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Nouvelles

Bénin/ menaces sur une filière porteuse : Le parc arboricole du karité exposé à une législation peu protectrice

Le Bénin est l’un des seize pays au monde à voir pousser sur son sol le karité ou arbre à beurre (Vitellaria paradoxa). Cette générosité de la nature qui absorbe une main d’œuvre non importante ploie sous le poids de nombreuses difficultés. Le parc arboricole du karité constamment éprouvé inquiète les acteurs de la filière qui en appellent à sa protection.

Perma, à 24 km du centre ville de Natitingou au Nord du Bénin. Dans cette localité calme, célèbre par l’or qu’elle abrite dans son sous sol, Amos Kouagou développe ses activités économiques depuis la fin de ses études. Le jeune homme au teint noir ciré n’a pas choisi d’aller creuser les profondeurs comme certains de ses congénères à la recherche de l’or. Il s’est plutôt lancé dans l’entrepreneuriat et a créé «Biotope karité», une petite unité de transformation d’amandes de karité en beurre, de fabrication des produits cosmétiques à base de la bave d’escargot. 94 femmes dont 40 permanentes y travaillent.
Côté travail et revenus, Amos «s’en sort très bien ». Mais son activité reste sujette à une difficulté majeure. Les noix de karité manquent parfois à l’appel, face à la demande croissante des commandes qui pleuvent sur Biotope
karité. «La main d’œuvre est présente, disponible, expérimentée, mais parfois la matière première fait défaut », confie le jeune entrepreneur, caressant de son pouce droit, une jolie amande de karité, récoltée très tôt le matin dans la brousse (entre 4 heures et 5 heures).
Cette difficulté, Amos n’est pas le seul à s’en plaindre. Comme lui, bien d’autres jeunes qui se sont lancés dans l’auto-emploi peinent parfois à honorer leurs engagements. Si pour l’heure, ils essayent de tenir « avec l’aide des groupements de femmes qui leur fournissent les amandes de karité », la situation pourrait bien se compliquer à moyen, et peut-être même à court terme. Alima Amzath fabrique depuis bientôt 15 ans des produits cosmétiques faits à base de karité. «Il est à craindre que dans les années à venir, nous fermions tout simplement notre boutique faute de disposer du karité pour continuer à tourner», analyse la jeune dame de 40 ans dont le business florissant lui vaut des voyages fréquents dans plusieurs pays de la sous-région. « Il faut agir très vite et trouver le moyen de perpétuer cet arbre, qui pour moi est un arbre de vie », confesse-t-elle.

Une législation peu protectrice

A ce jour, au Bénin, aucune disposition spécifique ne protège le karité. Cette filière, considérée comme la troisième pourvoyeuse de devises pour le pays après le coton et l’anacarde ne bénéficie ni de lois ni de textes particuliers pour sa protection et sa conservation. Le karité est uniquement pris en compte par la loi N°93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts au Bénin. Mais ce texte, en plus d’être peu connu ne fait aucune mention spéciale de la filière en vue de sa protection.
Autre disposition, la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Elle dispose en son article 94 que « la commune a la charge de la création, de l’entretien des plantations, des espaces verts et de tout aménagement public visant à l’amélioration du cadre de vie». Mais dans les faits, rien. Au niveau des communes productrices de Karité, les conseils communaux ne manifestent aucun intérêt pour la protection du parc arboricole. «C’est une question de moyens. On demande trop de choses aux communes à la fois alors que les moyens font défaut», lâche, furieux, un conseiller communal de Tchaourou.
Azizou Mora Séro n’est pas de cet avis. Ce cofondateur d’une unité de transformation de karité déplore « la négligence dont les autorités locales font montre » dans les localités où le karité pousse. « On ne leur demande pas grand-chose. Qu’ils sensibilisent les populations, interdisent et sanctionnent ceux qui coupent sauvagement les arbres et exigent des chefs coutumiers de veiller à la protection des arbres », indique le jeune entrepreneur un peu déçu du sort réservé au karité à N’dali, Pèrèrè, Ouèssè… Marinette Kodjo, experte en décentralisation rappelle pour sa part que la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999, impose aux communes de « veiller à la protection des ressources naturelles, notamment des forêts, des sols, de la faune, des ressources hydrauliques, des nappes phréatiques et de contribuer à leur meilleure utilisation ».
Le Bénin est également doté d’un Plan national forestier. « Mais sa mise en œuvre est handicapée par deux faiblesses majeures que sont la méconnaissance du plan par le grand public mais surtout des acteurs de la filière, faute de vulgarisation et les ressources limitées pour sa mise en œuvre», souligne l’Association karité Bénin (Akab) dans le rapport final sur l’étude diagnostique des contraintes, opportunités de la législation forestière et des pratiques réglementaires pour la protection du karité.

Plaidoyers…  

Face au sort fait à cette filière, plusieurs acteurs s’activent à la tirer d’affaire. « Tout ce que nous pouvons faire, c’est de sensibiliser les populations pour sa protection et plaider contre les abattages sauvages», confie Nonhêmi Bodjrenou, agroéconomiste. L’entrepreneur Amos Kouagou est dans la même logique. Il met également un point d’honneur sur les actions de plaidoyer et soutient le rôle déterminant que jouent les femmes ramasseuses auprès de leurs communautés pour la protection du karité. « Malheureusement, ces actions restent limitées et les impacts sont très mineurs et à peine perceptibles », se plaint-il.
Icco Coopération, une organisation néerlandaise, est actuellement l’un des principaux soutiens de la filière Karité au Bénin à travers le projet «Lobbying et plaidoyer pour le développement inclusif de la filière karité du Bénin» qu’elle finance. A travers cette initiative, elle appuie des entités qui travaillent à l’élaboration d’un document de positionnement de la filière karité au Bénin. « Ce document sera un outil de plaidoyers aux mains des acteurs dans leur lutte pour la reconnaissance par l’état central du karité, comme filière prioritaire », indique cette organisation dans l’une de ses récentes publications. Cette reconnaissance permettrait, de l’avis de Icco Coopération, «un meilleur accompagnement de l’Etat qui pourra consentir désormais des investissements financiers, humains et en innovations importants pour accroitre la contribution de la filière à l’économie du pays ». Mais avant d’en arriver là, il faut agir pour la protection de la filière. Un challenge de plus en plus pressant face au sort que subit la filière. Les parcs de karité ont régressé en termes de nombre d’arbres, déplore Urbain Gbéou de l’Akab qui évoque une régression rapide (52 %) et une régression lente (42 %).

Un joyau traqué de toutes parts

Ce que craignent les acteurs de cette filière, face aux assauts répétés contre l’arbre à beurre, c’est que «la baisse de la production d’amandes impactera négativement les activités de l’ensemble des acteurs, et peut entraîner la disparition de la filière ». Pour les acteurs rencontrés, il faut agir en urgence. Les solutions envisagées dans ce cadre se résument à une sensibilisation des populations pour éviter la destruction des parcs à karité, l’implication des inspections forestières en vue de la répression de ceux qui détruisent les parcs…
Dans des localités comme Natitingou, N’Dali, Pèrèrè Kouandé, Kérou, Tanguiéta, Péhunco et Savè, le karité subit constamment la furie des tronçonneuses, des machettes et du feu. Il s’observe dans ces localités un abattage sauvage pour fabriquer des mortiers, du charbon de bois. « L’arbre à
karité est aussi abattu pour l’extension des superficies cultivables au profit du coton et de l’igname», déplore l’agroéconomiste Nonhêmi Bodjrenou. « A Bantè et Savè, les écorces et les racines du karité sont collectées anarchiquement pour être utilisées dans la médecine traditionnelle, constituant ainsi une menace supplémentaire pour le karité », indique un rapport publié sur la filière.
Les causes de cette destruction sont entre autres le non-renouvellement des parcs à karité, le manque de reboisement de l’espèce, le mythe de la tradition, l’élevage, la non-maitrise de la production des plants, la méconnaissance de l’importance de l’arbre à karité, la non-maitrise des valeurs  économiques des produits dérivés du karité, l’agriculture, l’utilisation abusive des intrants agricoles…
Les pourcentages de destruction sont d’ailleurs très élevés. 35 % pour la fabrication du mortier, 24,43 % pour la fabrication du charbon, 16,79 % pour l’installation de nouvelles cultures, et  13, 25 % pour l’industrie du bois, selon une étude de l’Akab. Face à ce tableau, Sébastien Dohou, coordonnateur des programmes Icco au Bénin plaide pour la revue du cadre institutionnel et juridique de la protection du karité et la mise en place d’un mécanisme de protection de la ressource karité impliquant les autorités politico-administratives et les acteurs privés de la filière, « car sans les parcs à karité, les activités des chaînes de valeurs ajoutées disparaitront à coup sûr ».

Société 31 oct. 2019


Après la commission des Lois: La révision de la Constitution en plénière au Parlement ce jeudi

 

Ce jeudi 31 octobre s’annonce historique à l’Assemblée nationale. L’institution parlementaire se penche sur la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 avec toutes les chances de la réussir. Le dossier sera en effet au cœur de la séance plénière des députésqui décideront du sort de cette initiative. Selon des sources dignes de foi, la commission chargée des Lois, conformément à la procédure parlementaire, a amorcé ce mercredi l’étude du dossier qui lui a été affecté, mardi dernier, en procédure d’urgence. Les travaux ont abouti ce mardi à l’adoption de la première étape de la procédure, celle de la prise en considération de la proposition de révision constitutionnelle initiée par le député Augustin Ahouanvoèbla et neuf de ses collègues à savoir : SofiathSchanou, David Gbahoungba, David Biokou, Gérard Gbénonchi, Joseph Anani, Nestor Nouatin, Jean-Pierre Babatoundé, AssanSéibou et Robert Gbian. Le rapport verbal a été adopté, à en croire les mêmes indiscrétions, à l’unanimité des députés membres de cet organe technique phare de l’Assemblée nationale. Ainsi, après l’étape de la commission, la procédure devra suivre son cours normal. Le dossier sera en plénière. Les députés auront à examiner et à voter le rapport verbal de prise en considération de la proposition de modification constitutionnelle. Ce vote est considéré acquis à la majorité des trois quarts des membres composant le Parlement, soit 63 députés. Ceci conformément à l’article 154 de la Constitution du 11 décembre 1990.

La première étape franchie, la procédure fait obligation à la commission chargée des Lois de se réunir à nouveau pour l’étude au fond des dispositions article par article de la proposition de révision de la loi fondamentale. Cette étude sera également sanctionnée par un rapport verbal comme le requiert la procédure d’urgence. Lequel rapport adopté en commission devra être ensuite soumis à la plénière pour être approuvé. Ce vote d’approbation nécessite la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale, soit 67 députés. Ce n’est qu’à cette seconde étape qu’on peut considérer consommée, au regard de l’article 155 de la Constitution, la proposition de révision constitutionnelle. Autrement, l’initiative est considérée non approuvée par voie parlementaire. Ce qui ouvre la voie au référendum constitutionnel pour permettre au peuple d’approuver ou non la proposition de révision de la Constitution. Ces deux étapes ont été clairement martelées par la Cour constitutionnelle à travers sa décision Dcc 06-074 du 8 juillet 2006. Cette double procédure a été suivie jusqu’ici lors des six différentes tentatives de révision constitutionnelle depuis 2006. C’est la troisième tentative sous le régime du Nouveau départ. Mais cette fois-ci semble être la bonne. Elle a toutes les chances d’aboutir au palais des Gouverneurs surtout au regard du fait qu’elle est une  résultante in fine du dialogue politique auquel ont pris part à Cotonou, du 10 au 12 octobre dernier, les partis légalement constitués au Bénin. L’initiative des 10 députés  s’insère dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de ce dialogue politique traduites en mesures législatives par le comité d’experts qui a officiellement transmis son rapport au chef de l’Etat vendredi 25 octobre dernier. Le comité d’experts est parvenu sur la nécessité de réviser la constitution en certains de ses articles pour la décrispation totale du climat social. Mais il a recommandé, qu’en cas de modification constitutionnelle, qu’il  expressément introduit dans l’article 42 de la Constitution que « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels de sa vie ». Aussi, suggère-t-il, que soit insérée dans la proposition de loi portant révision constitutionnelle que : « La présente modification constitutionnelle ne donne pas lieu à une nouvelle Constitution ni à une nouvelle République ». De quoi, rassurer les uns et les autres et libérer les esprits en vue de la mise en œuvre paisible des recommandations pertinentes et consensuelles du dialoguepolitique.

 

 

Politique 31 oct. 2019


Tour de cadrage-Coupe de la  Caf: Esae Fc réalise un hold-up à Thiès

 

Esae Football Club du Bénin s'est imposé à Génération foot du Sénégal par le score de 1-0. Le but de Maxime Kokpon à la 78e minute a permis aux Béninois de réaliser ce hold-up parfait.  A noter qu'au passage Génération foot a marqué mais le but a été refusé pour hors-jeu.

Sports 30 oct. 2019


Climat: Le Chili renonce à l’organisation de la COP 25

 

Le sommet mondial sur le climat de cette année dénommée Cop 2019 n’aura pas lieu comme prévu cette année au Chili. Ainsi en ont décidé les autorités chiliennes notamment le président chilien Sebastien Pifiera.

Prévu pour se dérouler à Santiago de Chili du 2 au 13 décembre, ce sommet, le cinquième du genre a été reporté à cause des mouvements de contestation qui secouent le Chili en ce moment avec des manifestants qui réclament le départ du régime.

C’est la première fois que ce sommet qui regroupe plus de vingt cinq mille délégués est annulé.

 

Environnement 30 oct. 2019


Eliminatoires Can 2021: La liste du Nigeria  contre le Bénin dévoilée

 

Le sélectionneur du Nigeria a dévoilé la liste des 23 Super Eagles qui vont affronter les Ecureuils en novembre prochain. Il s’agit de:

Gardiens : Daniel Akpeyi (Kaizer Chiefs, South Africa); Ikechukwu Ezenwa (Heartland FC); Maduka Okoye (Fortuna Dusseldorf, Germany)

 

Défenseurs: Kenneth Omeruo (CD Leganes, Spain); Abdullahi Shehu (Bursaspor FC, Turkey); Chidozie Awaziem (CD Leganes, Spain); William Ekong (Udinese FC, Italy); Olaoluwa Aina (Torino FC, Italy); Jamilu Collins (SC Padeborn 07, Germany); Oluwasemilogo Ajayi (West Bromwich Albion, England); Bryan Idowu (Lokomotiv Moscow, Russia)

 

Milieux: Alexander Iwobi (Everton FC, England); Mikel Agu (Vitoria Guimaraes, Portugal); Wilfred Ndidi (Leicester City, England); Joseph Ayodele-Aribo (Glasgow Rangers, Scotland); Ramon Azeez (Granada FC, Spain)

 

Attaquants: Ahmed Musa (Al Nassr, Saudi Arabia); Victor Osimhen (Lille OSC, France); Moses Simon (FC Nantes, France); Samuel Chukwueze (Villarreal FC, Spain); Paul Onuachu (KRC Genk, Belgium); Emmanuel Dennis (Club Brugge, Belgium); Samuel Kalu (Girondins Bordeaux, France);

 

 

Sports 30 oct. 2019


Aurélien Agbénonci à la 36e Conférence ministérielle de la francophonie: « Le Bénin reste solidaire des réformes…»

 

Le gouvernement béninois est favorable aux réformes au niveau de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et les soutient. Le message du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, à l’occasion de la 36Conférence ministérielle de la francophonie dont les travaux ont démarré, hier mercredi 30 octobre à Monaco, est allé dans ce sens.

La Conférence ministérielle de la francophonie (Cmf) fait partie, des trois instances consacrées par la Charte de la francophonie. Elle réunit une fois par an, tous les ministres en charge de la Francophonie des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif). Cette année, les travaux se déroulent dans la Principauté de Monaco les 30 et 31 octobre 2019 sur le thème « Réconcilier l’humanité et la planète : perspectives dans l’espace francophone à la veille des 50 ans de l’Oif».

A cette première conférence ministérielle sous la direction de Mme Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie après son élection au XVIIe sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, le Bénin est également présent. La délégation béninoise est conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et est composée de l’ambassadeur du Bénin près de l’Oif, du représentant personnel du Chef de l’Etat au Cpf, du secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie…

«Le gouvernement du Bénin reste solidaire des réformes pour l’orientation et la gouvernance de la Francophonie dans un contexte international où le multilatéralisme est de plus en plus éprouvé », a indiqué le ministre face aux représentants des 88 États et gouvernements de l’espace francophone réunis au Grimaldi forum. Le thème de la rencontre lui semble également de grande importance et surtout plus actuel. Selon Global Footprint Network, le 29 juillet 2019, l’humanité a déjà consommé autant de ressources naturelles que ce que la Terre ou la nature peut renouveler durant l’année entière. Ce dépassement intervient cette année deux mois plus tôt qu’il y a 20 ans, a exposé le ministre dans son adresse. Pour lui, l’alerte donnée par ce réseau sur l’ampleur de la dégradation de l’environnement et ses conséquences à court, à moyen et à long terme interpelle et impose une synergie d’actions.

 Les actions fortes du Bénin

Le Bénin, à l’instar de beaucoup de pays, subit les manifestations des changements climatiques comme la baisse des pluies, la hausse des températures, inondations, illustre le ministre Aurélien Agbénonci avant de mentionner que, face à une telle situation, le gouvernement béninois a posé un acte majeur à travers « le vote de la loi n°2018-18 portant réglementation des changements climatiques en République du Bénin ». Ce qui a engendré la mise en œuvre d’un vaste programme de lutte contre l’érosion côtière et le vote d’une autre loi portant interdiction de la production, de l'exportation, de la commercialisation, de l'utilisation des sachets. « Par ces mesures, notre gouvernement entend se mettre en règle vis-à-vis de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques, notamment, et de l’accord de Paris pour régler le niveau de réchauffement de la planète », assure-t-il.

L’autre défi qui découle du thème de la rencontre, selon lui, c’est le devoir de réconcilier l’humanité avec son histoire, ses racines culturelles effacées par les aléas de l’histoire. Là encore, le Bénin se fait activement présent. « Le Bénin, dans le cadre de la coopération muséale, a initié un projet de rétrocession des biens culturels spoliés au cours des guerres et des conflits. C’est notre manière de contribuer à la mise en œuvre de la résolution 4 du 17Sommet de la Francophonie relative à la participation culturelle », a souligné le ministre.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution sur le transfert des connaissances et la valorisation de la recherche, le Bénin a aussi signé en avril dernier un accord-cadre avec l’Agence universitaire de la Francophonie, a rappelé le ministre. Lequel vise « à faciliter l’accès des universités nationales du Bénin aux nouvelles compétences et innovations technologiques dans les établissements d’enseignement supérieur francophones, à promouvoir les liens avec les entreprises publiques/privées ».Le ministre Aurélien Agbénoncia évoquél’élection du Bénin à la tête du Réseau des ministres en charge de l’Economie numérique. « Pour le lancement du Réseau, plusieurs actions de visibilité et d’échanges ont été menées ».

Politique 30 oct. 2019


Tour de cadrage aller-Coupe de la Caf: Esae Fc défie les Sénégalais à Thiès ce jour

Seul représentant béninois encore en lice dans une compétition de la Confédération africaine de Football (Caf), Esae Football Club affronte, ce mercredi 30 octobre, au stade Lat Dior de Thiès, Génération Foot du Sénégal dans le cadre du tour de cadrage de la Coupe de la Caf. Partis de Cotonou, lundi dernier, les poulains de Richard Bio auront à défier les Sénégalais sur leurs installations.

Esae Football Club du Bénin et Génération Foot du Sénégal se donnent rendez-vous, ce jour, au stade Lat Dior de Thiès à la  faveur du match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Partie de Cotonou, la délégation composée de 25 membres dont 18 joueurs et 7 accompagnateurs séjourne à Dakar depuis ce lundi. Joint au téléphone, le directeur sportif du club, Quentin Didavi, s’est réjoui du moral de la bande à Richard Bio engagée pour défier Génération Foot. Selon lui, les joueurs d’Esae Football Club aborderont cette rencontre en toute sérénité. Rappelant l’hégémonie des équipes sénégalaises sur celles béninoises ces derniers mois, notamment lors de la Coupe d’Afrique des Nations et lors du tournoi de l’Ufoa, il pense qu’Esae Fc aura à laver cet affront subi  par les sélections béninoises.
Les joueurs de l’équipe ont eu droit dans la matinée à une séance de récupération et de  conservation de la balle dans des espaces réduits dans les locaux de leur hôtel avant la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse du stade où se jouera le match. L’entraîneur Richard Bio envisage, informe-t-on, la tactique à adopter pour surprendre les locaux sur leurs propres installations.
Esae Football Club dispose d’atouts nécessaires pour atteindre ses objectifs. Alfred Linkpon et ses coéquipiers pourront rééditer l’exploit réalisé face à l’Association sportive de la Snim de la Mauritanie et Salitas Fc du Burkina Faso lors des précédents tours. Vainqueur (5-0) lors de la phase aller du premier tour à Nouakchott, Esae Football Club a confirmé sa suprématie sur l’As Snim en se débarrassant d’elle par le score de 2-0 au match retour en août dernier au stade René Pleven de Cotonou. Au deuxième tour, contraint au nul sur ses installations, Esae Football Club a réussi le plus difficile en s’imposant deux semaines plus tard à Ouagadougou face à Salitas Football Club lors de l’épreuve fatidique des tirs au but.

Les arbitres du match remplacés

Les officiels malawites initialement désignés pour cette confrontation ont été remplacés par un trio mauritanien. Dans une correspondance adressée à Victor Cissé, secrétaire général de la  Fédération sénégalaise de Football, la Caf a accusé réception de la demande de ce dernier, sollicitant le remplacement des arbitres du match, vu l’impossibilité d’émettre un document qui leur permettra d’avoir le visa au Sénégal en moins de 48 heures. Faisant référence à l’article 1 du chapitre IX des Règlements de la Coupe de la Confédération qui dispose: « Une association nationale ayant inscrit un club à cette compétition s’engage à : garantir que tous les membres de la Caf et des fédérations nationales affiliées obtiennent les visas d’entrée et de séjour nécessaires. » La Commission des arbitres de la Caf  a demandé un rapport circonstancié sur les raisons qui ont motivé l’impossibilité d’émettre ce document à temps afin de lui permettre d’étudier le cas.
Vu l’urgence, la Commission des arbitres de la Caf a décidé de remplacer les arbitres initialement désignés et de nommer d’autres arbitres pour le match. Ainsi, l’arbitre central Babacar Sarr (Mauritanie) a été retenu pour officier ce match. Son premier assistant est Cheik Mamadou Péné (Mauritanie), et le second est  Ismaile Hamidou Diallo (Mauritanie). L’arbitre de réserve est Mathioro Diabel (Mauritanie) tandis que le commissaire au match est le Marocain Jamal Kaaouachi.

Sports 30 oct. 2019


Dr Alain Davo sur l’entretien du foie: Ce qu’il faut éviter !

Manger à satiété et à n’importe quelle heure ou profiter à volonté et de manière récurrente de l’alcool et de bières bien frappées procurent peut-être du plaisir mais n‘augurent rien de sain pour le foie. Organe vital dont dépend le bon fonctionnement de l’organisme, le foie est aussi un organe sensible qui a besoin d’être ménagé. Dr Alain Davo, médecin généraliste à la polyclinique de l’Amitié, attire l’attention sur quelques pratiques nocives.

« La plupart des aliments, boissons ou médicaments que nous prenons, transitent par le foie. Et si ceux-ci sont toxiques, c’est le foie qui en subit les conséquences. Par exemple, l’alcool pris exagérément et continuellement crée des nuisances au foie. Ainsi, un alcoolique endommage progressivement son foie et est exposé à des hépatites alcooliques. De même, certains aliments en l’occurrence ceux riches en lipides (graisses) ne font pas du bien au foie. Même les médicaments que tout le monde prend comme de petits bonbons pour un rien peuvent endommager le foie et occasionner des hépatites médicamenteuses. L’hépatite est une inflammation du foie qui peut évoluer vers des formes graves», prévient Dr Alain Davo. Il ajoute que le tube digestif a besoin de soins particuliers et entretenir son foie est tout aussi vital que manger. « Il est important de manger sain parce que les microbes peuvent créer des abcès au niveau du foie. Certains mettent les repas au frigo et sans même les chauffer, les consomment. Ce sont des dommages qu’ils créent à petits coups à leur foie. Les repas, c’est mieux de les prendre tiède ! Ainsi ils sont dans de bonnes conditions au niveau du tube digestif et les organes, tels que le pancréas, l’estomac, le foie, pourront facilement sécréter les sucs digestifs qui sont des enzymes qui agissent sur les aliments pour favoriser une bonne digestion », explique-t-il. A l’en croire, l’environnement dans lequel se trouvent le tube digestif et les glandes doit être à la même température que le corps humain. « Par conséquent, des aliments trop froids ou trop chauds sont nuisibles pour le foie. Car ils créent un déséquilibre dans cet environnement. Il en résulte plusieurs réactions métaboliques qui peuvent engendrer des inflammations à long terme », relève-t-il.

Ne pas négliger les maladies du foie

A ceux qui font déjà face à des maladies hépatiques ou qui sentent des symptômes de dysfonctionnement du foie, Dr Alain Davo formule des recommandations. « Il faut prendre des mesures hygiéno-diététiques pour ne pas aggraver le mal. Ces mesures sont entre autres : pratiquer des activités physiques et sportives ; consommer plus souvent les aliments riches en fibres notamment les fruits, les légumes ; diminuer la consommation du sucre... Quand on prend excessivement le sucre, la digestion n’est pas bonne. Le sucre stagne dans la lumière du tube digestif et le foie n’arrive pas à stocker. A la longue, cela occasionne des maladies métaboliques comme le diabète », fait savoir le médecin généraliste. Il poursuit : « Que l’on soit atteint ou non de maladie de foie, il faut également boire assez d’eau par jour. Si la personne n’a pas une maladie pour laquelle son médecin lui a recommandé de limiter la quantité d’eau par jour, il faut boire jusqu’à deux ou trois litres d’eau par jour. C’est très bon pour le tube digestif et pour le foie ». Pour Dr Alain Davo, il n’y a pas de maladies négligeables du foie, car il s’agit d’un organe très important et qui est unique contrairement aux reins. Intervenant dans le transport et le stockage du sang, la formation de la bile et l’épuration du sang, le foie remplit plus de 300 fonctions vitales. « Le foie est un organe du tube digestif qui, comme les reins, est spécialisé dans l’épuration des déchets de l’organisme. Ainsi, tout ce que nous ingurgitons, médicaments ou aliments, transite par le foie qui les épure afin de générer, en symbiose avec d’autres organes, les nutriments dont l’organisme a besoin pour son fonctionnement. Le foie est également impliqué dans le stockage et la fabrication de plusieurs substances utiles pour l’organisme notamment certaines protéines dont l’albumine… Le foie est un organe noble », explique le médecin généraliste.
Dr Alain Davo exhorte par ailleurs les populations à de la retenue en toute consommation. « Il ne faut pas exagérer dans tout ce que nous consommons. Il faut éviter de consommer à répétition les médicaments (paracétamol, ibuprofène…), quand ce n’est pas prescrit… Nous avons une population qui a du mal à laisser ses habitudes mais comme le dit l’adage : Mieux vaut prévenir que guérir ! Les maladies du foie sont très délicates et la plupart évoluent vers des maladies chroniques. Si vous êtes alcoolique, vous finissez par avoir une hépatite alcoolique ou une cirrhose qui vous amène peut-être au cancer du foie et dans notre contexte béninois, il est difficile d’y faire face », fait remarquer le médecin généraliste. Il conseille à toute personne affectée de se faire consulter au plus tôt auprès d’un médecin mais plus précisément d’un spécialiste du foie, l’hépato-gastro-entérologue.

Santé 30 oct. 2019


Suite aux résolutions du dialogue politique: Une révision de la Constitution pour sortir de l’impasse

La mise en œuvre des recommandations consensuelles du dialogue politique induit une révision de la Constitution en certains de ses points. Farouche d’ordinaire contre cette éventualité, le peuple béninois n’est pas sans noter les nombreux gages donnés, pour une révision raisonnable qui s’impose en vue de régler bien des problèmes et mener le pays de l’avant.

La révision de la Constitution est inéluctable. Du moins, si les recommandations issues du dialogue politique doivent être mises en œuvre, se traduire en actes concrets. Mais l’on sait combien le peuple béninois tient à sa Constitution et s’est révélé plus que réservé sur toute révision constitutionnelle. En dépit de sa bonne foi et des gages qu’il a pu donner, l’initiative du président Patrice Talon qui ne s’est jamais inscrite dans une révision opportuniste comme on en voit sur le continent et même ailleurs, n’a pu aboutir. Aussi, celui-ci se montre-t-il tatillon à l’évocation de ce sujet. Pour preuve, recevant le rapport du comité des experts qui a statué sur les actes du dialogue politique, a-t-il déclaré : « J’ai noté et entendu dans les propos du coordonnateur, un ou deux mots relatifs à la Constitution. Pour être bien précis, à une retouche éventuelle de certaines dispositions de la Constitution. Vous savez, messieurs les membres du comité, que désormais j’ai une certaine aversion pour cette question ». Ajoutant pour être bien compris : « Je l’ai dit à plusieurs occasions que je ne souhaiterais plus, durant mon mandat, revenir sur cette question qui soulève beaucoup de polémiques, même si parfois le bien-fondé n’est plus à démontrer ».

Les enjeux

Cela étant, qu’il s’agisse d’une meilleure représentation du peuple par les femmes ou de l’alignement des mandats nécessitant de revoir la durée du mandat des députés en vue d’organiser des élections générales, il faut nécessairement réviser la Constitution. Et à moins d’un miracle, il n’existe aucune autre formule de manière à atteindre les objectifs fixés par le dialogue politique. Or, il s’avère que ce sont autant de mesures préconisées par ledit dialogue et de nature à décrisper l’atmosphère devenue tendue dans le microcosme politique du fait de quiproquos qu’il faut aplanir. Que faire ? Rester crispés sur l’atmosphère actuelle et laisser tomber les résolutions du dialogue politique en faisant fi de la débauche d’énergie consentie par les délégués pour trouver des solutions consensuelles ? Ou aller de l’avant en opérant les choix judicieux qui s’imposent, quand bien même cela requiert d’aller à une révision constitutionnelle ?

Révision raisonnable

Il semble que le réalisme, la realpolitik, la recherche de solutions pour la paix sociale et un climat politique moins délétère, imposent la deuxième option, à savoir réviser les points nécessaires de la Constitution, pour le bien de tous. C’est le choix raisonnable fait par un groupe de députés qui ont choisi d’initier une loi portant révision de la Constitution. Evidemment, en raison de la pusillanimité qui est attachée à la question, et du fait de la polémique qui est inhérente à cette initiative, il faut craindre une levée de boucliers et des lancées de bois vert des ‘’ayatollah’’ de la Constitution, entendu les gardiens et ardents défenseurs, y compris de façon aveugle et obstinée, de cette forme d’idéologie passionnelle qui veut qu’il ne faut pas toucher à la Constitution, peu importe si elle recèle des goulots d’étranglement et constitue un obstacle pour aller de l’avant. Encore que, objectivement, cette Constitution, trente ans après, a montré à bien des égards ses limites.

Le peuple a ses raisons fondées

Ce qui est en cause, c’est non pas l’attachement du peuple béninois, compréhensible, car une telle veille citoyenne est nécessaire pour ne pas laisser les politiques en faire à leur tête. Un attachement auquel le président Talon tient aussi, car assure-t-il, « Je suis également conditionné par ce risque » évoquant l’hypothèse de révision opportuniste dont il ne veut : « Nous avons aussi l’obligation de prévenir toute pulsion qui pourrait venir de l’un quelconque d’entre nous demain. Peut-être même de personne qui, même si elle n’est pas encore connue aujourd’hui, serait tentée d’utiliser de telles modifications à des fins personnelles. ». En ce qui le concerne, avance le chef de l’Etat, « Je n’ai pas de doute quant à mes pulsions personnelles éventuelles sur ce que mon esprit est capable de faire ou de devenir », assure-t-il pour indiquer qu’il faisait chorus avec le peuple béninois : « Vous savez qu’un acquis important auquel nous sommes attachés unanimement dans le pays, c’est que nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels au Bénin quelles que soient les circonstances », fixe-t-il. Il n’est pas question pour lui de « l’instauration d’une nouvelle République, pour remettre les compteurs à zéro », adjure-t-il. Et pour être précis, il invite la classe politique à faire en sorte « …que les uns et les autres, aient cela comme boussole afin que si on doit formuler une quelconque modification…il faut impérativement trouver une formulation qui rassure tout le monde, et qui empêcherait dans tous les cas, en toute circonstance, une quelconque interprétation de ces modifications pour remettre en cause ce pilier fondamental de notre Constitution qui est la limitation des mandats présidentiels ».
Les résolutions des délégués au dialogue politique ne sont d’ailleurs pas allées dans le sens de remettre en cause ces fondamentaux de la Constitution béninoise. Les résultats des travaux des experts commis afin de proposer les ressorts de leur mise en œuvre sont demeurés également fermes sur ces balises qui constituent le socle de la démocratie béninoise. Ainsi, ils recommandent que l’article 42 actuel soit renforcé par une disposition qui disposerait que « en aucun cas nul ne peut effectuer plus de deux mandats présidentiels de sa vie » et une autre pour dire que la révision, si elle intervenait, n’entraînerait ni l’instauration d’une nouvelle Constitution, ni celle d’une nouvelle République. Quoi qu’il en soit, le président Patrice Talon s’est montré ferme : « je ne promulguerai jamais une modification de Constitution qui pourrait demain nous créer des histoires. C’est vrai, nous voulons progresser mais nous devons tenir compte de qui nous sommes.» De quoi apaiser les Béninois qui savent qu’ils ont à travers la personne du chef de l’Etat un ardent défenseur des fondamentaux auxquels ils tiennent dans la Constitution actuelle. De quoi calmer aussi toutes velléités de révision constitutionnelle qui fragiliserait l’édifice démocratique béninois. Les apprentis sorciers et autres opportunistes, qu’on ne soupçonne pas pour l’heure et qui ne sont pas toujours du côté où on les croit, savent à quoi s’en tenir. Le Bénin doit progresser, mais pas à n’importe quel prix.

Actualités 30 oct. 2019


Bonne gestion de la dette publique: Le prix Global Markets 2019 décerné au Bénin à Washington

 

Le ministre de l’Economie et des Finances Romuald Wadagni a reçu le 19 octobre dernier à l’occasion des assemblées générales de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi), le prix Global Markets 2019.

Le Bénin une fois encore honoré à travers les performances de son économie.  Le 19 octobre dernier à l’occasion des assemblées générales de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi), à Washington D.C, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, s’est vu décerner le prix Global Markets 2019. « Ce prix vient récompenser les efforts du ministère de l’Economie et des Finances pour révéler le Bénin aux investisseurs internationaux », indique un communiqué de presse en date du 29 octobre, dont notre rédaction a reçu copie. Le Bénin doit cette récompense à la bonne gestion de sa dette publique.

« Global Markets félicite notamment le Bénin pour l’excellente performance réalisée lors de l’émission obligataire inaugurale, dans un environnement de marché exigeant, d’autant plus un primo-émetteur », précise le même communiqué. Le texte souligne également que 2019 a été une année charnière pour le Bénin avec l’émission de la première obligation internationale de 500 millions d’Euros à des conditions très compétitives.

Le pays n’est d’ailleurs pas à son coût d’essai.  Ces derniers mois, plusieurs institutions financières internationales de grand acabit ont reconnu les prouesses du gouvernement. Outre de bonnes annotations, Plusieurs distinctions ont été déjà décernées au pays et à son argentier national. 

 

Economie 29 oct. 2019


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