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Nouvelles

Financement de l’actualisation du fichier électoral : Les membres du Cos-Lépi rassurés par le chef de l’Etat

Les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) ont été reçus en audience, jeudi 20 octobre par le président de la République. Au sujet du financement des activités d’actualisation du fichier électoral, doléance majeure portée par la délégation conduite par le président Badirou Aguêmon, des assurances ont été données par le chef de l’Etat, Patrice Talon.

Le président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) Badirou Aguêmon et les membres de l’institution qu’il dirige se sont entretenus avec le président de la République, jeudi 20 octobre au palais de la Marina. «Nous sommes allés demander au chef de l’Etat de nous accompagner. Ce qu’il a accepté et qu’il est entrain de faire. Il nous a confirmé que les ressources seront mises à la disposition du Cos-Lépi pour que nous puissions réussir notre mission et nous sommes tous partis très enchantés, en espérant que dans les tout prochains jours, on aura les moyens pour réussir convenablement la mission à nous assignée par le peuple ». Dans ses déclarations au sortir de l’audience avec le chef de l’Etat, le président du Cos-Lépi, Badirou Aguêmon a signifié la satisfaction et le soulagement ressentis par les responsables en charge de l’actualisation du fichier électoral, relativement aux engagements pris par le président de la République, Patrice Talon. Pour lui, « la conduite de ces opérations d’actualisation de la liste électorale ne peut aboutir sans l’implication personnelle de la haute autorité » et c’est l’autre raison pour laquelle ils sont « allés rencontrer le chef de l’Etat pour recevoir des conseils et les grandes orientations de sa part ». S’agissant du budget soumis par le Cos-Lépi au gouvernement, il précise qu’il est assez raisonnable et tient compte des conditions économiques actuelles.

Pour ce qui est du déroulement des opérations, du moins celles qui sont déjà en cours, elles se poursuivent normalement a ensuite déclaré le député Badirou Aguêmon. «Nous avons déjà dépêché nos cadres et les agents techniques sur le terrain. L’opération d’actualisation de la liste électorale se poursuit. Le travail se fait convenablement sur le terrain et les populations sortent déjà », soutient-il. Mais, retient le président du Cos-Lépi, des réflexions sont en cours « pour voir quels sont les moyens à mettre en œuvre pour que l’actualisation de la liste électorale ne se fasse chaque année ».
Le président Patrice Talon a également échangé avec une délégation de la fondation Konrad Adenauer avec à sa tête, son représentant résident, Tinko Weibezahl. Cette audience à laquelle ont pris part les ministres en charge des Affaires étrangères et de la Sécurité a été l’occasion pour échanger sur la coopération entre les deux pays. La sécurité en était le point de mire et là-dessus, Tinko Weibezahl s’est dit très satisfait de la vision du chef de l’Etat et de son appréciation sur l’apport de la partie allemande à la sécurité au Bénin. Un projet lui a été soumis dans ce cadre et « le président a été très intéressé », précise le représentant résident de la fondation Konrad Adenauer.

Actualités 21 oct. 2016


Classement Fifa/Coca-Cola: Le Bénin et son football vers le haut malgré la situation

L’instance faîtière du football mondial, Fifa, a publié son classement au titre du mois d’octobre, jeudi 20 octobre à son siège à Zurich, en Suisse. Bien que n’ayant pas disputé la première journée de la phase de poules des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, ou livré des matches au cours des dernières journées Fifa, le Bénin a connu une progression en termes de places dans le classement qui vient d’être établi.

La Fifa a publié, jeudi 20 octobre, son classement pour le compte du mois d’octobre marqué par la poursuite des matches éliminatoires pour la Coupe du Monde, Russie 2018. Il constate le retour sur le podium de l’Allemagne et du Brésil, respectivement deuxième et troisième désormais. La première place continue d’être occupée par l’Argentine, qui ne compte plus que 156 points d’avance. La France a profité de ses derniers bons résultats pour se hisser à la 7e place du classement, alors que l’’Espagne effectue quant à elle son retour dans le Top 10.

Au total, 129 matches ont été disputés à travers le monde au cours de ce mois d’octobre. Le Bénin qui s’est vu éliminer de la suite des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, zone Afrique, par le Burkina Faso, n’en a discuté aucun. Il n’a même pas profité des matches des deux dernières journées Fifa. Mais à l’arrivée, il occupe la 66e place, devant le Burkina Faso, 67e, le Venezuela, 68e, la Guinée-Bissau, 69e, le Cap-Vert, 71e, l’Ouganda, 72e, et pour la plupart qualifiés pour la phase finale de la CAN Gabon 2017. Lors du précédent classement, celui du 15 septembre dernier, le Bénin occupait le 71erang, après avoir progressé d’une place. En un mois, il a donc effectué un bond de 5 places, malgré le claire-sombre dans lequel se trouve présentement son football.
En effet, il y a longtemps qu’un championnat national digne de nom a été organisé dans le pays. A l’heure actuelle, personne ne sait si les championnats nationaux de Ligues 1, 2 et 3 dénommés Ligue Nasuba, annoncés et dont le lancement est programmé pour le mercredi prochain à Parakou, vont effectivement démarrer. En témoigne la rencontre du lundi 17 octobre dernier à Cotonou, entre le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football, les présidents des Ligues régionales et les responsables des clubs. Au cours de cette réunion, faut-il le rappeler, il a été question d’un protocole d’accord retraçant la volonté du président de la République, Patrice Talon, de voir les camps Attolou et Ahouanvoébla, proposer chacun 3 membres qui vont s’ajouter aux 15 du Comité exécutif de la FBF dirigé par Moucharafou Anjorin. Ce sera pour la mise en place d’un comité transitoire composé de 21 membres, et qui aura un mandat de 2 ans.

Sports 21 oct. 2016


Félix Bikpo, directeur général du Groupe African Guarantee Fund: « Nous venons au Bénin pour répondre au problème de financement des PME »

Directeur général du Groupe African Guarantee Fund, Félix Bikpo revient dans cet entretien sur la vision de son institution et ses services en direction des PME africaines en général et béninoises en particulier.

La Nation : Lorsqu’on parle de fonds de garantie, de quoi est-ce qu’il s’agit ?

Félix Bikpo : Un Fonds de garantie pourquoi ? Un fonds de garantie, c’est d’abord un instrument financier que nous mettons à la disposition des autres établissements financiers qui lèvent les ressources mises à disposition des différents opérateurs économiques, en particulier, dans notre cas, les PME. Le fonds de garantie a ceci de différent en ce qu’il est un instrument plus liquide, un instrument qui permet d’améliorer les ratios prudentiels de nos banques et établissements financiers et qui leur apporte le confort dans un environnement des affaires qui n’est pas toujours favorable à ceux qui prêtent de l’argent. Le fonds de garantie vient également rehausser la qualité des suretés que les établissements financiers peuvent prendre lorsqu’ils font leur activité d’octroi de crédit. Le fonds de garantie est un instrument qui vient accompagner les établissements financiers dans un partenariat pour réduire les risques auxquels ils sont exposés.

Quelles sont alors les spécificités de African Guarantee Fund ?

African Guarantee Fund, est le premier fonds de garantie panafricain. Nous avons des fonds de garantie sectoriels, des fonds de garantie régionaux. Mais c’est la première fois qu’au niveau de notre continent nous mettons un instrument aussi grand pour pouvoir bénéficier des effets de synergie. En Afrique de l’Est, il y a des mécanismes en place pour traiter de l’acteur économique que sont les PME. En Afrique de l’Ouest, il y a des mécanismes de financement des PME, en Afrique du Nord également. Il est donc important d’avoir une institution qui puisse assurer la coordination et transférer les succès pour qu’ensemble, on puisse de façon valable et efficace, relever les défis de croissance. Relever les défis de croissance, c’est permettre aux vrais acteurs de développement, les petites et moyennes entreprises, d’avoir accès au financement qui, aujourd’hui malheureusement reste le premier obstacle à leur émergence.

Pourquoi le Fonds s’intéresse-t-il aujourd’hui au marché béninois ?
Le marché béninois est très dynamique. Quand j’étais dans d’autres institutions, notamment à CitiBank, je me posais la question de savoir pourquoi on avait beaucoup de clients béninois alors même que nous n’étions pas installés au Bénin. La réponse, c’est parce que le Bénin est un marché dynamique, un marché porté par le secteur des PME. Il y a une différence entre le secteur informel et le secteur des PME. Mais les microentreprises au Bénin représentent au moins 80% des entreprises enregistrées. Ce sont ces entreprises qui sont porteuses de croissance, ce sont elles qui peuvent permettre au Bénin de passer à l’étape suivante du développement. Nous venons au Bénin pour offrir aux béninois, une possibilité de régler leurs problèmes d’accès au financement et de jouer le rôle qui est le leur.

AGF a racheté le Fonds GARI bien connu en Afrique de l’Ouest. Qu’est-ce qui justifie le rachat et quelles sont les retombées possibles pour les PME de la région ?

Nous sommes très fiers de cette opération. On a été fondé il y a seulement 5 ans et dans notre développement on s’est rendu compte que l’Afrique de l’Ouest a commencé à avoir une part très importante dans le portefeuille. Il fallait que nous puissions être beaucoup plus proches de nos partenaires, banques et établissements financiers de la région. Il s’est trouvé qu’il y avait déjà ici un instrument, le Fonds GARI, dont j’ai été le premier directeur général au passage, qui avait les mêmes ambitions et objectifs que nous. On s’est dit pourquoi ne pas se rapprocher de l’instrument, lui donner les moyens financiers, techniques et opérationnels afin qu’il puisse vraiment jouer son rôle dans cette partie du continent. C’est ce qui nous a amené à nous rapprocher du Fonds GARI et à pouvoir faire cette opération où les actionnaires de base du Fonds GARI, arrivés à la fin de leur processus, cherchaient un mécanisme de sortie. Il fallait que nous venions pour qu’ils trouvent des partenaires capables de continuer sur la même lancée.

Le Fonds GARI va-t-il disparaitre ?

Non. Le Fonds GARI devient une filiale d’AGF. Le nom pourrait changer mais le Fonds GARI continue ses activités avec ses partenaires. Nous allons au contraire lui donner beaucoup plus de moyens pour mieux faire ce qu’il a toujours fait, parce que apprécions ses interventions dans la sous-région.

Propos recueillis par Par Gnona AFANGBEDJI

Economie 21 oct. 2016


Financement de l’économie : AGF pour un partenariat à trois avec les banques et les PME

Les opportunités de financement de African Garantee Fund (AGF) ont été présentées, hier jeudi 20 octobre à Cotonou. Le groupe panafricain qui a acquis récemment le Fonds GARI mise sur un partenariat à trois avec les banques et les PME.

African Garantee Fund (AGF) voit grand pour le marché financier au Bénin. Son ambition, accroître le portefeuille de ses interventions sur la place de Cotonou qui capitalise déjà 37 milliards F CFA de garantie, à travers le Fonds GARI dont il a pris le contrôle depuis décembre 2015. « C’est un partenariat à trois que nous voulons sceller avec les banques et les PME du Bénin dont nous saluons le dynamisme », déclare Félix Bikpo, directeur général de AGF, président du Conseil d'administration du Fonds GARI. Pour lui, l’environnement des PME est peu reluisant et se caractérise notamment par une faible qualité des infrastructures, un difficile accès aux marchés, un climat des affaires moins incitatif et un souci d’accès au financement. Pourtant, les statistiques indiquent que 80% des entreprises du secteur privé sont des PME qui participent à 50% à la création d’emplois dans le secteur formel. Problème, les ratios prudentiels des banques sont tels qu’elles prennent moins de risque à financer les petites et moyennes entreprises. « Les banques ont intérêt à financer les PME pour peu qu’elles leur présentent des projets viables. Les pays émergents doivent leur croissance aux PME. Chez nous, les PME ont des difficultés à devenir le moteur de la croissance », souligne Félix Bikpo. Le challenge de AGF, c’est d’aider le continent africain en général et la région ouest-africaine en particulier à changer de paradigme. Pour y arriver, le Fonds offre à sa clientèle un paquet de produits qui facilitent les levées de fonds des PME dans les banques primaires. Il s’agit notamment de la garantie de prêt sur approche hybride (garantie de portefeuille et garantie individuelle), la garantie de levées de fonds par les institutions bancaires et la garantie de prise de participation au capital visant surtout à améliorer le niveau de capital des PME africaines.

Saisir les opportunités !

Franck Adjagba, directeur général du Fonds Gari, devenu filiale de AGF dans l’espace CEDEAO, estime que la garantie est un véritable outil d’accompagnement des banques au développement de leur portefeuille PME. Au regard du dynamisme de ce segment de l’activité économique, précise-t-il, il est important que Fonds de garantie, banques et PME se donnent la main pour porter les pays africains vers la croissance. «Les banques courent le risque de se retrouver en marge du marché si elles ne mettent pas en place des instruments pour attirer les PME», alerte-t-il.
Mady Compaoré président de l’Association professionnelle des Banques et établissement financiers du Bénin (APBEF) trouve que AGF offre une véritable opportunité pour comprendre ses mécanismes de financement et l’intérêt à investir dans le segment des PME. Il défend la nécessité de conjuguer les efforts pour pousser les limites que l’environnement leur oppose. « On est dans un secteur où faire du crédit sans garantie est difficile. On a des normes de gestion où on est obligé d’être sélectif. Nous avons des contraintes qui ne nous permettent pas de financer certains projets. Ce n’est pas l’envie qui manque », déplore-t-il. Mais ce qui importe d’abord pour le directeur général de AGF, c’est que les PME saisissent les opportunités que leur offrent les Fonds de garantie. « Les PME ne savent pas qu’est-ce qui existe dans leur pays, dans la sous-région et sur le continent pour les accompagner. L’information sur les opportunités est capitale », conclut Félix Bikpo.
African Garantee Fund dont le siège est basé à Nairobi au Kenya, a acquis en décembre 2015 le Fonds de garantie des investissements privés de l’Afrique de l’Ouest (Fonds GARI). Le Fonds GARI est désormais détenu à 80,5% par AGF, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et 23 banques commerciales de la CEDEAO y sont actionnaires respectivement à hauteur de 11,58 et 7,86%.
AGF est présent dans 35 pays africains avec 220 millions de dollars de garanties émises et 140 millions de prêts déboursés en faveur des PME. 105 filiales de banques utilisent ses produits et 250 personnels d’institutions financières ont bénéficié de son assistance technique. Les autorités du Fonds annoncent que 300 milliards de francs CFA de financement sont disponibles pour les PME.

Economie 21 oct. 2016


Audiences du médiateur de la République: Joseph Gnonlonfoun reçoit le Dg par intérim de l’Ortb et le préfet de l’Ouémé

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a reçu jeudi 20 octobre à son cabinet à Porto-Novo, le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon et le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy.

Le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon a été la première personnalité reçue en audience jeudi 20 octobre par le médiateur de la République. Il s’agissait d’une visite de courtoisie qui lui a permis d’échanger avec Joseph Gnonlonfoun sur la participation du médiateur de la République à l’animation des grilles des programmes de l’Ortb. Un espace d’antenne télévisuelle est réservé à cet effet à l’institution pour parler de sa mission et de ses activités. Cette innovation, à en croire Georges Amlon, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’office qui entend désormais donner la parole à tous ses partenaires, qu’ils soient simples citoyens ou institutions. « Nous voulons faire en sorte que tout le monde puisse venir s’exprimer. Nous sommes convaincus qu’au sein des institutions de la République, nous avons des personnes et des cadres capables de répondre aux interrogations de nos concitoyens. Il est alors préférable qu’ils viennent à l’Ortb apporter des éléments de réponses aux préoccupations recueillies des populations pour les satisfaire », a insisté l’hôte du médiateur de la République. Georges Amlon confie par ailleurs, avoir échangé avec Joseph Gnonlonfoun sur la question du financement pérenne des médias de service public. « Aujourd’hui c’est une grande souffrance pour les médias de service public que d’être financés tel qu’ils le sont. Nous avons besoin aujourd’hui d’une loi sur le financement des médias de service public pour que ceux-ci puissent se mettre entièrement au service des populations en conduisant de grands projets. Ce qui n’est pas possible pour l’instant avec le mode de financement actuel », a souligné Georges Amlon qui s’est réjoui de la qualité des entretiens avec le médiateur de la République. En effet, aux dires du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République en homme pétri d’expériences et surtout fin connaisseur du domaine des médias au Bénin, serait bien conscient des problèmes qu’il a évoqués. Joseph Gnonlonfoun trouve effectivement nécessaire la question du financement par une loi des médias de service public pour les mettre à l’abri de toutes formes de pressions et de manipulations. En tant que médiateur de la République, il a promis de faire le plaidoyer auprès des institutions compétentes pour que l’avènement de cette loi soit une réalité au Bénin.
A la suite du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République s’est entretenu avec le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy. Celui-ci a aussi rendu une visite de courtoisie qu’il a entamée jeudi 20 octobre, pour faire ses civilités aux différents présidents d’institutions de la République. Selon lui, le tête-à-tête avec le médiateur de la République lui a permis de se replonger une fois encore dans sa mission de préfet de département. Joseph Gnonlonfoun a partagé avec lui ses nombreuses expériences issues des différentes fonctions notamment de haut magistrat, d’ancien ministre et de médiateur de la République. Le préfet Joachim Apithy a confié qu’il sort des échanges très enrichi par ses conseils, lesquels lui serviront de boussole pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de l’Ouémé?

Actualités 21 oct. 2016


Pour risque de trouble à l’ordre public à Porto-Novo: La mosquée centrale Sofwa de Sèdjèko fermée

La crise qui secoue depuis quelques semaines la communauté musulmane de la mosquée centrale Sofwa de Sèdjèko à Porto-Novo a pris une autre tournure jeudi 20 octobre, avec la fermeture provisoire par le préfet de l’Ouémé de toutes les entrées de ce lieu de prière.

Les fidèles musulmans de la mosquée centrale Sofwa sise au quartier Sèdjèko dans le 2e arrondissement de Porto-Novo ne pourront plus y avoir accès jusqu’à nouvel ordre pour leurs prières. Ainsi en a décidé le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy qui a fermé temporairement cette mosquée. La décision a été soutenue par l’arrêté préfectoral N°10-737/SG/SSPCA/SA en date du jeudi 20 octobre. L’article 1 de l’acte précise que cette mosquée a été provisoirement fermée pour des raisons de nécessités de maintien d’ordre. Dès lors, les offices religieux, les manifestations et autres cérémonies à l‘intérieur, aux alentours de ladite mosquée sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Le directeur départemental de la Police nationale, le commandant de compagnie de Porto-Novo, le commissaire central et le maire de la ville de Porto-Novo ont été chargés chacun en ce qui le concerne de faire une application sans faille de l’arrêté.
L’autorité préfectorale garant de la police administrative départementale a pris cette décision suite aux informations persistantes qui lui sont parvenues et faisant état de risque de trouble à l’ordre public sur cette mosquée. C’est vrai, depuis quelques semaines, cette mosquée traverse une crise sans précédent. Laquelle crise serait partie des comportements déviants de l’iman de cette mosquée sur qui pèseraient plusieurs soupçons délictueux. L’affaire est allée jusqu’au niveau du Conseil des imans de l’Ouémé-Plateau qui a décidé de suspendre à vie cet iman à cause de la gravité des actes qui lui sont reprochés. Cette suspension n’a pas été du goût de certains fidèles musulmans de la mosquée qui menacent de semer du trouble sur les lieux et d’empêcher le nouvel iman de prendre place. La menace est remontée vers le préfet qui a réuni ce jeudi en séance de travail extraordinaire le comité départemental de sécurité et en présence du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. C’est ainsi que la réunion a recommandé au préfet de prendre ses responsabilités en fermant à titre temporaire cette mosquée jusqu’à ce que les différents protagonistes de la crise trouvent un modus vivendi. Outre l’arrêté de fermeture, le préfet Joachim Apithy a pris une réquisition pour faire ceinturer la mosquée par des policiers afin que force reste à la loi. Les forces de sécurité publique seront déployées sur le terrain ce vendredi 21 octobre pour une bonne application des dispositions de l’arrêté préfectoral.

Actualités 21 oct. 2016


Visite de la PDG de MCC à Cotonou: Dana Hyde croit aux investissements du deuxième compact

La présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation gage sur l’amélioration de la fourniture de l’énergie électrique avec la mise en œuvre du deuxième compact de Millennium Challenge Account (MCA-Bénin II). Elle s’est entretenue avec la presse, mercredi 19 octobre, à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis à Cotonou.

« L’accès à l’électricité fiable est essentiel pour les communautés et cet élément est encore ressorti dans les discussions que j’ai eues avec des acteurs sur le terrain », confie Dana Hyde, lors d’une conférence de presse à Cotonou. En séjour au Bénin, la présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation (MCC) a fait le tour de certaines réalisations du premier compact du MCA-Bénin et échangé avec les autorités béninoises sur les dispositions en cours pour une réussite du deuxième compact. Pour elle, le choix de porter exclusivement les investissements de ce compact sur le secteur de l’énergie va de soi et cadre d’ailleurs avec l’initiative « Power Africa » lancée par le président américain Barack Obama. Cette initiative fait le pari de produire 30.000 Mw d’électricité et d’effectuer 60 millions de branchements sur le continent africain.

« Le second compact du MCA viendra moderniser le réseau de distribution de l’énergie et améliorer le cadre de production car c’est important pour nous que les infrastructures puissent absorder convenablement l’énergie qu’elles transportent », soutient Dana Hyde. Elle rassure également que le programme accompagnera le processus d’apurement des dettes de l’Etat vis-à-vis de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) et surtout celles de la SBEE vis-à-vis de la Communauté électrique du Bénin (CEB). « On veut s’assurer de la durabilité des investissements du peuple américain au Bénin ainsi que ceux du secteur privé », insiste la PDG de MCC qui salue le vote de la loi sur le partenariat public-privé au Bénin.
D’un montant de 375 millions de dollars, soit environ 187 milliards de francs CFA, le deuxième compact prévoit des investissements visant à augmenter l’accès à l’électricité, à travers le pays, à réduire les pannes de courant, et à générer de l’énergie solaire. Les projets consisteront à réhabiliter les infrastructures électriques, et à accompagner le Bénin dans son objectif d’acquérir l’indépendance énergétique.
Après le Bénin, Dana Hyde se rendra au Ghana, au Liberia et en Sierra-Leone où le programme finance également le secteur de l’énergie électrique?

Actualités 20 oct. 2016


Actualisation du Fichier électoral national: Les opérations d’affichage et de recensement piétinent

Les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la LEPI avec à leur tête Badirou Aguèmon, ont encore du pain sur la planche. Pour cause, les opérations d’affichage des extraits du Fichier électoral national (Fen) et de recensement des requêtes des citoyens lancées, mercredi 5 octobre dernier, piétinent sur le terrain. C’est du moins le constat fait, mercredi 19 octobre, dans la plupart des centres de vote des 12e et 13e arrondissements de Cotonou.

Après leur lancement, il y a 14 jours, les opérations d’affichage des extraits du Fichier électoral national (Fen) et de recensement des requêtes des citoyens connaissent quelques difficultés. Certains chefs quartiers et agents des Commissions communales d’actualisation (Cca) ont déserté les lieux, abandonnant les populations à leur sort.

Au quartier Houénoussou dans le 12e arrondissement, l’opération marque le pas au centre de vote du Ceg Houéyiho, avec l’absence sur les lieux des autorités locales. A Missité, sous la supervision du chef quartier Idelvert Badou, chargé comme tous les autres d’orienter sur les dispositions à prendre pour la prise en compte de leurs réclamations, la correction et la modification des données personnelles des citoyens se déroulent, après la formation qui leur a été donnée par les membres des commissions communales d’actualisation (Cca). Le chef quartier a indiqué que, seuls les agents desdites Commissions ont été responsabilisés pour procéder aux trois autres opérations, à savoir la radiation, le transfert et l’enrôlement des pétitionnaires de plus de 14 ans à moins de 18 ans. Ce qu’a également reconnu son collègue de Cadjèhoun-Kpota, Siméon Adotanou, qui n’arrive pas à comprendre le manque d’engouement des populations de son quartier, malgré le travail d’information fait à son niveau.

Pour un Fen fiable

Affairés devant leur table installée dans le hall de la mairie du 13e arrondissement de Cotonou, le délégué d’arrondissement d’actualisation (Daa), Joseph Sourou Sètémèdé et son adjoint ont expliqué en quoi consiste leur travail. Il leur revient de procéder au suivi et à la collecte des requêtes des citoyens qui ont été orientés par les chefs quartiers, puis à faire en sorte que leurs réclamations soient prises en compte conformément aux instructions reçues lors de leur formation. Toutefois, ils ont tenu à mettre un accent particulier sur l’enrôlement des nouveaux qui à la date du 31 décembre dernier, n'étaient pas encore majeurs. Ceux qui ne disposent pas d’un Numéro personnel d’identification (Npi) seront obligés d’attendre le grand ratissage. Ils ne seront pas pris en compte, ont-ils laissé entendre. Aussi, ont-ils invité la population à sortir et à ne pas attendre les derniers jours pour se faire enrôler. S’agissant de l’état du matériel, ils ont laissé entendre que le kit pour l’enrôlement n’est pas encore disponible. Ce qui, selon eux, rend le travail difficile à leur niveau.
Dans l’enceinte de la mairie du 12e arrondissement, ce sont des agents des Cca qui sont absents. Ce que déplore Ernest Somavo, enseignant dans une école privée. Il demande au responsable du Cos-Lépi de procéder à des contrôles pour vérifier la présence de ces derniers sur le terrain.
Reste à savoir si à l’heure du bilan, les membres du Cos-Lépi et de son bras technique auront réussi leur mission. Pour le moment, il faudra en appeler au sens de responsabilité de chaque citoyen pour la mise à disposition d’un Fichier électoral national complet, fiable et consensuel.

Actualités 20 oct. 2016


Remise de module de classes à l’EPP Mènontin: Le Soroptimist club la gazelle pour une éducation de qualité

Les apprenants et le personnel enseignant de l’Ecole primaire publique de Mènontin Sud peuvent désormais se réjouir de l’amélioration apportée à leur cadre de travail. Ils ont bénéficié, ce mercredi 19 octobre, pour une deuxième fois, d'un module de classes entièrement réfectionné par le Soroptimist club la gazelle de Cotonou. La cérémonie de remise a pour marraine l’ancienne ministre Réckya Madougou.

Les Soroptimist inspirent l’action et créent des opportunités pour améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants, grâce à un réseau de membres et de partenaires.

Ainsi, les responsables de l’EPP Mènontin Sud ont-ils sollicité, il y a quelques mois, l’aide du Soroptimist club la gazelle de Cotonou. C’est pour la rénovation de deux modules de classes entièrement délabrés et délaissés de leur école. Il n’a pu, dans un premier temps, mobiliser les moyens financiers que pour réfectionner qu’un seul des deux modules. Mais ses membres n’ont pas pour autant oublié le second module. La preuve, il a été à son tour rénové et remis mercredi 19 octobre.
Ce geste du Soroptimist club la gazelle de Cotonou a été salué par le président de l’Association des parents d’élèves de l’EPP Mènontin Sud, Roland Adingni. Selon lui, l’acte posé par les donateurs contribuera à l’amélioration de la formation et de l’éducation des enfants de cette école. Il a invité les deux directrices de groupes à se rapprocher davantage de leurs sœurs membres du Soroptimist club la gazelle de Cotonou, pour bénéficier de leurs œuvres, chaque fois que cela est possible.
Quant à la représentante du chef de la Circonscription scolaire de Cotonou Sikè Sud, Bérénice Djogbénou, elle a rappelé que ce geste qui permettra d’améliorer le cadre d’étude des enfants et de leurs enseignants, fait du club, un des acteurs du développement du système éducatif. A sa suite, la présidente sortante du Soroptimist club la gazelle de Cotonou, Irmine Amoussou Fèliho a rappelé qu’il y a six mois, son club, dans le cadre de ses activités de proximité avec les démunis, avait déjà réfectionné un module de classe dans cette école. «Mais nous n’étions pas contentes, parce que nous n’avions pas pu tout faire. Soucieuses de l’éducation des enfants, nous avons tenu à être présentes», a-t-elle poursuivi, pour justifier la cérémonie du jour.
Le représentant des écoliers, Tychique Ahissou, a remercié les mamans membres du club qui se sont mobilisées pour réduire leurs souffrances dans le domaine des infrastructures scolaires. Il a saisi l’occasion pour leur soumettre de nouvelles doléances. Il s’agit de l’équipement des salles de classes réfectionnées en mobiliers.
Le directeur du groupe C de l’école, Roch Agnan, se réjouit d’avoir rencontré des gens généreux pour régler le problème de module de classes délabré et abandonné auquel il était confronté, lorsqu’il prenait service dans l’école, il y a un an. Il les a remerciées pour avoir compris que chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. Aussi, a-t-il sollicité le club pour avoir des ordinateurs afin d’initier les enfants à l’outil informatique.

Actualités 20 oct. 2016


Mesures d’interdiction d’importation par voie terrestre: La douane met à nouveau les contrebandiers à rude épreuve

L’importation des marchandises par voie terrestre constitue un créneau de fraude fiscale pour certains opérateurs économiques véreux. A travers la note d’interdiction temporaire de mise à la consommation de certains produits par voie terrestre, la douane vient de taper dans la mare des trafiquants aux bras longs.

«Il est temporairement mis fin à l’importation par voie terrestre de tout chargement homogène des marchandises non communautaires». La note de service du directeur général des Douanes et Droits indirects en date du 17 octobre dernier, sonne comme une énième mesure contre les pertes de recettes induites par la fraude fiscale et la contrebande, entretenues au niveau des frontières terrestres du pays. La raison évoquée par le service des douanes tient du fait que certaines marchandises tierces sont introduites sur le territoire national par les frontières terrestres au mépris de la réglementation douanière en matière de valeur taxable. «Il est fréquent de constater une disparité des valeurs au niveau des différentes unités douanières lors des opérations de mise à la consommation et ceci en fonction des moyens de transport des marchandises (conteneurs, camions ou fourgons)», explique la note de service signée du directeur général des Douanes, Pierre Claver Tossou.

Les failles du TEC !

Les mesures d’interdiction temporaire touchent 15 produits d’importation, en l’occurrence, la farine de blé, les pâtes alimentaires, les huiles végétales, des viandes et abats congelés, le lait, la sardine, les concentrés de tomate, les boissons alcoolisées, les levures alimentaires, les friperies et bonneteries, les chaussures et sacs chinois, les meubles et cuirs, les pneumatiques, le riz et les tissus.
La décision des autorités, bien qu’elle vise une optimisation des recettes douanières en cette période de tassement des recettes de porte, constitue à n’en point douter une mesure d’assainissement des opérations douanières aux frontières terrestres du pays. Il est devenu un secret de polichinelle que les importateurs béninois souvent soucieux de leurs intérêts propres usent des subterfuges pour contourner la législation communautaire en matière de Tarif extérieur commun (TEC). En principe, les dysfonctionnements ne devraient pas exister si tous les pays de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA), voire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO) jouaient le jeu de l’union douanière. Ce qui n’est pas souvent le cas. Lorsque par exemple le port de Lomé contourne le TEC pour attirer le maximum de trafic en direction de la sous-région, il met en difficulté son concurrent du Bénin, le port de Cotonou et crée par ricochet des pertes de recettes importantes pour le Trésor public béninois. La manœuvre est toute simple. L’importateur d’un conteneur de farine de blé, conscient des tarifs préférentiels à Lomé, fait passer ses marchandises en consommation sur le territoire togolais. Une fois stockées au magasin, ces marchandises sont transférées dans des camions ou fourgons pour se retrouver sur le territoire béninois soit par la voie de la contrebande ou par un procédé de minoration de la valeur où l’agent de douane trouve parfois son compte. Le cas de l’huile végétale est plus préoccupant. Il arrive parfois que l’huile importée des pays asiatiques transite par des huileries installées dans un pays voisin. Après avoir subi un changement d’emballage, cette huile est écoulée sur le territoire béninois comme un produit d’origine de l’espace CEDEAO.
Pendant longtemps, les autorités béninoises ont mené une lutte contre ces trafics illicites qui créent non seulement des pertes de recettes mais surtout de la concurrence déloyale aux industries locales. Les industriels ont toujours mené la bataille contre l’importation par voie terrestre sans gain de cause d’autant que les trafiquants constituent pour la plupart des lobbies politico-financiers très déterminés à préserver leur business. Résultat, les mesures d’interdiction dites temporaires font assez souvent long feu. Celle que vient de décider l’administration douanière risque de subir la même suite. Sauf si le vent de la rupture a décidé de sonner la fin du festin.

Economie 20 oct. 2016


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