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Nouvelles

Conseil national du travail: La hiérarchisation des salaires minima comme point d’orgue

Adidjatou Mathys, ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales a officiellement ouvert, mardi 6 septembre à l’Infosec, la première session ordinaire du Conseil national du travail (CNT) au titre de l’année 2016. La hiérarchisation des salaires minima constitue le point d’orgue de cette assise à laquelle ont également pris part, les travailleurs et le Conseil national du patronat (CNP-Bénin).

Le point inscrit à l’ordre du jour de la session du CNT est d’autant plus important que la non-revalorisation des salaires hiérarchisés pénalise, selon le ministre Adidjatou Mathys, les employeurs des villes et campagnes du Bénin. En effet, la situation est demeurée telle, malgré le relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) de 31 625 à 40 000 F CFA depuis 2014. « Les employeurs, de ce fait, ne disposent pas d’un référentiel subséquent pour asseoir une politique salariale conséquente et empreinte de justice », a-t-elle ajouté.
Dieudonné Lokossou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) et porte-parole du groupe des travailleurs pour la circonstance, a souhaité que les débats aboutissent effectivement à des solutions idoines afin que les bénéficiaires de cette mesure jouissent enfin de leurs droits. Il a en outre appelé à la vigilance du ministre et des responsables du patronat par rapport aux employeurs qui refusent d’appliquer à leurs employés, le Smig relevé de même que les salaires hiérarchisés.
Constant D. Migan, porte-parole du CNP-Bénin a rassuré les participants, de la disponibilité du patronat à accompagner tous les efforts concernant l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés au Bénin. Les partenaires sociaux ont par ailleurs, évoqué la charte nationale sur le dialogue social signé le 30 août dernier, comme gage de leur bonne foi à instaurer avec le gouvernement, une atmosphère paisible?

Actualités 07 sept. 2016


Forum sur l’école béninoise: La CSTB préoccupée par la ruine du système éducatif

Face à ce qu'elle qualifie de ruine de l’école au Bénin, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) a organisé, mardi 6 septembre à la Bourse du Travail à Cotonou, un forum. Portant sur le thème « Face à la ruine constatée de l’école béninoise, quelles solutions adéquates pour en sortir ? », la rencontre débouchera sur des recommandations pour corriger les dysfonctionnements identifiés.

La situation de ruine de l’école béninoise interpelle la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB). Elle fait dire à son secrétaire général, Paul Essè Iko, que « L’école est ruinée, elle est foutue et nous sommes foutus ».

Procédant à l’ouverture du forum, Paul Essè Iko, secrétaire général de la CSTB et président du comité d’organisation, peint l’état actuel de l’école. « L’école est complètement détruite avec des classes sans maîtres, des enseignants coupés de leurs cultures et de leurs milieux, privés de leurs langues de communication et incapables de s’exprimer et d’agir », relève-t-il. Ainsi, de l’enseignement maternel au supérieur en passant par le primaire et le secondaire, les enseignants manquent du minimum, non seulement pour leur survie mais aussi pour le travail. Mettant l’accent sur l’enseignement supérieur, il fera savoir qu’il est touché de plein fouet par une crise et une faculté entière est frappée de l’invalidation de l’année universitaire avec 21 étudiants radiés pour cinq ans.
Selon lui, ce tableau sombre fait dire à certains que la faute incombe aux parents d’élèves qui auraient failli à l’éducation de leur progéniture. Reconnaissant l’importance du rôle des parents dans la réussite des apprenants, Paul Essè Iko entrevoit un préalable. A ce sujet, il préconise qu’il faille que la culture et la langue du milieu des parents soient prises en compte dans l’enseignement dispensé à l’enfant. De même, soutient-il, il faut aussi faciliter l’implication des parents d’élèves dans le cursus scolaire. De ce fait, le programme ne doit pas les isoler.
Dans la présentation de la typologie des autres facteurs à la base de l’échec scolaire, Paul Essè Iko rapporte qu’il s’agit de l’administration de l’école, des programmes inadaptés et abêtissants, les enseignants mal formés, la mauvaise gestion, le manque d’enseignants.
Face à cette situation, il précisera que la rencontre a pour mission de réfléchir sur les programmes exécutés, la qualité et la quantité des enseignants et leurs conditions de vie et de travail, les problèmes d’infrastructures scolaires et universitaires. Mais l’école privée n’échappera pas aux réflexions, assure Paul Essè Iko convaincu que le système est unique. Aussi invitera-t-il les participants à poser un bon diagnostic et à trouver de bonnes solutions pour sortir l’école de son coma?

Actualités 07 sept. 2016


Festival international des danses et percussions du Bénin : Les innovations majeures de la cinquième édition

Après quatre éditions successives auréolées de succès, le Festival international des danses et percussions aura lieu, pour la cinquième fois consécutive dans les tout prochains jours avec une programmation alléchante et de nombreuses innovations.

Le Bénin peut tirer de nombreux profits de la position du premier responsable de la troupe « Les as du Bénin », investi depuis peu, président Afrique des organisateurs de festival de danse dans le monde et dont le siège se trouve en Corée. Cette place, Stanislas Dègbo compte bien l’occuper, mais entend surtout faire profiter aux troupes de danse de son pays, tous les avantages que cela peut procurer. C’est ce qui justifie, explique-t-il, le choix fait par lui et son comité d’organisation, de revoir le calendrier de déroulement du Festival international des danses et percussions qu’il organise depuis cinq ans. Cette année, selon Stanislas Dègbo, pour le compte de la cinquième édition, une pause sera marquée pour donner de nouvelles orientations au festival et accroître les chances des troupes qui y participent à diffuser leurs spectacles de danse un peu partout sur le continent. Habituellement organisée au mois de décembre, l’édition 2016 s’organisera en septembre. Ce qui permettra, indique Stanislas Dègbo, de soumettre aux assises internationales des organisateurs de festival de danse, les dossiers des troupes béninoises et de les faire participer à la sélection des troupes qui feront le tour du monde en diffusant leurs créations.

Ce réaménagement leur est parvenu après les quatre précédentes éditions qui ont vu la victoire des ensembles artistiques Ashakata de Porto-Novo, Oshala de Godomey, Tonassé et Océan. Au lieu de lancer la procédure habituelle pour sélectionner les troupes devant prendre part au Festival international des danses et percussions, il a été question cette année de rappeler les gagnants des quatre premières éditions pour les mettre en compétition. Une manière, précise Stanislas Dègbo de jauger leur niveau de compétitivité et de s’assurer que ces danseurs continuent d’être en phase avec les exigences de leur art. L’issue de la compétition, à l’en croire, sera toute bénéfique pour le vainqueur qui fera tourner des spectacles de danse d’abord dans les pays de la sous-région, ensuite au plan africain puis enfin, dans le monde.
L’autre innovation sur laquelle insiste Stanislas Dègbo, c’est le choix des thématiques de création. « Chaque année, on a le plaisir de mettre en compétition des spectacles de danse créés à partir de thème librement choisi par les groupes. Mais ce sont les spectacles thématiques qui intéressent désormais les groupes. Comme le théâtre, un spectacle de danse doit développer un thème. Pour encourager les groupes à travailler dans ce sens, nous avons voulu marquer », explique-t-il. Cette option selon cet acteur averti du milieu de la danse permettra de rendre plus compétitives les danses béninoises. Et s’il y tient autant, c’est, dit-il, pour éviter que le Bénin qui coordonne les activités de la zone Afrique des organisateurs de festival dans le monde, ne fasse pas piètre figure à l’occasion de ses sorties à l’extérieur. Le week-end prochain, pour le compte de la cinquième édition du Festival international des danses et percussions, c’est la commune d’Abomey-Calavi qui sera à l’honneur avec de nombreuses attractions. D’ici là, le festival s’ouvrira aux troupes étrangères qui ne cessent d’en faire la demande?

Culture 06 sept. 2016


Professionnalisation des systèmes financiers décentralisés: Le Consortium Alafia renforce les capacités des agents de crédit

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, Consortium Alafia, organise depuis, lundi 5 septembre au CPILD à Cotonou, une formation à l’intention des agents de crédit de ses structures membres. Sanctionnée par un examen d’évaluation qui donne droit à un diplôme professionnel en microfinance, cette formation est prévue pour durer 13 jours.

La professionnalisation des systèmes financiers décentralisés (Sfd) membres, à travers le renforcement des capacités de leurs agents, tient beaucoup à cœur au Consortium Alafia. Etant donné que l’activité de la microfinance est un métier, il va falloir nécessairement que l’on forme ceux qui l’exercent. « Nous voulons que ceux qui exercent cette activité soient des professionnels. Des acteurs bien imprégnés des questions de la microfinance et qui arrivent à contourner ou à gérer les risques, puis à poser des actes respectant le cadre règlementaire et permettant de satisfaire les clients », a indiqué le directeur exécutif du Consortium Alafia, Ignace Dovi. Il veut aussi que les Sfd soient des professionnels parce que, estime-t-il, leurs activités connaissent des évolutions et présentent de nouvelles facettes. Ainsi, va-t-il falloir que leurs acteurs s’adaptent aux nouvelles réalités.
Pour le directeur exécutif du Consortium Alafia, les structures de microfinance doivent être organisées en respectant le cadre règlementaire. Ce qui, selon lui, exige l’encadrement de leurs promoteurs. « Ils doivent être accompagnés par leurs associations pour la mise en place des structures respectant le cadre légal », insiste Ignace Dovi. Les acteurs que sont les responsables, gestionnaires et autres, de ces institutions de microfinance (Imf), sont aussi appelés à être aguerris et outillés. D’où cette formation au profit de 20 agents de crédit et donnant droit à un diplôme professionnel en microfinance, après un examen d’évaluation. Commencée lundi 5 septembre à Cotonou, elle est organisée par le Consortium Alafia en partenariat avec le Centre de la formation de la profession bancaire (CFPB) basé en France.

Pour davantage de professionnalisme

Les participants suivront 7 modules. Ils auront à découvrir le cadre règlementaire de l’activité de microfinance et l’environnement économique dans lequel ils travaillent. S’agissant de la gestion de la clientèle, ils apprendront à aborder les clients, à écouter et à analyser leurs besoins, à leur donner véritablement satisfaction et à les protéger. D’autres modules programmés pour leur formation, s’est réjoui le directeur exécutif Ignace Dovi, porteront sur le montage des dossiers de crédit, l’analyse de la demande d’un crédit, les garanties, les sûretés qu’un Imf peut prendre dans le cadre l’exercice de ses activités. Suivront ensuite, l’étude des actes uniformes de l’Ohada relatifs aux procédures simplifiées de recouvrement. Les agents de crédit auront, en effet, à examiner les bonnes stratégies en matière de recouvrement, l’éducation financière de la clientèle. Tous ces modules sont regroupés dans 5 unités de formation qui concernent entre autres, le développement des opérations de microfinance, la mise en place et le suivi du financement et l’optimisation de l’activité.
Prévue pour durer 13 journées, la formation vise à développer les connaissances générales et spécifiques des agents de crédit. C’est pour un exercice rigoureux et performant de leur métier, face à des clients qui les sollicitent pour créer ou développer leurs entreprises. Outre favoriser l’évolution professionnelle de ces agents sur des critères de compétences, cette formation leur permettra de savoir instruire et gérer professionnellement les dossiers de crédit, selon les meilleures pratiques en microfinance. Enfin, elle les aidera à savoir analyser les risques inhérents à l’activité de crédit des Sfd. L’obtention du diplôme professionnel en microfinance fera d’eux, a fait remarquer Ignace Dovi, des agents de crédit performants en ce qui concerne leur métier, mais aussi dans leurs relations avec la clientèle et leurs supérieurs.
Après les agents de crédit, ce sera au tour des chefs ou directeurs d’agence de bénéficier aussi d’une formation sanctionnée par un diplôme, a rassuré le directeur exécutif du Consortium Alafia. Il a exhorté les participants à l’assiduité et au travail consciencieux pour réaliser un taux de réussite de 100%.

Economie 06 sept. 2016


Unité nationale et développement national équilibré: Les défis à relever par les partis politiques selon la Caunab

L’Association "Convergence d’actions pour l’unité nationale du Bénin" (Caunab) a organisé dimanche 4 septembre, à Cotonou, une rencontre citoyenne d’échange sur le thème, "Partis politiques, unité nationale et développement équilibré : quels défis à relever ?". C’était en présence de plusieurs personnalités politiques et administratives.

«Faire avancer la réflexion sur la construction de l’unité nationale et sur les tâches qui en résultent». Telle est selon le président de l’association «Convergence d’actions pour l’unité nationale du Bénin» (Caunab), Adékpédjou Sylvain Akindès, la tâche à laquelle sont conviés les participants à la rencontre citoyenne organisée dimanche 4 septembre. Cette rencontre a regroupé des jeunes, des femmes, des Organisations de la société civile, des représentants de partis et personnalités politiques ainsi que ceux des institutions de l’Etat.

Pour Adékpédjou Sylvain Akindès, les contraintes politiques des dirigeants ne sauraient attiédir l’élan des membres de la Caunab. Car souligne-t-il, «le combat pour la cohésion du Bénin est au-dessus des considérations contingentes qui, parfois peuvent conduire à ne pas voir plus loin que le temps du pouvoir passager que l’on détient». Il plaide pour des actions avec la patience de celui qui plante un arbre. Ce dernier dit-il, sait qu’il ne saurait pousser au rythme idéal.
Le président de la Caunab souligne que le planteur pose son acte avec la certitude que d’autres, en même temps que lui et après lui, continueront à arroser le plant mis en terre pour que cet arbre donne l’ombre sous lequel leurs compatriotes pourront s’abriter. «Il leur faut cependant faire le maximum possible humainement pour tirer profit du présent et ne pas négliger les possibilités même les plus infimes qu’il offre», relève Adékpédjou Sylvain Akindès. Telle est la philosophie de l’action citoyenne à laquelle les participants à la rencontre ont été invités à adhérer.
Deux panels ont été prévus pour cerner les enjeux auxquels les citoyens sont confrontés. Le premier porte sur le régime des partis politiques pour déceler les faiblesses qui constituent des freins à l’engagement en faveur du vivre-ensemble des Béninois dans la paix et la concorde nationales. Il a été question à cet effet, de mettre en lumière les pesanteurs sociologiques à la base de cette situation d’essoufflement des efforts pour bâtir des partis politiques capables d’animer réellement la vie politique béninoise, de présenter et de faire élire un candidat directement issu de leurs rangs et disposant d’une équipe préparée à conduire harmonieusement la destinée du pays.
Pour Adékpédjou Sylvain
Akindès, c’est d’une analyse objective de ces réalités que pointeront les solutions consensuelles à la faiblesse actuelle du régime des partis politiques au Bénin.
Le deuxième panel a abordé la volonté naturelle de se mobiliser pour le développement de son "patelin". La solution pour un développement national équilibré, relève le président de la Caunab, réside dans une politique adaptée de décentralisation. «Une telle politique si elle pouvait permettre que les populations de tous les recoins du pays bénéficient des fruits de la croissance, de l’action du pouvoir central pour mesurer les déséquilibres existants et programmer dans le temps leurs résorptions progressives mais certaines, cela ne pourrait qu’avoir des effets heureux sur la cohésion nationale et le sentiment d’appartenir à un pays uni pris comme un héritage commun à tous, à entretenir et préserver de la violence».
Des sujets, rassure le président de la Caunab, qui ont été confiés à des intervenants choisis en fonction de leurs compétences, expériences et capacités à prendre du recul sur les contingences ponctuelles et les engagements politiques personnels.

Politique 05 sept. 2016


Décentralisation : Le maire de Bonou sous menace de destitution

Le conseil communal de Bonou est en crise. Le vent de destitution de maires de certaines municipalités et communes du Bénin depuis quelques jours ne l’a pas épargné. En effet, six conseillers communaux sur les neuf que compte le conseil communal viennent de signer une motion de destitution du maire Alexandre Zannou.

La fronde est menée par Emmanuel Zounmènou, le premier adjoint au maire. L’affaire fait grand bruit à Bonou où les six conseillers communaux signataires ne veulent rien entendre : le maire Alexandre Zannou doit partir. Selon la motion de destitution dont copie a été envoyée au préfet de l’Ouémé, autorité de tutelle, il est surtout reproché au maire : «une gestion solitaire et cavalière, un recrutement massif et hors quota, l'opacité dans la passation des marchés de la commune et le harcèlement du personnel féminin de l’hôtel de ville». Saisie de l’affaire, le préfet Joachim Apithy n’est pas resté les bras croisés. Il a envoyé jeudi 1er septembre dernier une mission à Bonou pour tenter de réconcilier les deux parties. Mais cette mission a échoué. La délégation est retournée à la préfecture bredouille tant les conseilleurs frondeurs n'ont voulu démordre. Une seconde mission devrait repartir demain mardi 6 septembre sur le terrain, apprend-on des sources proches de la préfecture, toujours pour le même exercice de réconciliation pour tenter de ramener la paix au sein de ce conseil communal. Les regards sont actuellement rivés vers l’issue de cette deuxième médiation. En cas d’échec encore, les six conseillers communaux protestataires n’auront qu’à forcer la main au maire Alexandre Zannou pour la convocation d’une session extraordinaire qui connaîtra de cette affaire de destitution. Affaire à suivre donc?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Politique 05 sept. 2016


Pour sa participation au Prix Béninois de la qualité: Le système qualité de l’Onip évalué

Dans le cadre de sa participation au Prix Béninois de la qualité, une délégation de trois auditeurs de la coordination nationale du Prix qualité de l’UEMOA a évalué, vendredi 3 septembre dernier, le système qualité de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Au terme de cette évaluation, les auditeurs ont salué les efforts qui se font au niveau de cet Office pour satisfaire sa clientèle avant de relever des écarts que la direction générale et les pilotes de processus ont pris l’engagement de corriger.

« Il y a du potentiel. On sent à travers le personnel, une bonne dynamique. Toutes les conditions sont réunies pour avoir quelque chose de profitable concernant la qualité». L’auditeur Youssouf Mama Sika n'a pas caché sa satisfaction au terme de la séance marathon d’évaluation de près de 4 h d’horloge. Accompagné de ses collègues, René Akowanou et Abdou Océni, le coordonnateur technique national du système qualité Afrique de l’Ouest, a soumis l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) à un véritable examen probatoire.

Le Service commercial, la Rédaction du journal La Nation, la Section messagerie, l’Imprimerie, la Section photo, la Documentation, la Cellule informatique, le moindre secteur impliqué dans la chaîne de production de l’office a été scruté au plus près. A la fois taquin et tatillon, Youssouf Mama Sika a parfois glissé quelques peaux de bananes à ses hôtes. «Vous déplacez-vous vers les clients pour prendre en compte leurs exigences?», lance-t-il à la Section messagerie. Mobilisé pour la circonstance, tous les pilotes de processus de l’Onip ont su défendre leur label. «Nous avons des dépositaires auprès de qui nous recensons les éventuelles plaintes», répond Marie-Madeleine Akoffodji, chef Service commercial. «Le dernier client est servi à 10h au plus tard chaque jour», ajoute-elle.
A la Rédaction comme à la Section documentation, le travail abattu sur place a été salué par les évaluateurs. Notamment, la numérisation grâce à laquelle les documents sont sauvegardés. «Je puis vous dire modestement que peu de structures disposent d’archives aussi fournies au Bénin», a affirmé la responsable de la section, Hyacinthe Koudhorot.
A l’Imprimerie, les prouesses des machines de dernière génération ont été vantées par son directeur, Edmond Zossoungbo. «Nous avons la version film, la version plaque et la version calque», a-t-il souligné sous le regard admirateur des auditeurs.

Satisfecits et recommandations

Les échanges ont débouché sur des recommandations afin de ferrer davantage les clients. René Akowanou a plaidé pour un meilleur suivi des abonnés. «C’est un domaine très concurrentiel. La veille à ce niveau doit être permanente», a insisté Youssouf Mama Sika. Il a également souhaité le lancement d’une étude pour déterminer la part du marché de l’Onip, au sein de son environnement. Cela participe, souligne-t-il, d’une démarche pour faire rêver le client.
«Nous allons nous mettre au travail conformément aux axes d’amélioration qu’ils nous ont dégagés, afin d’être au top à leur prochaine visite. Nous voulons être les meilleurs concernant la qualité», a déclaré Camille Guy H. Adinci, directeur général de l’Onip.
Selon Youssouf Mama Sika, c’est toujours bien pour une entreprise engagée dans la démarche qualité, de se confronter aux autres. Cela permet, poursuit-il, de développer une émulation du système.
La participation de l’Onip à cette 5e édition du prix Béninois de la qualité, s’inscrit dans le cadre de l’opportunité offerte par le gouvernement aux entreprises de se mettre en conformité avec les méthodes de production des entreprises de la sous-région.
Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, avait en effet instruit ses homologues à faire participer toutes les entreprises sous leur tutelle. Le nombre d’exigences varie selon chacun des 4 niveaux. Le 3e niveau pour lequel, l’Onip a postulé en comporte 27. «Nous sommes très confiants», s’est félicité Camille Guy Adinci, réaffirmant l’engagement de sa structure à placer le client au cœur de ses stratégies.

Actualités 05 sept. 2016


Déguerpissement des fleuristes à Cotonou: Pour la ville, nous détruisons

Installés depuis des lustres, le long du pan Est de la clôture de l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin de Cadjèhoun, des fleuristes ont été déguerpis jeudi 1er septembre sur ordre de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Asecna). Pour les indélicats du jour, la pilule, quand bien même administrée selon les règles en la matière, reste amère et destructrice.

Des maniements d’une pelle mécanique hydraulique comme sur un chantier. Mais, c’est plutôt sur un terrain de fleurs. Dans l’atmosphère mi-sèche de l’après-midi du jeudi 1er septembre, l’engin détruit sans répit, l’installation-combien immense- des fleuristes à côté de l’une des palissades de l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin de Cadjèhoun. La scène suscite un attroupement aux abords de l’échangeur de Houéyiho. «Ça fait pitié !», «ce n’est pas normal !», «que de pertes ! ». Autant d’exclamations lâchées par les curieux. Cela décrit la désolation de ces fleuristes qui, regards larmoyants, assistent impuissants à ce coup de force de l’Asecna.

Pieds nus et pagne noué, Maman Isaac toise les acteurs du déguerpissement. Sous le choc, elle use d’un langage amer pour traduire son émotion. «C’est mauvais ce qu’ils font. C’est un péché», déclare-t-elle abattue. «Il y a une semaine, nous avons été informés par la mairie. Et voilà, qu’aujourd’hui, ils viennent avec leur bulldozer tout casser», explique-t-elle. En faisant allusion au programme de l’Etat «10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres», un des spectateurs déplore l’agressivité utilisée dans le cas d’espèce pour «dévaster cet espace vert » sans une perspective claire de réinstallation des fleuristes. Le désarroi est palpable.

Bouche bée

De part et d’autre, différentes espèces de fleurs et d’arbres ainsi que leurs pots sont écrabouillés avec les va-et-vient de la pelleuse. Une horde d’agents de la police municipale et de la gendarmerie veillent au grain. Quelques clients veulent profiter de la situation pour payer à vil prix les fleurs.
Autrefois attrayant par sa beauté, l’endroit est dépourvu de son éclat en moins d’une heure. Cela suscite l’inquiétude de Yves Ariori, zémidjan assis sur sa moto. Il s’écrie: «Que vont-ils faire avec cet espace?, pourvu qu’ils l’entretiennent».
L’opération n’est pas inscrite dans le cadre du déguerpissement des vendeurs initié par la municipalité de Cotonou. Commanditée par l’Asecna, elle vise exclusivement les fleuristes. Retrouvée sur place et questionnée sur le sujet, l’équipe chargée de l'opération a adopté la règle de l’omerta pour s’extirper. «Adressez-vous à l’huissier», signifie l’un d’eux. Approché, celui-ci est également resté bouche bée.
Selon les informations recueillies sur place, l’Asecna avait exigé des fleuristes, l’observation d’un écart de six mètres entre leurs installations et la clôture de l’aéroport. Cette recommandation vieille de plusieurs années, n’a jamais été suivie d’effets.
Roland Afanou un des fleuristes joue la carte de la franchise. « Je ne m’en souviens pas exactement mais cela fait plus de 15 ans qu’ils nous avertissent», reconnaît l’homme en sueur, s’affairant à déplacer vers le trottoir ses quelques objets épargnés par la casse.

Actualités 02 sept. 2016


Programme d’hydraulique villageoise de l’UEMOA: 500 forages effectivement réalisés, la seconde phase annoncée

Après la cérémonie de rétrocession officielle des 500 forages réalisés dans le cadre de la première phase du Programme d’hydraulique villageoise de la Commission de l’UEMOA au profit du Bénin, lundi dernier, une délégation de l’Union conduite par le Commissaire chargé du département de la sécurité alimentaire, de l’agriculture, des mines et de l’environnement Ibrahima Dieme a fait une descente sur le terrain pour constater l’effectivité de ces réalisations, dans les communes d’Adjohoun et d’Avrankou, dans le département de l’Ouémé.

Dassah, un village de l’arrondissement de Kouti, dans la commune d’Avrankou, a été l’une des localités visitées par une délégation constituée des cadres du ministère en charge de l’Eau ainsi que des représentants de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il s’agit d’une localité parmi les plus de 500 qui ont bénéficié de forages équipés de pompes à motricité humaine. Réalisés dans le cadre du Programme d’hydraulique villageoise, sur financement de l’UEMOA, les ouvrages implantés dans onze (11) départements du Bénin ont coûté plus de quatre (4) milliards de francs CFA.

Lors de la visite de terrain mardi dernier, un appel aux populations a été lancé par Ibrahima Dieme, Commissaire chargé de la Sécurité alimentaire de l’UEMOA. Constatant de visu la réalisation des ouvrages dans les communes d’Adjohoun et d’Avrankou, deux localités du département de l’Ouémé, il s’est réjoui avant d’exhorter les uns et les autres à une plus grande vigilance dans l’entretien de ces forages.
Très heureuses de l’aboutissement de cette première phase du Programme régional d’aménagement hydraulique, les populations n’ont eu d’autres mots que de remercier la Commission de l’UEMOA. Par la voix de Gabriel Gahoutodé, Premier adjoint au maire d’Avrankou, les populations de Dassah, comme d’autres localités visitées, ont pris l’engagement de bien entretenir les joyaux, tout en attirant l’attention des hôtes sur d’autres maux liés à leur mode de vie primitive. Il s’agit notamment du manque d’infrastructures sanitaires et routières.
Revenant sur les objectifs de ce programme, Serge Mariano, chef du Programme hydraulique au ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines, a réexpliqué que ces forages ne sont que la partie visible de l’iceberg, les rapports bilatéraux entre l’UEMOA et le Bénin étant plus immenses.
Le cap est désormais mis sur la seconde phase de ce Programme, une phase dans laquelle seront réalisés 120 forages équipés de pompes à motricité humaine, 25 mini adductions d’eau solaire, 02 adductions d’eau multi villages, 06 postes d’eau autonomes, 60 latrines publiques et 2 250 latrines privées.

Une seconde phase acquise

Il faut rappeler que lors de la cérémonie de rétrocession, lundi dernier, le commissaire de l’Uemoa a souligné que c’est la bonne mise en œuvre de la première phase qui a permis à la Commission de l’Uémoa de mobiliser sans aucune difficulté, 12,5 millions de dollars US pour le Bénin auprès de la Banque islamique de développement, pour le financement de la seconde phase du programme qui a été lancée le 28 juillet dernier à Dakar au Sénégal.
Pour le commissaire en effet, il s’agit d’un financement innovant. « Le Triple WIN » où la Banque islamique de développement accorde un prêt au Bénin et la Commission de l’Uémoa supporte la bonification pour le rendre concessionnel.
Ibrahima Dieme a par ailleurs, indiqué que dans le cadre de cette seconde phase, la Commission de l’Uémoa a initié avec ses propres ressources, un Programme régional d’aménagements hydrauliques multi-usages pour la sécurité alimentaire dont l’objectif est de contribuer, de manière efficace et pérenne, à l’amélioration de l’alimentation en eau potable, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire.
Pour le Bénin, précise le commissaire, le montant mobilisé est de un milliard 124 millions de francs Cfa pour un aménagement multi-usages dans l’arrondissement de Kouforpissiga dans l’Atacora?

Actualités 01 sept. 2016


Séjour du président Patrice Talon au pays de Paul Kagamé: Un accord de coopération multisectoriel signé avec le Rwanda

A l’invitation du président Paul Kagamé, le chef de l’Etat, Patrice Talon a effectué du 29 au 31 août, une visite officielle au Rwanda. Laquelle lui a donné l’occasion d’impulser un nouveau dynamisme aux relations entre les deux pays.

Une visite bénéfique. C’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci qualifie la visite officielle du président Talon au Rwanda. Ce séjour, entamé le lundi 29 août dernier, a surtout permis aux deux pays d’envisager une coopération mutuelle plus fructueuse. Le Rwanda étant devenu également un modèle de développement sur le continent, le Bénin compte bien aller à son école. Au cours du point de presse qu’il a animé à l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin à son retour au pays, le patron de la diplomatie béninoise a retracé le parcours de la délégation béninoise en terre rwandaise. Laquelle est faite pour l’essentiel de rencontres, d’échanges et de discussions dont les effets devraient se faire sentir sous peu.

Il a ainsi évoqué l’accueil chaleureux réservé au président Patrice Talon et à sa suite par le président Paul Kagamé. Le chef de l’Etat a été personnellement accueilli par son homologue avant de se rendre au mémorial du génocide rwandais pour se recueillir et rendre hommage aux victimes. Un moment de grande émotion, a soutenu le ministre des Affaires étrangères. Un autre temps fort de cette visite a été la rencontre au Centre de convention de Kigali. Là, indique-t-il, le président Patrice Talon a assisté à une présentation du modèle rwandais de développement. Les piliers essentiels qui fondent l’action de développement de ce pays ont été expliqué au président Patrice Talon et à sa suite, a-t-il déclaré. Cette rencontre a été ponctuée de nombreuses explications, le chef de l’Etat ayant manifesté une attention particulière pour plusieurs points des exposés notamment en ce qui concerne des secteurs prioritaires de développement.
Comme il en a pris l’habitude, le chef de l’Etat a aussi eu des échanges avec la communauté béninoise présente dans ce pays. Au cours de son séjour, le président Patrice Talon a également visité les locaux de l'Agence rwandaise pour la promotion de l'investissement pour s'imprégner du fonctionnement et du travail qui s’y fait. Bien d’autres infrastructures et structures ont reçu la délégation béninoise. A chacune des étapes, il a été question de coopération et de développement. Ce qui justifie sans doute la signature entre les ministres en charge des Affaires étrangères du Bénin et du Rwanda, d’un accord de coopération multisectoriel. Accord sur lequel, les deux chefs d’Etat ont donné des instructions pour une mise en application diligente. Le ministre Aurélien Agbénonci est revenu au cours de son point de presse sur l’annonce faite par le chef de l’Etat relativement aux facilités de visas à accorder aux ressortissants africains. Selon lui, il s’agit d’une préoccupation de vieille date maintes fois manifestée par le président de la République qui l’a déjà évoqué dès le second Conseil des ministres après sa prise de fonction ?

Actualités 01 sept. 2016


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