La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Gestion du contentieux des élections locales 2015: 1565 recours reçus, 1105 dossiers déjà vidés par la Cour suprême

Toujours au cours de son allocution de rentrée judiciaire 2016-2017, le président de la Cour suprême a levé un coin de voile sur la gestion du contentieux des élections municipales, communales et locales du 28 juin 2015. Selon lui, son institution a été saisie de 1565 recours à la date du 25 octobre dernier émanant non seulement des candidats auxdites élections, mais également de la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a été en charge de l’organisation matérielle de ce scrutin.

Sur les 1565 recours, un nombre total de 1105 dossiers ont été à ce jour vidés par les trois formations juridictionnelles électorales composées aussi bien des conseillers de la Chambre administrative que de ceux de la Chambre judiciaire. Mais au regard du volume des recours, le président de la Cour suprême insiste pour dire que cela appelle la nécessité d’une modernisation de l’organisation des élections locales au Bénin. Il plaide pour une meilleure réécriture du Code électoral. Car, en dépit de l’existence de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI), la gestion du contentieux électoral desdites élections a mis en relief de graves dysfonctionnements qui auront caractérisé l’organisation des élections locales du 28 juin 2015, note Ousmane Batoko. Au point où à ce jour il existe encore une centaine de conseils de village ou de quartiers de ville qui ne sont pas encore installés donc n’ont pas encore de chefs de village ou de quartiers de ville. Ces localités sont encore en attente de reprendre les élections locales en raison des irrégularités ayant entaché le scrutin de juin 2015. Le président de la Cour suprême assure que le rapport bilan de la gestion du contentieux électoral des locales 2015 sera bientôt transmis au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Son institution s’attèlera dans son rapport à mettre l’accent sur les nécessaires réformes à imprimer au cadre normatif électoral du Bénin s’agissant d’élections bien spécifiques comme celles locales.

T.C.N, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 28 oct. 2016


Audience solennelle de rentrée judiciaire à la Cour suprême : L’indépendance de la justice et son autonomie financière en question

La Cour suprême a officiellement effectué jeudi 27 octobre, sa rentrée au titre de l’année judiciaire 2016-2017. C’était à la faveur d’une audience solennelle qui s’est déroulée dans les locaux de l’institution à Porto-Novo et placée sous le thème : « L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière ». La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le président de la République.

La Cour suprême renoue avec ses activités au titre de l’année judiciaire 2016-2017. Magistrats de siège et du Parquet général ainsi que du greffe ont repris les chemins des prétoires. Le lancement des activités a été effectué jeudi 27 octobre, par le président de l’institution, Ousmane Batoko. C’était à la faveur d’une audience solennelle au cours de laquelle a été débattu le thème retenu pour cette rentrée à savoir: «L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière». Comme le veut la tradition, avant l’allocution du président de la Cour suprême, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Cyrille Djikui, au nom de tous les auxiliaires de justice, a fait ses observations et le procureur général par intérim près la Cour suprême, Nicolas Assogba, ses réquisitions sur le thème retenu. Ils ont tous deux à tour de rôle livré le fruit de leurs réflexions sur ce que leur inspirent « L’indépendance de la justice et son autonomie financière ». Les deux intervenants ont tenté de démontrer le lien étroit entre les deux notions. Ils ont été unanimes que les magistrats en plus de leur indépendance ont besoin d’être autonomes financièrement afin de d’accomplir leur mission en toute impartialité et de résister à toutes sortes de pression. «Car celui qui tient la bourse, tiendra les magistrats les», a observé le bâtonnier Cyrille Djikui. Le procureur général par intérim près la Cour suprême ira plus loin avec des cas illustratifs à l’appui où le pouvoir politique a tenté de manipuler avec des billets de banque en sa faveur certains magistrats. Mais ceux-ci fort heureusement ont résisté et ont fait foirer le projet au nom de leur indépendance morale. Partant de ces exemples précis, Nicolas Assogba requiert que soient opérées des réformes nécessaires pour doter la justice en plus de son indépendance consacrée par la Constitution, d’une autonomie financière. Même si cette autonomie financière sera encadrée pour garantir une bonne gestion des ressources allouées.

Payer le prix de la justice

Très en phase avec ses deux prédécesseurs, le président de la Cour suprême fera remarquer que l’état des lieux du financement du pouvoir judiciaire ne rassure point. Ousmane Batoko se pose un certain nombre de questionnements, notamment ce que représente le budget de la justice dans le budget général de l’Etat et surtout le mécanisme par lequel ce budget est mis à la disposition du secteur de la justice. Or, selon lui, si le juge doit convenablement servir le droit il faut que soient à sa disposition les moyens nécessaires à son action. Il faut donc trouver des mécanismes nécessaires pour donner à la justice les moyens de son indépendance proclamée, insiste Ousmane Batoko. Consciente du défi, informe-t-il, la Cour suprême a réfléchi sur la question. Elle est allée jusqu’à proposer l’adoption d’une loi portant budget du pouvoir judiciaire qui serait distinct, dans la loi de finances, de celui des autres pouvoirs avec affectation de crédit pour chaque juridiction. Lesquelles propositions ont fait l’objet d’un document intitulé « Du renforcement de l’indépendance de la justice et de la responsabilité des magistrats » déjà transmis depuis 2007 au garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice, informe Ousmane Batoko. Le président de la Cour suprême caresse l’espoir qu’avec la conjoncture socio-politique actuelle favorable aux réformes politiques et institutionnelles que ce vieux projet sera concrétisé pour le bonheur des animateurs du pouvoir judiciaire et du peuple au nom de qui est rendue la justice. « Un pays n’a et n’aura jamais que la justice dont il accepte de payer le prix…Osons donner à notre justice, les moyens de son indépendance », défend le président de la Cour suprême. Le cri de Ousmane Batoko ne tombera pas dans les oreilles de sourds. Puisqu’il sera assuré par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le chef de l’Etat. Pour ce dernier, le thème de la rentrée judiciaire 2016-2017 appelle à des défis. Il interpelle l’Etat à assurer l’indépendance de la justice mais surtout son autonomie financière. Pascal Irénée Koupaki fera remarquer que le gouvernement de Patrice Talon est bien conscient déjà de l’enjeu. Il énonce les mesures déjà prises et celles qui restent à prendre par l’Exécutif en termes de renforcement de l’effectif des personnels judiciaires et de construction d’infrastructures pour bâtir une justice plus performante et plus autonome financièrement. C’est cette ambition qui a poussé le gouvernement à porter à 23 milliards FCFA le budget du secteur de la justice pour l’année 2017, ce qui correspond à une augmentation de 65% par rapport à 2016, dévoile le ministre d’Etat pour montrer toute la détermination de l’Exécutif à résorber tant soit peu les difficultés de l’appareil judiciaire béninois.

Actualités 28 oct. 2016


Reconnaissance : Les œuvres charitables de Corméllia reconnues

Actrice de l’ombre du bien-être des enfants en situation difficile, la musicienne béninoise a vu ses efforts récompensés à travers une distinction qui lui a été remis, il y a quelques jours à l’Institut français de Cotonou.

Une mère Theresa en miniature ! C’est ainsi qu’on pourrait qualifier l’artiste béninoise de la musique, Cilia Adjibi de son vrai nom. Dans nombre d’orphelinats du Bénin, elle fait parler son cœur à travers de multiples dons et actions de charité. Chacun de ses séjours au pays a toujours été un moment de joie immense pour les enfants en situation difficile qui reçoivent dons et réconfort de sa part. Depuis des années, et sans désemparer, elle se livre à cette tradition pour le plus grand bien de ces êtres fragiles et de leurs encadreurs. Ces actions souvent accomplies dans la plus grande discrétion ne manquent pas d’échos. Même si Corméllia dit agir en suivant la voix de son cœur et son instinct de femme et donc de mère, d’autres voient à travers son action, une main tendue aux enfants délaissés et un don de soi qui mérite reconnaissance.

C’est ainsi qu’il faut donc comprendre la distinction qui lui a été remise, lundi 24 octobre dernier à l’Institut français de Cotonou par l’organisation Ojupa. Une structure qui distingue à l’échelle nationale des personnages dont l’action impacte positivement la vie de leurs concitoyens. Corméllia en fait partie, ont-ils estimé. Et la distinction de l’artiste revêt à leurs yeux une double signification. Au-delà de la femme bienfaisante au profit des enfants, c’est également une carrière artistique orientée prioritairement par les louanges à Dieu et par-dessus, un engagement sans faille pour la valorisation des chorales qui ont été salués. Tous ses mérites, les responsables de Ojupa les ont révélé avant de remettre à l’artiste, sous un tonnerre d’applaudissement et un crépitement de flashs la distinction qui l’honore en tant que « Femme battante ». Modeste, Corméllia a accueilli la nouvelle avec surprise, satisfaction, mais surtout fierté. Elle y a vu aussi un engagement à demeurer dans l’effort et à travailler davantage pour le bien-être de l’enfance malheureuse. Désormais, estime l’artiste, sa mission consistera à faire en sorte que chaque enfant du Bénin se sente épanouit, où qu’il se trouve.

Djeli-Djeli : la gloire

L’artiste a profité de la remise de ce prix pour lever un coin de voile sur un nouveau single « Djeli-Djeli ». Dans la même veine que ses précédentes productions qui font la part belle à l’adoration, elle inscrit le nouveau bébé musical dans la logique de la louange. Le single « Djeli-Djeli » devrait s’entendre donc comme une reconnaissance de la suprématie de Dieu sur tout. Ce single, cette élève de Stan Tohon l’a ficelé sur du Tchink System. Un rythme dont elle ne manque pas de vanter les atouts et dont elle s’est fait l’ambassadrice, aussi bien au Bénin qu’en France où elle vit et travaille depuis des années.
Artiste, chanteuse, auteure-compositeur, Cilia Adjibi est aussi chef de chœur. C’est d’abord à travers les chorales Adjogan qu’elle s’est révélée avant de devenir au fil des années, une voix qui porte dans l’arène musicale béninoise au sein de la diaspora. En France, elle s’est faite une place de choix dans les célébrations eucharistiques et s’est aussi ouverte à la polyphonie et au gospel en participant activement à des chorales. En 2001, elle a sorti son premier album « Destinée », suivi en 2003 de « Escapade », puis en 2006, du single: « Pourquoi » sorti au Bénin à l'occasion des élections présidentielles. 2008, elle s’annonce à nouveau avec l’album « Didé ». De 2010 à 2015, elle enchaine une riche production discographique faite chaque année de la sortie d’un single : « Indépendance », « Hommage au Cardinal Gantin », « Ayihon » en sont quelques-uns?

Culture 27 oct. 2016


Sécurité des personnes et des biens: Le gouvernement annonce la création d’une Force unique chargée de la sécurité intérieure

Les Forces de sécurité intérieure du Bénin seront fusionnées à travers une entité unique pour mieux agir. Ainsi en a décidé le gouvernement au cours de son conclave hebdomadaire du mercredi 26 octobre.

Le 26 octobre continue de marquer l’histoire du Bénin. Alors qu’on célébrait hier, mercredi 26 octobre, le 44e anniversaire de la Révolution du 26 octobre 1972 qui a consacré l’avènement d’une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin, le président Patrice Talon et son gouvernement ont décidé de donner une charge supplémentaire à cette date-repère en décidant en Conseil des ministres, de la création d’une Force unique chargée d’assurer la sécurité intérieure du pays. La nouvelle a été officialisée par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse.
Ainsi, dans la même veine que le décret pris le 16 octobre dernier pour mettre la « gendarmerie nationale à la disposition du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour emploi », il a été décidé d’innover à travers une « réforme visant la création d’une Force unique chargée de la sécurité intérieure à travers la fusion des Forces de sécurité intérieure, à savoir la police nationale et la gendarmerie nationale». La mise en œuvre concrète de cette réforme, indique le ministre d’Etat, nécessite la mise en place d’une Commission d’étude de la création de ladite force unique. Le Conseil des ministres a donc pris un décret portant mise en place de création de ladite commission qui dispose d’un délai d’un mois pour déposer son rapport.
Au cours de la même séance, poursuit-il, le gouvernement a procédé à l’adoption du projet de décret portant agrément au régime C du Code des investissements du projet d’installation d’une usine de fabrication de jus en canettes ou en bouteille sur le site industriel de Sèmè-Podji. Cette nouvelle unité de production a prévu des investissements estimés à 6,9 milliards et la création de 125 emplois permanents.

Politique sectorielle de l’économie numérique

« Le Bénin est classé 128e sur 139 pays quant à la maturité du secteur des TIC». Un secteur porteur de croissance et d’emplois qui rencontre beaucoup de difficultés. Mais la tendance peut être inversée à condition que « nous nous engageons maintenant, à faire les réformes appropriées et à mettre en œuvre les projets phares identifiés », souligne le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki. Le gouvernement envisage alors de doter le pays « d’un Code numérique qu’il faut élaborer avec un dispositif juridique légal et réglementaire, un dispositif fiscal ainsi qu’une agence d’exécution du Conseil du numérique». Réuni en Conseil des ministres, mercredi 26 octobre, le gouvernement a alors adopté le décret portant approbation de la Déclaration de politique sectorielle dans le secteur de l’économie numérique. Laquelle fixe les orientations dans le secteur du numérique pour les quatre prochaines années.

Actualités 27 oct. 2016


Secteur agricole: Création de sept nouveaux pôles de développement agricole

Pour le quinquennat 2016-2021, le secteur agricole sera l’un des principaux leviers de développement économique, de création de richesse et d’emplois au Bénin. Sur cette période, il est prévu un plan d’investissement massif pour une agriculture de grande envergure. Pour porter cette ambition, un nouveau dispositif d’administration du secteur agricole et d’accompagnement des acteurs des filières et du monde rural a été décidé par le président Patrice Talon.

Un nouveau dispositif qui porte la territorialisation du développement agricole en ligne avec le schéma d’aménagement du territoire a été décidé par le gouvernement. Au cours de son point de presse, mercredi 26 octobre, le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République a expliqué que pour des « raisons d’efficacité, d’obligation de performance, de promotion des filières, d’utilisation optimale des ressources publiques », ce nouveau dispositif assurera la séparation des fonctions régaliennes et des fonctions d’appui au développement des filières agricoles. Ainsi, il est créé sept pôles de développement agricole. L’ensemble du territoire national, détaille-t-il, est découpé en sept pôles de développement agricole. Le pôle de développement agricole, précise-t-il, est « le cadre de mise en œuvre opérationnelle des politiques, programmes et projets de développement agricole ». Il représente un territoire de développement organisé autour d’un nombre limité de filières prioritaires, moteurs de développement économique d’un ensemble de communes, dans une perspective d’intercommunalité. Il s’agit, à travers le nouveau dispositif, rassure le ministre d’Etat, « de favoriser le recentrage de l’Etat sur son rôle régalien et de permettre au secteur privé d’innover et de prendre en charge le secteur productif ». Pour donner corps à ce rêve, le Conseil des ministres a revu le cadre institutionnel du secteur agricole. Dorénavant, « chaque pôle de développement agricole est administré par une Agence territoriale. La coordination nationale et la supervision des pôles de développement agricole seront assurées par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche qui va créer des directions départementales. « Le Conseil a ainsi adopté le décret qui consacre ce nouveau cadre institutionnel qui vise à instaurer une nouvelle dynamique de développement des filières agricoles et de mieux- être pour les acteurs du monde rural ».

Face à la récurrence des actes de destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et l’abattage des cocotiers dans la zone littorale, et dans un souci de préservation des écosystèmes qui font partie intégrante de la lutte pour la protection de l’environnement, le développement durable et la promotion de l’écotourisme, le gouvernement a aussi décidé d’interdire la destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et l’abattage des cocoteraies dans la zone littorale. Ceci, pour préserver d’une part la zone des mangroves qui est un lieu de reproduction de nombreuses espèces aquatiques et assurer la régulation et la stabilisation de l’environnement.

Le Programme d’action du gouvernement adopté avec 299 projets

« Le gouvernement du Nouveau départ a son programme d’action ». C’est avec un ton solennel empreint de satisfaction et de fierté que le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki l’a annoncé au cours de son point de presse, mercredi 26 octobre dernier. Boussole à l’action publique au cours du quinquennat 2016-2021, le Programme d’action du gouvernement (Pag) s’articule autour d’une ambition et d’une volonté puissante de relancer de manière durable le développement économique et social du pays. Il prend appui sur trois piliers. Le premier, la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance. Le second pilier permettra d’engager la transformation structurelle de l’économie et le dernier se propose l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Ces trois piliers portent sept axes stratégiques qui ont conduit au choix d’un scénario, celui du décollage », note Pascal Irénée Koupaki. L’ambition présidentielle, martèle-t-il, est de faire passer le Bénin d’une économie de pauvreté au décollage économique pour améliorer les conditions de vie des populations. Le Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon contient 77 réformes considérées comme des chantiers prioritaires. « La mise en œuvre de ces réformes permettra de renforcer les trois piliers et les sept axes stratégiques autour desquels l’action politique sera déployée au cours de la période 2016-2021 », a précisé le ministre d’Etat. Le portefeuille de projets d’investissement comprend 160 projets prioritaires en cours et à dynamiser, 94 projets prioritaires nouveaux, 45 projets phares du quinquennat, soit un total de 299 projets, pour un programme national d’investissement ressortant à 9039 milliards de FCFA.

Actualités 27 oct. 2016


Classement Doing Business 2017: Le Bénin perd deux places

La Banque mondiale a rendu public, mardi 25 octobre dernier, son rapport Doing Business 2017. Le Bénin se positionne à la 155e place, soit un recul de deux places par rapport à l’année dernière.

Les classements Doing Business passent mais ne s’améliorent guère pour le Bénin. Le rapport 2017 de la Banque mondiale place le pays au 155è rang des pays ayant amélioré la réglementation de la pratique des affaires, un recul de deux places par rapport au précédent rapport. Une satisfaction tout de même pour le Bénin, l’indicateur Création d’entreprise a réalisé un bond spectaculaire de 60 places, passant de la 117e au classement à la 57è place cette année. Le pays a également enregistré une légère avancée de 3 rangs sur l’indicateur Raccordement au réseau électrique, en quittant le 177è pour le 174è rang.

« Cette année, l’Afrique subsaharienne a mis en œuvre 18 des 24 réformes au niveau global, visant à améliorer le règlement de l’insolvabilité. Plusieurs économies, telles que le Bénin, le Burkina Faso et le Mali ont facilité le règlement de l'insolvabilité en introduisant une nouvelle procédure de conciliation pour les entreprises en difficultés financières », notent les auteurs du rapport. Pour autant, le Bénin n’a pas progressé au niveau de l’indicateur Règlement de l’insolvabilité, reculant de deux points par rapport à l’année dernière, même s’il reste crédité d’un rang acceptable, 115è par rapport aux 190 économies examinées. Les indicateurs Commerce transfrontalier et Obtention de permis de construire pour lesquels le Bénin avait fait des sauts qualitatifs par le passé n’ont pas progressé cette année.
Le Bénin marque toujours le pas dans l’amélioration de ses procédures en matière d’impôts et taxes (173è rang). Selon Doing Business 2017, le nombre total d’impôts et taxes à payer chaque année est de 57 contre 10 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le délai de paiement est de 270 jours et l’impôt représente encore 57,4% du bénéfice brut.

Des pays africains en net progrès

L’appréciation globale des pays de l’Afrique subsaharienne est relativement positive. «Les économies d'Afrique subsaharienne ont intensifié le rythme des réformes, avec 37 économies ayant mis en œuvre un total de 80 réformes l'année dernière, soit une augmentation de 14 pour cent par rapport à l'année précédente. Cependant, 13 des économies de la région ont des législations qui créent des barrières supplémentaires pour les femmes entrepreneurs», note le rapport. Maurice est l’économie la mieux classée de la région avec un rang mondial de 49 sur 190. Les autres économies bien classées sur la facilité de faire des affaires sont le Rwanda (56), le Botswana (71) et l’Afrique du Sud (74). Le Rwanda fait partie des économies les plus performantes sur les thèmes étudiés tels que l’Obtention de prêts et Transfert de propriété. La conservation foncière est très performante à Kigali où il ne faut que 12 jours pour une mutation, comparé aux 22 jours nécessaires en moyenne dans les économies à revenu élevé de l’OCDE. Pour la deuxième année consécutive, le Kenya (92) était parmi le top 10 des réformateurs, sept économies ont fait quatre réformes ou plus pendant la dernière année.
Doing Business 2017 a attribué la première place à la Nouvelle-Zélande dans son classement. Singapour occupe la deuxième place, suivi par le Danemark, Hong Kong, Chine, la République de Corée, la Norvège, le Royaume-Uni, les États Unis, la Suède.
Le top 10 des réformateurs, basé sur le nombre des réformes qui ont été mises en œuvre, sont Brunei Darussalam, le Kazakhstan, le Kenya, la Biélorussie, l’Indonésie, la Serbie, la Géorgie, le Pakistan, les Émirats arabes unis (EAU), et le Bahreïn ?

Economie 27 oct. 2016


Deuxième session ordinaire du Ces: Le projet de budget général de l’Etat gestion 2017 examiné

Les travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil économique et social ont pris fin mercredi 26 octobre au siège de l’institution à Cotonou. Durant trente jours, cette rencontre essentiellement budgétaire, a permis aux membres de l’institution d’examiner diverses questions relatives au développement du pays.

Les membres du Conseil économique et social ont émis leur avis sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2017. Ils ont sacrifié à cette tradition constitutionnelle au cours de la deuxième session ordinaire de l’institution dont les travaux ont pris fin ce mercredi 26 octobre.

En effet, à travers cette session, les conseillers ont eu à se prononcer sur ce qu’il convient d’appeler les grandes ambitions du chef de l’Etat pour le compte de l’année 2017. C’est un projet de budget général qui a été élaboré dans un contexte économique difficile caractérisé par les effets de la crise de l’économie nigériane.
Selon le président du Ces Augustin Tabé Gbian, c’est un contexte qui n’est pas sans conséquence pour le Bénin. Au cours de la séance de présentation du projet de budget par le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni en plénière, les conseillers se sont préoccupés de la question de la mobilisation des ressources pour financer ledit budget dans un contexte de baisse des recettes des régies financières.
Le président Augustin Tabé Gbian reconnait que les explications données par le ministre de l’Economie et des Finances leur ont permis de mieux comprendre le contenu des grandes orientations du projet de budget général de l’Etat et de dissiper certaines inquiétudes au niveau des conseillers. Il a remercié le gouvernement et plus particulièrement le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni pour sa disponibilité et sa diligence à l’endroit de son institution.
Augustin Tabé Gbian espère que des dispositions seront prises afin qu’à l’avenir, l’avis du Ces sur le projet du budget général de l’Etat soit donné avant que la Représentation nationale ne soit saisie, comme le recommande l’esprit de sa loi organique.
En dehors de l’examen du projet général de budget de l’Etat, gestion 2017, les conseillers ont poursuivi l’étude des sujets d’auto-saisine sur certaines thématiques. Il s’agit entre autres de la contribution des industries de transformation des produits locaux au développement économique et social du Bénin et de la problématique de la qualité de l’enseignement dans les cours primaires et secondaires en République du Bénin. Ils ont aussi effectué des visites de terrain. Il ne leur reste qu’à procéder à l’audition des personnes ressources et à finaliser les projets de rapport et de recommandations qui seront soumis à la validation du chef de l’Etat, du président de l’Assemblée nationale, a souligné le président Augustin Tabé Gbian.

Actualités 27 oct. 2016


Coopération Exécutif-Parlement: Joseph Djogbénou satisfait des premiers résultats

Le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou est satisfait de l’ambiance entre le gouvernement et l’Assemblée nationale durant les six derniers mois. Une ambiance qui a favorisé l’adoption de plusieurs textes de lois d’importance capitale pour le développement du Bénin. Il a fait savoir cela au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans l’après-midi du mardi 25 octobre, dans les nouveaux locaux de son ministère à Porto-Novo.

Faire le point de la coopération entre le gouvernement et l’Assemblée nationale à travers les lois votées ces six derniers mois, c’est le but de la conférence de presse donnée mardi 25 octobre par le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou dans les nouveaux locaux de son ministère sis à l’immeuble de l’ex- Inspection générale d’Etat à Porto-Novo. Le conférencier salue cette coopération qu’il trouve fertile, fructueuse et participative. Me Joseph Djogbénou en veut pour preuve les résultats de cette collaboration en termes de lois adoptées ces six derniers mois. En effet, hormis les autorisations de ratifications au profit de plusieurs domaines de développement du Bénin notamment l’industrie, les transports, l’économie et le cadre de vie, l’Assemblée nationale a adopté plusieurs autres textes majeurs.

Lesquels vont contribuer à sécuriser les investissements privés et assainir l’environnement des affaires. Me Joseph Djogbénou cite en premier lieu, la loi sur les tribunaux de commerce qui permettra de faire évoluer l’environnement judiciaire avec la création des tribunaux de commerce de Cotonou, d’Abomey et de Parakou. Cette loi prévoit par ailleurs la création de trois cours d’appel de commerce en l’occurrence les cours d’appel de commerce de Porto-Novo, d’Abomey et de Parakou. Selon le Garde des Sceaux, ce texte adopté en juillet dernier par l’Assemblée nationale est déjà promulgué. Les décrets d’application également prêts. Le tribunal de commerce de Cotonou et la Cour d’appel de commerce de Porto-Novo seront installés avant la fin de cette année conformément aux exigences de la loi, a expliqué Me Joseph Djogbénou.

Outre cette loi, le ministre de la Justice et de la Législation, évoque aussi plusieurs autres textes dont l’avènement fera booster le développement du Bénin. Il s’agit entre autres de la loi portant code de procédure civile, administrative, commerciale, sociale et des comptes, la loi portant organisation de la concurrence et la loi portant cadre juridique du partenariat public-privé. Relativement à cette dernière loi qui est déjà promulguée par le chef de l’Etat, le ministre Joseph Djogbénou trouve cette loi mobilisatrice de ressources financières pour permettre à l’Etat de satisfaire les besoins des populations dans les secteurs des grands travaux routiers, de la construction des hôpitaux, de l’énergie et autres. Cette loi permettra au gouvernement d’aller capter des financements sur le marché financier international sur la base des contrats pour la réalisation des chantiers de développement que nul Etat ne peut construire, a expliqué Joseph Djogbénou. Après l’avènement de ces cinq lois qu’il appelle les cinq jumelles parce que très liées, le Garde des Sceaux lèvera ensuite un coin de voile sur les autres défis de la coopération entre l’Exécutif et le Parlement. Il insiste sur deux dossiers, à savoir le projet de loi portant Code pénal et la proposition de loi sur le bail à usage d’habitation. Joseph Djogbénou plaide pour l’adoption de ces deux textes comme beaucoup d’autres déjà prêts sur la table des députés à l’Assemblée nationale.

Actualités 26 oct. 2016


Devoir de mémoire: Le «Kameléon» et sa Révolution

Que le temps passe vite ! Il y a 44 ans déjà que l’Armée nationale a pris le pouvoir pour l’exercer des décennies durant. 26 octobre, une date mémorable dans l’histoire politique du Bénin-

Fougueux et plein d’énergie, le jeune commandant Mathieu Kérékou à la tête d’un groupe de jeunes officiers a «ramassé le pouvoir par terre » un 26 octobre 1972. Un putsch militaire qui marque le début d’une longue période révolutionnaire inscrite en lettre d’or dans les annales de l’histoire politique de notre pays.

En effet, l’enfant malade de l’Afrique qu’est le Dahomey à l’époque (actuel Bénin), souffrait d’un mal atroce que d’aucuns qualifient de « caprices d’un monstre à trois têtes ». Un mal qu’a voulu sinon arrêter du moins calmer un homme: le commandant Mathieu Kérékou. Jusque-là inconnu par la majorité de ses compatriotes.
Dans l’après-midi de ce 26 octobre, les ondes de la radio nationale annoncent au peuple béninois un putsch. D’une grave et imposante voix, le nouveau maitre du pays a annoncé les couleurs. S’ensuit la diffusion de la liste de l’équipe dirigeante: «Gouvernement militaire révolutionnaire » (GMR)
Les militaires au pouvoir, le pays sera dirigé autrement. La nouvelle Révolution instaurée dans le pays va exiger la participation de tous à la gestion du pouvoir. Les Comités d’organisation des jeunes (COJ) ainsi que les Comités d’organisation des Femmes (COF) seront portés sur les fonts baptismaux pour l’y aider. Ce fut une longue période révolutionnaire diversement appréciée par ceux qui l’ont vécue.
Le principal artisan de cette Révolution, Mathieu Kérékou qui proclame que la « branche ne se cassera pas dans les bras du Caméléon » connaitra des hauts et des bas. Une Révolution qui a profondément secoué le pays.
Mais plus tard essoufflé et épuisé, le pouvoir marxiste- léniniste va chanceler un temps, avant que ses leaders acceptent de convoquer une Conférence nationale en février 1990. A l’issue de ces assises nationales sera prononcé le requiem de la Révolution. Ayant perdu le pouvoir le « Caméléon » trouvera refuge dans les filaos ; à Ganhi en plein cœur du centre commercial de la capitale économique. Il ne faisait que quelques apparitions furtives qui lui valent souvent des ovations. Muré dans un mutisme et presque déjà oublié par ses compatriotes, le Grand camarade de lutte a rompu, un jour le silence, à la surprise de tous et promet «monter en haut». Le ciel l’a entendu. Ainsi le natif de Kouarfa, après ses 17 années de Révolution revient au- devant de la scène pour une bonne dizaine d’années. Il dirigera pendant deux mandats de cinq ans le Bénin résolument engagé dans la voie démocratique.
Depuis son retrait de la scène politique, l’homme s’est muré à nouveau dans un silence qui lui est propre. Il était devenu une icône à laquelle tout le monde faisait référence. Tantôt à Cotonou, tantôt à Natitingou ou à Akassato dans la commune de Calavi, il nous a quittés le 14 octobre 2015. Grand hommage digne d’un grand homme d’Etat.
On retiendra de lui et de sa Révolution des acquis comme les activités de production de masse ainsi que les efforts de vivre ensemble nécessaire à l’édification d’une nation béninoise. On lui attribue les qualités de rassembleur, artisan de l’unité nationale et homme de paix.
Kérékou est parti. La Révolution éteinte. Seuls ceux qui ont connu et vécu cette période peuvent mieux témoigner aujourd’hui de ce pan de l’histoire du pays.

Actualités 26 oct. 2016


Devoir de mémoire: Il y a 44 ans, le 26 octobre 1972

Le jeudi 26 octobre 1972, le chef de bataillon, Mathieu Kérékou, prenait le pouvoir. Cet acte décisif qui a mis fin à plus d’une décennie d’instabilité, ouvrait la voie de la Révolution au Dahomey, lequel finira par être baptisé Bénin. Le nouvel homme fort et les membres de son équipe ont su imposer leur autorité avant qu’elle ne s’essouffle en 1989, avec l’avènement de la démocratie.

14h30 ce jeudi 26 octobre 1972. Le régime du Conseil présidentiel avec son monstre à trois têtes est renversé. La station de radiodiffusion et le palais de la République sont investis par l’Armée, désormais maîtresse de la situation. A 15h, le nouvel homme fort fait une proclamation. Celle-ci rappelle les circonstances qui ont amené le Gouvernement militaire révolutionnaire (GMR) à prendre le pouvoir.

«…Il est donc nécessaire de donner l’unique occasion à des hommes de bonne volonté, de réaliser et de consolider l’unité nationale si chère à tous. Il est également utile et pressant de donner à notre beau pays, la chance d’être servi par ses valeureux fils capables de consentir les sacrifices », indique la proclamation lue par le chef de bataillon Mathieu Kérékou. Le nouvel homme fort y dénonce la primauté des intérêts personnels au détriment de ceux des masses, l’injustice et l’arbitraire érigés en règles de gouvernance, le virus de la division ayant atteint l’Armée et le constat de faillite du Conseil présidentiel.
Pour lui, en effet, l’Armée consciente de ses devoirs et de ses responsabilités, après ce constat, a été amenée à décider dans l’intérêt supérieur du Dahomey (actuel Bénin) à abroger l’Ordonnance n° 70-34 / du 7 mai 1970 portant charte du Conseil présidentiel, la dissolution dudit conseil et de son gouvernement, la dissolution de l’Assemblée consultative nationale, des conseils consultatifs départementaux et urbains, des comités de vigilance et de réconciliation et l’abrogation de l’Ordonnance n°70/42/CP/DN du 24 juillet 1970 portant organisation générale de la défense nationale.
La révolution a été caractérisée par des décisions et actions fortes qui ont marqué le pays. Dès qu’il a accédé au pouvoir, le GMR a édicté des communiqués. Le samedi 28 octobre 1972, la Une de Daho Express éditée à l’époque par l’Etablissement national d’édition et de presse (ENEP), l’ancêtre de La Nation, a annoncé les couleurs : « Toutes décisions prises à la date du 26 octobre 1972 par une autorité autre que le gouvernement militaire révolutionnaire et concernant le recrutement, l’affectation et l’avancement d’agents de la fonction publique sont nulles et de nul effet». Le même sort, rapporte le communiqué dans un 2e alinéa, frappe toutes les décisions prises dans les mêmes conditions et tendant à une régularisation quelconque de la situation des agents de l’Etat.

Revenir impérativement à Cotonou

Dans la même foulée, le GMR a d’urgence demandé à Sourou Migan Apithy, l’un des 3 membres du Conseil présidentiel en vacances en Europe à «revenir à Cotonou impérativement» et «au plus tard» lundi prochain (ndlr entendez lundi 30 octobre), « autrement il sera considéré comme exilé politique», a mentionné le communiqué présidentiel diffusé sur les antennes de la Voix de la Révolution.
Ainsi, le Conseil présidentiel composé des présidents Hubert Coutoukou Maga (dont le mandat avait expiré en mai 1972), Tomêtin Justin Ahomadégbé (qui avait pris le relais le 7 mai, donc en plein exercice lors du coup d’Etat du 26 octobre) et Sourou Migan Apithy (en vacances en Europe) avait été dissout.
Les passations se sont déroulées dans la convivialité et avec une certaine cordialité, semble-t-il. Le premier Conseil des ministres s’est tenu. Le chef de l’Etat recevant les membres du corps diplomatique en audience en présence des membres du GMR, les a rassurés de son engagement à respecter les biens, les personnes et les accords internationaux conclus avec leurs pays respectifs.
Le GMR a invité toutes les forces vives et autres composantes de la nation à faire des propositions et suggestions dans le cadre de l’élaboration "d’un programme de développement intégral et populaire qui sera appliqué par le gouvernement militaire avec le concours direct et la participation effective de tous les travailleurs de la nation.».
Pour le chef de l’Etat, Mathieu Kérékou, « L’exemple du patriotisme sera désormais donné par le gouvernement ».
Les forces vives du pays étaient conviées à apporter "leur concours direct et leur participation effective" au programme que le GMR entendait mettre en oeuvre. La devise qui était répandue à travers le pays était désormais de compter sur « ses propres forces», les ressources réelles dont disposait le pays. De plus en plus donc, les nouvelles autorités étaient plus enclines à se contenter des moyens propres dont le pays était pourvu, pour asseoir les actions et opportunités de développement.
Dans le cadre de la coopération étrangère, les autorités nationales avaient souvent privilégié des rapports soit avec les Etats africains ayant fait la même option idéologique, soit avec ceux d’autres continents mais dont les obédiences idéologiques étaient plutôt proches de celles adoptées par le Bénin et sa Révolution.
L’expérience faite pendant plusieurs années n’a pas manqué de porter des fruits. Les directives données étaient suivies à la lettre. Mieux, le système de gouvernance à la base avait permis de réduire les complots, permettant au pays de connaître une stabilité sur le plan politique. Du coup, le Bénin avait perdu son triste statut ''d’enfant malade de l’Afrique'' comme d’aucuns aimaient le qualifier avec la répétition des coups d’Etat.
Sur ce point, en effet, comme s’il en avait seul le secret, les attentats, complots et autres putschs qui agaçaient la communauté internationale, avaient disparu comme par enchantement. Le pays avait connu une stabilité certaine. Certains cadres et autres personnalités ont collaboré et adhéré au mouvement/élan de redressement impulsé par le GMR. Le président Mathieu Kérékou a pu donner un certain contenu à l’unité nationale. L’opinion publique a pu se rendre compte des brassages heureux qui ont ponctué ses dix-sept ans de régime militaro-marxiste. Les tares reprochées au Conseil présidentiel se sont progressivement corrigées.

Ardeurs émoussées

Malheureusement, l’option du marxisme-léninisme n’a nullement permis au pays de prendre son envol économique. Ainsi, à l’époque, le système de gestion caractérisé par un certain dirigisme économique n’avait pas permis de développer le pays. Au fil du temps, les ardeurs se sont émoussées et on assistera au déclin du régime. D’où la convocation de la Conférence nationale des forces vives de la nation. Celle-ci avait permis de regrouper les fils et filles du pays de l’intérieur comme de la diaspora. Ensemble, ils ont opté pour la démocratie. Dès lors, le peuple réconcilié avec lui-même a dû faire l’option du libéralisme économique.
Toutefois, pour les nostalgiques, la Révolution a permis au pays de connaître des heures de gloire. Aussi, ont-ils aidé Mathieu Kérékou, l’homme du 26 octobre, à revenir aux affaires pour deux mandats, à l’avènement de la démocratie. Tel un caméléon, il a su s’adapter à la nouvelle situation.
Ceux qui l’ont côtoyé, gardent de bons souvenirs de l’ancien président qui a tiré sa révérence l’année dernière. Le bâtonnier Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle, et Ousmane Batoko, actuel président de la Cour suprême et bien d’autres, ont reconnu la grandeur d’âme et d’esprit de l’homme.
Puissent son humilité, son patriotisme et son esprit de rassemblement continuer à inspirer la nouvelle classe politique béninoise.

Actualités 26 oct. 2016


1388 - 1580