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Le poste de vice-président de la République est l’une des grandes innovations de la loi n°2019-040 portant modification de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin adoptée par les députés à l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, le président de la République est élu en duo avec un vice-président de la République. L’élection du duo a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. L’article 44 nouveau précise que : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou de vice-président de la République s’il n’est de nationalité béninoise de naissance ou acquise depuis au moins dix ans ; n’est de bonne moralité et d’une grande probité ; ne jouit de tous ses droits civils et politiques ; n’est âgé d’au moins 40 ans et au plus 70 ans révolus à la date d’entrée en fonction ; n’est présent en République du Bénin lors du dépôt de sa candidature ; ne jouit d’un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par Cour constitutionnelle ; n’est dûment parrainé par des élus dans les conditions et suivant les modalités fixées par la loi ». Le vice-président de la République assure la vacance de la présidence de la République dans les conditions fixées à l’article 50 alinéa 1 de la loi fondamentale modifiée. Lequel alinéa dispos : « En cas de vacance de la présidence de la République par décès, démission ou empêchement définitif, l’Assemblée nationale se réunit pour statuer sur le cas à la majorité absolue de ses membres. Le président de l’Assemblée nationale saisit la Cour constitutionnelle qui constate et déclare la vacance de la présidence de la République. Les fonctions de président de la République sont exercées par le vice-président de la République pour le reste de la durée du mandat en cours. Il prête immédiatement le serment prévu à l’article 53 de la Constitution ». Installé dans ses fonctions, le vice-président de la République désigne au plus tard quarante-huit (48) heures après la prestation de serment, et après avis consultatif du bureau de l’Assemblée nationale, un nouveau vice-président de la République conformément aux dispositions de l’article 44 excepté celle relative au parrainage. Au cas où il décède, démissionne ou est définitivement empêché avant la désignation du nouveau vice-président de la République, le président de l’Assemblée nationale, prévoit le texte, saisit la Cour constitutionnelle qui constate le décès, la démission ou l’empêchement définitif du président élu, l’absence d’un vice-président et la vacance de la présidence de la République. Les fonctions de président de la République sont exercées dans ce cas par le président de l’Assemblée nationale et celle-ci élit un nouveau président. Il en est de même au cas où le président de la République élu seul décède, démissionne ou est définitivement empêché avant la désignation du vice-président de la République.
L’article 54 nouveau précise clairement que le président de la République ne peut déléguer aucune de ses attributions au vice-président de la République. Mieux, le vice-président de la République peut être démis de ses fonctions par l’Assemblée nationale sur saisine du président de la République pour manquement grave. L’acte de saisine du Parlement par le président de la République doit indiquer le nom du nouveau vice-président de la République proposé conformément aux dispositions de l’article 44 excepté celle relative au parrainage. La destitution du vice-président et la désignation de son remplaçant sont acquises par un même vote à la majorité qualifiée des deux tiers des membres composant l’Assemblée nationale. « Le vice-président de la République n’est pas membre du gouvernement. Il représente le président de la République, à la demande de celui-ci, à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire. Il est le Grand chancelier de l’Ordre national. Les fonctions de vice-président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute autre activité professionnelle », martèle la loi fondamentale modifiée et qui n’est pas une nouvelle Constitution que se dote le Bénin. Les regards sont tournés vers la Cour constitutionnelle pour le contrôle de constitutionnalité du texte indispensable avant sa promulgation par le président de la République.
Politique 01 nov. 2019

Admis à faire valoir ses droits à la retraite pour compter du 1er janvier 2019, Innocent Sourou Avognon reprend son fauteuil de président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême. Il reprend la charge, après un intérim assuré par Michèle Carréna Adossou, suite à sa nomination le 16 octobre 2019 par décret n°2019-365 sur le fondement de la loi n°2019-12 modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature en République du Bénin. Laquelle loi permet au président de la République de nommer les magistrats méritants admis à la retraite à 60 ans et qui formulent expressément la demande, de poursuivre leur carrière hors hiérarchie jusqu’à la limite de 65 ans d’âge. Innocent Sourou Avognon a été donc installé sur la base de cette loi par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, après les réquisitions du procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé. L’audience solennelle d’installation et de prise de service a eu lieu ce jeudi au siège de la Haute juridiction à Porto-Novo.
Droits et Devoirs 31 oct. 2019

Par 83 voix pour, 00 contre et 00 abstention, l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 31 octobre, la première étape de la procédure de révision de la Constitution, celle de la prise en considération de l’initiative. La loi fondamentale exigeait seulement la majorité des trois quarts des membres composant le Parlement, soit 63 députés. Ceci conformément à l’article 154 de la Constitution du 11 décembre 1990. La proposition de révision constitutionnelle acceptée, place maintenant à la seconde étape de la procédure, celle de l’examen au fond du dossier. La séance plénière a été suspendue pour une heure par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou pour permettre à la commission en charge des Lois de se retrouver pour étudier les dispositions article par article. L’étude doit être sanctionnée par un rapport verbal comme le requiert la procédure d’urgence. Lequel rapport adopté en commission devra être ensuite soumis à la plénière pour être approuvé. La séance plénière d’approbation démarre à 17 heures, après suspension. Ce vote d’approbation nécessite la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale, soit 67 députés. Ce n’est qu’à cette seconde étape qu’on peut considérer consommée, au regard de l’article 155 de la Constitution, la proposition de révision constitutionnelle. Autrement, l’initiative est considérée non approuvée par voie parlementaire. Ce qui ouvre la voie au référendum constitutionnel pour permettre au peuple d’approuver ou non la proposition de révision de la Constitution.
Politique 31 oct. 2019

L’Assemblée nationale a adopté ce jeudi 31 octobre la loi n°2019-39 portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019 au Bénin. Le texte a été approuvé à l’unanimité des députés présents et représentés et comporte trois articles. L’article 1er de la loi dispose que « sont amnistiés pour les faits constitutifs de crime, de délit ou de contravention commis au cours des mois de février, mars, avril, mai et juin 2019 à l’occasion du processus des élections législatives du 28 avril 2019 ». Par application de cette disposition, la loi précise que toutes les procédures engagées sont dépourvues d’objet, les jugements ou arrêts prononcés non avenus et les personnes détenues à titre provisoire ou en exécution du jugement ou arrêt prononcé sont mis en liberté si elles ne sont pas retenues pour autre cause légale. Ainsi, toutes les personnes poursuivies, condamnées ou à poursuivre dans le cadre des troubles avant, pendant et après les élections législatives d’avril dernier sont libres de leurs mouvements et les infractions mises à leurs charges désormais effacées. Cette loi a été initiée par le député André Biaou Okounlola et s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre législative des recommandations issues du dialogue politique du 10 au 12 octobre dernier à Cotonou sous l’égide du président de la République, Patrice Talon avec la participation des partis politiques légalement constitués au Bénin. L’examen et le vote de cette loi se sont déroulés en présence du gouvernement représenté à la séance plénière par le ministre de la Justice et de la Législature, Me Séverin Quenum.
Politique 31 oct. 2019

L’Ong Handicap humanitaire Bénin plaide pour la prise des décrets d’application de la loi n°2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées du Bénin. L’Organisation non gouvernementale a animé à Porto-Novo une conférence de presse pour attirer l’attention du gouvernement et surtout du président de la République, Patrice Talon sur la nécessité de prendre ces actes réglementaires pour l’amélioration des conditions de vie de cette couche souvent marginalisée de la population.
Selon la directrice exécutive de l’Ong Handicap humanitaire Bénin, Noélie Kounou, qui a lu la déclaration, la non prise de ces décrets d’application depuis le vote de cette loi continue d’avoir des impacts négatifs sur la vie des personnes handicapées et leur plein épanouissement. Elle invite le président Patrice Talon à écouter leur cri de cœur pour prendre dans les tout prochains jours ces actes attendus pour leur bien-être et leur bonheur.
Le président de l’Ong Handicap humanitaire Bénin, Boris Gbédonou, a appuyé la directrice exécutive pour montrer qu’une loi n’a d’importance que lorsque ses décrets d’application sont pris. La conférence de presse a connu la participation d’une délégation de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin venue soutenir l’initiative. Maurice Saïzonou alias Mau, vice-président de cette fédération, félicite l’Ong Handicap humanitaire pour ses actions en faveur de la promotion des droits des personnes handicapées. Lesquelles actions sont en phase avec le planning annuel d’activités de la Fédération des associations des personnes handicapées. Selon Maurice Saïzonou, il faut ces décrets d’application pour permettre aux personnes handicapées de jouir de cette loi afin que cessent les stigmatisations à leur égard dans tous les secteurs faute de connaissance des textes. « On ne peut pas amorcer le développement d’une nation et laisser une couche derrière. Les Objectifs du développement durable (Odd) l’indiquent clairement », souligne-t-il. C’est pour cela, poursuit Maurice Saïzonou, que la fédération mène une lutte farouche pour la mise en œuvre de cette loi. Un guide a même été élaboré et vulgarisé pour éclairer les décideurs sur les décisions à prendre pour un véritable développement inclusif à la base. Mais il déplore que, malgré ce guide, rien n’ait bougé depuis pour la mise en œuvre effective de cette loi. « Je sais que le président de la République, notre papa, aime les bonnes choses. C’est pourquoi nous, les personnes handicapées, l’appelons au secours », plaide le vice-président de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin. La cérémonie a été rehaussée par la présence de la représentante du Centre de promotion sociale de Ouando, Christelle Amouzoun, qui a rassuré les organisateurs.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

L’esplanade intérieure de la direction départementale de la Santé sise à Lokossa, dans le Mono, a servi de cadre, mardi 29 octobre dernier, au lancement d’une campagne dénommée « Midjomido » initiée par l’Organisation non gouvernementale Care Bénin-Togo. Le top de cette campagne qui vise à éliminer les grossesses en milieux scolaire et extrascolaire marque la célébration, en différé, de la Journée internationale de la fille (Jifi).
Décourager les prédateurs sexuels en milieu d’apprentissage, c’est l’objectif que poursuit la campagne Midjomido qui signifie « Laissez-moi continuer mes études » ou « Laissez-moi continuer mon apprentissage » en référence au terme Midjomido qui veut dire littéralement en langue fon « laissez-moi ». La campagne se veut un événement à répéter tous les ans, un mouvement qui va embraser tout le territoire national au moyen des activités physiques et virtuelles. Et ceci, jusqu’à l’éradication du phénomène des grossesses en milieux scolaire et extrascolaire. Telle a été la substance de la présentation faite de la campagne, mardi à Lokossa où plusieurs ministères sectoriels ont apporté leur soutien au démarrage des activités. Il s’agit du ministère en charge des Affaires sociales représenté par
Jean-Marie Nicolas Dandoga, directeur de cabinet du ministre ; du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle représenté par Jean Bénoît Alokpon ; et enfin du ministère de la Santé, au nom duquel le directeur départemental de la santé Etienne Hounkonnou est intervenu. Tour à tour, ils ont salué l’initiative et réitéré l’engagement de leurs différentes structures à jouer leur partition pour l’atteinte de l’objectif visé. La préfecture de Lokossa aussi ne sera pas du reste, a assuré le secrétaire général, Arnaud Agon.
A en croire la directrice de la mission Bénin Togo de Care international, Joyce Cepenou, l’initiative de la campagne Midjomido qui, dit-elle, s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la fille (Jifi), célébrée le 11 octobre dernier, est motivée par un constat fait à l’échelle continentale. Selon elle, il est constaté qu’en Afrique en général et au Bénin en particulier, l’augmentation sans cesse du taux des grossesses précoces est l’un des problèmes récurrents qui empêche le développement des compétences scolaires et professionnelles chez les adolescentes et les jeunes filles.
Et les chiffres en disent long sur l’ampleur du phénomène. Selon les résultats de l’Enquête démographique et de santé (Eds 2018) environ 13 % de jeunes filles de 15 à 19 ans ont commencé une vie procréative avec 3,3 % qui sont tombées enceintes de leur premier enfant. Spécifiquement dans le sous-secteur de l’Enseignement secondaire, les chiffres sont peu reluisants même s’ils indiquent une tendance baissière. Selon le directeur de cabinet du ministre, Jean Benoît Alokpon, 3 045 cas de grossesses ont été enregistrés en 2017, en milieu scolaire contre 2 912 cas en 2018, et 1 122 cas en 2019.
Des adolescentes et jeunes filles réunies dans un creuset dénommé club des scolaires et extrascolaires se sont fait porte-parole des victimes à travers un plaidoyer. Elles ont appelé non seulement à renforcer la protection autour de la couche juvénile mais aussi à élargir le champ des interventions.

Du 4 au 17 novembre prochain se tiendra la 8e édition de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd). Le promoteur de ce grand rendez-vous musical, Ismaël Saïzonou revient ici sur les objectifs de l’initiative et les activités prévues dans ce cadre.
A partir du 4 novembre, simultanément ou de façon synchronisée dans les médias, la musique locale va retrouver droit de cité. C’est dans le cadre de la 8e édition de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd) qui va s’étendre sur la période du 4 au 17 novembre. Au programme, des séances de sensibilisation par région, dans les hôtels, les bars, les cafétérias et tous les autres points de rassemblement… pour appeler les promoteurs de ces espaces au paiement des droits d’auteurs et à la promotion des musique et culture locales. Ensuite suivront des séances de formation sur le e-commerce qui auront lieu sur toute l’étendue du territoire, dans des pôles par département, à des dates variées. Déjà, l’annonce est faite sur les médias et les artistes peuvent s’inscrire à cette formation totalement gratuite en se rapprochant des radios de proximité, selon leur lieu de résidence. « Trois objectifs sous-tendent cette initiative. C’est essentiellement pour inciter à la programmation du répertoire des meilleurs artistes béninois dans les play-lists des radios et télévisions béninoises pendant et après la Quinzaine. Il est question de promouvoir la musique locale sur les médias, pour que les valeurs endogènes priment sur les mœurs étrangères », fait savoir le promoteur de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd) Ismaël Saïzonou. Il ajoute que la quinzaine est aussi l’occasion de sensibiliser les consommateurs d’œuvres de l’esprit au paiement des redevances de droits d’auteurs pour le bien-être socioéconomique des artistes, toutes catégories confondues. Enfin, la Quinzaine vise à sensibiliser les artistes à l’utilisation des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, à travers des séances de formation afin de leur donner les outils et aptitudes pour la mise en ligne de leurs œuvres sur internet. «Aujourd’hui avec le e-commerce, les artistes peuvent vendre leurs œuvres à l’international et avoir plus de visibilité », ajoute Ismaël Saïzonou.
Rappelant le contexte de création de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd), Ismaël Saïzonou déplore le constat selon lequel les Béninois s’intéressent davantage aux musiques et valeurs culturelles étrangères au détriment des musiques et valeurs endogènes qui sont pourtant notre identité, notre authenticité.

Le gouvernement du président Patrice Talon envisage de recruter près de 11.000 enseignants dans le but de combler le déficit et d'améliorer la qualité de l'enseignement à la maternelle et au primaire. Cette décision a été prise lors du conseil des ministres de ce mercredi 30 octobre.
Le gouvernement poursuit l’assainissement du secteur de l’éducation confronté, entre autres, à un déficit chronique du personnel enseignant. Le conseil des ministres de ce mercredi 30 octobre indique qu’en vue d’un règlement durable de cette situation et aux fins d’assurer un meilleur encadrement des apprenants, une base de données des aspirants au métier d’enseignant a été constituée. Le porte-parole du gouvernement note qu’en apportant une solution d’appoint à la même préoccupation dans le secondaire, le conseil des ministres avait, le 11 septembre dernier, décidé qu’une solution similaire soit également appliquée au sous-secteur du primaire et de la maternelle. Du rapport du comité mis en place à cet effet, le Conseil affirme qu’il se dégage un déficit de 9.095 enseignants au primaire et de 1.068 animateurs à la maternelle. Prenant en compte l’effectif de ceux qui, d’ici 2022, seront appelés à faire valoir leurs droits à une pension de retraite ainsi que les besoins induits par l’augmentation potentielle du nombre d’apprenants, le déficit d’enseignants s’établira à 18.140.
Pour le compte de l’année 2019-2020, le conseil révèle que les besoins spécifiques à la prise en charge optimale de cet écart se chiffrent à 10.686 enseignants. Alain Orounla précise que pour combler définitivement ce déficit et améliorer la qualité de l’enseignement, le conseil a autorisé le recrutement, par l’intermédiaire de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), d’un nombre équivalent d’enseignants suppléants au profit du ministère des Enseignements maternel et primaire. Ceux-ci proviendront, par ordre de mérite, de la base de données des aspirants au métier d’enseignant, constituée des candidats ayant subi avec succès en 2018 l’évaluation des compétences des titulaires d’un diplôme de l’Ecole normale des instituteurs et de ceux issus de l’évaluation, en 2019, des postulants titulaires des diplômes académiques.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 30 octobre 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention de crédit signée entre la République du Bénin et l'Agence française de Développement, dans le cadre du financement du projet d'extension et de densification électrique des réseaux de la Sbee (Peder).
Cette extension du réseau et sa densification concernent 15 communes des départements de l'Alibori, de l'Atlantique, des Collines, de la Donga, de l'Ouémé, du Plateau et du Zou.
Les travaux consisteront en des raccordements au nouveau réseau ainsi qu'en la pose de 30.000 compteurs à prépaiement pour les nouveaux abonnés de même que la reprise des abonnés existants.
A terme, le projet permettra de :
- augmenter le taux d'accès à l'électricité et réduire les disparités d'accès entre zones urbaine et rurale ;
- améliorer la qualité des services électriques au profit des abonnés actuels et futurs de la Société béninoise d'Energie électrique (Sbee) grâce à une meilleure fiabilité du réseau ;
- relever les capacités de gestion du réseau et résorber les pertes pour contribuer au renforcement de la situation financière de la Société.
Au titre des autres mesures normatives, le Conseil a adopté les décrets portant :
- agrément au régime "C" du code des investissements de la société Jehovah Nissi Petroleum (Jnp) Sa, pour son projet d'implantation d'un dépôt de produits pétroliers au Port autonome de Cotonou ;
-Nomination des membres des Conseils d'administration de l'Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABéGIEF), et de l'Observatoire de la Famille, de la Femme et de l'Enfant (Offe) ;
- création des organes de suivi du projet relatif à la construction et à l'exploitation d'un système de transport des hydrocarbures par pipeline.
II- Communications.
II-I. Mesure d'urgence de gestion du déficit d'enseignants à la maternelle et au primaire.
Le gouvernement poursuit l'assainissement du secteur de l'Education confronté, entre autres, à un déficit chronique du personnel enseignant. En vue d'un règlement durable de cette situation et aux fins d'assurer un meilleur encadrement des apprenants, une base de données des aspirants au métier d'enseignant a été constituée.
En apportant une solution d'appoint à la même préoccupation dans le secondaire, le Conseil des ministres avait, le 11 septembre 2019, décidé qu'une solution similaire soit également appliquée au sous-secteur du primaire et de la maternelle.
Du rapport du comité mis en place à cet effet, il se dégage un déficit de 9.095 enseignants au primaire et de 1.068 animateurs à la maternelle. Prenant en compte l'effectif de ceux qui, d'ici 2022, seront appelés à faire valoir leurs droits à une pension de retraite, ainsi que les besoins induits par l'augmentation potentielle du nombre d'apprenants, le déficit en enseignants s'établira à 18.140.
Pour le compte de l'année scolaire 2019-2020, les besoins spécifiques à la prise en charge optimale de cet écart se chiffrent à 10.686 enseignants.
Aussi, afin de combler définitivement ce déficit et d'améliorer la qualité de l'enseignement, le Conseil a-t-il autorisé le recrutement, par l'intermédiaire de l'Agence nationale pour l'Emploi (Anpe), d'un nombre équivalent d'enseignants suppléants au profit du ministère des Enseignements maternel et primaire.
Ceux-ci proviendront, par ordre de mérite, de la base de données des aspirants au métier d'enseignant, constituée :
- des candidats ayant subi avec succès en 2018, l'évaluation des compétences des titulaires d'un diplôme de l'Ecole normale des Instituteurs ; et
- de ceux issus de l'évaluation, en 2019, des postulants titulaires de diplômes académiques.
II-2. Compte rendu de l'organisation du concours de recrutement de 80 auditeurs de justice au titre de l'année 2019.
Il a été procédé au lancement, pour le compte de l'année 2019, du recrutement de 80 auditeurs de justice.
Au total, 1850 candidats dont 77 professionnels (greffiers et officiers de justice) ont pris part au concours les 5 et 6 octobre 2019.
A la suite de la délibération le 28 octobre 2019, il s'est observé que :
- sur les 72 places destinées aux non-professionnels, seuls 11 candidats remplissent les conditions d'admission ;
- s'agissant des professionnels, sur 8 places disponibles, soit 10% de l'effectif, 1 seul candidat est déclaré admis.
Le nombre total d'admis est donc de 12 pour les 80 places mises au concours.
Le Conseil s'est préoccupé de cette situation peu reluisante et saisit l'occasion pour réaffirmer aux postulants aux différents emplois publics que seul le mérite restera toujours le critère de choix des meilleurs candidats. Il les exhorte à mieux se préparer aux fins d'affronter avec plus de chance de réussir, les prochains concours et/ou tests de recrutement dans la Fonction publique.
II-3. Prix des produits pétroliers au titre du mois de novembre 2019.
En application du mécanisme d'ajustement, les prix à la pompe, au titre du mois de novembre 2019, se présentent ainsi qu'il suit :
essence : 535 F/l,
pétrole : 560 F/l,
gasoil : 560 F/l,
mélange : 615 F/l,
gaz domestique : 505 F/kg
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé la participation du Bénin :
- à la 36e Conférence ministérielle de la Francophonie (Cmf), à Monaco, Principauté de Monaco, les 30 et 31 octobre 2019 ;
- à la 2e Assemblée générale de l'Alliance solaire internationale (Asi) à Greater Noida, en Inde, du 30 octobre au 2 novembre 2019 ;
- à la 25e Conférence des parties (Cop25) à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, à Santiago, au Chili, du 2 au 13 décembre 2019.
IV- Mesures Individuelles.
Les nominations ci-après
ont été prononcées.
Au ministère de l'Energie
Monsieur Jacques Paradis est nommé Directeur général de la Société béninoise d'Energie électrique (Sbee). Cette nomination fait suite à l'approbation, par le Conseil d'administration de ladite société, de la proposition soumise par la Société Manitoba Hydro International Ltd, adjudicataire désignée au terme de l'appel d'offres international lancé dans le cadre du contrat de gestion, conformément aux réformes en cours dans le secteur.
Au ministère des Infrastructures et des Transports
Sur proposition du ministre,
Directrice générale du Conseil national des Chargeurs du Bénin (Cncb)
Madame Alimatou Badarou.
Fait à Cotonou, le 30 octobre 2019.
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

Organisé par le ministère du Numérique et de la Digitalisation et celui chargé de la Communication en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), l’atelier de validation du rapport sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin s’est déroulé ce mardi 29 octobre à Cotonou. A cette occasion, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est félicitée des résultats de cette étude qui fait du Bénin, un modèle en Afrique et dans le monde.
En présence du professeur Alain Kiyindou, Chaire Unesco Pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a procédé ce mardi 29 octobre au lancement de l’atelier de validation du rapport sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin. C’est le lieu pour elle de rappeler les efforts du gouvernement du président Patrice Talon qui a fait du numérique un levier important de développement du Bénin. A l’en croire, des actions ont été menées dans le cadre de la mise en place d’un cadre réglementaire et juridique propice au développement de l’Economie numérique, le déploiement des infrastructures appropriées et la mise en place de stratégies d’accès de tous à l’internet par le biais du service universel. Reconnaissante vis-à-vis de l’Unesco qui a commandité cette étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin pour accompagner le gouvernement, elle a salué les acteurs qui ont contribué à sa réalisation. « Je peux vous assurer que le rapport de cette étude qui est le fruit d’un travail acharné permet d’avoir des informations sur l’état de l’évolution de l’internet au Bénin », a-t-elle confié. A l’en croire, la réalisation de cette étude constitue un défi majeur qui vient d’être relevé par le gouvernement béninois. « Toute ma satisfaction est que notre pays sera une référence en cette matière car cette étude pilote est une première en Afrique », a-t-elle poursuivi.
Des progrès accomplis, des attentes comblées
La ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, pense que les attentes du Bénin sont comblées car cette étude permet de renseigner au moins cent indicateurs. Des données ont été collectées auprès d’environ 80 cibles par l’administration d’un questionnaire ou à travers des entretiens semi-directs. Toutes choses qui témoignent des pas franchis par le Bénin en ce qui concerne l’universalité de l’internet. Pour le chargé de l’étude, professeur Alain Kiyindou, Chaire Unesco Pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement, après neuf semaines de travaux, le moment est venu de valider cette étude. Selon lui, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a œuvré à la réalisation de ce travail de recherche. « Je voudrais témoigner ma gratitude à madame la ministre et tous les cadres ainsi que l’équipe de recherche qui ont contribué à la réalisation de cette étude soutenue de bout en bout par l’Unesco », a-t-il confié. Selon lui, cet atelier vient parachever les travaux de cette étude qui fait du Bénin un modèle en Afrique et dans le monde. « L’étude révèle les progrès accomplis ainsi que les efforts à faire en vue d’un internet béninois durable et accessible à tous », a-t-il conclu. Signalons que le gouvernement de la Rupture œuvre depuis 2016, à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) pour une universalité aboutie de l’internet au Bénin.