapport à la procédure de gestion et de développement du football français, en partant de la fédération aux clubs et en passant bien sûr par la ligue professionnelle. Par ailleurs, le président Noël Le Graët a également promis l'envoie d’experts français au Bénin. Ils auront, a indiqué le premier vice-président de la Fbf, Bruno Didavi, à assurer la formation des formateurs aussi bien au niveau des arbitres et des entraîneurs, que dans le domaine de l’administration du football.
« Le président de la FFF nous a rassurés que nous pouvons toujours compter sur lui dans tous les domaines susceptibles d'aider le football béninois à se développer », s’est réjouit le président Moucharafou Anjorin. Pour un meilleur suivi de la mise en œuvre des différents points qui ont été l’objet de ces échanges avec le président de la FFF, les membres de la délégation étaient chez l’ambassadeur du Bénin près la France.
Avant de négocier une nouvelle base de contrat au profit des sélections nationales de football avec l’équipementier, créateur de la marque de vêtements de sport Airness, Malamine Koné, les membres de la délégation rencontreront demain, mardi 29 novembre, le président directeur général de la marque Adidas. Avec ce dernier, un grand ami du président directeur général de Nasuba qui a accepté de sponsoriser les championnats nationaux de Ligues 1, 2 et 3, il s’agira, a indiqué Moucharafou Anjorin, de voir dans quelles conditions tous les clubs béninois ainsi que les sélections nationales auront comme équipementier Adidas?

Dans le cadre de la vérification de l’authenticité des diplômes obtenus à l’étranger et déposés par les requérants pour leur équivalence au Bénin, 79 cas de faux diplômes ont été détectés après vérification. Cette situation a été révélée au cours du point de presse à l’issue du Conseil des ministres du vendredi 25 novembre dernier.
Ce sont 79 cas de faux diplômes qui ont été révélés dans le cadre de la vérification de l’authenticité de diplômes obtenus à l’étranger et déposés par leurs détenteurs pour leur équivalence au Bénin. Ceci, après vérification par la direction de l’Enseignement supérieur qui sollicitait la certification desdits diplômes par les structures censées les avoir délivrés. Une « situation préoccupante », analyse le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, « car des cas de contrefaçons de diplômes étrangers et même des attestations d’authenticité et d’équivalence de diplômes se multiplient ». Le Conseil a donc instruit les ministres chargés de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de la Justice et de la Législation, « à l’effet d’engager les poursuites judiciaires contre les faussaires identifiés ». Pour ce qui les concerne, le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales et son homologue de l’Economie et des Finances, prendront les mesures idoines pour mettre fin à la jouissance des avantages que ces détenteurs de faux diplômes tirent de leur position administrative.
17,3 milliards F CFA pour appuyer la gestion des investissements publics
Le Conseil d’administration de l’Association internationale de développement (AID) a approuvé, le 23 juin dernier, l’octroi à notre pays, d’un crédit d’un montant de 17,3 milliards FCFA. Lequel est destiné au financement du projet d’appui à la gestion des investissements publics et de la gouvernance. L’accord de financement y afférent a été signé le 7 octobre dernier. « L’objectif de développement du projet est d’améliorer l’efficacité dans la gestion des investissements publics, d’accroître le taux d’exécution budgétaire et de renforcer la performance des institutions de reddition des comptes », précise le ministre d’Etat. Le Conseil des ministres a adopté le décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de cet accord de financement signé entre le Bénin et l’AID.
Dotation au profit de l’Agence du cadre de vie pour le développement
L’Agence du cadre de vie pour le développement du territoire a été créée le 28 septembre dernier pour conduire la mise en œuvre des projets phares inscrits dans le Programme d’action du gouvernement (PAG) au titre du quinquennat 2016-2021, dans le secteur du cadre de vie et du développement durable. L’Agence démarrera ses activités le 1er décembre prochain. Elle devra être dotée de moyens humains, matériels et financiers pour son fonctionnement et son équipement. Raison pour laquelle le Conseil des ministres du vendredi 25 novembre dernier a autorisé le ministre de l’Economie et des Finances à mettre en place, pour le compte de l’Agence, une dotation initiale du budget national.
Actualités 28 nov. 2016