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Nouvelles

Caucus africain 2016: Patrice Talon plaide pour un plan de développement économique durable

Cotonou accueille pour 48 heures, depuis jeudi 4 août, la réunion 2016 du Caucus africain sur le thème « Accroitre l’appui des institutions de Bretton Woods en vue de répondre aux chocs, renforcer la croissance et promouvoir la transformation économique en Afrique». Les travaux de ce conclave de la communauté financière du continent ont été ouverts par le président de la République qui en a profité pour formuler plusieurs recommandations.

Des réflexions sur les actions passées des deux institutions (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et des innovations pour celles à venir. C’est à cela qu’Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat en charge du Développement et président du groupe consultatif africain, a invité les participants au Caucus africain 2016, réunion annuelle du groupe africain des gouverneurs du Fmi et de la Banque mondiale et d’autres acteurs de la communauté financière du continent. «Au moment où nous nous réunissons à Cotonou, jamais la question de la résilience de nos économies ne s’est posée avec autant d’acuité», note Abdoulaye Bio Tchané. «Nous commencions à gagner du terrain ensemble dans la lutte contre la pauvreté, mais nos pays se retrouvent brusquement face à trois chocs exogènes importants», regrette-t-il. Il s’agit, rappelle-t-il, des changements climatiques, de la chute des cours de matières premières et du terrorisme. Chaque pays, indique le ministre d’Etat en charge du développement, a été touché d’une manière ou d’une autre par ces trois chocs. Ce qui impose, lance-t-il, des réponses concrètes face à la vulnérabilité économique et financière qui se généralise au-delà du continent africain. «Notre groupe devra à nouveau faire la preuve de son leadership et de sa détermination à assurer le progrès du continent et de nos pays respectifs. Nous devons mener des discussions et réflexions pertinentes au cours de ces assises pour continuer d’espérer la transformation de l’Afrique», exhorte Abdoulaye Bio Tchané. Mais au-delà, il faut aussi s’engager, notamment à prendre des décisions fortes pour traduire la détermination des Etats pour cette transformation, insiste-t-il par ailleurs.

Pour ce qui concerne le Fmi et la Banque mondiale, ces deux institutions, selon le ministre d’Etat, doivent continuer « d’assurer pleinement leurs responsabilités pour faire face aux bouleversements qui affectent le continent et le monde en particulier». D’où, son appel pour que l’Afrique ait une place plus représentative au sein des instituions de Bretton Woods en vue de saisir l’opportunité pour des partenariats sincères qui renforcent la croissance.

Rêver d’une autre Afrique économique

C’est avec émotion que le président de la République s’est exprimé devant les participants au Caucus. «J’ai de plus en plus l’impression que les institutions internationales font le minimum pour l’Afrique… Nous ne sommes pas loin d’un autre choc mondial. La pauvreté reste pire que la seconde guerre mondiale…», fait observer le chef de l’Etat qui plaide pour un plan Marshall au profit du continent.
Le président Patrice Talon, évoquant les priorités économiques de l’heure, indique que les pays africains devraient prioriser la mobilisation des ressources intérieures notamment par les réformes fiscales pertinentes ainsi que la suppression des subventions néfastes à l’économie. De leur côté, poursuit-il, «les pays développés devraient s’engager à appuyer le renforcement des capacités de l’Afrique en matière de lutte contre les flux financiers illicites tant en matière de coopération fiscale que dans l’implémentation et la fabrication d’un cadre réglementaire approprié».
«Aussi, Une collaboration est nécessaire à l’échelle mondiale pour réduire les cours des transferts d’argent et amplifier leurs retombées sur le développement», souligne le chef de l’Etat qui insiste sur l’amélioration de la gouvernance des Etats et la modification des rapports à l’aide pour enfin faire d’elle un outil qui libère le potentiel des ressources intérieures. Pour lui, ce sommet de haut niveau doit permettre de renforcer dans un échange structuré, la voix des représentants du continent sur des questions de développement socio-économique et s’inscrire dans le défi de la mobilisation suffisante de ressources pour la croissance face aux exigences du développement durable et inclusif.
Le président de la République note par ailleurs que «les engagements pris il y a un an à Luanda de même que les objectifs fixés n’ont pas été tous atteints du fait de la conjoncture peu favorable dans laquelle ont évolué la plupart de nos économies». Aussi, ajoute-t-il qu’au cours de l’année 2015, la chute du cours des matières premières, le déficit énergique et l’insécurité ont obéré la croissance économique africaine dans un contexte de raréfaction de la croissance mondiale».
Ces constats, selon Patrice Talon, «mettent à nu la vulnérabilité du continent face aux facteurs exogènes» et appellent à porter aux besoins croissants des populations, des solutions adéquates. «En regroupant autant de sommités du monde des finances, nous enregistrerons des progrès importants sur les questions d’intérêts communs… J’ai la conviction qu’avec la volonté et le soutien que le monde occidental a exprimé au profit de la Grèce, vous n’aurez aucun complexe pour intervenir courageusement au chevet de l’Afrique afin qu’un plan réel de développement durable soit mis en place pour ce continent», espère également le chef de l’Etat béninois.
Patrice Talon ira encore plus loin, pour inviter les participants à mener des réflexions dans le cadre du programme de développement post 2015 ainsi que les aspirations exprimées dans l’agenda 2063, afin que ce sommet rentre dans l’histoire.

Actualités 05 août 2016


Abdoulaye Bio Tchané, président du Caucus africain: «Les problèmes africains sont les problèmes du monde»

Président du groupe des gouverneurs africains du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le ministre d’Etat en charge du Développement Abdoulaye Bio Tchané, reprécise les enjeux du rendez-vous de Cotonou et les défis d’organisation des pays du continent pour mieux capter les ressources intérieures et extérieures.

La Nation : La réunion des gouverneurs africains du FMI et de la Banque mondiale se tient dans un contexte où des économies africaines sont plombées par la chute du cours des matières premières sur le marché international. Quel est l’intérêt du Caucus africain pour les pays du continent ?

Abdoulaye Bio Tchané : C’est toujours important d’être nombreux et si possible d’être tous ensemble pour pousser les idées. Nous sommes tous des ministres africains, nous sommes confrontés à des problèmes qui se ressemblent. Se réunir pour échanger sur nos expériences, nos difficultés et les solutions que chaque pays a pu mettre en place chez lui est très important. Le Caucus africain est aussi un élément de réseautage. Nous avons la possibilité de nous voir, de nous connaitre et d’échanger. Nous nous voyons deux fois dans l’année. Cette réunion de Cotonou est encore plus importante parce qu’elle intervient dans un contexte où les difficultés auxquelles nous sommes confrontées se sont exacerbées. Regardez ce qui se passe au Nigeria avec la chute des cours du pétrole, ce qui se passe avec le terrorisme en Afrique de l’Ouest, avec les changements climatiques qui affectent certains de nos pays, en particulier le Bénin, vous saurez que nous sommes en grande difficulté et qu’il faut réfléchir sur les solutions à mettre en œuvre.

Le président de la République a évoqué dans son discours la nécessité de s’organiser pour mieux capter les ressources disponibles dans le monde. Comment le groupe africain compte-t-il y arriver ?

Ce que le président de la République dit est si vrai. Ce qu’il est en train de dire est que l’argent n’est pas le problème. L’argent est dans notre pays et dans le monde. Ce qui est le problème et il l’a dit, c’est l’organisation. C’est notre capacité à prendre en main notre destin, à nous organiser, à faire des projets et programmes qui tiennent la route, qui attirent des investisseurs qu’ils soient nationaux ou étrangers, et de mettre en place la gouvernance la plus appropriée. Il faut que nous ayons confiance en nous-mêmes et que par nos actes, nous donnions confiance au reste du monde. C’est un message fort. Cela repose sur deux piliers. Le premier, c’est nous-mêmes, mettre en œuvre les politiques, nous organiser de manière à gagner la confiance de nos partenaires. Le second pilier, ce sont nos partenaires, c’est la communauté internationale, pour leur dire le monde est global. Les problèmes africains sont les problèmes du monde. Le président l’a assez dit. Si l’Afrique continue d’être pauvre et si les pays africains continuent de trainer la pauvreté, le reste du monde ne sera pas tranquille.

Les Béninois sont impatients de voir pointer des investissements structurants au profit de leur pays. Qu’avez-vous envie de dire pour les rassurer ?

Je veux dire au peuple béninois que nous sommes en train de travailler. Nous avons défini l’architecture des projets et des secteurs. Nous avons défini nos priorités parce que c’est très important. La démarche de notre gouvernement est différente en ce sens que nous procédons par une définition des priorités. Nous ne voulons pas mettre de l’argent partout. Nous avons choisi des priorités et ce sont ces priorités qui vont guider l’action du gouvernement dans les mois et les années à venir. Je peux vous assurer que nous comptons sur le reste du monde pour réunir les financements parce que nous allons présenter des projets qui vont inspirer confiance, des projets économiquement rentables et sur lesquels les investisseurs qu’ils soient économiques, financiers ou sociaux viendront nous rejoindre ?

Actualités 05 août 2016


Pour faux diplômes : Dix agents de l’Etat en instance de radiation

Dix agents de l’administration publique perdront sous peu leurs emplois et seront même poursuivis devant les juridictions. Ainsi en a décidé le gouvernement au cours du Conseil des ministres du mercredi 3 août, eu égard aux travaux d’une commission de vérification.

En sa session du mercredi 3 août, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Economie et des Finances aux fins de mettre plus de ressources à la disposition de la Commission nationale de vérification de l’authenticité des diplômes des agents de l’Etat (civil et militaire) pour accélérer ses travaux. Ceci, pour extirper des rangs des travailleurs de l’administration publique, les détenteurs de faux diplômes qui émargent au budget de l’Etat. Cette décision fait suite à la présentation par le ministre en charge du Travail du bilan partiel des travaux de ladite commission, l’objectif étant de travailler à la moralisation de la vie publique, à l’amélioration de la gouvernance administrative et à la lutte contre l’impunité. Desdits travaux, il ressort que dix agents ont usé de faux diplômes pour se faire recruter ou reverser dans la fonction publique. Face à cette situation, le ministre en charge de la Fonction publique a été instruit pour enclencher la procédure de leur radiation. Leurs dossiers seront également transmis au ministre en charge de la Justice pour les poursuites, a soutenu le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki.

Pour y remédier, le gouvernement entrevoit un dispositif d’examen préalable et minutieux des diplômes des candidats aux concours d’entrée à la fonction publique ou ceux sollicitant des reclassements ou des reconstitutions de carrière. « Le contrôle a priori fait désormais partie de la gouvernance éthique que chacun doit donner à la gouvernance dans notre pays », a annoncé le ministre d’Etat.

Actualités 04 août 2016


Conseil des ministres : Des mesures d’allègement pour l’exportation vers le Nigeria

24 heures après la visite de travail effectuée à Abuja (Nigeria) par le chef de l’Etat, le Conseil des ministres prend des mesures visant la facilitation de l’exportation vers ce pays.

L’article 24 du décret 2003-400 du 13 octobre 2003 portant organisation et fonctionnement de la zone franche industrielle en République du Bénin change de teneur. Le Conseil des ministres du mercredi 3 août a décidé de la modification de cette disposition réglementant les entreprises agréées au régime de la zone franche industrielle. On peut retenir des explications données à ce propos par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki que certaines entreprises agréées dont le marché principal est celui de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) éprouvent de nombreuses difficultés d’écoulement de leurs produits depuis l’institution des règles d’origine et l’entrée en vigueur du Tarif extérieur commun (Tec) de la Cedeao. Les difficultés rencontrées, résume-t-il, «découlent de l’incompatibilité du régime de la zone franche industrielle avec le bénéfice du certificat d’origine communautaire». En l’absence de ce certificat, poursuit-il, « les entreprises agréées ne peuvent pas exporter leurs produits dans les pays de la Cedeao dont le Nigeria ». Pour lever ces difficultés et permettre à ces entreprises de bénéficier de la libre circulation de leurs produits, il est prévu la possibilité pour elles de renoncer au régime de la zone franche industrielle et d’opter pour le régime du Code des investissements si cela s’avère nécessaire, a annoncé le ministre d’Etat.

Bonne nouvelle pour les populations de la commune d’Allada et ses environs. À la fin du mois d’octobre 2017, l’hôpital de zone d’Allada sera une réalité. Seize mois, c’est le délai contractuel retenu par le Japon pour sa construction et son équipement. Au cours du même Conseil, le ministre de la Santé a rendu compte de l’évaluation des offres relatives à la construction et à l’équipement dudit hôpital sur un accord de don du Japon, d’un montant de dix milliards de francs Cfa. Les travaux censés démarrer depuis le mois de juin dernier seront effectifs dans les prochains jours, promet le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki. A l’en croire, tout est fin prêt. La procédure d’appel d’offres a été lancée, le dépouillement fait à Tokyo en mai dernier et deux entreprises japonaises ont été retenues (l’une pour la construction et l’autre pour l’équipement).
Le Conseil des ministres s’est aussi penché sur la gouvernance dans le secteur agricole, notamment les filières riz et cajou. Lesquelles, dans sa vision, sont appelées à devenir «de vraies filières à l’image de la filière coton». Les deux mesures prises à ce propos porte, l’une sur les modalités de commercialisation des noix de cajou au Bénin et l’autre sur les mesures d’assainissement du marché du riz et de promotion du riz produit et transformé dans notre pays. Par ailleurs l’arrêté interministériel pris le 8 mars 2015 par les ministres en charge de l’Industrie et de l’Agriculture pour définir les conditions de commercialisation intérieure des noix de cajou, d’approvisionnement des usines en noix de cajou et d’agrément relatives à l’exportation des noix ainsi qu’un autre arrêté en date du 15 juillet 2016 ont été abrogés en attendant les conclusions des études commanditées il y deux mois environ par le gouvernement.

Actualités 04 août 2016


Visite du chef de l’Etat à son homologue du Nigeria: Les acquis du voyage de Patrice Talon à Abuja

Le président Patrice Talon a effectué mardi 2 août, une visite de courtoisie, de fraternité et de travail à Abuja. Avec son homologue nigérian Muhammadu Buhari, d’importants sujets bilatéraux ont été abordés avec une priorité toute particulière pour les questions économiques.

Pour diverses raisons inhérentes aux calendriers des présidents Muhammadu Buhari et Patrice Talon, ce dernier n’a pu honorer la tradition de ses prédécesseurs qui, une fois investis dans leurs fonctions, visitaient ce pays en premier pour des questions souvent d’ordre économiques. Mais en dépit de cette contrainte, les deux chefs d’Etat du Bénin et du Nigeria ont déjà eu des échanges dans d’autres cadres avant la rencontre du mardi 2 août qui leur a laissé la possibilité d’évoquer des sujets importants pour leurs pays respectifs. «Les questions de sécurité préoccupent beaucoup la sous-région. Le Bénin et le Nigeria sont dans une zone d’insécurité», notamment avec la menace de Boko Haram qui est une «réalité inquiétante», a confié le président Patrice Talon, de retour à Cotonou. Sur le sujet, les deux hommes ont eu des échanges et ont aussi abordé «les points de convergence et de renforcement de la lutte contre le terrorisme». Le président de la République loue par ailleurs les efforts engagés pour venir à bout de cette menace.

Patrice Talon était beaucoup plus attendu sur les questions économiques qui, d’ailleurs ont occupé une place de choix dans les discussions entre son homologue et lui. «Sur ce plan je dois avouer que la situation internationale et la situation du Nigeria par rapport à l’effondrement du prix du pétrole causent quelques déconvenues à nos populations en terme de pouvoir d’achat et d’échange de produits en provenance du Bénin», admet le chef de l’Etat. «Il faut fouetter les échanges entre deux pays, mais veiller à ce que les dispositions de la Cedeao soient respectées. Nous avons évoqué cette question. Il est regrettable de constater qu’au Bénin nous produisons beaucoup, nous avons quelques industries qui produisent et qui ont besoin de vendre sur le Nigeria mais souffrent des tracasseries qui ne permettent pas la libre circulation», a aussi indiqué le président Patrice Talon. Du commerce illicite qui foisonne actuellement entre le Bénin et Nigeria, Patrice Talon et Muhammadu Buhari ont convenu d’en faire un échange plus licite qui satisfasse aux intérêts des deux pays. La question, insiste le président de la République, préoccupe son homologue également et il faudra faire en sorte que le Bénin ne soit pas vu comme un «complice», suggère-t-il. « Nous devons veiller à ce que les produits qui ne sont pas autorisés au Nigeria ne passent pas par le Bénin…», poursuit-il, sans perdre de vue que «c’est un sujet qui appelle une analyse délicate».
Au cours de l’échange qu’il a eu avec la presse dès son retour d’Abuja, le chef de l’Etat a aussi rappelé que dans l’intérêt commun, «il convient que nos pays échangent davantage des produits dans la région de sorte que cela concoure à créer de l’emploi et de la richesse au lieu de se contenter de promouvoir l’exportation et le transit». Au nombre des acquis résultant de cette visite, il y a aussi la promesse faite par la partie nigériane «de donner les instructions nécessaires à ses services de douane pour que les échanges soient facilités en ce qui concerne le commerce légal, normal, qui relève de nos accords sous-régionaux».

L’énergie aussi !

L’énergie bénéficie de projets à court, moyen et long termes à l’issue de la visite effectuée par le président Patrice Talon à Abuja. Reconnaissant, le chef de l’Etat l’est davantage envers ce pays qui vend une partie de son énergie au Bénin bien que n’étant pas à l’abri du besoin. Raison pour laquelle, il a promis que les factures (béninoises) en retard seront réglées pour « permettre à ce que la fourniture à partir du Nigeria se fasse plus régulière». Des efforts seront aussi faits pour que le volume concédé au Bénin soit revu à la hausse, a-t-il indiqué. Par ailleurs, le Bénin utilise beaucoup de gasoil et de fuel pour ses centrales thermiques et cela coûte excessivement cher, selon le président de la République. «Nous ne pouvons pas continuer à espérer que la fourniture se fasse exclusivement avec ce combustible. Notre espoir est de pouvoir trouver du gaz un jour pour rentrer dans le champ des pays qui produisent de l’énergie à coût raisonnable », espère-t-il. Il faut aussi selon lui, trouver une source d’approvisionnement qui permette d’avoir de l’énergie à bon prix.
«Nous avons évoqué la possibilité d’installer au Bénin une plate-forme de stockage de gaz liquide et de regazéification pour permettre à nos centrales d’avoir accès à ce combustible bon marché. Cette plate-forme quand elle verrait le jour (programme à court terme), le Bénin pourrait avoir du gaz et en retourner au Nigeria par le pipeline ouest-africain», projette le président de la République qui promet de « s’atteler à ce projet viable dans les prochains mois». Patrice Talon et Muhammadu Buhari ont également envisagé au cours de leurs discussions, la dynamisation du projet commun à propos de la zone de coprospérité.

Actualités 03 août 2016


Décès de l’ancien président Emile Derlin Zinsou: Comme un symbole

Il y a des faits qui sonnent comme un signe. Qui vous interpellent, vous parlent. La mort de l’ancien président Emile Derlin Zinsou a tout l’air d’en être…

On le savait suffisamment en proie au poids de l’âge. De sorte que l’annonce de sa disparition ne devrait pas vraiment surprendre. On ne savait par contre pas qu’il ferait de sa disparition un symbole. Qu’il y trouverait le moyen de nous parler une dernière fois.

En effet, le patriarche s’est éteint dans la nuit du 28 au 29 juillet dernier, soit 96 h à peine, avant la commémoration de l’accession du Bénin à l’indépendance. Quand on sait que son combat politique, surtout quand il a été au pouvoir de juillet 1968 à décembre 1969, fut d’assurer une réelle indépendance du pays, on se convainc que sa disparition, en ce moment, est chargé de symbole. Ne nous convie-t-il pas à travailler à la réelle indépendance du Bénin ? Faut-il le rappeler, ils sont nombreux, ses congénères, même quand ils assurent ne pas l’aimer particulièrement, à saluer son sens du devoir et du patriotisme. Et son souci d’autonomiser le Dahomey dans un contexte où toutes les ex colonies allaient tendre la main à l’ancien colon. Ne s’agaçait-il pas, lorsque rentré d’un voyage officiel en France, ses compatriotes étaient curieux de savoir s’il ramenait de pleines valises d’argent pour développer le pays ? Lui avait compris, depuis, qu’aucun pays ne développe un autre. Que chaque pays se développe. La solution ? Le travail et rien que le travail. Le président Emile Derlin Zinsou, que les militaires ont installé au pouvoir avec la promesse de le laisser faire cinq ans, aurait bien voulu disposer de ce temps pour poser des jalons du développement du Dahomey ou, à tout le moins, donner une autre trajectoire au pays. Mais le pays était encore, en ce moment-là, « l’enfant malade de l’Afrique ».

Promesse non tenue

Et la promesse ne fut pas tenue. Un peu plus d’un an à peine après son intronisation, il fut débarqué. Son « rigorisme » ne plaisait pas. Soucieux de bâtir le Dahomey par la contribution de ses propres fils, il avait fait du paiement de l’impôt par chaque citoyen, une obligation absolue. Tant et si bien que cela fut assimilé à la capitation. Mais Emile Derlin Zinsou n’en démordait pas de collecter l’impôt. Une sorte de «Comptons d’abord sur nos propres forces » avant l’heure du régime marxiste-léniniste. En fait, un sens des responsabilités évident. Qui se devine dans ses appréhensions quand, à l’heure de l’indépendance, il s’interrogeait sur la capacité des Dahoméens à assumer les responsabilités qui étaient désormais les leurs. « …Peut-être inquiet est trop dire, mais j’avais quand même un pincement qui me disait : ‘’allons-nous pouvoir ?’’ Je m’interrogeais. Je me suis battu pour, mais le moment où c’est arrivé, non pas que j’étais contre, mais je m’interrogeais sur notre capacité de bien l’assumer. Est-ce que nous serons dignes de ce que nous venons d’obtenir ? », expliquait-il plus tard. Dans son entendement donc, le Dahoméen devait se montrer à la hauteur. Et 56 ans après, peut-être ne serions-nous plus à ce stade insatisfaisant de l’évolution de notre pays.
Emile Derlin Zinsou, il faut le signaler, aura survécu à tous ses protagonistes béninois de la période des indépendances et des luttes pour la conquête du pouvoir. Animé d’un sens politique certain, il a notamment su s’écarter de feus Maga, Apithy et Ahomadégbé lors de la crise et des tractations ayant conduit à la mise en place du triumvirat en 1970. N’était-ce pas déjà pour reléguer ces trois-là au second plan et pour en finir avec leurs sempiternelles querelles politiques, que les militaires optèrent pour lui en juillet 1968 ? Homme controversé, il aura été de presque tous les combats et intrigues politiques jusqu’au coup d’Etat de 1972 et l’instauration, deux ans plus tard, du régime marxiste-léniniste dont il fut une des victimes, contraint à l’exil et condamné à mort comme d’autres. Mais homme de sens politique, quoiqu’écarté définitivement de la course à la conquête du pouvoir après la Conférence nationale et le critère de 70 ans maximum inséré dans la Constitution du 11 décembre 1990, il sut prendre de la hauteur, pardonner à son ancien bourreau Mathieu Kérékou, en devenant même son conseiller spécial. ?

Actualités 02 août 2016


Court séjour du chef de l’Etat en France et à Niamey : Des échanges en faveur du développement économique

Le chef de l’Etat Patrice Talon est revenu le week-end dernier d’un voyage à l’extérieur qui l’a respectivement conduit en France et au Niger. A chacune de ces étapes, il a été question pour lui de prendre des attaches économiques en faveur de son programme de développement.

Le séjour du président Patrice Talon en France lui a permis d’échanger avec plusieurs partenaires financiers, laisse-t-il entendre de retour à Cotonou. En un seul et même lieu, il a eu, dit-il, des entretiens avec divers acteurs du milieu économico-financier, en vue du développement du Bénin. Parmi eux, Vincent Bolloré le patron du groupe Bolloré engagé dans plusieurs projets économiques concernant le Bénin. La rencontre avec ce dernier justifie en partie la seconde destination du président de la République au cours de ce voyage.

A Niamey, avec son homologue nigérien, il a été question de la relance du transport ferroviaire entre les deux pays avec en priorité, la suspension des travaux engagés précédemment. «Ce dossier qui concerne le Bénin et le Niger est actuellement dans l’impasse», indique le président Patrice Talon qui rappelle néanmoins son importance économique pour les deux pays. «Il urge de trouver des solutions», soutient le chef de l’Etat préoccupé par la sauvegarde des intérêts du Bénin et du Niger.
Si avec Vincent Bolloré, il dit avoir échangé sur le projet, avec le président nigérien, il a exprimé ses sentiments et développé sa stratégie de sortie de crise. Aussi, rappelle-t-il qu’il avait déjà eu le privilège d’échanger, il y a quelques jours avec l’autre acteur concerné par ce projet, l’opérateur économique Samuel Dossou. Dans quelques mois au plus tard, rassure-t-il in fine, «ce programme va reprendre son cours » dans des conditions qui tiennent compte des réalités du moment.
Absent du territoire national à l’annonce du décès de l’ancien président de la République Emile Derlin Zinsou, il en a profité pour exprimer sa compassion suite au décès de ce grand homme de qui ses congénères et lui tiennent beaucoup.

Actualités 02 août 2016


Accession du Bénin à la souveraineté internationale: Sobre mais belle parade militaire pour commémorer le 56e anniversaire

Pour son premier défilé à l’occasion de la commémoration de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, le président Patrice Talon a voulu d’un défilé modeste. «Célébration dans la sobriété», avait-on annoncé mais cela n’a pas eu raison de la qualité et de la beauté du spectacle offerts sur le boulevard des armées par les composantes des Forces armées béninoises.

Pas de chefs d’Etats étrangers ni d’invités de marque. Pas de personnalités étrangères, pas de défilé civil, mais une belle fête en somme ! Belle célébration à laquelle le gratin politique béninois s’est invité en masse : Les membres et responsables des institutions de la République; des anciens présidents Nicéphore Dieudonné Soglo et Boni Yayi, des autorités politiques administratives, dont l’ancien Premier ministre Lionel Zinsou, challenger du chef de l’Etat au second tour de l’élection qui a consacré son ascension au palais de la Marina. Aux côtés du président de la République et de la Première dame, ils ont assisté à la belle parade offerte par les composantes des Forces armées béninoises pendant plus de 90 minutes. «Le rôle des Forces de sécurité et de défense dans le renforcement du processus démocratique» : C’est sous ce thème que le défilé a été placé, un peu comme pour reconnaître à l’occasion du 56e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, le rôle crucial des hommes en arme qui, fidèles à l’engagement pris à la Conférence des forces vives de la nation de février 1990, sont retournés et séjournent dans les casernes.

Défilé pédestre sur fond de professionnalisme

Le défilé pédestre a été ouvert par la marche classique sous l’accompagnement de la musique de la Gendarmerie nationale, doyenne des musiques des Forces armées béninoises créée en 1961. C’est d’abord les anciens combattants conduits par l’adjudant-chef Boniface d’Oliveira qui passent en premier. Suivront les écoles et centres de formation notamment un détachement des écoles et centres de formation des Forces armées béninoises et des Forces de sécurité publique et assimilées. Le lycée militaire des jeunes filles général Mathieu Kérékou de Natitingou, le prytanée militaire de Bembèrèkè, l’Ecole nationale des officiers de Toffo, l’Ecole nationale des sous-officiers de Ouidah, l’Ecole de formation de la Police nationale, celle de la Gendarmerie nationale vont ainsi se succéder dans un mouvement rythmé avec de belles tenues et sous les ovations des personnalités présentes.
Changement de tempo, changement de cadence ! C’est avec la musique de la Police nationale que les détachements de la Douane, des Eaux, Forêts et Chasses, de la Police (corps urbain et unités spécialisées) vont dérouler leurs tableaux. Permettant ainsi à la musique de la Gendarmerie nationale de se positionner également pour accompagner en musique le passage des groupements de service. En premier lieu, le personnel féminin, hyper bien vêtu avec des mouvements bien rythmés accompagnés par des airs distillés par les musiciens. Comme il est de coutume, leur passage est salué par la foule en liesse, sans doute eu égard à la beauté du spectacle qu’elles offrent. La gendarmerie départementale, articulée autour des groupements régionaux a aussi défilé avant les détachements des forces aériennes, unité investie de la mission de défense de l’espace aérien. La devise des forces aériennes du Bénin est : «S’élever pour faire face» et c’est avec un détachement de trois pelotons qu’elles ont participé à cette parade militaire du 1er août. Que dire alors du passage des forces navales ! Tout un spectacle, surtout avec le défilé du personnel féminin employé dans divers services et unités. L’escadron de musique de l’armée de terre a assuré le passage de la dernière partie du défilé pédestre des composantes des Forces armées béninoises. Cela, pour le passage devant le président de la République et ses hôtes des unités de l’armée de terre, du premier bataillon du matériel de l’armée de terre, du détachement de la garde républicaine, du premier bataillon d’intervention motorisé et du Groupement national des sapeurs pompiers.

Le show des unitésspécialisées

Grand moment de démonstration de l’engagement et de la combativité des éléments des composantes de l’armée béninoise, le passage des unités spécialisées a donné lieu cette année encore à beaucoup d’appréciations. «La mante religieuse» des éléments de la Police nationale, le passage des éléments de la Brigade anti-criminalité, de la Brigade de protection du Littoral et de lutte contre la pollution, de l’Unité de Recherche, Assistance, Intervention et Dissuasion, de l’Unité spéciale de la police fluviale, de l’unité spécialisée de la surveillance de la frontière, ont permis aux populations présentes de se faire une idée de la ténacité des hommes en bleu. Suivront des composantes de la Gendarmerie nationale, avec l’unité spécialisée, le groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (Gign). Puis, enfin, les parachutistes implantés à Ouassa dans la commune de Zogbodomey viendront à travers leur détachement, refermer le défilé pédestre avec leur marche princière.
La sobriété voulue au défilé du 1er août n’a pas empêché l’armée d’exposer quelques-uns de ses moyens roulants, histoire d’apporter un plus à la parade des hommes en uniforme. Il y a eu d’abord les deux roues tout gabarits confondus de la Police nationale, de la Douane, des Eaux, Forêts et Chasse, de la Gendarmerie nationale et des motards de la garde républicaine. C’est encore dans le même ordre que ces unités ont ouvert et conduit le passage des quatre roues suivis des engins de divers ordres de l’armée de terre, du Groupement national des sapeurs pompiers et enfin du génie militaire ¦

Par Josué F. MEHOUENOU & Maryse Assogbadjo

Actualités 02 août 2016


56e anniversaire du Bénin à la souveraineté internationale: Sobriété et modestie comme marque à Cotonou

Le 56e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale sera célébré en toute sobriété mais avec couleur. C’est ce caractère qui marquera cette année la fête de l’indépendance à Cotonou.

Le Bénin se prépare activement pour marquer d’un sceau particulier, le 56e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. Les différents corps qui traditionnellement étaient associés à ce rendez-vous annuel ne seront pas du reste cette année. Même si la Rupture a opté pour la sobriété dans les préparatifs sur le terrain augurent d’une célébration belle et impressionnante.

Au niveau des Forces armées béninoises (Fab), l’entrain du personnel rassure que le 1er août ne souffrira d’aucune faille. Comme à l’accoutumée, le défilé aura lieu sur le boulevard des armées. Dans ce cadre, explique le porte-parole des Fab et chef pôle logistique, le colonel Didier Ahouanvoédo, il y a des répétitions, depuis hier jeudi. Lesquelles prendront fin demain samedi 30 juillet, en vue d’une bonne préparation. Au menu de la célébration, les personnalités et autorités à divers niveaux et le public auront droit aux prestations des forces de défense et de sécurité, à savoir l’Armée de terre, la Gendarmerie nationale, les Forces aériennes et les Forces navales, pour le compte de la défense. En ce qui concerne les Forces de sécurité, le public suivra le défilé de corps constitués de la Police nationale et des autres forces assimilées à savoir les Douanes, Les Eaux, Forêts et Chasses.
A l’affiche, il est également prévu trois types de marches: la marche française, celle prussienne et les marches spécialisées qui regroupent celles des commandos parachutistes et de la Mante religieuse.
Le tableau des défilés ne sera pas trop garni cette année, même s’il s’annonce imposant. Contrairement aux années antérieures où la fête de l’indépendance est marquée par trois défilés, le tableau des prestations cette année en affiche plutôt deux: le défilé pédestre et celui motorisé. «Il n’y aura pas de défilé équestre cette année, conformément aux directives du Conseil des ministres qui voudraient que l’on limite certaines dépenses », annonce le colonel Didier Ahouanvoédo. L’exception cette année repose également sur l’absence des troupes étrangères, a-t-il ajouté. Aussi, le défilé motorisé ne connaitra pas la même envergure des années antérieures. Autant de modestie requise par le gouvernement de la Rupture pour limiter les dépenses faramineuses, explique le chef pôle logistique des Fab.
Pour le compte des célébrations annuelles, il est retenu un thème qui retrace l’atmosphère géopolitique et géostratégique du pays. Celui de cette année est intitulé «Rôle des forces de défense et de sécurité dans la consolidation du processus démocratique». Ce thème, explique le porte-parole des Forces armées béninoises, traduit l’engagement des personnels des armées à la consolidation de la démocratie, car, vante-t-il, «ce que le Bénin a de plus cher aujourd’hui est sa démocratie qui fait école sur le continent».

Le choix de Cotonou

Les indiscrétions avaient laissé croire que Porto-Novo, la capitale administrative, abriterait les festivités marquant le 56e anniversaire de l’indépendance du Bénin. Mais cette ambition ne sera concrétisée que les années prochaines, au regard du souci du gouvernement de ne pas ébranler les ressources financières du pays. Mais au-delà de ce paramètre, beaucoup d’autres critères entrent aussi en ligne de compte. Le choix de délocaliser la cérémonie officielle de Porto-Novo pour Cotonou émane du gouvernement sur la base des propositions formulées par les hommes en uniforme. Il se justifie par des raisons d’ordre sécuritaire et stratégique, au regard des menaces terroristes dans la sous-région.
«Nous avons expliqué les risques sécuritaires auxquels pourraient faire face notre pays, si la célébration venait à être célébrée à Porto-Novo, aux voix les plus autorisées, qui ont compris notre démarche, en délocalisant la fête à Cotonou», souligne le colonel Didier Ahouanvoédo. A l’en croire, les terroristes ne sont pas toujours des civils. «Les adversaires ne sont rien d’autres que les anciens militaires, radiés ou déçus de leur carrière, et qui connaissent les mêmes modes d’actions que ceux en activité ».
La célébration de la fête du 1er août à Cotonou cette année reste par ailleurs l’idéal pour éviter certaines irrégularités. Cette option, soutient le porte-parole des forces armées béninoises, permettra de limiter les tracasseries et d’éviter certaines situations malencontreuses. « Il n’y a qu’une seule porte d’entrée à Porto-Novo si l’on quitte Cotonou. Imaginez-vous l’embouteillage au niveau du seul pont qui relie Cotonou à Porto-Novo, lorsqu’il se produira le moindre incident», justifie-t-il.
Il est vrai que dans la plupart des pays du monde, la fête nationale se célèbre dans la ville capitale. L’objectif du gouvernement en portant premièrement le choix sur Porto-Novo vise donc à lui redonner son statut de ville capitale, a-t-il poursuivi.

Actualités 29 juil. 2016


Assemblée nationale : Les neuf députés membres du Cos-Lépi 2016 enfin désignés

Idrissou Bako, Cyprien Togni, Gilbert Bagana, Simplice Codjo, Badirou Aguèmon, Adolphe Djima, Amadou Issifou, Gérard Gbénonchi et Louis Vlavonou sont les neuf députés qui représenteront l’Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Ils ont été désignés par leurs pairs à la faveur de la séance plénière du jeudi 28 juillet à l’hémicycle.

Ça y est enfin. Après plusieurs reports sur fond d’interminables tractations et conciliabules, les députés ont fini par accoucher la liste unique de leurs neuf représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée, mandature 2016. Il s’agit des députés Idrissou Bako, Cyprien Togni, Gilbert Bagana et Simplice Codjo pour le compte de l’Opposition parlementaire et Badirou Aguèmon, Adolphe Djima, Amadou Issifou, Gérard Gbénonchi et Louis Vlavonou désignés par la Majorité parlementaire. La liste unique a été adoptée par 67 voix pour, 0 contre et 01 abstention. Ce vote à bulletin secret vient ainsi de mettre fin au bras de fer entre les députés notamment ceux de la Majorité parlementaire représentée par le bloc des députés PRD, UN, RB, FDU, ABT, alliance Soleil, AND (aile Valentin Houdé) répartis en quatre groupes parlementaires. Ceux-ci se sont entredéchirés pendant plusieurs semaines par rapport à la répartition des cinq sièges qui leur revenaient de droit. Le cinquième siège a été objet de bras de fer entre les groupes parlementaires PRD et UN. Lequel bras de fer a été à la base de plusieurs reports des travaux devant aboutir à la désignation des neuf députés. Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, revenu de son voyage aux Etats-Unis d’Amérique, s’est jeté dans la bataille, jeudi 28 juillet. Il a suspendu les travaux pour tenir une ultime séance de concertation avec les présidents des quatre groupes parlementaires afin de tenter de trouver une porte de sortie. Cette négociation a semblé payer. Elle a abouti au dénouement de l’impasse dans laquelle le Parlement est plongé depuis quelques jours à propos de ce dossier. Le Prd a décidé de concéder le cinquième siège au groupe parlementaire L’Union fait la Nation. Ce qui a mis fin à la polémique. Ainsi, l’UN a été appelé à désigner deux représentants pendant que les trois autres groupes parlementaires de la tendance Majoritaire en désigne chacun un. Ce qui a facilité la poursuite des travaux ayant abouti à l‘adoption de la liste unique.

Mais avant le vote, le président du groupe parlementaire Parti du renouveau démocratique (PRD), Augustin Ahouanvoèbla a fait une déclaration à la tribune de l’hémicycle. Il est revenu sur le bras de fer entre son groupe et celui de l’UN nonobstant l’accord politique qui a été conclu entre les deux parties lors de la désignation des membres de la mandature sortante du Cos-Lépi. Accord sur la base de laquelle le PRD a désigné deux représentants contre un pour l’UN. «Pour des raisons diverses, le groupe parlementaire UN a souhaité vivement que le groupe parlementaire PRD lui concède un de ses deux sièges; ce qui a été catégoriquement rejeté par le groupe PRD en l'absence du président Adrien Houngbédji membre dudit groupe parlementaire», informe Augustin Ahouanvoèbla. «Depuis ce matin, et avec l’arrivée du président Adrien Houngbédji le groupe parlementaire s’est réuni. Au nom de la cohésion recherchée entre les collègues députés de l’Assemblée nationale, le président de l’Assemblée nationale a discuté et obtenu du groupe parlementaire PRD le retrait de sa candidature à un second siège au profit du groupe parlementaire UN, à charge de réciprocité au moment du renouvellement du mandat des membres du Cos-Lépi», détaille le président du groupe parlementaire PRD dans sa déclaration qui semble prendre à témoin l’ensemble de la plénière. Seulement qu’après sa concertation, le président Adrien Houngbédji n’est plus revenu en salle pour poursuivre les travaux. Il a envoyé le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian qui a pris le relais et achevé le processus de désignation des neuf députés membres du prochain Cos-Lépi. Pourquoi Adrien Houngbédji n’est-il plus revenu en salle ? N’est-il pas content que son groupe parlementaire ait concédé son second siège à l’UN ? Difficile de répondre à ces questions. Ce qui est clair, cette absence a permis à Robert Gbian de faire son baptême de feu au perchoir et de clôturer la deuxième session extraordinaire de l’année 2016.

La journée de la diplomatie parlementaire effective

En marge de la séance plénière du jeudi 28 juillet, les députés ont ouvert la 2e édition de la journée de la diplomatie parlementaire. Cet atelier qui prend fin ce vendredi 29 juillet, a été une occasion pour les députés de partager entre eux les expériences acquises au sein des parlements régionaux et internationaux et de donner une nouvelle orientation au renforcement des partenariats entre le Parlement du Bénin et ceux du monde. L’organisation de ces journées s’inscrit dans le cadre de la volonté des parlementaires de jouer pleinement leur rôle pour accompagner le gouvernement dans sa diplomatie. Il sera question pour les députés de discuter des mécanismes à mettre en place pour des actions futures pour une gestion efficiente des relations extérieures, a souligné le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui a ouvert les travaux.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 29 juil. 2016


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