La Nation Bénin...
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Le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, a souhaité, ce samedi à Daoukro, voir inscrire, ''sans détour'', dans la nouvelle Constitution ivoirienne en élaboration, ''la sanction de la prise du pouvoir par les armes''.
Le président Bédié, par ailleurs, président de la conférence des présidents du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) s'exprimait à l'occasion de la célébration de l'An 2 de l'Appel de Daoukro. Relevant des ''aspects confligènes'' de l'actuelle Constitution qui date de 2000, M. Bédé a indiqué que ''celle qui nous est proposée doit permettre de les corriger pour donner à la Nation un texte'' qui agrée à la majorité de
la population. ''Elle doit, en particulier, tirant les leçons de notre histoire récente, prévoir de manière formelle et sans détour la sanction de la prise du pouvoir par les armes ou par toute action violente'', a plaidé Henri Konan Bédié, en présence du Premier ministre Kablan Duncan, de plusieurs membres du gouvernement et de présidents d'institutions. Ainsi, a poursuivi M. Bédié, devront être déclarés ''hors-la loi tous ceux qui voudront accéder au pouvoir par des voies violentes, coups d'Etat ou coups de force aboutissant au changement de l'ordre constitutionnel établi'', a-t-il insisté. Le président Bédié, victime d'un coup d'Etat en 1999, a ajouté ''partager ce point de vue'' avec le chef de l'Etat Alassane Ouattara, initiateur du projet de réforme constitutionnelle, qui en a, selon lui, ''informé'' le
gouvernement.
Par ailleurs, Il a invité les Ivoiriens à aller au référendum, ''une forme de démocratie directe'' pour se prononcer sur la nouvelle Constitution, expliquant que ''le référendum permet aux citoyens de donner chacun son point de vue sur la manière dont il souhaite voir le pays dirigé''
APA
International 20 sept. 2016

Une nouvelle étude commanditée par le ministère de l’Industrie et du Commerce a remis une couche sur les graves menaces qui pèsent sur l’activité de réexportation vers le Nigeria. Au-delà des effets induits par la crise que traverse le Géant de l’Est, c’est toute la politique industrielle actionnée depuis Abuja qui programme la fin de cette activité de rente pour l’Etat béninois.
‘’Mission d’évaluation de la compétitivité des produits sur le marché nigérian’’! C’est l’intitulé d’une étude finalisée, il y a quelques jours, par une équipe d’experts béninois conduite par le professeur John Igué. Nom du commanditaire : le gouvernement du Bénin, à travers le ministère en charge de l’Industrie et du Commerce. Plus qu’une étude, c’est une énième alerte lancée à l’endroit des autorités béninoises qui n’ont jamais su prendre au sérieux les cris d’alarme en provenance du Géant de l’Est. Mais cette fois-ci, la menace est si profonde qu’elle grève sérieusement les caisses de l’Etat. Le rapport déposé, il y a quelques jours sur la table du gouvernement, indique que l’activité de réexportation «l’un des fleurons de l’économie béninoise en raison des recettes douanières qu’elle procure», est en chute libre avec plus de 20 milliards de pertes de recettes sur le riz et les huiles végétales, et 30 milliards de pertes de recettes sur les véhicules d’occasion. A ces pertes, s’ajoutent une série d’activités menacées comme celles des pièces détachées de véhicules et surtout l’emploi de près de 5000 jeunes qui servent d’intermédiaires dans les différents parcs entre les propriétaires et les acheteurs de véhicules. A fin juin 2016, seulement 76 mille voitures ont été réexportées vers le Nigéria, contre plus de 285 mille en 2015 et plus de 353 mille en 2014.
La mauvaise passe de l’activité de réexportation a comme bouc- émissaire la chute du cours du pétrole qui a induit une baisse subséquente de la valeur du naira, la monnaie nigériane. Selon les experts, la perte de près de 45% de la valeur du naira face au Franc CFA en avril 2016 a occasionné une chute drastique des réexportations du Bénin vers le marché nigérian de l’ordre de 30 à 50%, selon les produits. «Aujourd’hui la grande majorité des secteurs économiques qui dépendent des relations Bénin-Nigeria, sont victimes de la crise nigériane. Toutes ces situations de mévente impactent sérieusement les recettes publiques ainsi que la vie des populations», pointe le rapport.
Une gangrène pour l’industrie nigériane
La remontée du cours du pétrole brut est annoncée pour 2017 et l’économie nigériane retrouvera sans doute le chemin de la croissance avec la reprise normale de l’activité pétrolière. Mais l’épée de Damoclès planera davantage sur le commerce de réexportation d’autant qu’il demeure incompatible avec la nouvelle politique industrielle du Nigeria «Nigeria Industrial Révolution Plan» dont l’ambition est de se retrouver dans le top 20 des économies mondiales. L’étude informe que le mot d’ordre de ce plan lancé depuis quelques années, c’est «utiliser l’argent du pétrole pour se défaire du pétrole». Des investissements structurants sont lancés dans le secteur agro-industriel, comme par exemple la construction par la firme Dangote Tomatoes Processing Factories (DTPF) de la plus grande usine de transformation de la tomate en Afrique de l’Ouest, dans l’Etat de Kano. Dangote Industries Limited et 16 autres investisseurs ont bénéficié d’un appui de l’Etat d’Edo pour la production et la transformation du riz et de l’huile de palme. Ainsi, 110 000 hectares de terres sont alloués à la production du riz et 280 000 hectares aux palmiers à huile, pour offrir à terme 20 millions de tonnes de nourritures et créer 3,5 millions d’emplois d’ici l’horizon 2020. «Ce programme de développement de la filière riz et des huiles alimentaires justifie la frilosité des autorités nigérianes face à la réexportation de ces deux produits à partir du Bénin», notent les experts.
Le renouveau de l'automobile
L’automobile n’échappe pas à la nouvelle politique industrielle d’Abuja. Un vent de renouveau souffle sur le secteur. Le Conseil national de l’Automobile a reçu 27 demandes d’agrément suite à un appel d’offres pour la production des pièces détachées et d’unités de montage d’automobiles neufs. L’étude précise: «Vingt-deux de ces demandes d'agrément sont déjà satisfaites. Au nombre de ces 22 sociétés, on peut citer les constructeurs automobiles comme Nissan, Toyota, Hundai, Wolkvagen, Honda, Kia et Tata qui se préparent activement à installer leurs chaînes de montage de véhicules». Des spécimens de véhicules «made in Nigeria», sont déjà en vente dans le pays grâce à la société Hundai pour un prix estimé à moins de 6 millions de francs CFA. Selon le rapport, le groupe chinois Kewalram Chanram s’apprête à s’installer pour produire des véhicules de marque photons et Ikorodu dans les faubourgs de Lagos. Ce groupe pense investir 10 milliards de nairas pour produire 15 000 voitures par an. D’autres constructeurs opèrent déjà à l’instar du Français CFAO qui a conclu des accords pour des opérations d’assemblage de véhicules dans ses usines situées à Lagos dans la zone industrielle d’Amuwo Odofin.
L’étude signale également l’existence d’une société Imosen appartenant à un Nigérian originaire de l’Etat d’Anabra. Cet investisseur local fabrique actuellement des voitures de toutes catégories où seuls les châssis et les moteurs sont importés du Japon. Ce regain d’activités dans le secteur de l’automobile rend bien compte de la menace qui pèse sur la filière de réexportation des véhicules d’occasion via le Bénin.
Vers un programme de dynamisation des relations Bénin-Nigeria ?
Face à toutes ces menaces sur les relations économiques avec le Nigeria en général et l’activité de réexportation en particulier, les experts pensent qu’une veille stratégique est devenue indispensable pour mieux suivre l’évolution du pays. Pour eux, si le gouvernement veut agir pour sauver les meubles, il n’a d’autres choix que de prendre des dispositions d’une réelle transition fiscale vers une fiscalité intérieure de développement. Cette option lui permettra de libérer la politique commerciale des considérations budgétaires et, à l’inverse, de libérer le budget de l’Etat de la dépendance du Tarif extérieur commun (TEC).
Si l’avenir de l’activité de réexportation reste hypothéqué, le rapport souligne tout de même que le Bénin a des atouts à faire valoir dans l’exportation des produits vivriers et industriels vers les Etats limitrophes. « Il ressort des analyses que notre pays dispose d’un important avantage comparatif dans le secteur rural, au niveau tant de la production agricole que de l’élevage de bovins, à travers ses marchés de bétail, de la pisciculture et de l’aviculture », indique-t-on. Le potentiel industriel pour soutenir les relations Bénin-Nigeria ne manque pas et des responsables d’entreprises nigérianes seraient même favorables pour créer au Bénin d’industries pour la production de biens destinés au marché nigérian. Aujourd’hui, les échanges entre les deux pays se chiffrent à plus de 4,9 milliards de dollars (environ 2500 milliards de francs CFA) dont une partie importante échappe au contrôle de l’Etat. L’étude préconise alors la mise en place d’un Programme d’actions de dynamisation des relations économiques et commerciales entre le Bénin et le Nigeria. Ce programme fera sans doute sans la réexportation qui a demeuré pendant des décennies une véritable vache à lait pour des milliers d’opérateurs économiques et de jeunes. Et pour l’Etat béninois lui-même qui y tire ses principales recettes douanières¦

En dépit des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les violences faites aux femmes (Vff), le phénomène a toujours la peau dure. Le crime commis sur dame Léonida Capo-Chichi a offert une fois de plus, lundi 19 septembre, l’occasion au Wildaf-Bénin, de dénoncer les violences conjugales et de sensibiliser pour un changement de comportement.
Quand l’amour change de facette, les dégâts sont parfois inhumains et dégradants. L’histoire de sexe qui a coûté la vie à Léonida Capo-Chichi, 28 ans et mère d’un enfant d’environ un an en est un fait palpable. Les faits remontent à la nuit du 29 au 30 juillet 2016 aux environs de 4heures du matin, selon les témoignages de la voisine de la victime.
La même source renseigne que la victime aurait déclaré avant sa mort que c’est suite à son refus de satisfaire le plaisir sexuel de son concubin, le nommé Ghislain Gnanguènon que celui-ci s’en était pris à elle. L’‘’auteur des faits’’ avec qui elle aurait entamé une relation amoureuse depuis environ six mois, n’a trouvé d’autres moyens de se venger d’elle que de renverser de l’essence sur son corps et de la brûler vive alors qu’elle dormait. Conduite d’urgence à l’hôpital st Luc dans la matinée du samedi 30 juillet, tout le corps enflammé, elle fut transférée au Cnhu au regard de la gravité de ses blessures, rapporte le Wildaf.
Le corps de la victime, selon les examinateurs, présentait des brûlures très graves dont l’impact avait gagné plus de la moitié du corps et son pronostic vital était engagé, rapporte encore le Wildaf-Bénin qui a animé un point de presse ce lundi à son siège pour alerter l’opinion publique contre cet énième cas de violences faites aux femmes (Vff).
Informé de la situation, le réseau par l’entremise de Me Alexandrine Saizonou Bédié, présidente de l’Association des femmes avocates du Bénin (Afa), a effectué les diligences nécessaires en vue de suivre l’évolution du dossier. Malheureusement, dame Léonida Capo-Chichi, a succombé à ses brûlures dans l’après-midi du lundi 1er août, regrettent les conférenciers.
En portant à la connaissance de l’opinion publique ce drame, le Wildaf-Bénin compte sur la justice béninoise pour dire le droit contre l’auteur du crime, mis en garde à vue le 15 septembre dernier et présenté au procureur de la République le lundi 19 septembre.
« Nous n’avons pas le moindre doute que justice sera rendue…, une justice éducative parce que opposant une tolérance zéro à de tels actes, qui se répètent de plus en plus, et sont de plus en plus ignobles et injurieux du caractère si précieux de la personne humaine », tempère la coordonatrice du Wildaf, Huguette Bokpè Gnancadja. Elle en a profité pour exhorter les victimes des violences à rompre le silence pour dénoncer leurs bourreaux.

Encore une autre plate-forme pour la promotion de la musique traditionnelle béninoise. Depuis le vendredi 16 septembre dernier, il s’organise à Cotonou la première édition du festival Vodoo land music’s. Une aubaine offerte aux artistes qui s’essayent à la musique traditionnelle de mieux se révéler au public.
Le Bénin devait à Prosper Akouègnon Gogoyi, de nombreuses initiatives au plan culturel dont l’une des plus importante est la formation offerte aux artistes pour apprendre l’écriture musicale et le solfège. Grâce à lui, le pays peut aussi pousser un autre Ouf de soulagement, quant à la valorisation de la musique traditionnelle béninoise dont la richesse fait l’unanimité. Ensemble avec le Conseil béninois de la musique (Cbm), il vient d’initier le festival Vodoo land music’s dont la première édition démarrée depuis le vendredi 16 septembre dernier est révélatrice du bienfondé d’une telle initiative. Laquelle se propose de mettre sous les feux de la rampe, les artistes de la musique traditionnelle, devenus au fil des années, des remparts pour la préservation d’un pan important du patrimoine immatériel de notre pays. Ce festival, Prosper Akouègnon Gogoyi l’entrevoit comme une plate-forme de la musique traditionnelle qui fera la promotion des artistes. L’autre objectif majeur assigné à cette initiative, c’est la mise en valeur de la politique culturelle des collectivités locales.
Vendredi 16 septembre 2016 à la place Lénine de Cotonou à Akpakpa, le temps était donc à la célébration, et le ton à la valorisation de la musique traditionnelle béninoise. Et à ceux qui se posent des questions quant à la présence des femmes artistes dans le challenge pour la préservation de la musique traditionnelle béninoise, les organisateurs de ce festival ont répondu par la présence sur scène de Aline D, la reine du rythme Goumbé de Dassa- Zoumè, héritière du regretté Ayédoro, grand artisan du ce rythme. Mais avant elle, le public qui ne s’est pas fait prier a eu droit à la prestation d’un autre héritier. Lètriki Expert (Fils de Dossou Lètriki), l’autre pape du rythme Massègohoun et son orchestre ont emporté le public à travers une prestation d’une heure environ. Véritable démonstration de force, d’exhibition et de valorisation du Massègohoun, cette prestation a été fortement appréciée par de nombreux acteurs de la musique traditionnelle béninoise comme Anice Pépé, Pidi Symph et bien d’autres. Il sera relayé sur scène par Aline D et son Goumbé. Ce rythme du département des Collines qu’on croyait peu connu à Cotonou a également fait sensation et l’artiste et ses danseurs se sont livrés à une belle prestation qui ne sera pas oubliée de si tôt.
Et comme si le festival Vodoo land music’s avait été initié pour les héritiers (ce qui n’est pas le cas), un autre fils héritier se fera entendre. Il s’agit de Adjignon Totinmin (Fils du regretté Yédénou Adjahoui). Avec lui, il était question du rythme Massè Akéhoun. Une autre variante du Massè tout aussi dansant. Le public a aussi eu droit au rythme Kpalongo avec l’artiste Amiton qui se réclame héritier d’Amikpon. Le rythme Kaka était aussi de la partie avec l’artiste Ange Ahouangonou. Un choix qui illustre combien les rythmes traditionnels peuvent servir de socle à la musique spirituelle, celui-ci étant un chantre de l’éternel. Le dernier rythme à l’honneur, vendredi dernier, était le Zinli avec Adizé Dehouindo?

Quelles portées les réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon auquel appartient leur leader charismatique Abdoulaye Bio Tchané peuvent-elles avoir sur l’amélioration des conditions de vie des populations ? C’est la réflexion majeure au centre de l’université de vacances de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) organisée les 17 et 18 septembre dernier, à Cotonou
L’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) ne voudrait pas se contenter d’être tout simplement dans le gouvernement du président Patrice Talon au sein duquel elle occupe la position de numéro 2 à travers son leader Abdoulaye Bio Tchané. Elle entend être aussi une force d’accompagnement et de propositions. L’université de vacances qu’elle a organisée les 17 et 18 septembre derniers est révélatrice de cette option. Autour des décideurs de ladite alliance, des représentants de toutes les composantes de ladite alliance se sont mobilisés pour 48 heures de débats, d’échanges et de discussion autour de deux priorités. Primo, il était question de faire le bilan de la participation de l’Abt à la dernière élection présidentielle et ensuite, d’apprécier les réformes initiées par le gouvernement du président Patrice Talon. Sur la première préoccupation, le ton semblait à la satisfaction, quoique le candidat de l’alliance n’ait pas pu se porter à la présidence de la République. Pour ce qui est de la seconde préoccupation, sans doute la plus importante, l’Abt se satisfait d’abord du sort fait à son premier responsable au sein du gouvernement. La nomination d’Abdoulaye BioTchané au rang de ministre chargé du Développement et du Plan doublée d’un rang de ministre d’Etat est vue comme le signe d’une bonne collaboration entre le chef de l’Etat et l’alliance et l’illustration de l’étroitesse des relations entre les deux entités.
A cette université de vacances, plusieurs personnalités du gratin politique ont honoré de leur présence. Antoine Idji Kolawolé de l’Union fait la Nation, Joseph Djogbénou de Alternative citoyenne, Augustin Ahouanvoébla du Parti du renouveau démocratique, Candide Azannaï de Restaurer l’espoir, Jean Michel Abimbola du Rassemblement national pour la démocratie (Rnd)… ils étaient nombreux non seulement à être de la partie, mais aussi à apporter leur soutien à la rencontre et à plaider pour que les chantiers ouverts par le régime en place soient soutenus. «Nous avons besoin de réformes… Nous avons des défis. L’état des lieux dans tous les secteurs montre qu’au cours des dix dernières années et peut être même avant, on a fait beaucoup de masticage», leur a signifié Candide Azannaï.
Soutenir les réformes
La motion de soutien des participants à cette université de vacances présentée par Assan Séibou a été l’occasion pour l’Abt d’exprimer «son engagement formel à œuvrer inlassablement pour relever les défis auxquels notre pays est confronté». Du soutien, l’alliance en promet également quant à la révision de la Constitution et aux réformes. Se réjouissant de la forte mobilisation des militants des venus des 77 communes, le leader de l’alliance, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a plaidé lui aussi pour des «réformes économiques et structurelles très profondes. Lesquelles ont besoin de soutien et constituent même une condition pour répondre aux défis de l’heure. « Il faudra saisir les opportunités pour offrir une meilleure qualité de vie aux populations », prêche-t-il également. « Il n’y a pas de réformes qui réussit si elles ne sont pas soutenues », lance-t-il ensuite à ses militants, un peu comme pour les inviter à l’action. Les actions, c’est ce à quoi s’est engagé le gouvernement en mettant fin au délestage, même aux marches de soutien et prières de remerciement, illustre Abdoulaye Bio Tchané. Pour lui, le Bénin est actuellement à l’ère d’une gouvernance de rupture, d’actions et de résultats. « Nous connaissons les problèmes. Ce qu’il nous faut aujourd’hui ce sont des solutions. Nous devrons apprendre de nos bilans et le bilan ne doit pas être des jérémiades. Nous devons regarder non pas dans le rétroviseur mais vers l’horizon… », propose-t-il aux siens.
Politique 19 sept. 2016

La nouvelle ligne à partir de laquelle la Compagnie béninoise de navigation maritime (COBENAM) prendra son nouveau départ, vient d’être tracée. C’est à la faveur d’un atelier de deux jours sous le thème « Relance des activités de la COBENAM à l’ère du Nouveau départ : réformes, stratégies et perspectives » qui a pris fin, vendredi 16 septembre dernier à la CNCB à Cotonou. Les recommandations et autres propositions contenues dans le communiqué final qui a sanctionné les travaux de cette rencontre, augurent sans nul doute de lendemains meilleurs pour l’armement national.
Le transport maritime draine aujourd’hui, 90% des échanges internationaux marchands du Bénin. Compte tenu de son incidence sur la croissance et le développement économique du Bénin, une compagnie de transport maritime telle que la COBENAM a un important rôle à y jouer. C’est dans ce contexte que du 15 au 16 septembre dernier, un atelier de réflexion de cette compagnie placé sous le haut parrainage du ministre des Infrastructures et des Transports, a été organisé. Les experts et autres compétences du secteur des transports maritimes ont, à l’issue de leurs travaux, proposé un certain nombre de mesures et fait des recommandations.
A l’endroit du gouvernement, ils ont souhaité l’ouverture du capital social de la COBENAM aux intérêts nationaux et étrangers, privés et publics. Ce sera par exemple, à travers la concrétisation de la participation de l’Etat algérien au capital social, à concurrence de 49% comme par le passé. L’octroi d’agrément à la compagnie, pour des activités connexes d’intégration de la chaîne logistique que sont la manutention, le service de relevage, le transfert des véhicules d’occasion et la gestion des parcs. Les participants ont aussi souhaité la réaffirmation de l’utilisation en priorité des services de la COBENAM comme armement national et commissionnaire agréé en douane naturel par toutes les structures de l’Etat, dans le cadre de leurs opérations de transport, de transit et de consignation de leurs matériels ou marchandises. Ils ont également proposé la mise en place d’un modèle de financement du service public de transport fluviaux, lagunaires de l’armement national.
L’espoir est permis
Par ailleurs, de nouveaux créneaux porteurs ont été identifiés. Il s’agit de la gestion des entrées et sorties des camions au port de Cotonou, sans oublier l’opération liée au tracking, de l’exploitation du port sec, de la reprise des activités d’agence de voyage, de tourisme et de ravitaillement. Par rapport à la direction générale de la COBENAM, les participants ont appelé, au regard de ses nouvelles ambitions, à la révision de son organigramme, au renforcement des capacités du personnel de la compagnie, au développement du cabotage pour le transport mixte des passagers et des marchandises au niveau des dessertes des ports de la sous-région, au renforcement des actions commerciales à l’endroit des chargeurs et des amateurs. Enfin, ils ont proposé l’élaboration d’un nouveau plan stratégique de développement de la compagnie. Pour la mise en œuvre de ces recommandations, un chronogramme a été déterminé avec des actions à mener à court, moyen et long termes.
Autant de propositions qui permettront donc de remettre la COBENAM à flot dans un environnement compétitif, s’est réjoui le directeur général de la COBENAM, Léon Katary. « Cette nouvelle fondation de la nouvelle COBENAM que vous venez de bâtir, me donne l’espoir d’affirmer haut et fort que notre atelier n’a pas été une rencontre de plus, mais celui du point de départ d’un nouvel engagement du gouvernement à accompagner la compagnie dans ses efforts de redressement », a-t-il assuré. A sa suite, le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Victorin Honvo, a loué la disponibilité dont les participants ont fait preuve au cours de l’atelier. Il a par ailleurs reconnu que l’atelier a répondu aux attentes de son ministère. Le gouvernement, a alors rassuré le directeur de cabinet, prendra une part active pour relever le défi du redressement et du développement de la COBENAM?

Au repos depuis quelques semaines, les députés reprennent le chemin de l’hémicycle dès ce lundi 19 septembre. Ils se retrouvent en session extraordinaire qui sera consacrée à l’examen de plusieurs points inscrits à l’ordre du jour dont prioritairement le projet de budget de leur institution pour le compte de l’année 2017.
«L’Assemblée nationale établit son budget prévisionnel et le transmet au ministre chargé des Finances pour intégration au projet de budget de l’Etat». C’est ce que prévoit l’article 144 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En application de cette disposition légale, les députés lancent ce lundi 19 septembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, la quatrième session extraordinaire de l’année 2016. Celle-ci porte à son ordre du jour, plusieurs points dont principalement le projet de budget de l’Etat exercice 2017 pour le compte de l’Assemblée nationale. Selon des sources parlementaires, le montant total du budget est estimé à 13,448 milliards F CFA contre 13 442 588538 en 2016 et 12 954 327 307 F CFA en 2015. Le dossier sera présenté par les deux questeurs de l’Assemblée nationale. Leur présentation va s’articuler autour de deux grands axes essentiels à savoir : le point de l’exécution au 30 juin 2016 du budget en cours et les grandes masses de l’avant-projet de budget de budget, gestion 2017. Lesquelles accorderont quelques avantages aux députés et amélioreront les conditions de vie du personnel parlementaire. «Le budget de l’Assemblée nationale est élaboré selon la nomenclature du budget de l’Etat réparti en chapitres et articles pour le la gestion du personnel, du matériel et de fonds spéciaux tenus à sa disposition», dispose l’article 143 du Règlement intérieur du Parlement. C’est la deuxième fois que la 7e législature fait cet exercice budgétaire. La plénière des députés aura donc à apprécier le rapport présenté par les deux questeurs avant son vote. Cette plénière décisive aura lieu pendant les quinze jours que durera la quatrième session extraordinaire de l’année 2016 qui sera ouverte ce lundi 19 septembre par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Une fois voté, le budget de l’Assemblée nationale sera incorporé au projet du budget général de l’Etat exercice 2017 en cours de finalisation au niveau du gouvernement. Cette incorporation doit être faite avant la transmission par l’Exécutif du projet de budget général de l’Etat gestion 2017 pour adoption par l’Assemblée nationale. «Le président de l’Assemblée nationale, en soumettant le projet de budget à l’Assemblée, l’accompagne des documents suivants : le rapport de présentation, l’état du personnel, l’état d’exécution du budget précédent», conclut l’article 153 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale?
Actualités 19 sept. 2016

La Fifa a procédé, jeudi 15 septembre à son siège à Zurich en Suisse, à la publication de son classement. Malgré la raclée (5-2) qui a été infligée à ses Ecureuils par les Aigles du Mali, il y a quelques jours du côté de Bamako, le Bénin n’a pas à rougir par rapport à la place qu’il a occupée.
En raison du grand nombre de matches de qualification pour des compétitions continentales (26) ou de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018 (61) joués ces dernières semaines, le classement mondial Fifa/Coca-Cola a connu de profonds bouleversements, ce mois de septembre.
Sur le plan africain, la Côte d’Ivoire à repris sa place au sommet du tableau. Elle est devant l’Algérie et occupe le 34e rang mondial.
Au niveau mondial, l’Argentine et la Belgique restent respectivement 2e et 3e. Le Brésil se retrouve désormais au sein du Top 5, derrière l’Allemagne et la Colombie, 3e et 4e. Un peu plus loin, l’Uruguay (9e, plus 3) et le Pays de Galles (10e, plus 1) ont intégré le Top 10.
Ce classement a été établi en tenant compte des 126 matches internationaux "A" joués ces dernières semaines, soit au total, 632 matches déjà livrés au titre de l’année 2016.
Au regard de leur déconvenue du dimanche 4 septembre dernier à Bamako, avec le lourd score de 5 buts à 2 que les Ecureuils ont concédé face aux Aigles du Mali, il y avait lieu de craindre pour le matricule du Bénin. Finalement, il y aura eu plus de peur que de mal, puisqu’il s’en est sorti avec une 71e place, devançant entre autres le Cap-Vert (72e), la Guinée-Bissau (73e), la Bulgarie (74e), la Bolivie (75e) et même la Zambie logée au 92e rang.
Dans le précédent classement publié le 11 août dernier, le Bénin occupait le 72e rang, après avoir perdu 4 places. Aujourd’hui, il a donc progressé d’une place. Y a-t-il de quoi se réjouir ?
Certainement pas, car le football béninois est confronté à de nombreuses difficultés qui l’ont rétrogradé très loin en arrière. Avec cette défaite de Bamako, il faudra également s’attendre à de grands bouleversements au sein de la sélection nationale dont nombre des cadres vont prendre leur retraite internationale.
Pour relever la tête, le principal objectif du football béninois sera la qualification à la CAN Cameroun 2019. Malheureusement, l’amateurisme et l’improvisation ayant souvent caractérisé son organisation, on attendra encore la veille pour se lancer, les qualifications à cette CAN démarrant en mars 2017, pour prendre fin en juin 2018. Pour ce faire, le Bénin n’aura qu’à saisir l’opportunité de disputer les matches amicaux lors des journées Fifa. Ce qui lui permettra aussi de ne pas dégringoler lors des prochains classements Fifa/Coca-Cola. Déjà en octobre et novembre prochains avant le début des qualifications, il aura deux dates. Afin de ne pas retomber dans les mêmes erreurs, le Bénin doit se mettre au travail un peu plus tôt. Ce sera dans un premier temps, avec sa sélection nationale locale qui participera au tournoi de l’Uemoa, en novembre prochain à Lomé au Togo. Suivra ensuite les éliminatoires du CHAN Kenya 2018 qui se joueront entre juin et octobre 2017.
Outre l’organisation et le développement du football à la base et des compétitions de jeunes, un accent sera également mis sur les championnats nationaux. Depuis 2011, le Bénin n’a plus connu des championnats au vrai sens du terme. Aussi, les acteurs du football béninois espèrent-ils le démarrage de ceux annoncés par la Fédération béninoise de football avec l’appui du sponsor Nasuba.

L’Assemblée nationale n’est pas restée en marge de la célébration jeudi 15 septembre, de la Journée internationale de la démocratie. Une causerie-débat a été organisée dans l’hémicycle autour du thème central de la journée: « La démocratie 2030, engagements des jeunes». Les échanges ont connu la participation des députés, des membres du Parlement des jeunes et des représentants de plusieurs organisations de jeunesse.
Les projecteurs se sont éteints mercredi 15 septembre, sur la série d’activités que les députés de la 7e législature ont démarré, depuis mardi 14 septembre dernier pour marquer d’une pierre blanche l’édition 2016 de la Journée internationale de la démocratie. Le clou des festivités a été l’organisation, jeudi 15 septembre, d’une causerie-débat sur le thème principal de la journée «La démocratie 2030, engagements des jeunes». Laquelle causerie-débat a réuni à l’hémicycle des députés à l’Assemblée nationale, des membres du Parlement des jeunes ainsi que des représentants d’organisations de jeunesse béninoises. Les participants ont suivi à cet effet deux communications: la première sur «L’agenda 2030 et les ODD 16 relatif à l’Etat de droit, la justice et la paix» présentée par Ginette Camara en service au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Cotonou. La seconde communication a pour thème: « Attirer les jeunes dans les Parlements». Celle-ci a été développée par le directeur des Services législatifs de l’Assemblée nationale, Isaac Fayomi.
Ouvrant les travaux de l’atelier, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété a précisé que c’est l’Union interparlementaire (Uip) qui a engagé le Parlement béninois à s’associer avec les institutions de la République pour commémorer l’édition 2016 de la Journée internationale de la démocratie. Il a salué le choix de ce thème par les Nations Unies qui met l’avenir de la démocratie au cœur des débats. Mieux, ce thème est d’importance capitale pour le Bénin, en ce sens que la jeunesse est le fer de lance de toute activité de l’homme. Et le Parlement béninois voudrait compter sur sa jeunesse pour faire du progrès, pour le vivifier et lui donner davantage de tonus. «Un corps qui ne se renouvelle pas est condamné à la sclérose et à la mort», certifie Eric Houndété qui souhaite un Parlement jeune, engagé, innovant et combatif pour le Bénin au soir des échéances législatives de 2019.
Sauter le verrou des 25 ans d’âge
Le 1er vice-président de l’Assemblée nationale invite les jeunes à se battre pour se faire positionner sur les listes électorales afin de réussir leur rêve. Et l’une des propositions phares issues des échanges est la nécessité de sauter les verrous de 25 ans d’âge plancher pour être candidat aux législatives au Bénin. Beaucoup de députés ont souhaité que cette condition constitutionnelle soit revue et ramenée à 18 ans c’est-à-dire permettre par exemple à tout électeur d’être désormais candidat à la députation au Bénin. Cette question tout comme le débat relatif au quota qu’il faut accorder aux femmes sur les listes électorales a beaucoup nourri les échanges qui ont suivi la seconde communication. «Le thème de cette journée appelle des engagements, des résolutions et des recommandations», insiste Eric Houndété qui promet que le Parlement béninois prendra en compte autant que faire se peut les différentes propositions issues de la causerie-débat.«Pourquoi limiter dans la Constitution du 11 décembre 1990 à 25 ans l’âge qu’il faut avoir pour accéder au parlement», s’indigne-t-il. Selon lui, il connaît plusieurs jeunes qui à cet âge sont brillants et peuvent tenir des débats parlementaires mieux que certains aînés. «Il faut mettre la pression sur les aînés pour que les choses changent surtout dans les lois pour permettre aux jeunes de venir massivement en politique», conseille Eric Houndété aux jeunes présents et pressés de voir les vieux leur passer la main. Il sera suivi par plusieurs autres de ses collègues dont Nassirou Arifari Bako. «Les jeunes ont mis le doigt sur les tares que nous traînons. Oui il faut faciliter l’accès à la politique aux jeunes mais pas n’importe quel jeune», nuance le député qui invite les jeunes désireux de faire la politique à aller à l’école de la vie en copiant les bonnes pratiques des aînés et en rejetant les mauvaises. «Nous ne sommes pas des modèles. Nous ne sommes que des parcours, des itinéraires dont vous pouvez vous inspirer», indique Nassirou Bako Arifari. Ainsi, la volonté politique existe désormais pour faire participer les jeunes à la gestion de la vie politique. Il ne reste qu’à attendre l’issue des réformes institutionnelles et politiques en cours au Bénin pour voir si ce plaidoyer en faveur des jeunes et des femmes sera pris en compte.
Actualités 16 sept. 2016

Dans le cadre des activités devant meubler la journée mondiale de la préservation de la couche d’ozone prévue pour ce jour le secrétaire général adjoint du ministère du Cadre de vie, Jean Charles Gnonhoué, a procédé, jeudi 15 septembre au lancement de l’atelier de mise en œuvre du processus d’installation de l’Association nationale de froid et de climatisation. C’était en présence du directeur général de l’Environnement, Martin Pépin Aïna, des cadres et acteurs privés du secteur.
Amener les techniciens de froid et de climatisation à jouer leur partition par l’adoption de bonnes pratiques dans l’exercice de leur métier. Tel est, selon Martin Pépin Aïna, le but que vise l’atelier d’installation de l’Association nationale de froid et de climatisation. Pour lui, la mise en place de ladite association permettra de mieux sécuriser les interventions des techniciens sur les équipements grâce au renforcement des capacités, à l’information et à la formation des acteurs du secteur. Il importe de rappeler que l’atelier intervient aussi à la veille de la commémoration de la journée mondiale de la préservation de la couche d’ozone dont le thème est :« L’ozone et le climat restaurés grâce à un monde uni ».
Pour Martin Pépin Aïna, le Bénin partie à la Convention de Vienne et au Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la couche d’ozone doit respecter les engagements pris dans le secteur.
Ce que confirme Jean Charles Gnonhoué, secrétaire général adjoint du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. C’est dans cette optiquequ’il relève que tous, techniciens et acteurs à tous les niveaux doivent conjuguer les efforts pour contribuer à l’appropriation des techniques d’entretien et de maintenance des équipements de froid et de climatisation de nouvelle génération. « La maitrise de ces nouvelles technologies dans le domaine du froid et climatisation pourrait permettre d’améliorer vos prestations de service et de vous positionner comme des acteurs incontournables pour le développement économique de notre pays mais aussi pour la protection de l’environnement », avise Jean Charles Gnonhoué qui nourrit l’espoir que le Bénin redore son blason en exportant des techniciens de froid et climatisation dans la région.
La conviction du secrétaire général adjoint du ministère du Cadre de vie est que la mise en place de cette association demeure la seule solution pour la plupart des problèmes auxquels sont confrontés les techniciens de froid et climatisation; notamment la concurrence déloyale, le manque d’emplois et l’inexistence d’équipements. Ainsi, justifie Jean Charles Gnonhoué, pour maîtriser l’utilisation des gaz qui remplaceront les R410a, R404a et R407c,hydrofluorocarbones favorisant le réchauffement climatique, il faut en face de l’Etat, un interlocuteur valable, capable de faire part des différentes doléances ; ce qui montre selon lui, la nécessité de l’existence du creuset en cours de formation.
L’année 2030 représente, développe le secrétaire général adjoint du ministère, l’échéance fixée par le Protocole de Montréal pour l’élimination complète des hydrofluorocarbones communément appelés fréons 22. D’où, relève-t-il, l’importance particulière de la mise en place d’une pareille association, garante de la compétitivité et de l’avenir des techniciens de froid et climatisation. C’est pourquoi il a exhorté les participants à jeter les bases d’une association durable pour les compatriotes et le développement économique du pays.