La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Suppression de l’Université d’agriculture de Kétou: Députés et Société civile de l’Ouémé-Plateau s’en remettent à Houngbédji

Les députés des 15e, 19e, 20e et 21e circonscriptions électorales et les acteurs de la Société civile de l’Ouémé-Plateau étaient en audience mercredi 10 août chez le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ils ont allés exprimer leur colère et leur indignation à la deuxième personnalité de l’Etat par rapport à la nouvelle carte universitaire adoptée par le gouvernement qui mue l’Université d’agriculture de Kétou en un centre universitaire et fait de l'Université de Porto-Novo désormais en une Université agricole.

La polémique autour de la nouvelle carte universitaire proposée par le gouvernement du président Patrice Talon ne finit pas de faire des vagues. Après les populations de Kétou, c’est au tour des députés, cadres, sages et notables des départements de l’Ouémé-Plateau de rejeter cette nouvelle carte universitaire qui réduit l’Université d’agriculture de Kétou à sa plus simple expression. Ces derniers sont allés dire leurs amertumes mercredi 10 août, au président de l’Assemblée nationale qui les a reçus en audience au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. «Nous sommes écœurés par ce qu’on nous propose comme carte universitaire. Nous sommes venus dire au deuxième personnage du Bénin que cette carte universitaire peut provoquer la césure nationale, c'est-à-dire faire jeter le sang de la Nation», a déclaré le professeur Djijoho Padonou, porte-parole de la Société civile, au sortir des échanges avec Me Adrien Houngbédji. « Mais quand toute une région sent qu’on ne lui accorde pas la place qu’il faut dans le concert de la Nation, je crois que cette région se sent écartée. Il y a eu des velléités et il faut oser le dire. (…) Nous sommes venus en parler au président de l’Assemblée nationale et lui dire quelles sont nos amertumes et les risques qu’on encourt en continuant dans cette direction», ajoute-t-il. Selon lui, la réforme visant à transformer l’Université d’agriculture de Kétou en un centre universitaire et rattaché à l’Université agricole de Porto-Novo qui perd désormais l’Université de

Porto-Novo déjà fonctionnelle n’a pas de sens. «On doit tout faire pour que Porto-Novo, capitale constitutionnelle du Bénin, ait une université à part entière et pluridisciplinaire», souligne le porte parole de la Société civile. Quant à l’Université d’agriculture de Kétou, Djijoho Padonou révèle qu’elle n’a pas été choisie au hasard. Celle-ci aurait été retenue suite à des études, des vues aériennes et des repérages Gps pour déterminer la région où l’agriculture peut se développer, informe-t-il. «Plus grave, c’est que l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques (Imsp) qui est un fleuron au plan universitaire et reconnu au plan international comme un centre de recherche est rattaché à Abomey.Ça nous parait être une contorsion d’esprit», s’insurge Djijoho Padonou qui demande à savoir les cadres du Bénin qui ont concocté une nouvelle carte universitaire aussi saugrenue. Le professeur à l’Université de Porto-Novo sera appuyé par le porte-parole des députés des quatre circonscriptions électorales de l’Ouémé-Plateau appuyés par leurs collègues de la 15e.
Pour Jean-Michel Abimbola en effet, la réaction de la Société civile est plus que justifiée. Mais il appelle celle-ci au calme, à l’apaisement, au dialogue et à la concertation avec le gouvernement. «Je ne doute pas un seul instant des bonnes intentions du gouvernement…Je ne veux pas que le diable rentre dans nos affaires. Nous voudrions que le gouvernement puisse comprendre que les populations réagissent d’une certaine façon et qu’il y a peut-être quelque chose à faire pour améliorer puisque l’objectif c’est la qualité de l’enseignement au Bénin et la bonne utilisation des ressources publiques», tempère le député natif de Kétou?

Actualités 11 août 2016


Réforme institutionnelle au Bénin: Nécessité de remettre la HAAC sur les rails

Les réformes souhaitées par le chef de l’Etat devraient toucher, entre autres, aux institutions de contre-pouvoir, au regard des expériences vécues. La proposition relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) est celle qui retient notre attention. La commission Djogbénou suggère dans son rapport, le renforcement de la présence des professionnels des média au sein de l’institution. Il est clair que la presse ne constitue pas à elle seule les média. Le champ est plus vaste.

La loi organique n°93-018 du 27 avril 1994, portant amendement de la loi organique n°92-021 du 21 aout 1992 relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, précise en son article 16 que « la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) est composée de neuf membres issus de trois différents collèges. Le 1er collège de conseillers est celui désigné par la présidence de la République et composé d’un communicateur, d’un juriste et d’une personnalité de la Société civile. Le 2e collège émane du Bureau de l’Assemblée nationale avec aussi un communicateur, un juriste et une personnalité de la Société civile. Le 3e collège est constitué par trois élus des professionnels de l’audiovisuel et de la communication : un technicien des télécommunications et deux journalistes professionnels dont l’un de l’audiovisuel et l’autre de la presse écrite».

Dans la pratique, ces principes n’ont pas souvent été respectés. En lieu et place de personnalités de la Société civile, des acteurs politiques ont été désignés alors qu’ils étaient bien connus comme des responsables de partis politiques comme l’Union pour la Relève (UPR) et l’Impulsion pour le Progrès et le Développement (IPD). Aussi, les professionnels de l’audiovisuel et de la communication ont-ils élu des techniciens de radio et de télévision en lieu et place de technicien en télécommunications.
Selon le grand Larousse illustré-2015, la télécommunication désigne toute communication à distance. Et là-dessus, il faut différencier la télécommunication à sens unique (radiodiffusion, télévision…) de la télécommunication interactive (téléphonie, internet…), compte tenu de la technologie et du support physique employé (faisceaux hertziens transmis par satellite ou par des antennes-relais terrestres, fil téléphonique, fibre optique, câble coaxial en cuivre, ….). Le technicien en télécommunications apparaît donc plus outillé que le technicien de radio et de télévision.

Mission de la Haac

Les substitutions ainsi opérées, consciemment ou non, ne peuvent alors contribuer à la performance de la Haac. Aujourd’hui, les chaines de télévision étrangères, la téléphonie mobile et les réseaux sociaux via l’internet, ne cessent de soumettre des milliers d’abonnés à tout message et image. C’est là un champ où les actions de la Haac dépendent d’abord de la clairvoyance ou de la technicité de ses conseillers.
Au terme de l’article 142 de la Constitution du 11 décembre 1990, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a pour mission de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi. Le groupe de mots ‘’tous les moyens de communication de masse’’, exprime le souci qu’hormis la presse (en ligne, journaux, radio, télévision), l’institution régule l’ensemble des mass-médias : l’affichage, la téléphonie mobile, l’internet (sites web et réseaux sociaux) … Cette diversité du champ d’intervention justifie d’ailleurs la dénomination : Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication.
Sur les chaines nationales de radio et de télévision, de nombreuses productions aux messages et images attentatoires à la pudeur défilent chaque jour. Qu’en dit la Haac ? Des téléfilms ou telenovelas sont porteurs d’images obscènes ou de communications silencieuses, préjudiciables à l’éducation et à la culture locale. Et pourtant, à l’alinéa 4 de l’article 6 de la loi organique N°92-021 du 21 août 1992, l’institution est appelée à veiller à la sauvegarde de l’identité culturelle nationale…. La HAAC a une grande responsabilité dans la construction de l’opinion des citoyens en contact avec des mass-médias. Des télévisions ont aidé des forces de sécurité publique à exhiber, tels des trophées, des corps inertes de présumés malfrats. L’institution de régulation est restée muette devant ces actes de communication ; le feed-back en est la vindicte populaire. Même à propos des publicités audio-visuelles ou des affiches,l’efficacité de la HAAC reste à démontrer.

Les médias ne se limitent pas à la presse

Il est à noter que le travail de l’institution semble plus se cristalliser sur la presse, occultant souvent la communication. D’ailleurs, à l’annonce de la réforme visant le renforcement de la présence des professionnels des média au sein de l’institution de régulation, des associations de la presse ont même déjà ébauché des critères de désignation desdits professionnels. Les média ne se limitent pas à la presse. Les domaines de la téléphonie mobile, de l’internet, des affiches et du cinéma ont de plus en plus besoin de régulation. Et là-dessus, la place desdits acteurs au sein de la Haac devra être restaurée ou prise en compte par la loi.
Aussi, en termes de profil, une clarification du titre de Communicateur s’impose-t-elle pour prévenir les distorsions. La communication est un métier et son spécialiste est le Communicant. La sémiologie de l’image et du message relève de son domaine; il étudie la psychologie des cibles pour chaque message à véhiculer et mesure donc l’influence de chaque médium sur le public. Il est un concepteur de politique de communication, contrairement au titre de communicateur qui, plus globalisant, peut désigner un animateur de séances, tout présentateur ou même un journaliste.
Il faudra voir loin afin de mieux disposer pour l’avenir.

Par Jérôme HOUNGBO, Collaboration extérieure

Actualités 10 août 2016


Visite d’une délégation du Mcc à l’Onip: Des échanges pour le renforcement de partenariat avec l’Office

Une délégation du Millennium challenge corporation (Mcc) est descendue mardi 9 août à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Composée de Lorelle Atkinson, adjointe au vice-président du Congressional and public affairs, de Laura Allen, secrétaire de presse du MCC et de Justin Dovoédo, directeur de la Communication de Mca-Bénin, elle a échangé avec le directeur général de l’Onip, Camille Guy H. Adinci et ses proches collaborateurs sur la manière dont l’Onip et partant le journal La Nation pourront soutenir Mca dans l’exécution du 2e Compact.

Echanger sur comment l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) et partant le journal La Nation pourront accompagner le Millennium Challenge account dans la visibilité des actions et activités du 2e Compact sur l’énergie. C’est l’objectif de la visite d’une délégation du Millennium challenge corporation (MCC) à l’Onip.
Recevant ses hôtes, le directeur général de l’Onip, Camille Guy H. Adinci a remercié la délégation pour sa démarche avant de présenter ses collaborateurs.
L’honneur a ensuite échu à Edgard Couao-Zotti , directeur de publication sortant du journal La Nation de présenter l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) anciennement dénommé Office national d’édition, de presse et d’imprimerie (Onepi). Dans cette tâche, il a expliqué comment la restructuration a permis de redonner vie à l’Office devenu Onip avec les deux entités que sont l’imprimerie et le journal. Le journal, quotidien de service public aujourd’hui La Nation a connu plusieurs mutations depuis sa naissance qui l’a conduit de France Dahomey à La Nation qui a vu le jour, le 2 mai 1990 en passant par l’Aube Nouvelle, Daho-Express et Ehuzu.
Edgard Couao-Zotti a précisé que La Nation est un quotidien de service public à budget autonome, avec des correspondants dans les chefs-lieux des anciens départements, ceci pour assurer le droit à l’information de tous les Béninois et leur droit à des services de proximité. Un quotidien avec des rubriques comme la santé, l’environnement, les sports, la culture, l’éducation, l’économie, les droits et devoirs et le genre pour ne citer que celles-là.
Par rapport à l’énergie sur laquelle porte essentiellement le 2e compact du MCA, le directeur de publication sortant a expliqué qu’il n’y a pas de rubrique consacrée à cela mais que cela pourrait se rapporter à l’environnement.
Appréciant la démarche des hôtes de l’Onip, Edmond Zossoungbo, directeur de l’imprimerie a poursuivi détaillant comment l’imprimerie accompagne le journal, réaffirmant la disponibilité de l’imprimerie à soutenir le Mca dans son élan de réduction de la pauvreté à travers la production et la mise à disposition des populations de cette ressource rare qu’est l’énergie. Il a également exposé les possibilités de travaux de ville qu’offre l’imprimerie ''Nation Impressions'' que l’Onip n’hésiterait pas un instant à mettre à la disposition de Mca.
Des possibilités que confirme Camille Guy H. Adinci, directeur général de l’Onip qui déclare : « Nous sommes ouverts pour le partenariat surtout que vous êtes dans le social et en tant qu’organe de service public, nous sommes prêts à vous accompagner».
Pour Justin Dovoédo, directeur de la communication de Mca, par rapport au 2e Compact, c’est un don que le gouvernement et le peuple américain offrent au Bénin. Cela, explique-t-il, comporte des exigences pour lesquelles les hôtes voudraient savoir comment l’Onip à travers le journal La Nation entend accompagner le 2e Compact à les réaliser dans le cadre de la réduction de la pauvreté.

Asseoir une bonne collaboration

«Nous sommes conscients que vous menez des actions sociales, c’est pourquoi en tant que service public, nous avons opté pour la collaboration à des prix dérisoires ; nous n’attendons pas nécessairement l’argent et notre service commercial a été instruit pour faire connaître vos actions aussi bien en matière d’informations que sur le plan de la communication», explique Camille Guy H. Adinci.
Des explications corroborées par Marie-Madeleine Akoffodji du service commercial qui pense que Mca ne saurait être traitée comme les sociétés commerciales qui font des bénéfices. Ainsi, pour elle, le partenariat pourrait être conduit comme celui noué avec d'autres structures qui font des compensations en termes d’intrants ou d’équipements.
Justin Dovoédo a tressé des lauriers à l’Onip pour ses prestations professionnelles dans le cadre de son partenariat relatif à l’exécution du premier Compact. « Nous disons ce que nous faisons et faisons ce que nous disons. Il faut nous accompagner ; nous évoluons dans un canevas sur des activités bien précises avec des conditions bien déterminées », espère-t-il.
La délégation a reçu les assurances du directeur général de l’Onip qui a déclaré que son personnel et tout son staff ne marchanderont nullement leurs efforts dans leurs prestations pour accompagner le Mca dans les objectifs poursuivis.
Une visite guidée a permis aux membres de la délégation de connaître et de voir ce qui se fait dans les différents compartiments et entités de l’Onip.

Actualités 10 août 2016


Deuxième session ordinaire du Comité national de la microfinance: L’assainissement du secteur préoccupe les acteurs

Sous la présidence du ministre de la Fonction publique, du Travail et des Affaires sociales Adidjatou Mathys, les membres du Comité national de la micro finance ont tenu, mardi 9 août, leur deuxième session ordinaire de l’année 2016. L’objectif de la rencontre est de faire le bilan à mi-parcours du secteur et de discuter des voies pour son rayonnement.

Doter le Bénin d’un secteur de microfinance assaini, professionnel, intégré au domaine financier et contribuant à l’accès durable à une gamme de services financiers diversifiés pour l’ensemble des populations d’ici 2025. Telle est la vision du gouvernement du président Patrice Talon. C’est ce qu’a rappelé le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, lors de l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire du Comité national de la microfinance (CNM). «Tous les acteurs qui œuvrent pour la réduction de la pauvreté ont admis que la microfinance constitue une réponse efficace à la précarité des conditions de vie du plus grand nombre de nos populations», a-t-elle noté pour justifier l’importance de la session.

Sous la présence effective des acteurs institutionnels de la micro finance au Bénin, leurs partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants des bénéficiaires, la session s’est penchée sur les termes assainissement et professionnalisation de la microfinance.
Pour le secrétaire permanent du Comité Pascal Wélé, cette rencontre périodique est une preuve de l’engagement et de la détermination de l’ensemble des acteurs face aux défis que représente l’efficacité des Systèmes financiers décentralisés (SFD). «Les travaux vont promouvoir un développement harmonieux du secteur», a-t-il soutenu. Il s’agit, évoque-t-il, d’un cadre de concertation dont l’objectif est de faire le bilan des grandes orientations du secteur et de définir les bases pour que les programmes d’actions établis contribuent au rayonnement du secteur.
Confiant dans la configuration et le fonctionnement du Comité, le ministre a indiqué que la synergie d’actions et la mutualisation des efforts des acteurs constituent les rampes de lancement et de consolidation de la micro finance au Bénin. Cela va contribuer, ajoute-t-elle, à la mise en œuvre des stratégies inscrites dans la Politique nationale de microfinance. Une communication ayant pour thème : «Conjecture du secteur de la finance décentralisée au Bénin au titre du premier trimestre 2016», a été prévue pour conduire les participants dans le vif de la séance.

Actualités 10 août 2016


Blocage des travaux de la route des pêches: Le député Dakpè Sossou somme l’Exécutif à s’expliquer

Le blocage des travaux d’aménagement de la route des pêches n’est pas du goût du député Dakpè Sossou. En vertu de l’article 106 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il vient de déposer au président de l’institution parlementaire, une question orale avec débat pour obliger le gouvernement à s’expliquer sur les raisons de cette interruption brutale.

(Lire l’intégralité de la question orale avec débat)

Question orale avec débat

Pour mettre en valeur le patrimoine culturel, religieux et touristique de la région littorale du Bénin, les travaux d'aménagement du tronçon routier Cotonou-Adounko, long de 12,55 km, ont été lancés le vendredi 14 février 2014. La mobilisation par la Banque ouest africaine de développement (Boad) pour la réalisation de ce projet s’élève à douze milliards (12 000 000 000) francs Fcfa sur un coût total de treize milliards cinq cent soixante-dix-sept millions (13 577 000 000) de francs CFA.
Pièce maitresse d’un large programme de développement touristique qui a fait objet de présentation par le gouvernement à la Table ronde de Paris en juin 2014, ce projet inclut la construction de près de cinq mille (5000) chambres d’hôtels et de nombreuses installations touristiques, la «route des pêches», d’une quarantaine de kilomètres longeant la côte, censée relier la capitale Cotonou à Ouidah. Jusqu’à ce jour, ce merveilleux projet n’a toujours pas vu le jour.
La Représentation nationale prie le gouvernement d’apporter des réponses claires aux questions suivantes :
Quel est le délai contractuel de ce marché de travaux ?
2. Quelles sont les Entreprises ayant en charge la réalisation des travaux ?
3. Quels sont, à ce jour, les taux d’exécutions physique et financière des travaux ?
4. Quelles sont les véritables causes du blocage du projet ?
5. Le coût global du projet inclut-il les frais de dédommagement des riverains ?
a. Si oui, quel en est le montant? le dédommagement a-t-il été fait avant le démarrage des travaux ?
b. Si non, qu’est-ce que le gouvernement prévoit à cet effet ?
6. Quels sont les impacts de la table ronde de Paris sur ce projet ?

Porto-Novo le 05 août 2016

Honorable Dakpè Sossou

Actualités 10 août 2016


Interpellation tous azimuts du gouvernement à l’Assemblée nationale: Que visent les députés auteurs des questions d’actualité ?

Le gouvernement du président Patrice Talon est acculé ces derniers jours par les députés à l’Assemblée nationale. En l’espace de deux jours, il a reçu deux questions orales dont une d’actualité et la seconde avec débat, questions des députés tous de la Majorité présidentielle.

Après le député Nazaire Sado sur la crise qui secoue la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) à l’Université d’Abomey-Calavi, c’est au tour de son collègue Dakpè Sossou d’interpeller le président Patrice Talon et son gouvernement sur le blocage des travaux d’aménagement de la route des pêches.

Le député Nazaire Sado a interpelé le gouvernement sur la situation d’instabilité depuis quelque temps à l’Uac avec à la clé « beaucoup de grèves et de marches réprimées dans le sang entraînant un mécontentement général des étudiants. Cette situation qui a conduit au renvoi de certains responsables des étudiants et l'invalidation de l'année académique au niveau de cette faculté classique, n’est pas du goût du député de Bohicon. C’est pourquoi, à travers sa question, il nvite le gouvernement à expliquer à la Représentation nationale les causes de l'instabilité sociale persistante au niveau de l'Uac et les dispositions prises pour que la situation redevienne normale. Une question d’actualité qui a été déposée lundi 8 août dernier sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
En ce qui le concerne, le député Dakpè Sossou le lendemain, s’intéresse au blocage des travaux d’aménagement de la route des pêches. Des travaux pour lesquels il a été mobilisé auprès de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) un crédit de douze milliards (12 000 000 000) sur un coût total de treize milliards cinq cent soixante-dix-sept millions (13 577 000000) de francs CFA pour la réalisation du projet.
En interpellant le gouvernement comme ils le font, les députés sont pleinement dans leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale. Ce que la Constitution du 11 décembre 1990 leur confère d’ailleurs. Mais ce qui étonne ici, ce sont des députés de la Majorité présidentielle qui sont préoccupés par ces questions d’actualité au gouvernement contrairement à leurs collègues d’en face. Est-ce une réelle préoccupation, ou c’est pour montrer simplement à leurs électeurs et à l’Exécutif qu’ils sont préoccupés aussi par les questions d’intérêt national ? Si c’était le cas, il va falloir qu’ils continuent de la sorte jusqu’à la fin de cette septième législature.

Actualités 10 août 2016


Service militaire d’intérêt national : Le collectif des appelés démobilisés réclame justice

Formés aux maniements des armes sans perspective d'une carrière militaire et en proie au chômage depuis la fin de ladite formation, les appelés démobilisés du Service militaire d’intérêt national (Smin) dénoncent l’injustice dont ils sont victimes. A travers une marche suivie de sit-in au ministère du Travail, lundi 08 août à Cotonou, ils ont protesté contre cette situation avec le soutien de Paul Issè Iko, secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb).

Mine grise, visage serré, Eugénie Houndjo en tee-shirt et casquette rouge est déjà en sueur en cette matinée du lundi 8 août. Il est à peine 9h 15 minutes à la place de l’Etoile Rouge de Cotonou. Taille moyenne, la jeune dame venue de Bopa, a comme quelques centaines d’autres, répondu à l’appel du collectif des appelés démobilisés du Service militaire d’intérêt national. Enrôlée en 2007, par l’armée dans le cadre de ce service militaire, la promotion « Espoir », elle vit depuis la fin de sa formation dans un désespoir sans précédent. « Je veux avoir une nouvelle vie professionnelle », indique-t-elle la voix grave. « A quoi a servi le service militaire ? », s’interroge un autre à ses côtés qui répond avec dédain, « Rien. Si ce n’est pour nous avoir fait perdre du temps ». Le ton est donné. L’ambiance est chaude.

Les revendications

Les revendications du collectif portent sur la réinsertion sans condition et sans délai avec rappel de salaire des appelés démobilisés, le paiement des primes de démobilisation, le dédommagement sans délai des familles des victimes et l’audit de toutes les structures militaires et civiles ayant intervenu dans l’organisation du service militaire d’intérêt national. La seule escale non moins anodine du parcours, a eu lieu devant la rue menant vers la maison de l’ancien président Boni Yayi, à Cadjèhoun. Aux dires des manifestants, c’est le régime de celui-ci qui est coupable de leurs mésaventures quoi que l’Etat soit une continuité. Harangué par ses collègues, Claude Tossa, l’un des responsables du collectif menace avec véhémence : «Nous avons trop attendu. Si rien n’est fait, on va utiliser la violence pour exiger que justice soit faite. Nous n’avons plus peur. L’Etat nous écoute ou il met le pays en danger ». Ceux-ci avaient servi dans l’enseignement et l’administration. Là où le bât blesse davantage est la réinsertion de leurs camarades ayant servi dans la santé. Cela aggrave le sentiment d’abus auprès des marcheurs qui estiment par ailleurs que cette « injustice flagrante » a été orchestrée en sourdine par le régime défunt.
Pour justifier la légitimité de leurs actions, Moïse Otodji, un autre responsable du collectif, argumente : «Nous sommes en train de réclamer nos droits après avoir accompli notre devoir ». Dans cette atmosphère déjà suffoquée, les sons de vuvuzelas, de gongs et autres cris, ont conduit les marcheurs, épaulés par le secrétaire général de la Cstb, Paul Issè Eko, jusqu’au ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, où ils ont fait un sit-in.

Réponse urgente

En l’absence du ministre Adidjatou Mathys, c’est son directeur de cabinet, David Vidéhouénou qui a reçu les manifestants. Il a promis une réponse urgente à leur «misère». Après avoir salué « l’appel à la justice, le don de soi et la patience » dont les marcheurs ont fait montre, il a évoqué les raisons de cet état de fait. « Votre situation n’est rien d’autre que les conséquences de l’improvisation, de l’imprévision car gouverner c’est prévoir », a-t-il affirmé. Il a ensuite invité les responsables du collectif à une réunion le jeudi prochain à 17h à son cabinet afin de trouver des « essais de solution » à la crise. Evoquant la gravité de la situation, Paul Issè Iko s’est adressé au chef de l’Etat, qu’il invite « à rétablir la justice du peuple ». « Il exige la compétence. Nous avons la compétence. La rupture est venue rompre avec l’injustice alors nous demandons que la justice règne désormais », a-t-il soutenu. « Je ne veux pas devenir un braqueur. Trouvez-moi un emploi », sont autant d’inscriptions sur leurs pancartes.?

Actualités 09 août 2016


Premier spectacle du ballet national à Zacatecas: Les ambassadeurs de la culture béninoise enchantent le public mexicain

Seul pays africain, ayant effectivement honoré de sa présence l’édition 2016 des Folkloriades à Zacatecas au Mexique, le Bénin a une fois encore, exhibé son patrimoine culturel immatériel. C’est à travers son premier spectacle donné à la Plaza de Armas.

Samedi 6 août dernier à la Plaza de Armas, une des plus belles places publiques de Zacatecas, située à 610 km de la capitale mexicaine, habillés aux couleurs des Folkloriades, des milliers de festivaliers attendaient impatiemment la prestation du ballet national après celle de la Russie. Les danseurs professionnels du ballet font une première montée triomphale sur scène, avec l’accoutrement des adeptes de la divinité « Hebiosso ». Ils exécutent les pas de danse de ce rythme vodoun. A la fois, émus, emballés et curieux, les spectateurs réclament d’autres tableaux artistiques plus enrichissants. Ils vont être servis quelques dizaines de minutes plus tard, par la danse de la fertilité, le « Dan ».

Accompagnés de percussions et chants assurés par les maîtres chorégraphe du ballet national, Adolphe Koffi Alladé et de Clément Kakpo, les danseurs ont tenu en haleine, un public qui scandait des cris d’encouragement. Le Ballet national finit son premier spectacle par le « Akonhoun », une danse royale d’Abomey. Habillés comme de vaillants guerriers et amazones de cette cité historique, ils ont révélé ce pan de patrimoine culturel du Bénin aux Mexicains. Telle une bête de scène en transe, le danseur du ballet national, Léon Hounyè, affectueusement surnommé « Sakpata Zogbo », a séduit les festivaliers. Son corps vibrant aux rythmes du « Akonhoun » et sa poitrine impressionnante ont été une véritable attraction artistique. Rythme du Nord Bénin, le « Tipenti » a été également exécuté par le danseur N’dah N’tcha.

Une distinction pour le Bénin

A l’issue de ce premier spectacle, la délégation béninoise a été honorée d’une distinction décernée par les organisateurs des Folkloriades 2016. Il s’agit du Conseil international des organisations de festivals de folklores et d’arts traditionnels (Cioff) qui organise tous les quatre (4) ans cet évènement réunissant plusieurs pays du monde. Le prix a été remis au directeur du ballet national, Marcel Zounon par la présidente de la municipalité de Sombrerete à Zacatecas. Il s’agit d’une reconnaissance pour le mérite et pour la préservation et la valorisation du patrimoine cultuel et le brassage entre les cultures du monde. La participation du Bénin à ce festival a été une réalité grâce à la volonté politique qui a accompagné l’initiative. Le gouvernement du président Patrice Talon n’a ménagé aucun effort pour faire voyager ses ambassadeurs culturels. Le ministre du Tourisme et de la Culture, Ange N’koué, son homologue en charge du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto et les responsables consulaires ont également pris une grande part dans la réussite de cette mission. En fin connaisseur des arts de la scène et grâce à son dynamisme, Marcel Zounon promet d’autres retombées pour le Bénin.

Culture 09 août 2016


Caucus africain: Les messages forts de la Déclaration de Cotonou

La déclaration de Cotonou a sanctionné la fin des travaux du Caucus africain, le 5 août dernier à Cotonou. Les gouverneurs africains des institutions de Bretton Woods ont pris des engagements forts pour créer les conditions de résilience des économies africaines aux chocs exogènes.

Le Caucus africain a tenu toutes ses promesses. Après deux jours d’intenses discussions, les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ont bouclé les travaux sur des engagements forts devant renforcer l’intérêt des institutions de Bretton Woods pour les Etats africains. Ce qu’ils ont appelé la Déclaration de Cotonou part sur la détermination des gouverneurs à œuvrer davantage pour la bonne gouvernance et la transparence dans la conduite des politiques publiques de développement. L’enjeu, c’est de maintenir le cap des avancées réalisées par les économies africaines cette dernière décennie. «Les gouverneurs lancent un appel aux institutions de Bretton Woods pour accompagner la transformation structurelle des économies des pays africains, notamment par le financement et la facilitation d’investissements massifs à taux concessionnel dans les secteurs clés», soulignent-ils. Du coup, ils appellent à une solide reconstitution de l’aide et recommandent une nouvelle approche, de nouveaux instruments adaptés aux besoins réels du continent et un cadre de gestion de la dette plus souple.

Le Caucus africain sollicite aussi le renforcement des capacités techniques adaptées aux institutions de Bretton Woods afin de rendre les économies africaines plus résilientes aux chocs exogènes, d’autant que l’aide au développement, aux yeux des gouverneurs, devra être un levier pour libérer le potentiel intérieur des Etats africains. Les gouverneurs ont aussi saisi le rendez-vous de Cotonou pour relancer le débat sur la réforme de la gouvernance au sein des institutions financières internationales, afin d’y corriger l’injustice qui frappe les pays africains. « Nous appelons les institutions de Bretton Woods à rendre effectifs les engagements pris en matière de diversité et de représentativité du continent dans leurs instances de décisions», insistent-ils.

Cotonou, un modèle de suivi ?

La Déclaration de Cotonou n’a pas manqué d’apprécier le contexte économique actuel marqué par la multiplicité des chocs, notamment la chute des cours des matières premières, le resserrement des conditions financières sur les marchés de capitaux, les défis d’ordre sécuritaire et le changement climatique. Pour les participants au caucus, la conjoncture internationale rend plus difficile la conduite des politiques de développement sur la continent africain. Mais ils estiment que pour prendre en charge les chocs, il est nécessaire de promouvoir la diversification et le développement inclusif des économiques ainsi que le renforcement des communautés régionales.
Le Caucus africain a également adopté un référendum devant servir de socle dans les rapports que les Etats africains entretiennent avec les institutions de Bretton Woods. Ce document repose sur cinq grands axes, à savoir l’amélioration de la résilience des pays africains face aux chocs exogènes, la mobilisation des ressources internes, l’accélération de la croissance pour une meilleure transformation économique, l’appui aux économies pré-émergentes, les préoccupations liées à la représentativité de l’Afrique au sein des instances de Bretton Woods. « La nécessité de soutenir l’Afrique et d’accompagner les efforts des gouvernants africains est plus qu’impérieuse pour le maintien de l’équilibre du monde qui, faut-il le rappeler, est en proie à de graves crises», rappelle Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat en charge du Développement, président du Caucus africain. Il demande aux partenaires du FMI et de la Banque mondiale de porter la voix du continent africain auprès de la communauté des bailleurs de fonds pour un financement plus intensif en faveur de l’Afrique. «Nous avons confessé que les objectifs de Luanda 2015 n’ont pas tous été atteints et prenons l’engagement que Cotonou 2016 sera un modèle de suivi et d’application concrète », conclut l’ancien directeur Afrique du FMI. Après le Bénin, rendez-vous est désormais pris pour le Botswana qui aura l’honneur d’abriter le prochain caucus africain ?

Economie 09 août 2016


Rayonnement de l’industrie cinématographique au Bénin: Le Catcb entend faire voter une loi propre au secteur

Pour faire le point des rencontres institutionnelles sur le processus de vote de la loi portant Code d’industrie cinématographique au Bénin, les membres du Collectif des artistes et techniciens de cinéma du Bénin (Catcb) ont tenu, jeudi 4 août au Centre culturel Artisttik Afrika de Cotonou, une rencontre avec tous les acteurs concernés.

Le processus de vote de la loi portant Code d’industrie cinématographique suit son cours au Bénin. À cet effet, le coordonnateur du comité du Collectif des artistes et techniciens de cinéma du Bénin (Catcb) Arnaud Akoha et certains de ses membres se sont réunis, pour faire le compte rendu des différentes rencontres institutionnelles et de la mise en place d’un lobbying.

Présentant le rapport de la séance avec le directeur de la Cinématographie Dorothée Dognon, le secrétaire général du Catcb Arcade Assogba a indiqué que ce dernier a salué la position du Collectif sur le processus du vote de la loi portant Code d’industrie cinématographique au Bénin. Aussi, confie le secrétaire général, le directeur de la Cinématographie a fait le point des actions et stratégies à mener notamment en direction de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) pour qu’il donne son avis consultatif qui, précise-t-il, reste la seule étape pouvant bloquer la transmission de ce projet de loi à l’Assemblée nationale. Sur ce, Dorothée Dognon leur a conseillé d’anticiper sur d’éventuelles relations avec les députés afin que le processus du vote soit accéléré dès que l’avis de cette institution est obtenu.
Arcade Assogba a fait savoir au terme de la rencontre, que la Direction de la cinématographie a pris l’engagement de transmettre au Collectif sa base de données des contacts des associations, acteurs et autres structures béninoises intervenant dans le cinéma afin que celui-ci s’en serve dans le cadre de ses actions de mobilisation.
Pour sa part, le coordonnateur du Collectif Arnaud Akoha a confié que sur instruction du président de la Haac Adam Boni Tessi, un comité a été mis en place à la session extraordinaire de l’institution pour faire la lecture du projet de loi. « Ce qui a déjà été fait et prêt à être envoyé à l’Assemblée nationale pour le vote », a-t-il souligné. Toutefois, fait-il remarquer au niveau des cinéastes, un lobbying est en préparation pour être en contact avec la présidence de la République afin qu’au cours des prochaines sessions, les députés puissent aussi se pencher sur cette loi inhérente au rayonnement du secteur.?

Culture 05 août 2016


1408 - 1580