La Nation Bénin...
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Les participants au séminaire [/caption]« Sur les réseaux sociaux, les insultes, la diffusion massive de fausses informations, les incitations à la haine, à la violence sont courantes », a constaté le directeur de l’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) vendredi 25 octobre dernier. C’était lors d’un séminaire de formation à l’intention des acteurs des médias en ligne et ceux de la société civile ainsi que des jeunes activistes. Cette formation a porté sur le citoyen et la consolidation de la nation à l’ère du numérique.
A titre illustratif, poursuit Moussibaou Fassassi, ces usages négatifs constituent, entre autres, les facteurs ayant contribué aux violences électorales et post-électorales dans le cadre des législatives de 2019. Dès lors, les citoyens doivent davantage prendre conscience de leurs responsabilités dans l’utilisation des réseaux sociaux pour ne pas être des vecteurs des actes qui portent entorse à la construction d’une nation forte en général et à la consolidation de la paix et de l’unité nationale en particulier.
Selon le directeur de l’Infosec, il y a une urgence, à changer de paradigme dans un contexte où beaucoup estiment que les réseaux sociaux constituent un espace de non-droit où tout est permis. « L’expression de la citoyenneté numérique se réfère à la capacité de s’engager positivement, de manière critique et compétente dans l’environnement numérique, en s’appuyant sur les compétences d’une communication et d’une création efficaces, pour pratiquer des formes de participation sociale respectueuses des droits de l’homme et de la dignité grâce à l’utilisation responsable de la technologie », a-t-il dit.
Par ailleurs, il a informé que « Le monde dans lequel nous vivons est constamment en proie aux mutations de divers ordres et plus personne ne peut rester insensible à leurs effets. Les Etats et les citoyens sont à l’épreuve de nouvelles relations qui excluent tout immobilisme et conservatisme et de nouvelles fragilités apparaissent et les gouvernants doivent réinventer en permanence les pratiques, pour sauvegarder l’unité nationale et la consolidation de la nation ».
Société 25 oct. 2019

Le président Patrice Talon a saisi à nouveau l’occasion de la réception du travail du comité des experts mis en place pour la mise en forme technique des recommandations du dialogue politique tenu du 10 au 12 octobre dernier pour se faire plus précis sur la question de la révision de la constitution. Formel et incisif, il a exprimé son vœu de voir la loi fondamentale restée intacte jusqu’à la fin de son mandat.
« J’ai noté et entendu dans les propos du coordonnateur du comité des mots relatifs à la révision de la Constitution et à une retouche éventuelle de certaines dispositions de la Constitution. J’ai désormais une certaine aversion pour cette question ». Ces propos émanent du président Patrice Talon. Ce vendredi 25 octobre, à l’occasion de la réception du rapport du comité des experts mis en place pour se pencher sur la mise en application des suggestions faites par les délégués au dialogue politique, le président Talon s’est voulu on ne peut plus clair.
« Je ne souhaitais plus durant le reste de mon mandat revenir sur cette question qui soulève beaucoup de polémiques, même si parfois, le bien-fondé n’est pas à démontrer », a déclaré le chef de l’Etat qui a préféré que l’on trouve « le contour juridique » pour régler les questions relatives à la mise en œuvre de ces recommandations. « J’avais secrètement espéré que la mise en œuvre de ces recommandations puisse trouver une habileté juridique qui nous permettrait d’éviter cela », a soutenu le président qui préfère que l’on « trouve le miracle de contourner ou de formuler de manière à atteindre ces objectifs », sans toucher à la Constitution.
« J’aurais beaucoup de difficultés à accompagner une telle démarche et m’impliquer dans sa mise en œuvre, si les modifications doivent être effectivement faites », soutient-il par ailleurs. Son souci, c’est de ne pas voir le « pilier fondamental qui est la limitation du nombre de mandats » remis en cause. C’est « un acquis important auquel nous sommes unanimement attachés dans le pays », révèle-t-il.
« Nous savons que c’est devenu la mode que chaque fois qu’une constitution est touchée pour régler un problème du moment, cette modification est évoquée comme changement de constitution pour mettre en place une nouvelle République, remettre les compteurs à zéro », prévient le président. Cette orchestration pour permettre au président en exercice, pendant que la modification est effectuée, de remettre le compteur à zéro n’est pas de son goût et il s’y oppose fermement.
Pour lui, « il faut impérativement trouver une formulation qui rassure tout le monde et qui empêcherait dans tous les cas, une quelconque interprétation pour remettre en cause la limitation des mandats du président de la République ». Le chef de l’Etat est formel. « Mon lobbying ne servira pas cette cause et je ne promulguerai jamais une constitution qui pourrait demain nous créer des histoires », a-t-il averti.
Politique 25 oct. 2019

Soutenue par Handicap International, l’initiative Café Responsabilité sociale de l'Entreprise (Café Rse) a reçu, hier jeudi 24 octobre, deux chefs d’entreprises qui font de l’inclusion professionnelle et de l’égalité des chances une réalité. Il s’agit du directeur pays du complexe hôtelier Novotel et Ibis et du directeur de la maison d’imprimerie Espace Ansath qui ont partagé leurs expériences avec une foule d’acteurs des secteurs public et privé.
« Les situations de handicap interpellent et appellent les chefs d'entreprises et les autorités à plus de responsabilité et de conscience… Prenons l'engagement de recruter les personnes atteintes d'un handicap à hauteur de 5 % du personnel… ». C’est par ces déclarations que Yacoubou Bitocho, représentant le collectif des organisateurs de Café Responsabilité sociale de l’Entreprise, a ouvert la rencontre d’hier. Promoteur de l’inclusion professionnelle et du respect des droits fondamentaux des personnes atteintes de handicap et des populations vulnérables, l’Ong Handicap International (HI) a soutenu l’initiative. Handicap international qui, depuis janvier 2019, s'est doté du nom d'usage Humanité et inclusion, met en œuvre au Bénin, au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, un projet dénommé Emploi et Handicap. Un projet par lequel HI sensibilise et accompagne les secteurs privé et public dans l'inclusion et l'insertion professionnelle des personnes handicapées. « Beaucoup d'hommes et de femmes en situation de handicap disposent de compétences hélas méconnues. Beaucoup d'entre eux vivent dans la précarité. Dans ce contexte, la rencontre Café Rse est de grande importance. Elle permet de mettre en lumière les actions qui se font déjà et de promouvoir la diversité. Nous pensons que la Responsabilité sociale de l’Entreprise (Rse) est indispensable pour la prise en compte effective des personnes en situation de handicap dans les entreprises. C’est pourquoi Handicap International s’est engagé dans un processus devant permettre au Bénin de se doter d'une charte nationale Rse », a indiqué le représentant de Handicap International, Juste Klotoé, avant les témoignages de deux chefs d’entreprises qui ont une politique de Responsabilité sociale de l’Entreprise.
Des modèles de Rse
Pour cette édition de Café Rse, deux entreprises ont partagé leurs expériences en matière d’insertion professionnelle et d’inclusion des personnes portant un handicap. Il s'agit de la maison Espace Ansath et du complexe hôtelier Novotel et Ibis.
Spécialisé dans l'imprimerie, la sérigraphie, le graphisme et la couture industrielle (bonneterie), Espace Ansath compte aujourd'hui environ 35 employés parmi lesquels des personnes en situation difficile, des personnes atteintes de handicap et des personnes vulnérables. « C'est une structure qui accepte toute personne, qu'elle soit handicapée ou malade, pourvu que la personne sache faire quelque chose... », indique Anselme Atindéhou, directeur d’Espace Ansath. A l’en croire, les personnes handicapées se révèlent souvent plus efficaces. C’est d’ailleurs une personne atteinte d’un handicap moteur qui dirige sa section Bonneterie. Dans cette même secetion, travaille un borgne. « Les personnes handicapées, nous ne les gardons pas par pitié, c'est pour leur compétence et leur honnêteté », précise Anselme Atindéhou. Le directeur pays du complexe hôtelier Novotel et Ibis, Eric Houot, ajoute : « La personne portant un handicap travaille parfois bien mieux que les personnes possédant toutes leurs facultés physiques. Le handicap disparaît totalement à un moment donné en fonction de la compétence de la personne ».
Groupe hôtelier international, Novotel et Ibis apporte sa pierre à l’insertion professionnelle des personnes vulnérables à travers sa politique d'inclusion sociale. « Nous avons décidé de créer des postes qui pourront convenir aux personnes portant un handicap que je préfère appeler personnes vivant avec des différences »,
fait savoir Éric Houot qui a recruté un sourd-muet dans son secteur Buanderie. « Nous avons procédé au recrutement dans des conditions normales. Et au terme des différentes étapes du processus de recrutement, c’est Vivien qui a été retenu bien qu’il soit sourd-muet. Puis le personnel a été initié au langage des signes… Après un stage de trois mois, il nous a émerveillés, il s’est fait remarquer par son travail assidu », témoigne-t-il. Le directeur de Novotel et Ibis en déduit : « Dans le monde entier, il y a beaucoup de personnes qui pensent que les personnes en situation de handicap ne peuvent pas faire grand-chose. C'est une fausse conception et notre responsabilité, c'est de donner des exemples là où les paroles ne suffisent plus à convaincre. Il faut éliminer tout doute sur leurs capacités et faire un recrutement non en fonction de leurs différences mais de leurs compétences ».

Le troisième congrès régional des experts-comptables de l'Uemoa s’est ouvert, ce jeudi 24 octobre, à Cotonou. Pendant deux jours, les professionnels du chiffre et autres libéraux réfléchissent sur les enjeux et défis de la digitalisation pour leurs métiers en général et la profession comptable en particulier.
Créateurs de valeur pour les entreprises, les experts-comptables entendent saisir les opportunités qu’offre la transformation digitale tout en évitant les écueils liés au développement du numérique, afin de faire progresser la profession comptable et améliorer les économies. C’est du moins l’ambition affichée à travers la tenue du troisième congrès régional des experts-comptables de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont les travaux ont été ouverts hier matin à Cotonou. Mais loin de se cramponner au seul métier comptable, l’organisation propose une ouverture en plaçant ce séminaire international de deux jours sous le thème « Les enjeux de la digitalisation pour les professions libérales ».
Organisé par l’Oecca-Bénin en collaboration avec les autres ordres d’experts-comptables de l’Union, ce forum scientifique et technique de haut niveau permet aux éminences grises de différents métiers et aux opérateurs économiques d’horizons divers de s’imprégner du concept de la digitalisation et d’en tirer les avantages afin d’éviter de rater le coche de l’innovation technologique.«Dans un contexte où les mutations économiques et technologiques s’accélèrent, les professions libérales (expert-comptable, avocat, notaire, commissaire-priseur, architecte, huissier, commerçant, etc.) doivent faire leur mue ou leur reconversion pour ne pas encourir le risque d’une immunodéficience irréversible », justifie Cosme Goundété, président de l’Oecca-Bénin et président en exercice du Conseil permanent de la profession comptable (Cppc) de l’Uemoa. Toutefois, tempère-t-il, « L’expert-comptable est menacé d’amputation mais pas vraiment de mort subite ou de disparition, vu sa capacité d’adaptation qui l’a maintenu au rang de premier tiers de confiance du chef d’entreprise à travers l’histoire et ses vicissitudes ».
« La digitalisation fait appel à une mise à niveau générale et à l’utilisation systématique en interne comme en externe des technologies numériques et du web », selon Thomas Azandossessi, représentant le ministre de l’Economie et des Finances à l’ouverture des travaux. Pour lui, les professions libérales en général et les ordres des professionnels comptables en particulier doivent affiner la formation continue de leurs membres sur les enjeux, opportunités et les inévitables risques liés à cette nouvelle phase de la vie professionnelle. De façon spécifique, la finalité, c’est de sécuriser l’information financière et de garantir sa qualité et sa fiabilité, insiste-t-il.
S’outiller
Le congrès permettra aux participants de s’outiller sur le concept de l’organisation du travail sur les plans humain et marketing et sur la maîtrise des risques liés à la cybercriminalité, a indiqué Serge Armand Codo, premier vice-président de l’Oecca-Bénin et président du comité d’organisation du congrès. « Il nous incombe de faire face à l’avenir de nos professions respectives pour mieux nous faire valoir dans le tissu économique de nos pays», lance-t-il, avant de décliner les trois principaux axes autour desquels s’articule le congrès. Le premier axe aborde les enjeux de la transformation digitale pour la profession du chiffre; le deuxième traite des solutions concrètes du numérique pour les cabinets et le troisième porte sur le rôle et les actions des instances professionnelles dans la transformation digitale, détaille-t-il.
Six conférences-débats et quatre tables rondes sont prévues pour meubler le séminaire qui connaît la participation de plus de 250 personnes provenant non seulement de l’espace Uemoa mais aussi de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), du Maghreb, et d’Europe. Au total, seize différentes nationalités sont enregistrées à l’ouverture des travaux. Des représentants de la Fédération internationale des experts-comptables (Ifac) et ses structures affiliées pour les normes comptables, l’élaboration du Code d’éthique du professionnel comptable; les groupements tels que la Fédération internationale des experts-comptables francophones (Fidef), la Fédération panafricaine des experts-comptables (Pafa), la Commission de normalisation comptable (Cnc) de l'Ohada,sont présents à cette rencontre du donner et du recevoir.
Le congrès de Cotonou qui prend fin cet après-midi, se tient après celui d’Abidjan en 2017 qui a porté sur le thème «La profession comptable dans une Afrique en mutation » et celui de Dakar en 2018 sur «L’expert-comptable: créateur de valeur ».

Le gala international de boxe dénommé «Uppercut» aura lieu ce dimanche 27 octobre, au Palais des sports du stade Mathieu Kérékou de Cotonou. Plusieurs combats entre boxeurs béninois, togolais et nigérians sont prévus pour émerveiller les férus du noble art qui feront le déplacement.
Dans la catégorie super léger, Jean Koffi du Bénin dit «Allumer le feu» va affronter en huit rounds de trois minutes Batchman Oyotola dit «Kamakazi» du Nigeria. Le champion du Bénin, chez les welters, Pascal Otchoun dit «One love» va en découdre avec son homologue du Nigeria Omo Akim dit «Bomba». Dans le combat vedette de ce gala international, Clément Loko dit «La Panthère», dans la catégorie des Plumes sera aux prises avec le Togolais Fatiou Sarouna dit «Petit Piment» pour un titre africain sous l’égide du World Professional Boxing Federation. Les deux boxeurs devront s’affronter en 12 rounds.
Selon Edgard Adoukonou, l’un des organisateurs de cette compétition, l’objectif est de permettre au noble art béninois de renouer avec les compétitions internationales. Pour lui, c’est l’occasion pour les pugilistes béninois de mettre leur titre en jeu. Cette compétition qui va connaitre également des démonstrations des minimes et cadets va permettre de détecter de nouveaux talents.
Ch. H

Le rapport Doing Business 2020, publié ce jeudi 24 octobre par la Banque mondiale, place le Bénin à la 149e position sur 190 pays en matière de facilité des affaires. Hissé à la 153e position dans le précédent rapport, le pays a progressé de quatre places.Quoique globalement l’Afrique reste encore à la traîne en matière de réformes relatives à l’environnement des affaires.
Le bond spectaculaire attendu au regard des dernières réformes opérées dans plusieurs domaines, ne s’est pas pour autant produit. La dématérialisation des procédures de paiement d’impôts, de dédouanement via le Guichet unique de commerce extérieur (Guce) depuis janvier dernier au niveau du commerce transfrontalier, est censée faire gagner des points au Bénin.
En matière de transport de marchandises, le port de Cotonou constitue une plateforme attractive, avec un coût moyen des formalités pour une exportation par bateau s’élevant à 354 dollars contre 2 223 dollars en République démocratique du Congo, 1 633 dollars au Gabon. Le temps moyen de ces formalités est également réduit.
Autre point fort, selon le rapport, le Bénin a amélioré la fiabilité et la transparence du système d’administration des biens fonciers en publiant des statistiques officielles sur les transactions et les différends fonciers de l’année civile précédente. Il se serait également engagé à fournir un document juridiquement contraignant dans un délai déterminé. En termes de transfert de propriété marqué par l’achèvement et la mise en ligne du cadastre de Cotonou et la consultation en ligne de l’état d’avancement des dossiers et autres, les enquêteurs ont constaté l’amélioration apportée à la démarcation en matière de sécurité foncière et les investissements. Le renforcement des droits de propriété foncière se traduit également par l'amélioration de la sécurité d'occupation qui amène les ménages à passer de décisions d'investissement à des cultures de subsistance.
En somme, le Bénin doit maintenir les efforts pour améliorer les indicateurs Doing business afin de mieux attirer les investisseurs nationaux et étrangers.
Claude Urbain PLAGBETO

La Fédération internationale de Football Association (Fifa) a dévoilé, ce jeudi 24 octobre, son classement du mois. Comme en septembre, le Bénin conserve ses 1293 points mais gagne une place dans le classement et monte au 82e rang. Les Ecureuils du Bénin occupent la 18e place au plan africain.
Sans engranger le moindre point au classement de la Fédération internationale de Football Association (Fifa) de ce mois, le Bénin avec ses 1293 points est passé de la 83e à la 82e place. Sur le continent, les Ecureuils du Bénin sont 18e tandis que leur prochain adversaire, les Super Eagles du Nigeria, est la 3e sélection africaine de football. Les champions d’Afrique 2013 sont 35e dans le classement mondial. Partageant le même groupe que le Bénin et le Nigeria pour le compte des éliminatoires de la Can 2021, la Sierra Leone et le Lesotho sont respectivement 117e et 138e dans le classement mondial. Ils sont par contre 28e et 39e dans le classement africain. Vice-champions d’Afrique, les Lions de Téranga demeurent leaders sur le continent et 20e au classement mondial. En ce qui concerne l’Algérie, championne d’Afrique, elle est restée à la 38e place au classement mondial. En dépit de sa victoire face à la Colombie (3-0), le match nul face au Congo, 92e, au Stade Mustapha Tchaker, aura desservi les coéquipiers de Bennacer. L’Algérie se pointe à la quatrième place derrière le Nigeria sur le continent.
Champions du monde en 2018, la France occupe la deuxième place dans le classement mondial derrière la Belgique, leader et devant le Brésil. Après avoir battu l’Islande (1-0) et tenu en échec par la Turquie lors des matches de qualifications pour l’Euro 2020 en octobre, la sélection de Didier Deschamps est toujours devancée par les Diables Rouges de la Belgique alors que le Brésil complète le podium.
L’Angleterre est la quatrième nation de la planète football devant l’Uruguay (5e), le Portugal (6e) et la Croatie (7e). Signalons que l’Espagne, 8e (1625 points), l’Argentine 9e (1617) et la Colombie, 10e avec 1615 points ferment le top 10 de ce classement d’octobre.
Top 20 africain
1- Sénégal (20e mondial)
2- Tunisie (29e)
3- Nigeria (35e)
4- Algérie (38e)
5- Maroc (42e)
6- Egypte (49e)
7- Ghana (51e)
8-Cameroun (52e)
9- RD Congo (54e)
10- Côte d’Ivoire (56e)
11- Mali (59e)
12- Burkina Faso (60e)
13- Afrique du Sud (72e)
14-Cap-Vert (77e)
15- Guinée (78e)
16- Ouganda (79e)
17- Zambie (81e)
18- Bénin (82e)
19- Gabon (87e)
20- Congo (92e)
Top 10 mondial
1re Belgique 1755
2e France 1726
3e Brésil 1715
4e Angleterre 1651
5e Uruguay 1642
6e Portugal 1632
7e Croatie 1631
8e Espagne 1625
9e Argentine 1617
10e Colombie 1615

Le Championnat national de Ligue 1 aborde ce week-end sa troisième journée avec des duels alléchants au programme. Dynamo de Parakou et les Buffles du Borgou s’affrontent dans un derby fratricide au stade municipal de la cité des Kobourou tandis qu’un sursaut d’orgueil est attendu de la part de Béké, de l’As Tonnerre, de l’Université Obiang Nguema Mbasogo (Upi-Onm) et de la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp) qui n’ont qu’un seul point au compteur après deux journées.
Les rencontres de la 3e journée du Championnat national de football de Ligue 1 démarrent ce vendredi 25 octobre avec un duel épique entre Esae Football club et la Jeunesse sportive de Pobè. Prévue pour demain, samedi 26 octobre, cette rencontre a été reportée à ce jour au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Dans un communiqué le secrétaire permanent de la Ligue de Football du Bénin, Alphonse Hounkpatin, a informé les responsables des deux clubs du changement de la date de cette rencontre. 4e au classement avec 4 points+1, Esae Football club fera le déplacement de la ville capitale pour conforter sa position dans la compétition tandis que la Jeunesse sportive de Pobè restée sur un nul en deux sorties aura à cœur de remporter son premier match à domicile. Le vétéran Razack Omotoyossi et ses coéquipiers devront batailler dur pour venir à bout d’Alfred Linkpon et ses coéquipiers qui effectueront le déplacement en toute sérénité.
Au Centre d’Excellence Issa Hayatou de Missérété, l’As Tonnerre sera l’hôte à jouer de l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo). Contraints au nul le week-end dernier par l’Union sportive de Sèmè-Kraké, les poulains d’Akélé devront éviter leur deuxième défaite de la saison face à cette formation d’Asvo battue le week-end dernier par Real Sports de Parakou. A la même heure, la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) défaite par les Buffles de Parakou, dimanche dernier, recevra Energie Football club au stade René Pleven de Cotonou. Vainqueurs de Dynamo de Parakou sur leurs installations le week-end dernier, les électriciens auront la lourde responsabilité de poursuivre la compétition sur une note positive.
Sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi, les Panthères de Djougou (4 points+1) sont attendus par l’Université Obiang Nguema Mbasogo (1point -1).
L’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et Ayéma Football club se donnent rendez-vous dimanche prochain au Centre d’excellence Issa Hayatou de Missérété. Aspirant au titre, les Portuaires qui occupent la deuxième place au classement avec 4 points+2 voudront gagner pour poursuivre dans le top 3 du classement. Ils devront d’abord passer les mailles de la défense d’Ayema restée inviolable depuis deux journées. Avec deux points au compteur, Ayéma détient la meilleure défense à ce niveau de la compétition. Battu à domicile puis contraint au nul respectivement par les Buffles du Borgou et la Jeunesse sportive de Pobè, Béké Football Club de Bembèrèkè a une obligation de résultat face aux Dragons de l’Ouémé, ce week-end, pour quitter les profondeurs du classement. 13e avec 1 point-1, les protégés de Francis Koto Gbian auront l’occasion de se relancer face à une équipe des Dragons, 9e (2points), également à la quête de sa première victoire de la saison. L’Union sportive de Sèmè-Kraké accueille Real Sports de Parakou à la même heure au Saint Louis stadium de Sèmè-Kraké. Cette troisième journée de la Ligue 1 va s’achever par le derby fratricide entre Dynamo de Parakou et les Buffles du Borgou au stade municipal de Parakou. Battu à domicile le week-end dernier, Dynamo devra défier le champion en titre et leader de la compétition. Comme quoi, la compétition sera encore rude ce week-end au regard des ambitions des clubs en ce début de saison.

La Haute école de commerce et de management (Hecm) fait de ses vingt ans d’existence un moment de réflexion sur des enjeux de développement. Au nombre des manifestations, elle a prévu un colloque scientifique, démarré jeudi 24 octobre à Cotonou sur le thème « Les entreprises africaines à l’heure de la digitalisation ».
A 20 ans, le monde s’ouvre devant soi. On réalise ses rêves les plus fous, on formule de nouveaux projets pour demeurer dans l’ère du temps et avancer. Pour ses noces de porcelaine, la Haute école de commerce et de management (Hecm) a fait sienne cette leçon de vie et initié au nombre des activités prévues à cet effet un colloque scientifique. Mais c’est davantage le thème retenu pour ce colloque qui fascine. L’école leader, pionnière dans la formation de haut niveau, a choisi de se pencher sur le thème « Les entreprises africaines à l’heure de la digitalisation » pour les 48 heures que durent ces assises qui mobilisent des éminences grises du monde universitaire, des administrations publiques et du secteur privé. « Ces dernières années, avec l’évolution rapide des Tic, il est devenu essentiel de se tourner vers la digitalisation pour optimiser l’organisation et les processus », justifie-t-on, côté organisation. L’ambition ici, c’est aussi d’éviter aux entreprises de sombrer dans l’obsolescence en les engageant dans une démarche de transformation digitale. Et comme cela ne peut se concrétiser sans l’actualisation des connaissances dont disposent les ressources humaines, la Hecm s’est mise dans la danse pour aider à une meilleure compréhension de ce sujet d’actualité par les entreprises et leurs futurs dirigeants et employés encore en formation.
« Le plus gros bénéfice à tirer de cette mutation, c’est le gain de temps à travers la rapidité », explique le professeur Félix Iroko, président du Conseil scientifique de l’école. La révolution numérique représente, pour la majorité des secteurs, une opportunité pour repenser leurs propres modèles, se réinventer, laisse-t-il entendre. Pour l’enseignement supérieur, « cette révolution constitue un moyen de répondre à une multitude d’enjeux », poursuit Félix Iroko. Digitalisation et numérique sont des éléments clés du commerce et le fer de lance de tout développement économique, soutient de son côté Dr Albert Chincoun, président du comité d’organisation, pour justifier le thème choisi pour le colloque. Ce n’est donc pas un hasard si Hecm, une école à la pointe du numérique, se montre si soucieuse de la valorisation de la digitalisation, se réjouit Philippe da Costa, représentant le consortium Weidong cloud education, un partenaire de longue date de Hecm. Ahmed Y. Saka, directeur de cabinet du ministère en charge de l’Economie numérique, ne pouvait donc que saluer cette initiative émanant d’une école de formation de l’enseignement supérieur. C’est une aubaine pour échanger sur un sujet d’actualité et s’approprier le concept de la digitalisation pour bénéficier du partage d’expériences entre acteurs maitrisant ou non la problématique, estime-t-il.
Intenses moments de réflexions
Autant le thème du colloque satisfait les attentes des acteurs présents à la cérémonie d’ouverture, autant les panels et les profils retenus pour leur animations sont accrocheurs. Trois communications meublent les deux jours du colloque. La première est intitulée « Cadre légal et avancées de l’Economie numérique et de la digitalisation au Bénin ». La deuxième porte sur « Les technologies de l’information et de la communication comme vecteurs de performance des organisations : expériences de quelques entreprises participantes et la dernière, prévue pour ce jour, est intitulée « Digitalisation des services des entreprises en Afrique : défis et perspectives ». Ces communications seront renforcées par des panels au cours desquels d’éminentes personnalités interviendront pour partager leurs expériences et celles de leurs entreprises respectives. Tout aura été donc prévu pour faire de ce colloque de grands moments de partage et d’intenses réflexions. Ce que salue Josué Azandégbé, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge de l’Enseignement supérieur. Une école qui se rend témoignage par ses efforts constants pour des études dignes du nom, dans un cadre adapté, avec un corps enseignant expérimenté, apprécie-t-il. Toutes choses qui transparaissent dans les rendements annuels de Hecm, indique Josué Azandégbé.
Les manifestations prévues pour les 20 ans de l’école leader se poursuivent, demain samedi, avec la Soirée de l’excellence qui permettra de distinguer les meilleurs étudiants.

Loin d’interdire aux magistrats l’usage des réseaux sociaux, il leur est recommandé de faire preuve de prudence et de retenue pour respecter les exigences qu’impose leur profession et préserver le serment qu’ils ont prêté. C’est ce qui ressort, ce jeudi 24 octobre, de l’audience solennelle de rentrée judiciaire au titre de 2019-2020 de la Cour suprême et qui a porté sur la question.
« Les magistrats et les réseaux sociaux ». C’est le thème de la rentrée judiciaire 2019-2020 de la Cour suprême. La thématique a été décortiquée par les acteurs judiciaires à la faveur de l’audience inaugurale qui s’est tenue, ce jeudi 24 octobre, à Porto-Novo, sous l’égide du président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, représenté à la cérémonie par le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum.
Pour le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, ce thème est d’une brûlante actualité. Dans quelle mesure les libertés d’opinion, d’expression et d’association légalement garanties à chaque citoyen, donc à chaque magistrat, accommodent-elles des obligations liées au serment que prêtent ces derniers, s’interroge-t-il. Puisqu’avant son entrée en fonction, le magistrat prête un serment et jure notamment d’exercer ses fonctions en toute impartialité, de conserver le secret des délibérations et des votes, de ne donner aucune consultation à titre privé, de ne prendre aucune position publique, sur les questions relevant de la compétence de la cour ou du tribunal et en définitive de se conduire en tout loyalement et dignement. Mieux, le statut de la magistrature en son article 18 stipule que «…comme tous citoyens, les magistrats jouissent de la liberté d’expression, de croyance, d’association et de réunion ». L’article précise que « dans l’exercice de leurs droits, les magistrats doivent se conduire de manière à préserver la dignité de leur charge et à sauvegarder l’impartialité et l’indépendance de la magistrature ». Au regard de ces réalités, le président de la Cour suprême note que l’obligation de réserve du magistrat n’est plus seulement fondée, comme par le passé, sur une certaine morale. Elle est au XXIe siècle une invitation permanente pour le magistrat à veiller à préserver, dans l’exercice de sa liberté d’expression sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Linkeden, Instagram et Whatsapp, son indépendance et son impartialité. Ousmane Batoko estime qu’il doit être défini et maintenu à chaque instant une ligne de crête entre libertés publiques et l’obligation de réserve inhérente à la fonction de magistrat.
Code de déontologie
Le président de la Cour suprême a partagé avec l’assistance, les règles de bon sens et les bons comportements à avoir avec les réseaux sociaux, identifiés par le Réseau francophone des conseils supérieurs de la magistrature. Ces règles renseignent sur le plan de la sécurité, à en croire Ousmane Batoko, que les juges doivent prendre conscience de leurs responsabilités et conserver à l’esprit que la confidentialité complète en cette matière n’existe pas. Le risque de piratage informatique et en particulier de piratage de compte d’utilisateur sur un réseau social à des fins de vol de données personnelles est courant. Il ajoute que le risque existe toujours que des échanges au sein d’une plateforme de discussions soient transmis à des tiers par l’entremise de piratages ou de captures d’écran.
Ainsi, des prises de positions ou des écrits peuvent, à l’insu du magistrat qui en est l’auteur, être relayés dans l’opinion publique et être utilisés pour remettre en cause son impartialité ou le respect de ses obligations déontologiques.
Relativement aux règles de comportement à avoir sur les réseaux sociaux, Ousmane Batoko relève qu’un magistrat qui connaît d’une affaire ne doit consulter sur les réseaux sociaux et médias sociaux, les profils des parties ou des témoins dans une cause pendante. Mieux, ni les juges, ni les procureurs ne doivent, sous peine de sanction disciplinaire, commenter en direct sur Twitter par exemple, le procès auquel ils participent, sous peine de manquement aux devoirs de leur état.
Le président de la Cour suprême a donné l’exemple de certains pays notamment, du Conseil supérieur de la magistrature de Québec où les magistrats sont interdits d’usage des réseaux sociaux sous peine de sanctions lourdes. Ousmane Batoko reconnaît toutefois l’importance des réseaux sociaux qui demeurent une formidable manifestation du progrès. Mais, à défaut d’y renoncer totalement, leur usage par le magistrat doit se faire avec parcimonie, retenue et en toute responsabilité. Car, la garantie de son indépendance, la fidélité à son serment et la noblesse attachée à l’œuvre de justice recommandent une telle attitude. C’est seulement à ce prix, soutient Ousmane Batoko, que toute suspicion d’impartialité sera écartée de l’esprit du justiciable qui appelle de tous ses vœux une justice de qualité, garante de l’équilibre des rapports sociaux. Il rassure de l’engagement de la Cour suprême et du Conseil supérieur de la magistrature, organe de discipline de la magistrature, de prendre toute leur part dans cette œuvre exaltante de consolidation de la confiance de l’institution judiciaire.
Le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum, représentant le président de la République, salue le thème retenu pour cette rentrée judiciaire. Selon lui, l’obligation de réserve du magistrat appelle ce dernier à faire preuve de discrétion dans les actes qu’il pose ; la discrétion dans ses idées et convictions et la discrétion quant au mode de vie qu’il mène. Ces exigences invitent le magistrat à savoir là où il faut placer le curseur pour préserver son impartialité et son indépendance. Tout comme Ousmane Batoko, il exhorte le magistrat à un bon comportement sur les réseaux sociaux. Me Séverin Quenum informe, à cet effet, l’élaboration d’un code de déontologie de la magistrature qui définira de façon claire la présence des magistrats en ligne. Le document est sous presse, annonce le garde des Sceaux.
Mais avant les deux interventions, c’est d’abord le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé qui a pris ses réquisitions et le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Yvon Détchénou, représentant les auxiliaires de justice, ses observations sur le thème en débat.