La Nation Bénin...
Nouvelles

Dans une plaquette de douze pages, intitulée « Mes premières rencontres avec Mathieu Kérékou », le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, fait revivre ses relations avec le général Mathieu Kérékou qui est décédé, il y a un an.
Dans l’introduction de la plaquette, le président Ousmane Batoko affirme que c’est à la suite d’une sollicitation pressante dont il a fait l’objet de la part du secrétaire général et porte-parole de la Fondation Mathieu Kérékou, qu’il a pris l’initiative d’écrire cette plaquette sur ses premières rencontres avec le feu président Mathieu Kérékou. En se lançant dans cet exercice, il affirme être envahi par une foule immense de souvenirs qu’il a eus l’occasion de partager, pendant près de quarante ans, avec ce grand homme de l’histoire récente. Il lui a fallu choisir le bout par lequel commencer son devoir de restitution, en s’en tenant à ce qui pourrait intéresser ses compatriotes. Il a précisé qu’il espère avoir le courage et l’opportunité d’écrire de nombreuses autres pages de sa riche, dense et longue relation avec Mathieu Kérékou. De lui, affirme-t-il, il a beaucoup appris de son pays le Bénin, de la politique, de lui-même et de la vie. Le président de la Cour suprême Ousmane Batoko a confié que beaucoup de ses compatriotes et même ses amis qui vivent à l’étranger, lui demandent, avec insistance, d’écrire quelque chose du parcours et de l'expérience de l'illustre homme. Ils souhaiteraient qu’il les fasse ainsi profiter aux plus jeunes et la génération future.
L’auteur a aussi indiqué qu’en regardant autour de lui et particulièrement vers ses aînés, il ne se donne aucune prétention d’écrire ses mémoires, mais voudrait partager avec tout le monde, ce que Dieu lui a permis, avec sa famille, d’apprendre de la vie.
Il confie que la toute première rencontre qu’il a eue avec le feu président Mathieu Kérékou s’est tenue au camp militaire de Ouidah, l’une des grandes villes du Bénin, le vendredi 7 janvier 1977, soit une dizaine de jours avant l’agression de l’armée impérialiste du 16 janvier de la même année. Il était en ce temps-là, le responsable et porte-parole élu par environ sept cent collègues fonctionnaires de la troisième promotion des jeunes enrôlés dans le cadre de la formation civique, patriotique, idéologique et militaire. Il a précisé qu’environ mille cinq cent étudiants faisaient également partie de la promotion. « La veille de son arrivée, en assemblée générale, mes collègues mandants m’ont pratiquement dicté ce que je devais dire en leur nom au président de la République. Ce que j’ai exécuté quasiment mot pour mot devant le président Kérékou », a-t-il révélé à la page 4 de sa plaquette.
« La deuxième rencontre que j’ai eue avec le président Mathieu Kérékou date de juin 1985 », indique-t-il à la page 7.
« L’un des tous derniers tête-à-tête qu’il m’a été donné d’avoir avec le général Mathieu Kérékou, avant qu’il ne se cloître ou qu’il ne soit cloîtré, date de janvier 2015, quelques mois avant son décès en octobre 2015»?

Le ministre de l’Economie numérique et la Communication, Rafiatou Monrou, s’est rendue ce jeudi 13 octobre, à l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication (Abetic). L’objectif de sa sortie, est d’aller visiter et galvaniser les 18 stagiaires qui suivent la formation Woman DNS Academy.
Agées de 18 à 30 ans et résidant toutes au Bénin, elles sont au total 18 femmes à suivre cette formation de Woman DNS Academy qui dure du 13 au 14 octobre.
Organisé avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Woman DNS Academy est un programme de formation essentiellement destiné aux femmes et consacré à l’initiation aux systèmes dns et leurs administrations. Cette formation purement pratique, vise à offrir aux participantes, une connaissance approfondie des technologies du dns, des protocoles autour du dns et d’internet. Elle vise également à susciter un véritable engouement au sein de la gent féminine pour l’amener à s’intéresser aux questions liées au dns.
Hervé Hounzandji, le formateur principal, après avoir présenté au ministre Rafiatou Monrou l’équipe qui dirige de mains de maître ladite formation, a souligné qu’il est important de donner aux fonctionnaires d’Etat, une formation pratique et technique. C’est, selon lui, l’objectif que poursuit Woman DNS Academy.
Pour Damien Magnon, le directeur général de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication, les 18 participantes doivent s’inspirer de l’exemple de la ministre de la Communication, car estime-t-il, elle est aussi une personne de renom quand on parle des Tics. Il n’a pas manqué aussi de profiter de l’occasion, pour rappeler les diverses difficultés auxquelles font face les formateurs. «La volonté y est mais ils manquent de soutien », a-t-il martelé.
Le ministre de l'Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, quant à elle, soutient que cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la vision du président Patrice Talon qui encourage l’excellence. « On ne peut pas inventer l’excellence mais on peut la concurrencer et la vivre. Seul le travail peut nous aider », indiquera-t-elle. Tout en rassurant les participantes de son entière disponibilité à les accompagner, elle les a invitées à s’armer de courage pour réussir dans ce domaine qui est le leur. «Lorsque je vois les femmes évoluer dans un tel domaine, c’est la preuve que l’espoir est permis.», s’est-elle réjouit avant de leur souhaiter bonne chance.
La visite des équipements de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication par la ministre Rafiatou Monrou, a mis fin à cette sortie?

Dans le cadre des activités marquant la célébration de l’édition 2016 de la Journée mondiale de la Poste, le ministre de l’Economie numérique, de la Communication, Rafiatou Monrou, a rencontré jeudi 13 octobre, les acteurs du secteur postal du Bénin. L’objectif pour elle, est d’échanger avec eux, sur les enjeux du secteur postal. C’était dans la salle de conférence de son cabinet à Cotonou.
Echanger sur les enjeux du secteur postal pour le développement de l’économie numérique au Bénin et sur la relance des activités du cadre de concertation, tel est l’objectif que poursuit le ministère de l’Economie numérique et de la Communication. C’est du moins ce qu’on peut retenir de cette rencontre de la ministre Rafiatou Monrou avec les opérateurs postaux.
D’entrée, José Singbo, directeur des Affaires postales, a exposé les actions menées et en cours pour le développement du secteur. Il a, à l’occasion, présenté les opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication (Tics) et les stratégies de l’économie numérique.Il n’a pas aussi manqué de souligner que le secteur postal souffre de l’absence de réglementation et de régulation strictes. «Il n’y a pas un cadre juridique», a-t-il déploré.
Au nombre des problèmes soulevés par les opérateurs postaux, il y a entre autres : le manque de visibilité sur les possibilités réelles du secteur, les difficultés de collaboration avec la Poste du Bénin, la faiblesse et l’état désastreux du réseau routier béninois, l’inadaptation des ressources humaines et l’insuffisance des formations en logistique et transport.
En ce qui concerne les stratégies de l’économie numérique, les acteurs ont plaidé pour la construction des infrastructures numériques de bonne qualité, le développement de l’usage des Tics à travers le e-gouvernement et le e-service public et la mise en place d’un cadre règlementairepropice à l’éclosion de l’économie numérique.
Pour Edith Ezin, directrice générale adjointe de Top Chrono, le secteur postal est un vieux secteur et il est important que chaque acteur joue sa partition pour lui assurer un avenir meilleur.
Gilbert Bossa, président du Conseil d’administration de la Poste du Bénin,pense quant à lui, que si les acteurs postaux définissent les objectifs à atteindre et conjuguent leurs savoir-faire, il est certain que le développement des Tics plutôt que d’être un handicap, sera une immense opportunité pour tous.
Revoir le cadre de concertation
A en croire Nestor Amoussou-Kpakpa, directeur général de Mta-Bénin, pour mieux faire face aux difficultés que rencontrent les acteurs postaux, il faudra revoir les modalités de fonctionnement et les objectifs du cadre de concertation. « Le cadre de concertation est encore à une étape embryonnaire », a-t-il décrié.
Abondant dans le même sens que Nestor Amoussou-Kpakpa, Mamadou Aw, directeur général de DHL Bénin estime que le cadre de concertation permettra d’aller en profondeur des problèmes du secteur. «Il va permettre aux parties prenantes de comprendre et de prendre en compte, les préoccupations du secteur», a-t-il fait observer.
Selon Rafiatou Monrou, ministre en charge de l’Economie numérique et de la Communication, la Poste a de beaux jours devant elle et il faut œuvrer à ce que la population sache que c’est un secteur vivant et avantageux. «Tout le secteur postal, avec l’accompagnement de tous, doit être profitable à la population », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que le Bénin ne peut pas aujourd’hui, s’abstenir de procéder à la mutation de son secteur postal. « C’est une mutation qui s’opère au plan mondial et c’est à cette seule condition que la poste sera profitable à la population», martèlera-t-elle.
Tout en manifestant sa disponibilité à accompagner les acteurs postaux, elle a rassuré les uns et les autres de l’organisation très prochainement d’une rencontre qui prévoit réellement le cadre de concertation, ce qui, affirme-t-elle, connaitra la participation des différentes structures concernées. « Il y aura un agenda précis pour faire le point des réalisations et les défis à relever », a-t-elle conclu?

Une réunion statutaire du Comité sectoriel de dialogue du ministère en charge des Infrastructures et des Transports se tient depuis hier, jeudi 13 octobre à Grand-Popo dans le Mono. Le démarrage des travaux de ces assises a été marqué par une cérémonie d’ouverture présidée par le ministre, Hervé Hêhomey.
Après plusieurs reports, c’est finalement hier, jeudi 13 octobre, que s’est réunie pour le compte de l’année en cours, une session du Comité sectoriel de dialogue social du ministère en charge des Infrastructures et des Transports. Et ceci grâce à l’engagement personnel du ministre Hervé Hêhomey en charge du secteur. Ce dernier aurait pesé de tout son poids afin que soient mobilisées les ressources nécessaires à l’organisation de la session, selon le directeur de l’Administration et des Finances, Placide Ayatode. Ceci étant, la session a battu le rappel des partenaires sociaux du secteur, au total les 13 organisations syndicales ont répondu toutes présentes. A leurs côtés, on notait une forte présence des responsables portés à la tête des entreprises et organismes sous-tutelle et beaucoup de membres du cabinet du ministre.
Tenant à rappeler son attachement au fonctionnement correct du Comité sectoriel de dialogue social, l’autorité ministérielle aussi s’est portée sur les lieux de la session. Occasion pour le ministre Hervé Hêhomey d’exhorter ses collaborateurs à percevoir le mécanisme du dialogue social telle une « arme privilégiée de négociation» voire un outil devant garantir la paix sociale en complément, dira-t-il, des séances de concertations inclusives qu’il ne cesse d’initier. En somme, le crédit que le ministre accorde aux assises n’est que grand quant à leur vertu à promouvoir la culture de la différence, le sens d’écoute mutuelle et la capacité à anticiper les crises. C’est pourquoi, laisse-t-il entendre, «malgré les diverses contingences qui semblaient défavorables à son organisation, j’ai insisté pour que se tienne ne serait-ce qu’une session cette année».
Laquelle session va débattre de nouvelles revendications des travailleurs après avoir fait le point de la mise en œuvre des décisions issues de la dernière session de l’année 2015. Au nombre des préoccupations du secteur, figure la cessation de paiement de salaires au niveau de la Société du matériel des travaux publics (Smtp). Mouftaou Adjiboïcha, secrétaire général du syndicat de la structure, estime à environ 11mois, le nombre de salaires arriérés. Une situation contre laquelle le ministre a promis des solutions dans le cadre du budget exercice 2017. Celui-ci fait d’ailleurs l’objet d’une communication au cours de la présente session qui devra aussi procéder à la relecture du règlement intérieur du Comité sectoriel de dialogue et au renouvèlement de son bureau exécutif. Les neuf membres à élire seront installés pour un mandat de deux ans.

La coopération bilatérale entre le Bénin et le royaume des Pays-Bas part sur de nouvelles bases avec un important financement déployé par la partie néerlandaise pour assurer à nouveau l’eau potable aux populations béninoises dans le besoin. Le Conseil des ministres du mercredi 12 octobre s’y est penché.
Le processus de formulation d’un nouveau programme entre le Bénin et le royaume des Pays-Bas a démarré. Mais en attendant l’aboutissement de ce processus, et dans le souci de pallier aux besoins urgents d’approvisionnement en eau potable des populations, l’ambassade du royaume des Pays-Bas au Bénin a mis en place un programme transitoire d’urgence dénommé « Fonds de transition Eau » d’un coût global de six milliards deux cent millions. Ce programme permettra de desservir 87500 Béninois dans 21 communes grâce à la réalisation de 550 points d’eau potable en milieux urbain, périurbain et rural. La gestion de ces fonds est confiée à la Caisse autonome d’amortissement. Ces détails ont été révélés par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République au cours de son traditionnel point de presse d’après le Conseil des ministres. Visiblement satisfait de ce bol d’air que prend la coopération entre les deux pays, dernièrement mise à mal par l’affaire dite « PPEA II », le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki dira avec satisfaction que « la coopération bilatérale entre le Bénin et le royaume des Pays-Bas prend un nouveau départ dans le secteur de l’eau et de l’assainissement ».
Quid alors de la suite à donner à ladite affaire ? « Nous n’avons pas délibéré sur le passé. Nous avons pris en compte ce qui s’est passé pour renouer le dialogue avec l’ambassade des Pays-Bas. Le règlement de ce qui s’est passé se fera en temps utile. Il faut rassurer nos partenaires, trouver de nouvelles modalités d’interventions pour que n’arrive plus jamais ce qui s’est passé, donc une nouvelle gouvernance dans le secteur de l’eau », s’est-il défendu sur la question. Et d’expliquer que plusieurs séances ont eu lieu à cet effet. De même, poursuit-il « un groupe de travail fait actuellement des propositions sur les nouvelles modalités de prise en charge du secteur de l’eau pour que plus jamais n’arrive ce qui s’est passé. On s’achemine vraisemblablement vers la mise en place d’une agence chargée de gérer les investissements dans le secteur de l’eau ». En clair, « une nouvelle gouvernance » dans le secteur, se satisfait-il, laissant entendre que « le passé il y a des gens qui le gèrent et le futur du Bénin il y a des gens qui s’en occupent ».
Adoption d’un AOF pour le contrôle financier
Au cours de sa session du mercredi 12 octobre, le Conseil des ministres a aussi adopté le projet de décret portant attribution, organisation et fonctionnement (AOF) du Contrôle financier en République du Bénin. Ainsi, les attributions du contrôle financier ont été mises en cohérence avec celles du décret du 20 juillet 2016 portant AOF du ministère de l’Economie et des Finances particulièrement en ce qui concerne l’élaboration du répertoire des prix de référence à l’usage de l’administration publique et les conditions de nomination du contrôleur financier, de son adjoint et des délégués du Contrôle financier dans les ministères et institutions.
Le Conseil a par ailleurs pris connaissance du rapport d’étape de l’exécution du Programme de restructuration et de mise à niveau pour la période de février 2016 à juin 2016. Il s’agit, a expliqué le ministre d’Etat, d’un programme financé par l’UEMOA qui concourt à l’amélioration de l’efficacité de l’entreprise industrielle et des structures d’appui et aussi à l’amélioration de la compétitivité des entreprises et à la relance de l’économie béninoise, une déclinaison de la politique industrielle commune. « Le Conseil a approuvé les actions clés devant permettre de pérenniser les ressources du programme, d’accélérer les procédures de mise à disposition des fonds de restructuration à disposition des entreprises éligibles ».

En séjour au Bénin depuis plusieurs semaines dans le cadre de ses missions humanitaires, le navire de l’espoir «Africa Mercy» de l’ONG Mercy Ships a reçu mercredi 12 octobre, la visite du président de la République, Patrice Talon.
Aux côtés du président et fondateur des navires de l’espoir «Mercy Ships», le président de la République Patrice Talon a visité mercredi 12 octobre, le navire «Mercy Africa», présent au Bénin depuis le mois d’août dernier pour un séjour qui durera encore plusieurs mois. Lesquels permettront à son équipage de soulager de nombreuses personnes souffrant de pathologies diverses. Et si le président de la République a entrepris personnellement d’y effectuer une visite, c’est pour plusieurs raisons. La première, c’est que le navire-hôpital séjourne au Bénin pour la cinquième fois. Son action au profit des populations, notamment défavorisées est indicible. C’est sans doute la raison pour laquelle, la doléance du fondateur du navire d’établir son siège africain à Cotonou a été favorablement accueillie par le gouvernement béninois qui a donné corps à ce vœu, mardi 11 octobre dernier.
La visite du chef de l’Etat, analyse le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci se justifie aussi par son désir d’apporter un peu de compassion, de soutien, de chaleur et de joie aux patients admis sur ce navire. Ensuite, indique-t-il, le président Patrice Talon est allé encourager l’équipage du navire composé de près de 38 nationalités. Avec le fondateur du Mercy Ships qui séjourne au même titre que le navire en terre béninoise, le chef de l’Etat a aussi eu un long moment d’échange. ce dernier a souhaité que le chef de l’Etat béninois soit son «porte parole dans la sous-région». Pour le ministre de la Santé Alassane Séidou, l’intérêt des autorités béninoises pour l’action humanitaire du navire-hôpital est évident et la visite du chef de l’Etat qui d’ailleurs a toujours manifesté un intérêt particulier à leur travail en est l’illustration. « Le navire nous apporte beaucoup de choses. Il fonctionne avec un standard européen. Il y a beaucoup de pathologies que nous ne pouvons prendre en charge ici par manque de compétences ou de plateaux techniques qui sont traitées à bord. Les malades sont traités, hospitalisés et nourris gratuitement alors que leur évacuation sanitaire aurait beaucoup coûté à l’Etat…», illustre le ministre comme apport de «Mercy Africa» de l’ONG Mercy Ships à la santé des populations béninoises.

Toutes les opérations en cours pour l’élaboration de documents cadastraux sont suspendues sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement compte arrêter le désordre au niveau du foncier et offrir des possibilités de sécurisation des terres. Le sujet a été débattu au cours du Conseil des ministres du mercredi 12 octobre.
Malgré les réformes engagées pour renforcer la sécurisation foncière, les outils modernes et performants de gestion foncière font défaut. Constat du gouvernement qui a pris la décision de faire élaborer le cadastre national dont les travaux démarreront en 2017 avec l’assistance de partenaires identifiés. Ainsi, à terme, le Bénin pourra disposer de l’ensemble des outils d’identification, d’enregistrement et de description des terres, projette le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République. Dès lors, indique-t-il, la représentation cartographique de l’ensemble du territoire national sera enfin assurée, fiable et pérenne, sur une base communale, et selon sa division en parcelle de propriété. « Dans ce cadre, et pour arrêter le désordre dans ce secteur généré par des initiatives éparses, toutes les opérations en cours pour l’élaboration de documents cadastraux sont suspendues sur toute l’étendue du territoire », a-t-il annoncé au cours de son point de presse.
Le gouvernement a aussi approuvé une feuille de route à court terme pour la mise en œuvre de l’agenda spatial. En effet, le schéma national d’aménagement du territoire offre une image d’ensemble de l’évolution souhaitable de l’espace national et de ses différentes composantes territoriales. Il précise les principales options d’aménagement du Bénin à savoir un aménagement à travers les pôles de développement autour desquels toutes les actions de développement doivent se structurer, un aménagement qui renforce la solidarité et la complémentarité avec les voisins et un aménagement qui assure la gestion durable des ressources territoriales. Pour le gouvernement, il est question « d’engager l’opérationnalisation de ce cadre de planification à long terme, à travers d’importantes actions et opérations d’aménagement de grande envergure, à effets structurants ».
Recrutement d’enseignants
En plus des 3601 enseignants dont le recrutement a été autorisé il y a quelques jours par le Conseil des ministres au niveau des enseignements maternel et primaire, il sera procédé encore au recrutement de 3432 enseignants contractuels au profit du ministère de l’Enseignement secondaire, Technique et de la Formation professionnelle, a indiqué mercredi 12 octobre le ministres d’Etat secrétaire général à la présidence de la République au cours de son point de presse. Ce qui porte à 7033, le nombre d’enseignants à recruter sous peu au profit desdits ministères. L’incidence financière de cette organisation sera prise en charge par le ministère de l’Economie et des Finances dans les meilleurs délais et dans les limites fixées par le Conseil des ministres.
Un séminaire en vue sur le PPP
Puis, enfin, selon le ministre d’Etat, au cours de cette même séance, le garde des Sceaux a rendu compte au Conseil des ministres de l’adoption par l’Assemblée nationale en sa session plénière du mardi 11 octobre dernier de la loi portant Cadre juridique du Partenariat public-privé en République du Bénin. «L’Assemblée nationale vient ainsi de mettre à la disposition du gouvernement un important outil de mobilisation des capitaux privés nationaux et internationaux, en vue de la réalisation des grands travaux structurants contenus dans son programme d’actions», précise Pascal Irénée Koupaki. En approuvant ledit compte rendu, le Conseil a instruit notamment le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République en lien avec le garde des Sceaux, d’une part, de préparer un séminaire gouvernemental élargi sur le PPP et les implications de la loi et, d’autre part, d’établir les projets des décrets d’application de la loi adoptée à soumettre sans retard à l’examen du Conseil des ministres¦
Actualités 13 oct. 2016

En attendant les investissements structurants programmés pour renforcer notre propre capacité de production de l’énergie électrique, le gouvernement poursuit la recherche de solutions de diversification de sources de production. Il vient ainsi d’obtenir la possibilité d’acquérir de l’énergie pour une capacité de 60 MW.
Le Bénin a obtenu du Haut conseil inter-étatique de la Communauté électrique du Bénin (CEB), une dérogation pour l’achat et l’importation d’énergie électrique additionnelle sur le réseau interconnecté de la communauté. L’annonce a été faite par le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse, mercredi 12 octobre. Cette opportunité a été saisie par le ministère de l’Energie « pour identifier un producteur privé d’énergie qui peut offrir immédiatement une capacité additionnelle de 60 MW au Bénin ». Le Conseil des ministres a autorisé le ministre en charge de l’Energie « à conclure, avec l’assistance d’un cabinet conseil spécialisé, au meilleur prix, un contrat d’achat d’une puissance additionnelle de 60 MW auprès de la Société Paras Energy », révèle le ministre d’Etat. Aussi, le ministre de l’Economie et des Finances a-t-il été instruit « pour contribuer à lever les financements nécessaires dans les meilleurs délais ». Par ailleurs, « pour assainir les relations entre la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) et la CEB, les ministres de l’Economie et des Finances et de l’Energie, de l’Eau et des Mines ont été instruits à l’effet d’engager le processus d’apurement des arriérés de la SBEE vis-à-vis de la CEB ». Le montage financier de cet apurement sera assuré par le ministre de l’Economie et des Finances, à hauteur de 12 milliards de FCFA, a souligné Pascal Irénée Koupaki qui a aussi annoncé l’imminence de l’examen par le gouvernement des dettes et créances entre l’Etat et la SBEE¦
Actualités 13 oct. 2016

L’atteinte de l’éducation de qualité requiert la disponibilité des infrastructures et des équipements d’hygiène et d’assainissement. Consciente de cette nécessité, la Fondation Claudine Talon a signé une convention de partenariat avec l’Ong Aide et Action en vue de la mise en œuvre du Projet d’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement dans les écoles béninoises. La cérémonie de signature a eu lieu à Cotonou, mercredi 12 octobre en présence de Claudine Talon, présidente de la Fondation portant son nom, et d’Antoine Gizinga, directeur pays de l’Ong Aide et Action.
Améliorer l’hygiène et l’assainissement dans les écoles du Bénin afin de favoriser l’accès équitable et la rétention des écoliers dans le système éducatif. Tel est le souci de la Fondation Claudine Talon qui a initié le projet d’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement dont la mise en œuvre nécessite la signature d’une convention de partenariat entre la présidente Claudine Talon et Antoine Gizinga, directeur Togo-Bénin de l’Ong Aide et Action.
Intervenant pour le compte de sa structure au cours de la cérémonie, Antoine Gizinga, directeur pays Togo-Bénin de l’Ong Aide et Action, salue la présente cérémonie qui certifie l’intérêt que la Fondation Claudine Talon accorde aux problèmes de santé, d’hygiène et à l’amélioration du cadre de vie des femmes et des enfants. Il s’agit, précise-t-il, d’un partenariat naissant visant à accompagner le gouvernement béninois dans ses efforts d’amélioration de son système éducatif dans les communes dites à besoins prioritaires. Cela se passe à travers le « Projet d’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement dans les écoles du Bénin». Eclairant sur la nature des services à fournir, il mentionnera la réalisation de blocs de trois ou quatre latrines séparées entre garçons et filles avec mur de protection et dispositif de lavage des mains, de rampes pour enfants à mobilité réduite, de postes de lavages des mains dans la cour de récréation. Ce sont 390 écoles réparties dans 28 communes dont 25 sont déclarées à besoins prioritaires, qui bénéficieront de ces infrastructures et équipements d’hygiène et d’assainissement.
La mise en œuvre du projet se fera par étapes. La phase pilote qui prend en compte 70 écoles va d’octobre 2016 à octobre 2017. Elle porte sur cinq communes bénéficiaires, à savoir Porto-Novo, Adjarra, Avrankou, Aguégués et Sô-Ava. Pour cette phase, la Fondation Claudine Talon doit débourser la somme de 458. 698.250 FCFA, soit 81% du budget global. Mais séance tenante, la Fondation a libéré un chèque de 115 millions à titre de premier acompte.
Quant à la deuxième phase, elle est l’extension de la première. Sa durée est de 36 mois et concerne 21 communes.
Une approche innovante
Devant l’engagement de la présidente de la Fondation, Antoine Gizinga n’a pas manqué d’annoncer le sien, à savoir jouer sa partition pour une mise en œuvre efficace du projet. Notamment, l’Ong Aide et Action apportera sa contribution aussi bien en nature qu’en espèces. Ainsi, elle mettra à disposition sa contrepartie financière de 84 237 500 FCFA. Pour l’apport en nature, l’Ong assurera l’exécution et le suivi du projet, jouera le rôle d’appui/conseil auprès des opérateurs de terrain pour l’orientation stratégique et la mise en œuvre des activités, garantir l’atteinte des objectifs du projet.
Pour Claudine Talon, présidente de la Fondation, la signature de cette convention revêt une double signification. «Elle matérialise le démarrage visible des activités de la Fondation et constitue le lancement du projet d’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement dans les écoles au Bénin», confie-t-elle. Par ce projet qui est le premier d’une série, sa Fondation contribuera à améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants en milieu défavorisé.
Les 46.227 élèves qui bénéficieront de ce projet vont acquérir des connaissances et adopter des comportements relatifs à la bonne hygiène et à l’assainissement en milieu scolaire et familial. En dehors de cet aspect, le projet accompagnera les apprenants en matière de participation citoyenne à travers l’éducation au leadership et d’autres compétences telles que la culture de la paix et du dialogue.
Par ailleurs, informera-t-elle, la prochaine action de la Fondation portera sur l’aide à la gestion de l’hygiène menstruelle des filles. «Le manque des conditions logistiques dans les écoles en milieu défavorisé devant permettre aux filles de gérer leurs menstruations est une cause considérable d’absentéisme, voire d’abandon de scolarité pour un grand nombre», révèle Claudine Talon.
La pertinence du projet n’a pas laissé indifférent
Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Bénin (Fenapeb). Pour lui, la Fenapeb se retrouve parfaitement dans cette initiative de la Première Dame qui a pour cible le système éducatif. Jérôme Soglo, directeur de l’enseignement primaire, a également été séduit par la pertinence de ce projet. A son avis, l’hygiène et l’assainissement constituent des défis au Bénin. Le ministère accueille avec bonheur ce projet. Il loue l’expertise de l’Ong Aide et Action qu’a choisie la Fondation pour sa mise en œuvre.
Il convient de rappeler que la fondation a pour vocation d’améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants en situation difficile au Bénin. C’est pourquoi elle met en place des solutions innovantes pour résoudre les problèmes de santé, d’hygiène et de cadre de vie inhérents à la précarité des femmes et de leurs enfants ¦
Actualités 13 oct. 2016

Dans le cadre des manifestations de la 2e Journée africaine de lutte contre les faux médicaments et leur danger sur la santé, l’Ordre national des pharmaciens du Bénin (Onpb) a organisé, mercredi 12 octobre à Cotonou, une rencontre avec les acteurs du secteur. L’objectif était de réfléchir afin de mener à bien des actions concrètes pour éradiquer ce fléau, 7 ans après l’historique appel initié par la Fondation Chirac.
Devenu un fléau mondial qui affecte plus d’un et particulièrement les pays en voie de développement, la vente des faux médicaments représente aujourd’hui et selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) plus de 10% des produits pharmaceutiques en circulation dans le monde et 30 à 70% en Afrique. Le considérant comme un problème sanitaire dangereux, l’Ordre national des pharmaciens du Bénin (Onpb) a tenu s’y pencher et voir avec tous les acteurs concernés, comment l’éradiquer.
Engagée plus que jamais dans cette lutte en cours depuis l’historique appel de la Fondation Chirac qui a réuni une douzaine de chefs d’Etat et de gouvernement, le 12 octobre 2009 à Cotonou, la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin (Cnopb), Moutiatou Toukourou a déclaré que, «qu’ils soient contrefaits ou falsifiés, le phénomène des faux médicaments constitue un drame mondial qui ne saurait être toléré sous aucun prétexte ». L’impact sanitaire de ces médicaments, explique-t-elle, est considérable, voire dangereux car l’analyse de certains qui ont été saisis révèle la présence de farine de blé, de maïs, d’amidon, de plâtre et de produits toxiques.
En Afrique, les faux médicaments abondent sur les marchés. Ils se rencontrent au bord des rues, dans les boutiques, les hameaux et même dans certains centres de santé et cliniques de la place du fait de l’incapacité à mettre en place des systèmes de contrôle adéquat, a déploré la présidente Moutiatou Toukourou. Ce qui, explique-t-elle, serait à la base du décès d’au moins 1 000 000 de personnes dans le monde chaque année dont plus de 800 000 en Afrique avec pour conséquence, la résistance aux véritables traitements. Rappelant le discours de l’ancien président français, Jacques Chirac, à l’appel de Cotonou le 12 octobre 2009, qui qualifie la vente des faux médicaments comme une activité criminelle, elle a prévenu que des mesures seront davantage prises pour mettre fin à la production, au trafic international et à la commercialisation illicite de ces produits.
Comptant sur la prompte réaction des autorités béninoises à divers niveaux pour éradiquer le fléau, la présidente Moutiatou Toukourou a précisé que la rencontre de Cotonou avait proposé un train de mesures dont certaines interpellent fortement les administrations douanières et plus globalement l’Organisation mondiale des douanes (Omd).
Des mesures idoines pour une lutte efficace
Au nombre de celles-ci, il y a entre autres, la mise en place stricte des textes législatifs et réglementaires dans les Etats qui en disposent avec l’instauration d’un cadre législatif et règlementaire là où il fait défaut; l’implantation sur le terrain des instruments efficaces contre ce trafic avec un personnel formé et des dispositifs adaptés aux réalités de ces faux médicaments. Il y a enfin la sensibilisation du public sur les méfaits de ces médicaments. Mais d’ores et déjà, elle exhorte l’actuel gouvernement à prendre de concert avec les professionnels de la santé, des décisions urgentes et durables pour venir à bout de cette criminalité pharmaceutique qui tue les populations. A sa suite, le président du Conseil national de l’association des consommateurs du Bénin, Robin Accrombessi, appelle toutes les populations à la vigilance et à la retenue en ce qui concerne la consommation de ces médicaments?
Santé 13 oct. 2016