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Nouvelles

Actualisation du fichier électoral: Les membres du Cos-Lépi s’entretiennent avec la Cour constitutionnelle

Pour mener à bien leur mission d’actualisation du fichier électoral, les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) étaient à la Cour constitutionnelle, mardi 27 septembre. Cette rencontre leur a permis d’aborder avec les sages de la Cour, différentes préoccupations liées à leur cahier de charges.

La disponibilité du fichier électoral actualisé à la date du 15 janvier prochain est une préoccupation majeure pour les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) présidé par le député Badirou Aguèmon. C’est d’ailleurs lui qui a conduit la délégation de l'institution qui s’est rendu mardi 27 septembre à la Cour constitutionnelle pour échanger avec les sages. Ladite séance a surtout permis aux deux parties de discuter de la mission du Cos-Lépi. Plusieurs inquiétudes ont été également portées à la connaissance de la Cour à l’occasion. Le président du Cos-Lépi, Badirou Aguèmon, à la sortie de la séance, a expliqué les raisons fondamentales de cet échange entre les deux institutions.

« Cette séance qui a été très riche en conseils, informations et autres formes d’appui est liée à l’actualisation du fichier électoral puis les dispositions à mettre en œuvre par les membres du Conseil d’orientation et de supervision pour rendre disponible cette liste au plus tard le 15 janvier 2017 ». Au cours de cette même séance, la gestion à faire des cartes d’électeurs de 2015 entreposées ainsi que la situation des 365.000 autres cartes de 2016 non retirées ou distribuées ont été soulevées par les membres du Cos-Lépi. Il faut dire que c’est le sort qu’il faille réserver à ces cartes qui préoccupent surtout le président Badirou Aguèmon et les siens. Là-dessus, « ils ont reçu des conseils d’abord de la part des membres de la Céna puis ceux de la Cour constitutionnelle pour ne pas tordre le cou au droit ». Faut-il les détruire ? Qu’en faire ? A ces interrogations et autres soulevées par le Cos-Lépi, la réponse a été en faveur d’un respect scrupuleux des textes. « Nous avons été félicités pour tout ce qui a été fait, surtout que les opérations se poursuivent et on nous a exhortés à continuer sur la même lancée », a déclaré le président du Cos-Lépi Badirou Aguèmon à la fin des échanges?

Actualités 28 sept. 2016


Migration de l’analogique au numérique: Rafiatou Monrou rassure sur l’échéance de juin 2017

Les membres de la Commission nationale de migration de l’analogique au numérique, commission présidée par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, se sont réunis en session ordinaire, mardi 27 septembre à Cotonou. C’était pour relancer les activités de ladite commission qui vivait presque dans une certaine léthargie depuis décembre 2015.

«Le Bénin sera au rendez-vous de juin 2017, échéance prévue pour l’effectivité de la radio et de la télévision numériques», a déclaré la ministre de l’Economie numérique et de la Communication Rafiatou Monrou à la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de la Commission nationale de migration de l’analogique au numérique (Cnman) qu’elle préside. Lors de leur conclave, mardi 27 septembre, les membres de ladite commission ont débattu des points sur l’évolution de la mise en œuvre de la transition numérique au Bénin sur les réformes au niveau de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin. Ils ont également abordé l’adoption des différents rapports relatifs aux études de viabilité et du plan d’affaires de l’opérateur de diffusion numérique au Bénin et des perspectives pour la mise en œuvre du passage effectif au numérique au Bénin.

«Nous avons eu plusieurs étapes dans le cadre de la migration de l’analogique au numérique ; l’étape actuelle est considérée comme une étape active et décisive pour aboutir à une télévision numérique au Bénin», a souligné Rafiatou Monrou. Pour ce faire, a-t-elle expliqué, tous les acteurs impliqués dans le processus étaient réunis. Le travail repris, estime-t-elle, il fallait faire le point et reprendre le processus. «L’Uemoa a fixé le délai de juin 2017 et le gouvernement actuel manifeste la ferme volonté de respecter cette échéance; c’est pourquoi nous avons invité tous les membres pour revoir les points restés en instance. Nous négocions avec le fournisseur afin de mettre en place le réseau. C’est un tournant décisif», a rappelé le ministre de l’Economie numérique et de la communication.

Tourner la page

«C’est une révolution civilisationnelle ; le profil multimédia est exigé. Les professionnels et tous les acteurs sont engagés pour tourner la page de l’analogique», indique Christian de Souza, le secrétaire permanent de la commission. Il déplore que le financement ait été un grand problème, car il a plombé l’élan des décideurs.
Pour le secrétaire permanent de la commission, il n’y a que cinq pays qui aient franchi le cap. Au-delà de l’appropriation du support numérique par les professionnels, Christian de Souza convie les journalistes à s’engager dans une révolution, car la diffusion ne sera plus automatique. «Il faut ouvrir les autoroutes de l’information et cela a un prix», a-t-il reconnu avant de déclarer que la bataille interpelle tout le monde. «J’espère que le gouvernement va relancer le programme; armons-nous de courage.», a lancé le secrétaire permanent de la Cnman.
En effet, le Centre de maintenance des télécommunications de Lomé (Cmtl) a reçu l’avance de démarrage et a déjà formé dix cadres sur le logiciel MS Project pour la gestion du projet. Six projets de décrets d’application de la loi relative à la télévision numérique terrestre (Tnt) élaborés par le comité juridique de la Cnman ont été amendés par le Cmtl et l’état des lieux sur la mise en œuvre de la Tnt au Bénin a été fait.
Par ailleurs, le marché relatif à la fourniture, l’installation et la mise en service du réseau de collecte des programmes et du réseau national de la Tnt a reçu l’avis de non objection de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et des négociations contractuelles sont en cours avec l’adjudicataire afin de rédiger le contrat de marché.
Le ministre Rafiatou Monrou a souhaité que le conclave du mardi 27 septembre marque un tournant décisif pour l’effectivité de la télévision numérique terrestre ?

Actualités 28 sept. 2016


Nigeria: Sa mort annoncée, Aliko Dangote dément

Le Nigérian Aliko Dangote, propriétaire du puissant groupe Dangote, serait décédé en Allemagne selon des rumeurs qui ont circulé. Ce que le milliardaire a démenti.

Aliko Dangote serait décédé en Allemagne. C’est la folle rumeur qui a circulé sur le web, dimanche 25 septembre dernier, semant la confusion totale, d’autant que le milliardaire a une renommée mondiale pour être le plus fortuné d’Afrique avec une présence dans de nombreux pays africains où sa structure excelle dans le ciment et l’agro-alimentaire. Pour mettre un terme à la nouvelle qui a commencé par semer des confusions et pour rassurer l’opinion, Aliko Dangote a rassuré sur internet. Il a en effet posté un tweet pour dire qu’il est vivant et en pleine forme. «Je suis vigoureux, en forme et vivant. S’il vous plaît ne tenez pas compte du rapport malveillant prétextant le contraire. Je vous remercie», a écrit Dangote en guise de démenti. La rumeur a jailli ce dimanche 25 septembre dernier et a été relayée par DW-TV3, une presse en ligne qui a par ailleurs soutenu que la disparition du cimentier nigérian a été confirmée par sa famille. Le journal ne s’était pas arrêté en si bon chemin, il a en effet même précisé que Dangote est mort à 59 en Allemagne après une courte maladie. Aliko Dangote est né le 10 avril 1957 à Kano, au Nord du Nigeria. Cet homme d’affaires nigérian d’origine Haoussa, est considéré comme l’homme le plus riche d’Afrique avec une fortune personnelle évaluée à 12,8 milliards de dollars.

Afrik.com

International 27 sept. 2016


Construction et équipement de l'Epp Savè3 Nouveau: Le Japon signe un contrat de don de plus de 52 millions F CFA

L’école primaire publique de Savè 3 Nouveau changera de visage d’ici quelques semaines à travers la réalisation de nouvelles infrastructures scolaires répondant aux normes standards. Le Japon a signé à, cet effet, la semaine dernière un contrat de don du Projet de construction et d’équipement de deux modules de trois classes plus un bureau-magasin dans cette école pour un coût de 52 842 200 FCFA.

Le projet de construction et d’équipement de deux modules de trois classes plus un bureau-magasin dans l’école primaire publique de Savè 3 Nouveau reçoit une attention particulière du peuple japonais qui est très sensible aux conditions difficiles d’apprentissage des enfants et de travail des enseignants de ladite école. C’est la raison pour laquelle le pays du Soleil levant a décidé de la financer. L’objectif est que les paillottes utilisées comme salles de classe soient définitivement remplacées par des salles bien construites.

A la cérémonie de signature du contrat de don, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara, a déclaré que son pays accorde une importance considérable à l’éducation des enfants. «Au Bénin, nous avons contribué à la construction et l’équipement de l’Ecole normale d’instituteurs de Djougou, au renforcement des capacités des enseignants béninois par la formation au Japon, la réalisation de plus d’un millier de salles de classes, etc», rappelle-t-il. C’est pourquoi son pays continue toujours de soutenir cet important secteur de l’éducation au Bénin.
Pour Daini Tsukahara beaucoup se posent la question de savoir pourquoi tant d’acharnement, de détermination du Japon à soutenir le système éducatif. «Parce que nous savons que c’est le seul et unique moyen pour sortir de la pauvreté et contribuer au développement économique, social et humain», souligne-t-il.
En effet, le Japon, fort de son expérience dans le domaine de l’éducation à travers sa longue histoire, démontre clairement que le développement peut se faire sans même avoir les ressources naturelles importantes. «Nous avons la ferme conviction et la confiance que vous, les Béninois de tous les niveaux et qui que ce soit, pouvez faire autant que nous les Japonais. Voilà les raisons pour lesquelles le Japon accorde tant d’importance et de priorité à l’éducation des enfants au Bénin », rassure Daini Tsukahara.
L’ambassadeur du Japon près le Bénin invite donc à investir davantage dans l’éducation des enfants pour parvenir à un niveau de vie meilleur. C’est pourquoi, il exhorte à investir dans l’éducation des filles au même titre que celle des garçons. Car, le monde de demain appartient aux femmes. Il dit être convaincu que les investissements seront payés à long terme et les enfants pourront mener une vie meilleure et faire plaisir à leurs parents en contribuant au développement du village ou du pays dans les années à venir ¦

Actualités 27 sept. 2016


Ratification du Protocole du Parlement panafricain: Le président Roger Nkodo Dang chez Me Adrien Houngbédji

Le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience ce lundi 26 septembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, une délégation du Parlement panafricain conduite par son président, Roger Nkodo Dang. Selon les propos de ce dernier, à la sortie du cabinet du président Adrien Houngbédji, cette visite s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 77 qui institue le Parlement panafricain : «Le Parlement panafricain doit avoir des relations de coopération et de collaboration avec les Parlements nationaux». Toutefois, au-delà d’une visite protocolaire, Roger Nkodo Dang a plaidé pour la ratification par le Bénin du nouveau protocole du Parlement panafricain.

En effet depuis 2014, le protocole instituant le Parlement de l’Union Africaine a été modifié et adopté par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Malabo en Guinée équatoriale. Le Bénin y avait pris une part active avec la forte implication de Nassirou Bako Arifari, alors ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et actuellement député à l’Assemblée nationale et président de la Commission des relations extérieures.
La ratification du nouveau protocole du Parlement panafricain permettra au Bénin de conforter sa position de paire fondateur de l’institution parlementaire africaine et grand défenseur du panafricanisme. Le président Roger Nkodo Dang s’est dit rassuré à l’issue des échanges que Me Adrien Houngbédji et l’Assemblée nationale du Bénin joueront très rapidement leur rôle pour le renforcement et le rayonnement du Parlement panafricain.
Il faut rappeler que le Parlement panafricain est une instance consultative. Il est l’assemblée consultative de l’Union Africaine,organisation continentale regroupant 53 pays africains. Sa première session inaugurale a eu lieu le 16 septembre 2004. L’assemblée est composée de 265 députés. Chacun des 53 pays membres de l'Union envoie cinq députés élus ou nommés par les Parlements nationaux. Les principaux partis ou mouvements politiques nationaux doivent être représentés dans cette délégation, ainsi qu'au moins une femme. Depuis mai 2015, c’est le Camerounais Roger N’Kodo Dang reçu par le président Adrien Houngbédji, qui assure la présidence de cette institution.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 27 sept. 2016


La gratuité de la scolarité dans l’enseignement secondaire: La mesure suspendue pour les filles du 2nd cycle

A l’occasion de son passage sur une émission télévisée, dimanche dernier, Ignace Vissoh, conseiller technique du ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, a rendu publiques les nouvelles mesures du gouvernement pour une rentrée académique sans polémique. Parmi elles, la suspension de la gratuité jusque-là étendue aux filles du second cycle.

A compter de la rentrée d’octobre prochain, les élèves filles des classes de Seconde, Première et Terminale vont désormais payer les frais de scolarité. Selon lui, des clarifications s’imposent au sujet de certaines mesures gouvernementales dans le secteur éducatif, notamment au niveau du secondaire afin que la rentrée 2016-2017 soit sans perturbation. Dans un premier temps, il a été question pour Ignace Vissoh, d’élucider la question de la gratuité de la scolarité dont les filles ont bénéficié de façon générale du primaire au secondaire dans les lycées et collèges publics depuis quelques années sous le régime Yayi. Cette mesure, a-t-il souligné,date de 2013 et ne concerne en réalité que les filles du premier cycle, c’est-à-dire de la 6e en 3e. Et la mise en œuvre de cette mesure est adossée à un arrêté de 2013 qui statue là-dessus.

S’agissant des filles du second cycle (de la 2nde en Tle), a-t-il précisé, elles ne sont pas prises en compte par l’arrêté. Dès lors, aucun texte réglementaire n’autorise que les filles du second cycle soient exonérées du paiement des frais de scolarité comme cela se fait dans les collèges et lycées depuis deux ou trois ans, a-t-il insisté. A l’en croire, il pourrait s’agir d’une extension abusive du champ d’application des bénéficiaires de cette mesure. Ainsi, la nouvelle mesure ne vise qu’à rétablir les choses. Avec cette mesure, les parents doivent désormais faire face à leurs responsabilités.
En outre, l’autre mesure gouvernementale en faveur des enseignements primaire et secondaire, c’est le versement à temps d’une partie des subventions allouées aux établissements pour la rentrée. Selon Ignace Vissoh, cette diligence du gouvernement vise à permettre aux chefs d’établissement de faire face aux besoins de manière que la reprise ne soit pas perturbée faute de moyens. En effet, les choses ont assez avancé et déjà le ministre de l’Economie et des Finances est instruit pour la mise en œuvre diligente de cette décision.
A propos de la généralisation de la tenue kaki, le conseiller technique a précisé que la question est encore au cœur des échanges et que pour le moment, rien n’a été décidé officiellement.
Par ailleurs, au titre de la rentrée 2016-2017, il a confirmé que huit lycées techniques seront provisoirement fermés. Selon lui, le Conseil national consultatif de l’éducation a décidé qu’aucune création d’école ne soit autorisée pour cette rentrée académique. De même, au regard de certaines réalités qui ne satisfont pas les conditions requises, il a été décidé aussi que certains lycées soient fermés. A ce sujet, il a entre autres précisé qu’il s’agit des lycées de Savè, de Dassa, de Tchaourou et de Tanguiéta. Pour l’heure, les apprenants de Dassa et de Savè seront transférés à Bohicon et leurs homologues de Tchaourou à Ina et c’est Natitingou qui doit accueillir les apprenants du Lycée de Tanguiéta.

Education 27 sept. 2016


Passation de service à l’Onip: Sabin Loumedjinon prend les rênes du journal «La Nation»

Ancien rédacteur en chef du journal «La Nation», Sabin Loumedjinon succède à Edgard Sanvi Couao-Zotti au poste de directeur de publication. La passation de charge s’est tenue dans les locaux de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), lundi 26 septembre, en présence de professionnels des médias et d’un parterre d’invités.

Six ans soit deux mandats. C’est le temps qu’a duré le passage de Edgard Sanvi Couao-Zotti à la tête de la direction de publication du quotidien de service public ‘’La Nation’’. Entre 2010 et 2016, il a contribué à l'avancée du journal. Mais conformément à la décision du Conseil des ministres du 20 juillet dernier, Edgard Sanvi Couao-Zotti passe la main à Sabin Loumedjinon.

Les mérites du directeur de publication sortant, Edgard Sanvi Couao-Zotti, ont été salués au cours de la cérémonie de passation de charge. Le directeur général de l’Onip, Camille Guy Adinci, n’hésitera pas à le qualifier de «baobab» en reconnaissance de son travail, de son engagement et de son dévouement pour l'amélioration de la qualité du journal et de son contenu.
Par rapport aux actions qu’il a posées, le directeur de publication sortant a tant bien que mal redressé « avec une rigueur humaniste », ce qui lui paraissait tordu, selon ses dires. La reprise des rubriques délaissées et l’édition d'une revue périodique et de magazines spéciaux sont entre autres, les preuves de sa marque. Il a décerné un satisfecit à toute l’équipe qui a travaillé sous sa responsabilité. « La Nation ne doit pas devenir une caisse de résonnance du pouvoir », a-t-il averti en s’adressant à son remplaçant, avant de l’inviter à faire autant que lui à défaut de mieux faire.

Capitaine d’équipe

Face à l’enjeu d’une telle responsabilité, le directeur de publication entrant, Sabin Loumedjinon, n’a laissé planer aucun doute dans l’esprit de l’assistance. Il affiche sa détermination à relever le défi. « Il y a un océan de volonté qui bouillonne en moi, il y a un volcan de détermination qui s’est réveillé en moi », a-t-il tenu à rassurer les uns et les autres. La mission, selon lui, est déjà réussie.
Ayant occupé le poste de rédacteur en chef, Sabin Loumedjinon est un homme du sérail. Il se veut le capitaine de l’équipe ‘’La Nation’’ dont il va conduire la destinée pendant les trois prochaines années. « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur », insiste-t-il, à l’endroit de ses désormais coéquipiers.
Toute chose qui n’a pas laissé indifférent le Syndicat des travailleurs de l’office, Syntra-Onip. Avec un style empreint d’humour, son secrétaire général, Désiré Gbodougbé, a prévenu le nouveau directeur de publication que sa nouvelle responsabilité n’est pas une mince affaire. «La responsabilité n’est pas une grandeur mais un service». Par la suite, il a exhorté Sabin Loumedjinon à porter le manteau de l’humilité et de l’ouverture, en s’inspirant de Jésus qui a lavé les pieds de ses serviteurs, afin d’atteindre les objectifs de sa vision.
En fait, l’objectif du mandat du nouveau directeur est de tirer sur les presses Nation Impressions-l’imprimerie de l’Onip-une nouvelle version de ‘’La Nation’’. «C’est possible, c’est faisable, nous allons le faire », informe-t-il. Plus qu’une refonte d’image, il veut insuffler un nouveau souffle de vie au journal. « A l’heure des technologies de l’information et de la communication, le quotidien national d’information à besoin d’un nouveau look, de nouvelles rubriques qui le rapprochent davantage de ses lecteurs. En un mot, nous devons nous adapter à informer autrement », a-t-il annoncé.
Pour étayer cette argumentation, c’est au représentant du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), le conseiller Marie-Richard Magnidet de passer en revue les propositions faites par Sabin Loumedjinon dans sa lettre de motivation, lors du dépôt de sa candidature à ce poste en avril dernier. L’exploitation judicieuse de la « riche » archive du journal, la participation au processus de décentralisation avec de grands reportages mettant en exergue les localités du pays et l’amélioration du site web sont quelques mesures phares prévues par le directeur de publication entrant, pour étoffer le journal ‘’La Nation’’¦

Actualités 27 sept. 2016


Actualisation du fichier électoral: Le Cos-Lépi toujours sans budget de fonctionnement

En attendant la mise à sa disposition du budget indispensable à son fonctionnement, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) a démarré ses activités en trombe depuis la semaine dernière. Reste à savoir si elle subira les mêmes difficultés financières que ses aînées !

La question du financement des activités du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) est abordée avec méfiance et assurance au sein de l’institution. Officiellement, personne ne veut prendre le risque de s’aventurer sur la question. Quel est le montant du budget ? A quel niveau se trouve-t-il ? A quand les premiers décaissements ? A ces questions, comme bien d’autres, motus bouche cousue !

Pourtant, depuis vendredi 23 septembre dernier, suite à la désignation des 154 membres des Commissions communales d’actualisation (Cca), les responsables de l’institution ont procédé au lancement de la formation des experts à qui reviendra la mission d’outiller ses relais communaux. Le lancement de cette formation par le président du Cos-Lépi était assorti d’un autre engagement : l’installation des membres des Cca sur la période allant du 24 septembre au 1er octobre et l’élection des membres de leurs bureaux. Depuis lundi 26 septembre, cet autre engagement s’est aussi traduit en actes. Conformément au calendrier préétabli, l'honorable Amouda Issifou, superviseur de l’aire départementale Borgou a procédé à l'installation des Commissaires communaux d'actualisation (Cca) du département dans la salle de conférence de la préfecture du Borgou en présence de quelques autorités polico-administratives. D’autres étapes devraient suivre celle du Borgou, avons-nous appris.
Et c’est justement ce démarrage en trombe qui amène à des interrogations quant au fonctionnement de l’institution qui attendrait toujours les moyens de sa mission. Pour l’heure, selon nos sources, le budget du Cos-Lépi, d’un montant de moins de quatre milliards F CFA aurait été déjà transmis au ministère de l’Economie et des Finances. Reste que les diligences nécessaires se fassent à ce niveau. En réalité, précisent nos sources, il y a eu retard dans la transmission en raison des divergences et tergiversations parlementaires qui ont porté un coup dur au calendrier du Cos-Lépi. Seule question pour l’instant, combien de temps Badirou Aguèmon et les siens attendront-ils ?

Actualités 27 sept. 2016


Coupe des nations de volley-ball de la zone 3: Le Ghana doublement sacré, le Bénin 3e chez les hommes

Les rideaux sont tombés, samedi 24 septembre dernier, sur l'édition 2016 du tournoi de la solidarité de volley-ball de la zone 3. A l’arrivée, le Bénin s’est contenté de la 3e place au niveau des hommes.

Commencée le mardi 20 à Ouagadougou, la coupe des nations de volley-ball de la zone 3 a pris fin samedi 24 septembre dernier. Après donc une semaine de compétition sur le Plateau de volley-ball de l'Injeps de Ouagadougou, les Ghanéens, comme ils l’avaient fait lors de la précédente édition de ce tournoi de la Solidarité, ont à nouveau dicté leur loi aussi bien en hommes et qu’en dames face aux Burkinabés.

Avec des équipes en transition, la Bénin a quant à lui terminé 3e devant le Niger, au niveau des hommes. Lucien Assogba et ses coéquipiers sont arrivés à bout de leurs homologues du Niger par un score de 3 sets à 1, soit 13 - 25 / 25 - 20 / 25 - 18 / 25 – 21, samedi dernier. Pour obtenir cette performance, les hommes de Ghislain Tomèdé ont dû puiser dans leurs réserves. Quant aux Ecureuils volleyeuses, elles ont pris la 4e place derrière les Nigériennes. Finalement, ce sont les Ghanéens qui ont raflé presque tous les trophées individuels, qu’il s’agisse des meilleurs joueurs, des meilleurs passeurs et des meilleurs attaquants. Le trophée du fair-play est revenu au Bénin.
Pour Ghislain Tomèdé, le travail reste à faire. " Nous ne sommes pas satisfaits, car nous étions venus pour disputer la finale. Mais une troisième place n’est pas rien du tout au regard du niveau de la compétition. Au niveau de la Fédération béninoise de volley-ball, on travail pour l’avenir. Nous donnons rendez-vous dans un an ", a-t-il laissé entendre.

Sports 26 sept. 2016


Erection des espaces culturels au Bénin: L’Etat absent, des promoteurs sauvent les meubles

En attendant que l’Etat se décide à agir pour l’érection des espaces culturels au Bénin, des promoteurs privés peu soutenus se battent pour offrir un cadre de diffusion des créations. Mais à quel prix ?

«De 2006 à 2016, l’Etat béninois a investi près de 20 milliards de francs CFA pour la création, la production et la promotion de la culture à travers le Fonds d’aide à la culture. Mais il se pose un problème de vision stratégique et un manque de souci de retour sur investissement. Quand on parle d’économie de la culture ou qu’on veuille évaluer l’impact de la culture dans le développement socio-économique, il faut forcément favoriser la diffusion et la consommation des œuvres artistiques». Espéra

Donouvossi, administrateur culturel de formation est déçu des investissements sans retour dans le secteur culturel au Bénin ces dernières années. Mais il n’est pas le seul. Comme lui, plusieurs artistes ont dénoncé courant mai-juin 2016, la gestion faite des fonds alloués au secteur avec une absence d’impacts. La revendication a été si poussée qu’une plate-forme dite Wanilo a vu le jour pour protester publiquement et exiger la réorganisation du secteur.
Ces dernières années, le Bénin a beaucoup fait parler de sa culture à travers le monde. Nombre d’acteurs culturels émergent dans leurs domaines respectifs et projettent une image rayonnante de ce pays dont la richesse culturelle fait l’unanimité. Mais ce n’est pas pour autant que tout est rose. Les artistes manquent d’espaces d’expression artistique. Pas de théâtre national, aucune salle de spectacle digne du nom dans le domaine public. Dans le privé, des initiatives ont vu le jour. Mais souvent mal ou pas accompagnées, certaines ont disparu et d’autres, abandonnées à la charge exclusive de leurs promoteurs qui se battent tant bien que mal pour résister. Pour l’heure, ce sont des espaces culturels étrangers (notamment les centres culturels français et chinois) qui offrent la meilleure technicité.

Les promoteurs privés volent au secours, mais…

Entrepreneur culturel et ancien directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), metteur en scène, écrivain et dramaturge,
Ousmane Alédji ne nie pas l’appui des centres culturels étrangers et observe que «L’institut français contribue pour beaucoup dans la formation des artistes béninois et dans la diffusion des productions artistiques au Bénin et à l’étranger». Mais c’est aussi vrai que «c’est une institution étrangère qui a son cahier des charges et ses impératifs propres. Sachons-nous garder de lui en demander trop», plaide l’entrepreneur culturel. Grâce à son centre culturel Arttistik Africa, il est perçu comme un visionnaire et son action jugée salutaire. C’est à lui que le Bénin doit aujourd’hui le plus grand espace d’expression artistique. L’idée a germé, selon lui, depuis 2002 à Limoges aux côtés de son ami Eric Premel, avant de prendre corps quelques années plus tard. «Je cherchais une solution de contournement des réseaux. Je voulais être souverain. Je veux dire que le créateur voulait être libre de choisir ses sujets, de penser, de créer et de diffuser sans les pressions et les stress que lui infligent le respect des règles décidées par d’autres», confesse-t-il. Son centre a déjà vu défiler de nombreuses personnalités dont l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo qui n’en dit que du bien.
Dans la commune d’Abomey-Calavi, l’une des plus grandes du pays, il n’existe aucune infrastructure publique pour la diffusion des œuvres artistiques. Pour combler ce vide, Tony
Gnambodè, un jeune acteur culturel a entrepris, il y a quelques années, l’érection d’un centre culturel : l’Espace Mayton. «Ce centre a été créé pour répondre à deux problèmes : combler le vide d’espaces de diffusion car on peut compter du bout des doigts le nombre d’espaces qui existe au Bénin, ce qui contraint les créateurs à diffuser tout au plus leurs créations alors qu’un spectacle doit être joué au moins 100 fois. Le second volet concerne les résidences. Les créateurs pour être performants, pour faire un chef-d’œuvre, ont besoin d’un espace où ils seront ensemble pour bien créer. Cela n’existe pratiquement pas au Bénin. Il faut donc créer un endroit où les artistes vont séjourner le temps de créer…», explique Tony Gnambodè. A ces deux raisons, il ajoute le manque de lieu de répétition et un cadre de distraction pour les étudiants et la population de la commune d’Abomey-Calavi qui est obligée de se déplacer pour suivre les spectacles à Cotonou. Depuis lors, le centre abrite toutes sortes de manifestations et permet aux étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi, le plus grand centre universitaire du Bénin, de bénéficier d’une programmation culturelle hebdomadaire ou mensuelle selon les périodes.

La souveraineté éprouvée

«Le besoin est là et l’Etat manque de vision», regrette Espéra Donouvossi. «L’Etat fait ce qu’il peut à travers le Fonds d’aide à la Culture. Nous, nous rêvons grand. L’Etat n’est pas responsable de nos rêves. En attendant qu’il prenne la juste mesure des choses, nous avançons. Nous ne l’attendrons pas pour avancer. Il finira par prendre le train en marche», lance Ousmane Alédji. Sur cette même préoccupation, Espéra Donouvossi fait observer que «Les centres culturels étrangers (américains, chinois et français) s’imposent au Bénin. Ce qui est une faiblesse de souveraineté. Il a fallu que certains privés comme Arttistik Africa, Espace Tchiff, Médiathèque de la Diaspora, Centre Lobozounkpa, Fondation Zinsou, Espace Mayton et quelques autres s’impliquent pour déconcentrer les centres culturels étrangers».
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. L’Etat a englouti depuis plus de 20 ans à travers la Loterie nationale du Bénin, des investissements énormes pour doter chacun des anciens démembrements administratifs d’une Maison des jeunes et de loisirs. Et si à ce jour, dans des centres urbains et périurbains, ces maisons érigées à grand frais avec l’argent du contribuable résistent et sont devenus les seuls lieux d’expression culturelle, dans d’autres localités, elles ont été abandonnées à la ruine, sans espoir d’une réhabilitation imminente.

«Nous n’y apportons pas ce que le peuple veut»

A l’opposé de ces deux acteurs culturels, le comédien Didier Sèdoha Nassangandé pense que le problème des espaces culturels est le moindre mal. Des espaces, quoi qu’infimes et techniquement peu fiables, existent dans la plupart des localités (les maisons des jeunes par exemple), sans oublier les salles de fête et de spectacle de grande capacité dont disposent certains lycées et collèges. Ces espaces peuvent constituer un début de solution, soutient le jeune comédien. «Nous n’y apportons pas ce que le peuple veut», pense-t-il.
Si on s’en tient aux explications de Tony Gnambodè, la situation actuelle du Bénin est tout simplement catastrophique car l’artiste n’est rien sans espaces culturels. «Tout part de là. Il faut d’abord des salles de spectacles et bien équipées et après cela, investir dans la formation des acteurs, la création et la diffusion», insiste ce promoteur culturel. Pour lui, il serait bon pour l’Etat de donner vie aux espaces privés et publics qui existent à travers leur équipement, leur animation et mettre un personnel outillé dans leur gestion. Il faut aussi une vision, ajoute Espéra Donouvossi. «A quoi ça sert d’investir des dizaines de milliards comme aide à la culture quand on ne met en place aucune stratégie fiable d’espace de diffusion ? Des œuvres qui sont créées et gardées dans les maisons ne servent à personne et n’ajoutent aucune valeur au produit intérieur brut», opine cet administrateur culturel.
Pendant ce temps, les acteurs privés jouent la carte de la minutie. Rien n’est fait ou laissé au hasard. Si l’espace Mayton est implanté dans la plus peuplée des communes du Bénin, Arttistik-Africa lui a pris ses quartiers généraux dans l’un des quartiers les plus peuplés de la cité économique du pays. Et à Ousmane Alédji de préciser que ce centre est pensé pour être une cuisine géante dans laquelle se croisent créateurs et publics. «Nous sommes les premiers et nous occupons une place de choix dans l’esprit des gens si j’en juge par le respect et le soutien qu’ils nous témoignent», ajoute-t-il.
«Nous voulons créer et renforcer le lien créateurs-publics dans des lieux où ce lien est encore superflu ou inexistant. Agla est tout indiqué. C’est l’un des quartiers les plus peuplés de Cotonou. C’est aussi l’un des plus marginaux, aucune infrastructure publique majeure, l’un des quartiers les plus pauvres. Avant notre centre, cette portion importante de Béninois n’avait pas droit à l’Art contemporain. Elle ne connaissait pas ses artistes. La preuve que nous avons eu raison se fait tous les soirs. Nos salles sont presque toujours pleines et nous ne faisons pas d’efforts particuliers», détaille Ousmane Alédji.

Solutions…

«Ce qu’il faut et de toute urgence, c’est d’accompagner les initiatives privées qui existent. Une enveloppe consistante devrait être apportée aux promoteurs d’espaces culturels et qui respectent un certain nombre de critères d’architecture dans la construction de leurs espaces. Il ne s’agira pas de financer totalement les initiatives privées mais juste accompagner les promoteurs privés à achever leurs projets. Si l’Etat n’en a pas les capacités conceptuelles, il urge de soutenir les acteurs privés qui y jettent leurs ressources», propose Espéra Donouvossi.
A l’Etat, Didier Sèdoha Nassangandé demande aussi de professionnaliser l’existant, surtout au plan technique. «Ma proposition est que le gouvernement signe un contrat avec les espaces qui existent pour que les créations et les diffusions de spectacle qu’il finance via la Fonds d’aide à la Culture puisse passer par les espaces. Cela doit être une exigence lors de la signature des contrats avec les bénéficiaires. Ce qui va contraindre ces derniers à diffuser leurs spectacles et fera vivre les espaces», indique Tony Gnambodè.
Et même si l’Etat a un rôle important à y jouer, les acteurs privés ont besoin d’exigence. «Soyons plus exigeants vis- à-vis de nous-mêmes. Je parle surtout aux créateurs. Pensons large. Rêvons monde. Mettons-nous en danger. Il n’y a pas une école où l’on apprend à rêver et nous sommes autant capables que les autres de tenir debout sur nos jambes et de défier la terre», conseille
Ousmane Alédji. «L’Etat doit aussi accompagner les grands collèges et lycées du pays à se doter d’un espace culturel pour les activités artistiques et culturelles. Pareil pour les campus universitaires où il faut aménager un espace dédié aux arts et à la culture. Enfin, il faut repenser et mettre en place un nouveau plan de construction du théâtre national», conclut Espéra Donouvossi.

Culture 26 sept. 2016


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